Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

31 août 2008

Blog Day 2008, c'est reparti!

Blog_Day_2008

Ding. Dang. Dong.
Le 31 août a sonné, la tradition perdure.
Je me dois donc, avec une concentration quasi-religieuse et un engouement sans faille, de citer dans ce billet cinq blogs qui ne sont pourtant ni des blogs-amis, ni des blogs-habitués figurants déjà dans ma liste de liens mais qui par leur découverte récente, leur charme indéniable, leur intérêt, leur originalité (ou les quatre à la fois!) ont fait en sorte d'attirer mon attention, sans doute plus qu'il se devrait.
Soit.
Je ne suis peut-être qu'un petit-blog-bleu-pas-du-tout-connu dans la blogosphère mais ce sera pour ma part mon second "Blog Day" (en ayant entre-temps changé de plateforme) et j'en suis toute émue... ou du moins je fais comme si, parce que toutes ces histoires de partager des blogs et des idées, c'est constructif, c'est sympathique et puis surtout, ça me plaît bien ^^
J'ai longtemps hésité cependant à me lancer dans le méchant "Blood Day" cette année, me sentant d'attaque et d'humeur à critiquer tout et n'importe quoi et surtout parce que c'est un brin plus drôle et sarcastique, oui mais... c'est que la rude tâche de sélectionner seulement cinq blogs-néants nous a vite découragé dans l'aventure, ma paresse légendaire et moi et qu'au final, je préfère tout de même vous faire partager mes petites lectures quotidiennes favorites via mes amis les flux RSS.
Vous savez, toutes ces lectures matinales, l'ordinateur allumé au saut du lit, une tasse de café à la main qui penche dangereusement vers le sol et l'esprit tout embué de sommeil encore, mais qui vont vous tenir captivé plus longtemps que vous l'auriez souhaité devant le divin écran et irrémédiablement vous mettre en retard pour le reste de votre journée, espèce de vilain geek!
Eh bien, c'est ça le Blog Day et ses dérivés fatals ^^
Et en témoignage de ma bonne volonté, je m'y colle de ce pas...

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° La tête dans les pages °

Un véritable blog, net et bien conçu, pour les passionnés de lecture et autres espions, fervents amis des pages en papier qui fleurent bon l'imprimerie et glissent entre les doigts, en panne de bonnes idées.
Ici, les livres se suivent sans se ressembler, dans des thématiques variées et attrayantes, et qu'on partage l'avis de l'auteur ou pas sur le sujet, on finit toujours par y trouver son compte et faire son choix parce que les oeuvres à parcourir ne manquent pas et que les quatrièmes de couv', extraits, ou ressentis personnels nous mettent bien souvent l'eau à la bouche sans même qu'on s'en aperçoive.
Une petite mine littéraire donc, aussi bien renseignée qu'elle est organisée, et à découvrir de toute urgence dans tout ce qu'elle a de diversifiée.

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° Galileo: Un jour, une photo... un blog °

C'est juste l'histoire d'un blog photo, tout simplement beau.
Sur l'idée basique d'un cliché par jour (pas toujours respectée cependant), on se laisse prendre au jeu du voyage, de l'évasion, de la couleur ou du contraste dans une vision assurément différente du monde, souvent plus proche du rêve que de la réalité mais dans un souci artistique sans cesse renouvelé.
Les détails gagnent en importance tandis que les moments capturés sur le vif narguent une trop morne existence.
Et on y trouve au final toutes sortes de photographies de la vraie vie, plus ou moins réussies, plus ou moins parlantes, mais toujours dotées d'une certaine réflexion et d'une profondeur avérée avec en prime, des titres accrocheurs et bien trouvés.
Un petit rayon de soleil au quotidien, même lorsque le noir et blanc resurgit au détour d'une photographie...

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° Simone de Bougeoir °

Le titre du site et nom de l'auteur révèle à lui tout seul un véritable monde de drôlerie, de clins d'oeil et d'originalité, et ce serait sans parler de son contenu, absolument irrésistible...
Décalé à souhait, icône de dérision et d'humour, Simone de Bougeoir est un blog à part, un blog inclassable, un blog "électron libre" et c'est pour ça qu'on l'aime.
Les billets, souvent très courts, dévoilent avec instinct et détachement un quotidien rendu plaisant par une écriture qui l'est encore plus et l'on se prend avec tendresse, un sourire au coin des lèvres, à parcourir des pages et des pages sans se lasser une seconde, s'immiscer dans quelques tranches de vie, d'auto-moquerie charmante et de billets improbables qu'on ne se serait jamais vu écrire soi-même... même si à bien y réfléchir, on le regrette amèrement!
Une perle rare dans le monde de la blogosphère.

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° Caroline Daily °

Mes choix du "Blog Day" ne seraient rien sans un blog de fille, un pur, un dur, un vrai et celui-ci, au sein d'une ambiance on ne peut plus girly, est le fruit d'une véritable modeuse, regorgeant de trouvailles en tous genres qui ne réconcilieront certainement pas les jeunes demoiselles à mon image avec leurs bonnes résolutions de freiner un peu leur folie du shopping.
Ici, on franchit d'emblée -et pour notre plus grand plaisir- les portes du royaume de la mode, des bons plans et autres tendances accrocheuses qui ravissent à coup sur au détour d'une page ou d'un billet.
Des trucs et astuces aux idées à petits prix, des produits de luxe aux interviews très lookées, l'ensemble se montre diversifié et attrayant au possible, le tout sur un nombre de pages inconsidéré, source d'un bonheur féminin toujours intact.
Pas étonnant donc de s'y retrouver et s'y perdre, encore et encore... et encore!

