Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

18 octobre 2009

La playlist d'Octobre

Yellow_Nano
AS Dragon - Dirty
Charlie - Ema
Au revoir Simone - Shadows
Oceana - Cry cry cry
Moby - Pale horses
Dan Black - Symphonies
Arctic Monkeys - Crying Lightning
Naive new beaters - Live good
Hockey - Too fake
Sharko - Yo heart
The Amplifetes - It's my life
Metric - Gimme sympathy
Gossip - Heavy cross
The Noisettes - Don't upset the rythm
Calvin Harris - Acceptable in the 80's

° ° °

Parce que la playlist de Septembre s'est subtilement évaporée pour éviter une surcharge de billets musicaux liés à l'évènement Rock en Seine, celle d'Octobre revient en trombe, parsemée de ses plus beaux atours.
Ainsi, tandis que les feuilles mortes se ramassent à la pelle, elle ignore ardemment la saison et remet au goût du jour de trépidantes mélodies qui se rient des codes et des conventions pour mieux nous enrober de toute l'étendue de sa passion.
Dans la douceur automnale cependant, elle tente de nous bercer de quelques musiques rêvées qui savourent la nostalgie de la nuit tombée puis se ravise aussitôt, laissant place au rythme furieux de morceaux qui n'ont de cesse de nous coller à la peau.
Annonçant alors d'emblée la couleur, une couleur vive et compliquée,
Elle reste et demeure insaisissable car incontrôlée.
Tendre et saccadée. Harmonieuse ou égarée. Dans une folie qui aspire à la beauté.
Et c'est bel et bien la magie qui la rend aussi impromptue qu'électrique quand elle développe sereinement le paradoxe d'une envie certaine de se déchaîner et se désinhiber avec élégance.
Tout juste le temps de pratiquer, sur les notes ambiguës de nos vies en suspens,
la grâce émerveillée de fugaces pas de danse...

-Livy-

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19 septembre 2009

Rock en Seine, 30 août 2009

La_grande_Sc_ne_apr_s_MGMT

Ouf, mes pérégrinations festivalières touchent à leur fin et avec elles, mon très très long récit également. Je ne pouvais cependant omettre les moultes détails que je gardais en réserve pour l'occasion et passer à coté de la toute dernière journée, celle de tous les frissons, de toutes les déceptions et de toutes les émotions...
Bref, celle qui clôt la fureur de vivre de la musique et nous laisse pour de bon, en guise de petite touche finale, un arrière-goût festif et enivrant, tout ensablé qu'il est dans la poussière ambiante d'une pseudo-grippe A où d'un je-ne-sais-quoi dont on ressort malade certes mais pourtant heureux, tant l'intensité de trois jours de concerts non-stop peut vous transformer et annihiler le reste du monde ne serait-ce que pour un tout petit instant.
Rock en Seine touchait donc à sa fin, non sans avoir dit son dernier mot et emporter en son sein une foulée d'imprévus aussi ennuyeux que divins, preuve en est que le paradoxe qui me suit et me cajole allait une fois de plus se manifester en grand et me permettre de porter un oeil tantôt critique tantôt séduit sur ce troisième round qui déjà tendait à une certaine nostalgie...

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Dimanche 30 août 2009

Temps au beau fixe. Après-midi ensoleillée...
Mais une sacrée fausse note pour commencer, en manquant de peu le concert de Sliimy qui se produisait sur la scène de la Cascade et auquel, tout naturellement, j'aurais souhaité assister, avec mon aptitude évidente à aimer les univers imaginaires décalés et poétiques. Pas de chance cependant, c'était un acte manqué pour cette fois, une fosse qui se vidait déjà lors de mon arrivée et surtout une belle déception à la clé.
Ceci étant, selon mes sources (et elles sont toujours fiables, cela va sans dire ^^), le pétillant "Mika à la française" a offert un show à son image, édulcoré à souhait en entonnant par exemple une reprise de "Womanizer" sortie de nul part, plein de cette petite folie toute en légèreté qui lui va si bien et qui a su conquérir des festivaliers qui se sont pris au jeu d'emblée.
Et moi bien sur d'enrager...
D'enrager avec tant de crédibilité d'ailleurs que de fil en aiguille et mon tempérament de feu n'aidant pas toujours à apaiser les situations, la tension s'est mise à monter un soupçon et monter encore avec mon énergumène de geek de meilleur ami. Celui-ci, outré (parce que soyons honnêtes, les torts étaient partagés ^^), m'a alors fait l'affront cuisant de me perdre volontairement presque sitôt notre arrivée dans le domaine, au beau milieu de milliers de festivaliers en folie, pour soi-disant "me donner une bonne leçon". Et comme je suis très maligne parfois (ironie mon amour), je m'étais naturellement empressée juste avant la rixe de lui confier argent, titre de transport, papiers d'identité, petit lainage, clefs et j'en passe afin de me délester un peu et utiliser son sac à bon escient... Seulement voilà. De meilleur ami il n'y avait plus, disparu qu'il était, et je me voyais plutôt très mal partie pour la suite de la journée ou pire encore, le retour à la maisonnée...  A pied, dans le froid et sans mes clefs.
"Roots way of life" dans un sens oui, mais je m'en serais bien passée!
Chercher une aiguille dans une botte de foin qu'ils disaient ^^
Eh bien, une aiguille, c'est fichtrement piquant!
C'est donc l'air hagard et un tantinet perdue au demeurant que je me suis dirigée sans plus de conviction vers la grande scène -encore fallait-il que j'aille quelque part-, en cherchant du coin de l'oeil ce que je ne trouverais de toute évidence jamais et parce qu'on me l'a toujours dit, ce serait bien un jour de porter enfin les lunettes qui prennent racine sur ma table de nuit, moi qui traîne partout ma fichue myopie!

Des gens ça, il y en avait. Partout. Mais je ne les connaissais pas et une longue et poussiéreuse attente s'annonçait, même pas une bière à l'horizon ni de quoi me l'offrir. Alors j'ai attendu, là, en mode "looser", près de cette grande scène si familière. Cette fois, hors de question de faire faux-bond à un live, quel qu'il soit. Et inutile de préciser que le groupe d'artistes qui allait bientôt se produire m'était suffisamment cher pour que je ne daigne pas, meilleur ami ou pas, manquer le concert...

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Eagles_of_death_metal_affiche

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Eagles_of_death_metal

Manquer le concert donc, je n'ai pas. Et Eagles of Death Metal puisque c'est précisément d'eux dont il est question, je n'en reviens toujours pas.
Il faut dire que les californiens du groupe, menés d'une main de maître par un Josh Homme très en forme (leader des Queens of the Stone Age pour les références obligées ^^) ont su insuffler l'énergie d'un rock old school et très "garage", santiags, cuir, tatouages et cheveux longs en prime, à presque s'en croire dans un film de Tarantino, le temps d'un live insolent et endiablé dont tous les festivaliers, déjantés à l'image du groupe, se sont délectés.
Morceaux accrocheurs, guitares qui s'excitent, riffs qui se multiplient et cassures de rythme volontaires, nos aigles préférés nous ont alors offert un set complètement débridé sur fond d'attitude un brin nonchalante voire cynique pour taquiner l'assistance et jouer la carte du contraste assuré! Un vrai bonheur pour un jeu de scène sexy à souhait et dans la spontanéité la plus totale, corps et âmes vendus au Dieu Musique, avec un brin de provocation bien amené et un souffle impulsif de débauche à la sauce rock, l'aspect rétro en ligne de mire.
Un moment très fort de la journée, percutant comme on en fait peu et nous offrant un set somme toute pertinent puisque continu dans son dynamisme, qui s'est littéralement enflammé sur "Wanna be in LA", la foule en délire se laissant librement aller à l'image de ce groupe sans fausses inhibitions.
Inutile alors de vous cacher plus longtemps que sans évoquer ici une once de subtilité poétique (ah non, on n'ira quand même pas jusque là hein, c'est qu'ils sont plutôt "brut", ces petits ^^), le live des Eagles of Death Metal fut un triomphe à part entière, jubilatoire comme vous n'en avez pas idée et encore plus fou que tout ce qu'il vous plaira d'imaginer.
Une seule envie tout de suite après: en redemander.

Accessoirement, le meilleur ami penaud, jugeant que la plaisanterie avait assez duré et qui me suivait des yeux de loin parce que lui avait mis ses lunettes, est venu me rejoindre pendant le concert avec... un verre d'eau et des bras accueillants. L'idéal au beau milieu de ce live détonnant pour enfin démarrer cette dernière journée toute en rock et du très bon pied!

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MGMT

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MGMT_3

Mais sans plus attendre (et après avoir scrupuleusement effectué un bref détour par la scène de la Cascade où se produisait un groupe vraiment étonnant dont, du peu que j'ai aperçu, je vous toucherai deux mots après, prestige oblige), je me laisse aller sans vergogne à vous décrire ma plus grande déception de ces trois journées, à savoir MGMT.
L'ambiance en fosse était plutôt sympathique pourtant lorsque le concert a débuté, et c'est confortablement installé sur un plan incliné que nous avons, en groupe d'amis cette fois, abordé les premières notes avec l'enthousiasme escompté pour un groupe que j'ai, avouons-le, toujours fortement apprécié en enregistrement studio.
A ceci près que mon enthousiasme du début s'est vu fichtrement relégué au placard ensuite, puisqu'en toute honnêteté, le live en tant que tel ne présentait aucun intérêt réel: introduction douteuse, morceaux sans saveurs, acoustique déplorable et public qui se déchaîne pour rien tandis que les membres du groupe semblaient minimiser la communication au possible et leur show encore plus (voire inexistant?), rendant l'ensemble vraiment peu attractif pour un rendu "mou du genou" comme j'en ai rarement vu.
Et c'est dire si après Eagles of Death Metal, le changement de style se faisait rude...
Au final, le soupçon d'ambiance s'est révélé un brin meilleur et enfin jovial grâce à leurs morceaux connus tels "Time to pretend" ou encore "Kids" (encore heureux...) qui ont déchaîné quelques passions parmi les plus grands fans, mais je reste cependant sur l'idée d'un live médiocre pour ma part, linéaire et sans surprises, pour un duo qui m'avait jusque là conquise tandis qu'il me laisse à présent dans un scepticisme certain.
A savourer ardemment alors en version album uniquement, mais gardons bien en mémoire que MGMT ne vaut assurément pas le déplacement pour un concert, concert que j'ai vu en entier qui plus est... On vous aura prévenu!

