15 juin 2009
Procrastination sportive
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Après un automne très tonique que j'ai accueilli avec une grande rigueur sportive quotidienne et beaucoup de Wii fit aussi, est malencontreusement survenu un hiver long, froid et par conséquent, hautement gastronomique (on se console comme on peut me direz-vous)...
C'est ainsi que:
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Février:
Petite tentative sportive joliment esquivée.
"Avec plaisir mais aujourd'hui j'ai prévu une expo à forte teneur culturelle, demain c'est soirée entre amis et jeudi, j'irais bien au ciné!"
" Des abdos fessiers? D'accord mais alors quand je ne serai plus fatiguée."
" C'est franchement dommage tout de même, il pleut."
Je me sous-estime cependant car j'ai envers et contre tout tenté une espèce de nouvelle "période d'essai", quelques mois après un laisser-aller des plus plaisants, musique dance "old school" assortie et tapis de sport à l'appui.
Et 1, et 2, et 3 et 4! J'y crois, tu y crois, nous y croyons... ah bon?
Les courbatures ne tardant pas à arriver, je me dis qu'il me reste les vêtements hivernaux pour tout cacher et puis mince après tout, il est encore loin, le fichu mois de juillet!
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Mars:
C'est le début du printemps, fichtre, et comme une prise de conscience devant la glace...
"Non je ne suis pas enceinte, j'ai juste abusé des moelleux au chocolat, voilà tout!"
Juste? Façon de parler. J'en ai tellement mangé que je pourrais bien me transformer en moelleux au chocolat un ce des quatre matins, voilà ce qui me pend au nez!
Maigre consolation alors que la mode des tuniques amples qui vont cacher ce petit ventre et puis autant avouer que j'ai quelques scrupules tout de même.
C'est qu'ils sont en taille 36, mes maillots de bain!
La possibilité de la reprise du sport est de suite envisagée et hop! Je m'y mets sans sourciller.
Etat de motivation très contestable cependant, je me suis plutôt reconvertie à Guitar Hero et puis je préfère toujours traîner dans les restaurants.
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Avril:
Comme une vague de bonne humeur et donc, de bonne volonté.
L'aventure sportive et humaine vous comprenez, c'est tellement beau!
Une demi-heure d'exercices par jour, de la randonnée, de la danse, monter scrupuleusement les escaliers sur la pointe des pieds (ce n'est pas comme si j'étais claustrophobe depuis toujours et ne prenais jamais l'ascenseur, non, non, loin de moi cette idée), du footing au parc Montsouris et même quelques accords de guitare. (Cherchez l'intrus)
Bref, le ventre est plat, la fesse ferme et le mollet galbé. Juste un peu débordée.
Et je m'en vais de ce pas fêter ma victoire, toute de rigueur parsemée, par...
Une petite coupe glacée?!
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Mai:
Totale motivation... ou pas.
"Non mais la littérature et l'écriture, ce sont les sports de l'âme vous comprenez..." (Hum)
Il me reste toujours quelques atouts:
Monter et descendre les escaliers du métro à répétition, c'est de l'exercice?
Et faire du shopping, ça compte?
Parler au téléphone peut-être...
Je suis sure qu'il y a tout plein de muscles qui travaillent partout!
Si oui, je suis en plein boum. Et sinon... euh non, rien!
Je me fais toutefois un point d'honneur à avoir une circonstance atténuante en béton armé:
Je ne trouve plus les piles rechargeables pour m'exercer en mode Wii fit!
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Juin:
Une bouffée d'air pur à la campagne le temps d'un week end ,16 km de VTT en une seule petite journée et les neurones en folie pour la préparation au bac français.
De retour à Paris, je m'en reposerais presque sur mes lauriers:
"Oui, j'ai dit que j'allais marcher toute la journée mais là, je suis accidentellement passée devant l'arrêt de bus et il se trouve qu'il arrive dans un minute alors à quoi bon?"
"Non, je ne peux pas remuer, tu ne vois donc pas que je suis train de digérer."
"Courir? C'est une idée mais si tu me rejoignais plutôt au Starbucks Coffee?"
" Eh non, pas de vélib' ce serait dangereux car je suis bien trop alcoolisée, tu ne te rends pas compte, avec ce verre de rosé!"
"Des muffins??! Où qu'ils sont? "
"Je mets des talons hauts, c'est une bonne alternative, si vous croyez que c'est facile aussi."
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Taux de crédibilité, niveau zéro.