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° Ra7or °

Parce que perdue dans mes paradoxes, j'aime bien m'attaquer à mon opposé, quoi de plus tentant que d'évoquer, juste derrière un blog girly, "le quotidien masculin" dans toute sa puissance, que je l'avoue et c'est un scoop, je lis régulièrement.
Un vrai plaisir en effet, en tant que fille, d'investir pour quelques pages l'univers viril de Ra7or, empli comme il se doit d'une forte dose de testostérone et d'évidemment m'en délecter, entre deux billets sur le sexe, les filles et l'alcool et trois sur les trucs à roues et à toit plus communément appelés voitures.
J'exagère le tableau évidemment parce que c'est loin d'être aussi plat et que le blog entier est à prendre au second degré, d'autant plus qu'au fond de moi, l'idée de m'attaquer à la vie et l'intimité de nos mâles me plaît bien, ça donnerait presque envie d'intégrer leurs vestiaires, tiens ^^
Plus sérieusement, j'aime le côté drôle, "droit au but" et zéro prises de tête du blog ainsi que le franc-parler en guise de ligne de conduite, très masculin justement et sans tomber dans l'idiotie pour autant! Bref, à mille lieues de ce que je lis de coutume de subtil, imagé et nuancé.
Un changement sympathique et radical pour une dose de bonne humeur assurée, le must donc pour conclure ce Blog Day 2008, hélas déjà fini...

-Livy-

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26 août 2008

I love VDM

VDM

Perdu au beau milieu de la toile, il existe un petit site qui fait beaucoup parler de lui et que j'ai découvert il y a bien des mois déjà.
Un site tout ce qu'il y a de plus simple mais dont le slogan ne peut que faire réagir:
"Ma vie c'est de la merde, et je vous emmerde."
Avec cette intro de choc, le ton est lancé, le message on ne peut plus clair, la couleur annoncée...

Amis des mésaventures en tout genre,
Pierre Richard du quotidien,
Adeptes de la faute à pas d'chance,
Habitués des grands moments de solitude,
Logés à l'enseigne de la maladresse,
Cocus,
Dépressifs,
Chômeurs,
Blondes,
Belges,
Esseulés,
Abîmés par la vie,
Fervents pratiquants du cafard,
Et autres combattants acharnés,
Ce site est fait pour vous!

VDM -traduisez littéralement "vie de merde" -  propose à chaque internaute lambda d'écrire et ainsi partager ses mésaventures de la vie quotidienne avec la toile, tous thèmes confondus, le tout dans l'humour et la dérision.
Véritable pied-de-nez aux petits et grands tracas de la vie, ce site à prendre au second degré est une petite perle de drôlerie, un grain de bonne humeur de chaque instant et assurément le meilleur remède contre les coups de blues passagers.
Le temps d'arrêter un instant de se morfondre, cesser de broyer du noir, relativiser, et se dire qu'il y a toujours plus malchanceux que soi quelque part dans le merveilleux monde de la malchance...
Fichtre, que c'est bon ^^

-Livy-

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---> VDM - Le site <---
+ 20 morceaux choisis +

"Aujourd'hui, ma copine me dit qu'elle avait quelque chose d'important à m'annoncer ce soir. Je viens de voir à l'instant sur Facebook qu'elle a rejoint le groupe "Je suis célibataire et c'est la classe totale."

"Aujourd'hui, c'était le spectacle de printemps de l'école primaire. Entouré d'élèves de cm2 et de 6 enseignantes, ma mère me serre dans ses bras et me dit à forte voix: "C'était très bien mon grand gamin, maman est très fière de toi!" J'ai 38 ans et je suis le directeur de l'école."

"Aujourd'hui, mon ex m'appelle, il me demande "Je peux passer?" Pour avoir enfin la paix, je lui dis "Non je suis dans le train, je pars pour une semaine chez ma grand-mère, désolée". Il me répond "Mais je t'appelle sur ton fixe!" Je suis restée sans voix."

"Aujourd'hui, mon petit frère m'a encore dit "Je t'aime pas". Me voyant triste, mon père le gronde: "On ne dit pas ça à sa soeur, il faut que tu t'excuses." Moi, grand sourire, j'attends la réponse de mon petit frère. "Je suis désolé... mais je t'aime pas!"

"Aujourd'hui, je vois un ami dans la rue. Lui ne me voit pas et, pour plaisanter, je lui téléphone. Il sort son mobile de sa poche, soupire et ne répond pas."

"Aujourd'hui, je dis à mon copain d'un air coquin "Lorsque tu vas prendre ta douche, je te rejoins!" Il a fermé la salle de bain à clé."

"Aujourd'hui, j'arrive au boulot avec trois heures d'avance et de bon train. La secrétaire de direction me dévisage et me demande "Tu es encore là?" et moi de répondre "Oui, comme d'habitude". Mon contrat s'est terminé vendredi dernier, j'avais oublié."

"Aujourd'hui, suite à la perte de mon portefeuille Vuitton, j'ai reçu un courrier. "J'ai trouvé votre portefeuille. Je vous renvoie donc vos papiers d'identité mais je garde votre portefeuille qui est très joli. C'est bientôt l'anniversaire de ma femme!"

