Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

03 septembre 2008

Rock en Seine, 28 août 2008

Rock_en_Seine_2008

Le temps pour moi de rassembler mes quelques idées (passablement confuses) et je me lance dans un résumé pour le moins complet du festival Rock en Seine version 2008 qui a eu le privilège de marquer comme il se doit ma semaine précédente en deux petites journées de folie musicale, d'intensité, d'émotions et d'énergie mise à rude épreuve que je ne suis pas prête d'oublier!
En effet, dans un pêle-mêle d'artistes connus et de découvertes attachantes, je me suis littéralement perdue au sein de la foule, butinant d'un concert à un autre avec une motivation certaine et un zèle plus que louable, tant et si bien que la vilaine agoraphobie qui fait si souvent la paire avec moi n'a pas su cette fois me détourner du droit chemin ^^
Défi relevé donc, au contact de festivaliers conquis ou pas, zen, gentiment rock n' roll, hystériques, alcoolisés ou surexcités, et au détour de scènes aussi incroyables que variées, dans un cadre verdoyant qui avait transformé le joli parc de Saint-Cloud (domaine national de son état) en véritable foire-à-tout pour deux jours!
Au beau milieu de tout ça, moi.
Moi... et des milliers d'autres.
Avec de belles surprises à la clé, des temps forts inoubliables, quelques déceptions, de bons coups de fatigue aussi, des moments de danse, une folie évidente, de petites découvertes magiques, le stand Guitar Hero (incontournable!), un soupçon d'ennui, la voix cassée d'avoir trop fumé passivement chanté et de la nostalgie parce que je le vaux bien... le tout accompagné d'une météo favorable, je me devais de le signaler!
Une première expérience plus qu'appréciable bien qu'inégale dont je m'en vais vous compter à présent le récit détaillé, à commencer par la toute première journée.

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Jeudi 28 août 2008

Pour expliquer un peu le contexte en quelques mots, un domaine géant classé monument historique de par sa végétation, trois scènes réparties sur une bonne partie de l'espace (scènes de l'industrie, de la grande cascade et surtout la grande scène, écrans géants et bon acoustique à l'appui), de multiples stands à thématiques variées (alimentation, buvettes, boutiques, sponsors, loisirs...), une expo photos signée Youri Lenquette placée sous le signe de la musique en général et du rock en particulier et moultes endroits de verdure un peu plus reculés pour s'étendre quelques instants et apprécier la musique loin du tumulte...

Et en vrai, l'aventure a commencé en plein milieu de l'après-midi (en manquant de peu Hot Chip, mon coup de coeur électro-pop du moment) avec une arrivée au parc, musicale bien évidemment, sur le rock-country plutôt sautillant et avenant du groupe Da Brasilians qui se produisaient alors sur la scène de l'industrie...
Une bonne mise en bouche, ni trop, ni trop peu, juste avant de pousser une reconnaissance sur le lieu de mes 48 heures à venir et de me préparer à accueillir l'un de mes duos coups de coeur de l'année sur la scène de la grande cascade: The Do.

The_Do_2

Je n'en garde pas cependant un souvenir impérissable car si j'ai trouvé plutôt bonne la prestation scénique d'Olivia et Dan parce que très fraîche, l'enchaînement des morceaux n'était pas exceptionnel pour autant et il m'a semblé que l'ensemble manquait un peu de tonus malgré les chansons de l'album revisitées pour l'occasion sur le mode rock.
Il faisait encore bien jour, je venais tout juste d'arriver sur place et sans doute ai-je eu un peu de mal à entrer dans l'ambiance "festival" avec des balades folk-rock certes très jolies et qui m'ont conquises depuis des mois déjà mais décidemment trop douces pour me dynamiser d'emblée...
Seuls les très connus On my shoulders et At last sont parvenus à me faire vibrer un tant soit peu mais vraiment pas assez pour adopter comme il se doit la rock n'roll attitude. Or, à cet instant précis, je voulais "quelque chose qui bouge" et n'étais assurément pas d'humeur pour la douceur et la mélancolie.
A revoir donc, mais dans un lieu plus adapté à leur jolie musique, intimiste et tamisé, pour un moment plaisant qui m'emporterait tout en balades... et loin de la foule des festivaliers de Rock en Seine!

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Serj_Tankian

Du plus "hard" en revanche en allant ensuite flâner du côté de la grande scène et croisant alors une musique "métal" vraiment familière et un timbre de voix qui l'était encore d'avantage...
Rien d'étonnant cependant puisque Serj Tankian en personne, le talentueux, le brillant leader des System of a Down était venu en solo présenter ses morceaux et avait élu domicile sur scène pour un show à son image, puissant et révolté, dynamique et alternatif. Magnifique évidemment.
Un moment incroyable que j'ai apprécie à sa juste valeur, où l'empreinte du groupe s'est indéniablement faite sentir pour le plaisir de beaucoup d'entre nous, tout en comportant un apport personnel qui laissait transparaître une richesse supplémentaire dans la qualité de la musique.
Et toujours la voix de Serj, si spéciale et plus envoûtante que jamais, à raisonner dans une bonne partie du parc...
De quoi me donner envie de rempiler sur Toxicity et Mezmerize pour un bon moment, mes deux albums favoris made in System parce que soyons honnêtes, le métal ne m'a jamais vraiment déplu...

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Dirty_Pretty_Things

Et puis sans transition, un retour rapide à la scène de la grande cascade où opéraient les Dirty Pretty Things pour me rappeler à mes premiers amours: le rock "so british", sorte de charme à l'anglaise qui perdure depuis nos amis les Beatles et qui ne cesse de faire effet, avec un flegme évident et un dynamisme tout à fait particulier, véritable paradoxe ambiant, très chic au demeurant. Ces compliments sont d'autant plus justifiés que le groupe, pour le peu que j'en ai vu, s'est avéré vraiment bon en live, assurant une performance appréciable sans être remarquable, dotée de morceaux bien dans la mouvance et qui restent en tête.
Une petite consolation pour moi que de voir sur scène le groupe d'un ex-Libertines après la déception du concert fantôme de Pete Doherty même si je n'en démords évidemment pas: Pete, malgré ses frasques, ses absences et autres colères intempestives, s'élève en matière de musique à un niveau bien supérieur encore.

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C'est ensuite qu'est survenue une légère difficulté...  Kaiser Chiefs et Plain White T's se produisaient en même temps ou presque sur deux scènes différentes et il m'était vraiment impossible de choisir l'un de ces groupes plutôt que l'autre parce d'une part, ils se plaçaient tous deux parmi mes favoris du festival et que d'autre part, ce n'est pas un secret d'état, j'ai une sainte horreur de faire des choix!
Alors je n'ai certes pas le don d'ubiquité (et c'est bien dommage) mais j'avoue m'en être pour le coup plutôt bien sortie, effectuant un 50/50 habile et parvenant par la même occasion à assister à une bonne partie de chacun des deux concerts, suffisamment en tout cas pour me mettre dans l'ambiance plus que jamais et apprécier des prestations qui brillaient tant par leurs différences que par leur authenticité.

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Kaiser_Chiefs

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Kaiser_Chiefs_1

Tout a donc débuté avec Kaiser Chiefs sur la grande scène ou incontestablement le moment où mon festival est passé aux choses sérieuses dans une effervescence quasi-totale.
J'ai en effet pu assister à un concert de qualité, acoustique au poil et morceaux tous plus prenants les uns que les autres, où l'énergie foudroyante de nos petits anglais et leur envie de communier avec le public se sont vraiment faites sentir dans un show tout en mouvements.
Du rock et pour de vrai...
Et c'était un bonheur de voir le leader du groupe se déplacer d'un bout à l'autre de la scène et se démener avec passion, suivi de près par ses musiciens magiques, entraînant la foule avec lui dans ses mélodies rock, remuantes à souhait et toutes plus impertinentes les unes que les autres.
Quand les petites notes d'introduction de Ruby se sont soudainement élevées dans les airs, c'est toute la fosse qui s'est retrouvée à chanter et danser dans un délire commun et cette fosse-là n'avait rien d'effrayant, elle m'était juste profondément sympathique, je ne saurais dire pourquoi.
Je saurais juste dire que je me suis délectée de cet instant de bonheur, une expression béate sur le visage, et que le moment de lâcher le concert pour entamer ma folle course contre la montre et filer (en courant parmi les gens) à l'autre bout du parc rejoindre l'autre scène fut plus rude que je ne l'imaginais...

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Plain_White_T_s.