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Them_Crooked_Vultures

Toujours est-il -et parce que je devais justement vous en toucher deux mots- qu'à peine remise de mes émotions fortes liées au show des Eagles of Death Metal, et en attendant la prestation de MGMT, un petit tour du côté de la scène de la Cascade m'a fait découvrir en mode (trop) rapide un groupe énigmatique nommé Les Petits Pois.
Les Petit Pois
, tiens donc... Celui-ci n'était autre en réalité que Them Crooked Vultures mais qui avait décidé de nous taquiner pour le plaisir de garder l'anonymat à Rock en Seine. Je l'ai d'ailleurs appris un peu plus tard, c'étaient bien eux, les invités surprises du festival dont on parlait tant depuis quelques jours, laissant ainsi la part belle au suspens en cette dernière journée, avec un secret plus ou moins divulgué il est vrai, mais qu'on le veuille ou non, force est d'admettre que c'était fichtrement réussi!
Je me devais tout naturellement de vous en parler alors puisque d'emblée, et des quelques morceaux que j'ai entendu, leur live au penchant très hard-rock a fait planer un talent inné et un savoir-faire certain puisé d'on-ne-sait-où mais qui ravissait déjà l'assemblée en furie pour un show très étoffé, soigné jusqu'au bout des riffs et qui ne laissait rien au hasard si ce n'est sur les visages de nos artistes adulés quelques airs de "déjà vu" ^^
Bref. Du groove sans relâche et une performance aussi folle qu'imprévue, le groupe-surprise a fait fureur et s'est lâché, charisme impressionnant à l'appui, nous offrant un set joliment orchestré, un don pour la musique qu'on ne peut qu'admirer, et voici que j'en serais presque restée jusqu'à la fin si je n'avais pas voulu être bien placée pour la suite des évènements au concert de MGMT, malheur...
Un vrai regret sans doute, et qui n'a cessé d'amplifier lorsque j'ai appris qui étaient réellement les Them Crooked Vultures. Entendez par là, un tout nouveau groupe, combo formé essentiellement de Josh Homme à la guitare (notre homme des Eagles of Death Metal et Queens of the Stone Age, celui-là même qui a enchaîné deux concerts de suite, chapeau bas!), Dave Grohl à la batterie (Foo-Fighters et ex-Nirvana, que du lourd...) et John Paul Jones au clavier et à la basse (membre de Led Zeppelin!)
Et je pense bien m'arrêter là car cette dernière phrase à elle seule suffira à en faire saliver plus d'un dans toute l'exception que cette surprise dévoilait ^^
Je crois bien alors que j'aurais pu manquer tout MGMT sans sourciller si j'avais su ce que ces Petits pois cachaient, mais dans un élan de passion musicale, je ne compte pas en rester là et garde bien en tête le nom de ce combo alléchant qui a le don d'ensorceler les foules, et de mêler les groupes, les personnalités, les influences et les instruments dans une osmose absolue...

Je ne vous cache pas cependant que riche des quelques extraits de nos Petits pois mystérieux et déçue par la tête d'affiche qu'était pourtant MGMT, l'attente du dernier concert, celui de la clôture de ce sublime Rock en Seine 2009, fut sans doute moins longue qu'elle ne m'a parut, dans toute l'impatience que je pouvais dégager, et déjà, enfournant un dîner sur le pouce et parcourant le parc en tous sens à vive allure, gamine que je suis et qui ne tient jamais en place, je ne cessais de sautiller et éclater de rire pour un rien, brûlant de hâte d'assister enfin au live d'un groupe électro de renom par excellence: The Prodigy...

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The_Prodigy

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Prodigy_2

Les non-amateurs d'électro ne sauraient peut-être apprécier à sa juste valeur ce groupe cinglant des 90's qui disséminait à l'époque ses morceaux saccadés à la provoc' bien sentie au gré des raves et du vent -on se souvient tous du sulfureux "Smack my bitch up"- mais pour les autres, une chose est sure: la "final touch" du festival fut une réussite sur toute la longueur.
Venus présentés leur nouvel opus The Invaders must die, petite perle d'agressivité magique, nos hommes, visiblement très impliqués et emplis d'une verve communicative, n'en ont pas pour autant oublier leurs albums cultes à la The fat of the land et bien d'autres encore, nous offrant alors un concert qui tendait aussi bien à la nouveauté qu'à un live "best of" bien amené. En a résulté une ambiance sensationnelle pour un acoustique qui tenait la route comme jamais, laissant derrière chaque nouveau morceau une foule en liesse et toute une palette de sons transgressifs qui jouaient habilement sur la vague électro-rock, sacrée performance!
Et c'est dire si le show, dark à souhait, a fait des heureux. A l'image du live qui progressait dans une intensité folle et embrasait de part et d'autre ce dernier jour de festival, des feux de Bengale ont carrément éclaté parmi la foule (pas bien les z'amis!) dans un enthousiasme qui ne faisait qu'accroître l'esprit de totale communion.
C'est ainsi qu'ayant commencée sagement le concert perchée sur un petite butte de terre, je n'ai pas pu tenir plus longtemps et me suis précipitée dans la fosse, oubliant pull, agoraphobie et meilleur ami, à cet endroit même où les festivaliers conquis s'en donnaient à coeur joie et prenaient en pleine figure le spectacle "sons et lumières" qui s'offrait à eux comme un dernier cadeau venu de nul part...
Un savoureux moment gorgé d'une énergie furieuse, un parcours "zéro défaut", pour un groupe qui a ce soir-là renoué avec son "fan-club" d'antan et dont la musique a su transcender ce live surpuissant, à la limite de la rave party, tout en accentuant le côté rock pour mieux se jouer du public et des tendances.
Il n'en fallait pas moins alors pour conclure en beauté cette toute dernière journée et rester sur l'image d'un concert aussi surprenant qu'indicible mais ravie que j'étais de ce moment d'immense folie, je m'en suis doucement retournée à la porte d'entrée, laissant derrière moi et comme chaque année au Parc de Saint-Cloud, un bon millier de rêves, des souvenirs comme s'il en pleuvait et des journées au milieu desquelles le temps vient toujours un peu à manquer.

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Rock en Seine 2009, c'est fini!
Et sa clôture fut quant à elle magistrale, à l'image de sa programmation impressionnante qui a, semblerait-il, conquis bien du monde (l'effet "Oasis" ça ^^) lorsqu'on sait que le festival a battu cette année son record d'affluence.
Il n'en demeure pas moins d'incroyables moments de magie comme de vives déceptions, de la stupeur et de la joie, des envies, des accalmies chaleureuses, des doutes ou de la fatigue, autant de sentiments, d'émotions et d'états mêlés qui ont certes eu raison de moi et de ma santé aujourd'hui encore, mais me font malgré tout rien regretter, à cause peut-être, de cette furtive et nostalgique légèreté...
C'est qu'il y a, au sein même du festival, cette ambiance indescriptible qui tend au surnaturel et à tout ce qui, dans cette vie, ne s'explique pas. Ainsi bercée par les flots de musique qui m'entêtent ou m'ennuient, je me laisser aller à de brèves divagations, parce que ce n'est après tout qu'un week end. Seulement quelques heures ou quelques jours, qu'importe, mais qui se perdront ensuite à nouveau dans la banalité de l'existence quotidienne pour mieux emporter avec eux les rêves qui m'auront enivrés en cette fin d'été.
De cette session 2009 alors, je ne tirerai aucune conclusion définitive pour le moment, une prise de recul étant toujours la bienvenue et mon enthousiasme débordant tendant d'avantage à une sorte de "positive-attitude" avérée.
Mais il reste néanmoins en moi des envies de découverte, des illusions qui ont été vaines, des temps forts... Et rien que pour cela alors, l'envie de récidiver une fois encore persiste.

C'est ainsi bien loin de l'affreuse poussière qui nous a saupoudré de toux et de grippe A tout le dernier week end d'août que je m'en vais rêvasser sur mon petit nuage, le coeur au repos et des envies musicales en pleine essor, instant de délire improbable que je n'ai même plus envie de canaliser.
Y aurait-il un remède contre le fait d'aimer la musique plus que tout?
Si oui, donnez-moi la possibilité de ne jamais, jamais le trouver...

-Livy-

--> Le Myspace de Sliimy <--
--> Le Myspace de Eagles of Death Metal <--
-- > Le Myspace de Them Crooked Vultures <--
--> Le Myspace de MGMT <--
--> Le Myspace de The Prodigy <--


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12 septembre 2009

Rock en Seine, 29 août 2009

Bracelet_3_jours___Copie

Rock en Seine, round 2.
Enthousiasme chargé à bloc.
Motivation: suprême.
Niveau de sommeil... zéro.
N'omettons en effet ni ma nuit blanche de la veille, ni ma fureur soudaine et son "friday night fever" endiablé, partie comme je l'étais sur ma lancée et désireuse évidemment de ne plus m'arrêter. Oh, c'était peut-être me surestimer un brin, je le confesse à présent, et je vous ferai gré alors de la stupeur de mon meilleur ami venu passé me chercher pour se rendre à Saint-Cloud en milieu d'après-midi et me trouvant au saut du lit, la chemise de nuit à l'envers, l'oeil vitreux, le teint blafard et le cheveux terne. Si vous vous imaginez que j'en rajoute cependant, le bougre sera à même de vous le confirmer ^^
On appellera donc cela une "petite journée tranquille de festival".
Et l'une de mes amies me tuerait très certainement en apprenant que j'ai, de par mes retards intempestifs et mon manque de repos évident omis le concert des Noisettes sur la grande scène mais ces énergumènes là ont eu le culot de passer en tout premier dans l'après-midi, à savoir lorsque j'étais encore couchée et en train de musicalement rêver (!!). Ainsi, je me réserve bien une petite session pour leur jolie musique au Trabendo, en octobre prochain et surtout parce qu'ils le méritent. Eh oui, il m'arrive parfois de penser à tout ;)
Ceci étant, ma petite et tranquille journée de Rock en Seine, commencée paisiblement sur les coups de 18h ne fut assurément pas aussi pépère que j'ai l'air de vous le conter.
(Là, on s'en croirait presque chez les Bisounours.)
La foule soi-disant moins dense en ce jour, se révélait pour le coup complètement déchaînée, l'alcool coulant à flot et la joyeuse troupe des slammeurs-pogoteurs ayant envahis les lieux pour, j'allais en faire gentiment les frais, s'en donner à coeur joie.
Ça criait plus que ça ne piaillait alors, les métalleux métalaient, les jongleurs jonglaient, quelques uns louchaient dangereusement devant leur gobelet et tous agitaient leurs longs cheveux gras dans un enthousiasme débordant.
Des mecs, des acharnés, des purs et durs, des "à fond dedans", il n'y avait que ça!
N'allez cependant pas croire que je vous décris là une vision d'horreur, non, point du tout, mais plutôt la globalité de ce que peut représenter un festival, même hors-contexte de la Bretagne (oui, j'ai déjà testé La Route du Rock à Saint-Malo... et c'est pire ^^), et qui permet assurément de nous mettre dans l'ambiance illico presto qu'on le veuille ou non.
Une bonne entrée en matière somme toute pour une journée certes fortement raccourcie mais non moins exquise, emplie de quelques souvenirs mythiques puis d'une belle découverte dans l'imprévu le plus total, qui la rendent en tous points inoubliable.
Si vous souhaitez toutefois en savoir plus, voyez plutôt....