"Aujourd'hui, je vais chercher pour la première fois mon fils à l'école. La maîtresse qui ne me connaît pas me raconte que le petit Maxime a raconté à sa classe qu'il avait vu sa maman prendre un bain avec un monsieur hier soir. Je suis le père de Maxime et je suis rentré de voyage ce matin..."

"Aujourd'hui, je fais du baby-sitting chez quatre petits garçons remuants. Au bout de deux heures de combat acharné, j'arrive enfin à les mettre au lit. Je leur demande ce qu'ils veulent avant de s'endormir et l'aîné me répond "Tu peux raconter une histoire où tu meurs à la fin?"

"Aujourd'hui, tout fier, je rembourse à mon père une somme important qu'il m'avait prêté. Quelques minutes plus tard, mon père m'appelle de la banque et me dit "Il y a un problème avec le chèque, tu l'as libellé à l'ordre de 'Papa' ". J'ai 41 ans..."

"Aujourd'hui, juste avant de commencer notre câlin, mon copain qui est informaticien a cru drôle de s'écrier "Ouvre tes ports USB, voici mon périphérique!"

"Aujourd'hui, je viens de recevoir deux sms de mon mari, 9h54 "Ne m'attends pas ce soir, plein de taf, je risque de finir hyper tard. Biz, je TM" et à 9h48 "Vivement ce soir, je rêve de ce moment avec toi depuis longtemps. Pas de soucis pour ma femme, je taffe tard on aura tout le temps. Je TM."

"Aujourd'hui, pleine de bonne volonté et malgré la pluie battante, je décide de faire faire une grande balade à mon chien. Je prends la laisse, mon parapluie et je sors. C'est seulement au bout de 200 mètres que je réalise: j'ai oublié le chien."

"Aujourd'hui, j'étais dans le métro avec une copine et j'ai flashé sur un mec. Ne sachant pas comment l'aborder, je lui dis: "Salut. Avec ma copine, on a parié 10 euros que tu me donnerais ton numéro!" Le mec me regarde, glacial, et me répond "Dis à ta copine qu'elle a gagné 10 euros."

"Aujourd'hui et depuis deux semaines, je prépare ma copine à la rupture en lui sortant de méchantes vannes. Depuis deux semaines, elle me trouve super rigolo."

"Aujourd'hui, j'ai passé la nuit entière sur le canapé du salon à lire un bouquin en attendant que mon homme rentre de sa sortie entre potes. Ce n'est qu'à 6h du matin, lorsque j'ai été me coucher, que je me suis aperçue qu'il dormait dans notre lit."

"Aujourd'hui, je passais un entretien d'embauche dans une école de musique. Je sors ma guitare de son étui et constate avec horreur que des amis ont cru drôle de la remplacer par une guitare de Guitar Hero. Merci les mecs..."

"Aujourd'hui, j'étais au restaurant avec mon petit copain. Je le regarde fixement dans les yeux et lui dis: "Dis-moi la première chose à laquelle tu penses en me regardant." Lui: "Je peux finir ton steak?"

"Aujourd'hui, suite à une réflexion de ma copine sur ma force, j'ai acheté deux haltères de 10kg pour faire de la musculation. Je crois qu'elle a eu une bonne idée puisque je n'arrive toujours pas à desserrer les pinces sur les côtés qui tiennent le poids de la barre!"

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28 juin 2008

Stress. No stress. That's the question.

A l'origine, il y avait Stress, ce morceau controversé...


justice stress (official video)
envoyé par 75_prod

Un clip vidéo du duo français Justice réalisé par le sulfureux Romain Gavras de Kourtrajme et qui a créé une réelle polémique sur la toile, de toute évidence pas encore achevée.
Il faut dire que les "gentils" Justice nous avaient habitué l'été dernier et tout au long de l'hiver à des couleurs fluos et des clips électro-acidulés à l'univers fort sympathique et accueillant.

--> Dance <--
--> DVNO <--

Quelle stupeur donc de les retrouver en mai dernier dans un univers sombre, cruel et ultra-violent, à mille lieues de leur registre habituel...
Alors coup de pub sur fond de dénonciation ou provocation gratuite?
Les questions se suivent et restent en suspens et tandis que certains crient au génie, d'autres appellent au drame, évoquant, parmi d'autres arguments, le côté raciste du clip.
C'est que Stress, outre le fait qu'il soit le fruit d'une réalisation soignée pour ne pas dire impeccable et qu'il reflète au mieux cette angoisse latente dans un morceau que je ne cesse d'apprécier, se révèle à la fois brutal et malsain, sans délivrer selon moi un message clair et concis.
Cette histoire de violence urbaine gratuite surtout a ce côté dérangeant et sectaire qui ne semble pas, de toute évidence, le plus propice à une dénonciation dans les règles de l'art, bien au contraire.
Par ailleurs, que cherchait vraiment Justice en proposant un clip "engagé" ne ressemblant en rien à leur image initiale et qui allait obligatoirement créer le choc?
Interviewés, les membres du groupe auraient évoqué l'aspect artistique qui selon eux avait été mal interprété et un effet médiatique qu'ils n'imaginaient pas aussi important.
A la télévision cependant, nulle trace du clip Stress puisqu'il est tout bonnement interdit et circule seulement sur internet.

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Mais parce qu'une bonne polémique ne serait pas complète sans la dérision qui l'accompagne, la vidéo-parodie de Justesse nommée No stress est un petit bijou d'humour, fidèle à l'original mais dans la plus parfaite caricature...


