Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

30 septembre 2009

Shooting Session à Cabourg

C'est une évidence je crois: Rock en Seine m'a tuER... La fatigue et la poussière n'aidant pas, j'ai eu vite fait de développer ce petit rhume latent et cet état de lassitude permanent qui m'ont fait manquer malgré moi le concert de ma vie, à savoir Coldplay la semaine suivante.
Et si je ne cesse de répéter que je ne le regrette pas, c'est que je suis une petite menteuse au fond qui essaie de s'en convaincre mais qui guette déjà, la langue pendante, les prochaines prestations scéniques de Chris Martin et de ses compères.
Cependant, la brève période de rémission qui s'est offerte à moi ensuite fut sacrément bien remplie, tant par la rentrée des classes qui s'amorçait de pied ferme avec son flot de nouveaux élèves que par les soirées à répétition et surtout, tel est bien le thème de ce billet, par les quelques "shooting-tests" à Paris et environs, phase obligatoire de ce qui allait suivre...

C'est ainsi qu'heureuse, remise temporairement d'aplomb -et tout juste avant de tomber malade au plus haut point et de garder le lit affaiblie, le teint défait et le thermomètre au coin des lèvres-, deux journées bien clémentes me sont tombées dessus, un peu par surprise d'ailleurs, dans le simple but d'aller me la jouer "modèle" pour un photographe-ami qui étudie et s'essaie sur les jeux de lumières et les flous, et se passionne tout autant pour la photographie en noir et blanc.
Une bonne occasion artistique afin de profiter de surcroît d'un léger parfum de vacances, pas désagréable au demeurant.
Précédée dans l'aventure de mon sac de voyage empli de mes plus beaux atours et aussi imposant que si je m'apprêtais à partir plus d'un mois à l'autre bout du monde, j'ai alors pris le large un week end de septembre, direction le bord de mer.
La Normandie, sa campagne boisée et la ville de Cabourg plus précisément.

Il faut savoir qu'en tant que parisienne qui se respecte et bien malgré moi, cela va sans dire que je n'avais pas bougé de la ville-capitale de l'été, à savoir depuis juin et son fameux" French Riviera trip". Aussi la simple idée de "voir la mer" et sentir ses effroyables courants d'air à vous flinguer votre brushing savamment étudié, ne serait-ce que pour quelques instants, m'a littéralement transcendé.
Ceci étant et vous l'aurez compris, le but de ce bref voyage était un shooting photo dans les règles de l'art plutôt que du tourisme à l'état pur, et si je n'ai pu visiter autant que je l'aurais souhaité cette fois, peu importe après tout! Cabourg est une ville que je connais fort bien depuis l'enfance et ce fut déjà, rien que pour cette raison, un vrai plaisir d'y retourner et de m'y perdre pour mieux m'y retrouver...

Il va de soi cependant que je ne vous montrerai pas le résultat du shooting de façon explicite ici mais seulement un tout petit échantillon (soit une seule photo faisant partie des essais) parce que je me vois légèrement réticente à l'idée d'exposer ainsi mon minois sur internet, dans ce contexte qui plus est.
Oui, je suis cataloguée comme une vilaine méfiante, on ne se refait pas ^^
Mais pour le reste, l'envie de vous faire partager cette brève escapade de fin d'été toute ensoleillée à Cabourg demeure intacte, au gré de mes balades et de mes petits plaisirs.
Visite guidée!

° * °

Longer la plage...

Plage

... Puis flâner sur le front de mer

Promenade_Marcel_Proust

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Vous avez dit "la mer"? J'accours! Surtout lorsque le temps m'est compté...
C'est donc bien là le premier endroit où je me suis rendue, une fois arrivée,
Bagages même pas déballés.
Voir la ligne d'horizon, entendre le bruit des vagues,
Se faire aveugler de soleil et puis humer l'air pur...
On pourra dire ce qu'on voudra mais ce genre de clichés, j'en voudrais bien toute l'année.
D'autant plus que la chance était pour une fois au rendez-vous, accompagnée d'une météo sans faille et de son espiègle ciel bleuté.
Exit cependant les baignades en eau glacée
Mais simplement mettre les pieds sous le sable et m'en délecter.
Un plaisir de chaque instant pour touriste qui s'attarde et flâne en fin d'été.
Moment de détente et mini-shooting sous le vent indomptable,
Le long de la promenade Marcel Proust.
Et comme une immense sensation de liberté...
D'ailleurs, c'est bien simple, le temps s'était arrêté.

° * °

Promenade en ville

Colombages

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De retour du bord de mer, échevelée et la peau au goût salée...
Traverser la rue piétonne et pratiquer le lèche-vitrine à outrance. Une coutume personnelle.
Les boutiques regorgent toujours de marinières authentiques
Mais j'arbore fièrement la mienne à présent.
Une bonne occasion de me gorger de dignité et de la porter, façon "couleur locale".

Et soudainement, je me souviens de moi, adolescente, à ce même endroit,
Retraçant pas à pas le chemin de mes souvenirs au sein de boutiques et de maisons intemporelles, malgré des années sauvages qui défilent un peu trop vite.
Les manoirs à colombages, les parcs paysagés,
Le fameux " Grand Hôtel" qui me faisait tant rêver.
Le casino aussi, où en mode sexy et ultra-maquillée du haut de mes quinze ans,
Ces fourbes ne m'ont jamais laissé entrer...
La mer à 17 ° qui à l'époque me faisait un tantinet moins peur malgré le vent et le froid,
Surtout si l'on prend en compte le fait que j'allais toujours m'y baigner, et en maillot marin!
Un vrai "come back" ancré dans ma petite tête,
Et que je n'avais jamais pris le temps de faire rejaillir à la surface encore.

Du bonheur instantané...
Et le week end qui déjà entame son défilé à l'image d'une parenthèse enchantée.

° * °

Quelques choix de lieux pour le shooting en extérieur
(en plus du bord de mer)

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Un séance shooting en extérieur bien plus amusante qu'épuisante je dois dire,
Parsemée d'un léger vent, idéal pour passer du bon temps,
Nichée dans de petites huttes improvisées ou camouflée parmi les plantes,
A me la jouer "fleur bleue" grimpant de jolis ponts en bois,
Me rouler dans l'herbe pour finalement rire aux éclats...
Point de sérieux, mais l'envie de profiter de chaque instant à l'état brut.
Clic! Le petit oiseau va sortir. Mais des oiseaux ici, il y en a plein.
On évolue même sur leur terrain.
Alors les clichés qui pleuvent allègrement fleurent bon l'authenticité.
Et l'on évolue en pleine nature, à l'abri de tout, de rien.
Je pense à Paris qui me semble si loin,
A ses immeubles que Cabourg remplace par des maisons anciennes,
Et j'essaie de garder un semblant de concentration
Mais déjà, j'ai retiré le masque figé des photographies posées.
Je lui préfère la bonne humeur, elle me sied mieux au teint.
Et c'est perdue au beau milieu de la verdure, affichant le sourire Colgate des beaux jours
Que je profite pleinement de cette trêve méritée de zénitude absolue.

° * °

Un peu en retrait... Brève halte à l'hippodrome

Hippodrome

Dans la course effrénée d'un week end à la campagne,
Les environs présentent des lieux boisés, verdoyants et accueillants.
Quelques brèves haltes y sont les bienvenues.
Une promenade dans les bois, un sentier de terre battue et voici la douce rêverie revenue.
Je sors mon carnet de mots et note de vagues impressions au hasard de mon périple.
Il fait beau. Encore.
Les champs abritent des chevaux et c'est ma passion pour l'équitation qui resurgit.
De retour au bercail, je jette un coup d'oeil derrière l'hôtel,
Là où se situe justement l'hippodrome.
J'erre un moment sur ce lieu familier, comme en terrain conquis.
Il n'y a qu'un pas finalement entre la Normandie et ma petite ville de Chantilly.
Un course est prévue pour tôt le lendemain matin, me réveillerai-je à temps?
Cela ne pourra pas être, grasse matinée oblige,
J'en ai eu de suite le pressentiment ^^

° * °

La Normandie, ses colombages et un hôtel charmant

H_tel_Mercure_2

Même à l'hôtel, on reste dans l'ambiance, on se fond parmi les colombages,
Et si ce n'est pas exotique pour autant, j'aime assez ce mini dépaysement.
Je m'amuse à photographier les lieux où je vais, les endroits où je dors,
Toutes ces petites pauses de vie que le hasard peut m'offrir.
Je les veux toutes, et m'en souvenir.
J'aime m'expatrier par surprise hors de Paris et c'est bel et bien le cas ici.
Partir juste comme ça, et ne surtout pas savoir où l'on va m'emmener.
Prétexter un shooting photo mais surtout une bonne occasion d'un peu voyager.

