Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

18 mai 2009

Chuck: geek attitude en plein délire d'espionnage

Chuck

Chuck me!
Je crois bien que j'ai carrément eu un énorme coup de coeur pour cette série.

Pourtant, rien n'était gagné d'avance. Le côté "nerd" de l'histoire évoqué par mon geek de meilleur ami, totalement addict déjà, ne m'ébranlait guère, pas plus que les vagues extraits qu'il avait daigné me montrer et qui se situaient dans un curieux magasin nommé le "Buy more". C'est que les personnages secondaires que je ne connaissais pas encore me semblaient jouer la pantomime dans un état d'esprit de surenchère et tout ce joyeux remue-ménage, sans aucune signification, ne m'inspirait pas du tout, ou encore moins que ça.
Fin de l'histoire qu'on aurait pu dire alors, mais non.

Figurez-vous que je me suis retrouvée par le plus grand des hasards avec les deux saisons de Chuck dans leur intégralité bien mises en évidence sur mon ordinateur (il a de la suite dans les idées, ce fichu meilleur ami ^^) et qu'un soir, dans le noir, juste pour voir, j'ai tenté une approche sans grande assurance de l'épisode pilote, histoire de.
La suite est d'une évidence accablante visant à prouver une éventuelle faiblesse de ma part dans l'addiction vis à vis des séries TV. Pauvre de moi!

Il faut dire que l'épisode pilote était tout bonnement explosif alors bien sur, j'ai explosé... mais de joie. Et de me mettre aussitôt à cumuler les épisodes avec passion, m'emballant pour cet univers d'espionnage remixé à la sauce "geek"et à l'humour débridé.
Un vrai trésor de droguée à la recherche de sa dose en quelque sorte, et que je ne pouvais garder sous silence plus longtemps...

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Chuck_2

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Mais Chuck, c'est quoi au juste?
Chuck Bartowski est un jeune homme brillant mais maladroit, geek passionné d'ordinateurs qui travaille au Buy More, une grande surface d'électroménager et d'électronique, et qui partage un appartement avec sa soeur et le fiancé de cette dernière.
Sa vie, plutôt ennuyeuse, solitaire et dénuée de toute folie, va basculer le jour où Bryce Larkin, son ancien meilleur ami de l'université, lui envoie un mail mystérieux qui contient toute la base de données d'images de la NSA et de la CIA réunies : l'Intersecret.
Aussitôt, il se trouve confronté au cynique John Casey sous couverture de la NSA et à la séduisante Sarah Walker qui travaille pour la CIA. Ces deux-là le recrutent dans le monde de l'espionnage et le protègent tandis qu'il les aide dans leurs tâches. Sa vie, ainsi chamboulée, est alors partagée entre son emploi au Buy More, son désastreux meilleur ami Morgan Grimes et ses autres collègues de travail, sa famille et les missions d'espionnage qui ne se passent jamais comme prévues...

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Chuck_3

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On l'aura compris à travers le pitch, l'univers de la série se révèle excessivement riche, évoquant tour à tour des sujets qui n'auraient a priori rien à voir les uns avec les autres mais qui finissent irrémédiablement par se rejoindre au moyen d'habiles pirouettes de la part du scénariste. En guise de cadeau-bonus, des parodies, des clins d'oeil aux plus grandes sociétés high-tech et de fines allusions à des films, chansons, publicités etc..., délicatement glissées sous forme de répliques au sein de l'ensemble; autant vous dire que les amateurs du genre se délecteront de tant de références.

Chuck sort ainsi des sentiers battus et conjugue avec brio des thématiques improbables qui tendent aussi bien à l'humoristique qu'au film d'action en passant par un petit air de romance qui, à défaut d'être niais (ouf), se révèle plutôt attendrissant.
Loufoque et incohérent, le scénario n'en demeure pas moins palpitant et bien pensé et se base sur une construction solide des gags en béton pour faire ressortir de la série un aspect un brin plus sérieux et des effets spéciaux à en faire pâlir les vraies séries d'action et d'espionnage. C'est ainsi qu'on ne s'ennuie pas une minute, jonglant sur un fil conducteur multiple et sans cesse renouvelé.

De plus, outre les épisodes voués à varier les plaisirs, les thèmes qui s'enchaînent sont excessivement bien dosés et le choix du casting s'avère totalement pertinent.
Au pays de Buy More alors, les rebondissements vont bon train et si Chuck, notre héros en plein coeur de l'action, se révèle être un espion décidément pas comme les autres, maladroit comme pas deux et grand collectionneur de gaffes devant l'éternel (dont il se sort toujours bien), les personnages secondaires, n'en perdent pas pour autant leur importance, dévoilant tour à tour des personnalités aussi surprenantes que touchantes.
Un autre adjectif? On pourrait dire "tordues" aussi (Et je cite Jeff, Lester, Big Mike et leurs compères à ce sujet) mais là encore demeure leur charme inné ^^

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Certes, je sens pourtant les mauvaises langues qui pourraient en arriver à penser que le combo action-romance-humour, dans son efficacité évidente, est commercial à souhait et dans un sens, on les comprendrait bien, moi la première. Mais par chance, Chuck sort indemne de ce vilain procédé parce qu'il n'est pas qu'un simple divertissement télévisé mais aussi une série vraiment unique dont le côté déjanté et décalé, pas franchement exploité de la sorte jusqu'à présent dans d'autres séries de sa trempe, fonctionne à merveille et atteint par la même occasion des sommets de situations incongrues et délirantes.
C'est ainsi qu'on s'y retrouve tous au final, non pas pour la crédibilité de la chose, oh que non, mais plutôt menés par l'envie de sourire ou de lâcher prise, qu'on soit branché espionnage/suspense ou pas du tout d'ailleurs, et si en plus on a en nous ne serait-ce qu'une once de geek-attitude, alors ce n'est plus qu'une histoire de temps pour être converti à la série!

