11 juillet 2008
Sous les rues de Paris, les Catacombes!
Tout juste adolescente et en voyage à Rome, je ne m'étais pas montrée tant attirée par le Colisée ou le Forum que par une brève descente dans les profondeurs de la cité antique, sur les traces des chrétiens et parfois même de leur martyr. Errant alors dans de sombres couloirs éclairés à la lumière de lampes-torches et des galeries qui donnaient le plus souvent accès à des chambres funéraires, j'avais l'impression d'être une spéléologue d'un autre temps en quête d'une énigme audacieuse et inavouable...
[Parce que vous l'aurez compris, j'adore me faire du super 8]
Aussi, s'il y avait bien une visite que je rêvais de faire lors de mon arrivée à Paris, c'était celle des catacombes de la capitale.
Seulement, si tout le monde paraissait motivé à l'évocation de l'idée et on ne peut plus partant pour tenter l'aventure avec moi, ce n'est que bien des années plus tard, en 2005, que j'ai enfin eu l'occasion de pénétrer le lieu sacré et découvrir ce qu'il cachait...
De prime abord, les catacombes de Paris m'attiraient inévitablement par leur aspect d'avantage mystérieux que morbide et tout l'historique qu'elles gardaient en elles.
Et force est d'admettre que loin d'être déçue, je me suis plutôt trouvée impressionnée par le spectacle se révélant à mes yeux.
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Pour nous remettre un peu dans le contexte, il faut savoir que vers la fin du XVIII ème siècle, le très ancien et très grand cimetière des Innocents près des Halles était en état de délabrement total et, porteur de microbes et d'infections, il devint un véritable sujet de discussion car une crainte pour la population parisienne de l'époque.
Par ailleurs, les cimetières parisiens se comblant de plus en plus et devenant insalubres par la même occasion, on prit la décision de les fermer un à un et de déplacer les ossements dans des carrières souterraines, notamment celles du 14 ème arrondissement, accessibles aujourd'hui au public.
Le transfert s'effectua sur deux longues années, toujours durant la nuit.
Les catacombes étaient nées...
Au final, ce n'est pas loin de 6 millions de défunts qui ont été placés sous terre ce qui revient à dire que les catacombes de Paris sont d'avantage un ossuaire municipal que de vraies catacombes, à proprement parler.
D'autre part, si nous autres visiteurs paisibles ne voyons lors de la visite officielle qu'une infime partie du Paris souterrain, il faut savoir que les "catacombes" en question, souvent des anciennes carrières, couvrent une très large surface de la capitale (pas loin de la moitié) au sein d'un vaste labyrinthe, faisant du sous-sol de Paris un véritable gruyère.
Très en vogue, la "cataphilie" permet une visite clandestine des catacombes pour les plus initiés, que ce soit pour la passion minérale ou dans un but purement festif.
Les descentes s'effectuent alors par le métro, les bouches d'égouts ou encore quelques endroits de l'ancienne "petite ceinture" de Paris. Cependant, les risques d'éboulement, de noyade (certains passages sont en effet sous l'eau) ou encore des problèmes d'orientation rendent l'accès difficile et totalement prohibé, cela va sans dire.
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Mais revenons plutôt à nos moutons ossements.
La visite officielle des anciens cimetières m'a permis de déconnecter totalement avec la vie à la surface le temps d'une plongée dans un autre monde (le monde des morts?!) et surprise autant qu'intriguée, l'aspect du lieu, loin d'être funèbre, m'est apparu très artistique voire théâtral, dans la lignée de l'univers d'un Tim Burton.
Le tout, je ne saurais expliquer pourquoi, dans un réel esprit de recueillement.
Je me suis donc vue circuler, sans plus aucune notion de là où je me situais, dans de sombres couloirs, souvent très étroits, couverts de chaque côté par une multitude d'ossements.
Ici et là, des panneaux indiquant la provenance des défunts, les noms des cimetières.
Une lumière tamisée, mettant en valeur le mystère du lieu et de ses silencieux occupants.
Un son très particulier, curieusement sourd et intense, se répercutant en échos sur la pierre.
Un brin d'humidité.
Et l'étroitesse du lieu qui a pu me pousser malencontreusement à frôler les os d'un geste du bras... Terrifiant!
Jusque là, bien qu'il y ait déjà de quoi se passionner pour l'ambiance émanant de l'ensemble, rien d'incroyable cependant... Mais c'était sans compter la mise en scène pour le moins fascinante, à commencer par cette inscription postée à l'entrée de l'ossuaire:
"Arrête! C'est ici l'empire de la mort".
Dés lors, le ton était donné, la couleur de la visite annoncée...
Les ossements en effet, disposés pour la plupart de façon "artistique", contribuent à cette ambiance hors du temps pour que le voyage dans le passé s'effectue pour le mieux et que le spectateur intrigué s'implique au maximum dans cette visite, revivant l'Histoire du lieu à chacun de ses pas.
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A titre d'exemples, des crânes/têtes de mort accompagnés d'os de formes diverses composent au fil des galeries des sortes de figures décoratives ou encore des frises, toujours créées à partir des ossements, qui se répètent parfois sur plusieurs couloirs.
On pourrait alors penser à une mise en scène glauque et directement sortie du dernier Dario Argento mais qu'on se rassure, il n'en est rien ( et soit dit en passant, dans un autre contexte, j'aime beaucoup Dario Argento ^^): le charme évident du lieu, renforcé par cet aspect que les journalistes et critiques qualifient volontiers et à juste titre de "romantico-macabre", est avant tout un hommage poignant.
Un hommage aux défunts, un hommage au passé, un hommage à l'Histoire.
Et une visite hors du commun de toute évidence.
L'architecture, quant à elle, se laisse admirer au milieu de tous ces ossements sans même s'en rendre compte.
Les piliers, la découverte des carrières, les sculptures à même la pierre évoquent un autre aspect des catacombes, propre à l'histoire parisienne lui aussi: celui des anciennes carrières de la capitale et de leur exploitation industrielle afin de moderniser Paris, leur effondrement occasionnel ainsi que celles des constructions se trouvant au-dessus, leur consolidation, et finalement leur abandon (ou utilisation à d'autres desseins).
Une façon toute autre alors de découvrir notre ville, sa construction, son élaboration et ses anecdotes, le temps de renouer avec le passé grâce à une visite souterraine riche en surprises.
Forte de ces souvenirs, j'avais envie au printemps dernier de retenter l'expérience mais seule cette fois-ci et surtout dans des heures creuses car je me serais d'avantage imprégnée de l'atmosphère historico-mystique si plaisante, plongée dans le silence et la contemplation (n'y voyez aucune allusion religieuse cependant ^^).
En effet, l'attrait touristique des catacombes est plus terrifiant que tous les ossements réunis et s'il contribue au succès du lieu, il n'en demeure pas moins un facteur gênant car les centaines de touristes qui s'y pressent chaque jour dans des éclats de rire et des bribes de conversation font, à mon grand désespoir, perdre un peu du charme de la visite.
Mais les catacombes, déjà fermées pendant de très nombreuses années, ont encore été l'objet de trois mois de travaux intenses, tendant à l'amélioration de la sécurité du lieu, la mise en valeur des reliques et la contribution à rendre les visites plus ludiques encore.
Un scoop: elles viennent de ré-ouvrir il y a peu!
Leur accès m'a donc été impossible au moment voulu et si j'ai été déçue sur l'instant, je suis à présent ravie de savoir que je pourrai découvrir et admirer très bientôt la galerie de Port-Mahon fermée depuis 1995 et regroupant apparemment des sculptures inédites, gravées dans la roche.
Nul doute évidemment que je vous en reparle très bientôt!
Et si vous daignez comme moi, oser vous expatrier à l'ombre en plein été le temps d'un après-midi, voici quelques informations utiles:
Catacombes de Paris
1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy
75014 Paris
Tel: 01 43 22 47 63
Métro: Denfert-Rochereau
A bon entendeur...
-Livy-
23 avril 2008
Mais ils sont fous, ces Phéniciens!
Le 18 avril dernier, en retard toujours, je file en express à l'Institut du monde arabe (Paris 5ème) pour une exposition depuis longtemps déjà convoitée, deux jours avant sa fermeture...
Je me lance donc tête la première dans La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage pour un voyage vers des contrées antiques et lointaines, dépaysant à souhait.
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Là, je découvre un lieu bien agencé (bien que trop peuplé de groupes du 3ème âge en conférence, eh oui je râle toujours ^^), semblable à celui qui m'avait agréablement surprise en juin 2005 lors de l'exposition du moment Pharaons.
L'exposition se suit doucement étape par étape au fil des pièces, petites séquences vidéo à l'appui, sans tirer en longueur ni tomber dans une éthique un chouïa trop intellectuelle qui s'avèrerait volontairement complexe. Elle est simple juste ce qu'il faut, claire, concise... et plus important encore, digne d'intérêt.
Alors dans la progression des explications, nettes et précises tout en restant accessibles, s'ouvre à nous un monde oublié à mi-chemin entre légendes et réalité: celui des Phéniciens.
La lumière tamisée du lieu accentue d'avantage encore une sorte de mystère fascinant sur cette civilisation trop souvent méconnue aujourd'hui encore.
Mais qui étaient-ils donc ces Phéniciens?
En effet, si l'on regorge de sources d'informations concernant les différent peuples de l'Antiquité tels les Egyptiens, les Grecs ou encore les Romains, ils demeurent quant à eux une sorte de point d'interrogation dans le monde méditerranéen, s'enrichissant des autres cultures ou donnant naissance à de multiples influences.
Les rumeurs allant bon train, difficile de démêler le vrai du faux d'un empire aux allures d'énigme permanente.
Source d'inspiration littéraire flagrante pour romanciers aventuriers (je pense à Flaubert et son roman Salammbô notamment), on les disait rudes et parfois fourbes marchands, bons navigateurs, artisans valeureux, artistes et érudits, évolués ou un peu sorciers.
Mais outre un empire sans cesse plus imposant qui s'étendait tout le long du berceau méditerranéen du Portugal jusqu'à l'actuel Liban et une réputation de commerçants hors-pair dévoilant une puissance et un pouvoir bien réels, les Phéniciens ont contribué à un apport culturel impressionnant de par leur art bien sur mais plus encore de par la naissance de l'alphabet, chose qui n'a pas manqué de me captiver lors de cette exposition.
De cet alphabet aujourd'hui, il ne reste hélas pas grand chose, la plupart des écrits ayant disparus au cours des siècles, perpétuant ainsi un mystère presque intact.
L'alphabet phénicien n'en demeure pas moins essentiel puisqu'il est à l'origine d'une part de l'araméen et d'autre part de ceux actuellement utilisés dans le monde. Il s'est simplifié au fil des siècles, facilitant un besoin de communication sans cesse plus intense.
Proche des hiéroglyphes égyptiens au tout début (on retrouve notamment le même principe d'idéogrammes pouvant représenter à la fois une lettre, un son, un mot ou une action), l'alphabet phénicien a finalement comporté 22 signes retranscrits de droite à gauche.
Suite à l'évolution des peuples, des expéditions ou des invasions, l'évolution s'est montrée variable selon les différents pays qui ont adapté l'alphabet à leur guise, le modifiant et y apportant leur touche personnelle.
L'art phénicien quant à lui subit autant les influences qu'il en inspire. On trouve notamment de nombreuses pièces antiques présentant des similitudes avec l'ancienne Egypte et d'autres ayant fortement marqué l'empire grec à son apogée.
Si l'alphabet est la preuve de l'érudition des Phéniciens, les détails qu'ils apportaient à leurs sculptures, statuettes, stèles, vases, bijoux et ustensiles du quotidien sont la preuve d'un très grand savoir-faire, détaillé et minutieux, d'une richesse sans bornes, à l'image de leur peuple et de l'ampleur de son empire.
Le culte de la mort enfin, présent sous forme de sarcophages (l'influence de l'Egypte ici encore), mausolées et autres objets funéraires trouvait, tout comme chez les autres peuples de l'Antiquité, une importante à part entière, parfois démesurée, mêlant vénération, processions et superstitions...
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De l'exposition alors, il me reste avant tout une découverte.
La découverte d'un peuple qui, étant passablement méconnu du grand public, l'était en grande partie de moi aussi.
L'empire phénicien s'avérant riche et intense, mystique et prenant à la fois, les quelques heures passées à l'IMA n'ont pas manqué de me donner l'envie de me renseigner d'avantage sur le sujet sitôt rentrée chez moi et me perdre dans de romanesques histoires, fondées ou non, de cette civilisation disparue.
Une agréable surprise également de découvrir toutes ces similitudes avec l'Egypte antique, mon amour de jeunesse qui m'a suivi des années durant dans une passion effrénée et qui, aujourd'hui encore, se révèle à moi, par souvenirs ou par envie.
Sans oublier le bonheur sans cesse renouvelé de troquer une petite partie de son ignorance contre des informations qui nous captivent comme elles nous surprennent.
-Livy-
05 avril 2008
Petites idées de visites printanières
Entre deux péripéties, deux cartons, deux habitations, j'aimerais aussi profiter de ce printemps pour m'en aller visiter autres choses que tous les Ikea et Habitat de la région.
Je me perdrais bien alors dans quelques musées et expos bien pensées pour de petites heures d'intelligence et de plaisir, m'y balader doucement et puis tout simplement apprécier.
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Je l'avais déjà évoquée vite fait avant même qu'elle ne soit d'actualité, l'exposition que propose le musée du Luxembourg jusqu'au 20 juillet prochain Vlaminck: un instinct fauve ne semble pas dénuée d'intérêt. Autour de la thématique audacieuse du fauvisme, emprunte de couleurs et de mouvements, elle retrace dans les grandes lignes l'évolution artistique de Maurice de Vlaminck, de ses premières oeuvres à des tableaux plus affirmés, en passant par ses nombreuses influences (Van Gogh et Cézanne notamment).
Au final, une centaine d'oeuvres à découvrir ou reconnaître et le parcours initiatique étonnant de Vlaminck pour s'attarder.
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Comme toujours, l'exposition du Grand Palais s'avère furieusement attrayante. Si le personnage controversé de Marie-Antoinette, à la fois historique et d'une féminité sans limites avait déjà attiré l'attention du public en 2006 avec la sortie du film de Sofia Coppola, l'exposition qui lui est consacrée connaît pour l'instant un véritable succès.
Apparemment déclinée en trois actes, elle traite aussi bien du côté follement glamour de la reine que de son penchant pour les arts et la fête, de son entourage et de ses derniers instants dans un état d'esprit purement esthétique, raffiné, sophistiqué.
Curieuse d'en savoir d'avantage sur cette personnalité à part à l'origine de nombreux mythes, je me délecterais bien d'une visite opportune dans un monde adulé ou détesté mais qui me laisse rêveuse...
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Le petit palais quant à lui remet au goût du jour les peintres espagnols avec son exposition Goya graveur dont je me réjouis déjà et qui nous est ouverte jusqu'au 8 juin.
Attirée fortement par les peintres espagnols depuis l'un de mes TD d'histoire de l'art à l'université il y a quelques années, je jubile à l'idée de ce voyage inédit en Espagne sans nécessité de passer par la case "Musée du Prado". Ainsi, on pourra admirer une quantité impressionnante de gravures de l'artiste (estampes, lithographies...), les travaux finis comme ses techniques de travail, les influences multiples (Vélasquez...) et bien d'autres facettes de l'oeuvre de Goya encore.
L'occasion de retrouver la personnalité trouble d'un artiste écorché-vif, à la fois mélancolique, emporté et provocateur et dont la sensibilité de création me laisse aujourd'hui encore, hautement admirative.
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Je terminerai sur l'exposition/atelier polyvalente Man Ray - détaché mais pas indifférent à la Pinacothèque de Paris (8ème arrondissement).
Un moment rare puisque si l'on connaît tous le nom de l'américain Man Ray, figure emblématique de l'art moderne, son oeuvre n'en demeure pas moins complexe dans un mélange de photographies, dessins, sculptures, peintures, assemblages et plus encore. Un bonheur donc de l'apprivoiser à travers les 250 oeuvres de l'exposition environ qui retracent les quatre grandes périodes de la vie artistique et personnelle du photographe, sources d'inspiration permanentes.
Mêlant le surréalisme au dadaïsme, l'évènement révèle aussi bien les oeuvres majeures et populaires de Man Ray que d'autres méconnues, des éléments biographiques, des étapes de création, des influences inévitables telles Marcel Duchamp, formant ainsi une exposition complète et à ne manquer sous aucun prétexte!
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Au milieu de ces expositions à foison, je me réserve également un petit passage par le musée de la Vie Romantique et celui de Cluny puisque, comble du comble, je n'ai pas eu encore l'occasion de les découvrir.
Pas le temps de flâner donc si je veux accomplir cet aventureux parcours en toute sérénité, évitant ainsi les grandes foules de fins de semaine et m'égarant de musées en musées, dans un émerveillement resté intact...
-Livy-
26 novembre 2007
Je me culture... ou pas!
En y pensant bien, je n’ai pas mis le pied dans un musée ou une exposition depuis septembre.
Aurais-je "mouru" tout ce temps?
Non mais en revanche, je me suis laissée déborder par un rythme intrépide de sorties en tout genre, laissant loin derrière l’actualité parisienne de nos sacro-saints musées.
Partant du principe que la fréquence audacieuse de mon emploi du temps de ministre ne risque pas de s’arranger ces prochains temps [et encore moins avec le déménagement], je vais essayer dans les semaines à venir de me rattraper ne serait-ce qu’un peu car, voyez-vous, tout ça commence à me manquer sérieusement!
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J’envisage (depuis un petit moment déjà) de tenter la visite de l’ancien palais de Chaillot, entièrement restauré depuis l’incendie de 1997.
Après le quai Branly en 2006, c’est au Trocadéro que se plante le décor de la nouvelle actu’ culturelle de Paris avec l’ouverture, le 19 septembre dernier, de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Il aura fallu cinq ans de chantier mais le résultat en vaut, semble t-il, la peine. Au programme, une mine d’informations très riche sur l’art de bâtir, agrémentée d’expositions temporaires régulièrement renouvelées.
Les échos étant plutôt positifs, j’ai pour projet d’aller me forger ma propre idée de la chose, évidemment.
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Pendant ce temps, à l’IMA (Institut du Monde Arabe – Paris 5ème), se déroule une exposition temporaire, traitant d’un sujet qui m’est pour le moins inconnu : La méditerranée des Phéniciens de Tyr à Carthage.
On y découvre la culture de tout un peuple de l’antiquité, ses coutumes, sa vie quotidienne, ses inventions et surtout, sa mouvance géographique, comme l’intitulé de l’exposition l’indique.
Passionnée par les vestiges antiques depuis toujours, l’envie me prendrait bien d’aller soigner mon ignorance un après-midi ou un jeudi soir lors des nocturnes, d’autant plus que, selon une source sure, l’exposition est intéressante, plutôt bien agencée et ne regorge pas de monde. Comble de la chance, elle vient à peine de commencer et dure jusqu’au 20 avril 2008. A tenter.
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Au Galeries Nationales du Grand Palais, comme toujours, l’évènement-phare du moment fait fureur et par conséquent ne doit pas désemplir (ce qui j’avoue, me rend un peu réticente).
Pourtant, le sujet est alléchant : l’exposition présente un nombre impressionnant de tableaux de Gustave Courbet ainsi que plus d’une cinquantaine de photographies. Un tel évènement n’avait pas eu lieu depuis trente ans. Une sorte de synthèse de l’œuvre du peintre, comme se plaisent à l’expliquer les magasines et autre sites culturels spécialisés qui traitent du sujet.
Un moment qui devrait laisser des souvenirs, cela va sans dire.
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Le Musée du Luxembourg, quant à lui, nous gratifie d’une exposition qu’il serait dommage de refuser, bien que la luminosité ne soit toujours pas suffisamment adaptée aux œuvres d’art à mon goût. Le peintre Arcimboldo (souvenez-vous de ces fameux portraits maniéristes à base de fruits ou de végétaux qui figurent au Louvre) est à l’honneur jusqu’en janvier 2008 et pour lui succéder, nous aurons droit au printemps prochain à une exposition intitulée : Vlaminck : un instinct fauve. Des envies culturelles en perspective…
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Evidemment, ce ne sont encore que de petits projets qui vont et viennent dans ma tête et je ne sais si j’aurai le temps de tous les réaliser. [Mais j’aime avoir des buts et, par-dessus tout, j’y tiens beaucoup]
Je sais également que bien d’autres expositions ou musées me donnent l’envie furieuse de m’y précipiter et que je ne pourrai résolument pas tous les énoncer ici-même, ce pourquoi je m’abstiens pour aller à l’essentiel.
Mais une chose est sure, vous serez informés de mes périples culturels en temps et en heure… ou pas ;)
-Livy-














