Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

20 août 2008

Celle qui faisait l'historique de ses téléphones

K_810_i_cybershot

Le bref silence bloggesque qui m'a légèrement animé ces derniers jours n'était nullement du à un soudain départ en week end prolongé du 15 août (vie de parisienne qui ne part pas oblige!) mais plutôt à quelques mésaventures de dernières minutes qui m'ont fait lâcher l'aventure de la blogosphère afin de m'occuper de choses plus urgentes pour un temps donné.
Et puis je dois bien l'avouer, la poursuite de l'écriture de mon roman me tient à coeur comme jamais depuis quelques jours et l'inspiration ne me quittant quasiment pas, j'utilise d'avantage mon syndrome de la page blanche au profit la rédaction de billets de blog.
C'est bête, hein? ^^

.

Ceci étant, parmi les petites mésaventures que j'évoquais un peu plus haut, et je n'aborderai pas malgré moi la panne d'eau chaude dont j'ai été victime (horreur, malheur!), je me suis retrouvée un peu coupée du monde en fin de semaine dernière avec à la fois un téléphone en panne et un opérateur rencontrant de putains de gros légers soucis.
Vous l'aurez compris en plus, ce n'est pas lors d'un week end férié que l'on peut régler ses petits problèmes en toute tranquillité parce que les gens, si vous l'ignoriez encore, sont tous en congés.
Punie donc!
Pas de sms et encore moins de messages vocaux pendant plusieurs jours, sans compter l'impossibilité totale de passer quelques appels ou d'en recevoir si ce n'est sur un téléphone fixe dont personne ne connaît le numéro (à l'exception de deux vieilles tantes, ça compte?)

L'isolement par le téléphone est donc une dure réalité et bien à mes dépends, je l'ai testé...
Dois-je préciser pour autant la difficulté de la tâche?

Cependant, j'avais un peu anticipé la mort prochaine de mon Sony Ericsson K750 i il y a quelques semaines déjà en le voyant défaillir à la charge et c'est à contrecoeur que je vis venir le moment de m'en séparer car j'en étais depuis deux ans complètement dingue totalement accro raide amoureuse fort satisfaite.
J'ai donc investi le 08/08/08 (oui je sais, c'est symbolique) dans un cousin à lui répondant une fois encore au doux nom de Valentin et plus communément appelé K 810 i.
(Pour la petite parenthèse, il faut bien que je nomme mes téléphones, c'est tellement plus simple ainsi de les repérer en mode Bluetooth ^^)
C'est que, comme je l'avais fait comprendre auparavant, je ne souhaitais pas donner dans le tactile ni dans l'hyper-nouveauté-des-temps-modernes pour cause de traces de doigts incessantes notamment et plus encore de solidité mise à rude épreuve.
C'est bien connu en effet, plus l'électronique est sophistiqué et plus il a tendance à vite se désagréger; j'ai quant à moi une fâcheuse tendance, pathologique on n'en doute pas, à noyer mes portables, les utiliser comme projectiles contre les gens qui me mettent en colère ou à bêtement les faire tomber, mais à répétition.
La solidité s'avérait donc un argument de poids.
Pas non plus envie de jouer la carte de la thématique des couleurs vives parce que d'une part, si j'aimais autre chose que le noir, le bleu et la sobriété, ça se saurait depuis longtemps et que d'autre part, même s'il y avait dans la boutique ce portable rouge bordeaux qui me faisait furieusement de l'oeil de par sa beauté et son éclat, je me suis dit que je finirais très certainement par m'en lasser d'ici quelques mois.
Pas enfin convaincue par les slides et autres clapets depuis leur existence sur terre car tous mes tics et tocs me pousseraient très certainement à jouer avec une bonne centaine de fois par jour et à les triturer ardemment jusqu'à une expiration du téléphone qui ne tarderait pas à venir, incessamment sous peu.

Et puis dans la boutique, au royaume des portables magnifiquement high-tech-de-la-mort-qui-tue et fière de tous mes points Bouygues accumulés pour avoir une sympathique réduction, le Sony Ericsson K 810 i, bon vieux cru de 2007, mais en mode Cybershot s'il vous plaît, m'a vu, repéré et tout de suite choisi comme alliée.
Eh oui, j'étais l'Elue (ou inversement) et Valentin (mais si, Valentin, c'est mon téléphone, essayez de suivre, m'enfin!) répondait au final à toutes mes attentes:

Un Sony Ericsson
Une maniabilité évidente avec le joystick propre à la marque et qui me plaît beaucoup
Une simplicité d'utilisation
Une bonne prise en main
Une solidité apparente
(même si je lui reproche d'être un peu encombrant)
Un appareil photo d'une très bonne qualité (3.2 megapixels), flash intégré et plein de fonctionnalités incorporées
Un point fort concernant la musique, le son et le lecteur mp3

Et c'est ainsi que, sortez donc les alliances, en ce vendredi 8 août 2008, il est devenu mien, mon Valentin ^^
(elle était facile, celle-là)
...
Mais un peu la flemme de le sortir tout de même, quitter l'ancien et investir le nouveau de ses fonctions enivrantes alors le pauvre petit est resté dans son coffret jusqu'alors, sagement rangé et à peine déballé!

J'ai donc profité de mon week end de folie -et ça, croyez-moi, c'est plus que de l'ironie- et des petites contrariétés alentours pour effectuer, entre l'écriture des chapitres de mon roman, les transferts de rigueur entre les deux compères téléphones (et perdre au passage quelques données même si la démarche de flinguer la plupart de mes sms, minutieusement gardés jusqu'alors, était sans doute un peu volontaire...)
Le temps pour moi, entre une ribambelle de nouvelles sonneries, un répertoire remis au goût du jour et des photos triées sur le vif, de me remémorer toute mon aventure téléphonique commencée il y a huit ans déjà et de débuter dans un élan de nostalgie latente un historique palpitant...

.

Sony CMD C1

Sony_cmd_c1__old_school_

Au lycée, fière d'avoir un tatoo certes mais tout de même pas assez, je rêvais du Ola jaune de Philips, bien encombrant, bien voyant et assez peu raffiné oui mais no commen't, il était dernier cri en 1998 et assorti à mon pantalon en velours de la même couleur, c'est pour vous dire...
Un peu dépitée de ne jamais l'avoir possédé (et ce n'est pas faute d'avoir tenté le chantage affectif auprès de l'autorité parentale), j'ai tout de même eu le grand honneur d'hériter en 2000 après mon bac et juste avant mon arrivée dans la ville-capitale pour mes études du téléphone familial. Un Sony.
Un Sony pas encore Ericsson. Un Sony tout court, vintage comme on n'en fait plus, véritable bloc de plomb couleur schtroumpf plus communément appelé "le frigo" par l'ensemble de mes amis, collector comme il n'est pas possible et doté d'une taille que vous ne reverrez plus de sitôt chez un téléphone!
Même si l'image n'est pas contractuelle, il ressemblait d'ailleurs trait pour trait à ceux de l'illustration sauf qu'il était bleu (et pailleté, c'est un détail mais ça fait toute la différence...)
Mêmes effets, même écran miniature, même touches pour doigts de géant et surtout sa petite manette à tourner sur le côté gauche que je ne suis pas prête d'oublier tant elle était pratique.
... et tant je la regrette encore parfois...

Son petit nom? Le Sony CMD C1 et j'ai bien mis trois ans avant de m'en séparer parce que, loin d'être à la pointe de la technologie, le bougre avait l'avantage de s'imposer comme le téléphone le plus solide du monde et je crois bien que je l'aimais d'amour. Je m'attache tellement aux objets parfois...
Côté discrétion cependant, c'était une autre histoire.
Si son menu était simplissime, pratique et agréable, sa grande taille le rendait impossible à dissimuler ou à mettre dans sa poche et je ne parle même pas de ses sonneries stridentes sur de faux airs de Mozart qui m'ont values l'antipathie de tout l'étage de mon foyer universitaire de l'époque ^^
Il avait un mode vibreur aussi, mais ce n'était guère mieux...
Aujourd'hui encore, scintillant et sommeillant, il traîne quelque part dans un recoin de la maison familiale et je le garde comme une relique de l'âge de pierre parce qu'il est m'est précieux, lui, mon premier vrai portable, mon téléphone pierrafeu, authentique symbole de mon envol et des nuits agitées de la vie étudiante du bon vieux temps.

.