Alors voilà...
Je n'ai rien su jusqu'à la dernière minute, jusque dans la voiture,
Et tel est le lieu où j'ai atterri,
L'esprit libre et les yeux furetant partout, enthousiastes autant que moi.
Le jeu n'en valait-il pas la chandelle?

* ° *

Mes p'tits plaisirs beauté à portée de main

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Parce qu'ici ou ailleurs, je reste et demeure girly,
Le petit plaisir beauté offert sur un plateau d'argent fut une bien belle surprise.
Eh oui, l'hôtel n'était pas "juste" joli, mais se démarquait aussi par son annexe beauté.
Comprendre une salle de gym (même pas testée, non mais vous m'avez bien regardé ^^), une piscine couverte et chauffée dans laquelle j'ai passé du bon temps à barboter, faire quelques longueurs en grande sportive que je suis et même choper une crampe, et puis surtout le passage obligé et non moins délectable par le sauna et le hammam.
LE moment détente par excellence qui vous fait transpirer tout oublier avant de vous évader.
Relaxation assurée, idéale pour entamer sitôt rentrée un soin du visage des plus soignés.
(Oui parce que bien évidemment, j'avais pris avec moi tous mes produits de beauté!)
C'est que j'y ai passé deux bonnes heures dans ladite annexe-à-vous-envoûter et encore,  je n'y suis pas restée d'avantage pour la simple et unique raison qu'il était tard et qu'elle allait bientôt fermer!
Mais c'est arborant une peau de bébé que j'ai ainsi pu débuter la soirée et accessoirement, me sentir prête et suffisamment mise en valeur pour me faire photographier...

Et sinon, je vous le raconte que ne pensant pas me baigner, je n'avais pas pris la peine de mettre un maillot de bain dans mes effets personnels et que la pleine saison terminée en Normandie, il a fallu filer au Carrefour du coin afin de m'en trouver un? ^^
Le résultat est accablant: une super-promo, rouge vif à pois blancs, orné de gros noeuds.
Il paraîtrait selon mon meilleur ami, que je ressemble à Minnie,
Vous savez, la fiancée de Mickey, rien que ça!
Nul doute que je ne le ressortirai pas...

° * °

Préparatifs du shooting en intérieur

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On arrive au vif du sujet... le shooting en intérieur.
Et cette fois, on ne se roule plus dans l'herbe, on ne plaisante pas.
Diantre, un peu de sérieux!

La chambre d'hôtel s'est ainsi transformée en un joyeux capharnaüm,
Meubles déplacés, spots de tous côtés, néons et autres trucs lumineux qui font mal aux yeux.
C'est que je ne suis pas une habituée des flashs mais là, j'en ai bien fait les frais!
Au final, entre les essais et la séance en elle-même, pas si facile de résister.
Des heures à poser et être naturelle pour sourire ou faire la moue...
Tout ce joyeux déballage a évidemment son petit charme, comment ne pas l'avouer?
D'autant plus que c'est très valorisant, cela va sans dire.
Mais je dois bien reconnaître que "rester soi-même" dans ces conditions très flashy à une heure avancée de la nuit s'est révélé plus compliqué que je ne l'aurais imaginé.
Le pire? Ne pas éclater de rire et ne surtout pas bouger!
Un vrai défi pour la pile électrique un peu folle que je suis...
Changement de tenue permanent,
Assise, debout, accroupie, allongée,
Chaud- froid de chaque instant,
Maquillage, démaquillage, re-maquillage, re-démaquillage.
Le lendemain, je n'étais plus moi: j'avais les yeux d'un fichu poisson-chat!
Je me suis bien prise au jeu cependant, dans cette ambiance tamisée qui jouait sur la transparence, les voilages, la brillance et les couleurs contrastées. C'était poétique et sensuel à souhait, tout ce que j'aime. J'en ai même redemandé.
C'est qu'on pourra dire ce qu'on voudra mais l'art de photographier est fichtrement artistique lorsque l'on commence à s'attaquer aux différents effets de style et mine de rien, observer de plus près comment l'on procédait pour créer une luminosité ou un floutage particulier, m'a beaucoup intéressé.
D'ailleurs, rien que pour voir le résultat, ces quelques efforts en valaient la peine...
... Et surtout pour les clichés ratés!
Oui, je dois être étrange mais ceux où je louche de côté et ne ressemble à rien demeurent mes préférés. Et je ne vous parle même pas des petits loupés genre objets-non-identifiés qui se font inviter dans le champ de vision et qu'on ne remarque qu'après ^^
En bonus, vous avez même droit à ma face d'extraterrestre durant les tests d'avant-shooting, une grande première sur ce blog, c'est dire si vous êtes gâtés. Et vous pourrez constater par la même occasion que désormais et même s'il m'a fallu un sacré moment, j'assume pleinement le port du tregging à présent!

En quelques mots, le "petit" shooting en intérieur était bien plus pro que je ne l'aurais pensé.
Il a débuté en fin de soirée pour s'achever sur les coups de... 4 heures du matin!
Et avec plus de 300 photographies de prises en tout, sans compter les tests, les tentatives et autres délires, je crois qu'on peut dire qu'on a fait les choses biens.
Alors "Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien!"
Ceci étant, c'est sans doute la raison pour laquelle je me sentais quelque peu éprouvée le lendemain, que je n'ai point assisté à la course de l'hippodrome d'à côté et qu'à cela j'ai préféré un copieux petit-déjeuner/brunch pris à midi bien passés, toute épuisée encore que j'étais, et plus encore affamée ^^
Une excellente expérience cependant, d'avantage réussie que les premières tentatives à Paris, pourtant fort sympathiques, sur des péniches instables ou dans de vieilles usines désaffectées (en mode rock & roll attitude), et qui me donne l'envie furieuse de recommencer... mais derrière l'objectif cette fois, car j'aimerais tellement tester!
Histoire à suivre...

° * °

Mais aussi...

Une petite pause exquise dans un salon de thé tout typique de la rue principale et commerçante de Cabourg, chantilly à foison et chocolat chaud bien crémeux pour se réchauffer un brin, et prendre encore quelques clichés à l'arrachée suite à la balade en bord de mer et aux fous rires en centre-ville.
Un restaurant atypique et très cosy pour le dîner, ambiance lounge, murs colorés, musique d'ambiance et petite cour intérieure, le tout autour d'un menu "crêperie" simple mais succulent. Pour une fille comme moi qui cherche les minis détails de charme dans chaque petite parcelle de vie, j'ai été servie.
Une promenade digestive "by night" aux alentours de la ville mais bien vite interrompue cependant par un froid déjà automnal (et vive mon trench!).
Et enfin le plaisir de passer voir le lendemain après-midi de très bons amis de la famille, trônant dans le coin.
Un réel flashback de toute beauté,
Retour nostalgique sur mon adolescence et ma vraie prime jeunesse.

° * °

Ainsi s'achève mon joli rayon de soleil de septembre,
Tout de poésie et de mélancolie paré.
Un week end impromptu et inattendu comme je les aime,
Emprunt de p'tits plaisirs comme j'en souhaiterais tant au quotidien,
Et de quelques jolies photographies aujourd'hui développées sur supports papiers.
Le retour au bercail a fait surgir en moi, en plus de la maladie, une véritable passion pour le tri puisqu'en vue du nombre imposant de clichés qui se perdaient dans mes fichiers informatiques, un travail de longue haleine s'imposait.
Au final, il reste de mon périple des souvenirs plein la tête, des flash plein les yeux (oh que oui!), comme une envie soudaine de (re)quitter la ville-capitale pour mieux la retrouver et...
Un superbe maillot de bain rouge à pois blancs!
Qui dit mieux?