Plain_white_t_s_2

Ma course n'a pas été vaine pour autant.
Changement d'ambiance de retour à la scène de l'industrie où les Plain White T's avaient déjà bien entamé leur prestation mais ne l'avaient pas achevé pour autant.
Me faufilant dans la fosse, j'ai obtenu une place de choix pour un concert qui ne manquait décidemment pas de mordant, j'allais le constater.
En effet, loin d'avoir seulement composés de belles balades à la Hey there Delilah et qui leur ont valu à tort une réputation de "chanteurs à minettes", les membres du groupe ont également su apporter à leur show une petite touche très dynamique, très pop rock, légèrement punk parfois mais sans excès, qui avait un charme fou.
Beaucoup de maturité finalement pour de très jeunes artistes qui n'ont cessé de me surprendre tout au long de leur concert.
Leur proximité avec le public, leur aisance sur scène, leur répertoire revisité ont été autant de points forts qui ont fait du groupe l'une de mes très bonnes surprises du festival car je m'attendais sincèrement à moins bien... et mon engouement pour eux qui dure depuis l'automne 2007 déjà n'en a été que plus justifié par cette performance live qui valait vraiment le détour.

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Tricky

Après la vague d'énergie, les bonds, l'émotion et mes deux concerts chocs d'affilée, il était de bon ton de planer un peu et ça tombait plutôt bien puisqu'il y avait Tricky qui prenait la relève sur la scène de la cascade.
Tricky donc, ex-Massive-Attack nous a balancé un flot de trip hop lancinant à l'image du groupe bien connu et plus encore de sa carrière solo, aussi talentueuse que sa musique est énigmatique.
Dans un trip envoutant mêlant le hip hop/soul à l'électro, il a su amener douceur et légèreté sur un festival où la nuit commençait à tomber.
Et si j'ai commencé le concert dans la fosse en bougeant de façon à peine perceptible, yeux entrouverts, je l'ai fini étendu de tout mon long sur l'herbe, juste à écouter et me laisser bercer. Tranquillement.
Toujours aussi adepte du genre je dois dire; le trip hop est une musique de rêveurs et Tricky en est l'un des piliers...

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.REM

Une petite pause plus tard et c'est devant REM que je me suis retrouvée, les grands écrans de la scène principale brillants dans le noir tandis que le groupe légendaire, tête d'affiche, entamait son show, attirant avec lui une bonne partie des festivaliers pour clore la soirée en beauté.
Cependant, mon avis au sujet du concert n'est que très limité puisque j'y suis restée un quart d'heure seulement, le temps de savourer quelques instants de ce rock made in 80's (je ne pouvais me permettre de manquer ça!) mais sans m'y attarder pour autant car si j'ai beaucoup apprécié le groupe quand j'étais plus jeune, je l'écoute avec d'avantage de modération maintenant.
A cela, j'ai préféré conclure ma soirée avec Wax Tailor, le DJ fou qui mêle le jazz au hip hop, le trip hop à la soul et qui se gorge d'influences multiples pour faire vivre sa musique dans un étrange clair-obscur.

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.Wax_Tailor

Wax_Tailor_2

Une révélation ici encore qui a joliment marqué mon esprit, peut-être de façon purement subjective puisque les morceaux de Wax Tailor tournent en boucle sur mon ipod depuis le début de l'été et qu'il fait évidemment partie de mes coups de coeur musicaux de 2008...
Je ne pouvais qu'apprécier alors une performance live que j'attendais fortement et qui, loin de me décevoir, m'a projeté dans une ambiance illuminée, tantôt street, tantôt planante, mais toujours cohérente.
Le concert, porté d'une part par Jean-Christophe Le Saout et d'autre part par la voix de Charlotte Savary et le violon de Marina Quaisse s'est révélé parfait pour achever cette première journée de festival et a déchaîné un public de connaisseurs et autres puristes, non pas dans un esprit rock cette fois mais dans une transe qui s'apparentait d'avantage à un mouvement street/trip hop et qui s'écoutait autant qu'il se dansait.
Un moment magique qui a laissé transparaître quelques inédits pour quelques grammes de plaisir supplémentaires...

Fin de l'histoire,
Fin de la soirée,
Fin de la première journée,
Retour au bercail entourée par la masse des festivaliers
Et un sacré mal de pieds!

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Il en demeure une première journée très riche car à bien y réfléchir, je l'ai beaucoup plus optimisée que la seconde au niveau du programme effectué et l'ambiance générale s'y prêtait d'avantage.
La foule, évidemment présente, n'était ni trop dense ni trop peu et laissait profiter agréablement du cadre et des concerts, sans se montrer oppressante pour autant.
Et si les festivaliers habitués de Rock en Seine ont trouvé ce jeudi un peu trop mou à leur goût pour être vraiment de taille à se mesurer aux festivals précédents, je n'ai pas eu ce ressenti, peut-être parce que j'étais toute novice encore au parc de Saint-Cloud ^^
J'ai au contraire eu l'impression de vivre pleinement ma journée, alternant des moments plus ou moins dynamiques, plus ou moins rock, et qui ont su laisser libre cours à mes pensées tout en m'entraînant dans de folles envolées musicales.
Quelques lenteurs par moments bien sur, mais comment y échapper?
Le plaisir de la découverte a sans doute eu raison de moi et plutôt conquise déjà, je rêvais au lendemain parce qu'en tête d'affiche, il devait y avoir Amy Winehouse...

-Livy-

--> Le Myspace de Hot Chip <--
--> Le Myspace de Da Brasilians <--
--> Le Myspace de The Do <--
--> Le Myspace de Serj Tankian <--
--> Le Myspace de Dirty Pretty Things< --
--> Le Myspace de Kaiser Chiefs <--
--> Le Myspace de Plain White T's <--
--> Le Myspace de Tricky <--
--> Le Myspace de REM <--
--> Le Myspace de Wax Tailor <--

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11 août 2008

"So french", la playlist d'Août

Green

Alister - Qu'est ce qu'on va faire de toi?
Mademoiselle K - Grave
Demago - Hey doc
Camille - Money note
Arthur H - Dancing with Madonna
Poney Express - Paris de loin
Julien Doré - Les limites
Vanessa Paradis - L'incendie
Alain Bashung -  Résidents de la république
Hocus Pocus - Mister Nobody
Bensé - Au grand jamais
Mélissa Mars - Love machine (remix)
Manu Chao - La vida es una tombola
Little - J'veux des violons
Deportivo - Les bières aujourd'hui

° ° °

De petites notes tantôt folk tantôt rock raisonnent encore et toujours dans ma tête, sautillantes et allègres au beau milieu de mots qui se décomposent dans la langue de Molière que j'affectionne tant.
Les morceaux dansent sur le fil du réalisme, jonglent avec la poésie, flirtent avec la folie et se pâment dans des textes qui sombrent ou s'épanouissent, racontant la vie, notre vie, de façon personnelle et imagée.

Ce serait dommage alors que de ne pas l'admettre mais tant qu'à faire, soyons chauvin,
tant que c'est pour se faire du bien!
C'est pourquoi j'ai concocté dans la chaleur de l'été toute une palette de petites douceurs à la française pour combler de musique mon mois d'août,
Le faire resplendir au moyen de nouveaux talents, hauts en couleurs,
D'artistes avertis que l'on retrouve dans un registre un brin différent,
Et ne jamais cesser de les redécouvrir,
Stupéfaite et heureuse comme au premier jour,
Dans des élans de nouvelle scène française qui m'inspirent dans mes textes comme dans mes mélodies.

Décalée et d'une simplicité désarmante,
Emplie d'un sens abstrait, d'une vérité, d'une part de rêve
Pour les curieux qui s'y aventurent,
Pieds sur terre et tête dans les étoiles,
Ma playlist du moment,
C'est un peu ma vie au quotidien,
Ce que j'aime,
Ce qui me ressemble,
Et tellement plus encore...

-Livy-

BONUS
En grande amoureuse de "La chanson du dimanche" que je suis,
Ma petite favorite se trouve ici...
--> La chanson du dimanche - O Barack <--
Un pur délire des mots,
Sorte de grand n'importe quoi
Savamment dosé!

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21 juillet 2008

La playlist de Juillet

Pink

Ting Tings - Shut up and let me go
Ting Tings - Great DJ
Alphabeat - Fascination
The Whip - Trash
Bo - Yokohama
Against me! - Stop
Foxboro hot tubs - Mother Mary
CSS - Left behind
Wax Tailor - The games you play
Babyshambles - You talk
Panic at the disco - Nine in the afternoon
The last shadow puppets - The age of the understatement
MGMT - Time to pretend
Tunng - Bullets
Asa - Jailer

° ° °

C'est un cru très sympathique que j'ai déniché cette fois pour égayer vos oreilles en ce mois de juillet parce que si au cinéma, je peine à trouver des films intéressants depuis quelques temps, les musiques au contraire florissent et je me complais dedans.
Qu'on ne se le dise pas deux fois, le rock est à l'honneur ici-même, décomposé dans tous ses états.
Il se fait caméléon pour mieux s'immiscer en nous et se consomme n'importe quand, n'importe où mais toujours sans modération.
Il y côtoie du  glam' et un soupçon d'électro tandis qu'une fragile pincée de soul se frotte à une petite pop acidulée, parfumée...
Il se fait volage mais ne nous abandonne jamais.
Et sur son passage nous apporte un flot de nouveautés.
Les fidèles auditeurs de Oui fm et du Mouv' ne seront quant à eux pas dépaysés; je suis la fée qui butine la nuit sur les radios qui me font m'évader...
Et perdue dans l'attrait de musiques qui me parlent, je finis par m'endormir, rêveuse, dans l'attente d'une balade parisienne sur les bords de Seine, mon carnet d'idées jamais loin et des mélodies ancrées en tête pour une virée dans un pays qui n'existe nulle part ailleurs que chez moi...