Nokia 35 10 i

35_10_i

En 2003, changement de cap et infidélité à ma marque fétiche avec un très bref passage par le solidissime Nokia 35 10 i  en guise de test, tout droit choisi par son aspect pratique indéniable pour aider les parents dans leur quête progressive de la modernité. Actuellement encore objet du bonheur paternel à l'état brut,  ledit téléphone, certifié familial, possédait une allure plutôt design pour son temps, surtout si on le compare aux 32 10 ou 33 10, bons vieux dinosaures bien costauds dont a tous été possesseurs à un moment ou à un autre.

.

T 200

T_200

Puis en 2003 toujours, retour aux Sony, Sony Ericsson plus justement cette fois avec le T 200, un modèle beaucoup plus compact et évolué que mon cher et tendre "frigo" et qui, en un an et demi, a autant vécu et souffert que son prédécesseur en trois ans. C'est qu'en tant qu'objet de mon désir et de mes plus belles envies pendant plusieurs mois, il était mon nouveau précieux, mon mini-moi, mon graal à emmener partout, à exhiber, à triturer, et avec une connexion internet de surcroît, cela étant, croyez le ou non, un petit chef-d'oeuvre de modernité de l'époque que tout le monde m'enviait.
Un menu très proche des Nokia, une simplicité d'utilisation assez incroyable, pas de soucis particuliers rencontrés, une miniaturisation des éléments pour le côté esthétique.
Il avait tout pour plaire lui, l'objet de convoitise de ma colocataire de l'époque...
(Et on en reparle encore parfois!)
Son allure, plutôt féminine, a malheureusement souffert de rayures intempestives et éclats en tous genres parce que sa vilaine propriétaire l'a malmené et que sans doute, il était moins solide que l'incassable téléphone d'antan. Sa carapace un peu trop fragile a eu raison de ses options multiples et il s'est hélas désagrégé un brin avec le temps.
Il va donc de soi que je ne l'ai pas revendu mais conservé bien consciencieusement dans mes tiroirs, préservant ce qu'il restait de lui avec soin et rêvant de plus en plus à un nouveau Sony Ericsson, le T 610 cette fois...
Et puis, comment aurais-je pu être assez sans-coeur pour le vendre? Il était bien trop joli!

.

T 630

T_630

En guise de T 610, mon nouvel objet rêvé, convoité, adulé, ce n'est finalement pas lui mais son successeur qui m'a tendu les bras à l'automne 2004 et, comble des merveilles, je possédais pour la première fois un portable qui prenait des photos.
Le T 630...
High-tech à souhait, j'ai découvert avec lui les joies, toutes nouvelles encore, de passer des heures sur un téléphone sans même éprouver le besoin de téléphoner. J'ai pu personnaliser mes contacts, intégrer à l'appareil une multitude de données inutiles, mitrailler tout ce qui bougeait, avoir (chouette alors!) des sonneries polyphoniques et m'amuser comme une petite folle, surtout au début.
Il faut dire qu'il fallait bien passer le temps comme je pouvais car je vivais à ce moment là dans un sinistre 17 m² en rez-de-chaussée dépourvu de réseau et qu'en dehors des sms qui parvenaient parfois à passer, je ne pouvais pas espérer grand chose!
Le côté Cosette s'arrêtant là, j'ai cependant vite déchanté cependant car le T 630 s'est avéré bugger très souvent. Et encore, je vous passe les moultes épisodes où je ne parvenais même plus à le rallumer! Exit dont les manipulations trop rapides. Exit également la flopée de photos que j'espérais prendre de tout et n'importe quoi car la qualité médiocre m'en a vite fait passer l'envie.
Flou et moche, ça s'appelle vraiment de la photographie?
Une petite déception donc pour un appareil pourtant souhaité et c'est sans regret ou presque que je l'ai remplacé même si, grâce à sa housse protectrice, il est encore comme neuf aujourd'hui, en état de fonctionnement, attachant quand même et dans mon tiroir accessoirement.

.

K 750 i

K_750_i

La petite perle de 2006, celle que je viens tout juste de changer il y a à peine une semaine, reste encore et toujours mon portable préféré, le Valentin premier du nom.
Ni trop grand ni trop petit et bénéficiant d'une prise en main que j'ai toujours apprécié, je ne taris pas d'éloges sur la réactivité de son menu, sa solidité à toutes épreuves (sauvé de la noyade plusieurs fois notamment), son appareil photo plus qu'honorable et la grande qualité de ses services tout simplement.
J'ai ainsi pu découvrir toutes les fonctionnalités du T 630 précédent mais sans les bugs, en immensément mieux et en plus recherché aussi car on n'arrête pas la technologie!
Sobre et classe, personnalisé comme je le souhaitais, high-tech mais sans excès, avec une carte mémoire relativement petite mais remplaçable à volonté,  il ne m'a jamais laissé tombé et j'ai toujours aimé la façon dont il était conçu.
Son menu, le son qu'il dégageait, son rendu sur les photos et vidéos...
(Et pourtant, les vidéos prises en concerts sont une chose très galère, croyez-moi ^^)
Le tout dans un aspect toujours pratique et bien pensé qui m'a fait l'utiliser des heures durant parfois, sans passer par des problèmes d'inconforts ou autres désagréments du même genre.
Un problème d'autonomie lui aura pourtant été fatal au bout de deux ans passés puisque par malchance, il ne supportait plus aucun chargeur ces dernières semaines, ce qui explique mon changement brutal de téléphone.
Mais j'en garde un souvenir affectueux, de par son utilisation et plus encore de la période de ma vie qu'il a traversé à mes côtés. Alors, en l'ayant moelleusement installé dans son tiroir à proximité de ses copains téléphones, il m'arrive de continuer à lui parler...
On pourra dire ce qu'on voudra, une séparation, c'est toujours quelque chose d'un peu compliqué ^^

.

K 810 i

K_810_i

L'aventure se poursuit à présent avec mon tout nouvel ami communicant (non, je ne parle pas d'un tamagotchi, quoi que...), habitant récent de mon sac à main et autres endroits où il va très certainement se perdre, constatant alors que sa propriétaire est une parfaite étourdie!
Il n'y a pas grand chose à ajouter cependant tant il est semblable au précédent dans le look comme dans l'utilisation.
Pas si "dernier cri" que ça mais un peu quand même, c'est exactement ce que je cherchais:
La même chose que le K 750 i en plus évolué.
Pas eu le temps de beaucoup le mettre à l'épreuve cependant, surtout dans ses capacités de téléphone, les amis traînassant toujours en grandes vacances pour le moment.
Mais à première vue, il a un toucher plutôt agréable, une couleur seyante aussi (bleu roi) et j'apprécie bien le design original de ses petites touches rondes so girly même si pour l'instant, j'ai un peu de mal avec elles pour tapoter mes sms de passage.
L'appareil photo, l'un des premiers "cybershot" de la gamme du même nom est tout bonnement fascinant: il présente de nombreuses perspectives et fonctions que je n'avais jamais encore testé sur un simple téléphone et qui ne me feront presque pas culpabiliser si par mégarde lors d'un week end, j'oublie mon compact numérique. En cela, je ne regretterais presque pas mon Valentin précédent.
La carte mémoire d'origine est plus importante aussi, ce qui n'est pas pour me déplaire car sans rien débourser, j'ai déjà de quoi stocker!
Quant au menu, il reste le même dans la réactivité comme dans la conception, avec quelques raccourcis ajoutés deci-delà.
Une bonne chose en soi au final.
Je redoute cependant quelques mauvais tours de la part du joystick qui d'une part, est moins agréable à manipuler que pour le T 630 et pour le K 750 i et qui d'autre part me semble un peu fragile quand on s'acharne dessus trop longtemps.
Quant à sa durée de vie?
Seul l'avenir nous le dira.
Mais le week end du 15 août passé et mes problèmes de téléphonie réparés, je suis toute ravie d'avoir trouvé en lui mon nouveau Valentin :)

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 août 2008

Au pays du soleil levant, les haïkus

Ha_ku

Je poursuis mes lectures estivales,
Inlassablement.
Et dans la douceur des soirs d'août,
Il y a de petits moments à part,
Brefs et jolis à l'image d'un haïku.

Alors,
Il plane dans l'air comme un parfum du Japon,
Et dans mes rêves, et dans ma tête,
Une furieuse envie de voyager.