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Parisienne en vadrouille - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


04 juillet 2009

Voyage-éclair en French Riviera

Dans le ciel des étoiles, le ron-ron de la voiture, quelques collines rocheuses qui se dessinent au loin et puis enfin, une nuit sans lune à perte de vue. C'était le tout premier soir de mes vacances, seule au monde sur l'autoroute de tous les espoirs, et je l'ai singulièrement savouré avec l'inquiétude de laisser derrière moi bien des évènements non réglés et la sérénité évidente de ne plus avoir à y penser.
On était la dernière semaine de juin et il trônait dans l'air comme dans ma tête un sulfureux parfum de folie, sorte d'égarement apparenté à l'envie fugace de tracer la route sans pour autant partir au bout du monde mais juste pour exister et se dire qu'ici ou ailleurs, on peut encore rêver...

Rêver, c'était tout ce à quoi j'aspirais.
Et si ce petit voyage avait été prévu longtemps en avance avec un soin d'organisation de ma part qui ne m'est pourtant pas familier, force est d'admettre que de surprise en imprévu, il a fait couler beaucoup d'encre sans bien même y penser.
Désistement malheureux, hésitations à partir et incidents de dernières minutes... Les gens qui disent que de ma vie je pourrais écrire un roman doivent sans doute être un peu clairvoyants mais du côté gestion de la chose, c'était une toute autre histoire et j'ai bien cru ne jamais partir au fond, car il manquait dans mon coeur la petite lueur qui vous rend une épopée magique, bien malgré elle et vous fait pousser des ailes.

A défaut d'ailes ou d'étincelles pourtant, je suis bel et bien partie puisque les évènements cataclysmiques se succédant de mal en pis à Paris, c'est en toute hâte que j'ai pris ma décision, sur un coup de tête aussi heureux qu'étrange et qui m'a valu, pour mon plus grand bonheur, quelques jours ensoleillés le temps d'un petit trip sympathique du côté de mon lieu de prédilection le plus familier.

... Mandelieu-La Napoule et Cannes... pour une énième édition.
C'est en quelques photographies que je m'en vais vous dévoiler des petits instants volés de paradis.

° * °

On the beach

Plage_de_la_Raguette___La_Napoule_1

Plage_de_la_Raguette___la_Napoule_2

Farniente de rigueur pour un bain de soleil bien mérité, une mer bleu azur et un ciel sans nuages, tous sens du terme acceptés.
La tranquillité du mois de juin en prime se révèle toute en beauté et la vive chaleur qui règne en maître sur les lieux de mes meilleurs souvenirs d'enfance colore lentement ma peau de visage pâle et la parsème de milliers de tâches de rousseur tandis que je me délecte de la joie de lire des livres ensablés.
Harry Potter VI se place en ligne de mire... Le film sort bientôt dans les salles obscures et en tant que grande prêtresse du monde magique, je m'attèle à sa relecture avec sérieux malgré le vent et les pages qui sans effort se tournent doucement.  Les derniers magasines "people" que j'ose me permettre d'acheter une fois par an deviennent aussi croustillants de par leurs news que par le sable qui s'immisce dedans et je reste là des heures à contempler un paysage dont je ne me lasserai décidément jamais.

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Cannes_la_Bocca

Cannes_la_Bocca_2

Cannes_la_Bocca_on_the_beach

Quelques instants de trempette dans l'eau rafraîchissante et se laisser aller au gré des vagues à barboter doucement...
Il fait beau et ça sent bon le sable chaud. Du pur cliché comme on les aime à l'exception près que le cliché n'est autre que la vérité et que j'arrive à boire la tasse en pleine baignade alors que j'ai encore pied. De ce fait, je n'ai même pas atteint une seule fois la seconde bouée, ce sera sans doute mon plus grand échec pour le restant de l'année!
Dans mes oreilles cependant pour me consoler, la playlist de juin envahit de bon coeur mon Nano... pas franchement dérangée par les badauds!
La plage encore calme se dévoile en toute splendeur dans l'attente de l'afflux touristique des mois à venir, quelques autochtones en vadrouille se perdent entre deux pauses au bureau, le sable craque sous mes pieds, j'aurais bien l'envie soudaine d'un séjour prolongé...
Sortez le Monoï, préparez le lait après-soleil, rien de tel que des UV 100 % naturels pour rougir hâler tout en beauté. Mais gare au beau temps, les averses orageuses et la fougueuse pluie arrivent aussi, inopinément évidemment, et il se trouve que j'en ai fait les frais, arrosée jusqu'au maillot, même dans la pleine chaleur du soleil de midi!

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Cannes_la_Bocca_et_moi

Oui, j'aime aussi pratiquer l'auto-photographie.
Par conséquent...
Opération maillot de bain réussie.
Et en 36 finalement, si, si!
Opération bronzage aussi.
Il n'y a pas à dire, j'ai tout compris ^^

° * °

Mes balades de charme

Ruelle_du_vieil_Antibes

Après un périple des plus aventureux, à cause du GPS humain lamentable que je suis, qui est parti de Cannes/Juan-les-Pins pour finalement se retrouver à Saint-Laurent du Var, Marina Baie des Anges et même Nice (mais comment donc ai-je fait? Je suis sensée connaître la région m'enfin!), ce sont les ruelles du vieil Antibes, ses remparts, son port Vauban et sa vue imprenable de nuit qui me réconcilient enfin avec mon geek de meilleur ami.
Pas un chat ne traîne dehors mais ce n'est qu'une façon de parler puisqu'au milieu des pavés et des boutiques déjà fermées, des chats, il n'y a que ça.
Les impasses et les rues étroites se transforment vite en labyrinthe d'Alice au pays des merveilles et c'est un peu ce que je suis au fond, toute de bleue (Klein, d'accord ^^) vêtue, à tourner en rond et me perdre en riant au milieu des petites maisons provençales, sorte d'habitations de poupées qui fleurent bon la lavande.

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Collines_de_Mandelieu___Les_Adrets

Collines_de_Mandelieu___Les_Adrets_2

Colline_et_route_des_Adrets

A la tombée de la nuit, une petite virée impromptue dans le massif des Adrets s'impose d'elle-même. On en entendrait presque les cigales chanter...
On connaissait déjà les gros rochers rouges "cartes postales" de l'Estérel, sa mer turquoise et ses petites criques fabuleuses qui laissent un front de mer moins bétonné de Théoule-sur-mer à Saint-Raphaël mais qu'en est-il de l'intérieur des terres?
Sans voiture et sans piétons, la végétation a ici repris le dessus et les collines ont un parfum de mystère frémissant qu'on souhaiterait préserver d'avantage encore pour ne point le gâcher.
Ecologie, me voici! Et non, je suis loin d'être une militante, y avez-vous seulement cru? Mais je savoure comme il se doit un paysage de verdure tellement aride et singulier qu'il en devient hypnotique, me changeant nettement du bitume, de la verdure picarde ou que sais-je encore.
On se croirait presque aux alentours de Marseille et d'Aubagne, sur les chemins des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, à marcher sur de la caillasse blanche entourée de pins et autres arbustes secs et jusque dans la grotte du "groshiboux"...
Le coucher de soleil est tourmenté en diable et le paysage encore plus, source d'inspiration notable pour quelques mots d'écriture intuitive.
Un must avant les fastes de la Croisette. Je jubile et m'incline.
La nature ici, bercée par le chant de quelques insectes qui subsistent encore à une heure tardive, est un diamant à l'état brut et se décline en mille odeurs, dévoilant avec succès la face cachée de la Côte d'Azur.

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Ch_teau_de_la_Napoule_1

Ch_teau_de_la_Napoule_2

Ch_teau_de_la_Napoule___D_tail

De nombreux passages à ses alentours et quelques balades poétiques plus tard, une légère pause devant le château de la Napoule bordé de ses petites plages surplombant la mer et d'une grotte à peine cachée où les pêcheurs aiment à se réfugier.
Peu à peu, l'environnement nous dévoile ses secrets.
Une architecture surprenante voire intrigante pour un lieu qui demeure atypique, un havre de paix et de verdure à forte inspiration artistique, et surtout l'endroit préféré de mes huit ans... comme celui de maintenant.
Majestueux en journée, magnifique de nuit, il me laisse l'air songeur avec ses petites lucarnes éclairées où la végétation est laissée en paix et m'expédie bien loin de tous les clichés de la Côte d'Azur, dans un monde imaginaire où j'y vivrais en solitaire.
A visiter, contempler, contourner. Mais sous aucun prétexte, le manquer.
Du rêve encore et toujours, c'est bel et bien lui mon château de contes de fée et si je me permettais un élan de lyrisme, je me dirais que les années défilent peut-être mais que rien au fond dans mon état d'esprit ne saurait vraiment changer.