Et dans le placard, en taille 38, mon nouveau maillot...
Ok, c'est bon j'ai compris, cet été encore, je reste à Paris ^^
NB:
J'ai honte!
-Livy-
19 décembre 2008
Des neurones en plus!
L'intitulé du billet pourrait presque faire croire que je gagne en intelligence.
Navrée de vous décevoir mais il n'en est rien.
La vérité, c'est surtout que je suis en plein mutation depuis le début de l'automne... Non pas que j'appartienne à la délicieuse famille des X-men mais plutôt que j'ai décidé, dans une sorte de transe spontanée, de changer ma couleur de cheveux.
Alors quoi, rupture douloureuse? Choc éprouvant? Contrariétés maladives? Pire encore?
C'est un peu curieux mais les gens se disent toujours au moment où vous changez de tête que vous devez avoir une bonne raison pour cela et que par conséquent, vous allez très très mal. Alors, ils deviennent étrangement gentils avec vous voire mielleux et vous demandent toutes les cinq minutes comment vous vous sentez.
C'est un peu piteux à vrai dire parce que je me sens très bien, que je n'ai rien vécu de catastrophique ces derniers mois [rien depuis que je me suis faite virer de mon ancien appart', l'incendie qui y a eu lieu, la panne prolongée d'internet et la mort de mon chien en tout cas ^^], que je ne suis pas émotionnellement éprouvée et que j'ai juste envie d'un peu, d'un tout petit peu de changement.
° ° °
Mais pourquoi me demanderez-vous?
En fait, tout le problème réside là-dedans. Parce que pour info et depuis de nombreuses années déjà, après moultes aventures capillaires dont je vous épargnerai les effarants détails, je suis devenue blonde.
J'entends d'emblée les insultes "fausse blonde" retentir dans le lointain mais ce n'est pas tout à fait vrai. Je suis d'un châtain plutôt clair à la base, on dit "blond moyen" dans les salons de coiffure, et c'est sans doute pour cela d'ailleurs que revoyant sur quelques photos vieillies les boucles dorées de mon enfance ["Alice au pays des merveilles" dans ma robe Jacadi bleue, qu'on m'appelait], j'ai un jour eu l'envie d'égayer un peu la nature au moyen de quelques mèches.
Discrètes. Légères. Plutôt sobres.
Mais les années passant et les mèches se multipliant, mon blond s'est transformé, magnifique, en une semi-couleur, de plus en plus claire, de plus en plus intense. Et comme il avait ce coté glamour très 50's, inutile de vous préciser que j'ai adoré, surtout sur cheveux longs, et que bien évidemment, je me suis fait une joie de le renouveler et l'entretenir au fil des saisons.
Pas loin de quatre ans ainsi.
Quatre ans de glam' chic & sexy qui s'harmonisait à merveille avec mes vêtements noirs chéris, que ce soit dans la grisaille de l'hiver ou avec mon bronzage estival. Un régal.
° ° °
Et puis cet été, il y a eu l'overdose, l'envie de tout envoyer valser juste par plaisir.
Le craquage! Le craquage!
Alors oui, c'est un peu vrai que je n'en pouvais plus de la décoloration régulière des sourcils,
Douloureuses aussi les visites fréquentes chez le coiffeur et plus encore le passage à la caisse, sans compter l'entretien permanent chez moi, à base de masques en tout genre.
Mais me connaissant, moi et ma passion de passer des heures dans la salle de bain, point de tout cela ne m'aurait rebuté s'il n'y avait pas eu...
Quelque chose d'horrible, d'affreux, de terrifiant.
Les blagues de blonde!
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Une blague de blonde, comme chacun sait, est ce fléau qui consiste à penser qu'une fille blonde est souvent dotée d'attributs certes fort avantageux mais totalement idiote et dénuée d'intérêt intellectuel au demeurant, jugement fondé uniquement en fonction de sa couleur de cheveux.
Pour tout vous dire, je ne sais pas réellement la provenance de toute cette doctrine, ces idées préconçues à la "Les hommes sortent avec les blondes mais se marient avec les brunes", cette volonté d'associer directement la blondeur à une image sexy, provocante et stupide de surcroît et cette idée agaçante de nous ressortir Pamela Anderson à toutes les sauces mais le fait est que ça existe réellement, que c'est ancré plus qu'on ne le croit dans notre société et qu'on en fait même un fond de commerce à commencer par les BD!
Au début, no problem, relax, à la cool ^^
Je trouvais même la chose amusante tellement ça ne me ressemblait pas.