~

Simple ............... Epurée ............... Légère

~

La poésie japonaise m'évade quand elle ne cesse de me surprendre et s'obstine malgré elle à me fasciner dans tout ce qu'elle a de singulier.
Elle parfume l'air d'une note douce et symbolique, dans la tradition comme dans la transgression de cette dernière et transmet sa sagesse innocente au fil des siècles et, devrais-je dire, des saisons.
En effet, le haïku, en plus de répondre à des contraintes bien établies, syllabiques notamment (on en compte 17 en tout, en respectant la règle 5-7-5), et de nous proposer de la façon la plus brève possible d'habiles jeux de mots non dénués d'humour et de sens, se focalise sur l'amour de la nature et laisse dévoiler dans chacun de ses poèmes une saison, petit moment unique de l'année qui perdurera sur papier, dans de courtes phrases à l'intensité avérée.

Les mots poétiques griffonnés se suivent et ne se ressemblent pas.
Tantôt philosophiques, tantôt désinvoltes,
Ils se lisent à haute voix,
dans l'état d'esprit de l'instant,
Eternels et fugitifs
Et capturent en eux des faits comme des images.
La subtilité qui s'en dégage est fluide,
La simplicité sublimée,
Le second degré souvent de rigueur...

~

Morceaux choisis

"Sur l'éventail
Je mets le vent venant du mont Fuji.
Voilà le souvenir d'Edo."

Bashô Matsuo,
Maître japonais de haïkus et l'un des premiers poètes du genre (1644 - 1694)

.

"Il reste éveillé
Et dit qu'il a dormi.
Froide nuit automnale."

Buson Yosa,
Poète et artiste peintre japonais (1716 - 1784)

.

"Ne possédant rien
Comme mon coeur est léger
Comme l'air est frais."

Kobayashi Issa,
Poète japonais aux haïkus souvent comiques (1763 - 1827)

~

Et si les haïkus ne sont parvenus jusqu'à nous autres occidentaux que très tard, il n'y a guère plus d'une centaine d'années, nos auteurs se sont depuis bien rattrapés, rivalisant d'inventivité et de détachement, pour s'essayer à cette poésie d'un autre temps.

A lire notamment
Au fil de l'eau - Les premiers haïkus français,
Recueil de poésie japonaise sous la direction de Paul-Louis Couchoud
Cent phrases pour un éventail de Paul Claudel

~

Quant à moi, je redécouvre le temps d'un été
De petits poèmes oubliés
Et bien plus de nouveautés encore
Qui prennent place comme il se doit dans mon carnet d'idées.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je lis, tu lis, il lit... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 août 2008

"So french", la playlist d'Août

Green

Alister - Qu'est ce qu'on va faire de toi?
Mademoiselle K - Grave
Demago - Hey doc
Camille - Money note
Arthur H - Dancing with Madonna
Poney Express - Paris de loin
Julien Doré - Les limites
Vanessa Paradis - L'incendie
Alain Bashung -  Résidents de la république
Hocus Pocus - Mister Nobody
Bensé - Au grand jamais
Mélissa Mars - Love machine (remix)
Manu Chao - La vida es una tombola
Little - J'veux des violons
Deportivo - Les bières aujourd'hui

° ° °

De petites notes tantôt folk tantôt rock raisonnent encore et toujours dans ma tête, sautillantes et allègres au beau milieu de mots qui se décomposent dans la langue de Molière que j'affectionne tant.
Les morceaux dansent sur le fil du réalisme, jonglent avec la poésie, flirtent avec la folie et se pâment dans des textes qui sombrent ou s'épanouissent, racontant la vie, notre vie, de façon personnelle et imagée.

Ce serait dommage alors que de ne pas l'admettre mais tant qu'à faire, soyons chauvin,
tant que c'est pour se faire du bien!
C'est pourquoi j'ai concocté dans la chaleur de l'été toute une palette de petites douceurs à la française pour combler de musique mon mois d'août,
Le faire resplendir au moyen de nouveaux talents, hauts en couleurs,
D'artistes avertis que l'on retrouve dans un registre un brin différent,
Et ne jamais cesser de les redécouvrir,
Stupéfaite et heureuse comme au premier jour,
Dans des élans de nouvelle scène française qui m'inspirent dans mes textes comme dans mes mélodies.

Décalée et d'une simplicité désarmante,
Emplie d'un sens abstrait, d'une vérité, d'une part de rêve
Pour les curieux qui s'y aventurent,
Pieds sur terre et tête dans les étoiles,
Ma playlist du moment,
C'est un peu ma vie au quotidien,
Ce que j'aime,
Ce qui me ressemble,
Et tellement plus encore...

-Livy-

BONUS
En grande amoureuse de "La chanson du dimanche" que je suis,
Ma petite favorite se trouve ici...
--> La chanson du dimanche - O Barack <--
Un pur délire des mots,
Sorte de grand n'importe quoi
Savamment dosé!

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2008

Visage pâle appelle autobronzant

Soleil_Bronzer

Dans un siècle passé, ma peau blanche et moi aurions été au top de la tendance et nous serions baladées gaiment par une belle journée d'été, une ombrelle en main et une légère tâche de rousseur se dessinant au coin de l'oeil seulement voilà, je suis une parisienne du XXI ème siècle, je ne possède pas d'ombrelle mais une collection de parapluies impressionnante et je commence sincèrement à pester que l'on me demande toujours si, eu égard à ma mauvaise mine,  je ne serais pas un peu malade par le plus grand des hasards...

.

La réponse est non, trois fois non! Je ne suis pas malade, je ne suis pas mal nourrie, je ne suis pas mourante. Un peu pâlotte c'est certain mais après tout c'est mon teint, il ne date pas d'hier et même que je l'assume très bien... en hiver.
En été, tout se complique furieusement car la jolie peau abricot des copines qui partent en vacances vient à narguer sérieusement la parisienne exaspérée que je suis et qui se terre alors dans son désarroi superficiel mais néanmoins profond. 
Elles sont là devant moi les fourbes, de retour de Cannes, Barcelone ou Punta Cana, toutes marques de maillot de bain sorties, à me vanter les mérites du monoï-à-bronzer-plus-vite tandis que moi, dans ma blancheur excessive, suis tout juste bonne à jouer les fantômes dans un manoir hanté pour le restant de mon été!

*

C'est que dans l'absolu, outre quelques insolations et oedèmes fâcheux que je qualifierais de "dossiers", je ne bronze pas si mal en fait et rapidement de surcroît mais c'est juste que dans le métro, on ne bronze pas trop...
Alors je pourrais sans doute aller colorer mon désespoir dans un parc de la capitale par une belle journée ensoleillée parce que c'est apparemment monnaie courante chez mes acolytes à Paris que de se dévêtir ainsi dés que le dieu Soleil pointe le bout de son nez, même derrière de gros nuages pas beaux, oui mais voilà. C'est tout bonnement impensable pour moi de m'exposer en bikini sur une pelouse de Montsouris. Problème psychologique certes, mais impensable quand même. La démarche a ce quelque chose un peu beauf qui me déplaît, ce petit truc qui semble dire: "non mais tu t'es cru au camping, chez mémé ou bien?" et moi, dans les parcs, je me la joue coincée et je reste tout simplement habillée.

*

Qu'on ne rêve pas cependant, la solution miracle quand on passe l'été à Paris pour parfaire un bronzage absent n'existe pas! Et ce n'est pas ma peau ultra-sensible qui me dira le contraire, elle qui agonise au moindre contact avec un fond de teint tout basique, une crème teintée ou autres poudres de soleil de perlimpinpin!
Les cache-misère sous forme de maquillage, j'ai donc renoncé très vite, bon gré mal gré, les boutons sous-cutanés en prime, on peut dire que j'ai donné de ma personne!
Et telle une greluche avide de sensations fortes et nouvelles, je me suis alors tournée vers la solution de facilité mais cependant magique: les UV...  Solution que je n'ai finalement jamais exploité, non par peur de me choper le premier cancer de la peau passé par là et qui aurait bien souhaité me contaminer à tout prix le bougre, mais plutôt par claustrophobie parce que la crainte de l'enfermement m'a interdit malgré moi l'accès à la cabine et au cancer par conséquent.
Mais c'est que la claustrophobie, ce serait presque une peur qui rend intelligent, dites-moi ^^

*

Autre mésaventure cependant mais pas des moindres, dans un institut de beauté chic et tendance tout ce que j'aime où j'étais sur le point d'oser les douches auto-bronzantes quand le souvenir douloureux d'un épisode de Friends où Ross testant lesdites douches se retrouve bien malgré lui en mode "double face" m'est revenu à la mémoire m'empêchant, sans doute à tout jamais, de sauter le pas et me contraignant à fuir à toutes jambes ces choses barbares qui nous colorent mais pas comme on voudrait!