Justesse No Stress (Parodie du clip de Justice)
envoyé par Lesairsavif

No stress créant à son tour un buzz internet depuis peu permet alors une approche légère du premier clip, le rendant moins oppressant et moins polémique par la même occasion, puisqu'indéniablement, il prête à rire.
Une bonne façon de dérider l'atmosphère pesante provoquée précédemment et d'illustrer ainsi la sempiternelle question "Peut-on rire de tout?" dans la joie, la bonne humeur et avec Christophe Maé en fond sonore ^^

-Livy-

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29 avril 2008

Tu fais quoi ce week end? Je freeze!


Freeze in Paris - Frozen
envoyé par richardying

Lorsque le phénomène des Flashmob a débuté, je rêvais secrètement d'y participer, partant du principe que depuis toujours l'insolite guide ma vie, que le ridicule ne tue assurément pas et que la petite dose de sourire que je tente d'y apporter chaque jour ne pourrait que s'en trouver renforcée...

~ ~ ~

Pour les néophytes du sujet, les Flashmob ont tout d'abord été lancés aux Etats-Unis vers 2003 pour ensuite faire le tour de tous les continents, rencontrant un vif succès à la fois auprès des participants et de leurs témoins.
Il s'agit en fait d'une "mission" (préalablement préparée et organisée avec soin sur internet) qui s'effectue dans un espace public dégagé et amène une foule de gens assez importante à effectuer dans un timing des plus précis des actes a priori dénué de sens (bataille d'oreillers géante, mouvements de gym synchronisés, immobilisation générale sur le sol, prononciation d'onomatopées et chants en tout genre, lancer d'objets etc.) avant de tous se disperser, laissant derrière eux des gens ébahis.
Le tout se présentant à la fois comme un moyen de communication convivial et artistique, nouvelle forme originale de théâtralité, de contestation et d'occupation de l'espace urbain dans une sorte de rapprochement des gens qui ne se seraient probablement jamais rencontrés et créant par la même occasion des buzz à répétition.

~ ~ ~

Peut-être alors avais-je envie de ce côté "performance artistique" attrayant à souhait, additionné d'un grain de folie en place publique. De glisser un soupçon d'impromptu dans une journée banale et de tenter quelque chose d'inédit à mille lieues de mes sorties parisiennes habituelles.
Bref, une légère touche de fun dans un monde paisible modifiant ainsi le fil du temps ainsi que la perception de la "normalité" l'espace de quelques instants...
L'occasion ne s'étant pas présentée à l'époque pour moi et l'effet de mode s'estompant un brin avec les années, je n'y songeais presque plus. Et voici que par chance, le renouveau du phénomène a été marqué au cours de ces derniers mois par la nouvelle tendance "Freeze", c'est-à-dire une immobilisation de masse soudaine, qui s'est abattue d'abord à New York puis dans une gare de Londres et enfin sur notre belle capitale au Trocadéro, le 8 mars dernier.
Il aurait été plus que dommage alors de manquer une fois de plus l'évènement. Et c'est tout naturellement que j'ai remédié au problème le week end dernier, dans un élan de motivation évident ;)

~ ~ ~

Ce samedi 26 avril donc, ambiance printanière et soleil de plomb.
La météo favorable déride les parisiens et accentue une bonne humeur trop souvent oubliée.
Un attroupement en face d'un Starbuck en plein coeur de Paris donne l'impression d'une sorte de réunion improvisée.
Des tracts qui se promènent et circulent de main en main.
Un homme étrange en K.way rouge.
Des gens atypiques, souriants, déguisés, porteurs d'accessoires curieux
D'autres qui se fondent dans la masse... mais pas tant que ça.
Ajouter à cela quelques touristes, saltimbanques s'époumonant et autres promeneurs du dimanche (le samedi, il y en a aussi ^^) pour que le tableau soit complet.
Fous rires et brouhaha, dégustation de glaces, flâneries dans les boutiques...
Beaubourg en ligne de mire.
Une vue sommes toute dégagée pour une expérience de toute beauté.
Vous l'aurez compris, il s'agissait bien d'une nouvelle Freeze que la Frankette Team avait organisé via Facebook sur la place du centre Georges Pompidou à Beaubourg dans une ambiance sympathique et très festive.
Surprise des surprises et pas des moindres, la Freeze en question ne se contentait pas d'arrêter le temps quelques minutes, immobilisant les volontaires puis les libérant de leurs poses respectives, mais présentait également de fortes allures de Flashmob à l'ancienne puisqu'elle se présentait en quatre temps, une fois les participants arrivés sur place:

- 5 minutes pour se figer (et 5 minutes, l'air de rien, c'est long à tenir croyez-moi) dans des positions anodines ou beaucoup mieux, en faisant preuve d'un esprit surréaliste/dadaïste avéré.
- Une farandole humaine folle autour du pot géant devant Beaubourg durant laquelle les participants devaient chanter à tue-tête sur un air bien connu:
"Lundi matin, Magritte, Dali et le p'tit Klein..."
- Une chenille zig zag pour s'éclipser en saluant la foule bien évidemment.
- Un lieu de rendez-vous pour prendre un verre en "happy hour" où les flashmobbeurs ont eu l'occasion de se retrouver s'ils le désiraient.

De quoi provoquer l'hystérie euphorique chez moi, participant à un "tout en un" sans même l'avoir su à l'avance.