C'est-à-dire que sans pour autant avoir la prétention d'être intelligente, j'espère bien ne pas avoir le QI d'une huître, ça non! Quant aux attributs généreux et autres formes pulpeuses, je ne me sentais pas très concernée non plus... Et d'un côté tant mieux car mon aspect "brindille" ou encore "petite chose fragile" m'enlevait ainsi pour de bon ce côté cliché et infondé de la pétasse blonde.
[Blondes, vous n'êtes pas des pétasses incultes, révoltez vous!]
Alors oui, on est tous d'accord là-dessus, les blagues de blonde sont un peu nulles certes mais une de temps en temps, allez! Si on devait tout mal prendre, on ne s'en sortirait pas. Et puis, confidence pour confidence, mon humour n'est guère mieux parfois et par dessus le marché j'ai quelques lointaines origines belges. Belge et blonde, je cumule... Et croyez-en mon expérience, mieux vaut ne pas être trop susceptible dans ce cas ^^
° ° °
Mais qu'est-il arrivé subitement à mon envie de ne point me vexer?
Appelez ça comme vous voudrez, moi j'évoquerai simplement un "trop plein".
Il arrive un moment en effet où la lourdeur de la chose se fait sentir, peut-être parce que vous, et vous plus encore qu'une autre, n'avez pas le droit à l'erreur et que c'est à la longue un tantinet agaçant.
Un lapsus malheureux et hop! On vous sort la carte de la blonde.
Une blague volontairement vaseuse "just for fun", la faute à vos cheveux évidemment!
Une maladresse, la blondeur vous sied à merveille mam'selle...
Un bégaiement lié à une timidité passagère, mais sacrebleu, qu'est-ce qu'elle est nulle cette greluche blonde!
Tout est lié.
Systématiquement.
Indubitablement.
T'es blonde alors t'es conne, c'est la règle d'or. Et à force de le dire pour "rigoler", j'ai parfois eu l'impression que les gens finissaient par réellement le penser.
Sachez-le donc mesdemoiselles aux boucles d'or, on ne vous laissera rien passer. Rien de rien. Il y aura les regards concupiscents et puis les autres condescendants. Et de vous regarder avec ce petit air supérieur en vous lançant un "mais c'est pas de ta faute, t'es blonde!", narquois en diable.
Oh nous, on est tellement bête, on n'a rien entendu bien sur, on laissera couler.
La première fois même, on sourira un peu de bon coeur, on prendra un air entendu.
La deuxième fois aussi, histoire de.
Mais lorsqu'arrivera pour la quarantième fois dans la même journée une vanne supplémentaire [celle de trop], on aura tout juste envie de déboiter la personne en face de nous, déversant notre amertume dans un tsunami dévastateur de rage et de haine.
Moi hystérique? Jamais.
° ° °
Ou bien considérez que ce court moment d'égarement en mode "hystérie" fut au final l'objet de ma reconversion en non-blonde, c'était en septembre.
Il en a de ce fait résulté beaucoup de questionnements durant l'été qui a précédé...
"Rousse, brune, mais je fais quoi au juste?"
... Beaucoup de changements aussi...
"Va pas falloir qu'ils restent comme ça mes sourcils. Leur couleur et leur ligne ne conviennent plus. En plus, avec cette fichue mèche sur mon oeil droit et le soleil, ils sont devenus bicolores les bougres! Si si, pour de vrai."
... Et enfin, une illumination.
"C'est nulle toutes ces questions. Moi je veux être châtain pour ressembler... à moi-même!"
° ° °
Retour au point de départ donc. Je suis moi.
Moi au naturel, moi sans racines, moi un peu plus discrète, moi avec des sourcils aussi [sujet de polémique familial aussi détestable que houleux ^^] et le comble, c'est que tous ces changements m'ont tellement transformé le visage que, à défaut de neurones supplémentaires, je me suis à peine reconnue dans le miroir les premiers jours... Et je ne vous parle même pas des photos!
Il faut aussi y voir l'aspect pratique. Sur du long terme, c'est une sorte d'investissement économique très poussé, surtout en cette période de crise, dotée d'un gain de temps incroyable pour ma vie quotidienne.
Ce qui signifie plus de temps pour me faire une manucure... No commen't ^^
° ° °
Ce fut cependant un peu laborieux, un peu compliqué cet automne, d'un point de vue capillaire personnel...
"TRANSFORMATION"
Eh oui, vous n'allez tout de même pas croire que faire une couleur, réplique exacte de la vôtre d'origine sur une décoloration, est d'une simplicité enfantine et que magie! la couleur va prendre immédiatement effet sur vos cheveux parce que là, vous vous méprenez grandement.
Ce fut aussi par étapes...
"Blond clair, couleur indéfinie, blond foncé, couleur indéfinie, châtain clair, couleur indéfinie, châtain cendré... Pfff, il est où le bout du tunnel?"
Mais finalement, le résultat est plutôt satisfaisant, élégant, et sied à ma garde-robe et à mon maquillage comme à mon ovale de visage.
[Sondage totalement subjectif réalisé auprès de quelques membres de la famille, amis et autres connaissances bref, tous des corrompus!]
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Bilan des trois mois passés:
Enième étape chez le coiffeur terminée.
Soins scrupuleusement appliqués.
Mission achevée.
Porte-monnaie vidé.
Blagues de blondes oubliées.
Personne dans la rue pour me siffler.
Nouvelle couleur de cheveux validée.
Allez savoir pourquoi alors, je me sens toujours un peu blonde... quelque part ^^
-Livy-
BONUS
--> Emma Daumas - J'suis conne <--
Un morceau approprié?
Autodérision, je t'aime!
07 août 2008
Visage pâle appelle autobronzant
Dans un siècle passé, ma peau blanche et moi aurions été au top de la tendance et nous serions baladées gaiment par une belle journée d'été, une ombrelle en main et une légère tâche de rousseur se dessinant au coin de l'oeil seulement voilà, je suis une parisienne du XXI ème siècle, je ne possède pas d'ombrelle mais une collection de parapluies impressionnante et je commence sincèrement à pester que l'on me demande toujours si, eu égard à ma mauvaise mine, je ne serais pas un peu malade par le plus grand des hasards...
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La réponse est non, trois fois non! Je ne suis pas malade, je ne suis pas mal nourrie, je ne suis pas mourante. Un peu pâlotte c'est certain mais après tout c'est mon teint, il ne date pas d'hier et même que je l'assume très bien... en hiver.
En été, tout se complique furieusement car la jolie peau abricot des copines qui partent en vacances vient à narguer sérieusement la parisienne exaspérée que je suis et qui se terre alors dans son désarroi superficiel mais néanmoins profond.
Elles sont là devant moi les fourbes, de retour de Cannes, Barcelone ou Punta Cana, toutes marques de maillot de bain sorties, à me vanter les mérites du monoï-à-bronzer-plus-vite tandis que moi, dans ma blancheur excessive, suis tout juste bonne à jouer les fantômes dans un manoir hanté pour le restant de mon été!
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C'est que dans l'absolu, outre quelques insolations et oedèmes fâcheux que je qualifierais de "dossiers", je ne bronze pas si mal en fait et rapidement de surcroît mais c'est juste que dans le métro, on ne bronze pas trop...
Alors je pourrais sans doute aller colorer mon désespoir dans un parc de la capitale par une belle journée ensoleillée parce que c'est apparemment monnaie courante chez mes acolytes à Paris que de se dévêtir ainsi dés que le dieu Soleil pointe le bout de son nez, même derrière de gros nuages pas beaux, oui mais voilà. C'est tout bonnement impensable pour moi de m'exposer en bikini sur une pelouse de Montsouris. Problème psychologique certes, mais impensable quand même. La démarche a ce quelque chose un peu beauf qui me déplaît, ce petit truc qui semble dire: "non mais tu t'es cru au camping, chez mémé ou bien?" et moi, dans les parcs, je me la joue coincée et je reste tout simplement habillée.
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Qu'on ne rêve pas cependant, la solution miracle quand on passe l'été à Paris pour parfaire un bronzage absent n'existe pas! Et ce n'est pas ma peau ultra-sensible qui me dira le contraire, elle qui agonise au moindre contact avec un fond de teint tout basique, une crème teintée ou autres poudres de soleil de perlimpinpin!
Les cache-misère sous forme de maquillage, j'ai donc renoncé très vite, bon gré mal gré, les boutons sous-cutanés en prime, on peut dire que j'ai donné de ma personne!
Et telle une greluche avide de sensations fortes et nouvelles, je me suis alors tournée vers la solution de facilité mais cependant magique: les UV... Solution que je n'ai finalement jamais exploité, non par peur de me choper le premier cancer de la peau passé par là et qui aurait bien souhaité me contaminer à tout prix le bougre, mais plutôt par claustrophobie parce que la crainte de l'enfermement m'a interdit malgré moi l'accès à la cabine et au cancer par conséquent.
Mais c'est que la claustrophobie, ce serait presque une peur qui rend intelligent, dites-moi ^^
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Autre mésaventure cependant mais pas des moindres, dans un institut de beauté chic et tendance tout ce que j'aime où j'étais sur le point d'oser les douches auto-bronzantes quand le souvenir douloureux d'un épisode de Friends où Ross testant lesdites douches se retrouve bien malgré lui en mode "double face" m'est revenu à la mémoire m'empêchant, sans doute à tout jamais, de sauter le pas et me contraignant à fuir à toutes jambes ces choses barbares qui nous colorent mais pas comme on voudrait!
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C'est ainsi qu'oubliés les instituts de beauté, les UV, le maquillage de pacotille et autres soins, tous voués à me ruiner, je me suis retrouvée accompagnée de ma curiosité et d'une furieuse envie, toujours, de combattre mon teint de cadavre chez l'ami Monop', mon fidèle allié, grand prêtre de la consommation devant l'éternel, dans un rayon plein à craquer de trucs autobronzants à explorer.
Et là c'est le drame, ne cherchez pas, j'ai tout essayé!
Tout et sans exagérer.
Les sprays, les crèmes, les lingettes, les gels, les laits hydratants à bronzage progressif, les gels douches... toute la gamme des produits destinés à m'autobronzer y est passée, corps et visage mélangés, marques mêlées, pour un résultat plutôt très, comment dire... orangé?!
Eh bien oui, j'avoue, outre ces rimes idiotes que j'effectue en "é", l'aspect naturel de l'autobronzage ne m'a pas franchement convaincu, tant par sa texture et son aspect immédiat que par son évolution dans le temps que je qualifierais de tâchetée. Oui parce que sachez-le, un autobronzant qui s'estompe ne s'estompe pas dans la discrétion de la pâleur qui peu à peu resurgit mais se désagrège littéralement par paquets, créant ainsi des tâches disgracieuses de part et d'autre de la peau et qui augmentent, les jours passant, de la façon la plus hideuse qui soit, à presque me donner l'aspect d'une panthère loupée!
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Alors pour résumer, c'est plutôt simple en fait...
Le hâle progressif, c'est du pipo.
Le hâle discret et naturel, encore du pipo.
(et ta mère en citrouille à Halloween, elle est discrète peut-être?)
L'effet sans coller qui sèche instantanément, toujours du pipo.
(genre, vous y avez cru ^^)
Pipo. Pipo. Pipo.
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Un peu dur à admettre car on en avait pourtant toutes rêvées de ce bronzage à la demande mais de toute évidence, se peinturlurer la tête et le corps pour être joliment dorée, ça ne dupe personne à commencer par vous et ça ne vaut pas une journée à la plage à paresser et siroter un bon mojito devant son Cosmo!
Alors on ne va pas s'y tromper, c'est vrai qu'un autobronzant bien appliqué et d'une main très légère, peut-être "un peu" joli et donner bonne mine juste une fois en passant, pour une occasion spéciale ou une soirée.
J'en ai d'ailleurs déniché un plutôt à mon goût même si D*or, ça reste cher hein ^^
Ceci étant, pour un usage quotidien, entre les démarcations aux articulations, l'étrangeté de la couleur à l'esthétique douteux et le produit transparent qui révèle après une heure ou deux à notre oeil horrifié de grosses tâches blanches un peu partout où l'on avait oublié de l'étaler, il vaut encore mieux laisser tomber!
Et sinon, je parle de vos paumes de main et de vos ongles qui ont eux aussi viré couleur casimir ou c'est bon, vous avez déjà tout jeté?
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Alors concrètement on fait quoi?
Un boycott des produits, un bon gommage et au lit?
Je crois bien que j'ai mieux,
Une solution qui dépasserait presque mon entendement,
Un p'tit séjour en mode plage, soleil et bord de mer et ce serait gagné
Ou une nouvelle tendance "pâleur powââ" à vous imposer!
Mais en attendant,
Et parce que la vie est une lutte perpétuelle,
Je suis orange, à Paris, sous la pluie,
Et je vous souhaite une bonne journée!
-Livy-
Test effectué sur plusieurs années
Une seule crème (visage) valable de trouvée
Et billet pas du tout sponsorisé ^^
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Petit clin d'oeil aux illustrations
de Pénélope Jolicoeur