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Samedi 29 août 2009

Flâneries et babillages.
Au concert de The Asteroids Galaxy Tour sur la scène de la cascade (encore trop tôt pour moi dans la journée ^^) qui, depuis le début de la programmation d'ailleurs, ne me tentait que moyennement me paraissant un soupçon trop fade pour un live de jour, puis à celui de Billy Talent sur la grande scène, déjà plus intéressant mais parsemé de trop de monde à la fois pour introduire mon "come back"  - et moi, j'aime pas les gens! -, j'ai préféré m'adonner à une jolie balade en ces lieux passablement souillés, de stands en stands, d'arbres en buissons, de gros cailloux blessants en petits cailloux perfides, c'est que j'en ferais presque de la poésie...
Il y avait la musique, toujours elle, qui raisonnait au loin et j'aimais l'idée d'en profiter à quelques pas, entrevoir les artistes par moments même, mais sans y assister réellement. C'était une sorte de défi, de parcours initiatique au sein des groupes, et d'une promenade dans un état d'esprit de plénitude artistique de toute beauté.
Le must...
Surtout que pendant ce temps-là, et en nettement moins allégorique, je m'amusais plutôt à compter le nombre de Converses qui pouvait bien fouler le sol et devant cette invasion ahurissante de la marque, j'y ai vite renoncé, je dois bien l'avouer.
Les miennes, quant à elles, avaient, tout comme la veille, viré du noir au gris, et j'essayais d'omettre ce petit détail obsédant qui aurait bien pu me tuer pour de bon, telle une vraie maniaque à la Bree Van de Kamp ^^

La rigolade a cependant cessé devant un choix cornélien... The Offspring et Yann Tiersen se produisant en même temps, à deux endroits opposés du parc, l'injustice m'a de suite parue flagrante. Les choix ne sont effectivement guère faits pour moi, on le savait déjà, et si l'année précédente, j'étais parvenue à encaisser les Kaiser Chiefs et les Plains White T's au même moment en loupant la moitié des deux lives et en courant, je me voyais mal réaliser le même défi cette fois, les groupes en question étant beaucoup plus importants à mes yeux de surcroît. Que faire alors? J'allais bientôt le savoir.

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Yann_Tiersen

Ainsi postée devant la scène de l'Industrie, un peu en retrait mais tout de même là, j'ai attendu avec avidité les premières notes de Yann Tiersen, son apparition et son jeu de scène, parce que c'était inévitable de le manquer de la sorte.
Et par chance, chronomètre à l'appui, les premières notes sont arrivées...
L'acoustique était plus que convenable, le public entraîné d'emblée, et le gentleman de la musique, comme j'aime à l'appeler, nous a offert pour le début de son set, une forte teneur rock, surpuissante je dois dire, à laquelle je ne m'attendais certainement pas mais qui m'a surprise dans le bon sens du terme, en même temps que son jeu de scène tonique et imprégné de cette force musicale dont il a le secret. Lui et ses musiciens semblaient s'en donner à coeur joie, interpellant certes peu le public mais donnant déjà le meilleur d'eux-mêmes par le langage épuré de sinueuses partitions, puissance émotionnelle à l'appui qui ne s'explique décidément pas, et sensibilité de rigueur, même sur des morceaux au dynamisme incontrôlé et qui ont attisé la foule tout autant qu'ils ont fait du bruit!
L'introduction fut donc un régal survolté dont je n'ai malheureusement pas eu les délicieuses accalmies que l'on sentait déjà survenir par moments.
Mais je l'ai vu ne serait-ce qu'un peu, et à l'idée qu'il ait pu, en ce live, étoffé une fois encore son répertoire, je ne peux qu'évoquer mon enthousiasme grandissant à son propos.
Je l'imagine encore là.
Et le voici bondissant, se démenant élégamment déjà avec ses instruments,
Comme en transe, comme possédé.
Et me voici torturée, l'abandonnant au bout d'une quinzaine de minute avec force regret...
Seulement voilà, l'adolescente reposant toujours en moi était déjà en train de me taquiner et parce qu'un autre concert avait déjà commencé, je me suis mise à courir, courir et courir encore jusqu'à la grande scène, bousculant la foule affairée et sans jamais reprendre mon souffle une seule fois ni m'arrêter.
Des bières, j'ai renversé? Navrée pour les sinistrés!

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The_Offspring

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The_Offspring_2

C'est ainsi que, me faufilant doucement parmi les rangs d'adeptes aussi dérangés et motivés que moi, je LES ai vu: The Offspring. Il était là le fameux groupe punk-rock de mes seize ans que j'adulais tant et dont je collectionnais les albums, ma salopette en jean et mon séjour en Écosse, les premières cigarettes magiques fumées en cachette dans ma chambre derrière le dos de parents absolument pas dupes, vaste flashback d'années rêvées où tout pouvait encore arriver. Oui, il était là, un soupçon de surcharge pondérale en plus (doux euphémisme...), un super acoustique au demeurant, mais bel et bien sur scène et à nous refourguer à la pelle des morceaux connus par coeur de la foule entière dans un engouement tel que la fosse elle-même chantait comme un seul homme.
Un seul but semblait imprégner nos hommes: nous faire plaisir comme jamais et nous permettre de nous lâcher au maximum afin de nous offrir le temps d'une petite heure, le concert "best of" tant attendu avec une fougue enjouée si ce n'est hystérique de leur part, agréable bonus qui m'a plongé d'emblée dans le délire de mon passé. C'est qu'au fil des chansons, l'album Americana en ligne de mire, ça pogotait sévère, inévitablement, et mes hématomes se développaient tout autant que ma bonne humeur, allez comprendre ^^
Ma vidéo amateur quant à elle, en a sérieusement pâti, à presque en faire tomber mon portable à terre, mais pour mon plus grand plaisir d'ailleurs.
Et savez-vous pourquoi? Parce que l'ambiance était là, retranscrite telle quelle en mode punk 90's, avec les bonds, les danses improvisées des festivaliers, les "à coups", les chants et les cris stridents des gens à en perdre et leur voix et leur latin.
Encore un de ces moments de vie qui surgissent et s'immiscent à l'improviste et nous laissent enfin les souvenirs impérissables que sans savoir l'on est venu quémander, et ce depuis des années, jusqu'à y perdre pied.
Alors j'entends déjà d'ici les critiques protester contre un prestation moyenne et peu convaincante au demeurant, la lourdeur d'un groupe qui s'empâte et j'en passe des pires et des meilleures. Mais étaient-ils seulement dans la fosse à hurler et chanter avec nous?
Naturellement, il fallait pour ce faire aimer le groupe il y a déjà dix ans et plus...
Mais en vérité et oserais-je même ajouter en toute objectivité, The Offspring nous a offert à Rock en Seine un live plus qu'honnête, punk, rock et rayonnant, tout en conservant malgré le temps et les années qui s'écoulent, l'état d'esprit du groupe de départ, un même public et une même folie douce, plaisante à souhait. Les injonctions au public, fréquentes et joyeusement sympathiques, ainsi que les morceaux-phares qui se succédaient sans jamais s'arrêter et la fureur de la scène, leur ont insufflé, le temps de ce show attendu par beaucoup, une nouvelle jeunesse et cette jeunesse là leur seyait à merveille, quoi qu'on en dise.
Absolument pas déçue, je suis alors redevenue une ado conquise, séduite et en liesse, sans oublier le paradoxe des paradoxes, une ado bien dans sa peau ^^

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Calvin_Harris_affiche

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Calvin_Harris

La nuit complètement tombée, et un nouvel aller-retour à pied en mode "bière" plus tard,  la palme de la découverte revient indéniablement en ce deuxième jour de festival à l'imprévisible Calvin Harris que, je dois dire, je ne connaissais même pas de nom, mais dont certains morceaux cependant m'ont de suite parus familiers durant le concert car je les avais déjà entendus... Mention spéciale pour le fameux Acceptable in the 80's à ce sujet.
C'est qu'il faut bien s'imaginer qu'après avoir assisté au concert quasi-entier et fichtrement physique de The Offspring, reçu des slammeurs en pleine figure et pris des pogos jusque dans les jambes, une pause, même toute petite, paraissait la bienvenue. D'autant plus que sur la scène de l'industrie, de Yann Tiersen, il n'y avait plus et que les autres programmations ne me tentaient guère. A priori. Mais c'était sans compter la scène de la cascade qui allait, sans que je ne le sache encore, nous faire des siennes...
Ainsi posée sur l'herbe, se sont mises à retentir de petites notes d'introduction vaguement électro-disco en sonorités de plus en plus poussées, accompagnées d'un jeu de lumière scénique franchement attrayant qui m'a attiré telle une mouche sur une lampe halogène.
Et me voici relevée, repartie, à bloc! Le coeur bondissant pour un artiste inconnu mais que j'ai d'emblée apprécié pour sa franche ressemblance avec Depeche Mode sans toutefois copier le groupe, et plus encore pour l'originalité de son style, mêlant habilement diverses musiques bien contrôlées, dans une échappée de nuances. Un petit condensé à lui tout seul d'électro-pop acidulée et colorée, très inspirée des 80's, et qui a su convaincre directement les quelques festivaliers qui commençaient à s'empâter!
De fil en aiguille, la fosse entière s'est déchaînée et mise à danser pour un set plus électronique que rock, certes, mais à l'entrain évident et parsemés de rythmes harmonieux et tempérés à merveille, à mi-chemin entre le son des technivals de ma jeunesse et des instants de douce accalmie, qui n'ont eu de cesse de me convaincre suffisamment pour que je me renseigne d'avantage sur l'artiste, sitôt rentrée.
Ainsi postée au même endroit que l'an passé, je me suis un peu vue revivre, en bien des différences naturellement, le concert sacré de Justice qui m'avait tant mise en transe, à l'image d'un dancefloor géant qui a su convaincre et marquer les esprits.
Je reste alors sur cette très belle découverte du jeune Calvin Harris (25 ans et quel talent!) qui semble, de bien des façons, s'amuser avec les époques et les sons pour les réinventer à sa sauce, tantôt rétro tantôt dans un état d'esprit étonnamment novateur, mais toujours se prendre au jeu du disco-électro-pop pour nous ravir à chaque instant et laisser tout l'éclat de sa jeunesse et de son dynamisme faire briller son live, à l'image fulgurante de ce moment hétéroclite et savoureux du 29 août dernier.