~ ~ ~

Roulement de tambour. Annonce du début de la Freeze. 17h30 pile.
Nous avons oeuvré tous ensemble pour un pur moment de partage, délire et projet artistique mêlés.
Peut-être sans nouveauté (projet déjà testé et approuvé) mais avec de la bonne volonté à revendre, de la convivialité comme s'il en pleuvait et de très bonnes idées de la part de certains.
Et alors?
Alors juste yippi! Je l'ai fait!
Pas de quoi se vanter, on était plus de mille dans le même cas... 
Mais l'attrait du concept ne peut que me donner l'envie de participer à nouveau à un évènement du genre aussi vite que possible et dans un état d'esprit plus abouti cette fois-ci parce que sans cesse s'améliorer relève du défi.

~ ~ ~

Mon surréalisme/dadaïsme quant à lui laissait passablement à désirer pour cette fois (lire un Werber à l'envers, c'est artistique ça?) mais j'ai tenu bon malgré tout, sans rire, tousser ni même glousser et pourtant ce n'est pas l'envie qui m'a manqué... Oui car bien sur, les passants non freezés ne nous ont pas loupés, tentant sans cesse de nous déconcentrer en nous parlant, nous titillant et à la longue, j'ai bien failli esquisser un sourire qui m'aurait été fatal.
J'avais pour l'occasion sorti de derrière les fagots mes lunettes noires (top fashion avec ma face de mouche ^^), délicate astuce me permettant ainsi de cligner des yeux et les orienter de toute part sans être vue afin d'observer avec délectation mes voisins de Freeze...
Et puis le temps s'est arrêté.
Cinq minutes sans bruit ou presque.
Les saltimbanques, magiciens et autres jongleurs ne parlaient plus ni n'animaient, comme s'ils avaient disparus.
Le bruit du vent se faisait perceptible et seuls les craquements de pas des caméramans couvrant l'évènement et cliquetis des photographes qui circulaient parmi les flashmobbeurs brisaient la glace.
De temps à autre, un fou rire échappé. Une parole étouffée. Un touriste surpris.
Chuchotements et commentaires.
Et puis plus rien.
Des personnes à perte de vue. De tout âge, de toute nationalité, de tout style.
Mais nul ne dit mot.
Comme un moment apocalyptique en plein Paris, à entendre une mouche voler, un vieux papier se hisser dans le ciel.
Et voir ainsi la ville, MA ville sous un angle totalement nouveau.
L'inattendu.

~ ~ ~

Long sifflement lancinant et soudain, un immense mouvement général, symbole du dégel, où tout le monde s'est mis à rire et applaudir.
Dois-je préciser que les rondes infernales qui ont suivi ne se sont pas passées exactement comme prévues. Si les premières effectuées sagement autour du pot paraissent très étudiées à l'image, c'est que vous n'y étiez assurément pas! Derrière, un peu moins subtils peut-être, nous nous sommes passablement lâchés, oubliant les paroles de la chanson, le sens de la marche et tout le reste mais tournoyant à l'infini sans aucune discipline, à piétiner du verre cassé à tout va, ce qui a fini par ressembler d'avantage à un pogo géant digne d'un concert de hardrock plutôt qu'à une jolie farandole artistique et ce, durant une éternité (il m'a semblé) dans une optique farouche d'autos tamponneuses humaines ^^
Enfin, la chenille finale nous a fait courir comme des p'tits fous nous éloignant doucement du centre de la place Beaubourg (je le dis et le répète, non! le ridicule ne tue pas), s'accrochant au premier inconnu de passage, courant, tournant, décrochant, repartant de plus belles dans les cris et gloussements, à se croire à la foire du Trône à côté d'un manège à sensations.
Un pur moment de grand n'importe quoi dans une allégresse partagée et avec des gens que je ne connaissais même pas.
Je crois bien que j'ai adoré ça.

~ ~ ~

Alors oui, je refreezerai.
A moi les Flashmob, Freeze et autres Free Hugs. Je tenterai le tout pour le tout pourvu que ce soit à Paris et très bientôt.
Dans une préparation digne d'un grand flashmobbeur, créant de l'impromptu avec du réfléchi, calculant une posture à haute dose d'originalité avec peut-être une once de provocation
"just for fun" et me délectant des touristes stupéfaits, je refreezerai parce que le concept me plaît.
Et parce que figée dans un grand bol de folie douce et d'audace, parmi tous ces gens inconnus et qui ne bougent même plus, je me plais plus que jamais à me laisser aller à des rêves d'évasion, juste là, dans un semblant d'immobilisation...

-Livy-
Je figure sur la vidéo
Oui mais où?...

BONUS
-->
Quelques photos de la Freeze <--
-->
Le billet du blog de Richard Ying sur la Freeze <--

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28 mars 2008

Les aventures des Tokyo Motel

Tokyo_Motel

Par moment, je voudrais n'entendre que les morceaux de musique qui me plaisent et me touchent.
Faire de ma vie une sorte de playlist géante à l'image de celles que je publie dans ce blog de temps à autre et la passer en mode "shuffle" à l'infini.
Perdre pied avec la réalité pour m'en aller découvrir des refrains qui me fascinent.
Et ôter les vils morceaux de ma mémoire pour de bon parce c'est effroyablement pénible de se réveiller avec une chanson en tête qu'on déteste mais qu'on a entendu tellement de fois qu'elle est restée gravée là, damned!
Christophe Maé, reprends ton harmonica et sors de ma tête par pitié ^^
Tout ça pour évoquer finalement un phénomène de mode actuel du monde de la musique... ou dérivé.
Un phénomène hurlant, allemand, adolescent.
Un phénomène amusant.
Le phénomène Tokio Hotel.