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La_Napoule

Balade du soir, espoir.
Les collines n'ont de cesse de jouer au grand huit avec nos pauvres rotules, montant et descendant à volonté et même en pleine ville, si tant est qu'on se soit un peu excentré dans une volonté de quitter le front de mer pour quelques instants.
Cependant, le sud est un endroit magique où les rues des petits villages ne mènent jamais à Rome mais indubitablement vers la grande bleue, laissant derrière elles un doux parfum de vacances avant l'heure et une légère brise sitôt la nuit tombée.
A l'horizon, l'eau et le ciel se confondent lentement pour ne faire plus qu'un, symbiose des éléments pour une soirée dont l'élégante simplicité dépasserait les limites du temps.

° * °

Cannes/Nice by night

Palmier_Cannois Palmier_Ni_ois

Petit jeu...
Saurez-vous différencier le palmier cannois du palmier niçois?
Un indice: ils sont dans l'ordre!
La tâche n'est pas si rude allons. L'un est situé sur la Croisette tandis que l'autre défie vaillamment la promenade des Anglais. Et si mes photographies vous paraissent un tantinet inutiles, je répondrai à cela que je me fais un devoir si ce n'est une joie, dans la tradition de moeurs que je me suis moi-même imposés, à toujours et où que j'aille, photographier quelques échantillons bien sentis des plus beaux palmiers.
Dans la mesure des stocks disponibles naturellement ^^

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Promenade_des_Anglais___N_gresco

Promenade_des_Anglais___Nice__en_voiture_

Un périple-surprise et un pare-brise fort sali plus tard, l'expédition involontaire à Nice survient de nuit et se révèle un peu tristoune pour le coup car la promenade des Anglais hors-saison donne plutôt l'impression d'un grand boulevard en bord de mer que d'une charmante promenade en toute convivialité.
Il en résulte au final des lumières étincelantes, le splendide hôtel Négresco et de beaux immeubles certes, mais le vide intersidéral humain autour de nous et puis plus rien du tout, sans parler bien sur de toutes ces plages de gros galets que je n'ai jamais aimées.
Pas très inspirée...
A la croisée des chemins alors, quitte à choisir, je me serais bien offert une petite virée, mais de jour cette fois, dans le vieux Nice, sacrément plus passionnant car imbibé de ce charme typique et dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis des années.
Mais 23 heures 30 passées et tout le monde vraisemblablement couché, il valait mieux ne pas trop s'attarder. C'est ainsi que mes photographies en direct live d'une voiture lancée à grande vitesse (il faut bien que j'en rajoute un peu hein ^^) me laissent sur un rendu plutôt navrant.

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Croisette_front_de_mer Carlton_1

Carlton_2

Carlton_3

Cannes_Lion_Palais_des_Festivals

Plage_priv_e_sur_la_Croisette

Retour à Cannes (Cinq jours de Croisette, rien que ça!) où l'ambiance se veut plus festive, avec tout naturellement quelques tenues d'apparat, des promeneurs endimanchés en pleine semaine, des touristes en manque de cornets de glace et autres mimes peinturlurés qui tentent l'animation d'avant la cohue estivale. Bref, il y a des gens!
Au programme, des festivités et de la musique en plein air, quelques bribes cinématographique en souvenir du festival, du luxe comme s'il en pleuvait dans les boutiques où l'on aimerait bien rentrer un jour, des casinos étincelants, des plages privées qui rivalisent toutes d'illuminations, des cafés aux terrasses qui empiètent sur les rues, de beaux bateaux accostés au loin tout là-bas près des îles de Lérins, et la fête des autochtones de chaque instant...
En tongs la journée et en Jimmy Choo de soirée, les heures qui défilent font évoluer les moeurs et c'est un régal des sens que d'observer cette valse incessante de vêtements magnifiques en même temps qu'une véritable étude sociologique poussée à son paroxysme, tandis que je demeure dans un juste milieu, avec toutefois un soupçon d'envie ^^
Jolis moments de détente assise sur les mythiques chaises bleues de la Croisette qui depuis quelques années déjà nous gratifie de ses leds multicolores dés que la nuit pointe le bout de son nez. L'air de la mer apporte un léger vent frais venu d'on ne sait où mais qui opère comme une caresse sur mon visage alors que le palais des Festivals nous offre comme à chaque fois son lot de surprises.
Serait-ce une renaissance?

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Cannes_croisette_soir_e

Cannes_Lions_r_ception

Eh bien la renaissance aura le mérite d'être placée sous les signes évidents de la musique et de la danse, c'est le moins qu'on puisse dire!
Car si les rues et la Croisette en particulier sont emplies de mélodies diverses et variées, les festivités continuent de plus bel de semaine comme en week end avec des soirées organisées sur la plage parrainées par les radios locales, tous les tubes du moments revisités et des boîtes de nuit en plein air où il est relativement aisé d'entrer, eh oui! Du monde oui, mais sans trop s'étouffer non plus avec presque un petit air d'Ibiza qui planerait au sein de toute cette musique électro, sans compter les habitués, fidèles au rendez-vous et qui s'additionnent sur les plages alentours, la bouteille à la main à danser autour des palmiers.
Et alors, personne d'assez alcoolisé pour tenter de se noyer? ^^

Sans trop tarder toutefois, on passe sans transition à du plus chic avec une réception ultra-classy sur la plage privée du Carlton Intercontinental (et là évidemment, accès interdit :/) où les talons rivalisent de hauteur et les grandes marques sont de rigueur.
Le diable s'habille en Prada, version soleil et plage en quelque sorte... Pour un peu, ça me rappellerait presque l'ambiance du festival de Cannes mais en moins guindé et de par l'aspect esthétique et la thématique même de la soirée (drapés blanc, lumières roses tamisées et jets de flamme), c'est plutôt très agréable à regarder. Chose curieuse d'ailleurs, les badauds qui se baladent le long de la plage-réception s'amoncellent sur la rambarde et restent assis là des heures à rêver, de l'autre côté de la barrière. L'envers du décor peut-être?
J'ai un peu l'impression d'un zoo à un moment donné mais la musique est tellement bonne ma foi qu'on ne peut que pardonner... Et si, de gourmandise en espièglerie, on pouvait chaparder un petit-four au passage aussi, ce serait juste le bonheur assuré.

° * °

Mon point G se situe à la fin du mot shopping

Euh... nul ce titre, j'en conviens ^^
Mais comme le veut ma tradition propre, il est vrai que j'ai parcouru la rue d'Antibes et le marché Forville en long, en large et en travers, en manque de sensations textiles et de petits souvenirs provençaux.
Point de photo de tout cela en revanche même si, soldes ou pas, je suis revenue comme il se doit les bras chargés de paquets, petites robes à fines bretelles ou bustiers fourreaux, tops romantiques, lingerie et chaussures argentées. C'est évidemment, on ne se refait pas et que le sac, sur le chemin du retour, fut bien plus compliqué à boucler qu'à l'aller. Je vous passerai toutefois l'épisode ou je saute et m'assied dessus dans le but de l'aplatir parce que je préfère définitivement oublier cette vision de moi!

Pour pimenter la chose alors, autant évoquer ce que je n'ai pas.
Le rêve, le désir, l'envie et bien plus encore mais qui, à défaut de gagner au loto, n'est pas franchement d'actualité pour moi.
Et pour ce faire, les quelques images qui suivent parlent d'elles-mêmes puisque j'ai tenu, coûte que coûte, à immortaliser la boutique Jimmy Choo, l'une de mes marques fétiches, sorte d'hommage gratuit et totalement gâteux de ma part, je dois bien l'admettre, à cet objet qui me tient tant à coeur et que l'on nomme "chaussure".

Jimmy_Choo

Jimmy_Choo_2

Jimmy_Choo_3

Vous apprendrez ainsi que posséder une paire de chaussures rouges à talon aiguille est le plus beau de mes fantasmes inassouvis (toutes saisons confondues d'ailleurs) et que même si celles-ci sont un rêve inaccessible (sans même en connaître le prix), je ferais bien mon quatre-heures dans un genre plus raisonnable de l'un des modèles "été" de chez Zara, rouge vif et tout en hauteur, comme je les aime.