-Livy-

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06 juillet 2008

Le concert/spectacle de Mika au Parc des Princes (+ premières parties)

Mika___Life_in_cartoon_motion

A l'image de mon pseudo de bloggeuse, le concert de Mika m'a mis des étoiles plein les yeux au Parc des Princes le 4 juillet dernier et ses mélodies magiques restant depuis suspendues dans ma tête quelque part entre l'oreille droite et l'oreille gauche, je plane désormais tout là-haut, au beau milieu d'un univers multicolore.
[petite pause pour aller manger un marshmallow ^^]

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Pourtant, la soirée tant attendue n'avait pas si bien commencée...
Une longue marche, totalement perdue entre la Porte d'Auteuil et la Porte de Saint Cloud agrémentée d'une file d'attente interminable devant le Parc des Princes et d'une fouille au corps qui a pris des heures m'a fait manquer le tout début de Yelle qui passait en première partie.
Et c'était un comble pour moi qui pour une fois, était à peu près à l'heure d'entendre de l'extérieur, impuissante, le concert commencer! Il faut dire cependant que la demoiselle et ses musiciens avaient débuté leur prestation un peu en avance.
[et qu'accessoirement, j'adore me trouver des excuses...]

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Yelle

Rien de bien époustouflant cependant.
Une fois entrée dans le parc et bien confortablement installée dans ma tribune présidentielle, le son était beaucoup trop fort et rendait les chansons de Yelle quasiment inaudibles, à en faire souffrir mes protections auditives!
Je savais d'expérience que l'acoustique du Parc n'avait rien de génial et j'en avais déjà fortement souffert lors d'une venue précédente en 2003 pour le concert des Red Hot Chili Peppers avec les Pixies en première partie. Mais il m'a semblé que c'était pire cette fois et les morceaux s'enchaînant, je n'arrivais pas à m'y faire.
La prestation de Yelle, quant à elle, ne m'a pas transcendé sans pour autant me déplaire.
C'était un univers distrayant, ludique, très proche de ses clips (et par conséquent, une bonne entrée en matière) mais sa musique étant plutôt ciblée électro-dance, il me semble qu'elle aurait été d'avantage mise en valeur dans un contexte plus nocturne (et d'avantage confiné aussi); or, il faisait encore bien jour et c'était donc très difficile de se mettre dans l'ambiance...
En bref, Yelle, très sympathique au demeurant, a été desservie je pense par le fait de passer en toute première partie, qualité médiocre de son à l'appui et ambiance générale laissant à ce moment précis à désirer puisque les gens ne cessaient d'arriver et n'écoutaient donc pas beaucoup.
Moi-même, de ce fait, n'ai pas été vraiment convaincue mais contente tout de même d'avoir entendu Je veux te voir en live parce que, ne me demandez pas pourquoi, j'y tenais beaucoup ^^

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Panic_at_the_Disco

Petite déception également du côté des Panic at the Disco, groupe qui m'attirait pourtant énormément à l'écoute de leurs nouveaux titres en radio et qui ont succédé à Yelle dans l'ordre des premières parties.
Je ne reviendrai pas sur le son, toujours aussi mauvais et sur le fait qu'il fasse jour, toujours aussi perturbant (oui, j'aime bien râler parfois) mais plutôt sur leur performance en elle-même dont j'attendais vraiment plus puisque depuis que je les ai redécouvert, j'ai toujours beaucoup apprécié la qualité de leur musique et l'évolution de leur groupe.
Cependant, si leurs morceaux restaient toujours aussi sympathiques à écouter et que j'en ai même fredonné quelques uns par moment (Nine in the afternoon surtout), j'ai été fort déçue par ce live qui était beaucoup trop plat, trop lisse pour être captivant.
Loin des mots élogieux qu'avait eu Pete Wentz (Fall Out Boy) à leur sujet, le groupe sur scène manquait sérieusement de charisme et par conséquent d'attrait, tant et si bien que les seules pensées qui me viennent à l'esprit en y repensant sont "pas mal oui, mais sans plus".
Et je me dis alors qu'ici encore, j'aimerais les voir dans un contexte tout autre et dans une petite salle qui leur conviendrait tellement mieux...

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Dionysos

Le Parc a alors commencé à se mettre dans l'ambiance pour l'arrivée sur scène de Dionysos.
Accessoirement, c'est le moment qu'une amie en retard et égarée a trouvé idéal pour enfin nous rejoindre après s'être perdue  je ne sais comment du côté des Solidays, avec son sens de l'orientation certain ^^
[et ça, on risque d'en reparler longtemps...]
Je ne reviendrai pas ou peu sur la prestation de Dionysos en elle-même puisqu'elle était très proche de celle que j'avais vue au Casino de Paris en mars dernier pour leur concert bien à eux et dont je vous mets le lien ici.
Une prestation de presque une heure, époustouflante comme d'habitude d'énergie et de musicalité, avec une mise en scène similaire à ce que j'avais pu découvrir précédemment (propre à leur dernier album La mécanique du coeur) et des morceaux certes entendus maintes fois mais toujours aussi plaisants à réécouter au sein de cet univers mi-rock mi-Tim Burton, emprunt d'une délicieuse folie.
Naturellement, les membres de Dionysos ont bénéficié cette fois de l'ambiance surchauffée du Parc des Princes et ce cadeau bonus semblait plaire ardemment à Mathias Malzieu qui n'a pas dérogé aux bonnes habitudes et s'est encore vu sauter bondir dans le public plusieurs fois de suite, parcourant une bonne partie de la fosse tout en continuant à chanter, se posant quelques minutes puis replongeant de plus belle dans la foule qui se prenait au jeu, pour achever son concert en nage, sans cravate et la chemise en lambeaux... mais heureux!
Heureux, nous l'étions aussi car il n'y a pas à dire, mais on ne se lasse décidemment pas de Dionysos en live!
Une performance toute en excès mais hautement appréciable et qui arrivait à point nommé pour achever en beauté les premières parties du concert de Mika qui allait bientôt débuter...

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Mika_live

Mika...
Où comment un simple concert a pu se transformer, à ma surprise la plus totale, en un véritable spectacle de son et lumières, artistique à souhait.
Juste avant son arrivée, le drapé noir qui depuis le début de la soirée avait pris possession de la scène s'est retiré doucement, laissant apparaître en guise de décor une structure immense en forme de clown aux couleurs de Life in cartoon motion, son premier et pour l'instant seul album.
Sur scène alors et dans une mise en scène en perpétuel mouvement, une multitude d'hallucinations se sont offertes à nos yeux.
En guise d'introduction, des acrobates, funambules, et autres contorsionnistes s'emparaient progressivement de l'espace pour se livrer à un vrai numéro de cirque tandis qu'un pierrot virevoltait dans les airs de part et d'autre de la structure décorative...
De la musique, des lumières, des ombres chinoises dans un vaste tourbillon festif. Un véritable spectacle dans le spectacle qui a bien duré cinq minutes avant que soudainement, les premières notes d'une petite chanson bien connue ne retentissent.  Et c'est alors sur l'exaltant Relax, take it easy que Mika est apparu, tout de noir et d'argenté vêtu.
Dés lors, la magie n'a plus cessé.
Les chansons tant aimées se succédaient dans une alternance bien pensée entre les tubes pop-acidulés et les balades douces tandis qu'une merveilleuse ambiance, très seventies, planait sur un Parc des Princes désormais illuminé.
Chaque nouveau morceau apportait avec lui son lot de surprises et de créativité et la mise en scène changeait tout autant que Mika de tenues de spectacle.
Il me serait difficile de tout préciser (bien que je le fasse déjà beaucoup) mais je retiens notamment ce dragon chinois arrivé d'on ne sait où et qui se tortillait gracieusement le long de la scène, la prestation des "big girls" sur la chanson du même nom ou encore une envolée de ballons, hauts, très hauts dans le ciel à l'image du clip de Happy ending...
Des faisceaux lumineux partant en tous sens dans l'enceinte du Parc et l'ambiance se renforçant, les moments forts sont restés à mes yeux liés aux chansons incontournables telles Love today, Grace Kelly ou encore Lollipop (ma préférée, habilement placée en rappels) parce que ce sont ces morceaux précisément qui ont fait en premier lieu la notoriété de l'artiste, tout en peaufinant un univers imaginaire particulièrement riche.
Ravie cependant d'avoir eu un léger aperçu plutôt sympathique du futur album à travers quelques nouveautés, même si la qualité du son (qui ne s'améliorait décidemment pas) et le bruit du public qui couvrait les paroles ne m'ont pas permis de pouvoir vraiment cerner ces nouvelles chansons.
Curieusement, j'ai été moins émue que prévue par les balades, pourtant très belles, que le premier album de Mika nous offrait. Il faut dire qu'il chantait (no) Happy ending avec un large sourire et que par conséquent, la bonne humeur me gagnait quand la mélancolie de rigueur s'évanouissait.
Par ailleurs, comme entraînée dans une fièvre festive incessante qui m'a poussé à chanter et danser sans trêve jusqu'à la toute fin du concert et même après, je me suis reposée pendant ces légers moments de calme pour savourer de plus belle la reprise de Just can't get enough de Depeche Mode ou encore ce "duel" de percussions, moment ludique et impressionnant entre notre homme et son (sa) batteur.
Je retiens enfin quelques morceaux en tête à tête entre Mika et son piano où il a su donner une intensité remarquable, dévoilant sa voix hors du commun et sa maîtrise de l'instrument. La version acoustique de Grace Kelly notamment, bien que présentant quelques petites imperfections, avait ce côté incroyablement envoûtant voué à en faire l'un des moments cultes du concert...
Concert qui s'est achevé après une heure et demie de pur bonheur comme il avait commencé, par le très accrocheur Relax, take it easy. Et la chanson, couverte par une pluie d'applaudissements, de n'en plus finir.