*

C'est ainsi qu'oubliés les instituts de beauté, les UV, le maquillage de pacotille et autres soins, tous voués à me ruiner, je me suis retrouvée accompagnée de ma curiosité et d'une furieuse envie, toujours, de combattre mon teint de cadavre chez l'ami Monop', mon fidèle allié, grand prêtre de la consommation devant l'éternel, dans un rayon plein à craquer de trucs autobronzants à explorer.
Et là c'est le drame, ne cherchez pas, j'ai tout essayé!
Tout et sans exagérer.
Les sprays, les crèmes, les lingettes, les gels, les laits hydratants à bronzage progressif, les gels douches... toute la gamme des produits destinés à m'autobronzer y est passée, corps et visage mélangés, marques mêlées, pour un résultat plutôt très, comment dire... orangé?!
Eh bien oui, j'avoue, outre ces rimes idiotes que j'effectue en "é", l'aspect naturel de l'autobronzage ne m'a pas franchement convaincu, tant par sa texture et son aspect immédiat que par son évolution dans le temps que je qualifierais de tâchetée. Oui parce que sachez-le, un autobronzant qui s'estompe ne s'estompe pas dans la discrétion de la pâleur qui peu à peu resurgit mais se désagrège littéralement par paquets, créant ainsi des tâches disgracieuses de part et d'autre de la peau et qui augmentent, les jours passant, de la façon la plus hideuse qui soit, à presque me donner l'aspect d'une panthère loupée!

*

Alors pour résumer, c'est plutôt simple en fait...
Le hâle progressif, c'est du pipo.
Le hâle discret et naturel, encore du pipo.
(et ta mère en citrouille à Halloween, elle est discrète peut-être?)
L'effet sans coller qui sèche instantanément, toujours du pipo.
(genre, vous y avez cru ^^)
Pipo. Pipo. Pipo.

*

Un peu dur à admettre car on en avait pourtant toutes rêvées de ce bronzage à la demande mais de toute évidence, se peinturlurer la tête et le corps pour être joliment dorée, ça ne dupe personne à commencer par vous et ça ne vaut pas une journée à la plage à paresser et siroter un bon mojito devant son Cosmo!
Alors on ne va pas s'y tromper, c'est vrai qu'un autobronzant bien appliqué et d'une main très légère, peut-être "un peu" joli et donner bonne mine juste une fois en passant, pour une occasion spéciale ou une soirée.
J'en ai d'ailleurs déniché un plutôt à mon goût même si D*or, ça reste cher hein ^^
Ceci étant, pour un usage quotidien, entre les démarcations aux articulations, l'étrangeté de la couleur à l'esthétique douteux et le produit transparent qui révèle après une heure ou deux à notre oeil horrifié de grosses tâches blanches un peu partout où l'on avait oublié de l'étaler, il vaut encore mieux laisser tomber!

Et sinon, je parle de vos paumes de main et de vos ongles qui ont eux aussi viré couleur casimir ou c'est bon, vous avez déjà tout jeté?

.

Alors concrètement on fait quoi?
Un boycott des produits, un bon gommage et au lit?
Je crois bien que j'ai mieux,
Une solution qui dépasserait presque mon entendement,
Un p'tit séjour en mode plage, soleil et bord de mer et ce serait gagné
Ou une nouvelle tendance "pâleur powââ" à vous imposer!
Mais en attendant,
Et parce que la vie est une lutte perpétuelle,
Je suis orange, à Paris, sous la pluie,
Et je vous souhaite une bonne journée!

-Livy-

Test effectué sur plusieurs années
Une seule crème (visage) valable de trouvée

Et billet pas du tout sponsorisé ^^

.


sun

Petit clin d'oeil aux illustrations
de Pénélope Jolicoeur

Posté par livy_etoile à 08:00 - Zen et Belle - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 août 2008

Guitar Hero on Tour (I wanna be a rock star)

Guitar_Hero

Il était une fois, dans l'effroyable jungle parisienne, une princesse un peu geek à ses heures qui n'avait pas eu besoin de partir sur une île pour se soumettre à la terrible épreuve de la tentation mais qui, confortablement installée chez elle durant l'été, avait lamentablement et désespérément craqué pour sa dernière lubie du moment.

Dotée d'une curiosité sans limites et poussée par l'envie de connaître les joies de la musique mais différemment, elle s'était rendue dans le magasin de jeux vidéos le plus proche de son domicile (oui, parce qu'en plus, la fille en question souffrait un peu beaucoup passionnément de procrastination!) et y avait trouvé son "Précieux", égaré bien loin du Mordor. Il s'appelait Guitar Hero on Tour!

Forte de cette trouvaille, elle le ramena chez elle, impatiente, et l'installa avec amour dans ce qui allait être sa nouvelle maison: la Nintendo DS. Et comme elle n'y tenait plus, elle entreprit de l'essayer au plus vite, faisant retentir dans tout le royaume des morceaux entraînants à la sonorité rock très prononcée, le tout dans un halo de lumière vive.
La princesse eut alors une fascinante révélation: par l'aboutissement de la quête de son "Précieux", elle était devenue une rockstar et avait brisé les liens des abominables contes de fée qu'elle détestait tant.

Dés lors, elle vécut heureuse et sereine, dans la joie des plaisirs virtuels et demeura "à la cool" dans son château, en compagnie de sa Nintendo DS blanche et de son Guitar Héro charmant...
Elle ne se maria pas (parce que ce n'est pas très rock n' roll tout ça) mais ce que la morale de l'histoire ne nous dit pas, c'est si à défaut d'avoir eu beaucoup d'enfants, elle réussit à débloquer toutes les chansons que lui fournissait à longueur de journée son sympathique jeu/précieux/graal/prince charmant ^^

.

Et sinon dans la vraie vie, vous l'aurez sans doute compris, je ne vis pas dans un conte de fée ni ne me prends pour une rockstar (quoique...) mais le tout récemment sorti "Guitar Héro on Tour" a pris possession de ma DS la semaine dernière pour son plus grand plaisir et plus encore pour le mien!
Une grande première donc d'essayer le célèbre jeu de guitare mais sans la guitare qui va avec et d'avoir passé mes dernières journées à tester les différents morceaux, tous niveaux confondus (euh... expert? ^^) parce que vous en conviendrez, c'est une activité saine et équilibrée.

Mes premières impressions sur le jeu sont à présent fondées et plutôt mitigées je dois dire mais bien évidemment, je me devais de vous les faire partager!

.

Parce que Guitar Hero on Tour, il fallait oser!
C'est avant tout un concept attrayant, ingénieux et fort sympathique au demeurant pour jouer à l'occasion en vacances ou en déplacement, quand on est loin de sa console chérie mais qu'une furieuse envie de reprendre ses mauvaises habitudes de gamer se fait sentir.
Une bonne idée donc que d'avoir adapté le jeu sur DS afin de le rendre plus accessible encore et à un maximum de monde, j'entends par là les déjà conquis, les occasionnels et puis tous les autres aussi...
Le jeu est en plus très fidèle à l'original avec le même principe de base, les mêmes graphismes, les mêmes règles et par conséquent, pas de mauvaise surprise à l'arrivée:
On est déjà en terrain familier.
Le petit plus reste incontestablement le "Guitar Grip", accessoire vendu avec le jeu et qui, une fois installé sur la DS, va permettre au joueur d'aborder les morceaux de la même façon que sur les autres Guitar Hero, avec le système des touches de couleur. Comme, bien entendu, on raffole tous de ces accessoires et autres gadgets inutiles certes mais inventifs, le "Guitar Grip" en question ne serait rien sans son stylet-magique en forme de médiator, le détail-qui-tue au charme incontestable ^^

Du côté des chansons, plein de petites nouveautés sont à l'honneur et on n'en demandait pas moins pour un tel jeu.
Un plaisir donc que de pouvoir se déchaîner sur des titres de Mademoiselle K, Maroon 5, Smash Mouth, Jet ou encore No Doubt.
(Et sans doute un peu moins sur Tokio Hotel mais ça, c'est encore une autre histoire).
Les classiques ne sont pas en reste pour autant, je pense notamment à Nirvana accompagné du morceau Breed qui est en plus l'un de mes favoris, ça tombe bien.

.