En attendant cependant, je ne vous épargnerai pas les quelques photographies ridicules qu'il m'arrive de prendre pour une raison qui encore m'échappe.
En effet, à l'exception de quelques soirées rehaussées d'une jolie robe et de fins talons, la mode était plutôt aux spartiates de mon côté, version plate de rigueur pour entamer la marche à pied de bon coeur, les balades étant bien sur mon petit faible de toujours, que ce soit à Paris ou ailleurs. J'ai tâché toutefois de demeurer toujours tendance que ce soit dans le modèle montant tout comme dans le plat, plus communément appelé "tropézien" et que l'on voit absolument partout ces derniers jours, dans toute une déclinaison de couleurs différentes.
Mais admirez plutôt...

Spartiates_1

Spartiates_2

Je sens bien malgré tout qu'après ces quelques images, je vais encore m'attirer les visites bloggesques de tous les fétichistes des pieds de France et de Navarre, horreur!
Mais qu'importe après tout, j'assume ^^
(et puis, je me délecterai une fois de plus de mes historiques Google comme il se doit.)

° * °

Des p'tits détails, toujours des p'tits détails, encore des p'tits détails

O_Sullivans___La_Napoule

Définitivement addict, dans le sud comme à Paris!
Je ne vous raconte même pas mon enthousiasme évident de constater qu'entre septembre et juin, s'est ouvert à La Napoule et en bord de mer un "O' Sullivans" à l'ambiance festive et dansante, cocktails en prime, tout comme ceux de la ville-capitale que j'affectionne tant.
Endroit familier au logo reconnaissable à cent kilomètres à la ronde, avec un soupçon d'exotisme lié à la destination cette fois, c'est à boire, à boire, à boire qu'il nous faut!
Et loin de moi l'idée d'être une sombre alcoolique et d'entamer de bonnes vieilles chansons paillardes. Mais vous avouerez  que trouver du pub de compétition où qu'on aille, c'est d'un rassurant, vous n'avez même pas idée.
Une bonne excuse de se désaltérer sans même paraître un poil dépaysée. Et glou!

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Insolite___la_Napoule

Quant à l'insolite, il existe aussi en Méditerranée, même que je l'ai vu...
Ici donc et comme en témoigne cette somptueuse photographie, les chiens ne sont pas lunatiques (dommage) ni interdits dans leur intégralité mais seulement sélectionnés en fonction de leur race, et selon un arrêté municipal en plus, c'est qu'on ne rigole pas.
Oh, c'est une évidence que le chihuahua est plus en vogue sur la Croisette (Paris Hilton powâââ) mais tout de même! Pauvre meilleur ami de l'homme ainsi censuré ...
Que les possesseurs de Pit' et autres vilains toutous mordeurs se rassurent cependant, seule une petite place vouée à la pétanque au sein d'un village leur est inaccessible et ils possèdent donc tout le loisir de se balader dans le restant de la ville en liberté laisse, pourvu qu'ils soient accompagnés par un super beau gosse de leur maître.
Ceci étant, j'ai tout de même trouvé l'écriteau suffisamment cocasse pour ne pas le laisser passer parce que planté tout seul au beau milieu d'une place déserte et sans même un joueur de pétanque pour pointer ou tirer à l'horizon et suscitant un éventuel appétit canin, on pouvait s'attendre d'avantage à un panneau de signalisation qu'à... ce truc là. Eh oui!

° * °

Une conclusion?

Eh bien je m'en suis rentrée doucement sur l'autoroute du soleil vers la ville-capitale, laissant derrière moi Cannes, les reflets de la mer, quelques aventures trépidantes et des hématomes au front qui resteront définitivement du dossier (^^), le coeur un peu en berne de n'être restée que si peu de temps mais nourrissant l'envie folle d'y retourner...
C'est que cet exquis coup de fou, à défaut de me rendre un sourire éclatant et des étoiles plein les yeux, m'a permis une brève évasion ensoleillée que je n'attendais pas, que je n'attendais plus, et puis surtout quelques petites journées à vivre au sein d'une parenthèse inopinée.
Les choses ne se révélant d'ailleurs jamais comme prévues, je me suis prise à mon propre jeu, ne regrettant assurément pas le choix d'un voyage qui pourtant s'annonçait mal mais qui s'est finalement révélé être la plus magique des thérapies.
De retour à Paris depuis peu, les souvenirs fusent déjà comme il se doit et le sable répandu irrégulièrement sur ma moquette bleue me laisse un arrière-goût délicieusement salé de mon épopée cannoise, aussi furtive qu'enchantée.
La chaleur étouffante et moite qui s'est abattue sur la capitale ces quelques derniers jours me fait demeurer amorphe et rêveuse et si mon corps termine alors tout en douceur ses lectures estivales allongé sur un lit, mon esprit quant à lui, vagabonde vers des contrées bien connues qui me ravissent toujours autant...
De quoi m'abandonner à une citation tant usitée comme quoi il semblerait bien que "la misère serait moins rude au soleil."
J'y croyais certes peu mais de toute évidence, je l'ai vérifié...

-Livy-

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14 octobre 2008

Une virée en sologne

Aujourd'hui je vais vous faire voyager loin, très loin même, laissant ainsi s'immiscer en vous ce doux parfum d'exotisme qui nous colle tous un peu à la peau et parce que plus de 200 kilomètres de la ville-capitale, on aura beau dire mais c'est carrément le bout du monde! (comprenez, l'aventure se situe au-delà du périph' ^^)

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200 kilomètres et des poussières me direz-vous, mais où est-ce donc que cette contrée?
Petite devinette:
Il ne s'agit ni du pays de nos amis les ch'tis, ni d'une côte toute en falaises d'un bord de Manche et encore moins de l'est de la France.
Non, je dirais plutôt que c'est un joli coin perdu en plein milieu de bois qui fleurent bon la fougère et la lavande, parsemé de villages fleuris, d'étangs recouverts de nénuphars et de chemins sableux.
Un endroit qui mène doucement aux châteaux de la Loire et qui oscillant entre Cher et Berry se lance sur les traces d'Alain-Fournier, de son oeuvre et de sa trop courte vie.
Une campagne un peu intemporelle, imprégnée d'un passé historique certain et où les légendes et traditions d'antan, vieilles histoires de sorcellerie et superstitions de villageois aiment à revivre en se mêlant à la réalité dans un délicieux paradoxe.
Une région où finalement le quotidien tout entier semble s'être arrêté à des temps plus reculés, sorte de lieu vaguement mystique et qui me colle furieusement à la peau quand je décide de retomber docilement dans quelques anecdotes d'enfance ou d'adolescence.

La Sologne

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Et si j'en parle avec tant de passion, c'est que c'est un petit endroit, simple et charmant, que j'affectionne tout particulièrement ce qui tombe plutôt bien puisque je m'y suis rendue il y a juste une semaine, le temps d'une évasion-éclair d'une journée, sur les traces d'une ancienne maison familiale et dans de lointains souvenirs de balades en vélo.
C'est que j'avais l'air bien parisienne d'un coup, toute imprégnée de mon camaïeu de gris, petit chapeau assorti à mon sac et mes bottines, le tout saupoudré de mon trench d'amour... Pas du tout couleur locale, façon "bobo" fraîchement débarquée à la campagne mais sans son vélib' (citation de ma mère...)  pour la première fois de ma vie.
Et pourtant si vous saviez, loin de moi cette idée saugrenue!
Parce que là-bas, avant d'être une cambrousse lambda qui me paraîtrait hostile et à défaut d'être ma seconde maison (si vous suivez bien, cette dernière se nomme "côte d'azur"), c'est un peu mon troisième lieu de prédilection.
Un lieu drôle, convivial et plein de vie qui me ferait presque regretter, dans des bribes de conversations et des voix à jamais immortalisées de bons moments du temps passé!

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La Sologne en effet, du plus loin que je me souvienne, est associée à tout un tas de souvenirs hasardeux de mon enfance.
Je vous raconterais bien alors comment à cinq ans, j'employais volontiers les mots "pinède" et "caquetoire" à toutes les sauces, surtout quand il y avait des invités, mais sans doute était-ce du à un père trop soucieux de vouloir instruire sa fille en lui inculquant un vocabulaire qu'elle ne pourrait hélas jamais utiliser en cour de récré...
Je vous expliquerais bien aussi combien ma mère était heureuse de m'entendre lui dire que j'allais "bosser" croyant au potentiel évident d'une enfant trop studieuse durant son été alors que dans mon jargon, cela signifiait quelque chose du genre aller faire une promenade à vélo pour sauter des mottes de terre immenses, à me croire sur un terrain de BMX mais sans le BMX.
Accessoirement, je faisais tout de même quelques devoirs de vacances pour la forme (souvenez-vous des fameux Passeports!) mais c'est surtout parce que j'avais trouvé la cachette des corrigés ^^

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La Sologne était aussi le lieu où, visitant souvent de nobles demeures,  je me prenais pour une sorte de princesse des temps modernes, pouvoirs magiques à l'appui et quand ce n'était pas le cas, c'est qu'inspirée par mes lectures de l'époque, je me voyais déjà transformée en Sophie (à qui il arrivait bien des malheurs dans le livre de la Comtesse de Ségur; eh oui, on a les rêves qu'on peut!), ou encore en fée bleue, jolie demoiselle immortalisée dans le conte de  Pinocchio. A eux deux, ils étaient effectivement les livres de la bibliothèque poussiéreuse que je relisais chaque année inlassablement excepté quand Le journal de Mickey venait à débarquer, ô comble du bonheur.
J'ai d'ailleurs bien tenté un changement de mes habitudes littéraires en me lançant à corps perdu dans Jonathan Livingston le goéland mais allez comprendre pourquoi, l'identification au personnage fut légèrement plus rude... et je ne vous parle même pas du film!

De retour de visites des châteaux de la Loire (oui, je crois bien que je n'en ai pas manqué un et la plupart ont souvent eu droit à plusieurs séquences)  je me prenais à mon tour pour un guide fortement instruit et je passais des heures à commenter les meubles et les pièces de la maison familiale en leur donnant à tous un fort potentiel historique qu'ils n'avaient décidemment pas mais que je m'obstinais à trouver, dans un effort d'imagination certain.
Je songeais ensuite à un moyen ludique de dresser mon chien de l'époque, le faisant sauter de chaise de jardin en chaise de jardin et lui offrant un Mac Do en guise de récompense (le pauvre...) ou bien coursais les libellules sur le bord des étangs.
Au cours des soirées du mois d'août, en même temps que les étoiles filantes qui évidemment filaient, se pavanaient surtout dans les airs au dessus du jardin une flopée de "ratapanades" (plus communément appelées "chauve-souris") qui avaient le don de paniquer toute la maisonnée pour mon plus grand bonheur...
Eh oui, je suis sans doute une phobique de tout et n'importe quoi dans la vie, mais les chauves-souris ne m'ont jamais fait peur.

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Oh! Il y aurait encore bien du dossier sur tous ces moments intenses passés dans un état de distraction absolue mais en dehors de ces quelques révélations juteuses, j'avais aussi de "vraies" activités, hautement instructives.
Et l'on va faire comme si vous me preniez au sérieux.
J'ai ainsi pu m'adonner aux joies du VTT sur surface totalement plane où l'on écrase des hérissons déjà morts et parfois même des serpents (plats, eux aussi), du badminton, du pédalo, du foot savonneux (soupir), du feu d'artifice du 14 juillet en direct-live de l'étang municipal (!), de la marche à pied, du mini-golf (oui j'aime bien, c'est kitschissime le mini-golf ^^), de la conduite sur Peugeot 406 (essais peu concluants) et pire encore, à la pratique des ricochets sans jamais y parvenir, ne serait-ce qu'une fois.
(On le savait déjà, j'ai deux mains gauches...)
A bien y réfléchir d'ailleurs, toutes ces activités avaient une forte tendance 90's car j'imagine mal les enfants d'aujourd'hui se mettre pareillement en péril!
Je n'entends d'ailleurs pas par là "danger" mais plutôt "dossier", une fois encore ^^

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Cependant, il ne faut pas croire que mes vacances solognotes étaient de tout repos pour autant.
Parfois même, c'était carrément périlleux.
Les balades en voiture s'accompagnaient toujours en effet de la musique de Joe Cocker, même chanson écoutée en boucle sur tout le trajet, niveau sonore le plus élevé mais ça, c'était lorsqu'on ne se faisait pas assaillir par une pluie de grêlons d'une bonne demi-heure à vous briser tout un pare-brise!
Il fallait de surcroît éviter à tout prix sur la route chevreuils et autres trucs-qui-marchent-rampent-ou-volent-mais-dont-je-ne-sais-toujours-pas-le-nom.
Il était de rigueur aussi de se faire tremper à vélo parce qu'une pluie fine se révélait souvent être une véritable tempête (que dis-je, un typhon!) mais que larguée dans la nature et pire encore, dans les bois, à 20 kilomètres de la maison, je n'avais pas d'autre choix que de pédaler!
Enfin, j'aimais bien faire enrager tout le monde en organisant de fausses fugues, soigneusement cachée dans un recoin de la demeure ce qui me permettait justement de l'avoir pour moi toute seule pendant un bon moment tandis que toute la famille s'en allait à ma recherche dans le village, totalement paniquée...
Accessoirement, les boules de pétanque ont pu écraser légèrement mes pieds, les ponts en bois pourri au-dessus des étangs avaient ce je-ne-sais-quoi de pas très rassurant et qui pouvait nous flanquer à l'eau en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire, les anguilles pullulant dans ces mêmes étangs (beurk!) et je me suis fais quelques frayeurs dans la maison familiale qui parfois, me semblait hantée...
(de longs couloirs, le bois qui craque, une pièce peinte en rouge-sang et le mal était fait: je m'imaginais déjà dans Shining...)

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Cela dit, en dehors de toutes ces péripéties de petite fille, j'ai pris bien plus de bon temps en grandissant et en ramenant dans ladite maison, toute la joyeuse troupe de copines de mes seize ans en plein âge bête, gloussements et maquillage de rigueur, d'avantage prêtes à faire les boutiques à Orléans plutôt qu'à visiter la cathédrale, tenter quelques abdos piochés au hasard dans ce merveilleux magasine qu'était Jeune et Jolie (me demande bien s'il existe toujours d'ailleurs...), se pavaner dans les rues de la "grand ville" en tenue de modasse, écouter la merveilleuse radio locale (Vibration fm) en se faisant les ongles et en prenant une tripotée de photos au moyen d'un Kodak jetable, et s'essayer à la grasse matinée pour remplacer les randonnées VTT.
Une sorte de "procrastination power" avant l'heure qui s'apparenterait presque à ma vie actuelle, pour un peu :)
... J'ai dit presque...

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J'en retiens aussi quelques visites cocasses que je ne regretterais pour rien au monde...
Le musée de la sorcellerie, le musée de la magie, la dégustation de gâteaux au château de la Ferté-Saint-Aubin, une fête médiévale de village ou encore l'exposition "Tintin" notamment sont autant de moments improbables que vécus.
La visite nocturne du château de Chambord en mode "Sons et Lumières", à circuler en toute liberté dans les pièces du magnifique édifice, une lanterne en main, et découvrir ainsi un aspect incroyablement fascinant du lieu demeure quant à elle, l'un de mes plus beaux moments.

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Alors voilà.
La Sologne représente sans doute un peu aux yeux des gens le "trou du cul du monde", et la campagne profonde, et la verdure partout, et le froid, et les petites bébêtes dans les bois noirs et tout ce que vraisemblablement je n'aime pas trop non plus, de coutume.
Mais le fait est que j'affectionne profondément cette région parce qu'à défaut d'y vivre (et c'est sans doute mieux ainsi...), je me complais dans des souvenirs un peu dépassés c'est certain, mais suffisamment frais et attachants pour me faire oublier combien la vie parfois nous apporte son lot de soucis sitôt qu'on grandit.
Et parce qu'aussi minimes soient-ils, ils font partie intégrante de mon histoire, eux aussi...
Symbole de moments délicats et chaleureux, symbole aussi d'un passé historique dont je me rends mieux compte à présent et qui ne cesse de me fasciner, la Sologne me fait rêver de par sa part de mystère obscure, poétique et parfois un brin effrayante que je ne m'explique décidemment pas mais que je me contente de ressentir dés que j'y pose un pied.
(Bien que cela devienne plus rare à présent)
Et ce n'est vraiment que par manque de temps que mardi dernier, je n'ai pas enfilé un vieux jogging mité par dessus ma délicate robe en laine pour aller humer le bon air au milieu des "pinèdes" (c'est que j'y tiens, moi, à ce mot) et traquer de la girolle dans le paysage roux de l'automne qui s'amorce.

~

Alors, imprégnée par une fragile promenade de fin d'après-midi sur les lieux nostalgiques de souvenirs pourtant pas si lointains encore, je serais bien restée des heures ainsi, dans cet impensable endroit, à la croisée des mondes passés et présent, à m'inspirer de ce qui a été, ce qui n'est plus et ce qui sera.

-Livy-

Illustrations:
Une balade en Sologne
Quelques paysages immortalisés
Un ciel tourmenté d'octobre
Le village de Vouzon

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14 septembre 2008

Mon épopée cannoise

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De retour sur la toile après une petite semaine en mode repos...
Je suis rentrée hier soir, posant un pied incertain sur la ville-capitale.
Adepte du décalage et de virées ensoleillées au moment où les arbres roussissent déjà, c'est à l'heure de la rentrée que mes vacances ont pointé le bout de leur nez,
Et comme j'en avais soupé de Paris tout l'été,
Le break fut hautement mérité!

Brève évasion à Cannes
Et balades de charme le long de la Méditerranée,
Revisitant les lieux de prédilection de ma prime jeunesse,
Sous le signe fatal de la procrastination.

J'ai sur la peau un goût salé,
Dans mon sac non défait, un Cosmo et quelques grains de sable égarés,
Le bruit de la mer dans toutes mes pensées
Et une jolie couleur dorée.

Récit d'une semaine de douceur...

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Plages_priv_es

Farniente à la plage

Procrastiner...
Positiver...
Se détacher...
Humer ce vent chaud et secret.
Se poser sur quelques mètres de sable, s'allonger yeux mi-clos et se prendre à rêver, à mi-chemin entre le sommeil et l'imaginaire, de tout ce qui pourrait bien arriver.
Sentir le soleil réchauffer doucement un été trop frileux et se laisser bercer par le bruit des vagues.
Savourer l'odeur de la crème solaire et voir avec joie un teint progressivement hâlé s'intensifier...
Faire de chaque journée un véritable défilé, maillots de bain nouveaux à l'appui, abdos impeccables et cambrure travaillée ^^
Lire du magasine "people" en toute impunité et s'en délecter parce que ça n'arrive qu'une fois dans l'année.
Se baigner dans une mer d'huile, les îles de Lérins droit devant, s'accorder un peu d'exercice, un brin de détente, de jeux aquatiques et puis se prendre à aller nager jusqu'à la bouée, juste parce que c'est cliché.
Balancer du sable sur les voisins pour les faire enrager,
Et en ramener plein, jusque chez soi, même jusque sous ses draps (de la graine d'exfoliant gratuit, je vous dis!)

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Mougins_3

Balades, promenades et dérivés

Parcourir Cannes en long, en large, en travers,
Accéder au Suquet "by night" pour une vue imprenable sur la ville.
Se perdre dans l'arrière-pays pour admirer les collines,
Voir le ciel dégagé jusqu'alors se couvrir un peu, tourmenté.
Virevolter de Grasse à Mougins, D'Antibes à Juan les Pins
Et apprécier les vieux villages...
Eviter la route Napoléon, très jolie certes, mais nuit gravement à ma santé ^^
Se faire quelques frayeurs de nuit dans le massif des Adrets,
Se souvenir de la route du littoral, celle de l'Estérel, celle de mon enfance,
Bordée de roche rouge et d'une mer azur à faire pâlir les îles des destinations lointaines.
Manger une glace à Saint-Raphaël, faire une pause à Théoule-sur-mer,
Savourer quelques gouttelettes de pluie chaude lors d'une balade à Mandelieu,
Refaire pour la énième fois le tour du château de la Napoule
Et pousser la promenade en bord de mer jusqu'au rocher des pendus.
Prendre des chemins hasardeux en voiture, au gré des montées et descentes.
Longer "Marina baie des anges" pour un dîner entre amis à Villeneuve-Loubet,
Effectuer une reconnaissance sur d'anciens lieux de prédilection d'été passés dans le sud,
Et juste s'asseoir là, sur cette chaise bleue en plein milieu de la Croisette,
Admirer la vue, la mer, les bateaux,
Respirer.
Vivre plutôt que survivre.
Déconnecter.

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Vacances

Up... and down!

Se faire attaquer par une horde de moustiques assoiffés de sang (le mien en l'occurrence) et avoir oublié citronnelle et huiles essentielles loin là-bas, à Paris.
Constater les dégâts apparentés à de disgracieux points rouges, laissant presque un arrière-goût de varicelle bis.
Voir naître un orgelet au coin de l'oeil gauche et foncer à la pharmacie du coin pour le faire diminuer avec force pommade ophtalmologique.
Se trouver un peu en minorité dans les commerces de proximité parmi les "jeunes" dans une région où les retraités s'épanouissent en hors-saison.
Se débattre dans la mer au moment où l'on commence tout juste à ne plus avoir pied, complètement paniquée à la vue de ce truc blanc et mouvant qui s'avèrera être, non pas une méduse, mais un sac en plastique flottant à la surface de l'eau. (grand moment de solitude...)
Combattre vaillamment une fuite d'eau dans l'appartement loué.
Essayer de consulter ses mails via l'iphone 3G quatre fois par jour et s'armer pour ce faire d'une patience irréprochable. Une bonne chose finalement que cette absence de wi-fi pour se ressourcer... mais on notera un manque d'internet qui se fait cruellement sentir.
Supporter l'odieuse voix inhumaine du GPS sur, en tout, les 2300 kilomètres parcourus en une semaine et son "bip" déplaisant pour tout radar fixe ou mobile existant. (c'est-à-dire toutes les 30 secondes environ)
Avoir un chemin difficile, à l'aller comme au retour, sur l'autoroute de tous les imprévus, parsemée d'embûches et peuplée de vents violent, fortes pluies, tempêtes, coulées de boue, déviations importantes, bouchons et autres intempéries et incidents de chemin.
Des retards évidents pour des trajets en voiture qui frôlent les 12heures. Un poil éreintant ^^

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Croisette_3

P'tits plaisirs

Pratiquer la grasse matinée à outrance et se laisser aller comme jamais.
Jouer la carte du dépaysement même si ce n'est pas totalement vrai et que le terrain est familier.
Succomber au pêché de gourmandise en abusant de viennoiseries lors de petits dèj' qui s'étalent à l'infini (plus de midi?)
S'adonner à la chick litt plutôt qu'à des lectures philosophico-intellectuelles avec un plaisir non feint et pousser le vice jusqu'à lire les aventures de célibattantes fashion-addicted et qui s'assument dans les soirées VIP, même tard le soir, se dandinant dans des draps totalement ensablés (cf plus haut) quand il faudrait déjà dormir...
Oublier volontairement la biafine avant de partir.
Ne pas prendre d'ailleurs un seul coup de soleil de la semaine parce qu'il a beau être chaud, septembre le dompte plus facilement et sa sensation quand il effleure notre peau n'en est que plus agréable (oui, je parle toujours du soleil là ^^).
Pouvoir bouger librement, agréablement et sans la foule des touristes qui se pressent en juillet et août dans des embouteillages qui n'en finissent plus (Cannes- Ramatuelle en 5h, c'est du vécu, hélas) mais avec suffisamment de monde pour ne pas donner à la Côte un air tristounet qu'elle ne mérite pas.
Se tartiner de lait après-soleil parce qu'il sent merveilleusement bon.
S'accorder une minute kitch dans les boutiques de plage, typiquement balnéaires.
Oser enfin se vêtir de blanc de la tête aux pieds, magique dés que le bronzage apparaît, pour des tenues sobres et harmonieuses, dans la mouvance d'un été en décalé.
Prendre quelques photos au hasard des balades, des paysages et du ciel qui se voile parfois.
Sentir les effluves des multiples parfumeries lors de l'arrivée à Grasse... Tellement touristique!
Envier les odeurs des restaurants de charme qui parsèment les villages et en choisir un pour s'attabler, sur une jolie terrasse ombragée qui surplombe un port.
Laisser sa rock n' roll attitude de côté le temps de quelques jours pour délirer avec "Kiss fm", la radio locale capable de nous faire une playlist-type à la Christophe Maé, Quentin Mosimann, Discobitch, Rihanna et Gage ^^
C'est très fort, je n'y aurais pas pensé...
(Qu'on se rassure, je viens juste de rentrer mais le rock m'a déjà regagné! Je suis saine, sauve et en bonne santé...)
Manger équilibré (ou presque), sans plats micro-ondables, et se surprendre à aimer ça.
Avoir envie de franchir l'entrée d'un glacier par jour pour tester le plus de parfums possible.
Découvrir l'existence d'un musée Picasso encore inexploré mais ne pas avoir le temps de le visiter, de quoi se donner une bonne excuse pour retourner dans le coin très prochainement.
Se mettre à rêver de robes de soirées inaccessibles dans les boutiques des grands couturiers sur la Croisette,
Puis finalement shopper "automnal" rue d'Antibes et se laisser totalement tenter...

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Monter_au_Suquet

Mission achevée pour mon séjour improvisé.
Je connaissais les lieux depuis toujours, que ce soit au printemps naissant, durant le festival de Cannes ou en pleine saison estivale.
Je les devinais en février,
Je les ressentais en avril,
Je m'en délectais en juin,
Je les boudais en août.
Mais la côte d'Azur en décalé a ce parfum de fin d'été qui la rend plus charmante, plus accessible, dans l'effervescence teintée de délicatesse d'une saison qui doucement se termine...

L'automne, amie des poètes et de leurs langueurs imperceptibles, peut à présent débuter.

-Livy-

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15 juillet 2008

Mon week end au vert

Château de Chantilly
Ch_teau_de_Chantilly

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Ville de Senlis
Senlis

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Petite joie de l'été.
Qui dit 14 juillet dit week end prolongé.
Et tout comme mon omission volontaire de la fête de la musique, pas très envie cette année d'investir le champ de Mars pour le feu d'artifice ou le bal des pompiers parce que vraiment, oui, vraiment, j'avais besoin/envie de fuir Paris, et puis juste marquer l'occasion du jour férié!

* * *

C'est donc munie d'un sac digne de trois semaines de vacances, changement de tenues deux fois par jour à l'appui, que je suis retournée chez les ch'tis en Picardie pour envahir la maison familiale avec quelques amis.

Oh, je vous vois venir, rien de bien fascinant.
Mais le rapport de force que j'entretiens de coutume avec la campagne prouve ardemment la rareté de l'évènement et encore plus la nécessité de ce billet.
Parce qu'avant d'être parisienne dans mon âme, dans mon coeur, je vivais là-bas, si si, là-bas, la petite maison de conte de fée perdue au fond d'un bois...
Et là-bas, moi, je rêvais d'ici que je ne connaissais même pas.
Ici c'est Paris et depuis ces huit années, le rythme trépidant de la capitale m'a tellement contaminé que j'y suis restée.

Un miracle donc mais je l'ai fait. J'ai débarqué au vert pour un week end entier!
Il y a pire encore: j'ai apprécié.

Alors certes, je n'avais pas prévu les deux jours de pluie, le froid en prime et encore moins le manque terrible provoqué trois jours d'affilée par une connexion internet 56k.
(mais la terrible révélation que ça existe encore)
Je n'avais pas non plus imaginé cette affreuse bronchite en plein été (c'est idiot tout de même une bronchite, l'été...) qui m'a privé, ô sacrilège, de l'usage de la parole 24h durant et qui me fait encore cracher mes poumons actuellement et ressortir mon aspect un brin hypocondriaque.
"Ca y est, j'ai la tuberculose!"
Mais à part ces piteuses nouvelles, il y a eu de bons moments je crois.
J'ai gagné un nouveau sirop pour la toux.
Je peux me vanter de quelques photos-dossiers que je ressortirai en temps voulu...
Et puis surtout, je n'étais pas toute seule pour célébrer la verdure, j'avais plus d'un parisien dans mon sac pour me tenir compagnie et affronter en groupe l'effrayant silence de la campagne la nuit.

* * *

Pêle-mêle

Des séquences sur un piano désaccordé. Acoustique zéro, seuil de tolérance musicale incertain. A se croire dans une maison hantée, en pleine mélodie fantasmagorique.

Un régime fichu mais une cuisine du chef à tous les repas... et trois jours sans pizzas ni Mac Do, tenus ^^

Une tentative échouée de bronzage le premier jour en plein milieu du jardin avec couvertures et pullover illimités, presque les cache-oreilles... Et vive le froid!

Une passion démesurée pour Wii Sports, surtout quand les parents s'y mettent aussi et qu'on se croirait dans la pub TV, version où tout le monde il est beau et tout le monde il sourit à l'image de son Mii.

Un passage touristique, culturel (et un tantinet nostalgique) par la région de l'Oise en mode "ma scolarité, de la primaire au lycée", sur les traces des villes de Senlis, Chantilly et de petits villages de charme où coulent une rivière. Un peu cliché vous avez dit?

Une balade autour d'un lac et d'un château, cernés par la forêt, les pêcheurs, la faune et la flore. Du cliché encore mais ce sont très certainement les films qui ont copié les joies de la campagne et non l'inverse.

La traversée du champ de courses de Chantilly mais sans les chevaux... et ça, c'est bien dommage.

Un manque de motivation évident pour tenter une expédition au feu d'artifice du coin et encore plus au seul bar "tendance" de la région et puis finalement un sitting à la maison pour papoter avec des z'amis jusque tard dans la nuit.

Un premier bain de l'année sous un soleil mitigé bien que présent. Une eau claire, presque pas froide et de l'aquagym tout juste esquivée. Un lapin se baladant au loin. La radio locale en fond sonore. Et moi qui deviens fleur bleue. Help ^^

Quelques vieilles photos dénichées de nulle part, de la correspondance jaunie, des souvenirs emprisonnés dans des boîtes et de vieux livres poussiéreux dans une bibliothèque. Oui, j'aime les plaisirs anciens.

Le bois qui craque, un hibou se niche quelque part. Une maison endormie... mais pas moi.
Moi, c'est un secret, je ne dors jamais.

* * *

Lundi soir, j'ouvre les yeux
Comme déconnectée de la réalité.
Dans mes oreilles, un bon vieux rock.
Sur mon nez, une marque de soleil. Légère.
Il est minuit passé, mon sac de voyage toujours pas déballé,
J'ai atterri, je suis à Paris.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Parisienne en vadrouille - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

Saint-Malo Story

Saint_Malo_4

Parfois...
Un besoin de renouveau,
Un changement d'air,
Une pause subtile
... et la légèreté de la vie en devient sublimée...

*

Il y avait comme une envie de prendre le large
Et de quitter Paris quelques jours,
Quelques amies en équipage
Pour me détendre loin de tout...

Aparté magique face à la mer
A prendre du recul et du bon temps
Puis créer de nouveaux souvenir
Dans un tête à tête en plein air avec les éléments...

Petits bonheurs du quotidien
Bercée par le bruit des vagues à paresser mollement
Sur fond d'air musical marin/malouin
Pour quelques fugaces instants...

*

Retour au bercail à présent,
La tête pleine de futilités plaisantes,
Des bribes de Cosmo/Glamour, Aaron en fond sonore,
Vagues bavardages de filles qui se perdent dans le lointain
Et balades sur la plage avec pour seul guide l'horizon...

-Livy-

Moins de lyrisme, + de vrai!
Une villa pour cinq filles
Séjour gastronomique et kilos en trop ^^
Soirées crêpes, kouign-amann et cidre à flot
Des potins et ragots comme s'il en pleuvait
"Sex and the City" en thème récurrent
Des espoirs, des craintes, des rêves
De Saint Malo à Dinard
Le bord de mer en évasion
Se faire une expo photo impromptue
Et jouer les shopping-addict sous la pluie...
[En Bretagne  il ne pleut que sur les cons, ah bon?]
Un brin de soleil, excursion à la plage
A marée basse, abusant du Monoï,
De trips girly en trempette dans une mer à 15°
Construire un château de sable, oeuvre d'art éphémère
Dans la continuité de nos souvenirs loin de Paris
Et un soupçon de piment à la sauce détente dans nos vies.
... Passer les diktats de la mode au peigne fin
Et les garçons sans cédille en ligne de mire ;)
Petits moments partagés toutes ensemble
"Les hommes, c'est pas des mecs biens"

Saint_Malo_mouette

Posté par livy_etoile à 08:00 - Parisienne en vadrouille - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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