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Alors oui décidemment, tout était orchestré à la perfection et j'avoue m'être totalement laissée prendre au jeu de cet univers parce que depuis que j'ai découvert Mika l'an passé, je n'ai cessé d'apprécier et l'artiste et sa musique et que son premier album réveille en moi une foule de bons souvenirs du cru 2007...
Pas habituée aux "concerts-spectacles" en général, la découverte fut donc heureuse même si je suis un peu néophyte sur le sujet.
A la fois enfantin et mystérieux, magique et coloré, le petit monde de  Mika m'a simplement ébloui, moi, la fille cynique qui aime s'habiller en noir et qui ne jure que par le désespoir ^^ (et c'est pour la rime, d'abord!)
Retomber en enfance un peu, passer du bon temps beaucoup.
Rêver en vrai.
Et puis juste sourire...
Le show possédait cette incroyable touche de bonne humeur, cette joie palpable, ce petit plus qui peut, l'espace d'un moment, permettre de s'évader pleinement et ainsi oublier tous les soucis.
Et rien que pour cela, je dis merci!

-Livy-

---> Le Myspace de Yelle <---
---> Le Myspace de Panic at the Disco <---
---> Le Myspace de Dionysos <---
---> Le Myspace de Mika <---

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22 juin 2008

Rose à l'Olympia

Rose

"Asphyxiée et laissée pour morte,
Mais elle respire ce matin..."

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De la découverte du premier album de Rose durant l'hiver 2006/2007, j'ai gardé en mémoire un grand vent de poésie musicale teinté de quelques touches de romantisme, le tout saupoudré d'une sensibilité à fleur de peau.
Quelques accords de guitare accompagnés de textes simples et épurés.
Une dérision certaine qu'accompagnent des mots qui jouent, à la fois douloureux et délicieux, brève esquisse du quotidien en général et de petits moments de vie en particulier.
Une plongée dans l'intimité de la jeune femme au fil d'un album de rupture d'avantage mélancolique qu'il n'est triste.
Ses doutes, coups de gueule, instants de joie ou moments de folie...
... Et une vague de féminité incroyable à l'image de la dualité de l'artiste, tiraillée entre force et fragilité.

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Forte de cet album intimiste qui lui a valu un franc succès et prête à sortir son second opus, c'est à l'Olympia que Rose a fait son show le 18 juin dernier, le temps d'un concert très acoustique et tout en douceur, parsemé de petites notes à la tonalité pop, rock ou folk, selon les morceaux.
La scène plongée dans un décor attrayant aux lumières tamisées et romantiques, le spectacle a débuté comme si de rien n'était...
Accompagnée essentiellement de sa guitare, parfois de l'harmonica et, cela va sans dire, de ses musiciens, Keren Rose a posé sa voix fluide, légèrement cassée parfois, mais toujours très féminine, au gré de ses chansons et s'est laissée aller à de petites modifications, improvisations et autres moment savoureux du live, venus bien à propos.
Ainsi, certains morceaux nostalgiques se révélaient d'avantage entraînants que sur l'album, se voyant offrir pour l'occasion des intros différentes, musicalement enrichies, qui laissaient planer un certain suspense et rendait la performance décidemment plus intéressante.
Je pense notamment à Sombre con, mon coup de coeur de l'album (on se demande pourquoi, hein ^^), qu'elle a interprété avec fougue et passion et fait suivre de La liste, son single à succès, laissant alors son public reprendre les paroles en choeur avec elle dans une ambiance vraiment appréciable.
Oui, parce que loin d'être une artiste timide, déconnectée du monde ou encore très "fleur bleue" comme je l'imaginais, Rose a montré sur scène beaucoup de dynamisme dans l'interprétation de ses textes, laissant dévoiler au coin d'une phrase d'introduction ou d'une légère pause un caractère bien trempé et une réelle personnalité, un brin autoritaire parfois, tantôt contradictoire, tantôt touchante.
Elle n'a cessé en effet de s'adresser aux spectateurs, créant par la même occasion des sortes d'interludes entre les morceaux et tentant quelques mots humoristiques de-ci de là dans un total esprit de communication évidemment... et de dérision charmante, toujours.
Dérision et humour qui se percevaient bien aussi dans son jeu de scène fortement impliqué avec ses musiciens ou encore lors d'un duo fort sympathique avec Bensé, l'artiste très "nouvelle scène" invité en première partie.
(Accessoirement, il y a eu une autre première partie mais à cause de mes retards intempestifs sans doute, je l'ai manquée...)

Par moment cependant, le ton général étant évidemment aux balades intimistes, j'ai ressenti quelques longueurs juste avant les rappels, notamment lors de l'interprétation de chansons qui m'inspiraient moins et qui étaient peut-être trop douces à mon goût pour capter une réelle attention scénique. J'espérais alors d'avantage de nouveautés afin d'un avoir un avis peu plus approfondi sur ce que pourrait donner le nouvel album et c'est sans doute pour cette raison que j'ai été ravie par l'interprétation de Je guéris, petit message d'humour et d'espoir mêlés, qui a décidemment achevé de me convaincre à découvrir au plus vite son prochain opus.
Plus encore, j'ai trouvé judicieux le choix de mettre son single Ciao Bella en hommage à son grand-père au moment des rappels, chanson qui n'a pas manqué de plaire et d'émouvoir et ainsi susciter les acclamations du public.

_____

De cette soirée alors, il me reste en tête des mélodies fragiles comme nos émotions et des chansons d'un naturel désarmant, petite touche de fraîcheur certaine entraînant un procédé d'identification immédiat.
Il me reste des graines de poésie semées ici ou là, dans le vide ou l'espoir, la colère ou la torpeur.
Il me reste un mélange de sentiments, tristes ou joyeux, me laissant perplexe parfois mais sans cesse croissants.
Et surtout le souvenir d'une artiste prometteuse, bien dans sa peau et bien dans sa tête à l'Olympia, éprise d'un registre musical qu'elle ne cesse d'explorer plus passionnément...

-Livy-

--> Le Myspace de Rose <--

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17 juin 2008

Ma semaine de concerts à Paris Bercy

La semaine dernière, sans compter les petites sorties de-ci delà, s'est avérée pour le moins chargée musicalement parlant puisque je me suis vue effectuer quelques aller-retours bien sentis jusqu'à Paris Bercy, le temps de passer deux moments exceptionnels décidemment très loin de la planète Terre mais dans un monde un peu irréel et surtout bien plus palpitant.
Un plaisir vous dis-je que de retrouver mon très cher palais omnisports, déserté par ma petite personne depuis plus d'un an déjà (Linkin Park + 30 seconds to Mars en mai 2007), pour deux soirées très différentes l'une de l'autre mais décidemment marquantes, à 48 heures d'intervalle.
Certes, je n'ai pas changé pour autant. Je préfère toujours aux foules déchaînées les petites salles tamisées (et ce n'est certainement pas l'Olympia où je me rends ce mercredi qui me fera changer d'avis ^^) mais la perspective de Radiohead et Manu Chao en live valait bien ces petits déplacements pour faire évoluer par la musique le cours du temps...

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Radiohead_Rainbow

Radiohead le 10 juin 2008

Lorsque j'étais bien plus jeune, je rêvais secrètement de concerts et d'artistes sur scène mais trois groupes surtout me tenaient à coeur: Oasis, Muse et... Radiohead.
Ayant par le passé assisté aux performances live d'Oasis (Octobre 2005) et Muse (Décembre 2006), c'est non sans une certaine hystérie que j'ai pu constater, début 2008, que Radiohead effectuait une tournée en France avec, ô joie, plusieurs dates à Paris.
Il m'était alors impossible de manquer cet évènement et c'est finalement mardi dernier, après plusieurs mois d'attente bien trop longs, billets traînant dans un coin, que le rêve est devenu réalité...

Précédé par les quatre filles de Bat for Lashes (un groupe au talent indéniable que je me suis fait un plaisir de découvrir et d'apprécier, à mi-chemin entre pop, trip hop, aspirations plutôt mystiques et une curieuse ressemblance avec Björk mais en plus accessible), Radiohead s'est certes laissé un peu désiré mais l'attente en valait la peine puisqu'elle a permis d'installer sur la scène toute une structure suspendue qui devait, j'allais bientôt le découvrir, permettre pendant toute la durée du concert un jeu de lumière impressionnant et permanent.
Lors de l'arrivée des musiciens, l'ambiance au sein du public était déjà très particulière, très forte, dans un flot d'émotions mêlées, et n'a cessé de s'intensifier par la suite...
C'est que le show, sans vouloir aspirer à une quelconque prétention pourtant, avait ce petit quelque chose quasi-religieux, qui fait de certains groupes malgré eux, un mythe à part entière.
Les morceaux s'enchaînaient, agiles, comme bercés par la voix décidemment touchante de Thom Yorke, pleine de sensibilité et de justesse, alternant des chansons dynamiques et entraînantes et quelques balades magiques que Radiohead a toujours eu la faculté de créer.
Le concert en lui-même, renforcé par le jeu de lumières se reflétant dans tout Bercy et les écrans géants derrière les musiciens, était évidemment bon, gorgé aussi bien de moments hors du temps passés au piano solo dans un silence absolu que de purs instants de folie et d'un jeu de scène délirant de la part des différents membres du groupe.
Et c'est ainsi que les mots viennent à manquer pour décrire la soirée, l'ambiance qui y régnait, l'envie que Thom ne s'arrête jamais de chanter ni ses acolytes de jouer...
Au beau milieu de tout cela cependant, quelques petites choses m'ont sans doute un peu déçues. Je ne reviendrai pas sur le son du palais omnisports (évidemment pas le meilleur mais comment ne pas le savoir!) mais plutôt sur mon envie d'écouter un concert d'avantage "best of" que celui qui s'est donné car la setlist, bien qu'alternant les morceaux du nouvel album avec d'autres plus anciens, m'a prise au dépourvu, mettant nettement plus l'accent sur la nouveauté dans un choix musical totalement voulu par les artistes je suppose.
En effet, bien qu'adepte du dernier album, il y a, quand on rêve de voir un groupe sur scène depuis très longtemps, des attentes forcément plus grandes et j'aurais souhaité par-dessus tout entendre en live ma chanson culte Creep mais cela devait ne pas être à mon plus grand regret.
J'aurais bien aimé également revisiter un peu plus encore les morceaux de l'album OK Computer, à mes yeux le meilleur et c'est non sans une certaine jalousie que j'ai appris que ceux qui avaient assistés au concert du lundi soir avait eu droit aux magnifiques Exit Music for a Film et Paranoïd Androïd mais sans doute suis-je trop exigeante ^^
Fort heureusement, leurs nouvelles balades sont aussi merveilleuses que les anciennes et demeurent vraiment le domaine dans lequel ils excellent et se surpassent avec brio.
D'autant plus qu'amorçant les rappels, une petite chanson magique a pointé le bout de son nez et je me suis vue trembler légèrement de bonheur lorsque les notes d'introduction de Karma Police ont raisonnées dans toute la salle plongée dans une transe certaine...
Curieuse ambiance alors que celle-ci en cet instant précis, peuplée de joie et d'hystérie mais paradoxalement, toute en retenue et en subtilité.
Et puis l'envie de rester là, scotchée en plein Bercy, le coeur noué par des rêves, des pensées, des souvenirs, le tout dans un état d'esprit étrange, à la fois plein d'espoir et de nostalgie.
Il est des moments comme cela qui ne s'expliquent ni se décrivent, mais se vivent passionnément et c'est peut-être mieux ainsi.

--> Le Myspace de Radiohead <--

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Manu_Chao_en_concert

Manu Chao le 12 juin 2008

Changement total de décor et d'ambiance le jeudi pour assister cette fois au concert de Manu Chao.
Manu Chao, il faut que je vous dise, c'est avant tout l'histoire des mes années "lycée" puis étudiantes, des bons souvenirs du bac (^^) et de l'été qui a suivi, de soirées bien arrosées à discuter entre amis jusqu'au bout de la nuit, de révisions de partiels laborieuses à fredonner l'air bien connu de Bongo Bong entre deux exercices, d'instants de bonheur passés dans un foyer universitaire...
Une histoire de plein de petits moments de vie, agréables à se remémorer.
Une histoire qui met de bonne humeur.
Une histoire personnelle sans doute.

Plongée dans mes souvenirs jusqu'au cou, gentiment mélancoliques, j'étais loin de m'imaginer cependant à quel point Manu Chao sur scène pouvait se révéler à son public dans le dynamisme le plus absolu. Je n'avais effectivement pas eu vent de ses performances live précédentes et à en croire des albums tels Clandestino ou encore ...Proxima estacion... Esperanza, je m'attendais à quelque chose de plutôt fluide et tranquille; à me voir perdue dans une douce rêverie et à fureter agréablement dans le passé du début à la fin du concert.
Eh bien que nenni! C'était sans compter la fougue évidente de l'ancien leader de la Mano Negra et de son groupe Radio Bemba, tous en grande forme et bien décidés à nous faire passer un moment de musicalité intense dont on se souviendrait longtemps.
Si le début du spectacle s'est montré plutôt rude pour moi (me poster dans la fosse au sein d'une foule ultra-compacte qui s'agglutinait tout autour créant une chaleur étouffante a eu le don de provoquer en moi de folles angoisses agoraphobes. Oui vraiment, j'aime pas les gens ^^), le reste (toujours dans la fosse mais plus loin et avec de l'air pour respirer et de la place pour bouger!) n'en a été que plus appréciable car totalement remise de mes émotions d'éternelle stressée de la vie, j'ai pu savourer pleinement l'instant présent, oublier tout ce qu'il y avait autour et redécouvrir ainsi mes morceaux préférés joués en boucle toute la soirée durant, l'aspect scénique en prime.
La notion de "concert best of" que j'évoquais un peu plus haut à propos de Radiohead était plus que jamais d'actualité pour ce concert puisque Manu Chao, grand seigneur, a revisité dans un ordre aléatoire tout son répertoire, nous offrant par moment les bonnes surprises de la nouveauté, les vieux morceaux tant aimés et connus par coeur ressortis de derrière les fagots et, bonus des bonus, quelques chansons de la Mano Negra créant de suite la liesse générale chez un public déjà enthousiaste.
C'était un vrai plaisir que de le voir tourbillonner sur scène, heureux, épanoui, au sein d'un rythme endiablé qui n'en finissait plus et qui a transformé Bercy le temps d'une soirée en une sorte de boîte de nuit au charme latino indéniable.
Sur les morceaux paisibles des différents albums, on criait à présent au dynamisme dans des minutes de délicieuse folie, dansant et sautant volontiers à l'écoute de la batterie, tapant des mains et trépignant au rythme d'une musique sans cesse renouvelée.
Et c'est ainsi que la soirée s'est écoulée, conviviale et surtout sans fin puisque, les rappels s'éternisant pour le plus grand plaisir d'une foule décidemment pas prête à quitter les lieux, Manu Chao s'est produit sur scène pendant presque 3 heures et demies, un véritable record si je repense à tous les concerts auxquels il m'ait été donné d'assister!
3 heures et demies de festivité intensives dans une ambiance mi-latine mi-reggae avec sur le devant de la scène un artiste tout en modestie, proche de son public, motivé et investi corps et âme par sa musique.
Un beau moment à garder en tête assurément, empli de joie de vivre, et comme une folle envie de réécouter les morceaux désormais transformés par le live qui plane depuis ces derniers jours...

--> Le Myspace de Manu Chao <--

-Livy-

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10 juin 2008

Pete Doherty ou le fantôme du Grand Rex

Pete_Doherty

Attendu, adulé et puis finalement absent, Pete Doherty n'était pas au rendez-vous ce dernier jeudi pour donner à un public conquis d'avance le concert acoustique tant espéré.
Après l'annulation de ses dernières dates en avril dernier pour cause de prison, la rockstar, pleine de bonnes intentions pourtant, a cette fois-ci été victime d'un retard d'Eurostar qui l'a fait arriver à Paris sur les coups de trois heures du matin et enchaîner quelques chansons à la va-vite dans un petit bar du deuxième arrondissement.