Néanmoins, la liste des bonnes nouvelles s'arrête ici car je dois bien l'avouer, l'ensemble m'a un peu déçu même s'il fallait s'y attendre...
C'est qu'évidemment, on se prend moins au jeu de la rock star quand on n'a pas de guitare en main et Guitar Hero de toute évidence a bien plus de pouvoir, de charisme et de convivialité sur les Playstation 2 ou 3 que sur la DS, on ne va pas le nier .
(Pas essayé encore sur la Wii mais ça ne saurait tarder ^^)
En même temps, le choix des chansons à débloquer est assez peu large, c'est-à-dire qu'en mode facile, on a déjà joué les 25 morceaux et qu'ensuite, il n'y a plus qu'à refaire le déjà acquis, sans trop de surprise. Un peu décevant donc parce que répétitif...
Mais le point noir est surtout lié aux problèmes d'ergonomie que provoque le jeu car peu importe la position que l'on prend sur le "Guitar Grip", on reste désespérément crispé et au bout de deux minutes sur la première chanson entamée, on est déjà plié de douleurs qui nous remontent le long du bras et jusqu'à la nuque. Pas moyen donc de trouver une façon confortable de jouer sans se dandiner dans tous les sens et encore! Les crampes se ressentent très rapidement et naturellement, notre coup de main et notre performance en pâtissent, laissant derrière eux de piteux scores la plupart du temps.
L'effet de cercle vicieux se met alors en place: Besoin d'entraînement pour mieux jouer mais besoin d'arrêter après l'entraînement parce que trop mal. Un peu dommage, non?
C'est donc en toute logique qu'en modes difficile et expert, le jeu se transforme peu à peu en mission impossible sauf si vous êtes un as dans la maîtrise de la crampe en moins d'une seconde mais pour ma part, c'est un peu complexe et j'attrape des rhumatismes avant l'heure, c'est un cauchemar!

.

Alors en résumé, on ne va pas se leurrer.
Guitar Hero on Tour c'est bien mais Guitar Hero tout court, c'est encore mieux.
Et si la version DS a ce petit côté amusant de par son aspect novateur et ses accessoires un peu geek qu'on prend un malin plaisir à posséder, il n'en demeure pas moins un jeu à usage occasionnel exclusivement.
Les initiés peuvent donc passer leur chemin et reprendre leur guitare devant leur écran de télévision.
(Accessoirement, leur vraie guitare, c'est encore mieux!)
Les "saisonniers" quant à eux se doivent de se délecter de ce don du ciel qui apportera sur leur lieu estival un peu de geek attitude et de plaisir sur console, à la plage ou pendant le voyage.
Quant à moi, je prends la chose comme du pur divertissement, sympa oui...
... mais à consommer avec une grande modération toutefois.

-Livy-

BONUS
--> Jet - Are you gonna be my girl? <--
Ma plus belle surprise du jeu
Et mon coup de coeur de toujours!

Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 août 2008

Mes clins d'oeil de l'été parisien

Blue_Eiffel_Tower_2

L'été, la chaleur guette et puis m'entête
Et dans cet univers tout particulier,
J
e me dois de faire primer mon besoin de légèreté.
Juste envie de pondre un billet fourre-tout
Pour au final, ne rien raconter du tout
Mais me défouler au fil des lignes
Et me dévoiler à peine un brin
Avec des lettres, des mots et des sourires...

Mes "tout", mes" rien" du moment,
Mes instants pris sur le vif,
Mes moments de lucidité,
Mes petites folies passagères
Mes coups de coeur,
Mes envies de simplicité
Et tout ce qui va avec
Parce que c'est un peu ça aussi,
La vie, la vraie, même pas rêvée...

Bref retour sur quelques passages emprunts de bonheur :)

~

[ Le calme après la chaleur ]

Apprécier ce petit vent frais que je n'attendais plus et qui est venu me frapper innocemment au visage pour mon plus grand plaisir, emportant dans sa course la chaleur étouffante de ces derniers jours et laissant sur son passage un léger courant d'air, un frisson charmant et une sérénité tout juste retrouvée.

Me laisser aller à acheter des fruits, des vrais! Pas en compotes ni en yaourts, pas de date de péremption, mais des fruits frais... Et si ça ne m'était pas arrivé depuis bien trop longtemps, en grande prêtresse de la junkfood que je suis, le manque d'appétit provoqué par la chaleur a sans doute au moins réussi à me faire prendre un malin plaisir à enfin me nourrir sainement pour un petit moment ^^

Faire l'acquisition d'un nouveau brin de verdure en plein Paris, jolie branche de ficus bien haute déjà et digne successeur du défunt Greeny Monday, à qui je me dois à présent de donner un nom au plus vite pour pouvoir l'appeler sans relâche et lui faire un brin de causette si l'ennui me pousse à ce tête à tête.
Et de la compagnie toujours avec mon cactus, heureux comme un roi dans sa bulle chaude et ensoleillée.

Siroter une boisson fraîche à la terrasse d'un café, ombragée... (ombragée ou c'est peut-être qu'il faisait nuit!) et pêcher par gourmandise devant ce cornet de glace si tentant qu'il se devait bien d'être englouti sans effort dans les secondes d'après. Un délice...

En guise de télévision 100% bio, regarder voler mes voilages doucement dans le courant d'air incertain de mon living, à l'image de la moustiquaire dont je rêve depuis si longtemps, et qui font planer dans leur mouvement un parfum d'été distrayant et lointain, à presque m'évader de la ville-capitale à leur contact, d'un battement de cil.

Pouvoir entamer quelques balades en soirée, les étoiles droit devant (les étoiles à Paris en fait, ça existe...), des mots plein la tête et plus encore dans mon carnet d'idées, un fond de l'air doux planant sur moi et puis soudainement accélérer le pas comme délivrée de tous soucis, folle course à la destination inconnue, sans même savoir pourquoi.

~

[ Un été à Paris ]

Me mettre dans la peau d'une styliste pour une journée et m'adonner à la couture sur un coup de tête et sur la constatation d'un vilain accro (parce que oui j'ai des talents cachés, même si je ne le dis pas à l'accoutumée ^^). Décider alors d'envisager une approche artistique de mes vêtements en les customisant pour les rendre plus attrayants et surtout plus uniques et transformer ainsi le cru estival des soldes 2008 en un petit tas de tissus personnalisé à souhait et bien loin des tops un peu trop communs qu'on achète toutes à la pelle dans les mêmes magasins!

Se prendre au jeu d'une petite fête organisée quelque part dans l'immeuble au rythme de la musique qui retentit vivement dans de fragiles notes mi funk/mi disco pour finir sur un "Born to bel alive" magistral, et puis sautiller et danser sur mon balcon toute seule et en nuisette malgré moi jusque très tard dans la nuit. J'apprécie tellement mieux mes voisins lorsqu'ils s'adonnent à un tapage nocturne bien senti ^^
(et le ridicule ne tue pas, heureusement pour moi!)

Enfourcher un Vélib' et me laisser guider par lui d'un arrondissement à l'autre de la ville-capitale tandis que la circulation s'est amoindrie et que les amis parisiens sont partis ailleurs embouteiller les stations balnéaires.
Prendre le métro aérien sur le chemin du retour, y respirer librement et avoir envie de photographier ce moment d'exception, loin des heures de pointes qui en septembre déjà nous rattraperont.

Entrer dans un magasin et tomber, comble du comble, sur une vendeuse aimable et souriante qui, non contente de m'accorder déjà le privilège de ne pas se comporter comme un pitbull enragé, daigne m'appeler "Mademoiselle" pour la première fois depuis bien longtemps, loin des "Madame" qui me tombent dessus dés que je m'égare dans un petit commerce, m'assénant ainsi dix ans d'un coup!

M'allonger dans un parc au contact de l'herbe et à l'ombre d'un grand arbre pour bouquiner un livre fluide et sympathique, thématique chick' lit fortement conseillée, et ne plus m'occuper de rien comme si le monde continuait sa course sans moi, oublier où je suis, qui je suis, et m'évader malgré le flot incessant des vacanciers qui foulent les sentiers du parc et le tumulte de la ville qui raisonne certes, mais tellement loin.

Me relaxer chez moi quand le tourisme de masse envahit la ville, laissant derrière lui des métros plus aérés mais nos monuments culturels assurément bondés, quelques provisions à l'appui, à prendre du recul et du bon temps, le tout dans l'écriture et la musique évidemment.

Ne pas mettre les pieds à Paris Plage et autres bains de foule et animations en lieux publics dont je ne raffole décidemment pas mais me ruer dans de petites ruelles perdues en pleine ville et des passages un peu secrets de la capitale que les touristes ont oublié et que j'ai gardé dans ma mémoire pour m'y perdre agréablement, sitôt le mois d'août arrivé.
(Un jour, peut-être, je vous dévoilerai mes bonnes adresses...)