~ ~ ~

Les Tokio Hotel pour ceux à qui cela aurait échappé, sont ces jeunes à peine sortis de la puberté qui vocifèrent chantent en allemand, se créent un look faussement manga, se prennent pour des rockstars et sont la coqueluche de petites adolescentes-fans en manque de héros à plébisciter.
C'est bien simple, la première fois que je les ai entendu il y a presque deux ans déjà, ils interprétaient "Schrei" leur premier single  et j'ai cru à l'époque à un groupe de filles. Mais on m'a expliqué que leur leader s'appelait Bill et après mûre réflexion, je me suis dit que c'était un nom curieux pour une personne de sexe féminin...
Ils ont surement du muer depuis car j'ai enfin compris que les Tokio Hotel étaient en réalité un groupe de garçons. (si, si, v'là le scoop!)
C'est qu'ils doivent chercher leur identité les petiots, tentant des approches à la fois japanisantes, rock et androgynes, probablement parce que le cumul des trois est à la mode.
Soit. J'aurais juste préféré qu'ils trouvent leur identité avant de se mettre à chanter ^^

~ ~ ~

Mais il faut croire que les jeunettes de quinze ans ne partagent pas mes pensées de langue de pie qui vieillit! Il paraîtrait même que les collégiens/collégiennes choisissent l'allemand comme matière en cours juste pour se sentir plus proches de leur groupe préféré ce qui, je dois l'avouer, me dépasse totalement. D'une part parce qu'au même âge, j'avais piqué une crise à mes parents pour faire de l'espagnol et d'autre part, parce que le côté fanatique ne m'a jamais attiré.
(On n'adule pas un artiste, on l'apprécie pour son art...)

~ ~ ~

Alors les Tokio Hotel, je n'ai rien contre eux hein, mais c'est juste qu'ils me laissent totalement indifférente.
Etat de neutralité total pour moi, contrairement aux critiques qui les encensent, je ne leur trouve rien de spécial, ni d'innovant, ni de charismatique. A la rigueur, je les qualifierais de divertissants...
Leurs mélodies s'écoutent mais ne sont pas le renouveau du rock, non.
Les aimer je peux comprendre mais point trop n'en faut.
A bien y penser, il y a peut-être des centaines de Tokio Hotel qui s'essaient à la musique dans les tréfonds de leur garage et dont vous ignorez jusqu'à l'existence. Et les vrais, quant à eux, ont eu la chance de bénéficier d'un tapage médiatique incroyable. Un tremplin certes, mais qui en a fait un groupe commercial et par conséquent,  goodbye le rock et ses excès... Et ce n'est pas d'une originalité sans limites non plus que de chanter en allemand, réveillez-vous les gens! Il me semble que Rammstein l'avait déjà fait bien avant pour ne citer qu'eux.
En bref, j'ai plutôt l'impression de voir des jeunes sympathiques qui font de la musique un peu rock, y prennent du plaisir et qui se déguisent de surcroît parce que c'est plus fun. Oui, c'est peut-être méchant mais il faut bien l'admettre, l'espèce de hérisson mort que le leader du groupe Bill se trimballe sur la tête de concert en clip et de clip en concert doit être pour lui un dilemme capillaire de chaque instant... D'un côté, ça force le respect.
Et plus encore la compassion.

~ ~ ~

Mais là où le phénomène devient intéressant, c'est quand on découvre sa parodie. Faut-il qu'il y ait eu du bruit autour du groupe pour qu'on en vienne même à la création de sa caricature!
Ainsi, après les Tokio Hotel, ce sont aux Tokyo Motel de voir le jour, crées je crois par l'équivalent allemand de notre Groland français, et qui prennent le relais pour jouer la carte de la moquerie, gentiment critique ou carrément culottée.
Présentés sous formes de vidéos toutes courtes, les épisodes dénoncent aussi bien l'aspect adolescent des Tokio Hotel que l'engouement excessif de leurs fans, leur look que leurs chansons...  Ils en deviennent de la sorte l'objet de nombreuses polémiques parce que les fans du "vrai" groupe ne l'entendent pas de cette oreille. C'est qu'on est fan ou on le n'est pas! Et adulant Bill et ses billeries, ces derniers jugent d'un très mauvais oeil les moqueries au sujet de leur groupe préféré évoquant le manque de respect ou encore l'humiliation.
Et l'exagération dans tout ça, on en fait quoi?
A cela donc, je ne répondrai qu'une seule chose: le second degré est notre ami.
Le pratiquant avec ferveur, je ne pourrai jamais rien faire d'autre que le recommander, il paraîtrait même que c'est bon pour la santé!
Et parce qu'il est bon également de rire de temps en temps, le but de ce billet était tout de même de vous mettre en lien l'une des vidéos en question (libre à vous d'aller regarder les autres si le coeur vous en dit), découverte il y a quelques mois déjà et parce que le coup du citron m'a marqué à tout jamais...
Un jour je vous le jure, j'essaierai!

--> Tokyo Motel <--

-Livy-
en plein second degré...
... ou plus loin encore!
mais dans d'autres sphères :)

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29 janvier 2008

Radio Bistrot: "L'Elysée-Réalité"

Verre_de_vin

Dans la série de sketchs "Radio Bistrot" qu'elle présente chaque semaine dans l'émission TV de Michel Drucker Vivement dimanche prochain, l'humoriste Anne Roumanoff incarne un pilier de bar averti et commente ainsi toute l'actualité [surtout la politique] de façon plutôt truculente.
Son franc-parler si efficace dans l'art du "je dis tout haut ce que vous pensez tout bas" annonce d'emblée la couleur et le slogan qui l'accompagne "Radio Bistrot, le seul média libre et indépendant de ce pays" nous plonge dans l'ambiance, critique et éméchée, des évènements dont on se repaît, aux infos comme au zapping.

Le sketch du 13 janvier 2008 a tout particulièrement connu un franc succès.
Traitant de l'idylle de notre président "pipole" avec Carla Bruni, sujet de conversation d'ores et déjà culte dans tous les foyers de France et de Navarre, il a suffit de cinq petites minutes d'humour pour créer le buzz sur internet.

Il m'était donc impossible de faire l'impasse sur ce moment savoureux,
Et je vous laisse vous en délecter...
--> Ici-même <--


Le mot de la fin:
"On ne nous dit pas tout..."

-Livy-

BONUS
--> "Internet" de Anne Roumanoff <--
Léger clin d'oeil aux anciens de ma famille
Même si le sketch commence à dater...
Comme eux [hé hé]

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22 décembre 2007

Tecktonik: la grande question

Tecktonik


Je m’attarde comme il se doit sur le phénomène du moment que l’on nomme "tecktonik".

[Je croyais qu’on écrivait "tectonique" mais on m’a affirmé que j’étais totalement dépassée et que ça n’avait aucun rapport avec une quelconque histoire de séismes et de mouvement des plaques terrestres. Alors je m’adapte.]

La tecktonik donc, si j’ai bien suivi, est quelque chose de branché et de jeune, crée par des jeunes, pour des jeunes, ce qui peut éventuellement expliquer la totale incompréhension de la part de l’ensemble des autres terriens.

A la base, on prend une musique (électro), un lieu (public de préférence ou une discothèque), un groupe de jeunes et puis, on se met à danser, travaillant sévèrement des jambes et plus encore des bras, dans des moulinets de plus en plus rapides. Accessoirement, on organise des "battle" au cours desquelles les différents groupes de danseurs peuvent s’affronter.

Ce n’est pourtant pas tout car pour être un vrai tecktonik killer, il faut aussi s’habiller et se coiffer en tant que tel. Le slim est de rigueur et tout autre vêtement moulant également, tant qu’il y a au moins un élément fluo dans le lot. Pour les cheveux, on adopte le look coiffé/décoiffé/crête appelé [je crois] coupe "mulet".

Et c’est ainsi que nos jeunes se réunissent pour tecktoniker (n’y voyez surtout aucun mauvais jeu de mot ^^) quand il n’y a pas école évidemment... car sécher, c’est mal, on le sait tous!

Ce mouvement, souvent fortement déprécié, présente tout de même des intérêts notoires qu’il m’a semblé bon de relever. Oui car on critique, on critique et pourtant, je peux vous assurer que la tecktonik possède des qualités indéniables. Voyez plutôt…


  • En tant que femme, si les régimes sont de rigueur, leur régularité est souvent difficile à maintenir dans le temps. Je peux vous assurer alors qu’une petite danse tecktonik  par jour (4 minutes allez, pas plus), c’est l’équivalent d’une bonne série de 50 abdos, une séance de cardio, une matinée sur le rameur et une salade verte. Oui, car non contente de vous faire transpirer comme jamais vous n’avez transpiré de votre vie, vous musclerez par la même occasion votre silhouette, à commencer par vos mollets et vos bras. En huit jours, vous êtes un athlète!

  • Si l’on en suit les conseils avisés du monsieur qui faisait un reportage pour Canal Moins (ici), on peut danser la tecktonik presque partout ce qui est, il faut le dire, vraiment très pratique parce que si tu te mets à faire de la danse classique dans la rue par exemple, il est clair que tu passes pour une tâche! Alors c’est vrai que dans le reportage, ça ne semblait pas très bien fonctionner chez Pronuptia mais en même temps, la robe de mariée n’est toujours pas tendance au Métropolis donc on s’en remettra. Et puis vous pouvez toujours danser chez Axa assurances, la Poste (tout le monde s’en fout!) et Jennyfer (le royaume de la pouffe).
    A noter que Châtelet ou le Trocadéro sont quand même un peu plus dans la mouvance mais bon…

  • Le budget d’un tecktonik killer n’est pas forcément élevé (en vêtements si, mais ça, c’est encore une autre histoire…). Il vous suffit, pour vous faire connaître, de tourner des vidéos "amateur" dans votre garage. Vous disposez bien d’un garage, non? Jey-Jey, quant à lui, a vraiment su gérer le buzz comme un pro, il n’y a qu’à voir le résultat (ici) qui circule sur le net depuis des mois et qui est l’une des vidéos les plus vues par les internautes. Mais c’est vrai qu’en même temps, il n’avait pas que le garage pour lui ce garçon, il savait aussi danser, et ça, à la rigueur, ça peut aider…

  • La tecktonik a une portée spirituelle. On ne sait pas encore très bien laquelle parce qu’on n’y a pas suffisamment réfléchi mais on va finir par la trouver. A tout hasard, je me lance…
    Si je récapitule, c’est un mouvement dynamique porté par une musique dansante et des couleurs toujours plus vives. Tout cela symbolise aussi le côté fortement festif et vigoureux de la jeunesse. Par conséquent, ça véhicule une certaine idée de la joie de vivre et du bonheur.
    J’ai trouvé! C’est en fait inventé pour contrer l’actuel problème du mal-être latent chez les jeunes et ainsi prouver que si, si, ils arrivent à être heureux. Quoi, c’est pas ça?

