Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

14 octobre 2009

Les Chap'Oh! d'Alice (Création)

Affiche_expo_et_d_fil_

Petit retour sur une chouette expo', éphémère et toute de papier composée, que j'ai eu l'occasion d'admirer dans une salle polyvalente du 12 ème arrondissement parisien, lors de la soirée du... mardi 6 octobre, ce n'est pas mon illustration qui vous l'aurait fait deviner tiens!

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La thématique laissait place à la créativité et l'imaginaire d'artistes indépendants dévoilant du même coup objets, sculptures, collages ou peintures, tous effectués avec la minutie et l'habileté que demande précisément l'approche manuelle d'un support papier.
Oui car bien loin de penser que le papier est seulement un moyen pratique d'occuper les jeunes enfants durant leur prime scolarité, il peut également se révéler comme un véritable tremplin artistique et une source d'inspiration notoire pour l'élaboration d'ouvrages divers et d'objets, mais aussi de bijoux, accessoires et autres vêtements, vaste lignée de pièces authentiques dans laquelle l'imagination dépasse ses limites.

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C'est ainsi lors de cette soirée totalement impromptue que j'ai pu découvrir quelques livres sur le sujet, des ateliers proposés et naturellement, l'exposition en elle-même.
Des oeuvres parfois inégales avec, somme toute, du bon et du moins bon, mais j'en retiens surtout de vraies petites merveilles se détachant du lot, des silhouettes découpées, des formes abstraites à faire rêver, des villes miniaturisées sur fonds colorés et, clou du spectacle enfin, le défilé de chapeaux auquel ma petite tête et moi avons eu l'immense privilège de participer.
(Sans répéter au préalable, toute de noire vêtue pour sublimer les différents modèles, et avec un trac fou comme vous pouvez le supposer ^^)

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Je n'allais donc pas manquer de vous évoquer Les Chap'Oh! d'Alice,
Puisque tel est le nom de cette originale création...

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Chapeaux_1

Chapeaux_2

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Colorées et atypiques,
Longuement travaillées ou empruntes d'une simplicité élégante,
Ces parures en papier, directement sorties de l'imagination d'Alice,
Sont tout autant un régal pour les yeux que pour la tête.
Dégageant une forte dose poétique de par leurs noms gorgés d'idées, elles présentent des formes variées qui se marient au gré des humeurs ou des envies et s'exposent en vitrine comme elles se portent, avec tout le charme que peut représenter un modèle unique.
Tantôt estivales, tantôt habillées, les créations se multiplient sans se ressembler, mêlant le papier mâché à quelques fioritures bien assorties, et jouent avec les mots par quelques pages imprimées de vieux livres découpés, artistiquement déposées sur certains chapeaux.
Malicieuses, elles s'amusent de leur pluralité et s'évertuent alors comme par magie à changer de style et d'état d'esprit en conservant la délicate touche de féminité qui leur est propre.
Une véritable trouvaille tout à fait personnelle et pleine d'originalité de la part d'Alice, pour un résultat décidément "fashion" mais sans le vouloir, qu'il fut très agréable de mettre en valeur au demeurant, le temps de ce mini-défilé, port de tête bien droit et inclinaison du chapeau savamment étudiée ;)

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Mais puisque des grandes phrases parfois, je peux me passer,
L'essentiel est encore de vous faire profiter de mes quelques clichés, pris à l'arrachée dans la petite salle du fond, juste avant la représentation.
Léger aperçu tout en images...

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Il faut toutefois savoir que lorsqu'elle ne s'occupe pas de ses chapeaux,
Alice cultive une vraie passion pour les mots.
Je vous livre alors l'adresse de son blog [ici],
Des fois qu'il vous prendrait l'envie d'aller y faire un saut!

-Livy-

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10 octobre 2009

"Les journées Brassens" sur les traces des "Copains d'abord"

Journ_es_Brassens

Bonne nouvelle pour tous les amoureux des douces mélodies et des textes facétieux!
Le week end est placé sous le signe de la musique et plus encore, celui des mots et de la poésie.
Une thématique chère à mes idées, mes passions et mon rêve d'absolu que je me devais bien entendu d'honorer comme il se doit.

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C'est ainsi que les 10 et 11 octobre, à savoir aujourd'hui et demain, la ville de Paris rend un hommage particulier qui célèbre un anniversaire. Les 40 ans d'une rencontre unique en janvier 1969, celle de trois hommes d'exception:
Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré.
La chanson à texte et les adeptes des jolis mots mis de la sorte à l'honneur se focalisent d'ailleurs d'avantage sur le premier d'entre eux, Brassens, et vont, deux jours durant, évoquer son talent dans le parc qui porte son nom (Parc Georges Brassens, rue des Morillons/place Jacques Marette, 15 ème arrondissement) au moyen de concerts improvisés, fanfares, dictées, prix littéraires, éloges de la part de ses proches et de nombreuses autres animations à caractère littéraire, culturel et ludique à la fois.
Mais dans le genre, ce n'est pas une première en soi puisque "Les journées Brassens" sont organisées dans la joie et la convivialité la plus exquise, depuis plusieurs années déjà, par une librairie bien connue du même arrondissement nommée Le Divan et que je vous recommande fortement si de multiples lectures, vous aimez vous délecter ^^

Quoi qu'il en soit, ces journées sont une véritable aubaine pour moi, non seulement pour aller y faire un tour (et libre à vous de m'y accompagner, il paraîtrait même que c'est gratuit...) mais aussi pour évoquer dans mon blog d'amour trois artistes de talent qui ont traversé les générations et le temps avec l'élégance et la verve poétique qui leur est due.
Je pourrais bien ainsi m'attarder sur la force émotionnelle des mots de Léo Ferré (mon préféré, je le confesse) ou encore l'interprétation époustouflante des textes de Brel, tous deux m'ayant sans le savoir cueilli l'eau des cils à maintes reprises...
Mais puisque c'est notre cher Georges qui est ici mis sur le devant de la scène, je pousserai plutôt un cri de guerre façon "Gare au gorille!" en l'évoquant plus longuement.

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Brassens

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Car lui, il faut bien le savoir, est un peu l'homme de mon quartier.
Fraîchement débarqué de Sète dans le Sud et à peine adulte, c'est dans le 14 ème arrondissement parisien qu'il a élu domicile un certain temps.
Il a d'abord vécu rue d'Alésia pour ensuite se planquer en pleine guerre, après s'être fait la belle d'un camp allemand, impasse Florimont, Chez Jeanne (dont il fera une chanson).
C'est à cet endroit et pendant une bonne vingtaine d'années que celui qui se voulait artiste et écrivain a peaufiné un talent affranchi de toutes contraintes et une liberté d'expression absolue qui lui a d'ailleurs valu un succès non négligeable par la suite, dans quelques cabarets d'abord puis au théâtre Bobino surtout, haut lieu de sa notoriété.

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En effet, "bad boy" à ses heures, Brassens est un mythe, une emblème, un personnage.
L'homme est insaisissable, gentiment rebelle, polémique et controversé.
Et s'il joue à merveille de sa mauvaise réputation (encore une chanson!) et de son allure d'ours mal léché et râleur, il possède également un véritable amour pour les choses vraies, un sens aiguë de l'amitié -on notera entre autres parmi ses fréquentations artistiques Brel, Béart et Devos- et une envie de refaire le monde, thématiques qu'il n'aura de cesse de retransmettre dans son oeuvre en trouvant les mots justes et les mélodies qui leur siéent.
Il a cette façon propre de balancer ses vérités avec bonne humeur, une guitare à la main et le jeu de mot dénonciateur sur le bout de la langue. Il chante comme il parle, il parle comme il vit. Pleinement. Simplement. Et avec cette dose de poésie nonchalante qui parsème ses chansons et le rend si atypique aux yeux de son public, tellement unique aussi...

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Car il faut bien le reconnaître, Georges Brassens est intemporel.
Les sujets sur lesquels il s'est penché sont toujours d'actualité, dans la dénonciation politique comme dans la magie et l'étrangeté des relations humaines.
C'est peut-être juste que lui, plutôt qu'un autre, avait ce don, cette capacité de savoir les exprimer avec une subtilité un peu voilée et un instinct poétique vraisemblablement inné.
Et ses idées perdurent aujourd'hui encore de par son parcours et sa philosophie de pensée tout à fait personnelle, tandis que la jeunesse chante en choeur ses chansons d'une autre époque, à leur tour reprises par d'autres artistes, symbole d'une évidente reconnaissance.

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Une belle récompense alors que ces "journées" qui lui sont entièrement dédiées et qui vont permettre au cours des prochaines 48 heures une immersion totale dans son petit monde empreint d'humour nuancé, d'ironie feinte et d'espièglerie.
Le mot de la fin? Foncez-y!

-Livy-

Et pour plus d'informations sur "Les journées Brassens"
--> cliquez ici! <--

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08 octobre 2009

Quand je me fais du super 8 en vrac...

Nous y voilà!
Octobre pointe le bout de son nez et je reprends furieusement du poil de la bête, pleine de projets et de sorties, vagabondant plus agile que jamais à l'extérieur de chez moi.
Il s'imposait donc, lui: le billet cinéma.
Il est cependant bien vrai que ce n'est pas malade et clouée de force dans mon home sweet home que j'ai pu arpenter les salles obscures ces dernières semaines et je dois dire que, c'est une bien grande honte pour la cinéphile avertie que je suis, mais je rempile à peine avec (500) jours ensemble et Le petit Nicolas, ma rentrée cinéma toute en douceur dont je vous toucherai sans doute quelques mots très bientôt.
Ceci étant et bien au-delà de mon néant cinématographique, il m'est néanmoins venu à l'esprit que, emploi du temps de ministre oblige, j'avais omis quelques films visionnés au cours des mois passés et que j'aurais pourtant souhaité partager avec vous. Par ailleurs, si certains ne figuraient même plus au cinéma alors que je l'aurais ardemment désiré, j'ai tout de même eu l'occasion, tout au long de l'année, de redécouvrir mes "loupés" de 2008 via la magie des DVD.
Sans parler naturellement de mon vrai grand coup de coeur de l'été qu'il m'aurait été impossible de ne pas mentionner et qu'entre un mouchoir et deux quintes de toux, j'avais presque, honte à moi, complètement laissé de côté.
C'est la raison pour laquelle alors je vous livre un billet cinématographique des plus confus, empli de longs-métrages qui se mêlent sans se ressembler et oublient les genres, la chronologie, les réalisateurs et tout le reste pour se retrouver embourbés dans mon fichu dossier de films-dont-je-dois-vous-parler.
Une véritable conspiration, que je vous dis!
Mais aussi un réel soulagement que de prendre enfin le temps de me laisser aller à mes idées,
qu'elles soient enthousiastes ou bien déçues,
dans un grand élan de rêve, d'évasion, de passion et de choc,
vagues mots griffonnés à la sortie de séances ciné et qu'il me tardait d'immortaliser ici...

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Coup de coeur intégral

Inglorious_Basterds

Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Ca parle de quoi?
"Dans la France de 1940 occupée par les allemands, alors qu'une jeune juive assiste à l'exécution de toute sa famille, le lieutenant Américain Aldo Raine évolue en Europe et forme un groupe de soldats nommés "les bâtards". Leur but est de mener une action punitive particulièrement sanglante contre les nazis afin d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Ensemble et avec l'aide de quelques alliés, ils établissent un plan diabolique. Pendant ce temps, Shosanna Dreyfus, la jeune juive devenue exploitante d'un cinéma parisien sous une nouvelle identité, va tenter elle aussi de se venger par ses propres moyens. Des règlements de compte parallèles vont alors débuter."

Difficile de trouver un qualificatif autre que "magistral" ou peut-être bien encore "jubilatoire" pour définir Inglourious Basterds mais à vrai dire, j'ai toujours un peu ce sentiment, sitôt le dernier Tarantino sorti. Autant prévenir alors que ce tout nouvel opus ne m'a en aucun point déçu. Bien au contraire, il m'a emporté d'avantage que tous les autres peut-être (était-ce seulement possible?) tant par son scénario savamment étudié que par sa mise en scène délicieusement cruelle qui laisse derrière elle un humour totalement débridé.
Horreur, Histoire, guerre, comique, western, conspiration, policier... Le film mélange les genres de la façon la plus savoureuse qui soit pour devenir en quelque sorte un vrai résumé de l'oeuvre entière de Tarantino et rendre hommage au cinéma dans toute sa splendeur.
Accompagnée d'une bande-son en béton, l'intrigue se fait plus pertinente que jamais et s'emplit de dialogues mémorables et répliques cultes avec pour ce faire, en tête de liste, un Brad Pitt exceptionnel dans son rôle insoutenable de tueur de nazis, et qui scalpe à tout va pour notre plus grande horreur ou un plaisir absolu, c'est selon ^^
Les autres protagonistes suivent à merveille à commencer par Christopher Waltz qui crève littéralement l'écran en SS manipulateur et hypocrite, de par sa méchanceté pleine d'humour toute en raffinement, ou encore Mélanie Laurent, brillante de vérité dans son personnage froid et élégant de jeune juive vengeresse.
De cet ensemble alors, loufoque et hilarant, violent et inattendu, il ressort un chef-d'oeuvre, un vrai... A prendre au 10 ème degré si ce n'est plus, mais qui mêle d'incroyables performances d'acteurs à une sauvagerie sans limites cependant drôle à en pleurer, digne d'un très grand Tarantino dont on ne ressort décidément pas indemne.
Le grand Quentin réinvente ainsi une part de l'Histoire avec, ô paradoxe délicieux, une cohérence abracadabrante, et perfectionne sa finesse plus que jamais pour nous livrer un long-métrage à la valeur inestimable.
Une critique qui devrait somme toute se passer de mots tellement ils viennent à manquer...

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Moment de détente estival

Ice_Age_3

L'âge de glace 3 (le temps des Dinosaures) de Carlos Saldanha
Ca parle de quoi?
"Dans ce troisième opus, Sid, Manny, Diego, Scrat et les autres sont de retour pour partager une nouvelle aventure qui va les propulser bien malgré eux sur une terre des plus étranges, au temps des dinosaures. Nos animaux farfelus préférés vont alors devoir affronter le danger une fois encore, s'adapter à un univers inconnu et faire face à de nouvelles rencontres toutes plus saugrenues les unes que les autres afin de survivre aux pièges de ce nouveau monde."

Il est rare que je puisse dire d'une suite qu'elle est franchement réussie, si ce n'est plus que les films qui l'ont précédés, mais dans le genre, Ice Age 3 est un cas à part. Et si j'ai apprécié la saga dans son ensemble et que je la suis assidûment depuis le tout premier épisode, je dois avouer que ce dernier volet en date ne me fait rien regretter. Fidèle à l'esprit de base, Le temps des Dinosaures possède, à défaut d'une qualité d'animation très poussée, un comique de situation toujours aussi savoureux additionné de personnages irrésistibles qui, dans leurs folles péripéties, nous font complètement oublier une quelconque impression de "déjà vu".
On se retrouve alors plongé d'emblée au coeur d'une aventure qui, au fil du temps, ne fera qu'accroître les gags et les bévues pour notre plus grand plaisir, soulignant par ailleurs l'apparition de Buck, personnage haut en couleurs et en tempérament, qui rendra l'ensemble plus palpitant encore.
Pas de fausses notes au demeurant: la trame, empreinte de tendresse, sonne juste et demeure pertinente pour petits et grands tandis que les références en tous genres vont bon train.
Le scénario se maintient ainsi, bien construit, et nous dévoile pile ce qu'il faut d'émotion et d'humour pour nous combler.
En guise de bonus, les nouvelles aventures de Scrat l'écureuil sont toujours aussi désopilantes, d'autant plus qu'il est désormais amoureux...
Que dire d'autre alors si ce n'est qu'Ice Age 3 est un film d'animation totalement abouti et à consommer de toute urgence comme tout bon programme familial qui se respecte.

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Retour sur l'hiver 2009

The_curious_case_of_Benjamin_Button

The curious case of Benjamin Button de David Fincher
Ca parle de quoi?
"Les tribulations de vie de Benjamin Button de par ses rencontres, ses découvertes et ses émotions, et à travers son étrange histoire qui débute lorsqu'il naît à 80 ans et construit malgré lui sa vie à l'envers, sans pour autant pouvoir arrêter le temps."

Je reste avec ce film sur une impression un peu mitigée mais cependant correcte. On ne peut certes pas reprocher à Benjamin Button son manque de finesse ou son absence de romanesque car il en est truffé de façon aussi subtile qu'impromptue, au moyen de petits détails qui le rendent tout simplement beau. C'est ainsi qu'idéaliste et dramatique à la fois, Fincher joue ici sur toute la palette des émotions et réussit son coup, non seulement par le fil conducteur en lui-même mais aussi à grands renforts d'anecdotes et de digressions sympathiques.
Une belle performance alors pour le réalisateur de Seven?
Pas forcément car au-delà de cette première facette cependant, rien ne va plus. Il demeure un aspect un peu mièvre qui gâche l'ensemble de par son mélodrame et des clichés trop omniprésents pour gagner en sincérité pure. De ce fait, la sensibilité propre à l'oeuvre en pâtit et des longueurs se font alors sentir tandis que le long-métrage qui se révèle pourtant magique par instants, reste la plupart du temps en retrait, comme dans un état de neutralité le plus total. Dommage...
On notera toutefois l'efficacité des effets spéciaux fort bien réussis concernant le vieillissement de Brad Pitt même si j'ose avouer que le traitement du côté fantastique de cette fable m'a quelque peu dérangé lors de ma toute première approche du film.
Destiné à amadouer un large public, il semblerait donc que David Fincher se soit cantonné cette fois à du conventionnel, tout en partant sur une idée de base aussi riche qu'intéressante et tourmentée qu'il a su exploiter à sa façon.
e cumul de tous ces ingrédients donne alors un rendu inégal, mi-figue mi-raisin, pour un film qui mérite bien un coup d'oeil sans pour autant un tonnerre d'applaudissement.

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Session de rattrapage 2008 (suite)

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The Duchess de Saul Dibb
Ca parle de quoi?
L'histoire (un peu romancée) de Georgiana, ancêtre de Lady Diana, mariée très jeune au duc de Devonshire et qui, malgré de grandes difficultés rencontrées au sein de son couple, devint l'une des femmes les plus adulées de son temps de par son charisme inné, sa grande beauté et son intelligence. Mondaine, enviée de tous et partagée entre son amour pour la mode et le jeu et son implication dans la politique, Georgiana n'en fut pas moins insatisfaite et tenta de cacher durant toute son existence les souffrances d'une vie personnelle bien peu enviable."

Je ne saurais dissimuler plus longtemps mon coup de coeur évident pour ce film en costumes d'époque qui parvient, tout en gardant une approche plutôt linéaire dans le style d'un récit historique, à se démarquer franchement de par son propos et sa mise en forme très intimiste.
The Duchess
ravit en effet tout autant par sa finesse d'adaptation que par sa pertinente sensibilité et dévoile ainsi une personnalité forte, celle de son héroïne Georgiana, portée par l'interprétation savoureuse de Keira Knightley. On y découvre alors l'existence d'une femme emplie de frustration et de doutes, dans l'étourdissement d'une vie oisive et mondaine mais non moins riche de sens comme de conséquences. Cette thématique s'élargit d'ailleurs progressivement et oscille entre la condition féminine, les mondanités, le milieu de la mode et les idéaux politiques de l'époque, permettant alors de dégager une réflexion beaucoup plus importante et complexe qu'elle n'y paraîtrait de prime abord.
Il en ressort un long-métrage certes très esthétique de par la beauté inouïe des costumes comme celle des décors mais tout aussi prenant et torturé, mêlant la colère au désespoir avec une subtilité à fleur de peau parfaitement étudiée, qui sait donner de l'émotion à sa juste mesure. Au final, le film est romanesque à souhait et dénote un certain savoir-faire, très anglais au demeurant (tout ce que j'aime ^^), qui se laisse apprécier avec délectation.
Loin des clichés ou d'éventuelles mièvreries, le sujet est grave et douloureux, le dénouement dramatique, et la trame qui suit son cour dans une tension quasi-permanente permet au spectateur de s'investir corps et âme pour ne plus décrocher.
Un bel exercice de style, fort bien amené, additionné d'un sujet palpitant pour jeunes femmes romantiques, modeuses et passionnées, qui nous laisse découvrir un réalisateur en herbe décidément talentueux.

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La frontière de l'aube de Philippe Garrel
Ca parle de quoi?
"Une jeune et ténébreux photographe débarque chez une star dans le but de faire un reportage-photo sur la jeune femme. Cette dernière, seule et délaissée par son mari, succombe rapidement et tous deux entament une liaison aussi passionnelle que tumultueuse.
Les liens singuliers qui se tissent alors entre eux les amènent à un point de non-retour, entre souffrance, perte de la raison et découverte de soi."

Une légère déception avec ce film qu'il me tardait pourtant de visionner.
Si le sujet semble en effet un peu convenu dés le départ, je me plais cependant toujours à découvrir les nouveaux longs-métrages de Philippe Garrel et ainsi retrouver son univers intimiste et sombre à la fois. Mais ici, le contenu m'a paru un peu trop brouillon pour capter une réelle attention. Car sitôt la première approche des sentiments dévoilée dans une intensité dramatique qui m'a beaucoup plu, le scénario s'est mis à s'éparpiller et mélanger les genres pour, d'une noirceur un brin morbide mais bien amenée, arriver en fin de parcours à un surnaturel un tantinet maladroit.
C'est ainsi que le psychodrame palpitant et ultra-décalé qui aurait pu suivre cette lignée habilement et l'étoffer bien plus encore s'est soudainement perdu, laissant place à un dénouement décevant et téléphoné. Certains y verraient alors une allégorie poétique des amours déchus qui hantent nos histoires à venir et l'on est sans doute bien là dans le vif du sujet. Seulement, la façon détournée d'amener ici une thématique aussi vaste que sulfureuse s'est avérée suffisamment tirée par les cheveux pour la faire manquer amèrement de crédibilité malgré un jeu d'acteurs très touchant que je ne saurais contester.
C'est non sans regret alors que je n'ai pas ressenti cette force émotionnelle qui m'emporte d'habitude dans les films de Garrel (père) mais me suis laissée à regarder nonchalamment l'ensemble, totalement en retrait par rapport à cette romance qui mi-réelle mi-abstraite, ne laissait aucune chance au spectateur de s'y sentir concerné.
Il n'en demeure pas moins un film à la qualité esthétique non négligeable mais qui ne rattrape cependant pas les nombreuses longueurs. Le réalisateur a semble-t-il pris trop de risques cette fois pour nous livrer une histoire sincèrement mémorable et marquante et le résultat, plus que mitigé, n'est décidément pas à la hauteur.

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Largo Winch de Jérôme Salle
Ca parle de quoi?
"Une adaptation cinématographique de la célèbre bande-dessinée du même nom dans laquelle, suite au meurtre de son père adoptif, Largo Winch va devoir empêcher un terrible complot visant à prendre le contrôle du richissime et puissant empire Winch. Les ennuis vont commencer en même temps que l'aventure..."

Bref retour sur un film distrayant sans être marquant. Qu'à cela ne tienne, on s'y rend ici dans l'unique raison de se détendre et force est d'admettre que l'idée fonctionne plutôt bien.
On s'égare naturellement un peu (beaucoup?) des bandes-dessinées et de leur aspect palpitant qui a valu à Largo Winch toute sa notoriété, mais l'adaptation se fait sans heurts et le choix de Tomer Sisley en guise de personnage principal est plutôt pertinent.
Il permet ainsi, entre deux séquences "grand spectacle", quelques passages plus intimistes et psychologiques, plutôt appréciables au demeurant au sein même du thriller.
Les scènes d'action s'enchaînent quant à elles à un rythme effréné façon "James Bond à la française" un peu cliché et si ce n'est pas vraiment du grand cinéma, le rendu est fluide, agréable, et se laisse tout de même regarder. Gentiment.
Les décors sont plutôt soignés, le rythme trépidant. Rien trop à redire finalement d'autant plus que je m'attendais à un résultat franchement médiocre et que j'ai plutôt été surprise dans le bon sens. Alors il est vrai qu'on en fait vite le tour, on l'oublie tout autant mais on aura au moins le souvenir d'avoir passé un bon moment...
Pas si mal de temps en temps ^^

-Livy-

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04 octobre 2009

Louboutin ou mon petit "fashion plaisir" du week end

Christian_Louboutin_Logo

Le titre pourrait prêter à confusion je l'avoue mais hélas non, point de fausse joie! Mon porte-monnaie qui a déjà un peu trop flambé ces derniers jours pour cause de shopping automnal n'a pas daigné consentir à m'offrir la paire de chaussure tant adulée, du moins pas cette fois.
Le "rêve devenu réalité" reste donc relégué au placard pour le moment tandis que la passion demeure quant à elle inchangée.

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Partant cependant du principe que le plaisir des yeux est tout aussi important que l'envie d'acheter tout et son contraire, et qu'il laisse place à une imagination sans limites, c'est non sans une excitation certaine que je me suis retrouvée malgré moi (oui oui, sans le faire exprès, une fois n'est pas coutume...) juste devant la boutique Christian Louboutin.
Et si j'avais déjà évoqué ici-même mon addiction pathologique pour les chaussures, Jimmy Choo et Manolo Blahnik en ligne de mire, je n'avais pas pris le temps encore d'écrire quelques mots sur les jolis escarpins à la semelle en cuir rouge comme emblème sacrée de la marque, qui ont pourtant toujours eu le don de bien me faire saliver.
C'était donc une excellente excuse pour me rattraper que cette balade improvisée qui m'a conduite d'emblée sur le lieu d'espoirs inavoués en ce samedi.

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Louboutin_Paris_centre

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En effet, entre une expo et un Starbuck, alors que je flânais et chinais comme à mon habitude dans les rues de Paris jusqu'à ne même plus savoir où je me trouvais, moment un peu voilé où, la fatigue gagnant, le centre de la capitale finit par se dérober sous des pieds fatigués, je me suis soudain heurtée à une vitrine pas comme les autres.
LA vitrine salvatrice.
Et qui déchaîne les passions féminines les plus enflammées.

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Boutique_Louboutin

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Suivant la logique des choses, il en a découlé un arrêt qui s'imposait de lui-même, une observation minutieuse de la boutique et de son contenu et face à cela, mes yeux illuminés.
Je reconnais ainsi m'être régalée à disséquer consciencieusement chaque modèle et ressentir, plutôt qu'une basse envie, l'enthousiasme non feint de la féminité en tant que telle.
C'est d'ailleurs précisément ce qui m'a toujours fasciné chez Christian Louboutin.
Cette originalité malicieuse qui, par le souci de petits détails, peut habiller une femme au moyen d'une simple chaussure et ainsi la transcender. Ce besoin créatif qui se démarque, la mise en valeur constante des courbes féminines par le seul galbe du pied et cette classe innée là où parfois on ne l'imaginerait pourtant pas.
Un habile moyen, somme toute, de mélanger le chic au choc pour installer des tendances et plus encore s'en distinguer, le tout dans un état d'esprit ludique et décalé.
En cela réside tout son art et je ne peux demeurer insensible à un génie de la haute-couture qui à lui seul me donnerait bien l'envie, pour les beaux yeux d'un prince, d'oublier, l'air affolé, ma jolie chaussure sur les marches d'un escalier, minuit passés, à l'image d'une Cendrillon des temps modernes, glamour, romantique et indéniablement folle à lier ;)

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Boutique_Louboutin_2

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La nouvelle collection, quant à elle, regorge de merveilles mais vous vous en doutiez déjà.
Elle tend aussi bien aux grands classiques, épurés et harmonieux (je vous rejoue le couplet des fameux escarpins qu'on voudrait toutes?) qu'à des modèles très travaillés sur la matière et sur les jeux de boucles, de dentelles et de noeuds.
Un vrai régal pour les yeux donc, un instinct de séduction qui s'impose de lui-même de par son élégance naturelle, et des chaussures -ou tout de même bien plus que cela devrais-je dire- que l'on porterait volontiers, ne serait-ce que pour rêver le temps d'une soirée...
Puis, cheminant dans d'aventureuses contrées, la tendance se perd vers des couleurs plus vives voire intenses, des talons ultra-hauts et une excentricité loufoque, évidemment artistique en diable et qui sied parfaitement à l'image de la marque et de son créateur.
Qu'ajouter alors si ce n'est juste le plaisir avéré de prendre le temps de m'accorder quelques instants de bonheur du côté d'une boutique en plein centre de Paris survenue sur mon chemin comme par enchantement,
De confier l'intérêt débordant que je porte à une griffe qui m'est chère,
Et d'évoquer le flot de nouveautés hivernales qui révèlent tant mes envies créatives que mon instinct féminin dans un regain d'imaginaire.

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C'est ainsi que je vous abandonne,
Sur cet épisode et plus encore la balade-surprise des mots et des sens qui, de fil en aiguille, m'a entraînée au gré de mes envies les plus folles, de quelques rêves et d'espoirs un peu flous,
L'esprit tout imbibé encore du style Louboutin,
Avec la photographie en boutique de mes deux modèles préférés,
Tandis que le gentil hasard les avait précisément placés à côté!

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Chaussures_Louboutin

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Excellent dimanche à toutes et à tous!

-Livy-

--> Le site officiel de Christian Louboutin <--

Louboutin

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30 septembre 2009

Shooting Session à Cabourg

C'est une évidence je crois: Rock en Seine m'a tuER... La fatigue et la poussière n'aidant pas, j'ai eu vite fait de développer ce petit rhume latent et cet état de lassitude permanent qui m'ont fait manquer malgré moi le concert de ma vie, à savoir Coldplay la semaine suivante.
Et si je ne cesse de répéter que je ne le regrette pas, c'est que je suis une petite menteuse au fond qui essaie de s'en convaincre mais qui guette déjà, la langue pendante, les prochaines prestations scéniques de Chris Martin et de ses compères.
Cependant, la brève période de rémission qui s'est offerte à moi ensuite fut sacrément bien remplie, tant par la rentrée des classes qui s'amorçait de pied ferme avec son flot de nouveaux élèves que par les soirées à répétition et surtout, tel est bien le thème de ce billet, par les quelques "shooting-tests" à Paris et environs, phase obligatoire de ce qui allait suivre...

C'est ainsi qu'heureuse, remise temporairement d'aplomb -et tout juste avant de tomber malade au plus haut point et de garder le lit affaiblie, le teint défait et le thermomètre au coin des lèvres-, deux journées bien clémentes me sont tombées dessus, un peu par surprise d'ailleurs, dans le simple but d'aller me la jouer "modèle" pour un photographe-ami qui étudie et s'essaie sur les jeux de lumières et les flous, et se passionne tout autant pour la photographie en noir et blanc.
Une bonne occasion artistique afin de profiter de surcroît d'un léger parfum de vacances, pas désagréable au demeurant.
Précédée dans l'aventure de mon sac de voyage empli de mes plus beaux atours et aussi imposant que si je m'apprêtais à partir plus d'un mois à l'autre bout du monde, j'ai alors pris le large un week end de septembre, direction le bord de mer.
La Normandie, sa campagne boisée et la ville de Cabourg plus précisément.

Il faut savoir qu'en tant que parisienne qui se respecte et bien malgré moi, cela va sans dire que je n'avais pas bougé de la ville-capitale de l'été, à savoir depuis juin et son fameux" French Riviera trip". Aussi la simple idée de "voir la mer" et sentir ses effroyables courants d'air à vous flinguer votre brushing savamment étudié, ne serait-ce que pour quelques instants, m'a littéralement transcendé.
Ceci étant et vous l'aurez compris, le but de ce bref voyage était un shooting photo dans les règles de l'art plutôt que du tourisme à l'état pur, et si je n'ai pu visiter autant que je l'aurais souhaité cette fois, peu importe après tout! Cabourg est une ville que je connais fort bien depuis l'enfance et ce fut déjà, rien que pour cette raison, un vrai plaisir d'y retourner et de m'y perdre pour mieux m'y retrouver...

Il va de soi cependant que je ne vous montrerai pas le résultat du shooting de façon explicite ici mais seulement un tout petit échantillon (soit une seule photo faisant partie des essais) parce que je me vois légèrement réticente à l'idée d'exposer ainsi mon minois sur internet, dans ce contexte qui plus est.
Oui, je suis cataloguée comme une vilaine méfiante, on ne se refait pas ^^
Mais pour le reste, l'envie de vous faire partager cette brève escapade de fin d'été toute ensoleillée à Cabourg demeure intacte, au gré de mes balades et de mes petits plaisirs.
Visite guidée!

° * °

Longer la plage...

Plage

... Puis flâner sur le front de mer

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Vous avez dit "la mer"? J'accours! Surtout lorsque le temps m'est compté...
C'est donc bien là le premier endroit où je me suis rendue, une fois arrivée,
Bagages même pas déballés.
Voir la ligne d'horizon, entendre le bruit des vagues,
Se faire aveugler de soleil et puis humer l'air pur...
On pourra dire ce qu'on voudra mais ce genre de clichés, j'en voudrais bien toute l'année.
D'autant plus que la chance était pour une fois au rendez-vous, accompagnée d'une météo sans faille et de son espiègle ciel bleuté.
Exit cependant les baignades en eau glacée
Mais simplement mettre les pieds sous le sable et m'en délecter.
Un plaisir de chaque instant pour touriste qui s'attarde et flâne en fin d'été.
Moment de détente et mini-shooting sous le vent indomptable,
Le long de la promenade Marcel Proust.
Et comme une immense sensation de liberté...
D'ailleurs, c'est bien simple, le temps s'était arrêté.

° * °

Promenade en ville

Colombages

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De retour du bord de mer, échevelée et la peau au goût salée...
Traverser la rue piétonne et pratiquer le lèche-vitrine à outrance. Une coutume personnelle.
Les boutiques regorgent toujours de marinières authentiques
Mais j'arbore fièrement la mienne à présent.
Une bonne occasion de me gorger de dignité et de la porter, façon "couleur locale".

Et soudainement, je me souviens de moi, adolescente, à ce même endroit,
Retraçant pas à pas le chemin de mes souvenirs au sein de boutiques et de maisons intemporelles, malgré des années sauvages qui défilent un peu trop vite.
Les manoirs à colombages, les parcs paysagés,
Le fameux " Grand Hôtel" qui me faisait tant rêver.
Le casino aussi, où en mode sexy et ultra-maquillée du haut de mes quinze ans,
Ces fourbes ne m'ont jamais laissé entrer...
La mer à 17 ° qui à l'époque me faisait un tantinet moins peur malgré le vent et le froid,
Surtout si l'on prend en compte le fait que j'allais toujours m'y baigner, et en maillot marin!
Un vrai "come back" ancré dans ma petite tête,
Et que je n'avais jamais pris le temps de faire rejaillir à la surface encore.

Du bonheur instantané...
Et le week end qui déjà entame son défilé à l'image d'une parenthèse enchantée.

° * °

Quelques choix de lieux pour le shooting en extérieur
(en plus du bord de mer)

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Un séance shooting en extérieur bien plus amusante qu'épuisante je dois dire,
Parsemée d'un léger vent, idéal pour passer du bon temps,
Nichée dans de petites huttes improvisées ou camouflée parmi les plantes,
A me la jouer "fleur bleue" grimpant de jolis ponts en bois,
Me rouler dans l'herbe pour finalement rire aux éclats...
Point de sérieux, mais l'envie de profiter de chaque instant à l'état brut.
Clic! Le petit oiseau va sortir. Mais des oiseaux ici, il y en a plein.
On évolue même sur leur terrain.
Alors les clichés qui pleuvent allègrement fleurent bon l'authenticité.
Et l'on évolue en pleine nature, à l'abri de tout, de rien.
Je pense à Paris qui me semble si loin,
A ses immeubles que Cabourg remplace par des maisons anciennes,
Et j'essaie de garder un semblant de concentration
Mais déjà, j'ai retiré le masque figé des photographies posées.
Je lui préfère la bonne humeur, elle me sied mieux au teint.
Et c'est perdue au beau milieu de la verdure, affichant le sourire Colgate des beaux jours
Que je profite pleinement de cette trêve méritée de zénitude absolue.

° * °

Un peu en retrait... Brève halte à l'hippodrome

Hippodrome

Dans la course effrénée d'un week end à la campagne,
Les environs présentent des lieux boisés, verdoyants et accueillants.
Quelques brèves haltes y sont les bienvenues.
Une promenade dans les bois, un sentier de terre battue et voici la douce rêverie revenue.
Je sors mon carnet de mots et note de vagues impressions au hasard de mon périple.
Il fait beau. Encore.
Les champs abritent des chevaux et c'est ma passion pour l'équitation qui resurgit.
De retour au bercail, je jette un coup d'oeil derrière l'hôtel,
Là où se situe justement l'hippodrome.
J'erre un moment sur ce lieu familier, comme en terrain conquis.
Il n'y a qu'un pas finalement entre la Normandie et ma petite ville de Chantilly.
Un course est prévue pour tôt le lendemain matin, me réveillerai-je à temps?
Cela ne pourra pas être, grasse matinée oblige,
J'en ai eu de suite le pressentiment ^^

° * °

La Normandie, ses colombages et un hôtel charmant

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Même à l'hôtel, on reste dans l'ambiance, on se fond parmi les colombages,
Et si ce n'est pas exotique pour autant, j'aime assez ce mini dépaysement.
Je m'amuse à photographier les lieux où je vais, les endroits où je dors,
Toutes ces petites pauses de vie que le hasard peut m'offrir.
Je les veux toutes, et m'en souvenir.
J'aime m'expatrier par surprise hors de Paris et c'est bel et bien le cas ici.
Partir juste comme ça, et ne surtout pas savoir où l'on va m'emmener.
Prétexter un shooting photo mais surtout une bonne occasion d'un peu voyager.

Alors voilà...
Je n'ai rien su jusqu'à la dernière minute, jusque dans la voiture,
Et tel est le lieu où j'ai atterri,
L'esprit libre et les yeux furetant partout, enthousiastes autant que moi.
Le jeu n'en valait-il pas la chandelle?

* ° *

Mes p'tits plaisirs beauté à portée de main

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Parce qu'ici ou ailleurs, je reste et demeure girly,
Le petit plaisir beauté offert sur un plateau d'argent fut une bien belle surprise.
Eh oui, l'hôtel n'était pas "juste" joli, mais se démarquait aussi par son annexe beauté.
Comprendre une salle de gym (même pas testée, non mais vous m'avez bien regardé ^^), une piscine couverte et chauffée dans laquelle j'ai passé du bon temps à barboter, faire quelques longueurs en grande sportive que je suis et même choper une crampe, et puis surtout le passage obligé et non moins délectable par le sauna et le hammam.
LE moment détente par excellence qui vous fait transpirer tout oublier avant de vous évader.
Relaxation assurée, idéale pour entamer sitôt rentrée un soin du visage des plus soignés.
(Oui parce que bien évidemment, j'avais pris avec moi tous mes produits de beauté!)
C'est que j'y ai passé deux bonnes heures dans ladite annexe-à-vous-envoûter et encore,  je n'y suis pas restée d'avantage pour la simple et unique raison qu'il était tard et qu'elle allait bientôt fermer!
Mais c'est arborant une peau de bébé que j'ai ainsi pu débuter la soirée et accessoirement, me sentir prête et suffisamment mise en valeur pour me faire photographier...

Et sinon, je vous le raconte que ne pensant pas me baigner, je n'avais pas pris la peine de mettre un maillot de bain dans mes effets personnels et que la pleine saison terminée en Normandie, il a fallu filer au Carrefour du coin afin de m'en trouver un? ^^
Le résultat est accablant: une super-promo, rouge vif à pois blancs, orné de gros noeuds.
Il paraîtrait selon mon meilleur ami, que je ressemble à Minnie,
Vous savez, la fiancée de Mickey, rien que ça!
Nul doute que je ne le ressortirai pas...

° * °

Préparatifs du shooting en intérieur

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On arrive au vif du sujet... le shooting en intérieur.
Et cette fois, on ne se roule plus dans l'herbe, on ne plaisante pas.
Diantre, un peu de sérieux!

La chambre d'hôtel s'est ainsi transformée en un joyeux capharnaüm,
Meubles déplacés, spots de tous côtés, néons et autres trucs lumineux qui font mal aux yeux.
C'est que je ne suis pas une habituée des flashs mais là, j'en ai bien fait les frais!
Au final, entre les essais et la séance en elle-même, pas si facile de résister.
Des heures à poser et être naturelle pour sourire ou faire la moue...
Tout ce joyeux déballage a évidemment son petit charme, comment ne pas l'avouer?
D'autant plus que c'est très valorisant, cela va sans dire.
Mais je dois bien reconnaître que "rester soi-même" dans ces conditions très flashy à une heure avancée de la nuit s'est révélé plus compliqué que je ne l'aurais imaginé.
Le pire? Ne pas éclater de rire et ne surtout pas bouger!
Un vrai défi pour la pile électrique un peu folle que je suis...
Changement de tenue permanent,
Assise, debout, accroupie, allongée,
Chaud- froid de chaque instant,
Maquillage, démaquillage, re-maquillage, re-démaquillage.
Le lendemain, je n'étais plus moi: j'avais les yeux d'un fichu poisson-chat!
Je me suis bien prise au jeu cependant, dans cette ambiance tamisée qui jouait sur la transparence, les voilages, la brillance et les couleurs contrastées. C'était poétique et sensuel à souhait, tout ce que j'aime. J'en ai même redemandé.
C'est qu'on pourra dire ce qu'on voudra mais l'art de photographier est fichtrement artistique lorsque l'on commence à s'attaquer aux différents effets de style et mine de rien, observer de plus près comment l'on procédait pour créer une luminosité ou un floutage particulier, m'a beaucoup intéressé.
D'ailleurs, rien que pour voir le résultat, ces quelques efforts en valaient la peine...
... Et surtout pour les clichés ratés!
Oui, je dois être étrange mais ceux où je louche de côté et ne ressemble à rien demeurent mes préférés. Et je ne vous parle même pas des petits loupés genre objets-non-identifiés qui se font inviter dans le champ de vision et qu'on ne remarque qu'après ^^
En bonus, vous avez même droit à ma face d'extraterrestre durant les tests d'avant-shooting, une grande première sur ce blog, c'est dire si vous êtes gâtés. Et vous pourrez constater par la même occasion que désormais et même s'il m'a fallu un sacré moment, j'assume pleinement le port du tregging à présent!

En quelques mots, le "petit" shooting en intérieur était bien plus pro que je ne l'aurais pensé.
Il a débuté en fin de soirée pour s'achever sur les coups de... 4 heures du matin!
Et avec plus de 300 photographies de prises en tout, sans compter les tests, les tentatives et autres délires, je crois qu'on peut dire qu'on a fait les choses biens.
Alors "Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien!"
Ceci étant, c'est sans doute la raison pour laquelle je me sentais quelque peu éprouvée le lendemain, que je n'ai point assisté à la course de l'hippodrome d'à côté et qu'à cela j'ai préféré un copieux petit-déjeuner/brunch pris à midi bien passés, toute épuisée encore que j'étais, et plus encore affamée ^^
Une excellente expérience cependant, d'avantage réussie que les premières tentatives à Paris, pourtant fort sympathiques, sur des péniches instables ou dans de vieilles usines désaffectées (en mode rock & roll attitude), et qui me donne l'envie furieuse de recommencer... mais derrière l'objectif cette fois, car j'aimerais tellement tester!
Histoire à suivre...

° * °

Mais aussi...

Une petite pause exquise dans un salon de thé tout typique de la rue principale et commerçante de Cabourg, chantilly à foison et chocolat chaud bien crémeux pour se réchauffer un brin, et prendre encore quelques clichés à l'arrachée suite à la balade en bord de mer et aux fous rires en centre-ville.
Un restaurant atypique et très cosy pour le dîner, ambiance lounge, murs colorés, musique d'ambiance et petite cour intérieure, le tout autour d'un menu "crêperie" simple mais succulent. Pour une fille comme moi qui cherche les minis détails de charme dans chaque petite parcelle de vie, j'ai été servie.
Une promenade digestive "by night" aux alentours de la ville mais bien vite interrompue cependant par un froid déjà automnal (et vive mon trench!).
Et enfin le plaisir de passer voir le lendemain après-midi de très bons amis de la famille, trônant dans le coin.
Un réel flashback de toute beauté,
Retour nostalgique sur mon adolescence et ma vraie prime jeunesse.

° * °

Ainsi s'achève mon joli rayon de soleil de septembre,
Tout de poésie et de mélancolie paré.
Un week end impromptu et inattendu comme je les aime,
Emprunt de p'tits plaisirs comme j'en souhaiterais tant au quotidien,
Et de quelques jolies photographies aujourd'hui développées sur supports papiers.
Le retour au bercail a fait surgir en moi, en plus de la maladie, une véritable passion pour le tri puisqu'en vue du nombre imposant de clichés qui se perdaient dans mes fichiers informatiques, un travail de longue haleine s'imposait.
Au final, il reste de mon périple des souvenirs plein la tête, des flash plein les yeux (oh que oui!), comme une envie soudaine de (re)quitter la ville-capitale pour mieux la retrouver et...
Un superbe maillot de bain rouge à pois blancs!
Qui dit mieux?

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Parisienne en vadrouille - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2009

H1N1: le vilain méchant virus pas beau

(... ou l'art d'affoler les gens pour pas grand chose et en un rien de temps.)

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H1N1

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C'est un fait. Je n'aurais sans doute pas pris la plume à ce sujet si ledit virus ne m'avait pas "contaminé" malgré moi. Entendre par là que non, trois fois non, je n'ai pas la grippe A, mais seulement un état grippal avancé ou une grippe normale un peu larvée (appelez ça comme bon vous semble après tout ^^) qui, sans pour autant me procurer une énorme  fièvre, a le don de me clouer au lit depuis maintenant presque deux semaines et provoquer de surcroît dans ma vie de petits changements d'emploi du temps. Quelque chose comme le néant.
Vous avez donc enfin la réponse au fameux "Pourquoi ne blogue-t-elle plus?"
Et c'est une vraie catastrophe: plus no-life que moi, connais pas!
Parce que si j'admets que mes billets sur Rock en Seine scrupuleusement préparés à l'avance étaient bien pratiques pour tenir à flot mon petit blog jusqu'à présent, la force d'écrire depuis m'a lamentablement manqué, même si je le confirme, je suis bel et bien en vie. Encore.
Cependant, entre les quintes de toux à répétition, ma voix inexistante et une fatigue qui m'aurait presque fait croire que je rempilais pour la seconde mononucléose de mon existence, j'ose avouer que l'ordinateur fut tout comme moi ces derniers jours: il est resté couché!
Et cette sieste prolongée de bien trop de journées -malgré une lecture assidue et enthousiaste des derniers Grazia- m'a évidement fait cogiter sur l'un des sujets d'actualité les plus brûlants du moment, j'ai nommé la grippe A.

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La grippe A, comment dire... Je ne vais pas vous en faire un résumé après tout, vous n'avez qu'à googliser. Mais toujours est-il que c'est ce truc dont tout le monde parle avec force panique, vous savez, du genre paranoïa "On va tous mourir" pour faire au final, comme Shakespeare le disait si bien, "beaucoup de bruit pour rien".
Parce que si je comprends bien, outre le fait que l'épidémie se produise plus tôt dans l'année qu'à l'ordinaire, ce n'est ni plus ni moins qu'une grippe ordinaire avec -et encore, pas toujours- une fièvre plus élevée et une contagion plus rapide. Soit.
Serait-ce une raison pour laisser la crédulité s'installer et la fausse fièvre nous gagner?

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Il faut avouer que les dernières semaines n'ont guère été amusantes dans la vie courante:
Plus de poignées de main dans les entreprises entre autres mesures prises et sans parler du regard soupçonneux des collègues, le port de ces magnifiques masque-à-nous-étouffer façon "Michael Jackson" au moindre postillon et une quarantaine forcée enrobée de Tamiflu dés que l'un de nos pairs a eu le malheur d'attraper le moindre rhume.
C'est que des fois où l'on mourrait, qu'on aille mourir ailleurs sacrebleu!

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Pour info tout de même, les sinistrés de la grippe A ont une santé fragile ou un métabolisme endommagé le plus souvent et l'auraient tout autant été avec une grippe "pas A".
A t-on oublié alors le nombre de morts que la grippe engendre chaque année et combien il est dommage d'abuser de la sorte de notre crédulité pour tout envenimer?
Je veux bien reconnaître que l'idée d'être contaminé plus facilement n'est pas très alléchante et que personne au fond ne souhaite tomber malade au demeurant, mais de là à monter le sujet en épingle de la sorte, j'en reste bouche bée.

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Le phénomène médiatique semble en effet plus efficace que jamais, j'en ai fait les frais bien malgré moi d'ailleurs et c'est ainsi que depuis la malheureuse phrase que j'ai prononcé face à quelques proches "J'ai attrapé la crève", phrase d'un banal pourtant désopilant, je n'ai jamais eu aussi peu d'amis de ma vie je crois bien^^
Ils m'ont mis en quarantaine forcée les bougres (pas tous, fort heureusement) et pas le droit au téléphone non plus, ne sait-on jamais. J'ai eu le droit à de gentils mais non moins étranges sms façon "Bon, on se voit en novembre" (mais oui, je compte bien garder le lit jusque là évidemment), "Remets-toi bien mais pour ma part, je ne peux pas me permettre de tomber malade" (Ah parce que moi si?) et des  "Oh mon dieu, tu es contagieuse!" à foison.
Et tout ça pour un état qui tend tout de même plus à une vilaine bronchite surtout désagréable pour moi qu'à un grippe mortelle et non moins terrible. Mais allons bon, j'aurais pu attraper la peste ou le choléra que ça ne les aurait pas d'avantage effrayés...
Ce qui m'a d'autant plus fait réfléchir, non pas à l'amitié (quoique), mais à l'impact de l'information ou dans ce cas, devrais-je dire plutôt, de la désinformation.
Parce que si je résume bien la situation, j'en connais qui...

Malade = Grippe A systématique = Contagion, Quarantaine, Tamiflu OU Une mort certaine.

Elle est pas belle la vie?
J'en écrirais presque "mdr" et pourtant, je peux vous assurer que je n'ai pas une once de fièvre.

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C'est donc la mode et c'est comme ça, on ne discute pas.
Oubliées nos vieilles angines et nos trachéites hivernales, au placard les gastro ou autres bons gros rhumes, c'est d'un ringard toutes ces maladies. Cette année on sort la grippe, il paraîtrait même que c'est tendance et qu'elle nous habille de son grand manteau.
En bref, il est évident qu'on n'a pas fini d'en entendre parler mais par pitié, ce serait vraiment bien que les gens cessent enfin de paniquer.

___

Quant à moi, je pourrais bien tousser sur la blogosphère entière que personne ne serait contaminé, c'est pour vous dire comme je suis un danger pour notre société...
J'aspire juste à une guérison certaine et rapide, la paix sur le vilain méchant virus qu'on nomme psychose ou parano et surtout, surtout, refaire enfin de nouveaux et nombreux billets parce que je crois que je ne suis plus du tout à la page avec mes microbes plein le nez!

___

Poétiquement votre,
Et en espérant que le message soit bien passé,
Je vous retrouve vite et allègrement,
Sitôt ma santé retrouvée, intégralement.

-Livy-

(Et naturellement un grand merci à tous ceux qui me soutiennent en ces jours un peu pénibles, mondes réels et virtuels confondus, de par leurs petits messages chaleureux ou bien leur présence, et même si je leur éternue parfois dessus!)

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19 septembre 2009

Rock en Seine, 30 août 2009

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Ouf, mes pérégrinations festivalières touchent à leur fin et avec elles, mon très très long récit également. Je ne pouvais cependant omettre les moultes détails que je gardais en réserve pour l'occasion et passer à coté de la toute dernière journée, celle de tous les frissons, de toutes les déceptions et de toutes les émotions...
Bref, celle qui clôt la fureur de vivre de la musique et nous laisse pour de bon, en guise de petite touche finale, un arrière-goût festif et enivrant, tout ensablé qu'il est dans la poussière ambiante d'une pseudo-grippe A où d'un je-ne-sais-quoi dont on ressort malade certes mais pourtant heureux, tant l'intensité de trois jours de concerts non-stop peut vous transformer et annihiler le reste du monde ne serait-ce que pour un tout petit instant.
Rock en Seine touchait donc à sa fin, non sans avoir dit son dernier mot et emporter en son sein une foulée d'imprévus aussi ennuyeux que divins, preuve en est que le paradoxe qui me suit et me cajole allait une fois de plus se manifester en grand et me permettre de porter un oeil tantôt critique tantôt séduit sur ce troisième round qui déjà tendait à une certaine nostalgie...

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Dimanche 30 août 2009

Temps au beau fixe. Après-midi ensoleillée...
Mais une sacrée fausse note pour commencer, en manquant de peu le concert de Sliimy qui se produisait sur la scène de la Cascade et auquel, tout naturellement, j'aurais souhaité assister, avec mon aptitude évidente à aimer les univers imaginaires décalés et poétiques. Pas de chance cependant, c'était un acte manqué pour cette fois, une fosse qui se vidait déjà lors de mon arrivée et surtout une belle déception à la clé.
Ceci étant, selon mes sources (et elles sont toujours fiables, cela va sans dire ^^), le pétillant "Mika à la française" a offert un show à son image, édulcoré à souhait en entonnant par exemple une reprise de "Womanizer" sortie de nul part, plein de cette petite folie toute en légèreté qui lui va si bien et qui a su conquérir des festivaliers qui se sont pris au jeu d'emblée.
Et moi bien sur d'enrager...
D'enrager avec tant de crédibilité d'ailleurs que de fil en aiguille et mon tempérament de feu n'aidant pas toujours à apaiser les situations, la tension s'est mise à monter un soupçon et monter encore avec mon énergumène de geek de meilleur ami. Celui-ci, outré (parce que soyons honnêtes, les torts étaient partagés ^^), m'a alors fait l'affront cuisant de me perdre volontairement presque sitôt notre arrivée dans le domaine, au beau milieu de milliers de festivaliers en folie, pour soi-disant "me donner une bonne leçon". Et comme je suis très maligne parfois (ironie mon amour), je m'étais naturellement empressée juste avant la rixe de lui confier argent, titre de transport, papiers d'identité, petit lainage, clefs et j'en passe afin de me délester un peu et utiliser son sac à bon escient... Seulement voilà. De meilleur ami il n'y avait plus, disparu qu'il était, et je me voyais plutôt très mal partie pour la suite de la journée ou pire encore, le retour à la maisonnée...  A pied, dans le froid et sans mes clefs.
"Roots way of life" dans un sens oui, mais je m'en serais bien passée!
Chercher une aiguille dans une botte de foin qu'ils disaient ^^
Eh bien, une aiguille, c'est fichtrement piquant!
C'est donc l'air hagard et un tantinet perdue au demeurant que je me suis dirigée sans plus de conviction vers la grande scène -encore fallait-il que j'aille quelque part-, en cherchant du coin de l'oeil ce que je ne trouverais de toute évidence jamais et parce qu'on me l'a toujours dit, ce serait bien un jour de porter enfin les lunettes qui prennent racine sur ma table de nuit, moi qui traîne partout ma fichue myopie!

Des gens ça, il y en avait. Partout. Mais je ne les connaissais pas et une longue et poussiéreuse attente s'annonçait, même pas une bière à l'horizon ni de quoi me l'offrir. Alors j'ai attendu, là, en mode "looser", près de cette grande scène si familière. Cette fois, hors de question de faire faux-bond à un live, quel qu'il soit. Et inutile de préciser que le groupe d'artistes qui allait bientôt se produire m'était suffisamment cher pour que je ne daigne pas, meilleur ami ou pas, manquer le concert...

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Eagles_of_death_metal_affiche

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Eagles_of_death_metal

Manquer le concert donc, je n'ai pas. Et Eagles of Death Metal puisque c'est précisément d'eux dont il est question, je n'en reviens toujours pas.
Il faut dire que les californiens du groupe, menés d'une main de maître par un Josh Homme très en forme (leader des Queens of the Stone Age pour les références obligées ^^) ont su insuffler l'énergie d'un rock old school et très "garage", santiags, cuir, tatouages et cheveux longs en prime, à presque s'en croire dans un film de Tarantino, le temps d'un live insolent et endiablé dont tous les festivaliers, déjantés à l'image du groupe, se sont délectés.
Morceaux accrocheurs, guitares qui s'excitent, riffs qui se multiplient et cassures de rythme volontaires, nos aigles préférés nous ont alors offert un set complètement débridé sur fond d'attitude un brin nonchalante voire cynique pour taquiner l'assistance et jouer la carte du contraste assuré! Un vrai bonheur pour un jeu de scène sexy à souhait et dans la spontanéité la plus totale, corps et âmes vendus au Dieu Musique, avec un brin de provocation bien amené et un souffle impulsif de débauche à la sauce rock, l'aspect rétro en ligne de mire.
Un moment très fort de la journée, percutant comme on en fait peu et nous offrant un set somme toute pertinent puisque continu dans son dynamisme, qui s'est littéralement enflammé sur "Wanna be in LA", la foule en délire se laissant librement aller à l'image de ce groupe sans fausses inhibitions.
Inutile alors de vous cacher plus longtemps que sans évoquer ici une once de subtilité poétique (ah non, on n'ira quand même pas jusque là hein, c'est qu'ils sont plutôt "brut", ces petits ^^), le live des Eagles of Death Metal fut un triomphe à part entière, jubilatoire comme vous n'en avez pas idée et encore plus fou que tout ce qu'il vous plaira d'imaginer.
Une seule envie tout de suite après: en redemander.

Accessoirement, le meilleur ami penaud, jugeant que la plaisanterie avait assez duré et qui me suivait des yeux de loin parce que lui avait mis ses lunettes, est venu me rejoindre pendant le concert avec... un verre d'eau et des bras accueillants. L'idéal au beau milieu de ce live détonnant pour enfin démarrer cette dernière journée toute en rock et du très bon pied!

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MGMT

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MGMT_3

Mais sans plus attendre (et après avoir scrupuleusement effectué un bref détour par la scène de la Cascade où se produisait un groupe vraiment étonnant dont, du peu que j'ai aperçu, je vous toucherai deux mots après, prestige oblige), je me laisse aller sans vergogne à vous décrire ma plus grande déception de ces trois journées, à savoir MGMT.
L'ambiance en fosse était plutôt sympathique pourtant lorsque le concert a débuté, et c'est confortablement installé sur un plan incliné que nous avons, en groupe d'amis cette fois, abordé les premières notes avec l'enthousiasme escompté pour un groupe que j'ai, avouons-le, toujours fortement apprécié en enregistrement studio.
A ceci près que mon enthousiasme du début s'est vu fichtrement relégué au placard ensuite, puisqu'en toute honnêteté, le live en tant que tel ne présentait aucun intérêt réel: introduction douteuse, morceaux sans saveurs, acoustique déplorable et public qui se déchaîne pour rien tandis que les membres du groupe semblaient minimiser la communication au possible et leur show encore plus (voire inexistant?), rendant l'ensemble vraiment peu attractif pour un rendu "mou du genou" comme j'en ai rarement vu.
Et c'est dire si après Eagles of Death Metal, le changement de style se faisait rude...
Au final, le soupçon d'ambiance s'est révélé un brin meilleur et enfin jovial grâce à leurs morceaux connus tels "Time to pretend" ou encore "Kids" (encore heureux...) qui ont déchaîné quelques passions parmi les plus grands fans, mais je reste cependant sur l'idée d'un live médiocre pour ma part, linéaire et sans surprises, pour un duo qui m'avait jusque là conquise tandis qu'il me laisse à présent dans un scepticisme certain.
A savourer ardemment alors en version album uniquement, mais gardons bien en mémoire que MGMT ne vaut assurément pas le déplacement pour un concert, concert que j'ai vu en entier qui plus est... On vous aura prévenu!

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Them_Crooked_Vultures

Toujours est-il -et parce que je devais justement vous en toucher deux mots- qu'à peine remise de mes émotions fortes liées au show des Eagles of Death Metal, et en attendant la prestation de MGMT, un petit tour du côté de la scène de la Cascade m'a fait découvrir en mode (trop) rapide un groupe énigmatique nommé Les Petits Pois.
Les Petit Pois
, tiens donc... Celui-ci n'était autre en réalité que Them Crooked Vultures mais qui avait décidé de nous taquiner pour le plaisir de garder l'anonymat à Rock en Seine. Je l'ai d'ailleurs appris un peu plus tard, c'étaient bien eux, les invités surprises du festival dont on parlait tant depuis quelques jours, laissant ainsi la part belle au suspens en cette dernière journée, avec un secret plus ou moins divulgué il est vrai, mais qu'on le veuille ou non, force est d'admettre que c'était fichtrement réussi!
Je me devais tout naturellement de vous en parler alors puisque d'emblée, et des quelques morceaux que j'ai entendu, leur live au penchant très hard-rock a fait planer un talent inné et un savoir-faire certain puisé d'on-ne-sait-où mais qui ravissait déjà l'assemblée en furie pour un show très étoffé, soigné jusqu'au bout des riffs et qui ne laissait rien au hasard si ce n'est sur les visages de nos artistes adulés quelques airs de "déjà vu" ^^
Bref. Du groove sans relâche et une performance aussi folle qu'imprévue, le groupe-surprise a fait fureur et s'est lâché, charisme impressionnant à l'appui, nous offrant un set joliment orchestré, un don pour la musique qu'on ne peut qu'admirer, et voici que j'en serais presque restée jusqu'à la fin si je n'avais pas voulu être bien placée pour la suite des évènements au concert de MGMT, malheur...
Un vrai regret sans doute, et qui n'a cessé d'amplifier lorsque j'ai appris qui étaient réellement les Them Crooked Vultures. Entendez par là, un tout nouveau groupe, combo formé essentiellement de Josh Homme à la guitare (notre homme des Eagles of Death Metal et Queens of the Stone Age, celui-là même qui a enchaîné deux concerts de suite, chapeau bas!), Dave Grohl à la batterie (Foo-Fighters et ex-Nirvana, que du lourd...) et John Paul Jones au clavier et à la basse (membre de Led Zeppelin!)
Et je pense bien m'arrêter là car cette dernière phrase à elle seule suffira à en faire saliver plus d'un dans toute l'exception que cette surprise dévoilait ^^
Je crois bien alors que j'aurais pu manquer tout MGMT sans sourciller si j'avais su ce que ces Petits pois cachaient, mais dans un élan de passion musicale, je ne compte pas en rester là et garde bien en tête le nom de ce combo alléchant qui a le don d'ensorceler les foules, et de mêler les groupes, les personnalités, les influences et les instruments dans une osmose absolue...

Je ne vous cache pas cependant que riche des quelques extraits de nos Petits pois mystérieux et déçue par la tête d'affiche qu'était pourtant MGMT, l'attente du dernier concert, celui de la clôture de ce sublime Rock en Seine 2009, fut sans doute moins longue qu'elle ne m'a parut, dans toute l'impatience que je pouvais dégager, et déjà, enfournant un dîner sur le pouce et parcourant le parc en tous sens à vive allure, gamine que je suis et qui ne tient jamais en place, je ne cessais de sautiller et éclater de rire pour un rien, brûlant de hâte d'assister enfin au live d'un groupe électro de renom par excellence: The Prodigy...

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The_Prodigy

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Prodigy_2

Les non-amateurs d'électro ne sauraient peut-être apprécier à sa juste valeur ce groupe cinglant des 90's qui disséminait à l'époque ses morceaux saccadés à la provoc' bien sentie au gré des raves et du vent -on se souvient tous du sulfureux "Smack my bitch up"- mais pour les autres, une chose est sure: la "final touch" du festival fut une réussite sur toute la longueur.
Venus présentés leur nouvel opus The Invaders must die, petite perle d'agressivité magique, nos hommes, visiblement très impliqués et emplis d'une verve communicative, n'en ont pas pour autant oublier leurs albums cultes à la The fat of the land et bien d'autres encore, nous offrant alors un concert qui tendait aussi bien à la nouveauté qu'à un live "best of" bien amené. En a résulté une ambiance sensationnelle pour un acoustique qui tenait la route comme jamais, laissant derrière chaque nouveau morceau une foule en liesse et toute une palette de sons transgressifs qui jouaient habilement sur la vague électro-rock, sacrée performance!
Et c'est dire si le show, dark à souhait, a fait des heureux. A l'image du live qui progressait dans une intensité folle et embrasait de part et d'autre ce dernier jour de festival, des feux de Bengale ont carrément éclaté parmi la foule (pas bien les z'amis!) dans un enthousiasme qui ne faisait qu'accroître l'esprit de totale communion.
C'est ainsi qu'ayant commencée sagement le concert perchée sur un petite butte de terre, je n'ai pas pu tenir plus longtemps et me suis précipitée dans la fosse, oubliant pull, agoraphobie et meilleur ami, à cet endroit même où les festivaliers conquis s'en donnaient à coeur joie et prenaient en pleine figure le spectacle "sons et lumières" qui s'offrait à eux comme un dernier cadeau venu de nul part...
Un savoureux moment gorgé d'une énergie furieuse, un parcours "zéro défaut", pour un groupe qui a ce soir-là renoué avec son "fan-club" d'antan et dont la musique a su transcender ce live surpuissant, à la limite de la rave party, tout en accentuant le côté rock pour mieux se jouer du public et des tendances.
Il n'en fallait pas moins alors pour conclure en beauté cette toute dernière journée et rester sur l'image d'un concert aussi surprenant qu'indicible mais ravie que j'étais de ce moment d'immense folie, je m'en suis doucement retournée à la porte d'entrée, laissant derrière moi et comme chaque année au Parc de Saint-Cloud, un bon millier de rêves, des souvenirs comme s'il en pleuvait et des journées au milieu desquelles le temps vient toujours un peu à manquer.

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Rock en Seine 2009, c'est fini!
Et sa clôture fut quant à elle magistrale, à l'image de sa programmation impressionnante qui a, semblerait-il, conquis bien du monde (l'effet "Oasis" ça ^^) lorsqu'on sait que le festival a battu cette année son record d'affluence.
Il n'en demeure pas moins d'incroyables moments de magie comme de vives déceptions, de la stupeur et de la joie, des envies, des accalmies chaleureuses, des doutes ou de la fatigue, autant de sentiments, d'émotions et d'états mêlés qui ont certes eu raison de moi et de ma santé aujourd'hui encore, mais me font malgré tout rien regretter, à cause peut-être, de cette furtive et nostalgique légèreté...
C'est qu'il y a, au sein même du festival, cette ambiance indescriptible qui tend au surnaturel et à tout ce qui, dans cette vie, ne s'explique pas. Ainsi bercée par les flots de musique qui m'entêtent ou m'ennuient, je me laisser aller à de brèves divagations, parce que ce n'est après tout qu'un week end. Seulement quelques heures ou quelques jours, qu'importe, mais qui se perdront ensuite à nouveau dans la banalité de l'existence quotidienne pour mieux emporter avec eux les rêves qui m'auront enivrés en cette fin d'été.
De cette session 2009 alors, je ne tirerai aucune conclusion définitive pour le moment, une prise de recul étant toujours la bienvenue et mon enthousiasme débordant tendant d'avantage à une sorte de "positive-attitude" avérée.
Mais il reste néanmoins en moi des envies de découverte, des illusions qui ont été vaines, des temps forts... Et rien que pour cela alors, l'envie de récidiver une fois encore persiste.

C'est ainsi bien loin de l'affreuse poussière qui nous a saupoudré de toux et de grippe A tout le dernier week end d'août que je m'en vais rêvasser sur mon petit nuage, le coeur au repos et des envies musicales en pleine essor, instant de délire improbable que je n'ai même plus envie de canaliser.
Y aurait-il un remède contre le fait d'aimer la musique plus que tout?
Si oui, donnez-moi la possibilité de ne jamais, jamais le trouver...

-Livy-

--> Le Myspace de Sliimy <--
--> Le Myspace de Eagles of Death Metal <--
-- > Le Myspace de Them Crooked Vultures <--
--> Le Myspace de MGMT <--
--> Le Myspace de The Prodigy <--


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15 septembre 2009

"On ne laisse pas Bébé dans un coin"


Dirty Dancing - Final Dance Scene
envoyé par vanes2922. - Regardez la dernière sélection musicale.

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Je poste aujourd'hui et à mon grand regret un billet bien imprévu et empli d'une tristesse que je ne saurais contrôler encore.
Patrick Swayze, qu'on savait tous en proie à un cancer mortel depuis déjà longtemps, est décédé cette nuit à seulement 57 ans et avec lui, c'est tout un mythe qui s'effondre; le rêve d'une ode à la liberté et à la jeunesse, d'une autre époque au charme rétro-glam'-rock, sereine et empreinte de fraîcheur, avec la célébration de la danse comme exutoire.

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En effet, outre quelques films de l'acteur que j'avais naturellement savouré avec délectation à l'image notamment du sublime Ghost, de Point Break ou encore de La Cité de la Joie peu médiatisé certes mais qui demeure cependant une très belle adaptation cinématographique du livre de Dominique Lapierre, c'est à Dirty Dancing que revient la palme du film le plus marquant de ma jeunesse, incontestablement.

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Dirty Dancing...
Mon tout premier CD, une BO en or soit dit en passant dont j'apprenais les chorégraphies par coeur avec force répétition, et avec lui la VHS sacrée, celle que je me suis passée en boucle des années durant jusqu'à ce qu'elle en soit usée jusqu'à la corde, mais que je daignais quand même continuer à insérer dans le magnétoscope, des fois qu'elle aurait fonctionné.
Il y avait mes rêves, ceux de la toute jeune fille que j'étais encore, passionnée de danse et de romantisme, et qui remontaient à la surface dans l'espoir, à chaque été passé en famille, de rencontrer moi aussi un bad boy au coeur tendre qui m'apprendrait à coup sur à danser comme une déesse pour qu'au final j'en tombe éperdument amoureuse...

Qu'à cela ne tienne, mon élan lyrique s'arrête ici: je n'ai jamais rencontré de "Johnny" en vacances et ma capacité concernant les danses de salon est pour le moins contestable...
Un rêve reste assurément un rêve alors, et les films ne sont souvent pas le reflet d'une quelconque réalité... Mais qu'importe après tout, pourvu qu'ils provoquent ces petites parcelles de bonheur et illuminent nos coeurs et nos esprits pour un moment tout en beauté où l'âme s'évade dans de merveilleuses contrées.

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La sensualité à fleur de peau et l'aspect rock & girly, sans niaiserie ni fausse prétention, ont fait de Dirty Dancing un film culte, une comédie musicale hybride et adulée, et son aura restée intacte aujourd'hui encore valait bien que je prenne la plume pour un hommage plus que mérité à celui qui a fait chavirer les coeurs de tant d'adolescentes sur fond de morceaux écoutés en boucle des journées durant.

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Alors c'est un fait. Le beau Patrick Swayze nous a quitté pour de bon cette fois mais sa "dirty dance" quant à elle reste bien là, tandis que toutes les jeunettes à mon image n'oublieront pas de sitôt celui qui les a fait tournoyé à l'infini sur les musiques désormais fétiches du premier jour du reste de leurs vies...

-Livy-

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12 septembre 2009

Rock en Seine, 29 août 2009

Bracelet_3_jours___Copie

Rock en Seine, round 2.
Enthousiasme chargé à bloc.
Motivation: suprême.
Niveau de sommeil... zéro.
N'omettons en effet ni ma nuit blanche de la veille, ni ma fureur soudaine et son "friday night fever" endiablé, partie comme je l'étais sur ma lancée et désireuse évidemment de ne plus m'arrêter. Oh, c'était peut-être me surestimer un brin, je le confesse à présent, et je vous ferai gré alors de la stupeur de mon meilleur ami venu passé me chercher pour se rendre à Saint-Cloud en milieu d'après-midi et me trouvant au saut du lit, la chemise de nuit à l'envers, l'oeil vitreux, le teint blafard et le cheveux terne. Si vous vous imaginez que j'en rajoute cependant, le bougre sera à même de vous le confirmer ^^
On appellera donc cela une "petite journée tranquille de festival".
Et l'une de mes amies me tuerait très certainement en apprenant que j'ai, de par mes retards intempestifs et mon manque de repos évident omis le concert des Noisettes sur la grande scène mais ces énergumènes là ont eu le culot de passer en tout premier dans l'après-midi, à savoir lorsque j'étais encore couchée et en train de musicalement rêver (!!). Ainsi, je me réserve bien une petite session pour leur jolie musique au Trabendo, en octobre prochain et surtout parce qu'ils le méritent. Eh oui, il m'arrive parfois de penser à tout ;)
Ceci étant, ma petite et tranquille journée de Rock en Seine, commencée paisiblement sur les coups de 18h ne fut assurément pas aussi pépère que j'ai l'air de vous le conter.
(Là, on s'en croirait presque chez les Bisounours.)
La foule soi-disant moins dense en ce jour, se révélait pour le coup complètement déchaînée, l'alcool coulant à flot et la joyeuse troupe des slammeurs-pogoteurs ayant envahis les lieux pour, j'allais en faire gentiment les frais, s'en donner à coeur joie.
Ça criait plus que ça ne piaillait alors, les métalleux métalaient, les jongleurs jonglaient, quelques uns louchaient dangereusement devant leur gobelet et tous agitaient leurs longs cheveux gras dans un enthousiasme débordant.
Des mecs, des acharnés, des purs et durs, des "à fond dedans", il n'y avait que ça!
N'allez cependant pas croire que je vous décris là une vision d'horreur, non, point du tout, mais plutôt la globalité de ce que peut représenter un festival, même hors-contexte de la Bretagne (oui, j'ai déjà testé La Route du Rock à Saint-Malo... et c'est pire ^^), et qui permet assurément de nous mettre dans l'ambiance illico presto qu'on le veuille ou non.
Une bonne entrée en matière somme toute pour une journée certes fortement raccourcie mais non moins exquise, emplie de quelques souvenirs mythiques puis d'une belle découverte dans l'imprévu le plus total, qui la rendent en tous points inoubliable.
Si vous souhaitez toutefois en savoir plus, voyez plutôt....

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Samedi 29 août 2009

Flâneries et babillages.
Au concert de The Asteroids Galaxy Tour sur la scène de la cascade (encore trop tôt pour moi dans la journée ^^) qui, depuis le début de la programmation d'ailleurs, ne me tentait que moyennement me paraissant un soupçon trop fade pour un live de jour, puis à celui de Billy Talent sur la grande scène, déjà plus intéressant mais parsemé de trop de monde à la fois pour introduire mon "come back"  - et moi, j'aime pas les gens! -, j'ai préféré m'adonner à une jolie balade en ces lieux passablement souillés, de stands en stands, d'arbres en buissons, de gros cailloux blessants en petits cailloux perfides, c'est que j'en ferais presque de la poésie...
Il y avait la musique, toujours elle, qui raisonnait au loin et j'aimais l'idée d'en profiter à quelques pas, entrevoir les artistes par moments même, mais sans y assister réellement. C'était une sorte de défi, de parcours initiatique au sein des groupes, et d'une promenade dans un état d'esprit de plénitude artistique de toute beauté.
Le must...
Surtout que pendant ce temps-là, et en nettement moins allégorique, je m'amusais plutôt à compter le nombre de Converses qui pouvait bien fouler le sol et devant cette invasion ahurissante de la marque, j'y ai vite renoncé, je dois bien l'avouer.
Les miennes, quant à elles, avaient, tout comme la veille, viré du noir au gris, et j'essayais d'omettre ce petit détail obsédant qui aurait bien pu me tuer pour de bon, telle une vraie maniaque à la Bree Van de Kamp ^^

La rigolade a cependant cessé devant un choix cornélien... The Offspring et Yann Tiersen se produisant en même temps, à deux endroits opposés du parc, l'injustice m'a de suite parue flagrante. Les choix ne sont effectivement guère faits pour moi, on le savait déjà, et si l'année précédente, j'étais parvenue à encaisser les Kaiser Chiefs et les Plains White T's au même moment en loupant la moitié des deux lives et en courant, je me voyais mal réaliser le même défi cette fois, les groupes en question étant beaucoup plus importants à mes yeux de surcroît. Que faire alors? J'allais bientôt le savoir.

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Yann_Tiersen

Ainsi postée devant la scène de l'Industrie, un peu en retrait mais tout de même là, j'ai attendu avec avidité les premières notes de Yann Tiersen, son apparition et son jeu de scène, parce que c'était inévitable de le manquer de la sorte.
Et par chance, chronomètre à l'appui, les premières notes sont arrivées...
L'acoustique était plus que convenable, le public entraîné d'emblée, et le gentleman de la musique, comme j'aime à l'appeler, nous a offert pour le début de son set, une forte teneur rock, surpuissante je dois dire, à laquelle je ne m'attendais certainement pas mais qui m'a surprise dans le bon sens du terme, en même temps que son jeu de scène tonique et imprégné de cette force musicale dont il a le secret. Lui et ses musiciens semblaient s'en donner à coeur joie, interpellant certes peu le public mais donnant déjà le meilleur d'eux-mêmes par le langage épuré de sinueuses partitions, puissance émotionnelle à l'appui qui ne s'explique décidément pas, et sensibilité de rigueur, même sur des morceaux au dynamisme incontrôlé et qui ont attisé la foule tout autant qu'ils ont fait du bruit!
L'introduction fut donc un régal survolté dont je n'ai malheureusement pas eu les délicieuses accalmies que l'on sentait déjà survenir par moments.
Mais je l'ai vu ne serait-ce qu'un peu, et à l'idée qu'il ait pu, en ce live, étoffé une fois encore son répertoire, je ne peux qu'évoquer mon enthousiasme grandissant à son propos.
Je l'imagine encore là.
Et le voici bondissant, se démenant élégamment déjà avec ses instruments,
Comme en transe, comme possédé.
Et me voici torturée, l'abandonnant au bout d'une quinzaine de minute avec force regret...
Seulement voilà, l'adolescente reposant toujours en moi était déjà en train de me taquiner et parce qu'un autre concert avait déjà commencé, je me suis mise à courir, courir et courir encore jusqu'à la grande scène, bousculant la foule affairée et sans jamais reprendre mon souffle une seule fois ni m'arrêter.
Des bières, j'ai renversé? Navrée pour les sinistrés!

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The_Offspring

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The_Offspring_2

C'est ainsi que, me faufilant doucement parmi les rangs d'adeptes aussi dérangés et motivés que moi, je LES ai vu: The Offspring. Il était là le fameux groupe punk-rock de mes seize ans que j'adulais tant et dont je collectionnais les albums, ma salopette en jean et mon séjour en Écosse, les premières cigarettes magiques fumées en cachette dans ma chambre derrière le dos de parents absolument pas dupes, vaste flashback d'années rêvées où tout pouvait encore arriver. Oui, il était là, un soupçon de surcharge pondérale en plus (doux euphémisme...), un super acoustique au demeurant, mais bel et bien sur scène et à nous refourguer à la pelle des morceaux connus par coeur de la foule entière dans un engouement tel que la fosse elle-même chantait comme un seul homme.
Un seul but semblait imprégner nos hommes: nous faire plaisir comme jamais et nous permettre de nous lâcher au maximum afin de nous offrir le temps d'une petite heure, le concert "best of" tant attendu avec une fougue enjouée si ce n'est hystérique de leur part, agréable bonus qui m'a plongé d'emblée dans le délire de mon passé. C'est qu'au fil des chansons, l'album Americana en ligne de mire, ça pogotait sévère, inévitablement, et mes hématomes se développaient tout autant que ma bonne humeur, allez comprendre ^^
Ma vidéo amateur quant à elle, en a sérieusement pâti, à presque en faire tomber mon portable à terre, mais pour mon plus grand plaisir d'ailleurs.
Et savez-vous pourquoi? Parce que l'ambiance était là, retranscrite telle quelle en mode punk 90's, avec les bonds, les danses improvisées des festivaliers, les "à coups", les chants et les cris stridents des gens à en perdre et leur voix et leur latin.
Encore un de ces moments de vie qui surgissent et s'immiscent à l'improviste et nous laissent enfin les souvenirs impérissables que sans savoir l'on est venu quémander, et ce depuis des années, jusqu'à y perdre pied.
Alors j'entends déjà d'ici les critiques protester contre un prestation moyenne et peu convaincante au demeurant, la lourdeur d'un groupe qui s'empâte et j'en passe des pires et des meilleures. Mais étaient-ils seulement dans la fosse à hurler et chanter avec nous?
Naturellement, il fallait pour ce faire aimer le groupe il y a déjà dix ans et plus...
Mais en vérité et oserais-je même ajouter en toute objectivité, The Offspring nous a offert à Rock en Seine un live plus qu'honnête, punk, rock et rayonnant, tout en conservant malgré le temps et les années qui s'écoulent, l'état d'esprit du groupe de départ, un même public et une même folie douce, plaisante à souhait. Les injonctions au public, fréquentes et joyeusement sympathiques, ainsi que les morceaux-phares qui se succédaient sans jamais s'arrêter et la fureur de la scène, leur ont insufflé, le temps de ce show attendu par beaucoup, une nouvelle jeunesse et cette jeunesse là leur seyait à merveille, quoi qu'on en dise.
Absolument pas déçue, je suis alors redevenue une ado conquise, séduite et en liesse, sans oublier le paradoxe des paradoxes, une ado bien dans sa peau ^^

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Calvin_Harris_affiche

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Calvin_Harris

La nuit complètement tombée, et un nouvel aller-retour à pied en mode "bière" plus tard,  la palme de la découverte revient indéniablement en ce deuxième jour de festival à l'imprévisible Calvin Harris que, je dois dire, je ne connaissais même pas de nom, mais dont certains morceaux cependant m'ont de suite parus familiers durant le concert car je les avais déjà entendus... Mention spéciale pour le fameux Acceptable in the 80's à ce sujet.
C'est qu'il faut bien s'imaginer qu'après avoir assisté au concert quasi-entier et fichtrement physique de The Offspring, reçu des slammeurs en pleine figure et pris des pogos jusque dans les jambes, une pause, même toute petite, paraissait la bienvenue. D'autant plus que sur la scène de l'industrie, de Yann Tiersen, il n'y avait plus et que les autres programmations ne me tentaient guère. A priori. Mais c'était sans compter la scène de la cascade qui allait, sans que je ne le sache encore, nous faire des siennes...
Ainsi posée sur l'herbe, se sont mises à retentir de petites notes d'introduction vaguement électro-disco en sonorités de plus en plus poussées, accompagnées d'un jeu de lumière scénique franchement attrayant qui m'a attiré telle une mouche sur une lampe halogène.
Et me voici relevée, repartie, à bloc! Le coeur bondissant pour un artiste inconnu mais que j'ai d'emblée apprécié pour sa franche ressemblance avec Depeche Mode sans toutefois copier le groupe, et plus encore pour l'originalité de son style, mêlant habilement diverses musiques bien contrôlées, dans une échappée de nuances. Un petit condensé à lui tout seul d'électro-pop acidulée et colorée, très inspirée des 80's, et qui a su convaincre directement les quelques festivaliers qui commençaient à s'empâter!
De fil en aiguille, la fosse entière s'est déchaînée et mise à danser pour un set plus électronique que rock, certes, mais à l'entrain évident et parsemés de rythmes harmonieux et tempérés à merveille, à mi-chemin entre le son des technivals de ma jeunesse et des instants de douce accalmie, qui n'ont eu de cesse de me convaincre suffisamment pour que je me renseigne d'avantage sur l'artiste, sitôt rentrée.
Ainsi postée au même endroit que l'an passé, je me suis un peu vue revivre, en bien des différences naturellement, le concert sacré de Justice qui m'avait tant mise en transe, à l'image d'un dancefloor géant qui a su convaincre et marquer les esprits.
Je reste alors sur cette très belle découverte du jeune Calvin Harris (25 ans et quel talent!) qui semble, de bien des façons, s'amuser avec les époques et les sons pour les réinventer à sa sauce, tantôt rétro tantôt dans un état d'esprit étonnamment novateur, mais toujours se prendre au jeu du disco-électro-pop pour nous ravir à chaque instant et laisser tout l'éclat de sa jeunesse et de son dynamisme faire briller son live, à l'image fulgurante de ce moment hétéroclite et savoureux du 29 août dernier.

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Faith_No_more

Quelques pas à la dérive plus tard et encore emmitouflée dans ma folie électro passagère, les notes d'introduction du concert de Faith No More s'étalaient déjà et je les savourais de loin.
"Faith No more"... J'ai toujours aimé cet intitulé je crois bien.
Et si l'envie d'assister au concert n'était sans doute pas ma priorité absolue de ce Rock en Seine puisque preuve en est que je suis partie bien avant la fin, j'ai savouré le fait d'écouter ce bon vieux métal alternatif tout en me baladant pour quelques courts instants encore dans le domaine le long de la grande scène, tandis que je pouvais d'ores et déjà apposer le mot "fin" sur une deuxième journée aussi sage que tumultueuse, parce que si, si, c'est possible!

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Et sage et tumultueux, ce samedi-là le fut assurément.
Car il est vrai que je n'ai certes passé dans le domaine de Saint-Cloud qu'un petit, tout petit morceau de journée. Mais de souvenirs en découvertes, la jolie lueur, un poil ternie d'avoir trop manqué du concert de Yann Tiersen, a su rejaillir de plus belle, pour m'apporter ma dose de rêvasserie émotionnelle et provoquer au sein même d'un élan de raison qui me disait de me reposer un soupçon, la folie rock & roll qui faisait accroître mon envie et que je ne parvenais plus du tout à faire sortir de mon corps.
La deuxième journée achevée et mon élixir de jouvence fortement entamé -pour mon plus grand plaisir-, je gardais les yeux rivés sur les étoiles d'un parc qui ne dormait désormais plus depuis quelques jours...
Qu'allais-je alors pouvoir espérer de l'ultime dimanche et de ses concerts à foison où les têtes d'affiche se donnaient la réplique?
Le mystère autant que la surprise m'ensorcelaient déjà.

-Livy-

--> Le Myspace de Noisettes <--
--> Le Myspace de The Asteroids Galaxy Tour <--
--> Le Myspace de Billy Talent <--
--> Le Myspace de Yann Tiersen <--
--> Le Myspace de The Offspring <--
--> Le Myspace de Calvin Harris <--
--> Le Myspace de Faith No More <--

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08 septembre 2009

Rock en Seine, 28 août 2009

Rock_en_Seine_2009

Version 2009, sortez les mouchoirs et débouchez-vous bien les oreilles car vous aurez droit une fois encore aux détails les plus infimes du festival Rock en Seine, où je me suis rendue avec avidité pour la deuxième année consécutive, arborant fièrement cette fois mon pass 3 jours qui, je ne le savais pas encore, allait avoir raison de ma santé pour un bon moment, mais certainement pas de mon enthousiasme débordant!
Outre en effet, l'aspect poussiéreux un tantinet abrasif et les comas éthyliques à foison qui m'ont semblé plus présents que l'an passé (oui je sais, c'est moche l'alcool ^^), le domaine de Saint-Cloud se préparait à abriter en ce joli week end ensoleillé de fin d'été des moments hors du temps, des expo-photo et shooting d'artistes décalés, des stands comme s'il en pleuvait et surtout trois scènes de concert pour trois ambiances, scrupuleusement montées une semaine à l'avance, avides d'accueillir quelques instants emplis de musique, de rêves, de déconvenues comme de découvertes.
Un beau programme, 300 000 personnes et une première journée qui affichait "complet" grâce à sa tête d'affiche nommée Oasis... No commen't!
Mon agoraphobie allait une fois de plus être mise à rude épreuve pour affronter le meilleur du pire dans une bonne humeur des plus sincères cependant -et parce que je suis un peu maso par moments- mais j'étais loin encore d'être au bout de mes surprises.
Et si ce 28 août fut chargé en émotions fortes, ce devait, à défaut d'être la meilleure journée, la plus complète de toutes, me laissant au final sur une excellente mise en bouche pour un week end qui ne faisait que commencer.

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Vendredi 28 août 2009

Je ne saurais revenir sur l'organisation ni le contexte du festival en lui-même ou encore le magnifique domaine qui nous a accueilli (du moins, il paraît qu'en temps normal, c'est plutôt fort joli...) car à peu de choses près, il était en tout point similaire à la session précédente de 2008, jusqu'au stand Guitar Hero qui ne désemplissait pas et au bus Levi's quasiment impénétrable, et je vous renvoie ainsi, dans toute ma paresse, à un billet bien ancien à présent, figurant [ici] mais qui clôt à merveille ce premier point.
C'est ainsi sans plus attendre que j'entre dans le vif du sujet, à savoir cette première journée de festival qui s'est doucement mise en place en milieu d'après-midi.

Pas la motivation nécessaire ce jour-là pour me précipiter à temps et courir voir les concerts (pourtant attendus) de Just Jack puis Keane qui, sur des scènes différentes, introduisaient de bon ton le festival mais j'ai eu le privilège de faire une arrivée plutôt festive sur la musique joviale des Yeah Yeah Yeahs! que je ne connaissais que de nom jusqu'à présent et qui, sans me fasciner, ont tout de même eu le don d'attiser bonne humeur et curiosité de ma part. Le set étaient déjà bien entamé sur la scène de la Cascade lors de mon incursion parmi les gens alors je ne peux me prononcer en totale objectivité mais l'aspect musique alternative/indie-décalée voire un brin électro m'a beaucoup plu du peu que j'en ai entendu, et les morceaux qui s'enchaînaient ne m'ont pas tous paru semblables les uns aux autres, souci récurrent aux groupes que l'on ne connaît pas bien la plupart du temps...
Qu'on se la dise alors, je tenterai une nouvelle approche du groupe incessamment sous peu.
Pas de temps à perdre cependant puisque traversant le parc au pas de course parmi la foule déjà trop compacte, je filais droit vers Amy MacDonald (enfin, façon de parler hein ^^) qui n'allait pas tarder à se produire sur la grande scène.

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Amy_MacDonald

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Amy_mc_Donald_2

Amy MacDonald donc. Et là, très agréable surprise pour mon premier concert "entier" de la journée qui n'a pas entaché une seconde l'image  positive que je me faisais de la demoiselle et de sa musique, bien au contraire. Comme mes playlists ont pu le montrer, j'étais déjà conquise par l'album mais le live l'a carrément transcendé, permettant une approche toute autre de ses titres, beaucoup plus rock & roll précisément et dans laquelle, Amy, visiblement très à l'aise, s'est donnée à fond, offrant à son public une performance aussi tonique que naturelle, et ce, dans une légèreté toute féminine, pour un soupçon de glamour...
On connaît pourtant mon aversion pour les concerts en plein jour qui perdent toujours un peu de leur intensité et me laissent sur ma fin mais je ne jouerai pas les langues de pie cette fois: la vérité, c'est que j'ai réussi de suite à rentrer dans son univers, oublier qu'à côté il y avait tout plein de festivaliers, et jusqu'à m'y sentir comme chez moi!
Ainsi, de singles ultra-médiatisés en morceaux que je connaissais pas mais que j'ai pris plaisir à écouter, je me suis laissée bercée agréablement, toute contente que j'étais de m'apercevoir que les artistes pop-rock plutôt softs au demeurant peuvent avoir la belle capacité de nous offrir un live sacrément dynamité, sans lassitude ni longueurs mais avec la verve rock que j'aime tant voir et entendre en concert.
Une standing ovation pour la jeune femme s'impose alors... et critique des critiques, quand tu nous tiens, qu'elle abandonne au plus vite sa toute nouvelle blondeur au profit de ses jolis et habituels cheveux bruns, sacrebleu!

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Madness

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Madness_1

La course à la musique en veux-tu, en voilà, elle continue!
Retour à la case départ, scène de la grande cascade, non pas pour flâner mais plutôt enchaîner d'emblée sur un deuxième concert "entier"... C'est que j'étais encore en forme moi, en cette première journée, d'autant plus qu'à l'image du nom du groupe, Madness représente un peu l'emblème de la folie ska des années 80 et du son qui détonne. Vous avez dit folie? J'adore... 
Et lorsque par-dessus tout vous avez un meilleur ami complètement addict et bondissant de partout avant même d'assister au live, expliquez-moi donc comment manquer cela?
Pour ma part, et à l'exception de quelques morceaux très connus qui ont eu l'audace de me faire bondir de joie à mon tour sitôt qu'ils ont retenti, ce fut avant tout un grand moment de découverte, mais alors de la sacrée découverte pardi!
Un show, un vrai, avec des artistes absolument déjantés (tous mes respects au trompettiste trapéziste, la tête à l'envers, eurk ^^), un public plutôt 80's et déchaîné, un set orchestré à la perfection et l'acoustique qui suivait carrément.
Du bon, du très bon concert, délirant à souhait, dans une ambiance incroyable, gentiment hystérique et surtout conquise, où j'ai pu humer le vrai bonheur -en même temps que la poussière- à pleins poumons.
Et toujours ces incroyables artistes de Madness, du haut de leur grand âge (parce que j'aime toujours exagérer) qui nous ont tous scié avec une performance qu'aucun petit jeune ne saurait égaler, dans une dynamique de jeu tout bonnement hallucinante.
Mais s'ils ne le savaient point encore, leur prestation magique  qui était déjà à elle seule un miracle, ne faisait pour eux que commencer ce soir-là...

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Vampire_Weekend_affiche

Vampire_Weekend_groupe

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Vampire_Weekend__2_

Un peu plus en dilettante, le concert des Vampire Weekend auquel j'ai assisté sur la grande scène, recevra moins d'éloges de ma part, sans doute parce que je l'ai suivi avec une attention un peu moindre mais également parce que malgré la nuit tombante (très bon point ^^), il n'a pas su, à mon humble avis, donner suffisamment d'intensité pour attiser l'esprit rock au maximum. Qu'à cela ne tienne, la prestation était tout à fait honnête et sympathique, même que j'en ai un peu dansé, mais comme je suis exigeante, ça n'a pas suffit à me combler. Le live manquait d'originalité en soi et les morceaux de l'album se suivaient bien sagement, sagesse qui ne m'a que moyennement plu, vous vous en doutez.
Bien sur, le public enthousiaste peuplé de fans suivait largement quant à lui, notamment sur "A-Punk" ou encore "Cape Cod Kwassa Kwassa", de quoi nous faire repartir pour un tour, sauter allègrement quelques instants et s'exalter un brin (eh oui, on n'est pas venu pour rien), mais pas de quoi fouetter un chat non plus!
A la fin, je crois bien que j'ai juste fini par m'asseoir sur la terre battue l'herbe peu verdoyante et profiter, les yeux mi-clos, d'une petite trêve doucement rock and roll, survenue bien à propos pour combler le premier coup de fatigue de cette folle journée.
Ça tombait bien, la suite allait se révéler pour moi un tantinet plus physique!

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Bloc_Party

Vous aurez reconnu les loustiques de Bloc Party, ceux-là même qu'à mon plus grand désarroi j'avais manqué en concert en février dernier et qu'il fallait donc impérativement que je vois envers et contre tout.
Envers et contre tout, ça veut dire assister au show toute seule, comme une grande, quand votre meilleur ami, après une longue et intense réflexion préfère à tout bien y penser s'engouffrer dans une file d'attente de 40 minutes pour récupérer dîner et bière à volonté ^^
Mais qu'à cela ne tienne, on n'est pas vraiment seul au beau milieu d'une fosse, même qu'il y fait fort chaud et que les gens sont parfois très tactiles avec vous (horreur!)...
Ceci étant, en dehors de ces petits désagréments passagers amusants ainsi que de l'herbe que j'ai passivement fumée pendant une bonne quarantaine de minutes ("Stone, the world is Stone..."), Bloc Party a tout simplement donné le meilleur de lui-même sur la scène de la grande cascade en présentant une set-list au son punk rock/électro enflammé et sensuel à la fois, provoquant l'engouement évident de milliers d'adeptes qui reprenaient en choeur les mélodies bien connues et même les autres, joyeux désordre confus et alcoolisé que j'ai tout simplement adoré tant cela tendait à surpasser toute forme possible et existante de réalité.
C'était un peu du grand n'importe quoi parmi la foule mais surtout du plaisir à l'état brut sur scène, tant et si bien que le cumul des deux offrait ce moment hors-normes auquel il faut impérativement assister pour mieux s'en imprégner.
Quant au groupe, fidèle à son image et à sa "fucking" bonne musique jusqu'au bout, il a su apporter au sein de la nuit un aspect chaleureux durant tout le concert additionné à un réel charisme, une aura, un "je ne sais quoi" qui l'a fait rayonner et que je supposais déjà avant même de le voir en live. Bloc Party peut ainsi se targuer d'un succès bien mérité alors que tous déjà attendaient la tête d'affiche du jour, Oasis...

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Oasis_annulation_du_concert

21H30 environ et un achat du mythique tee-shirt de Rock en Seine plus tard, je traînaille parmi les stands encore toute émoustillée par Bloc Party, n'y vois strictement rien parce que ce n'est guère éclairé et me pose finalement dans un coin de la pelouse détruite pour récolter les fruits de la longue et douloureuse attente du meilleur ami:
Un dîner comme il se doit, hot dog et bière, de la gastronomie avérée!
Déjà les gens se pressent vers la grande scène, surexcités. Oasis doit commencer son concert à 22h et une bonne place dans la fosse se paie chère à grands renforts de coups de coudes et de pieds! Partout, on voit des drapeaux anglais (et bretons, comme durant toute la durée du festival d'ailleurs, j'aimerais des explications ^^), ça parle fort et ça s'agite. Nul doute que la grande tête d'affiche du jour et de Rock en Seine fait tourner bien des têtes.
Moi, je reste calme. Oasis, je les ai déjà vu et ils étaient tellement peu motivés sur scène à l'époque que leur prestation m'avait déçue; C'était en 2005, j'appréciais pourtant le groupe à la folie mais ils avaient joué à Bercy la carte de la promo à fond, dédaignant le public et se laissant aller à un concert des plus conventionnels, quelques tubes connus à l'appui, un brin de nouveauté sans trop en faire et puis c'est tout.
Horrible sacrilège pour moi qui en attendais tant...
Mais soit. Là, je me dis qu'ils vont sans doute pouvoir se rattraper. Par ailleurs, trouvant Dig out your soul, leur nouvel album, sacrément bon (avouons-le!), je suis simplement curieuse de voir ce que le live du soir va bien pouvoir apporter de nouveau.
Ils sont la vedette de la journée quand même!
Alors, entre deux frites et une gorgée de bière (et parce qu'en festival, j'ai la top-méga-classe attitude), j'entends le haut-parleur et la voix d'un homme... Tiens donc, le même qui avait annoncé un an plus tôt, presque jour pour jour, le désistement soudain d'Amy Winehouse. Malédiction!
Sur le mode badin, il décline un texte, plutôt humoristique au demeurant, à la "Vous connaissez Liam et Noel, ils ont l'habitude de se battre... eh bien là, figurez-vous qu'ils se sont battus..." et bla, et bla. J'en rirais presque parce que les mots s'y prêtent un peu, jusqu'au:
"Ils ne joueront pas ce soir, leur tournée est annulée et le groupe est officiellement dissous."
Effet de choc. Plus un bruit sur le parc, rien.
Pas d'insectes non plus, ils ne sont pas fous à s'aventurer dans de telles contrées!
Juste quelques sifflements et des murmures.
Alors il y a mon meilleur ami qui lui, n'étant pas franchement venu pour eux, me susurre que connaissant la réputation sulfureuse du groupe, il fallait s'y attendre et se retire dans son hot-dog, un peu blasé. Et puis il y a moi, moi qui n'y crois absolument pas, qui pense à une blague, comme la plupart des festivaliers d'ailleurs et qui attend quand même parce que là, c'est un peu trop pour être vrai... Oui mais.
Quand survient le sinistre moment des panneaux d'affichage lumineux qui font exploser la nouvelle au grand jour de part et d'autre de la grande scène, la vérité explose, la révélation est lourde de conséquence, personne n'en mène large et là, c'est le drame (bis).
Le remboursement! Le remboursement!
Ça crie et s'éparpille...
La foule devient folle, plus dépitée qu'énervée à vraie dire, mais complètement désemparée.
Je réalise soudain que je suis en train d'assister à un véritable moment d'anthologie:
La dissolution en direct live du groupe Oasis, là, tout juste sous mes yeux, et si j'ai bien la déception de ne pas les avoir revu une dernière fois, il y a une partie de moi qui, que je le veuille ou non, se montre sacrément émue quand même.
Eux, ce sont les morceaux forts de mes quinze ans, mes premiers chagrins d'amour sur Morning Glory, mon adolescence et mes débuts à la guitare. Alors quelques instants, et bien plus que pour la demoiselle Amy l'an passé, je demeure immobile et abasourdie.
Oasis après tout, ont été à eux tous seuls une part de ma vie...

Il y en a qui crient, "Le festival est maudit" et l'on se met à plaindre les organisateurs parce que du lourd à ce point pour le premier jour, c'est un peu rude à bien y penser.
Pourtant, Rock en Seine continue et ce sera les infatigables de  Madness, encore et toujours eux qui vont les remplacer...
Changements techniques de dernière minute, déplacement des instruments, réglage du son. Beaucoup de temps de perdu, une attente un peu longue et mon impatience qui n'a pas tenue. C'est ainsi que je n'ai pas récidivé car de surcroît, je les avais déjà vu dans l'après-midi. Mais je sais de source sure que leur second concert fut une vraie merveille, encore plus incroyable que le premier, et a été pour beaucoup une véritable révélation, puisque, acceptant de jouer encore et de donner le meilleur du ska dans une motivation pour le moins accrue, certes bien plus cette fois, Madness a su faire dégager de son show acrobatique et cinglé toute l'énergie qu'il fallait pour faire oublier la fraîche déception de l'annulation et a littéralement déchaîné les passions en enflammant la grande scène pour le dernier moment de la soirée.
Un pari difficile à relever mais qu'ils ont, semble-t-il, totalement surmontés!

Quant à moi, je reste sur l'image de deux petites anglaises éplorées juste après la nouvelle, laissant traîner à terre le drapeau britannique, les yeux embués de larmes et le corps droit mais inerte, tandis que je quittais la fosse déjà bien vide de la grande scène.

Mais comme je ne tenais pas à finir la soirée sur une note un peu ternie, je me suis encore offert quelques grammes de bonheur...

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Oceana

C'est ainsi que je me suis vue assister en partie au concert d'Oceana, une jeune artiste soul au talent avéré et au jeu de scène aussi talentueux qu'imprégné, dont je ne connaissais qu'un titre jusqu'alors, le fameux Cry cry, mon illustration vous l'aura fait deviner!
Comme beaucoup d'autres, j'aurais du être en cet instant en pleine fosse d'Oasis et ce live-surprise que je n'aurais jamais du voir était donc bien inespéré. Cependant la jeune femme, dotée d'une prestance singulière, un brin mystique, gagnait progressivement le public un peu éparse de la scène de l'industrie et malgré l'heure bien avancée déjà et la déception qui régnait encore de part et d'autre sur le festival, elle a su puiser au-delà pour trouver une inspiration, la sienne, sensible et authentique, aussi mélancolique que poétique et divulguant parfois de grands moments d'énergie dans un souffle dansant  pour repartir ensuite de plus bel sur l'aspect nostalgique de son album, absolument charmant.
Nul doute alors que ce fut une jolie programmation que celle-ci, toute en finesse et pleine d'une élégance groovy savoureuse, histoire d'alléger avec une grande classe les petite touches de tristesse de la soirée.
Une découverte pour laquelle je ne me serais pas imaginée tant envoûtée mais le premier soir s'est ainsi achevé, dans l'allégorie et l'afflux d'émotions que ce dernier show provoquait en moi et je m'éloignais déjà vers Boulogne, toute abasourdie de ma journée que j'étais, tandis que le set d'Oceana au loin, continuait de raisonner et tendait à sa fin...

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Il en reste une première journée forte, intense, riche et belle,
Mais les premières journées ne le sont-elles pas toujours?
Je suis subjective d'instinct et je me le demande bien...
Une envie de tout voir, tout faire, tout entendre, et s'en mêler, s'en approcher, aller au contact comme si le temps nous était compté et que les jours suivants n'allaient assurément pas être assez longs pour y arriver.
Alors, bercée par des concerts qui m'enchantaient ou peu ou pas mais surtout passionnément, enivrée et saoulée dans ma propre sobriété, je me sentais à mon aise au beau milieu de la foule, sensation étrange et peu familière pour moi certes, mais qui me rappelait doucement l'an passé, la rêverie déjà subie, et l'évasion par la musique comme l'une des choses que je ne saurais ni ne pourrais manquer...
Plus familièrement, le même mal de pieds, les mêmes odeurs de kebabs et de bières mêlées, et l'aspect poussiéreux à souhait du lieu, petit bonus 2009 dont je me serais bien passée, me faisaient réaliser l'ampleur de l'évènement et de là où je me trouvais, tout simplement.
C'était irréel, sans doute de la science-fiction ou une parenthèse fantastique qui ne peut durer mais qui de par son éphémère fait accroître une imaginaire beauté.
Et en ce 28 août alors, rien de vraiment concret. La perfection n'était pas de la partie tout comme Oasis d'ailleurs, et les quelques fausses notes pouvaient bien retentir pour certains comme une malédiction de plus, mais je les percevais plutôt comme un aspect humain et imprévu des incidents... Petits désagréments qui à bien y penser, n'épargnent personne et tendent aussi bien à la vie quotidienne qu'aux rassemblements géants.
Rien de grave mais juste l'existence, tout bêtement.
Et je m'en suis ainsi allée, toussant et crachotant, le glamour au placard mais la musique sur un piédestal, décidée plus que jamais à profiter d'un week end qui allait être peuplé de haut et de bas, je le savais déjà (et puis il n'aurait pu en être autrement), mais qu'est-ce que cela pouvait bien faire après tout, pourvu qu'il demeure magique, et dans la mesure où il m'avait d'ores et déjà permis de vivre d'attrayants concerts et un moment d'anthologie en direct.
Portée alors par une énergie que la fatigue elle-même ne saurait égaler, je me suis vue poursuivre à rythme effréné la ferveur du festival, évidemment loin de Saint-Cloud et des portes du parc, et faire la fête jusqu'au bout de la nuit, sans même l'once d'un souci ou d'un quelconque regret.
Oui, décidément, le week end le plus rock & roll de l'année était de toute évidence bien commencé avec cette première journée somptueuse et je me fichais absolument royalement de tout le reste et du prix à payer!

-Livy-

--> Le Myspace de Just Jack <--
--> Le Myspace de Keane <--
--> Le Myspace de Yeah Yeah Yeah! <--
--> Le Myspace de Amy Macdonald <--
--> Le Myspace de Madness <--
--> Le Myspace de Vampire Weekend <--
--> Le Myspace de Bloc Party <--
--> Le Myspace de Oasis (!) <--
--> Le Myspade de Oceana <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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