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Il serait dommage également de ne pas mentionner l'aspect musical de Chuck puisqu'il est prédominant, aussi bien dans l'action que dans les scènes impromptues. On sait bien en effet que la bande-son d'une série possède toujours une importance non négligeable mais elle demeure parfois un peu en retrait et à l'instar d'un ou deux titres phares, on n'en retient pas grand chose.

Point de cela ici puisqu'elle se montre dans toute sa splendeur, aussi puissante que diversifiée et procurant à l'ensemble cette inexplicable énergie dans l'enchaînement des scènes, qu'un silence de trop longue durée ou un titre peu approprié auraient annihilé d'emblée.
Les morceaux se suivent donc sans se ressembler, tous styles et toutes époques confondus mais s'harmonisent toujours à merveille avec l'épisode du moment, lui donnant un côté plus attractif encore qui le fait briller de plein fouet. On retrouve ainsi une multitude d'artistes très hétéroclites au sein des deux saisons tels House of Pain, Jet, Band of Horses, Gotan Project, Oasis, The Editors, The Kooks, The Fratellis, The Prodigy, Iggy Pop, Supergrass, Kaisier Chiefs, Bloc Party et encore une tripotée de pointures car figurez-vous que je ne vous en cite même pas le tiers (et qu'accessoirement, j'ai opté ici pour mes favoris ^^).
De quoi faire une sacrée playlist avec le tout, et de qualité de surcroît, qui pourrait s'étendre bien au-delà encore si l'on prend en compte quelques bons vieux tubes à la Chumbawumba ou Les Backstreet Boys, histoire de se remémorer de bons vieux souvenirs ;)
Saupoudrez enfin le tout d'un soupçon de musique classique (Beethoven, par exemple) et de tubes bien bien commerciaux (Lady Gaga, Pussycat Dolls) et vous obtenez une BO d'enfer dont l'éclectisme très prononcé est un atout assuré!

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Chuck_6

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Alors voilà, même en pleine crise, on espère tous malgré tout une troisième saison pour la petite série qui monte, d'autant plus que les derniers épisodes de la seconde se dévorent plutôt qu'il ne se regardent, tant les intrigues à venir promettent d'être captivantes et d'opter pour un changement de direction certain d'autant plus que tout bascule...
Oups, en aurais-je trop dit?
Je pourrais tout autant vous confesser que je rêve chaque nuit d'avoir un intersecret dans la tête, même que ce serait bien pratique pour régler mes problèmes au quotidien.
Par pur hasard, il paraîtrait que c'est impossible dans la vraie vie et que je ne peux pas être un agent secret, non mais quel malheur!
Et dire qu'on m'avait déjà affirmé la même chose à propos de mon souhait de devenir la soeur cachée de Harry Potter.
Faut-il que je sois maudite et condamnée à vivre dans la réalité.
Heureusement, il y a toujours Chuck pour l'enjoliver ^^

-Livy-

BONUS
Ah oui, j'allais oublier...
Le truc ci-dessous là, s'appelle Bryce Larkin (Matthew Bomer)
Et en voici un bref échantillon, juste pour le plaisir des yeux ;)

Bryce Bryce_2

 

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29 mars 2009

Les séries TV médicales: petite dissection entre amis

Je pourrais bien évoquer les hôpitaux et leur univers aseptisé qui m'expédient une chair de poule illico, la petite montée de stress qui s'empare de mon coeur dés que je fais un détour par les urgences, l'angoisse devant la visite inévitable à un ami malade, l'odeur si reconnaissable du désinfectant, la vue du sang et la danse des perfusions mais je préfèrerais éviter.
Je suis hypocondriaque, voici la triste vérité.

Et c'est peu dire si je ne suis pas gâtée car en tant que grande prêtresse passive des séries télévisées devant l'éternel, je pourrais bien saturer devant la recrudescence sur notre petit écran de séries à thématique médicale.
Elle sont de plus en plus présentes ces derniers temps en effet, toutes blouses sorties, et qui ne nous épargnent décidément pas, à se pâmer de leurs mots compliqués et de leurs diagnostiques alambiqués au possible que si tu n'as pas fait médecine, tu n'y comprends rien ^^
Alors quoi? Une surenchère, un point faible évident, un trop plein, une saturation?
Je ne sais...
Mais puisque tout compte fait, à la télé, la vue du sang c'est nettement moins impressionnant, il est bien possible que mes problèmes somatiques et moi-même fassions un petit effort, tout petit, afin de nous poster avec joie devant notre écran, des fois qu'il y aurait quelque chose qui sorte un peu du lot à nous mettre sous la dent.