  • A une époque où les litiges entre voisins sont de plus en plus fréquents, on finit par se dire que la vengeance est un plat qui se mange froid. Et que monsieur Dupont, troisième étage droite, qui nous refait chaque dimanche le coup de la perceuse à 8 heures du matin, ça ne peut plus durer! Mais armé d’un bon caisson de basses et d’une compil’ tecktonik dotée de 18 morceaux de 10 minutes chacun, on peut aisément clouer le bec de monsieur Dupont et de sa perceuse en lui procurant contre son gré, une cure d’électro à haute dose et haut volume dont il se souviendra longtemps (si ça ne le tue pas de crise cardiaque, bien sur). Pour épicer le tout et puisqu’on habite au-dessus de chez lui, on sautille lourdement feignant de danser la tecktonik. Mission réussie. Eviter tout de même de se pointer à la fête des voisins en mai prochain parce que là, ce sera le drame (monsieur Dupont ne la manque jamais ^^).

  • Dernier petit détail : la tecktonik aide à rester jeune. Oui car ce n’est pas installé dans votre rockin chair à vous goinfrer de Ben & Jerry’s, charentaises au pied, devant une sitcom à la manque, que vous vous réconcilierez avec vos rides naissantes et le souvenir de l’ancien d’jeun’s que vous étiez. Mais en dansant toute la nuit puis toute la journée puis re-toute la nuit, tel un invertébré sur fond de musique qui fait boum, vous retrouverez et la philosophie de vos 20 ans, et votre tonus perdu. Mieux qu’une cure de jouvence la tecktonik, je vous dis…

Alors, convaincus?

RDV mercredi après-midi prochain, place du Trocadéro ;)

--> Just Listen <--

-Livy-

…Un grand pardon d’avance à tous ceux qui ne comprendraient pas le second degré…

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13 décembre 2007

Animer l'inanimé

M_tro

Ticket_de_m_tro___Paris

Il y a quelques matinées de cela, prise d'un moment de flemmardise intense, je lézarde devant la télé allumée, viennoiseries à l'appui.
Entre deux chouquettes et un pain au chocolat, je jette un oeil sur les infos qui défilent: météo désastreuse, news express du jour et humour de rigueur,  je comate devant "la matinale", l'émission de Canal+ dont je ne peux désormais plus me passer.

Huit heures bien entamées, la chronique "Tendances" intervient. Reportage à Paris sur un homme déguisé en Tick, le ticket de métro. Je me fige dans un éclat de rire. L'histoire risque fort de m'intéresser.
Cet homme s'appelle Pierre Osawa. Je le vois déambuler dans les couloirs du métropolitain parisien, tout de mauve vêtu. Il exhibe son costume géant, évoque la difficulté d'être composté, se faufile dans les wagons, tente le dialogue avec les passants éberlués...
Le grotesque de la situation s'additionne à un concept proche de la performance artistique.
Une sorte de délire loufoque, plutôt osé.
Je pouffe.

Pierre Osawa se fait interviewer, déguisé pour l'occasion en carte à jouer. Il évoque d'un ton détaché ses performances grimé en pigeon géant, en ying/yang ou encore en ballon de rugby.
Ainsi, au gré de l'actualité ou de ses envies, il se déguise, se change et se modifie. Il est toujours et jamais lui. Il se démultiplie.

Retour éclair sur son idée de base. Il explique sa passion des objets, son envie de leur donner une âme, un vécu, du caractère... Et le concept de naître à travers ce point de départ.
Je m'illumine. Ne serais-je donc pas la seule à partir dans des trips excentriques de vouloir faire vivre mon monde inanimé environnant? De parler aux objets? De les faire bouger comme s'ils étaient vivants?
Y aurait-il finalement des gens plus fous que moi pour faire exister ce concept à l'échelle d'un pays?

Il faut croire que oui et le filon semble déjà bien exploité, Pierre Osawa y contribuant grandement.
Dans un flot de costumes bizarroïdes et quelques instants de folie, les vidéos-montages, mise en sène plutôt délirante de la vie quotidienne, se succèdent et circulent sur internet sous forme de buzz.
On notera surtout ce grand moment de gloire au moment des grèves qui ont immobilisé la France en novembre dernier, lorsque le sieur Osawa, dans son illustre costume de ticket de métro, s'est vu cavaler à travers les rues de la capitale au beau milieu de parisiens sans transports et passablement aigris!

Une sorte d'imposture gentiment innovante qui ne cesse de surprendre et plus encore de me plaire, de par cette idée merveilleuse d'animer l'inanimé.
Les objets régnant en maître sur notre petit monde, on peut à ce rythme, s'imaginer tout et n'importe quoi pour les performances à venir.
Et c'est précisément ce n'importe quoi que l'on attend avec impatience, et pour très bientôt.
Histoire à suivre...

.

++ Plus d'infos ++

Pierre Osawa sur DailyMotion
Pierre Osawa sur Myspace

-Livy-

BONUS
En souvenir humoristique des grèves de Novembre 2007
--> La chanson du dimanche - Petit cheminot <--
Et parce qu'aujourd'hui, c'est un peu la grève aussi...

Posté par livy_etoile à 08:00 - Tout le monde en parle - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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