Tenter le cinéma en plein air "just for fun" et parce qu'il y a quelques années, l'expérience m'avait plutôt conquise plutôt que mes bonnes vieilles salles usuelles car si leur climatisation me tente bien, leur programmation très "blockbusterisée" nettement moins...

Admirer la tour Eiffel toute de bleue vêtue parce que c'est magique de la voir habillée, scintillante, de sa tenue d'été européenne et qu'elle paraît encore plus majestueuse de la sorte. Peut-être aussi parce que la dame en bleue à la nuit tombée est une véritable rareté et que c'est cette année ou jamais qu'il faut en profiter!

~

De vous à moi,
Il ya de petits instants comme ça que j'ai envie de garder en mémoire.
Des moments simples, des moments beaux,
Et je crois bien que ça suffit à me rendre heureuse, parfois...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2008

Lectures estivales et dérivés

Légères, les lectures de vacances nous poursuivent à la plage, sur un petit banc au bord d'un chemin de campagne ou lors d'une veillée sous les étoiles, confortablement installé dans un fauteuil en osier...
Elles sont les compagnes fidèles de parisiens en manque d'exotisme estival flânant dans les parcs publics et autres solitaires des bords de Seine.
Elles accompagnent les éléments et les subliment sans le savoir.
Elles imprègnent l'air de leurs mots simples et tendres et virevoltent, dociles et enivrantes, pour mieux nous envoûter.
Elles font la guerre aux ouvrages sérieux et complexes qui ont peuplé d'un trait toute notre année littéraire et nous assaillent vivement d'un brin de folie tant et si bien qu'on s'en délecte d'avance.

Elles, ce sont de petits livres de poche où se glissent un grain de sable malin, une pâquerette, un pétale de géranium ou une date et un prénom griffonnés dans un coin.
A l'intérieur, quelques dessins gribouillés à la va-vite et de petites phrases surlignées à presque pouvoir les ressortir un jour en société si dés septembre, on n'en avait pas déjà oublié et les mots et le sens.
Oui, les lectures d'été sont le symbole d'une évasion et d'une agréable subtilité, futiles parfois mais toujours plaisantes, butinant de rêves en rêves, étendus pêle-mêle, dans un monde où l'on ne prend pas toujours le temps de rêver.
Et à mille lieues de tout ce que la société peut avoir de compliqué, j'opte pour quelques ouvrages qu'il fait bon lire ou relire quand les gens ont déserté votre quartier et qu'il ne reste plus que vous, perdu quelque part dans un coin de la Terre, solitaire mais content de l'être, amoureux des mots et des pages jaunies, en plein mois de juillet ou bien d'août...

*

Liste non exhaustive de quelques livres pour les vacances

.

Les_vacances_du_petit_nicolas

Les vacances du Petit Nicolas de Sempé et Goscinny
Parce que les aventures de notre Nicolas préféré sont évidemment incontournables (on le savait déjà) mais que si elles répondent en plus à la thématique des vacances, il serait dommage pour nous de se priver en pleine période estivale des anecdotes désopilantes et incongrues de notre héros, faussement naïves et toujours savamment décortiquées/illustrées/interprétées par nos deux talentueux auteurs, le tout dans une bonne dose de rigolade, ça va de soi!

.

Chagrin_d__cole

Chagrin d'école de Daniel Pennac
Parce que "youpi!youpi! l'école est finie!" mais quand c'est Pennac qui s'y colle et la décrit avec justesse et sincérité, dans la peau du cancre de service de surcroît, c'est encore mieux dit et les lecteurs en sont ravis. Et si le livre ne dévoile pas de l'école son meilleur aspect voire la critique ardemment parfois, il n'en demeure pas moins tendre et savoureux de par ses bons mots et son style à part, dans un délice d'humour et de souvenirs.

.

L_amour_dure_trois_ans

L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder
Parce que le format du livre, tout petit ou presque, est idéal pour notre sac de l'été, que les phrases sensées et percutantes fusent tout du long à un rythme effréné qui nous enchante, que le cynisme remixé à la sauce de l'ironie est un excellent mélange pour que l'ensemble captive et que globalement, on dévore le roman avant même d'avoir pu constater que c'est vrai, l'amour en vacances ne dure assurément pas trois ans mais bel et bien trois jours!

.

Chaque_femme_est_un_roman

Chaque femme est un roman de Alexandre Jardin
Parce que le titre, mystérieux et joli à la fois, provoque une irrésistible envie de lecture d'autant plus que le livre est une sorte de suite des aventures autobiographiques de l'auteur, que l'on est évidemment curieux d'en savoir plus et que le sieur Jardin se montre ici dans un registre tout autre de ce à quoi il nous avait habitué avec ses romans précédents, moins "romantique" peut-être mais beaucoup plus sombre cette fois, développant ainsi chez nous un intérêt nouveau pour son oeuvre.

.

Je_voudrais

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part de Anna Gavalda
Parce qu'un recueil de nouvelles est un indispensable de l'été et que celui-ci, simple et beau, jolie version de la vie quotidienne et des émotions partagées qu'elles soient tristes ou malicieuses, est une mine d'espoir, de simplicité et d'humour et témoigne du talent de son auteur dans toute sa splendeur, loin de ses derniers ouvrages nettement moins accrocheurs et d'un aspect "fleur bleue" qui à la longue nous lasse un peu.

.

Saga

Saga de Tonino Benacquista
Parce qu'à l'heure d'été où les séries télévisées et autres sitcom fleurissent sur le petit écran, la thématique ne peut que plaire aux concernés, d'autant plus que, conformément à son auteur, elle est traitée avec drôlerie et légèreté, autour de personnages loufoques mais plus encore attachants, le tout enrobé dans une histoire bien pensée dans laquelle on ne peut que se laisser entraîner et surtout s'y plaire.

.

Paroles_de_Pr_vert

Paroles de Jacques Prévert
Parce qu'affectionnant les bons mots, ce livre incroyable de justesse et de sincérité, dur parfois, agaçant un peu aussi, mélancolique souvent, touche autant qu'il réconforte dans sa verve poétique et la beauté de ses propos, emprunts d'une oralité sans limites et d'un talent sans cesse renouvelé. Du grand art et du génie pour un recueil de textes léger en apparence mais doté d'une incroyable profondeur de réflexion à laquelle nul n'est resté insensible jusqu'à aujourd'hui.

.

L_alchimiste

L'alchimiste de Paolo Coelho
Parce qu'il y a quelque chose de mystique dans cet ouvrage qui nous évade déjà rien qu'à l'évocation de cette quête si mystérieuse du héros Santiago à la recherche d'un trésor et qui et nous offre, sans bouger, un véritable voyage existentiel et spirituel, peuplé de petites phrases magiques et de mots bien assortis. Initiatique et beau, le conte se laisse apprivoiser et surprend autant qu'il décontenance, autour d'une thématique philosophique certaine.

.

Manuella

Manuella de Philippe Labro
Parce que toutes les adolescentes et celles qui l'ont été un jour peuvent se reconnaître dans l'héroïne, en pleine phase de réflexion à mi-chemin entre l'enfance et l'âge adulte et torturée par des questionnements sur l'amour, les études et la vie, tout simplement. L'écriture fluide et agréable du roman est une belle performance de la part de l'écrivain qui a su endosser parfaitement le costume de l'ado au féminin avec beaucoup de finesse et de subtilité.

.

La_gloire_de_mon_p_reLe_ch_teau_de_ma_m_re

Souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol
Parce que les lectures estivales et ensoleillées ne seraient rien sans les trois (ou quatre si l'on inclut Le temps des amours) ouvrages autobiographiques retraçant l'enfance de Pagnol qui sont à elles seules le reflet d'une époque, d'un état d'esprit et d'un passé plein de chants et de poésie où les mots se suivent dans une douce nostalgie, décrivant à merveille les lieux et instants de vie du petit Marcel, pétillant de vie au sein de sa Provence bien-aimée. A presque entendre les cigales chanter et sentir le thym se dévoiler à nos sens au détour d'un passage, d'une description, d'un mot...