Pete en acoustique et son ami le feutre mou, ce ne sera donc pas encore pour cette fois hélas, même si tout le monde y a cru jusqu'en toute fin de soirée, à en juger par la foule compacte qui se pressait encore devant le Rex à 23h30 espérant une arrivée surprise d'un Pete au sommet de sa forme alors que les vigiles déjà fermaient une à une toutes les portes.
Alors voilà.
Le fait est que j'ai en réalité passé ma soirée "rock n'roll" à traînailler et manger mexicain sur les grands boulevards et me suis vue par la même occasion assister pour la première fois de ma vie à un non-concert, chose pour le moins surprenante et pas très économique au demeurant!
C'était pourtant bien parti...
Tandis que plongée dans les tréfonds de mon ipod, je révisais ardemment les morceaux des Babyshambles, une foule s'amassait déjà devant le Rex en début de soirée, mi-fashion/mi-rock, addition subtile de clones de Pete Doherty, Kate Moss et autres Amy Winehouse.
Suivant le flot des chapeaux noirs jusqu'à l'intérieur de la salle de concert du Grand Rex, c'est installée confortablement, une bière en main, que je m'apprêtais à vivre en live les élans artistiques du sieur Doherty mais en vain.

Après Daniel Darc en première partie, l'annonce publique d'un retard d'Eurostar et par conséquent, de concert, a passablement refroidi les esprits, provoquant dans la salle l'effet d'une bombe.
C'est qu'il nous fallait tout de même attendre jusqu'à 23h/23h15 (en sachant que le Rex ferme à minuit...) sans plus d'informations au demeurant si ce n'est que le train de Pete était bloqué.
Mais où? Quand? Comment?
Nul ne disait mot ni ne semblait au courant.
La seule chose à savoir était qu'il allait jouer tout au plus trois bons quart d'heure.
Et rien que dans cette annonce, il y avait quelque chose de rageant...

Les plus téméraires du public, groupies jusqu'au bout des ongles, se sont alors vus organiser un squat géant en pleine salle de concert tandis que Pete, de son train coincé en campagne profonde, a entonné via un appel téléphonique l'un de ses morceaux, maigre consolation d'autant plus que je n'étais même plus là!
A l'ambiance confinée du Rex sans artiste, j'avais effectivement préféré l'air pollué frais des grands boulevards pour gagner en sérénité et miser inutilement un dernier espoir sur la fin de soirée.
Fin de soirée partie en live tout naturellement, au propre comme au figuré puisque de retard de train en retard de train, celui de Pete Doherty n'est jamais arrivé avant la nuit!
Et c'est chez moi que je suis repartie, laissant la foule des chapeaux mous trépigner devant le Rex...
(et acclamer une ambulance pressée, tous pin-pon sortis, croyant l'artiste dedans, non mais quelle blague ^^)
Ironie du sort, sitôt entrée dans le métro du retour, mon ipod allumé en mode aléatoire s'est vu fredonner instinctivement In love with a feeling des Babyshambles juste avant qu'à coup de changement de chanson magique, je ne le fasse revenir à la dure réalité.

Moralité:
Pete Doherty, je n'ai point vu,
L'Eurostar, je maudis,
Trente euros, j'ai perdu,
Déçue, je suis...

--> Le Myspace des Babyshambles <--


Daniel_Darc

... A défaut du concert en lui-même, j'ai au moins eu le privilège de bénéficier de sa première partie.
Retour-éclair sur Daniel Darc...

Une première partie attendue que celle-ci car il me tardait de voir sur scène l'ex-chanteur de "Taxi Girl", groupe de rock français sulfureux des années 70/80.
En effet, la carrière solo de Daniel Darc, habitée tant par la poésie et la littérature que par la culture rock a toujours provoqué en moi une certaine attirance, sans doute liée à la personnalité assurément sombre et tourmentée de l'artiste.
Son dernier album Amours Suprêmes sorti en janvier 2008 a fini pour de bon de me convaincre, au gré de morceaux à fleur de peau où règnent en harmonie une sensibilité et une souffrance évidentes.
C'est ainsi que je me suis souvent vue fredonner ces derniers temps...

"Quand je mourrai, j'irai au paradis,
C'est en enfer que j'ai passé ma vie."

... Le ton était donné, le désespoir palpable et c'est d'ailleurs avec ce titre-clé, premier single du nouvel opus, qu'il a débuté sa prestation en live...
Une prestation fort contestable au demeurant car il semblait un brin éméché (euphémisme, je t'aime) et s'il nous a fort heureusement offert quelques uns de ses plus beaux morceaux (Je me souviens, je me rappelle notamment) agrémentés d'un soupçon d'humour plutôt plaisant, il s'est surtout contenté de reprises au détriment de son propre répertoire, additionnées de quelques notes d'harmonica pour le moins aléatoires ^^
Une performance scénique assez paradoxale donc où se mêlaient un personnage titubant et plutôt absent, un brin provocateur, à une sorte de charisme ténébreux venu d'on ne sait où mais pourtant bel et bien présent.
Dans sa voix, un tremblement symbolique, un charme obscur, mélange d'alcool et de peine...
... et une dualité subtile de son être, toute à l'image de ce qu'il est et a toujours été.
Torturé.

--> Le Myspace de Daniel Darc <--

-Livy-

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03 juin 2008

La playlist de Juin

Nano_publicit_

DB Clifford - Simple things
Tanger - La fée de la forêt
Hushpuppies - Bad taste and gold on the doors
Thomas Dutronc - J'aime plus Paris

Cake - I will survive
Alexandre Kinn - Aude

Stereophonics - Maybe tomorrow

Daniel Darc - J'irai au paradis
Jack Johnson - If I had eyes
Dionysos - L'homme sans trucage

The Hoosiers - Goodbye mister A

The Do - On my shoulders

The Kooks - Naive
Nickelback - Rockstar

Morcheeba - Enjoy the ride

° ° °

Réflexion sensée d'un meilleur ami blasé:
"Pour une fois, je suis arrivé en avance,
J'entendais la musique du jardin de ton immeuble et même de la rue...
Autant te le dire, j'ai tout de suite su que c'était toi."

C'est que mes voisins doivent m'adorer.
Dans ma grande générosité et par l'embrasure des fenêtres, je leur fais toujours profiter en avant-première de mes playlist naissantes, l'intensité de mon ampli et quelques vocalises hasardeuses.
A base de nouveaux coups de coeur musicaux et vieux morceaux nostalgiques, je les achève et me délecte.
Et comme personne encore n'est venu s'en plaindre, je poursuis mes aventures musicales dans une sérénité absolue...

Après moultes changements et réflexions infructueuses, j'ai posé le dernier accord de ma toute nouvelle chanson la semaine dernière, sorte de mini-journal intime symbolique en trois couplets de ma vie du moment.
Et c'est en rêvant de scène précisément que j'attends, non sans une impatience latente qui commence à s'imposer, les concerts de ces prochains temps, source d'inspiration évidente.
Pete Doherty, Daniel Darc, Radiohead, Manu Chao, Rose, Mika... Un mois à forte dose de musicalité et qui me fait cocher chaque jour qui passe sur le calendrier.
Par dessus- tout, il y aura le festival Rock en Seine fin août et comme ce sera ma toute première fois là-bas, je jubile déjà ^^

Pourtant, comme si tous ces concerts au quotidien ne me suffisaient pas, je poste, assoiffée de musique, une playlist toute nouvelle parce que sans ces quelques notes de bonheur et des chansons qui s'étirent à l'infini 24 heures durant, l'oxygène viendrait sans doute à manquer un peu de par chez moi...
Dénichés ici et là, rejaillis d'un passé proche, lointain ou simplement en phase de découverte plaisante, les morceaux se heurtent et se confrontent pour mieux exister en tant que tels. Et comme parmi leurs différences je ne saurais lesquels préférer, je me contente de les aimer, les cajoler et leur donner une place de choix pour célébrer le début du mois.

Enjoy ;)

-Livy-

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28 mai 2008

Camille à la Cigale

Camille_Music_Hole

Mardi 27 mai 2008,  c'est sous une pluie battante, une chaleur étouffante et à la Cigale que je me suis retrouvée comme de coutume, récidive volontaire à l'occasion du concert de Camille puisque la jeune femme avait plusieurs date de prévues en ce lieu sacré.

~ ~ ~

La voir sur scène? Une curiosité avant tout.
Le sac des filles, son premier album, m'avait plu dans l'ensemble par son côté paradoxalement désinvolte et tourmenté de fille actuelle, naturelle, déjantée. Une sorte de journal intime emprunt de féminité et de questions existentielles parsemé d'humour bien pensé.
Suite à cela, véritable coup de coeur en 2005/2006  pour Le fil qui abordait des textes pour le moins second degré accompagnés d'un concept musical surprenant basé sur le minimalisme le plus extrême. En effet, l'album était composé d'une seule note laissant ainsi à Camille une totale liberté d'expression avec un instrument bien à elle et dont elle se servait avec talent: sa voix.
Bruits de bouche, vocalises et chants mêlés, C'est en utilisant l'oversampling en live que l'artiste parvenait à obtenir un résultat proche de l'album, ne s'accompagnant presque d'aucun musicien.
Une façon pour le moins originale de concevoir la musique voire de la révolutionner et qui n'a pas manqué d'attirer mon attention de par son aspect novateur et le résultat surprenant ainsi obtenu.
A l'époque saluée par la critique, Camille s'était alors vue remettre plusieurs récompenses dont le prix Constantin.
Et puis survint Music Hole, son nouvel opus paru cette année qui poursuit de façon cohérente l'aventure musicale de la jeune femme mais en anglais cette fois et dans un registre d'avantage underground.
Malgré moi et après plusieurs écoutes, je suis restée plutôt hermétique aux nouvelles mélodies qui à l'exception de quelques unes, envoûtantes, ne m'ont pas accroché et ont fini par m'ennuyer plutôt que de me transporter.
A vouloir trop en faire peut-être et chercher une sorte de perfection dans l'originalité absolue parmi les souffles et les cris, quelque chose m'a semblé s'essouffler dans l'état d'esprit du concept initial et c'est donc mitigée que je me suis rendue au spectacle, attendant de voir ce qui allait se passer...

~ ~ ~

Alors j'ai vu!
Tout d'abord, une première partie singulièrement drôle nommée
Airnadette, sympathique petite troupe parodiant l'espace d'une demi-heure toutes sortes de musique de la plus rock à la plus kitch pour terminer en beauté et avec humour sur le morceau magistral de Freddie Mercury Bohemian rhapsody.

~ ~ ~

Et puis, star de la soirée acclamée par une foule compacte et enthousiaste, Camille est arrivée dans un mélange de sons étranges et de lumières tamisées, tournoyant en long et en large de la scène, dissimulée sous une cape orange vif, couleur de son nouvel album...
Connue pour ses performances live étonnantes, je pouvais à ce moment m'attendre à tout. Et le tout est arrivé sous forme d'un début de concert réellement surprenant, relevant plus par moments de la performance artistique que de la musique à proprement parler.
Difficile pour moi au commencement de rentrer dans cette ambiance à mi-chemin entre un concert et un show avant-gardiste avec effets de scène au rendez-vous. Imaginez vous de l'eau, des claquettes, des percussions qui raisonnent à n'en plus finir dans toute la salle, des sons (humains? je ne saurais dire...) et au beau milieu de ce tableau surréaliste, une Camille en transe, enflammée, effectuant une sorte de danse du scalpe endiablée mais finalement à mille lieues de tout car pénétrée toute entière dans un trip propre à elle seule.
L'espace d'un moment, il m'a semblé que c'était un peu "too much" et à l'image de ce que j'avais pensé du dernier album car même si je saluais l'aspect "performance" non dénué d'intérêt, je m'imaginais mal passer toute une soirée de concert de la sorte et restait distante par rapport à l'ensemble.
Fort heureusement, le concert (qui m'a d'ailleurs semblé se dérouler en deux parties) s'en est allé au fil du temps explorer d'autres contrées, plus accessibles cette fois et qui m'ont fait retrouver avec délectation la Camille que j'avais apprécié lors des opus précédents.
Au gré des morceaux et accompagnée cette fois d'un groupe de choristes très polyvalents, elle a, avec cette sorte d'humour totalement décalé qui lui est familier, joué de sa voix dans les graves comme les aigus, dans les trémolos comme dans les cris, présentant au public un talent indéniable et sans jamais se prendre au sérieux, faisant allègrement participer le public à l'élaboration de ses morceaux en mode live, tant et si bien qu'à plusieurs reprises, j'ai cru à des improvisations totales plutôt qu'à des séquences préméditées.
Certes, le côté performance artistique n'en demeurait pas moins présent puisque telle est la personnalité artistique de la jeune femme, mais au milieu des chants et des danses se succédant, de choeurs très "gospel" et de morceaux plus doux où elle s'accompagnait seulement au piano, il se fondait tout simplement mieux dans l'ensemble, laissant alors un arrière-goût d'originalité bien amenée.
Pleine de vie tout comme sa musique, Camille n'a pas manqué de faire son numéro, bruitages en tout genre en prime (on notera toute la salle poussant des cris d'animaux), jeux complices et bons mots avec ses choristes, tenues de scène pour le moins inattendues et bien d'autres surprises encore.
Entre deux claquements de mains, quelques intro décapantes (je suis restée fortement impressionnée par les deux choristes se livrant à une performance de human beat box sacrément bien orchestrée) et quelques "lalala" sautillants, l'ambiance s'est vraiment intensifiée l'heure passant, dévoilant de temps à autre quelques morceaux des plus connus revisités pour l'occasion, des textes à retenir pour leur complexité à peine voilée et toujours cette ambiance gospel très entraînante.
Des moments forts allant crescendo donc jusqu'aux rappels, petit instant du concert que j'ai préféré (et qui, ô chance, a duré bien longtemps)  puisqu'elle n'a pas manqué d'entonner toutes les chansons qui me tiennent à coeur, tout opus confondu et ce, dans une ambiance absolument exaltée.
Tour à tour, je me suis vue chantonner l'introduction live de "Ta douleur" dans une sorte de trip mystique partagé par la salle entière, nostalgique devant "Sanges Sweet" la toute dernière chanson de l'album Music Hole, souriante à l'évocation des "ex" extrait du premier album, attendrie par le choeur a cappella interprétant "Paris"...
Et puis Capri Paris, c'était fini... Et nous somme tous rentrés oui, mais sous la pluie!

~ ~ ~

En résumé, je me suis fait quelques frayeurs en début de concert qui sont heureusement passées bien vite laissant place à des musiques envoûtantes jetées en pâture à mes oreilles critiques.
Je réécouterai maintenant Music Hole différemment, le live transcendant l'album comme toujours et le rendant plus symbolique, dans un sens...
Mais s'il y a bien une chose sur laquelle je ne démordrai pas, c'est que je préfère mille fois Camille usant et abusant de sa voix si particulière et si riche, don précieux qu'il serait dommage de ne pas souligner, dans les textes et les chants plutôt que dans les onomatopées à l'infini et autres bruits naissants...

~ ~ ~


Prochain concert la semaine prochaine
Dans un registre complètement différent,
Daniel Darc en première partie,
Le grand, le beau, le vrai Pete Doherty,
Et sans doute encore un très grand moment ^^

-Livy-

--> Camille - Site officiel <--
--> Le Myspace de Camille <--

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03 mai 2008

Rock Attitude à la Cigale

J'aurais planté ma tente à la Cigale ces quelques derniers jours que ça n'aurait pas été plus mal et bien plus simple d'accès!
J'y ai en effet campé à deux reprises testant tour à tour tribunes en hauteur et premiers rangs de la fosse pour deux concerts incroyablement différents l'un de l'autre mais à forte tendance rock...
Les comparer serait une ineptie mais les prestations s'enchaînant, l'envie "Sexe, Drogue et Rock n' Roll" reprend de plus belle, me laissant dans un univers déchaîné et envoûtant à me la jouer rebelle sur fond des Sex Pistols.
Sensation inexplicable mais voyez plutôt...

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BB_Brunes

BB Brunes le 25 avril 2008

Le concert des "bébés rockers" tel qu'on les appelle, attendu tant par curiosité que par l'attrait certain de leurs morceaux m'a laissé sur une impression très étrange, conquise parfois, mitigée sur d'autres points mais assurément un moment que je n'aurais souhaité manqué pour rien au monde, de par quelques situations cocasses que je m'en vais vous conter...
Parce qu'il faut l'avouer, contrairement aux dires de leurs détracteurs, les BB Brunes sont loin d'être de mauvais musiciens et s'en sont plutôt très bien sortis, jouant de leur morceaux bien connus comme de leur apparence, au moyen d'un charisme assez incroyable que je ne leur aurais pas forcément attribué.
Ajouter à cela un dynamisme plutôt appréciable, quelques nouveautés dans une mouvance rock en plein essor et un jeu de scène tout particulièrement soigné, l'ensemble restant à la fois crédible et cohérent dans de plaisants instants guitaristiques.
Loin d'être seulement de petits jeunes fanas de musique rock, ils ont su au fil du temps perfectionner leur musique ainsi que leur gestuelle, évitant ainsi de tomber dans le bon vieux cliché du "trop en faire" version maladroite. Mieux encore, ils jouent avec délice de cet aspect un tantinet plagiat à la sauce rock "old school", s'inspirant de leurs groupes fétiches et mêlant alors avec subtilité provocation, chic et insolence, un atout charme majeur.
Grand moment aussi lorsque les Poney Express (première partie talentueuse de Dionysos au Casino de Paris) ont fait leur apparition en fin de concert, entre deux rappels, interprétant par surprise un de leur morceau dans une ambiance toute autre, parsemée de notes folk rock un peu pop, créant ainsi comme une cassure plaisante, petite bulle de rêve inespérée...
Vous vous dites donc que j'ai beaucoup apprécié?
Eh bien certes oui mais c'est-à-dire qu'il y avait comme un hic...
Outre l'aspect un peu méprisant du groupe (on leur pardonne parce que c'est leur style mais point trop n'en faut) qui n'a pas daigné saluer le public ni même présenter toute l'équipe en fin de représentation et des rappels un peu trop courts à mon goût n'apportant pas de grands changements à leur album au final, la faille se situait autre part, dans le public...
Car si les concerts sont un peu ma ligne de conduite et que je peux me vanter d'avoir vu un nombre d'ambiance considérablement différentes les unes des autres, le côté "groupies hystériques de 14 ans" ne m'était pas encore apparu de façon si flagrante en plusieurs années d'expérience déjà.
Je m'attendais à de jeunes bobos du 16ème faussement rebelles, mèche sur le côté et jean slim, sortes de pâles copies des membres du groupe mais même pas (et pourtant, j'aurais largement préféré ^^)...
C'était plutôt l'heure de la récré, des converses, du vernis multicolore et des gloussements avertis.
Imaginez donc mon enthousiasme que de me retrouver bien loin de la fosse, confortablement assise dans la "tribune des parents" qui attendaient leurs rejetons jetés en pâture tout près de la scène. Naturellement à l'écart, indifférente à tout ce mouvement et fière de l'être, j'observais avec délectation ces petites fans en pâmoison devant leurs héros chanteurs.
90% de filles environ et un concours incessant à celle qui crieraient hurleraient le plus fort, virant allègrement dans les aigus et voilant ainsi totalement voix du chanteur et instruments de musique réunis!
Inutile de préciser que dans de telles conditions, les paroles étaient difficilement perceptibles, la musique parfois inaudible et le concert de surcroît moins appréciable, ingénieur du son à l'appui ou pas. D'autant plus que même durant la première partie puis l'entracte, la marmaille n'a cessé de piailler de plus en plus ardemment, dans un brouhaha incessant.
Cependant, si le spectacle ne s'est pas déroulé dans des conditions optimales à mon goût, il n'en est pas moins demeuré extrêmement amusant. Dois-je préciser qu'une pluie de petites culottes, strings et autres soutiens-gorges volait sur scène et que les jeunes demoiselles en chaleur se battaient pour monter sur l'estrade, tentant avec succès ou pas quelques baisers volés aux membres du groupe... A mourir de rire, je vous dis et je ne suis assurément pas la seule puisque même le service de sécurité n'en pouvait plus, esquissant des sourires en coin et renvoyant ces demoiselles dans la fosse, de bon coeur.
Je me serais un peu crue, l'espace d'un instant, à l'époque de Claude François et de toute l'hystérie que de tels chanteurs des années 60/70 pouvaient provoquer chez les midinettes de l'époque. Une espèce d'engouement impressionnant et désordonné, propre aux groupies les plus acharnées.
Sauf que je n'aurais jamais imaginé le voir un jour de mes yeux...
Ajouter à cela notre période actuelle et je me suis sentie entourée de clones mi-seventies/mi- fanatiques. C'aurait été des mutantes toutes droites sorties du concert des Tokio Hotel que ça ne m'aurait pas plus effrayé.
Par bonheur, j'en suis sortie vivante. Et pouffant, plus que jamais.
Alors les BB Brunes, moi je veux bien. Mais en concert privé la prochaine fois.
Parce que la musique live, à mille lieues de se la jouer groupie amoureuse à en mourir et de se retrouver encerclée malgré moi par des mini-pouffettes en sueur, c'est avant tout pour perdre pied, décrocher de la réalité et profiter d'une musicalité nouvelle et innovante, n'est-il pas?

--> Le Myspace des BB Brunes <--

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Mademoiselle_K

Mademoiselle K le 29 avril 2008

On pourra dire ce qu'on veut et je le pensais déjà, mais après le concert désormais, m'en voici persuadée: Mademoiselle K incarne le rock à l'état pur.
Le rock dans toute sa splendeur.
Le rock à la manière d'une Joan Jett qui lançait un "I love rock n' roll" d'une voix délicieusement grave et rauque à souhait, à qui voulait l'entendre.
Moment musical déchaîné et underground, aux sons envoûtants dans une réalité illusoire décidemment plaisante.
C'est ce rock même qui me plaît, m'évade et me transporte, laissant derrière moi cette sensation de désordre volontaire et d'imperfection sacrée, sorte de religion musicale que je ne saurais reniée.
Dynamisme, trip rock à la garçonne, humour et sensualité imparable. Ces quelques mots pourraient bien décrire la soirée de folie en question mais ce serait encore trop peu...
C'est donc un show de deux heure et demie qu'elle nous a présenté, elle et ses musiciens, dans le plus grand enthousiasme, toute de cuir vêtue et sa guitare en prolongement esthétique de la main.
Un show aux allures de vieilles légendes du rock, pogos à l'appui, mais actualisé de surcroît, laissant derrière elle un public large d'esprit et totalement conquis.
C'est qu'à l'approche de la sortie de son deuxième album,  nous avons eu le privilège de nous voir offrir en live tous les nouveaux morceaux et ainsi les découvrir en avant-première dans des conditions insolites et des sonorités nouvelles, naturellement rock et évidemment décalées, ce qui me fait dire dés à présent que le nouvel opus en question risque fort d'être prometteur. Avis alors aux intéressés!
L'ancien album, quant à lui, n'est pas demeuré en reste pour autant. Les morceaux se succédant, la foule en liesse (moi comprise ^^) chantait à tue-tête les chansons de tous les souvenirs, reprenant en choeur des refrains familiers avec Mademoiselle K, sautant sur place, tapant des mains et pogotant dans un entrain évident.
Par bonheur, tous les morceaux ayant été revisités par l'artiste pour l'occasion, c'est une pluie de surprises musicales qui s'est abattue sur nous, les mélodies bien connues se transformant à volonté, les notes changeant et les chansons prenant pour l'occasion un sens nouveau, propre à l'expérience d'un live réussi.
Dans la fosse, plutôt très bien placée, je me suis juste sentie bien. Vraiment bien. Même pas un poil fatigué de faire du "sur place" tant l'envie de participer et me détacher de tout le reste au plus haut point m'apparaissait comme une évidence. Je me serais presque vue slammer pour le coup mais non, tout de même pas... Et puis d'ailleurs, à propos de slam, c'est finalement Mademoiselle K en personne qui s'y est adonnée au beau milieu de l'effervescence générale.
(Mathias Malzieu, sors de ce corps ^^)
La scène s'offrait à moi tandis que le concert gagnait en intensité. Le public, uni dans une même optique très rock n' roll, avait opté pour un côté convivial et sympathique, volontairement décontracté (moyenne d'âge 30 ans, la maturité en prime). Un peu joueur, totalement décalé, artiste dans l'âme, ouvert d'esprit et surtout très hétéroclite, de quoi m'y plaire et m'y complaire dans une pseudo-transe jusqu'à la fin du concert.
En résulte une Mademoiselle K qui au-delà de ses albums ne m'a décidemment pas déçue, bien au contraire. J'ai aimé son jeu de scène totalement débridé comme sa façon de faire corps avec sa guitare, sa complicité avec les musiciens et puis sa connivence avec nous.
Sa voix très grave, rauque, parfois un tantinet éraillée, ne faisait qu'accentuer l'aspect rock et rebelle, dans un charme évident.
Le côté à fleur de peau qui me comblait à l'écoute du premier album s'est ressenti du début à la fin du show, la puissance du live en plus, ainsi que cette ultra-sensibilité qui a toujours fait d'elle sa marque de fabrique dans un élan de force et de féminité mêlées, surprenantes sensations d'un paradoxe qui perdure.
Il y avait une communion sur scène entre elle et son public, une envie de partager que l'on ressent souvent dans les concerts mémorables et qui s'est révélée de par les nombreux rappels notamment.
Ce petit quelque chose en plus surtout qui m'a rendue enthousiaste et qui ne peut être palpable mais tellement fort, jusqu'à penser que de la lignée des concerts 2008, celui-ci demeure pour l'instant mon préféré.
Histoire à suivre en musique, parce qu'on a l'esprit rock ou on ne l'a pas ;)

--> Le Myspace de Mademoiselle K <--

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L'aventure musicale en live se poursuit en mai pour de nouveaux concerts.
Et moi, comme d'habitude, au milieu de tout cela...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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