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Urgences

Urgences

Comment commencer un billet de la sorte tout en gardant un semblant de cohérence?
That's the question.
Et dans le désordre de mes idées, une petite plongée dans les abîmes du passé en guise d'introduction me semblait pour l'occasion appropriée. Par conséquent, nous y voilà.
Oui car Urgences avec laquelle j'ai décidé d'ouvrir le bal n'est pas une série récente, loin de là. Elle date même de 1994, plus connue à l'époque sous le nom de ER.
Un dinosaure de la série médicale, donc.
Naturellement, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'elle n'existe plus désormais mais ma foi, son trépas n'étant pas si vieux, elle peut se vanter d'avoir durer dans le temps d'une manière considérable, rencontrant un succès notoire et forte d'une quinzaine de saisons de surcroît.
Pour nous remettre un peu dans le contexte d'ailleurs, Urgences était un vrai symbole des années 90, emblématique de toute une génération.
On y trouvait pêle-mêle, des drames, des décès, des traumatismes, le tout dans un contexte médical bien évidemment... Bref, une multitude de sujets traités, l'actualité en ligne de mire, et le tout à un rythme haletant, à me provoquer en même temps qu'une bonne dose d'effroi (et quelques ganglions somatiques ^^), ce petit frisson jubilatoire que je ne saurais décrire mais qui me rendait définitivement aussi accro que parano.
C'est que son côté ultra-speed me captivait, son docteur Ross encore plus (What else?) et plus tard, ce fut Carter qui fit chavirer mon petit coeur fragile de minette...
On n'arrête décidément pas le progrès.
Néanmoins, au-delà des intrigues amoureuses dont le nombre ne cessait d'accroître dans cet hôpital-bourreau-des-coeurs de Chicago (il faut croire que les gens ont drôlement le temps de tomber amoureux entre deux interventions-paniques), les symptômes tous plus impressionnants les uns que les autres allaient bon train. On n'y comprenait que du vent bien sur (surtout à 14 ans) mais on prenait parti, on s'impliquait jusqu'à en être tout émotionné et l'on tâchait plus ou moins de retenir ce fichu vocabulaire médical, un brin compliqué, afin de le ressortir le lendemain au collège devant les copains... à mauvais escient bien entendu.
Alors oui, c'était tout ça Urgences.
La VRAIE série médicale, première du nom, et qui a révolutionné le genre pour de bon.
En un mot: mythique.
Il n'empêche, quinze saisons, c'est un peu long. L'ensemble s'est passablement essoufflé au cours des dernières années, épuisant ressources et sujets, sans oublier le nombre trop important de personnages qui ont défilé.
Un peu décevant sur la fin donc, avec toutefois de très savoureux moments, et puisque Urgences reste encore et toujours gravé dans les esprits, c'est une véritable page qui s'est tournée avec l'arrêt définitif de la série.
Pour ce qui est de la thématique médicale cependant, il semblerait bien qu'elle ait fait une multitude de petits...

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Grey's Anatomy

Greys_Anatomy_Logo

Comment introduire le pitch? Rien de plus simple car vous me croirez ou non, mais l'histoire se passe (ô suspens) dans un hôpital, plaçant du même coup la scène d'action à Seattle.
Pas d'urgences au programme cette fois-ci mais plutôt les pérégrinations d'un groupe d'internes et dont on suit l'évolution professionnelle comme personnelle au fil des épisodes.
La série est récente (2005) et a fait chaviré bien des coeurs, notamment pour son docteur "mamour" alias le beau et ténébreux Derek Shepherd et dont aucune fille vraisemblablement n'ignore aujourd'hui l'existence.
Pour ma part, je resterai cependant plutôt mitigée à l'égard de Grey's Anatomy car si j'ai un problème avec le pathos, il est évident que cette série ne lésine pas dessus.
Alors, ne crachons pas dans la soupe non plus, j'ai aimé les premières saisons et n'en ai manqué aucun épisode, à même en avoir les larmes aux yeux parfois parce qu'il m'arrive lamentablement de faire preuve de sensiblerie. De plus, les débuts de la série, agréable découverte soit dit au passage, et la complexité de certains de ses personnages, Mérédith notamment, se sont vraiment avérés captivants, un temps. J'ai trouvé l'ensemble plutôt profond, bien amené, bien joué. Rien à redire, c'était une jolie nouveauté, toute plaisante.
Donc oui. J'ai regardé, j'ai même apprécié... beaucoup. Et puis j'en suis restée là.
Avec un peu de recul en effet, et en tâchant de poursuivre mon étude des saisons suivantes, une grande lassitude s'est emparée de moi et par ailleurs, j'ai été comme frappée par une évidence. Ce trop-plein de bons sentiments, de pleurnicheries, de belles théories sur la vie ou sur la mort, de pseudo-ruptures et de... STOP!
Tout cela m'a vraiment refroidi au plus haut point.
Oui, je le sais bien, la vie est compliquée et la maladie est moche et la mort encore plus, ok.
Mais il existe différentes manières d'aborder les sujets graves et de toute évidence, je ne faisais pas partie de la cible sentimentalo-émotionnelle de Grey's Anatomy, sur du long terme en tout cas.
Je crois bien que, tout rêveuse que je suis pourtant, cette débauche d'émotions à n'en plus finir jouant la carte de la surenchère à tout va m'a vraiment rebuté et qu'en fin de compte, je l'ai trouvé vaine.
J'avais sans doute besoin d'un peu plus de consistance que de romances à n'en plus finir, surtout dans le cadre d'une série médicale, ou du moins d'humour et de dérision, mais pour le coup je n'ai rien trouvé de tout cela. Je suis juste parvenue à observer la jolie valse des thématiques qui reviennent en boucle et des internes tellement obnubilés par leurs problèmes sentimentaux qu'on a l'impression qu'ils ne travaillent jamais.
En bref, sur la fin, j'aurais pu regarder un soap que ça m'aurait fait le même effet.
Maintenant, je lorgne un épisode de temps à autre car ce n'est pas déplaisant au fond, c'est distrayant au possible et ça m'amuse plutôt, il est vrai. Mais de là à en faire ma série culte, eh bien non, ça, jamais!

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Scrubs

Scrubs

Loufoque et déjantée, tout ce que j'aime.
Scrubs demeure la série médicale qui ne se prend pas au sérieux par excellence et qui, qu'on y soit attaché ou non, se laisse regarder avec cette succulente légèreté qui nous permet, d'anecdotes en anecdotes, de l'adopter sur le champ.
Alors que le scénario pourrait en effet laisser supposer des histoires sérieuses et tragiques puisqu'il évoque lui aussi les relations médecins/internes et leurs confrontations quotidiennes à des cas médicaux compliqués, il n'en est rien. Aux méandres complexes de la médecine, il a plutôt décidé de se laisser aller à un tout autre registre, agréablement décalé, tendant d'avantage sur un imaginaire comique et farfelu que sur des données scientifiques à la précision intense.
C'est ainsi que sont mises en avant les pensées intérieures de JD, le personnage principal, fou à lier mais pas de trop, ou encore les relations singulières, totalement inconcevables dans la réalité, qu'entretiennent entre eux les différents protagonistes de la série aux caractères tous plus stupéfiants les uns que les autres.
Loufoque et déjanté donc, je me répète.
Ainsi, avec l'apport important de cette mine d'humour bien trouvée, force est de constater que le résultat est là: le comique de situation, les personnages, leurs mimiques et les dialogues délirants confondus laissent place à un rendu explosif. Un régal donc pour tous les néophytes des hôpitaux, moi y compris.
Alors oui, la série est irréaliste voire surréaliste et nous emporte dans des aventures hallucinantes bien loin de toute forme de "vraie" médecine possible. Mais c'est précisément de cela qu'elle tire sa force: sans prétention, elle se laisse aller à des digressions à n'en plus finir, laissant place du même coup à un univers riche et imagé pour lequel, sans pour autant s'identifier, on se prend d'emblée d'affection parce qu'il colporte du rêve comme de la bonne humeur.
Par ailleurs, Scrubs comporte également au sein même de son dessein humoristique des scènes d'avantages posées ou d'autres que l'on pourrait même trouver empreintes de tristesse... De quoi nous remettre un peu les pieds sur terre même si ce ne sera pas pour bien longtemps!
Alors en tant qu'inconditionnelle des virées impromptues dans un monde imaginaire et des situations saugrenues qui vous expédient dans l'embarras, Scrubs me ressemble comme vous n'avez pas idée et je ne peux qu'approuver. Son humour décapant me comble inlassablement et j'aime le fait de pouvoir suivre la série en dilettante tout en n'en perdant jamais le fil.
Un atout sympathique qui me permet, à défaut d'en faire l'évènement télévisé à ne manquer sous aucun prétexte, de me détendre à un moment inopiné et de passer par la case "fou rire" en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire.

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Docteur House

Dr_House

On garde le meilleur pour la fin, à savoir "my favorite", histoire de parsemer mon billet d'une note positive et enjouée. Et pourtant, positif et enjoué, le docteur House, tout claudicant avec sa canne, ne l'est pas vraiment.
Il semble en effet représenter à lui tout seul ce qu'il y a de plus détestable en ce monde: personnage misanthrope et asocial au cynisme avéré, il joue de ses capacités brillantes en médecine pour tyranniser ses pauvres internes, provoquer ses patients et laisser libre cours à une arrogance sans cesse croissante. Pourtant c'est un fait, le docteur House plaît.
Pire, on en redemande.
C'est qu'outre son aspect passablement inhumain en surface, d'autres facteurs entrent en jeu. Son opiniâtreté dans le travail, ses manies et compulsions, sa capacité récurrente à transgresser les règles, ses discussions existentielles et sa solitude un brin comblée par son talent pour la musique en font un personnage fascinant, excessivement complexe et torturé, bourré de contradictions permanentes, cultivé, sombre à souhait et qui n'a de cesse d'évoluer au fil des saisons.
Par ailleurs, une série n'existant pas sans univers ni intrigue, House n'exerce pas seul. Il est ainsi entouré de trois jeunes médecins, aux profils psychologiques intéressants eux aussi car très différents les uns des autres dans leur cheminement professionnel comme personnel. On apprendra, en les suivant d'épisodes en épisodes, à mieux les connaître et les appréhender afin de comprendre leurs réactions, leurs attitudes face aux patients et bien entendu, leurs émotions.
L'analyse comportementale humaine se révèle donc dans toute sa splendeur au sein même de la série, la rendant accessible à différents degrés, et ponctuée de scripts intelligents.
Quant aux épisodes en eux-mêmes, ils s'avèrent pertinents, cohérents et nous entraînent sur la voie de maladies aussi rares que captivantes. Suivant ici un cheminement précis parsemé de tests et d'examens médicaux en tout genre, ils donnent lieu à une véritable progression dans le diagnostic qui s'intensifie au fil des minutes. Ils évoquent d'ailleurs un seul cas "important" par épisode (en plus de petits incidents sans gravité mais dotés d'un humour bien pensé, House n'y étant bien sur pas pour rien), ce qui a le don de provoquer des débats enflammés ou houleux, source de désaccord évident entre le docteur House et ses condisciples.
On suit alors l'histoire étapes par étapes comme une enquête criminelle et  c'est précisément cette enquête, menée tambour bâtant par des personnages impliqués et des évènements survenant de nul part qui pimente l'ensemble, laissant derrière elle une forte impression.
Ainsi, quand d'autres crieraient au scandale, je hurle au génie. Le côté blasé et un peu "hors-la-loi" de House, son énergie aussi motivée que désespérée (un paradoxe?) ainsi que la matière riche dont s'imprègne le scénario pour nous offrir des cas médicaux certes extrêmes mais hautement intéressants offrent un résultat qui, en plus de tenir la route, captive réellement et sait se renouveler sans jamais décevoir, du moins jusqu'à présent.
De quoi adopter notre anti-héro sur le champ, se faire un plaisir de voir ou revoir l'intégralité des saisons et donner au docteur House l'envie de se confronter à nous, juste par pur plaisir.

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Vous l'aurez compris, je supporte (ainsi que mon organisme) finalement assez bien ce phénomène curieux qu'est cet engouement pour la série médicale si tant elle qu'elle représente à mes yeux un petit intérêt et cette dose d'adrénaline légèrement épicée qui me fera frémir un brin, même en restant chez moi.
Mon goût prononcé pour le cynisme et la rêverie et l'humour décalé me poussent en effet à en visionner une certaine quantité et à les apprécier en toute subjectivité, au gré de mes envies et de mes attirances.
Vous croyez cependant que j'ai fait le tour de toutes séries médicales existante?
Eh bien vous vous trompez.
Ces dernières fleurissent comme vous n'en avez pas idée et les mentionner dans leur intégralité serait un travail bien trop acharné pour la pauvre bloggeuse que je suis et qui, révélation des révélations, aime bien de temps en temps aussi quitter son blog pour s'en aller explorer de plus bel la réalité.
Ainsi, je n'ai pas évoqué Private Practice, le spin-off de Grey's Anatomy car ne l'ayant quasiment pas visionné, j'ai bien trop peu d'éléments à son sujet. Je ne me suis pas attardée non plus sur H parce que je n'en garde qu'un vague souvenir et bien qu'amusant, il ne me semblait pas assez marquant pour lui consacrer un petit paragraphe. Enfin et parce qu'elle est qu'elle a été l'une de mes séries cultes, je vous conserve Nip/Tuck bien au chaud pour un billet futur doté d'une thématique qui lui sierra d'avantage ;)

Je finirai toutefois par un bémol, tout petit bémol sur ces séries médicales qui, à force d'être matraquées sur toutes les chaînes de télévision depuis le succès d'Urgences semblent surtout être un business rentable pour hypocondriaques en manque de sensations fortes.
Bien sur, certaines nous dévoilent une qualité non négligeable voire surprenante parfois, bien sur également, elles sont attractives, le but étant d'appâter le maximum de téléspectateurs possibles.
Et ce serait mentir que de ne pas affirmer qu'on se laisse parfois prendre au jeu...
Néanmoins, je me demande si à force d'être trop exploité, un filon ne finit pas par s'essouffler avec une rapidité impressionnante. Je pense par exemple aux comédies musicales (ma grande passion - ironie ^^) et à leur succès fulgurant depuis le spectacle Notre-Dame-de-Paris qui a fait tant d'émules qu'elles jaillissent de partout, laissant parfois derrière elles de bien médiocres scénarios quand ce ne sont pas quelques "bides" retentissants.
Comment savoir alors gérer le business pour arrêter la thématique à temps afin d'en développer une nouvelle? Pour innover sans cesse sans prendre le risque de lasser?

J'ignore combien de temps encore les séries médicales vont pousser sur petit écran et quel avenir leur est destiné mais à la vue des nombreux sujets déjà exploités et de toutes formes d'aspects disséqués avec minutie, je dois bien avouer que si le débat reste ouvert, je demeure pour ma part sans doute un peu perplexe...

-Livy-

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09 octobre 2008

HIMYM: It's gonna be legen... (wait for it) ...dary!

How_I_Met_Your_Mother_Logo

A l'époque où Friends dévoilait sur petit écran son côté loufoque, décalé et totalement novateur, je rêvais secrètement du brushing de Rachel, de m'étaler dans les sofas du Central Perk en savourant un bon café, poussée par la plénitude d'une colocation pleine de rebondissements, le tout dans les bras d'un "boyfriend" grand amateur de dinosaures devant l'éternel (Ross?).
C'est que la joyeuse bande d'amis nous avait donné à tous des envies d'anecdotes croustillantes et de péripéties abracadabrantes pour pimenter un peu nos quotidiens décidemment trop scolaires d'adolescents sans problèmes, rythmés par la douce et mélodieuse voix de Phoebe vociférant un "Tu pues le chat" inoubliable...
A cet instant alors, aucun programme du même genre n'aurait jamais pu supplanter le comique détonnant de la série en pleine expansion et c'était à penser que pour faire aussi bien dans le futur, il faudrait se lever tôt.

Mais c'était sans compter sur How I Met your mother, la petite bombe de Carter Bays et Craig Thomas qui a commencé à sévir sur nos petits écrans en 2005 (pas en France, hein ^^) pour créer l'enthousiasme général et dont la toute nouvelle saison, troisième du nom, a choisi ce merveilleux moment qu'est la rentrée 2008 pour démarrer.

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HIMYM

A la base, un principe simple.
Les années 2030: Ted Mosby, père de famille est sensé raconter à ses deux enfants comment il a rencontré leur mère (cf le titre de la série) mais il se lance surtout dans un récit détaillé de ses jeunes années où il était inlassablement à la recherche du grand amour mais se mettait malgré lui ainsi que sa bande de joyeux lurons inséparables dans des situations aussi cocasses qu'imprévues...

Naturellement alors, l'un des "petit plus" de la série réside dans les nombreux flashbacks occasionnés par un tel scénario.
Ce bond inespéré dans le passé est en effet un astucieux moyen afin de permettre un récit plutôt libre de la part de Ted, le narrateur, mais aussi d'introduire des "flashbacks dans les flashbacks" (processus hautement intéressant ^^), revenant tour à tour sur diverses anecdotes -toujours truculentes- de la jeunesse des personnages de la sitcom, avant qu'ils ne fassent connaissance... ou après.
Une chronologie pour le moins chamboulée au charme indéniable donc et qui dans son côté "sans foi ni loi" a remis un peu en question les codes d'une sitcom traditionnelle pour notre plus grand plaisir.

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Pourtant, ce n'est pas tant l'aspect novateur de How I met your mother qui marque en premier lorsqu'on visionne la série que la richesse des anecdotes sans cesse renouvelées. On la compare volontiers à Friends pour son groupe d'amis dont on aimerait faire partie mais les réalisateurs ont su passer outre cela et donner une couleur nouvelle, plus moderne sans doute, à leur bébé et qui se caractérise entre autres par le rythme haletant des péripéties qui peuvent être générées en un seul épisode.
Mine d'idées apparemment inépuisable, les créateurs rivalisent d'inventivité pour trouver des situations comiques toujours plus incroyables, toujours plus palpitantes mais, chose curieuse, en gardant tout de même un semblant de cohérence notoire, ce qui permet alors de ne pas décrocher.
Oui parce qu'outre le fait que les anecdotes se suivent sans se ressembler, faisant chacune leur tour leur petit effet, elles se recoupent, se croisent, se complètent, s'entrechoquent et s'intensifient au fil des épisodes des diverses saisons, créant un véritable lien narratif qui unit malgré lui le spectateur aux personnages fictifs dont il suit les aventures.
On pourrait appeler cela un vrai coup de maître en quelque sorte!

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L'humour quant à lui est plutôt bon enfant, familier, du type à s'y reconnaître lors de soirées bien arrosées et, seule chose qu'il m'arrive de déplorer, un peu trop "américain" à mon goût, à l'image d'autres séries du même genre. La surenchère de blagues potaches est souvent au rendez-vous et pas toujours du meilleur effet!
Heureusement, il peut aussi se révéler plus fin par des réparties bien envoyées, véritables joutes verbales auxquelles s'adonnent les protagonistes régulièrement et qui donnent souvent lieu à des concours de vannes à n'en plus finir ou encore des flashbacks drôlissimes.
On rit alors de bon coeur de voir évoluer nos héros tous juvéniles et tous benêts dans leurs très jeunes années et l'on se repait de leurs souvenirs amicaux, familiaux, sentimentaux, pourvu qu'il y en ait beaucoup!

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C'est que l'essentiel d'une série comme How I met your mother repose également sur un processus d'identification aux personnages et d'attachement également. Afin qu'un maximum de monde se sente concerné, il faut donc trouver le plus possible de traits de caractère susceptible de plaire à un large public et une fois encore, le pari s'avère relevé.
Les cinq protagonistes principaux de la série sont en effet plus touchants par leurs paradoxes, leurs changements de comportement intempestifs, leurs questionnements perpétuels et leur "paraître" qui bien souvent ne s'accorde pas avec leur "être" que par ce qui leur arrive en tant que tel.
On se moquera bien au final de qui couchera avec qui, ou qui subira une rupture douloureuse, mais c'est un véritable plaisir que de les voir évoluer et de constater, au gré des épisodes, leur complexité se créer.
Le rapport au passé et aux souvenirs de chacun d'entre eux évoqué précédemment, contribue d'ailleurs beaucoup à montrer d'une part leur évolution et d'autre le cheminement qu'ils ont pu traverser au cours de diverses périodes de leurs vies.
Pas étonnant alors qu'un spectateur lambda puisse se sentir à son tour concerné par ces détours psychologiques un peu dissimulés certes, mais assurément présents au sein d'une intrigue à la fois drôle, accessible et décalée.

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Mais How I met your mother ne serait rien sans son personnage-clé adulé de tous, j'ai nommé Barney.
Un peu plus en retrait a priori, et de prime abord moins mis en avant que les inséparables et plus conventionnels Ted, Marshall, Lily ou Robin, le dénommé Barney Stinson, débridé comme on n'en fait plus, kitsch, improbable et attachant à la fois, fait en effet couler beaucoup d'encre et contribue en grande partie au succès que peut remporter la série.
Son personnage, petit bijou de drôlerie, est en effet un rôle de composition à lui tout seul.
Présenté comme un dragueur invétéré doté d'une surprenante confiance en lui et capable des pires subterfuges pour parvenir à ses fins auprès de la gente féminine, ce gentil salaud révèle à plusieurs reprises, lors des fameux flashbacks, une adolescence hippie (plus "peace and love", tu meurs!) qui s'est finie par une déception sentimentale pour le moins douloureuse. On y trouve alors une explication à son désir de ne point s'attacher et de prôner le "single way of life", peu importe où tout cela peut bien le mener.
Et ça le mène loin, très loin même, pourvu que les scénaristes y trouvent matière pour de nouveaux épisodes!
Tour à tour, on peut le voir dans une performance artistique, en plein flagrant délit de rupture affligeante, en petit homme fragile ou beau parleur à la rhétorique certaine.
Sa désinvolture, son envie d'entraîner les autres personnages dans de folles aventures et ses répliques cultes en font un héros malgré lui et surtout le personnage fétiche de la série, valeur sure qui perdure au fil des épisodes.
Parlons-en d'ailleurs de ses répliques cultes! Son traditionnel "Suit up!" (Barney part du principe que la classe incarnée pour draguer consiste à se vêtir d'un costume et que c'est une règle à ne manquer sous aucun prétexte) n'a d'égal que son "Legendary" ou encore son "Awesome" puisque chaque chose, chaque fait qui vient de lui est forcément exceptionnel.
Le beau, le grand, le subtil Barney possède d'ailleurs un blog dans lequel il révèle à quel point il est formidable et qu'il mentionne à plusieurs reprises au cours de divers épisodes.
Bonne nouvelle! Son blog existe pour de vrai et est accessible [ ici-même ]

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Ce qu'il faut en effet savoir est que How I met your mother est une série très interactive qui joue beaucoup avec les nouvelles technologies, en particulier internet.
Ainsi, en plus du blog de Barney évoqué précédemment et outre le fait que le net soit mis en avant à maintes reprises au cours des différentes saisons, on trouve sur la toile toutes sortes d'informations concernant les personnages et dont les fans pourront se délecter; une publicité indéniable pour une série en plein essor.
Des sites d'hébergement de vidéos nous offrent par exemple différentes chansons de Robin (son personnage ayant été une star-ado plutôt nulle nommée Robin Sparkle) dont le fameux "Let's go to the mall", de la bonne musique bien évidemment, fera parler d'elle pendant longtemps...
[Soupir, j'ai même mis le lien ^^]
En cherchant bien, je suis également tombée sur le site [ Tedmosbyisajerk.com ], un grand moment de la série ici encore, petit clin d'oeil pour les habitués qui évidemment ne se trouveront pas dépaysés.
J'attends alors de trouver la page qui consiste à vendre les affaires et vêtements de Marshall et Lily afin de collecter des fonds pour leur nouvel appartement et mon petit tour d'horizon sera complet!

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En résumé, les créateurs de la série ont tout compris.
Ils ont su jouer sur la corde sensible, trouver ce qui plaît, faire de leurs personnages des condensés d'humains stéréotypés avec lesquels on aura forcément quelque chose en commun puis rebondir encore et encore, et ô chance, le public apprécie.
Parce qu'il faut l'avouer, c'est très bien fait.
Amusant, léger, tendance.
Et la pilule passe sans même qu'on s'en rende compte.
On se prend au jeu et bien évidemment, en grand admirateur de séries télévisées devant l'éternel que l'on est, on en redemande.
Les bons mots, les expressions, les caricatures, les jeux engendrés (slap bet? ^^) ainsi que tout l'univers crée autour de How I met your mother font de la sitcom non pas un simple effet de mode passager mais un véritable phénomène dont on se souviendra, et ce même dans plusieurs années, au moyen de répliques cultes et de situations incongrues.
Un point commun une fois encore avec le prédécesseur Friends ("Chandler est une fille! Chandler est une fille!") qui a su ravir toute une génération par son modernisme avéré pour l'époque.
Et en espérant que les (nombreuses?!) saisons à venir de notre nouvelle série "chouchoute" sauront se renouveler suffisamment pour ne créer ni lassitude ni recyclage d'anciens gags, mais redoubleront au contraire d'ingéniosité afin de garder intacte une originalité qui jusque là, m'a toujours laissée admirative...

-Livy-

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03 juillet 2008

L'aventure historique sexy-trash des Tudors

Tudors_affiche

Les films au cinéma s'avérant ces dernières semaines peu convainquants et en nombre passablement réduit, je me rabats donc sur une autre activité qui m'est chère et que je n'avais pourtant presque pas évoquée jusqu'alors: les séries télévisées.
L'occasion pour moi de donner naissance à une nouvelle catégorie dans ce blog et de la commencer en beauté en vous exprimant aujourd'hui mon ressenti sur les Tudors après avoir terminé au cours des semaines passées le dernier épisode de la saison 2.

~ ~ ~

Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, ce qui m'a d'abord poussé à démarrer cette envoûtante série en avril dernier n'avait rien de très objectif.
En effet, plutôt que de penser à l'aspect historique de la chose (A savoir les histoires politico-sentimentalo-religieuses sujettes à polémiques sous le règne d'Henri VIII d'Angleterre), les raisons sombres et obscures de mon attrait ont d'avantage trouvé leur explication dans le côté esthétiquement fort intéressant de la série.

C'est donc pour des raisons telles celle-ci...

The_Tudors_3

Celle-là...

The_Tudors

... ou encore une autre...

The_Tudors_2

que je me suis vue enchaîner un par un les premiers épisodes des Tudors à la vitesse de la lumière.

Vous l'aurez compris, la performance d'acteur de Jonathan Rhys-Meyer, déjà très beau bon acteur dans le génialissime Match Point de Woody Allen et endossant ici le rôle principal était un argument de poids pour me faire succomber.

~ ~ ~

Cependant, j'ai très vite réalisé que ce qui allait me passionner le plus dans cette série n'avait sans doute rien à voir avec mon attirance primaire de fille désespérée mais allait développer chez moi une folle passion pour l'histoire de l'Angleterre du XVI ème siècle.
Forte déjà du long-métrage Deux soeurs pour un roi sorti au printemps dernier que j'avais gentiment apprécié pour le film en tant que tel (bien que le scénario historique laisse passablement à désirer), je me suis prise d'un véritable engouement pour les frasques incessantes et la cruauté de Henri VIII, la vie à la Cour durant cette époque, la réforme anglicane suite au schisme de l'église d'Angleterre en 1534 et autres thèmes captivants que la série ne manquait pas d'aborder.
Il faut dire qu'à part quelques bribes de culture générale éparpillées de part et d'autre, il ne me restait que très peu de connaissances sur le sujet et en cela, l'ami Wikipédia m'a beaucoup aidé.
Je crois d'ailleurs y avoir passé plus de temps à détailler la vie des différents protagonistes présents dans les Tudors qu'à regarder la série elle-même!
Parce que m'intéresser à une série, c'est bien, mais j'étais surtout désireuse d'avoir une connaissance plus approfondie de cette vie d'un autre temps, historique et surréaliste à la fois, et qui par de nombreux aspects me laissait perplexe et rêveuse.

~ ~ ~

J'ai particulièrement accroché avec l'histoire d'Anne Boleyn dont le nom m'évoquait naturellement quelque chose mais dans le vague de mes souvenirs d'adolescente. 
Ce personnage d'une féminité absolue, emprunt d'un grand amour pour l'art, la mode et d'un goût non refreiné pour la nouveauté m'a tout de suite plu dans ce qu'il avait de novateur pour l'époque, de complexe et d'ambigu.
Avec une jeunesse hors du commun et une histoire en tant que reine encore plus impressionnante, forte et persuasive de caractère, esprit libre et ouvert pour son temps, femme sensuelle et maudite, mère et épouse déchirée mais politiquement engagée, Anne Boleyn n'avait absolument rien à envier aux grandes héroïnes romanesques que les écrivains se plaisent à inventer.
A l'image d'une Marie-Antoinette bien des années plus tard, elle semblait se perdre dans les méandres d'une personnalité troublée, partagée entre des talents multiples, l'amour des belles choses, un instinct avéré pour la manipulation et une réelle souffrance à peine dissimulée.
Sa mort par décapitation, dans une pieuse et noble simplicité enfin, n'a cessé d'accroître son image de femme mystérieuse et brillante, faisant d'elle un mythe à part entière, un emblème, un symbole.
La voie à un féminisme certain dans une société machiste où les femmes n'avaient guère de droit, encore moins de liberté.

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Après ces éloges explicites, inutile de préciser que j'aurais forcément du mal à trouver la série médiocre.
J'irais même jusqu'à la qualifier de très addictive.
Parce qu'on a beau en connaître la fin au tout début, on s'accroche tout de même et ce, dés les premiers épisodes.

~ ~ ~

Certes, les Tudors présente pourtant quelques défauts que je me dois de souligner.
On notera parmi ces derniers, de petites fautes historique assez visibles, glissées de-ci-delà au sein du scénario et destinées apparemment à rendre l'intrigue plus romanesque et plus folle dans une volonté d'aventures qui ne s'essouffle jamais.
Ces erreurs dérangent certes parce qu'elles ne sont le reflet de rien, rien d'historique en tout cas, et qu'elles ont ce côté qui apporte peut-être un peu de piment à l'ensemble mais sans vraiment convaincre ni se montrer indispensable. Cependant, puisqu'elles sont destinées à servir un scénario plutôt cohérent, elles s'intègrent bien à l'ensemble et si je ne m'étais pas d'avantage penchée sur l'aspect historique, sans doute ne les aurais-je pas remarquées.
Je déplore  en revanche d'avantage les "couacs" chronologiques (concernant le règne de François Ier par exemple ou encore la vie de la soeur du roi) qui sont à mes yeux bien plus préoccupants que de simples erreurs volontaires vouées à servir le romanesque et qui auraient sans doute pu être évitées dans un souci historique certain...

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A l'instar de ces quelques reproches, la façon dont est traitée la série présente de nombreux points forts.
La production a décidé de faire de Henri VIII un personnage épique, très rock n' roll et tout en contradictions et si certains pourraient trouver que c'est un peu "too much", il me semble au contraire que c'est un bon moyen d'actualiser le côté historique en lui donnant cette petite touche actuelle qui le rend irrésistible aux yeux du public et qui plus est, met l'accent sur le tempérament a priori excessif qu'avait le roi en question.
L'aspect un brin provocateur, mêlant sensualité, sexualité et libertinage, s'épanouit pleinement dans ce cadre très fermé qu'est la Cour et que la série évoque sans tabous ni faux-semblants pour un plaisir des yeux qu'il serait dommage de ne pas noter.
On remarque aussi la part importante accordée à la réforme anglicane, captivante en elle-même dans tout ce qu'elle comporte de complots, trahisons, meurtres sous le manteau, exécutions et plus encore. Un côté politico-historique non négligeable car il donne lieu à de véritables intrigues dans l'intrigue, attirant les conspirations et les doutes et obligeant malgré lui le spectateur à prendre parti et s'intégrer à l'Histoire jusqu'à presque l'investir lui aussi.
L'Humanisme, quant à lui, se révèle fortement via le personnage de Sir Thomas More et permet, à travers tous les sujets qu'il développe au fil des épisodes, d'aborder cette philosophie sous un jour nouveau et surtout, de mieux la comprendre et la décomposer.

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Alors oui, je pourrais encore écrire des lignes et des lignes sur les Tudors, car de l'aspect politique à l'aspect sentimental, du côté historique à la déviation dans le romanesque, j'aurais évidemment beaucoup à dire et ce billet, bien que très long, n'en est qu'une brève esquisse.
En effet, plus le temps passe et plus je me passionne sur le sujet, me renseignant ici et là, arpentant documentaires et essais, à presque en délaisser l'Histoire de France que j'apprécie pourtant beaucoup!

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Je retiens de la série un gros coup médiatique mais éminemment réussi, puisqu'elle a su captiver et tenir en haleine sur un sujet qui n'était pas forcément évident à traiter et qui moins encore, risquait d'attirer un large public.
Pourtant, l'excellente mise en scène portée par un jeu d'acteur convainquant, le tout saupoudré de costumes à faire pâlir les plus fashion-addict d'entre nous (et ce n'est pas comme si je me sentais concernée...) a eu raison de la plupart des spectateurs, créant une addiction presque instinctive à l'image de la série Rome, mais en plus marquée encore.
Non évoqué également, l'aspect émotif qui, malgré nous, tend aussi bien à faire rire que pleurer tout au long des épisodes, suscitant alors des ressentis telle la colère, l'injustice, la révolte, la passion, la souffrance ou la résignation...
Toute une palette d'émotions qui se décline ainsi à l'infini, me faisant persister dans l'idée que cette série possède vraiment un impact très fort sur le spectateur et un don pour préserver son intensité intacte.
Enfin, la grande aventure des Tudors ne serait rien sans son souci du détail évident et sa galerie de personnages secondaires aussi intéressants qu'ils sont historiques, renforçant l'histoire de base d'une certaine crédibilité.

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Je mise donc beaucoup d'espoir sur les prochaines saisons (la troisième étant prévue pour 2009) qui chacune traiteront de l'une des femmes de Henri VIII et qui, je l'espère, ne me décevront pas.

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Désormais, hors de question de me pencher sur les Tudors pour un simple aspect esthétique parce que droguée de la série et plus encore de soif historique, mon étude s'égare bien au-delà, dans de mystérieux schismes religieux et le renouveau d'un pays dans la tourmente du pouvoir et de conflits politiques incessants.
J'effectuerai alors sans tarder et à répétition une plongée dans le passé du XVI ème siècle et tout ce qu'il comporte de dramatique mais aussi d'artistique (la série laisse en effet la part belle à la poésie, la musique et autres disciplines qui me tiennent à coeur), non sans quelques oeillades bien pensées à sa Majesté le Roi parce que naturellement, on ne se refait pas ^^

-Livy-

Absolument rien à voir avec ce billet mais une pensée évidente pour Ingrid Betancourt libérée hier après plus de six ans de captivité dans la jungle colombienne et une joie immense de la savoir enfin en vie et en liberté, plus courageuse que jamais.

Posté par livy_etoile à 08:00 - Séries-Addict et Mangavore - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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