*

... Peu de cohérence dans cette liste mais un plaisir certain à me plonger tête la première dans ces pages imprimées qui sentent bon les longues journées d'été et les souvenirs de lectures d'antan et qui me laissent vagabonder au gré de mon imagination, dans des contrées que je n'ai de cesse d'explorer...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je lis, tu lis, il lit... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juillet 2008

Le petit test de l'Iphone 3G entre amis

Iphone_3G

Evènement!
Il est là, à côté de moi et il brille.
Revêtu d'un costume noir, très chic qui s'associe à toutes mes tenues.
A partager mon amour pour la musique et m'aider à communiquer à chaque instant.
Il trône, fragile et nouveau dans ma vie et n'a presque jamais servi encore.
Lui, vous l'aurez bien compris, c'est le tout nouvel Iphone 3G et je profite de ses services depuis sa sortie en France il y a tout juste une semaine, c'était jeudi dernier.

Si je l'ai acheté? Non évidemment. Trop pingre ou trop fauchée, c'est selon.
Trop flemmarde surtout pour aller de bon matin occuper mon temps à attendre le dernier petit joujou high-tech de Apple.
Mais c'est bien là l'avantage d'avoir en sa possession un meilleur ami geek toujours au taquet et qui daigne me faire profiter généreusement de ses petites nouveautés. Oui parce que je me prends au jeu comme jamais et que jeudi soir, l'Iphone 3G en main, débloqué de surcroît, c'était bien moi la plus hystérique des deux!
Un petit test comparatif s'imposait donc et c'est une réunion au sommet qu'on s'est organisé il y a peu, le temps de pouvoir mettre les téléphones à l'épreuve et comparer le 3G à son petit frère, désormais ancien.

+

La comparaison est cependant rapide car l'Iphone 3G est sur de nombreux points similaires à la v1.
Mêmes applications, même utilisation.
De prime abord, la nouveauté ne saute donc vraiment pas aux yeux.
Mais c'est sur quelques petits détails que le 3G se distingue un peu.
Esthétiquement parlant par exemple, la forme diffère légèrement. La coque est plus fine sur les côtés et plus épaisse au centre et si certains évoquent un aspect "culbuto" lorsqu'il est à plat, il en résulte après test que ce n'est pas le cas. Au contraire, l'Iphone une fois posé sur une surface plane est aussi stable que l'ancien.
Pour téléphoner, essence première d'un téléphone quel qu'il soit, il est d'ailleurs plus pratique que son aîné: sa forme fine sur les côtés permet une meilleure prise en main et surtout, il ne glisse pas, ce qui était malheureusement le cas du premier.
D'autre part, la coque qui peut paraître fragile est plutôt solide en fin de compte.
Au final, le design a certes peu évolué mais pourtant, l'Iphone 3G ressort de façon plus esthétique: plus sobre, plus classe...  plus beau, tout simplement.
Un inconvénient majeur réside cependant dans le passage d'un dos alu à un dos plastique. Certes, c'est joli en apparence mais les traces de doigts sont inévitables même en passant sa vie une chiffonnette en main et tout comme l'écran du devant, il n'est jamais totalement clean. Cet aspect poisseux, loin d'être glamour, me rebute un peu et c'est vraiment ce que je reproche le plus à tous ces nouveaux gadgets tactiles.
Le test ayant été effectué sur un Iphone noir, je ne peux pas dire ce qu'il en est du blanc (oui parce que ça y est! L'Iphone est disponible en deux couleurs pour le modèle 16 Go!) mais il n'en demeure pas moins un nid à microbes alors avant de l'utiliser, un conseil, lavez-vous bien les mains ^^

Du côté des petits changements positifs, on remarque la nouvelle prise casque, adaptée à tous les casques, ce qui n'était pas le cas de l'ancienne mais un détail nettement plus agréable pour les passionnés de musique.
Par ailleurs, le volume sonore est plus élevé et c'est donc plus aisé de faire écouter un MP3 en société ou tout simplement, d'entendre la sonnerie du téléphone s'échapper de son sac à main! Une nouveauté importante parce que le son de la v1 était bien trop bas, à peine audible parfois et à la longue, c'était pénible.
On espère seulement que les petits malins dans le métro ne s'amuseront pas à présent à faire profiter tout le wagon de leur musique qu'on n'aime évidemment pas!
Pour finir, la géo-localisation (oui enfin, le GPS quoi!) n'est toujours pas un vrai GPS puisque qu'elle n'indique pas le chemin à proprement parler mais elle reste utile si l'on se perd car elle nous trouve tout de suite (à 50 mètres près) et de façon bien plus précise qu'avec l'ancien Iphone surtout!
A noter tout de même qu'il ne faut pas rêver non plus, elle ne nous situe pas en intérieur mais seulement en pleine rue.
Cela dit, pour les pros de l'orientation un peu comme moi, c'est un grand pas en avant que de ne plus se balader, plan en main version "old school" dans tous les arrondissements, à jouer les touristes dans sa propre ville parce qu'à 500 mètres de son logement, on se sent légèrement perdu dans la jungle mais qu'on se cache, un peu honteux, pour consulter le livre sacré et faire genre qu'on maîtrise la situation!

On en arrive au point le plus important: la 3G.
Si l'on effectue la comparaison entre un Iphone 3G et un Iphone "Edge" possédant les dernières mises à jour, force est d'admettre qu'à l'heure actuelle, c'est l'Iphone 3G qui remporte le duel haut la main parce qu'il se montre bien plus réactif que l'ancien modèle. En tous points, il répond mieux et nul doute alors ne subsiste: le nouveau firmware a d'avantage été développé pour le dernier Iphone que pour "tous" les Iphone de façon générale.
On ne niera pas cependant que la 3G est bien pratique d'utilisation puisqu'elle est en moyenne trois fois plus rapide que Edge.
Ceci étant, comme chaque atout a aussi ses inconvénients, il faut savoir qu'elle consomme de la batterie, et pas qu'un peu. Un chargeur toujours dans les parages est donc le bienvenu.
Qu'on se rassure aussi: quand la 3G ne nous couvre plus, la connexion de l'Iphone est toujours assurée, à l'image de l'ancien modèle, par Edge. C'est plus lent évidemment mais ça fonctionne bien à condition d'avoir du temps à perdre être patient.
Naturellement, le mieux en matière de rapidité reste toujours le réseau wi-fi à condition qu'il y ait des bornes à côté, il en était déjà ainsi avant...
Dernière petite chose à savoir enfin mais pas des moindres: posséder l'Iphone 3G à la campagne ne sert strictement à rien sinon à frimer! Autant garder la v1 dans ce cas puisque la 3G couvre seulement les villes comprenant une densité importante de population.
On vous aura prévenu!

+

Bilan:
Le fait est que l'Iphone 3G tant attendu n'a rien de révolutionnaire.
Ainsi, pour ceux qui n'ont pas besoin de haut débit ou qui vivent en milieu rural, qu'ils gardent la v1, elle est tout aussi bien!
Mais s'il n'y a pas de grande nouveauté en soi sur le produit, on observe aussi tout plein de petits défauts corrigés qui le rendent plus accessible, plus maniable et surtout plus agréable pour un usage au quotidien.
Je crois bien que tout est dit.
Et c'est la réunion entre amis qui s'achève ici...

-Livy-
(avec l'aimable
participation de Olivier)

Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

La playlist de Juillet

Pink

Ting Tings - Shut up and let me go
Ting Tings - Great DJ
Alphabeat - Fascination
The Whip - Trash
Bo - Yokohama
Against me! - Stop
Foxboro hot tubs - Mother Mary
CSS - Left behind
Wax Tailor - The games you play
Babyshambles - You talk
Panic at the disco - Nine in the afternoon
The last shadow puppets - The age of the understatement
MGMT - Time to pretend
Tunng - Bullets
Asa - Jailer

° ° °

C'est un cru très sympathique que j'ai déniché cette fois pour égayer vos oreilles en ce mois de juillet parce que si au cinéma, je peine à trouver des films intéressants depuis quelques temps, les musiques au contraire florissent et je me complais dedans.
Qu'on ne se le dise pas deux fois, le rock est à l'honneur ici-même, décomposé dans tous ses états.
Il se fait caméléon pour mieux s'immiscer en nous et se consomme n'importe quand, n'importe où mais toujours sans modération.
Il y côtoie du  glam' et un soupçon d'électro tandis qu'une fragile pincée de soul se frotte à une petite pop acidulée, parfumée...
Il se fait volage mais ne nous abandonne jamais.
Et sur son passage nous apporte un flot de nouveautés.
Les fidèles auditeurs de Oui fm et du Mouv' ne seront quant à eux pas dépaysés; je suis la fée qui butine la nuit sur les radios qui me font m'évader...
Et perdue dans l'attrait de musiques qui me parlent, je finis par m'endormir, rêveuse, dans l'attente d'une balade parisienne sur les bords de Seine, mon carnet d'idées jamais loin et des mélodies ancrées en tête pour une virée dans un pays qui n'existe nulle part ailleurs que chez moi...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juillet 2008

Wii fit, le défi

Le jeu en lui-même...