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Faith_No_more

Quelques pas à la dérive plus tard et encore emmitouflée dans ma folie électro passagère, les notes d'introduction du concert de Faith No More s'étalaient déjà et je les savourais de loin.
"Faith No more"... J'ai toujours aimé cet intitulé je crois bien.
Et si l'envie d'assister au concert n'était sans doute pas ma priorité absolue de ce Rock en Seine puisque preuve en est que je suis partie bien avant la fin, j'ai savouré le fait d'écouter ce bon vieux métal alternatif tout en me baladant pour quelques courts instants encore dans le domaine le long de la grande scène, tandis que je pouvais d'ores et déjà apposer le mot "fin" sur une deuxième journée aussi sage que tumultueuse, parce que si, si, c'est possible!

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Et sage et tumultueux, ce samedi-là le fut assurément.
Car il est vrai que je n'ai certes passé dans le domaine de Saint-Cloud qu'un petit, tout petit morceau de journée. Mais de souvenirs en découvertes, la jolie lueur, un poil ternie d'avoir trop manqué du concert de Yann Tiersen, a su rejaillir de plus belle, pour m'apporter ma dose de rêvasserie émotionnelle et provoquer au sein même d'un élan de raison qui me disait de me reposer un soupçon, la folie rock & roll qui faisait accroître mon envie et que je ne parvenais plus du tout à faire sortir de mon corps.
La deuxième journée achevée et mon élixir de jouvence fortement entamé -pour mon plus grand plaisir-, je gardais les yeux rivés sur les étoiles d'un parc qui ne dormait désormais plus depuis quelques jours...
Qu'allais-je alors pouvoir espérer de l'ultime dimanche et de ses concerts à foison où les têtes d'affiche se donnaient la réplique?
Le mystère autant que la surprise m'ensorcelaient déjà.

-Livy-

--> Le Myspace de Noisettes <--
--> Le Myspace de The Asteroids Galaxy Tour <--
--> Le Myspace de Billy Talent <--
--> Le Myspace de Yann Tiersen <--
--> Le Myspace de The Offspring <--
--> Le Myspace de Calvin Harris <--
--> Le Myspace de Faith No More <--

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08 septembre 2009

Rock en Seine, 28 août 2009

Rock_en_Seine_2009

Version 2009, sortez les mouchoirs et débouchez-vous bien les oreilles car vous aurez droit une fois encore aux détails les plus infimes du festival Rock en Seine, où je me suis rendue avec avidité pour la deuxième année consécutive, arborant fièrement cette fois mon pass 3 jours qui, je ne le savais pas encore, allait avoir raison de ma santé pour un bon moment, mais certainement pas de mon enthousiasme débordant!
Outre en effet, l'aspect poussiéreux un tantinet abrasif et les comas éthyliques à foison qui m'ont semblé plus présents que l'an passé (oui je sais, c'est moche l'alcool ^^), le domaine de Saint-Cloud se préparait à abriter en ce joli week end ensoleillé de fin d'été des moments hors du temps, des expo-photo et shooting d'artistes décalés, des stands comme s'il en pleuvait et surtout trois scènes de concert pour trois ambiances, scrupuleusement montées une semaine à l'avance, avides d'accueillir quelques instants emplis de musique, de rêves, de déconvenues comme de découvertes.
Un beau programme, 300 000 personnes et une première journée qui affichait "complet" grâce à sa tête d'affiche nommée Oasis... No commen't!
Mon agoraphobie allait une fois de plus être mise à rude épreuve pour affronter le meilleur du pire dans une bonne humeur des plus sincères cependant -et parce que je suis un peu maso par moments- mais j'étais loin encore d'être au bout de mes surprises.
Et si ce 28 août fut chargé en émotions fortes, ce devait, à défaut d'être la meilleure journée, la plus complète de toutes, me laissant au final sur une excellente mise en bouche pour un week end qui ne faisait que commencer.

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Vendredi 28 août 2009

Je ne saurais revenir sur l'organisation ni le contexte du festival en lui-même ou encore le magnifique domaine qui nous a accueilli (du moins, il paraît qu'en temps normal, c'est plutôt fort joli...) car à peu de choses près, il était en tout point similaire à la session précédente de 2008, jusqu'au stand Guitar Hero qui ne désemplissait pas et au bus Levi's quasiment impénétrable, et je vous renvoie ainsi, dans toute ma paresse, à un billet bien ancien à présent, figurant [ici] mais qui clôt à merveille ce premier point.
C'est ainsi sans plus attendre que j'entre dans le vif du sujet, à savoir cette première journée de festival qui s'est doucement mise en place en milieu d'après-midi.

Pas la motivation nécessaire ce jour-là pour me précipiter à temps et courir voir les concerts (pourtant attendus) de Just Jack puis Keane qui, sur des scènes différentes, introduisaient de bon ton le festival mais j'ai eu le privilège de faire une arrivée plutôt festive sur la musique joviale des Yeah Yeah Yeahs! que je ne connaissais que de nom jusqu'à présent et qui, sans me fasciner, ont tout de même eu le don d'attiser bonne humeur et curiosité de ma part. Le set étaient déjà bien entamé sur la scène de la Cascade lors de mon incursion parmi les gens alors je ne peux me prononcer en totale objectivité mais l'aspect musique alternative/indie-décalée voire un brin électro m'a beaucoup plu du peu que j'en ai entendu, et les morceaux qui s'enchaînaient ne m'ont pas tous paru semblables les uns aux autres, souci récurrent aux groupes que l'on ne connaît pas bien la plupart du temps...
Qu'on se la dise alors, je tenterai une nouvelle approche du groupe incessamment sous peu.
Pas de temps à perdre cependant puisque traversant le parc au pas de course parmi la foule déjà trop compacte, je filais droit vers Amy MacDonald (enfin, façon de parler hein ^^) qui n'allait pas tarder à se produire sur la grande scène.

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Amy_MacDonald

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Amy_mc_Donald_2

Amy MacDonald donc. Et là, très agréable surprise pour mon premier concert "entier" de la journée qui n'a pas entaché une seconde l'image  positive que je me faisais de la demoiselle et de sa musique, bien au contraire. Comme mes playlists ont pu le montrer, j'étais déjà conquise par l'album mais le live l'a carrément transcendé, permettant une approche toute autre de ses titres, beaucoup plus rock & roll précisément et dans laquelle, Amy, visiblement très à l'aise, s'est donnée à fond, offrant à son public une performance aussi tonique que naturelle, et ce, dans une légèreté toute féminine, pour un soupçon de glamour...
On connaît pourtant mon aversion pour les concerts en plein jour qui perdent toujours un peu de leur intensité et me laissent sur ma fin mais je ne jouerai pas les langues de pie cette fois: la vérité, c'est que j'ai réussi de suite à rentrer dans son univers, oublier qu'à côté il y avait tout plein de festivaliers, et jusqu'à m'y sentir comme chez moi!
Ainsi, de singles ultra-médiatisés en morceaux que je connaissais pas mais que j'ai pris plaisir à écouter, je me suis laissée bercée agréablement, toute contente que j'étais de m'apercevoir que les artistes pop-rock plutôt softs au demeurant peuvent avoir la belle capacité de nous offrir un live sacrément dynamité, sans lassitude ni longueurs mais avec la verve rock que j'aime tant voir et entendre en concert.
Une standing ovation pour la jeune femme s'impose alors... et critique des critiques, quand tu nous tiens, qu'elle abandonne au plus vite sa toute nouvelle blondeur au profit de ses jolis et habituels cheveux bruns, sacrebleu!

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Madness

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Madness_1

La course à la musique en veux-tu, en voilà, elle continue!
Retour à la case départ, scène de la grande cascade, non pas pour flâner mais plutôt enchaîner d'emblée sur un deuxième concert "entier"... C'est que j'étais encore en forme moi, en cette première journée, d'autant plus qu'à l'image du nom du groupe, Madness représente un peu l'emblème de la folie ska des années 80 et du son qui détonne. Vous avez dit folie? J'adore... 
Et lorsque par-dessus tout vous avez un meilleur ami complètement addict et bondissant de partout avant même d'assister au live, expliquez-moi donc comment manquer cela?
Pour ma part, et à l'exception de quelques morceaux très connus qui ont eu l'audace de me faire bondir de joie à mon tour sitôt qu'ils ont retenti, ce fut avant tout un grand moment de découverte, mais alors de la sacrée découverte pardi!
Un show, un vrai, avec des artistes absolument déjantés (tous mes respects au trompettiste trapéziste, la tête à l'envers, eurk ^^), un public plutôt 80's et déchaîné, un set orchestré à la perfection et l'acoustique qui suivait carrément.
Du bon, du très bon concert, délirant à souhait, dans une ambiance incroyable, gentiment hystérique et surtout conquise, où j'ai pu humer le vrai bonheur -en même temps que la poussière- à pleins poumons.
Et toujours ces incroyables artistes de Madness, du haut de leur grand âge (parce que j'aime toujours exagérer) qui nous ont tous scié avec une performance qu'aucun petit jeune ne saurait égaler, dans une dynamique de jeu tout bonnement hallucinante.
Mais s'ils ne le savaient point encore, leur prestation magique  qui était déjà à elle seule un miracle, ne faisait pour eux que commencer ce soir-là...

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Vampire_Weekend_affiche

Vampire_Weekend_groupe

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Vampire_Weekend__2_

Un peu plus en dilettante, le concert des Vampire Weekend auquel j'ai assisté sur la grande scène, recevra moins d'éloges de ma part, sans doute parce que je l'ai suivi avec une attention un peu moindre mais également parce que malgré la nuit tombante (très bon point ^^), il n'a pas su, à mon humble avis, donner suffisamment d'intensité pour attiser l'esprit rock au maximum. Qu'à cela ne tienne, la prestation était tout à fait honnête et sympathique, même que j'en ai un peu dansé, mais comme je suis exigeante, ça n'a pas suffit à me combler. Le live manquait d'originalité en soi et les morceaux de l'album se suivaient bien sagement, sagesse qui ne m'a que moyennement plu, vous vous en doutez.
Bien sur, le public enthousiaste peuplé de fans suivait largement quant à lui, notamment sur "A-Punk" ou encore "Cape Cod Kwassa Kwassa", de quoi nous faire repartir pour un tour, sauter allègrement quelques instants et s'exalter un brin (eh oui, on n'est pas venu pour rien), mais pas de quoi fouetter un chat non plus!
A la fin, je crois bien que j'ai juste fini par m'asseoir sur la terre battue l'herbe peu verdoyante et profiter, les yeux mi-clos, d'une petite trêve doucement rock and roll, survenue bien à propos pour combler le premier coup de fatigue de cette folle journée.
Ça tombait bien, la suite allait se révéler pour moi un tantinet plus physique!

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Bloc_Party

Vous aurez reconnu les loustiques de Bloc Party, ceux-là même qu'à mon plus grand désarroi j'avais manqué en concert en février dernier et qu'il fallait donc impérativement que je vois envers et contre tout.
Envers et contre tout, ça veut dire assister au show toute seule, comme une grande, quand votre meilleur ami, après une longue et intense réflexion préfère à tout bien y penser s'engouffrer dans une file d'attente de 40 minutes pour récupérer dîner et bière à volonté ^^
Mais qu'à cela ne tienne, on n'est pas vraiment seul au beau milieu d'une fosse, même qu'il y fait fort chaud et que les gens sont parfois très tactiles avec vous (horreur!)...
Ceci étant, en dehors de ces petits désagréments passagers amusants ainsi que de l'herbe que j'ai passivement fumée pendant une bonne quarantaine de minutes ("Stone, the world is Stone..."), Bloc Party a tout simplement donné le meilleur de lui-même sur la scène de la grande cascade en présentant une set-list au son punk rock/électro enflammé et sensuel à la fois, provoquant l'engouement évident de milliers d'adeptes qui reprenaient en choeur les mélodies bien connues et même les autres, joyeux désordre confus et alcoolisé que j'ai tout simplement adoré tant cela tendait à surpasser toute forme possible et existante de réalité.
C'était un peu du grand n'importe quoi parmi la foule mais surtout du plaisir à l'état brut sur scène, tant et si bien que le cumul des deux offrait ce moment hors-normes auquel il faut impérativement assister pour mieux s'en imprégner.
Quant au groupe, fidèle à son image et à sa "fucking" bonne musique jusqu'au bout, il a su apporter au sein de la nuit un aspect chaleureux durant tout le concert additionné à un réel charisme, une aura, un "je ne sais quoi" qui l'a fait rayonner et que je supposais déjà avant même de le voir en live. Bloc Party peut ainsi se targuer d'un succès bien mérité alors que tous déjà attendaient la tête d'affiche du jour, Oasis...

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Oasis_annulation_du_concert

21H30 environ et un achat du mythique tee-shirt de Rock en Seine plus tard, je traînaille parmi les stands encore toute émoustillée par Bloc Party, n'y vois strictement rien parce que ce n'est guère éclairé et me pose finalement dans un coin de la pelouse détruite pour récolter les fruits de la longue et douloureuse attente du meilleur ami:
Un dîner comme il se doit, hot dog et bière, de la gastronomie avérée!
Déjà les gens se pressent vers la grande scène, surexcités. Oasis doit commencer son concert à 22h et une bonne place dans la fosse se paie chère à grands renforts de coups de coudes et de pieds! Partout, on voit des drapeaux anglais (et bretons, comme durant toute la durée du festival d'ailleurs, j'aimerais des explications ^^), ça parle fort et ça s'agite. Nul doute que la grande tête d'affiche du jour et de Rock en Seine fait tourner bien des têtes.
Moi, je reste calme. Oasis, je les ai déjà vu et ils étaient tellement peu motivés sur scène à l'époque que leur prestation m'avait déçue; C'était en 2005, j'appréciais pourtant le groupe à la folie mais ils avaient joué à Bercy la carte de la promo à fond, dédaignant le public et se laissant aller à un concert des plus conventionnels, quelques tubes connus à l'appui, un brin de nouveauté sans trop en faire et puis c'est tout.
Horrible sacrilège pour moi qui en attendais tant...
Mais soit. Là, je me dis qu'ils vont sans doute pouvoir se rattraper. Par ailleurs, trouvant Dig out your soul, leur nouvel album, sacrément bon (avouons-le!), je suis simplement curieuse de voir ce que le live du soir va bien pouvoir apporter de nouveau.
Ils sont la vedette de la journée quand même!
Alors, entre deux frites et une gorgée de bière (et parce qu'en festival, j'ai la top-méga-classe attitude), j'entends le haut-parleur et la voix d'un homme... Tiens donc, le même qui avait annoncé un an plus tôt, presque jour pour jour, le désistement soudain d'Amy Winehouse. Malédiction!
Sur le mode badin, il décline un texte, plutôt humoristique au demeurant, à la "Vous connaissez Liam et Noel, ils ont l'habitude de se battre... eh bien là, figurez-vous qu'ils se sont battus..." et bla, et bla. J'en rirais presque parce que les mots s'y prêtent un peu, jusqu'au:
"Ils ne joueront pas ce soir, leur tournée est annulée et le groupe est officiellement dissous."
Effet de choc. Plus un bruit sur le parc, rien.
Pas d'insectes non plus, ils ne sont pas fous à s'aventurer dans de telles contrées!
Juste quelques sifflements et des murmures.
Alors il y a mon meilleur ami qui lui, n'étant pas franchement venu pour eux, me susurre que connaissant la réputation sulfureuse du groupe, il fallait s'y attendre et se retire dans son hot-dog, un peu blasé. Et puis il y a moi, moi qui n'y crois absolument pas, qui pense à une blague, comme la plupart des festivaliers d'ailleurs et qui attend quand même parce que là, c'est un peu trop pour être vrai... Oui mais.
Quand survient le sinistre moment des panneaux d'affichage lumineux qui font exploser la nouvelle au grand jour de part et d'autre de la grande scène, la vérité explose, la révélation est lourde de conséquence, personne n'en mène large et là, c'est le drame (bis).
Le remboursement! Le remboursement!
Ça crie et s'éparpille...
La foule devient folle, plus dépitée qu'énervée à vraie dire, mais complètement désemparée.
Je réalise soudain que je suis en train d'assister à un véritable moment d'anthologie:
La dissolution en direct live du groupe Oasis, là, tout juste sous mes yeux, et si j'ai bien la déception de ne pas les avoir revu une dernière fois, il y a une partie de moi qui, que je le veuille ou non, se montre sacrément émue quand même.
Eux, ce sont les morceaux forts de mes quinze ans, mes premiers chagrins d'amour sur Morning Glory, mon adolescence et mes débuts à la guitare. Alors quelques instants, et bien plus que pour la demoiselle Amy l'an passé, je demeure immobile et abasourdie.
Oasis après tout, ont été à eux tous seuls une part de ma vie...

Il y en a qui crient, "Le festival est maudit" et l'on se met à plaindre les organisateurs parce que du lourd à ce point pour le premier jour, c'est un peu rude à bien y penser.
Pourtant, Rock en Seine continue et ce sera les infatigables de  Madness, encore et toujours eux qui vont les remplacer...
Changements techniques de dernière minute, déplacement des instruments, réglage du son. Beaucoup de temps de perdu, une attente un peu longue et mon impatience qui n'a pas tenue. C'est ainsi que je n'ai pas récidivé car de surcroît, je les avais déjà vu dans l'après-midi. Mais je sais de source sure que leur second concert fut une vraie merveille, encore plus incroyable que le premier, et a été pour beaucoup une véritable révélation, puisque, acceptant de jouer encore et de donner le meilleur du ska dans une motivation pour le moins accrue, certes bien plus cette fois, Madness a su faire dégager de son show acrobatique et cinglé toute l'énergie qu'il fallait pour faire oublier la fraîche déception de l'annulation et a littéralement déchaîné les passions en enflammant la grande scène pour le dernier moment de la soirée.
Un pari difficile à relever mais qu'ils ont, semble-t-il, totalement surmontés!

Quant à moi, je reste sur l'image de deux petites anglaises éplorées juste après la nouvelle, laissant traîner à terre le drapeau britannique, les yeux embués de larmes et le corps droit mais inerte, tandis que je quittais la fosse déjà bien vide de la grande scène.

Mais comme je ne tenais pas à finir la soirée sur une note un peu ternie, je me suis encore offert quelques grammes de bonheur...

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Oceana

C'est ainsi que je me suis vue assister en partie au concert d'Oceana, une jeune artiste soul au talent avéré et au jeu de scène aussi talentueux qu'imprégné, dont je ne connaissais qu'un titre jusqu'alors, le fameux Cry cry, mon illustration vous l'aura fait deviner!
Comme beaucoup d'autres, j'aurais du être en cet instant en pleine fosse d'Oasis et ce live-surprise que je n'aurais jamais du voir était donc bien inespéré. Cependant la jeune femme, dotée d'une prestance singulière, un brin mystique, gagnait progressivement le public un peu éparse de la scène de l'industrie et malgré l'heure bien avancée déjà et la déception qui régnait encore de part et d'autre sur le festival, elle a su puiser au-delà pour trouver une inspiration, la sienne, sensible et authentique, aussi mélancolique que poétique et divulguant parfois de grands moments d'énergie dans un souffle dansant  pour repartir ensuite de plus bel sur l'aspect nostalgique de son album, absolument charmant.
Nul doute alors que ce fut une jolie programmation que celle-ci, toute en finesse et pleine d'une élégance groovy savoureuse, histoire d'alléger avec une grande classe les petite touches de tristesse de la soirée.
Une découverte pour laquelle je ne me serais pas imaginée tant envoûtée mais le premier soir s'est ainsi achevé, dans l'allégorie et l'afflux d'émotions que ce dernier show provoquait en moi et je m'éloignais déjà vers Boulogne, toute abasourdie de ma journée que j'étais, tandis que le set d'Oceana au loin, continuait de raisonner et tendait à sa fin...

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Il en reste une première journée forte, intense, riche et belle,
Mais les premières journées ne le sont-elles pas toujours?
Je suis subjective d'instinct et je me le demande bien...
Une envie de tout voir, tout faire, tout entendre, et s'en mêler, s'en approcher, aller au contact comme si le temps nous était compté et que les jours suivants n'allaient assurément pas être assez longs pour y arriver.
Alors, bercée par des concerts qui m'enchantaient ou peu ou pas mais surtout passionnément, enivrée et saoulée dans ma propre sobriété, je me sentais à mon aise au beau milieu de la foule, sensation étrange et peu familière pour moi certes, mais qui me rappelait doucement l'an passé, la rêverie déjà subie, et l'évasion par la musique comme l'une des choses que je ne saurais ni ne pourrais manquer...
Plus familièrement, le même mal de pieds, les mêmes odeurs de kebabs et de bières mêlées, et l'aspect poussiéreux à souhait du lieu, petit bonus 2009 dont je me serais bien passée, me faisaient réaliser l'ampleur de l'évènement et de là où je me trouvais, tout simplement.
C'était irréel, sans doute de la science-fiction ou une parenthèse fantastique qui ne peut durer mais qui de par son éphémère fait accroître une imaginaire beauté.
Et en ce 28 août alors, rien de vraiment concret. La perfection n'était pas de la partie tout comme Oasis d'ailleurs, et les quelques fausses notes pouvaient bien retentir pour certains comme une malédiction de plus, mais je les percevais plutôt comme un aspect humain et imprévu des incidents... Petits désagréments qui à bien y penser, n'épargnent personne et tendent aussi bien à la vie quotidienne qu'aux rassemblements géants.
Rien de grave mais juste l'existence, tout bêtement.
Et je m'en suis ainsi allée, toussant et crachotant, le glamour au placard mais la musique sur un piédestal, décidée plus que jamais à profiter d'un week end qui allait être peuplé de haut et de bas, je le savais déjà (et puis il n'aurait pu en être autrement), mais qu'est-ce que cela pouvait bien faire après tout, pourvu qu'il demeure magique, et dans la mesure où il m'avait d'ores et déjà permis de vivre d'attrayants concerts et un moment d'anthologie en direct.
Portée alors par une énergie que la fatigue elle-même ne saurait égaler, je me suis vue poursuivre à rythme effréné la ferveur du festival, évidemment loin de Saint-Cloud et des portes du parc, et faire la fête jusqu'au bout de la nuit, sans même l'once d'un souci ou d'un quelconque regret.
Oui, décidément, le week end le plus rock & roll de l'année était de toute évidence bien commencé avec cette première journée somptueuse et je me fichais absolument royalement de tout le reste et du prix à payer!

-Livy-

--> Le Myspace de Just Jack <--
--> Le Myspace de Keane <--
--> Le Myspace de Yeah Yeah Yeah! <--
--> Le Myspace de Amy Macdonald <--
--> Le Myspace de Madness <--
--> Le Myspace de Vampire Weekend <--
--> Le Myspace de Bloc Party <--
--> Le Myspace de Oasis (!) <--
--> Le Myspade de Oceana <--

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27 août 2009

La playlist d'Août

Nano_Chromatic

M - Le roi des ombres
Little - J'ai peur
Eels - Fresh feeling
Justin Nozuka - Criminal
Empire of the sun - Walking on a dream
Data - Rapture
Mando Diao - Dance with somebody
Gnarls Barkley - Gone Daddy gone
Foreign born - Into your dream
Fightstar - Mercury summer
Cage the elephant - Ain't no rest for the wicked

Franz Ferdinand - Can't stop feeling
Brothers Martin - The missionary
Kasabian - Underdog
Muse - Uprising

° ° °

Si parfois je me noie et peine à garder la tête hors de l'eau, fatalité avérée d'une fille aux mille et unes idées, les bulles d'air, quant à elles, persistent bel et bien dans leur intemporalité, et elles sont la musique comme je suis la noyée.
Libres, folles et indépendantes, elles flottent dans mon océan de troubles pensées et distillent leur joie éternelle à coup de mélodies que, sans scrupules, je kidnappe avec avidité.
Nous y sommes enfin arrivés! La voici, la playlist d'Août, et même sans la mer, ni le sable, ni les cocotiers, rien ne saurait l'empêcher d'être habilement dynamitée.
Suivant ainsi un fil conducteur aussi fluide que limpide, elle se plaît à faire des vagues, à l'endroit même où les morceaux s'entrechoquent avec entrain.
L'été, en serait-ce la fin? Et dans ma tête, le début de tout, ou bien celui de rien?
Je fredonne quelques notes... L'état d'esprit me plaît.
Les nuances s'éparpillent en des contrées paradoxalement nouvelles et familières mais qui, je le sais d'avance, seront à même de me satisfaire.
Alors, dans l'incohérence de rêves qui tombent à l'eau ou d'espoirs qui émergent, le mois d'août emporte avec lui le tsunami d'un supposé désordre intérieur et sa musique, joli sevrage à la force poétique, retentit de plus belle.
Oui, j'entends le son des sirènes au beau milieu de l'écume qui s'évapore.
Un son voluptueux et enivrant... le son du mystère. Clair et inquiétant.
De l'imprévisible tout simplement, des nuits blanches répétées et mon univers ouaté où la folie me guette et m'attend...

Soyez-en cependant ravis. Dans mes délires les plus instables comme dans ma frénétique rêverie, du rock et de l'insolite, je peux vous assurer qu'il y en aura aussi!

-Livy-

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27 juillet 2009

La playlist de Juillet

Nouvelle_pub_ipod

Felipecha - Un petit peu d'air
Guillaume Cantillon et Doriand - On aimerait bien
Grégoire - Ta main
Pascale Picard - Smillin'
Your Vegas - Christmas and me are through
Milow - Ayo technology
Charlie Winston - In your hands
MGMT - Kids
Franz Ferdinand - No you girls
The Fratellis - Chelsea dagger
Switches - Drama queen
La Roux - Bullet proof
Teddybears - Cobrastyle
Iggy Pop - Lust for life
Deftones - My own summer

° ° °

A l'image de mon habituelle fantaisie, on pourrait supposer que cette playlist insolite nous dévoile son incohérence tout autant que ses nouveautés/anciennetés dont elle nous assène à la pelle et qu'elle se plaît ainsi à faire revivre dans un joyeux désordre les bons vieux tubes oubliés tout en n'omettant pas quelques savoureuses découvertes. Mais détrompez-vous vite cependant car si les derniers mots sont avérés, pour le reste il n'en est rien.
Mûrement réfléchie et fraîchement établie, je me suis accordée ce plaisir inavouable de la faire monter en puissance le plus progressivement du monde, légère ébauche de morceaux doux et rêveurs à savourer comme je les aime pour en venir à une intensité plus flagrante dotée d'un côté transgressif non négligeable, attitude rock de rigueur... C'est que ce n'est pas comme si me laisser aller à l'envie d'aventureux pogos me faisait peur!
Philosophie de comptoir alors, je me laisserais bien tenter à penser que les tendres mélodies qui m'emportent à mes rêveries en continu et s'intensifient tout du long de la playlist pour finalement se transfigurer totalement seraient comme une sorte de fragile métaphore de ce que je souhaiterais le plus ardemment pour mon été.
Un démarrage en douceur parsemé d'idéaux et d'utopie d'une vie meilleure qui pourrait laisser sa place à un instant de concret, plus passionnel et fulgurant, majestueux, impétueux et naturellement imprévu, dans l'euphorie de la nouveauté.
Ainsi, tandis que l'Inconnu m'appelle, ma boule magique, quant à elle, me le dirait bien:
"Le sort en est jeté."
Et si je reste assurément en état comateux et abstrait tandis que l'horloge du temps tourne sur un été aussi curieux qu'imparfait, mes rêves demeurés intacts attendent et espèrent, peut-être pas si vainement après tout, leur absolution au travers d'une étrange alliée nommée musique...

-Livy-

BONUS
Une playlist spéciale en hommage à Michael Jackson (1958 - 2009)
Au travers de quelques uns de mes titres favoris,
Des morceaux incontournables qui ont bouleversé le cour de la musique pop,
Enchanté mes jeunes années,
Et ne nous quitteront décidément jamais.
Il était "The King of the Pop" et le restera désormais.
RIP
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Thriller
Billie Jean
Beat it
We are the world
Black or white
Heal the world
You are not alone
Earth song
They don't care about us
You rock my world

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28 juin 2009

La playlist de Juin

Nano_publicit__2

Alain Bashung - Sur un trapèze
Tom Poisson - Pédalo
Clarika - Bien mérité
French Avenue - Elle me dévore
Keziah Jones - My kinda girl
Lenka - The show
Lily Allen - Who'd have known
Sliimy - Wake up
Dan Black - Yours
Pony Pony Run Run - Hey you
Shaka Ponk - How we kill the stars
Anberlin - Feel good drag
Green Day - Know your ennemy
Kaisier Chiefs - Good day, bad days
U2 - Magnificent

° ° °

De la sensualité, de la créativité et surtout de la folie comme s'il en pleuvait.
Je le voulais ainsi mon début d'été et les évènements se succédant sans traîner, l'élaboration de la playlist de juin s'en est trouvée passablement chamboulée.
C'est que la fin du printemps arrivée, ma vie, à l'image de notre changeante météorologie, a subi anticyclones et dépressions de plein fouet, du bon comme du mauvais, rendant d'emblée la musique aussi essentielle que tourmentée.
Alors cette dernière, ainsi affranchie des règles et fuyant de plus bel la banalité, envoie au diable l'intolérance pour mieux nous toucher; la musique s'appelle liberté.
Elle transgresse la normalité mais sans heurt, et avec délicatesse et subtilité s'immisce dans un univers de toute beauté.
Les mondes imaginaires et autres paysages artistiques singuliers se fondent à la croisée des chemins, faisant déborder leur instinct créatif dans un joyeux remue-ménage qu'ils mettent en commun. Je m'en délecte de la sorte au fil de morceaux anxiolytiques à souhait tandis que dans un soupir, je me pose mille et une questions sur un été encore incertain.
Mais qu'adviendra t-il donc demain?
Je verrais sans doute résider mes réponses à elles seules quelque part au beau milieu de cette éloquente playlist qui me suit depuis début juin.
Période subliminale... Quelques petits maux pour un très grand bien.

-Livy-


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11 juin 2009

Martin Solveig à l'Olympia... C'est la vie!

MS_C_est_la_vie Martin_Solveig

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Il a la tête de "Monsieur tout le monde" à l'exception près qu'il n'est comme personne.
Et sa musique, tout comme son personnage, génère ce petit côté imprévisible qui révèle toute l'ampleur de sa créativité, amenant dans la foulée une véritable touche de génie qui pour un peu, se dissimulerait presque dans la normalité. Mais que nenni!

Lui? C'est Martin Solveig, notre DJ de renom "so frenchy", plutôt ciblé "house music" et qui s'est emparé il y a déjà un bon moment de la scène électro mondiale pour la modeler, la façonner à sa façon et finalement la transcender totalement.
Avec David Guetta, Bob Sinclar ou encore Laurent Wolf, il fait partie des plus grands et multiplie ses prestations à l'échelle internationale. Pourtant, bien loin de se cantonner à de simples shows de musique électronique ou de balancer des sets répétitifs, le sieur Solveig a plus d'un tour dans ses platines et n'a de cesse de se renouveler, de bien s'entourer et d'innover, développant une tendance multiple, étrangement avant-gardiste et grand public à la fois. Une spécificité qui le rend en quelque sorte incontournable pour les adeptes du genre mais aussi pour tous les autres, avides de découvertes musicales.

C'est ainsi avec brio qu'il nous a offert en ce début de juin un concert spécial et surtout rarissime, le temps de se produire pour une seule (enfin deux, comptez la date supplémentaire) soirée dans la non moins célèbre salle de l'Olympia, accompagné exceptionnellement de tous ses musiciens, proches et acolytes qui l'ont suivis toute sa carrière durant et continuent d'en faire autant.
Ce concert unique valait évidement son pesant d'or et méritait pour la peine que je prenne la plume afin de vous en faire un "léger" condensé.

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Oui parce que force est d'admettre qu'on n'a pas vraiment l'habitude d'assister au concert d'un DJ... Concert et DJ, seraient-ce deux mots qui pourraient s'accorder?
On aurait plutôt tendance à voir le premier mixer sans peur et sans reproche jusqu'au bout de la nuit, platines à l'appui et casque vissé aux oreilles. Alors en festival en plein air, le concept pourrait encore paraître crédible sous couverture de faux-airs de technival, mais imaginez-vous donc que ce DJ se retrouve dans une salle mythique et qu'il se lance sans fil de sécurité en acoustique dans un show endiablé où l'accompagnent certes sa table de mixage mais aussi une batterie, une guitare ou un piano?!
Du jamais vu pour un moment tout bonnement hallucinant.

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Inutile alors de vous dévoiler mon attrait évident pour cette soirée mémorable car si j'aime les concerts atypiques dans leur globalité, celui-ci l'était bien plus encore et je me suis vue sincèrement comblée, oscillant entre un show habituel -de très bons morceaux en prime- et une ambiance évidemment dansante, à presque en frôler la boîte de nuit mais sans les mauvais aspects de la chose. Le visuel quant à lui demeurait sans failles puisqu'attrayant, proposant un show haut en couleurs, des jeux de lumières et stroboscopes puissants ou encore des néons propres à l'emblème du dernier album de Martin Solveig, C'est la vie.
Il ne faut pas oublier non plus qu'on était à l'Olympia, c'est-à-dire une salle climatisée à l'acoustique irréprochable et tous ces petits riens ont sans aucun doute contribué beaucoup à la réussite de ce show hors du commun.
Beaucoup oui, mais pas seulement...

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Selon moi, un concert réussi est avant tout un travail de fond, entendez par là le fruit d'une implication totale de la part des artistes, une communion avec le public et une envie furieuse de se produire sur scène afin d'être là à savourer le moment présent, tout en ne manquant pas de dévoiler de véritables talents artistiques.
Une notion qui n'a en rien échappé à Martin Solveig puisque je ne saurais que dire si ce n'est que cette soirée était un véritable petit bijou, nous offrant une richesse et une pluralité musicales exquises, doté d'une intensité incroyable.

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Les morceaux se succédant ont donné lieu à une sorte de concert "best of" comme je les aime tant puisque lui et ses musiciens, fougueux et imprégnés, ont revisité une partie importante du répertoire de l'ami Martin, privilégiant d'avantage peut-être les derniers albums pour la raison évidente que certains morceaux étaient moins facile d'adaptation que d'autres en mode "acoustique avec musiciens".
Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, tous les morceaux à succès qui avaient fait fureur dés leur sortie dans les bacs étaient au rendez-vous et ils ont laissé sur leur passage un vent passionné pour un public aussi déchaîné que conquis, jolie foule en émoi qui saute et danse au son de la musique et du sol décidément très rebondissant de l'Olympia...
Hystérie totale devant Rejection, Rocking Music, C'est la vie!, Something better, 1 2 3 4, Jealousy, I want you pour du bonheur comme s'il en pleuvait au demeurant.

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Ceci étant, loin d'appliquer des sets conventionnels de musique électronique et de s'y tenir du début jusqu'à la fin du show (même si là était tout de même l'attrait principal évidemment), la mixité et la recherche de musicalité se trouvaient également au programme, laissant place à une diversité culturelle des plus passionnantes au sein même de morceaux qui tendaient aussi bien vers l'électro que d'autres genres, notamment quelques phases "afro" vraiment plaisantes et entraînantes à souhait. C'était sans doute d'ailleurs le but d'un tel concert plutôt que d'un simple mix puisque Martin, libre comme jamais et affranchi de nombreuses contraintes, pouvait emmener son public dans de vastes contrées qu'il lui aurait été parfois difficile d'exploiter de la sorte en boîte de nuit.

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C'est ainsi qu'il s'est entouré pour son show de très bons musiciens et de chanteurs/chanteuses aux voix puissantes et à la créativité évidente, ceux-là même qui ont contribué aux enregistrements studios des morceaux des différents albums et des clips de surcroît. Une raison supplémentaire alors d'apprécier ce moment si peu conventionnel qui, au beau milieu d'une électro-house efficace comme jamais, se voyait transformer par quelques notes d'une reprise d'un morceau de Nirvana, un trémolo jazzy, une séquence r'n'b ou une chanson tribale, le tout entonné par des artistes passionnés avec Martin Solveig en personne en première ligne, impliqué dans son concert, le mixage, les chorégraphies et le chant comme vous n'en avez pas idée. (multitâche, le garçon ^^)
Et les surprises ne s'arrêtaient pas là. Je repense tout particulièrement à son ami "from Chicago" venu interprété quelques titres et dont la voix singulièrement envoûtante lui donnait d'emblée des similitudes avec le talentueux Buckshot Lefonque... une vraie merveille.

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La soirée se déroulant alors dans l'harmonie la plus déjantée possible (eh oui) n'a laissé aucun répit à l'ennui ou aux longueurs qu'on observe parfois -surtout dans la fosse- à un moment donné où fatigue et lassitude viennent à nous gagner.
Seulement là, c'était simplement impossible. L'alternance des morceaux entraînants (en grande majorité) et des plus lents était aussi pertinente qu'efficace, le concert d'une longueur raisonnable, et l'engouement du public se révélait ainsi dans toute sa splendeur à mesure que sur scène, les petites touches magiques de talent se bousculaient.

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J'en retiens également un Martin Solveig très humble à notre égard et sincèrement touché par son spectacle à l'Olympia, ce qui m'a permis de l'apprécier d'avantage encore, en sa qualité d'artiste certes mais aussi d'être humain. Et si j'ai appris à appréhender et à découvrir son univers musical progressivement au cours de ces dernières années plutôt que sur un coup de coeur intense mais fugace, il me semble à présent inutile de préciser que je ne le regrette nullement et que le jeudi 4 juin s'inscrit d'emblée dans les moments forts de 2009, du moins jusqu'à présent.

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Alors il est vrai que j'attendais beaucoup de cette soirée, avec un gros point d'interrogation plutôt plaisant à la clé d'ailleurs (électro en acoustique... Mais quésaco?), seulement si je ne savais pas vraiment ce qu'on allait me présenter au demeurant, je n'en suis que plus transcendée à présent.

Un concert d'une grande rareté m'avait-on dit, oh que oui, mais à cela j'ajouterai l'adjectif "inoubliable" sans tarder.

-Livy-

-->Le Myspace de Martin Solveig <--
--> Le Myspace de In the Club <--
La première partie très appréciable du concert,
A tendance pop rock avec un soupçon d'électro,
Et surtout fort sympathique...
A découvrir au plus vite ;)

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C_est_la_vie_

 

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30 mai 2009

Cocoon à la Maroquinerie

Cocoon

Dans la série des concerts qui s'enchaînent comme il se doit, j'ai achevé le mois de mai un vendredi 22, par celui de Cocoon à la Maroquinerie de Paris dans un état d'esprit décontracté des plus plaisants, pour une soirée printanière parsemée à la fois de finesse, de convivialité... et surtout de ukulélé!
En somme, une bonne dose de folie bien amenée m'attendait là-bas et si je portais déjà le groupe dans mon coeur jusqu'au moment du concert, cette joyeuse ambiance ne fut pas pour me déplaire, loin de là.

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Oui parce que Cocoon, souvenez-vous, était ce groupe qui avait sorti un clip vidéo aux alentours de 2007 [On my way] où ses deux membres distillaient leur pop/folk mémorable tout en se baladant à dos de panda. Et moi, rien que cet aspect là m'avait conquise d'emblée. Il y avait cette musique à la fois douce et entêtante qui m'obstinait et l'univers artistique en lui-même qui semblait se démarquer d'une pop/folk plus traditionnelle au moyen d'un imaginaire des plus décalés mais sans trop en faire, plutôt joueur mais jamais provocateur et attachant de surcroît. Peut-être faut-il rajouter aussi que j'aime bien les pandas...
De là en tout cas, est partie toute ma considération pour ce duo d'artistes et c'est avec plaisir que je les ai vu cumuler les morceaux de talent au fil des mois au sein d'un album drôlement intitulé My friends all died in a plane crash et que je ne peux que vous recommander, tant par sa douceur que par son univers à l'humour acéré.
Sur scène en revanche, j'ignorais totalement ce que nos deux compères pouvaient donner mais les critiques positives m'incitaient à m'y intéresser. Soit.
La Cigale, c'était déjà complet mais pour la Maroquinerie en revanche, j'ai eu droit à une salle que je ne connaissais pas encore et pour l'accompagner, un billet tout beau, tout prêt et qui m'attendait...

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Pas déçue du voyage alors c'est indéniable, même s'il m'a fallu, pour ce faire, parcourir toute la capitale et que je n'étais pas hélas à cet instant dans une forme éblouissante.
J'ai cependant aimé le concert et plus encore, tout autant que l'ambiance inconnue de la Maroquinerie qui m'a surprise par sa convivialité pleine de charme, le sourire de tous ses occupants et la diversité du quartier de Ménilmontant.
Arrivée (comme souvent) juste après la première partie, je me suis retrouvée au beau milieu d'un joyeux remue-ménage où il n'y avait ce soir-là pas vraiment de scène au demeurant mais où les deux membres de Cocoon jouaient à même la fosse, entourés de toute part de leur public, conquis d'avance, qui se pressait autour d'eux et n'avait de cesse de répéter en choeur les paroles de leurs chansons.
Un vrai moment ludique que celui-ci à presque se croire lors d'une grande réunion entre amis... Des va-et-vient perpétuels entre le bar et la salle, des bières qui se croisent et s'entrechoquent, des moments passés au frais à se dégourdir les jambes dans la cour intérieure, vagues bavardages de circonstance avec des inconnus et même un tampon d'encre sur ma main! Tout ceci était plutôt inattendu mais décidément plaisant pour un type de concert encore différent.

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Et parlons-en donc du concert!
Un frêle instant de bonheur, de ceux où l'on ne voit pas le temps s'écouler.
Le show se déroulait en deux parties, la première étant consacrée à l'album bien connu du groupe afin d'échauffer le public comme il se doit tandis que la seconde tendait à présenter le nouvel opus de Cocoon, dans les bacs courant 2010. (Patience...)
Cette structure bien amenée a forcément contribué à créer des moments forts, tant par leurs chansons-clés qui ont d'emblée déchaînées les passions que la pluie d'inédits qui nous est tombée dessus comme par magie.
Alors, m'agitant avec ferveur en pleine salle, à taper des mains et fredonner des onomatopées, ou assise dans un coin à savourer les mélodies, je me suis prise à rêver, de tout et de rien, mais juste m'évader en pleine Maroquinerie comme si j'étais simplement dans mon lit!
Les morceaux étaient doux et agréables, dégageant au sein même de leurs pitreries comme un parfum de folle et espiègle rêverie. Ils se suivaient, connus ou inconnus, en s'accordant parfaitement dans une mouvance qui a fait la renommée de Cocoon et continuera, je l'espère, pendant encore un bon moment.
Vagabondant alors d'une découverte à une autre, je me suis presque surprise à apprécier d'avantage la seconde partie réservée aux nouveautés car j'ai trouvé que ces morceaux à peine prêts, joués peut-être deux ou trois fois en live seulement, se trouvaient en parfait accord avec la philosophie des personnages du groupe, de leur état d'esprit, et tout en apportant un léger changement, gardaient une cohérence incroyable au sein même de leur univers. Parfois aussi, comble du bonheur, il y avait quelques hésitations sur les chansons et des rires qui fusaient... Le genre de concert naturel qui joue à merveille de son imperfection pour mieux la sublimer et plus encore, nous charmer.
N'allez pas penser cependant qu'entendre Chupee, On my way ou encore Owls en direct live m'a laissé insensible pour autant. Dans ces moments, l'interaction entre Cocoon et le public était aussi palpable qu'intense, tellement d'ailleurs qu'on en perdait presque son latin et que tout le monde finissait par chanter joyeusement. Ces titres, maintes et maintes fois entendus, à la radio comme dans des publicités, m'avaient tellement transportés au fil des années que les écouter en live était une sorte de victoire aussi incongrue qu'insensée et de toute évidence, c'est sans déception à la clé que je m'en suis délectée.

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Mais portant l'écriture de ce billet sur l'évasion et la musicalité toute en finesse d'un groupe passablement débridé, je pourrais tout aussi bien vous parler d'eux...
Des vrais bavards que les membres de Cocoon, sympathiques comme vous n'en avez pas idée et passant avec légèreté d'une anecdote à une autre, d'une boutade à quelques bons mots tout en rameutant leur joyeuse bande de musiciens et copains de label pour l'occasion...
Un réel show alors qui valait tant par la qualité de ses morceaux que par les interludes où s'ils n'avaient de cesse de parler, les sourires et les mots se faisaient toujours de bon ton. Déridant ainsi un public cosmopolite (et qui n'a pas manqué de participer, certains ayant même eu le privilège de monter sur scène et de jouer avec les membres du groupe!), ils ont parsemé aux quatre coins de la salle leurs petites mélodies accrocheuses dans une liberté des plus totales, sans grand spectacle ni effets, mais juste avec simplicité.
Et autant vous prévenir que le concept a plus que fonctionné!
C'était plutôt joli par ailleurs que de voir deux musiciens sans leur scène s'entourer de gens et se prêter au jeu avec beauté. Inhabituel c'est certain, et parsemé d'originalité.

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Je ne manquerais pour rien au monde par exemple de vous évoquer quelques unes de leurs reprises surprenantes au beau milieu de leurs propres chansons, telles Hey Ya! de OutKast, Kung Fu Fighting de Carl Douglas ou encore Rehab de Amy Winehouse.
Une bulle de folie supplémentaire pour parsemer leur univers d'une touche épicée, à en faire chanter toute l'assemblée. C'était bien vu et addictif à souhait... De toute évidence, ils auraient eu tort de s'en priver car le show s'est de suite vu monter d'un cran sur l'échelle de l'intensité.

Que deviendrait ce billet enfin si je ne mentionnais pas la tenue de la demoiselle, toute de Castelbajac vêtue, portant une robe trapèze pailletée où figurait un panda géant stylisé, symbole récurrent du groupe. Et vous pourriez bien vous dire que ce n'est là qu'un détail inutile mais, sans m'avancer,  je la lui aurais bien subtilisée ^^

°

La conclusion de tout cela me paraît alors somme toute assez évidente: Cocoon nous a offert un concert impeccable, tamisé et sans fioritures mais au moyen de voix justes et bien placées et d'une musicalité avérée. Il n'y avait pas de fausses notes en soi, pas de "hic" ni de "oups"... Seulement des étoiles qui s'illuminaient dés qu'ils chantaient ou qu'ils parlaient.
J'apprécie vraiment chez eux ce petit côté décalé/imparfait et leurs mots plein d'esprit que je ne leur connaissais pas encore mais qui m'ont littéralement subjugués sur le moment. Leur monde imaginaire est en effet aussi intriguant que fascinant. Il les laisse affranchis de toutes contraintes mais les fait se parer d'une aura évidente et d'un charisme si différent qu'on l'aime de suite ou bien que l'on critique tant... En bref, ce concert était si simple et si facile qu'il en demeurait tout bonnement impressionnant.
Et je ne saurais que vous dire à présent si ce n'est de réserver vos places pour leurs prochaines apparitions live, si tant est que la salle soit très petite, qu'il y ait beaucoup de monde et que, plongés tout comme moi dans un état d'esprit rêveur qui tend joliment à l'utopie ironique (si, si, ça existe ^^), vous vous réfugiez dans vos pensées les plus bohêmes....

-Livy-

--> Le Myspace de Cocoon <--

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Ukul_l_

Je joins au billet cette magnifique image de ukulélé parce que d'une part, c'est l'instrument fétiche de Cocoon, du moins celui qui a fait une partie de sa renommée et dont il se sert souvent, et que d'autre part, j'ai tout naturellement craqué à la boutique en fin de concert et m'en suis dégotée un!
Il est tout chouette ce ukulélé, même qu'il est écrit "Cocoon" dessus et je n'en suis pas peu fière. Je pourrais presque me prendre pour Julien Doré à présent... A l'exception près que je ne sais absolument pas m'en servir pour l'instant et que je l'accorde avec grand peine mais est-ce donc si important?
Je viens tout simplement de trouver la nouvelle torture auditive de mes voisins...
Et maintenant, en attendant que j'apprenne à en jouer comme une virtuose (ce dont je doute un peu à vrai dire),  je suis parvenue à dénicher un tout nouvel instrument et un élément décoratif à souhait pour mon petit appartement.
Heu-reuse ^^

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22 mai 2009

La playlist de Mai

Green_2

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Olivia Ruiz - Elle panique
James Morrison - Wonderful world
Jason Mraz et Colbie Caillat - Lucky
Yodelice - Sunday with the flu
Cassettes won't listen - Freeze and explode
Carolina Liar - Show me what I'm looking for
Depeche mode - Wrong
Radiohead - 15 step
Creature - Pop culture
Pink - Sober
Linkin Park - Leave out all the rest
Framing Hanley -Lollipop
Ben Harper et Relentless seven - Shimmer and shine
The Hives - Try it again
Jet - Put your money where your mouth is

° ° °

En mai, fais ce qu'il te plaît... C'est que je n'allais pas me gêner non plus!
Vous commencez tellement bien à connaître le concept de mes playlists, leur incohérence, leur imprévisibilité et tout ce qui les caractérise, que je me devais de satisfaire une fois encore un soupçon de curiosité bien placée pour ce mois-ci.
Aussi vous ai-je laissé pêle-mêle une quinzaine de morceaux, comme à mon habitude, immortalisant la musique dans un petit instant de magie partagé au moyen d'une fugacité des plus trépidantes.
De cette façon, ma petite touche printanière musicale à moi se veut aussi subtile que volubile et entraîne ses notes rebelles échappées des partitions sur des chemins hasardeux, peuplés de mystères, de rêves et de nouveaux horizons.
Du rock? Assurément oui, mais pas seulement...
Au pays de la musique, l'éclectisme ne se développe t-il pas tout en beauté?
Les mélodies guident alors mes pensées et je me laisse entraîner dans de lointaines contrées.
Sensation étrange. Je perds le contrôle et je perds pied.
Le printemps, toujours, me guide dans Paris à l'aveuglette ou sur les quais, laissant derrière lui un arrière-goût de jolies chansons fredonnées et d'inspiration pour mon carnet d'idées, le temps d'une balade qui fleure bon l'authenticité...

-Livy-

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