Wii_fit

.

... et la Wii Balance Board

Wii_Balance_Board

.

Avant de vous pondre un billet sur le tout nouvel Iphone 3G que hiiiiiiiiiiiiiii (cri d'hystérie) j'ai essayé hier soir pour la toute première fois, j'effectue un bref retour à propos du Wii Fit.
Oui parce que, honte à moi, je ne l'avais toujours pas en ma possession malgré une envie latente qui me démangeait furieusement.
La faute à qui?
Au succès du jeu et à la rupture de stock bien évidemment!

Qu'on se rassure, l'horreur est réparée.
Je l'ai tellement testé ces derniers jours que je n'arrivais plus à décrocher de la Wii Balance board et qu'il a fallu me séparer d'elle en utilisant la violence les grands moyens.
Force est d'admettre que j'ai passé des heures dessus à m'entraîner et que fichtre! C'est incroyable ce que les journées peuvent vite passer parfois...

.

Mais Wii fit, c'est quoi?
Un programme d'entraînement sportif développé par Nintendo à utiliser chez soi, régulièrement, devant son poste de télévision.
Il nous suffit d'insérer le jeu dans la console, de mettre ses petons sur une sorte de balance hyper-réactive et sensible au moindre mouvement et le tour est joué.
Après une analyse de notre état de santé en fonction du poids, de l'indice corporel et de notre centre de gravité, un objectif à atteindre (gagner du poids, en perdre...) nous est proposé en un délai à choisir nous-mêmes, à l'image des salles de fitness.
S'ensuit la douloureuse épreuve de la révélation de notre âge wii fit qui pourra s'améliorer, fort heureusement, au fil du temps.
(et 38 ans le premier jour, ça fait mal quand on est une petite jeunette de 25 printemps!)
Des épreuves physiques variées nous sont alors proposées, sous la tutelle d'un coach virtuel, et tendent aussi bien au yoga ou à la gymnastique qu'à l'aérobic ou aux jeux d'équilibre.
A l'instar de beaucoup d'autres jeux vidéos de ce type, à chaque nouvel effort/nouveau record, de nouvelles activités sont débloquées pour notre plus grand plaisir.

.

Que dire donc?
Eh bien objectivement je crois, que du bon!
Le jeu est excessivement bien fait, simple d'utilisation et ludique à souhait!
D'ailleurs, mon addiction des derniers jours le prouve: l'essayer, c'est l'adopter et pire encore, c'est parvenir à se motiver à faire du sport régulièrement.
J'avoue que de ce côté là, je n'étais pas trop à la traîne ces derniers mois... Je tentais bien une petite séance d'abdos chaque matin de la façon la plus sérieuse possible mais si tout s'est bien passé dans les débuts de cette sage décision (comprenez, quand j'ai intégré mon nouvel appartement), je ne sais pourquoi j'ai finalement dérogé assez facilement à mes séances quotidiennes pour vaquer à d'autres occupations.
Une série TV à regarder, des courses à faire, les mails à consulter, un groupe Facebook à intégrer... et hop! Envolée la bonne volonté!

Sauf que là, le mystère règne.
La volonté reste intacte et pour ma part, ça relève du miracle.
Je me suis même surprise à continuer de piétiner ma wii balance board avec assiduité alors que le soleil pointait le bout de son nez et que j'aurais pu faire une séquence bronzage bien méritée.
J'ai refusé une sortie au musée.
J'ai omis qu'à côté de chez moi, il y avait un cinéma.
Je n'ai pas foulé l'herbe du parc Montsouris depuis... pfff, rien que ça!
Et pire encore! Aucun avancement dans mon roman en cours ces quelques derniers jours.
Oh my god, deviendrais-je geek et sportive ^^
Mmmm, paradoxal.

Alors d'accord, l'attrait de la nouveauté y est peut-être pour beaucoup (je n'y joue que depuis quelques jours). Mais hormis cela, on assiste avec Wii fit à quelque chose de réellement addictif et les créateurs du jeu, malins les bougres, l'ont bien compris.
Les mini-séquences de jeu étant diversifiées au possible et se renouvelant en se dévoilant progressivement, on ne s'en lasse pas si facilement d'autant plus que les objectifs sont fixés dés le départ et l'esprit de compétition nous force donc envers et contre tout à les relever et se surpasser soi-même.
Ainsi, de petits jeux en petits jeux, on se prend à relever les défis, on place la barre de plus en plus haute et au final, on s'amuse comme des p'tits fous!
Le programme, loin d'être austère est évidemment fait pour créer cette dépendance, cette envie de continuer.
A presque nous en faire oublier qu'on est sensé effectuer une remise sportive parce que finalement, c'est aussi drôle que Guitar Hero (ou presque).
Ceci étant, les petites souffrances du côté des abdos et des postures de yoga m'ont vite rappelé à l'ordre:
Oui! Je fais du "vrai" sport.
Oui! Je m'éclate.
Et oui! Ca fait du bien à mon petit corps.

En bonus, je n'ai cessé de battre des records en houla-hop car les vidéos qui circulaient depuis quelques temps sur le net (ici par exemple) m'avaient pour le moins surprises mais il faut bien constater qu'en pyjama, le rendu n'est pas vraiment le même ^^
(de toute évidence, je suis une Bridget Jones dans l'âme...)

.

Qu'ajouter d'autre?
Je n'ai pu m'empêcher de penser avec Wii fit à "l'entraînement cérébral du professeur Kawashima" parce que même si ce dernier, sur Nintendo DS, permet quant à lui de faire travailler la rapidité du cerveau et la mémoire, le principe est fondamentalement le même (calcul de l'âge, exercices à débloquer, défis à relever et constance à avoir), y compris dans la longueur des explications.
En effet, j'ignore si c'est un point positif mais Wii fit est un jeu qui parle beaucoup! Dans de grandes phrases, il se perd à expliquer ceci ou bien cela et détaille avec une précision incroyable toutes nos erreurs et tous les exercices, peut-être même un peu de trop.
Oui car si aux premiers essais ces explications sont plutôt instructives et évidemment les bienvenues pour un novice, elles deviennent très vite lassantes  quand on a déjà pratiqué l'exercice une bonne dizaine de fois mais on ne peut hélas y couper!
Heureusement que le/la coach qui les donne est pour sa part plutôt charmant. L'espace d'un moment, on se croirait presque dans un monde de Sims...
(et de Sims très beaux de surcroît, yeah!)

.

Alors, le verdict?
Je mettrais 4 étoiles sur 5 en notation même si mon système ne veut passablement rien dire et que je viens tout juste de l'inventer.
4 étoiles parce vraiment, je suis sous le charme et je ne peux le nier vue que j'y consacre par jour un temps sans doute un peu exagéré.
Ici, tout est fait pour se prendre au jeu et on a beau le savoir, on se laisse avoir comme un bleu.
Force est d'admettre aussi que faire un brin d'exercice est un bon point pour le moral, un excellent atout durant la période estivale où sortir le maillot de bain est de rigueur et sans doute meilleur que toutes les crèmes raffermissantes du monde.
Tout du moins, je le pense et l'affirme haut et fort:
mes capitons et moi nous portons très bien!
(ah non, suis-je bête, c'est vrai, je n'ai plus de capitons ^^)

En même temps, nulle chose n'est parfaite et après tout, je ne sais pas si Wii fit vaut un véritable entraînement. En effet, comment savoir seul chez soi si les mouvements effectués sont bons où si l'on se fait plus de mal que de bien?
Le pouvoir sportif du jeu reste donc à prouver...
Mais ma foi, je ne suis pas pro et cette acquisition est pour ma part un amusement plutôt qu'un entraînement intensif.
Et puisque mes abdos quotidiens commençaient à devenir vraiment peu attrayants (malgré la "dance music touch" que je tentais d'y ajouter chaque jour, histoire de), je suis ravie d'avoir trouvé une nouvelle source d'inspiration pour entretenir mon corps, me faire une remise en forme tout en jouant et encore plus de pouvoir découvrir avec stupéfaction que même en saut à ski, je ne suis pas si mauvaise finalement.
Oui d'accord, mais alors seulement virtuellement.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »