Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

14 août 2008

Au pays du soleil levant, les haïkus

Ha_ku

Je poursuis mes lectures estivales,
Inlassablement.
Et dans la douceur des soirs d'août,
Il y a de petits moments à part,
Brefs et jolis à l'image d'un haïku.

Alors,
Il plane dans l'air comme un parfum du Japon,
Et dans mes rêves, et dans ma tête,
Une furieuse envie de voyager.

~

Simple ............... Epurée ............... Légère

~

La poésie japonaise m'évade quand elle ne cesse de me surprendre et s'obstine malgré elle à me fasciner dans tout ce qu'elle a de singulier.
Elle parfume l'air d'une note douce et symbolique, dans la tradition comme dans la transgression de cette dernière et transmet sa sagesse innocente au fil des siècles et, devrais-je dire, des saisons.
En effet, le haïku, en plus de répondre à des contraintes bien établies, syllabiques notamment (on en compte 17 en tout, en respectant la règle 5-7-5), et de nous proposer de la façon la plus brève possible d'habiles jeux de mots non dénués d'humour et de sens, se focalise sur l'amour de la nature et laisse dévoiler dans chacun de ses poèmes une saison, petit moment unique de l'année qui perdurera sur papier, dans de courtes phrases à l'intensité avérée.

Les mots poétiques griffonnés se suivent et ne se ressemblent pas.
Tantôt philosophiques, tantôt désinvoltes,
Ils se lisent à haute voix,
dans l'état d'esprit de l'instant,
Eternels et fugitifs
Et capturent en eux des faits comme des images.
La subtilité qui s'en dégage est fluide,
La simplicité sublimée,
Le second degré souvent de rigueur...

~

Morceaux choisis

"Sur l'éventail
Je mets le vent venant du mont Fuji.
Voilà le souvenir d'Edo."

Bashô Matsuo,
Maître japonais de haïkus et l'un des premiers poètes du genre (1644 - 1694)

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"Il reste éveillé
Et dit qu'il a dormi.
Froide nuit automnale."

Buson Yosa,
Poète et artiste peintre japonais (1716 - 1784)

.

"Ne possédant rien
Comme mon coeur est léger
Comme l'air est frais."

Kobayashi Issa,
Poète japonais aux haïkus souvent comiques (1763 - 1827)

~

Et si les haïkus ne sont parvenus jusqu'à nous autres occidentaux que très tard, il n'y a guère plus d'une centaine d'années, nos auteurs se sont depuis bien rattrapés, rivalisant d'inventivité et de détachement, pour s'essayer à cette poésie d'un autre temps.

A lire notamment
Au fil de l'eau - Les premiers haïkus français,
Recueil de poésie japonaise sous la direction de Paul-Louis Couchoud
Cent phrases pour un éventail de Paul Claudel

~

Quant à moi, je redécouvre le temps d'un été
De petits poèmes oubliés
Et bien plus de nouveautés encore
Qui prennent place comme il se doit dans mon carnet d'idées.

-Livy-

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28 juillet 2008

Lectures estivales et dérivés

Légères, les lectures de vacances nous poursuivent à la plage, sur un petit banc au bord d'un chemin de campagne ou lors d'une veillée sous les étoiles, confortablement installé dans un fauteuil en osier...
Elles sont les compagnes fidèles de parisiens en manque d'exotisme estival flânant dans les parcs publics et autres solitaires des bords de Seine.
Elles accompagnent les éléments et les subliment sans le savoir.
Elles imprègnent l'air de leurs mots simples et tendres et virevoltent, dociles et enivrantes, pour mieux nous envoûter.
Elles font la guerre aux ouvrages sérieux et complexes qui ont peuplé d'un trait toute notre année littéraire et nous assaillent vivement d'un brin de folie tant et si bien qu'on s'en délecte d'avance.

Elles, ce sont de petits livres de poche où se glissent un grain de sable malin, une pâquerette, un pétale de géranium ou une date et un prénom griffonnés dans un coin.
A l'intérieur, quelques dessins gribouillés à la va-vite et de petites phrases surlignées à presque pouvoir les ressortir un jour en société si dés septembre, on n'en avait pas déjà oublié et les mots et le sens.
Oui, les lectures d'été sont le symbole d'une évasion et d'une agréable subtilité, futiles parfois mais toujours plaisantes, butinant de rêves en rêves, étendus pêle-mêle, dans un monde où l'on ne prend pas toujours le temps de rêver.
Et à mille lieues de tout ce que la société peut avoir de compliqué, j'opte pour quelques ouvrages qu'il fait bon lire ou relire quand les gens ont déserté votre quartier et qu'il ne reste plus que vous, perdu quelque part dans un coin de la Terre, solitaire mais content de l'être, amoureux des mots et des pages jaunies, en plein mois de juillet ou bien d'août...

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Liste non exhaustive de quelques livres pour les vacances

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Les_vacances_du_petit_nicolas

Les vacances du Petit Nicolas de Sempé et Goscinny
Parce que les aventures de notre Nicolas préféré sont évidemment incontournables (on le savait déjà) mais que si elles répondent en plus à la thématique des vacances, il serait dommage pour nous de se priver en pleine période estivale des anecdotes désopilantes et incongrues de notre héros, faussement naïves et toujours savamment décortiquées/illustrées/interprétées par nos deux talentueux auteurs, le tout dans une bonne dose de rigolade, ça va de soi!

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Chagrin_d__cole

Chagrin d'école de Daniel Pennac
Parce que "youpi!youpi! l'école est finie!" mais quand c'est Pennac qui s'y colle et la décrit avec justesse et sincérité, dans la peau du cancre de service de surcroît, c'est encore mieux dit et les lecteurs en sont ravis. Et si le livre ne dévoile pas de l'école son meilleur aspect voire la critique ardemment parfois, il n'en demeure pas moins tendre et savoureux de par ses bons mots et son style à part, dans un délice d'humour et de souvenirs.

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L_amour_dure_trois_ans

L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder
Parce que le format du livre, tout petit ou presque, est idéal pour notre sac de l'été, que les phrases sensées et percutantes fusent tout du long à un rythme effréné qui nous enchante, que le cynisme remixé à la sauce de l'ironie est un excellent mélange pour que l'ensemble captive et que globalement, on dévore le roman avant même d'avoir pu constater que c'est vrai, l'amour en vacances ne dure assurément pas trois ans mais bel et bien trois jours!

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Chaque_femme_est_un_roman

Chaque femme est un roman de Alexandre Jardin
Parce que le titre, mystérieux et joli à la fois, provoque une irrésistible envie de lecture d'autant plus que le livre est une sorte de suite des aventures autobiographiques de l'auteur, que l'on est évidemment curieux d'en savoir plus et que le sieur Jardin se montre ici dans un registre tout autre de ce à quoi il nous avait habitué avec ses romans précédents, moins "romantique" peut-être mais beaucoup plus sombre cette fois, développant ainsi chez nous un intérêt nouveau pour son oeuvre.

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Je_voudrais

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part de Anna Gavalda
Parce qu'un recueil de nouvelles est un indispensable de l'été et que celui-ci, simple et beau, jolie version de la vie quotidienne et des émotions partagées qu'elles soient tristes ou malicieuses, est une mine d'espoir, de simplicité et d'humour et témoigne du talent de son auteur dans toute sa splendeur, loin de ses derniers ouvrages nettement moins accrocheurs et d'un aspect "fleur bleue" qui à la longue nous lasse un peu.

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Saga

Saga de Tonino Benacquista
Parce qu'à l'heure d'été où les séries télévisées et autres sitcom fleurissent sur le petit écran, la thématique ne peut que plaire aux concernés, d'autant plus que, conformément à son auteur, elle est traitée avec drôlerie et légèreté, autour de personnages loufoques mais plus encore attachants, le tout enrobé dans une histoire bien pensée dans laquelle on ne peut que se laisser entraîner et surtout s'y plaire.

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Paroles_de_Pr_vert

Paroles de Jacques Prévert
Parce qu'affectionnant les bons mots, ce livre incroyable de justesse et de sincérité, dur parfois, agaçant un peu aussi, mélancolique souvent, touche autant qu'il réconforte dans sa verve poétique et la beauté de ses propos, emprunts d'une oralité sans limites et d'un talent sans cesse renouvelé. Du grand art et du génie pour un recueil de textes léger en apparence mais doté d'une incroyable profondeur de réflexion à laquelle nul n'est resté insensible jusqu'à aujourd'hui.

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L_alchimiste

L'alchimiste de Paolo Coelho
Parce qu'il y a quelque chose de mystique dans cet ouvrage qui nous évade déjà rien qu'à l'évocation de cette quête si mystérieuse du héros Santiago à la recherche d'un trésor et qui et nous offre, sans bouger, un véritable voyage existentiel et spirituel, peuplé de petites phrases magiques et de mots bien assortis. Initiatique et beau, le conte se laisse apprivoiser et surprend autant qu'il décontenance, autour d'une thématique philosophique certaine.

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Manuella

Manuella de Philippe Labro
Parce que toutes les adolescentes et celles qui l'ont été un jour peuvent se reconnaître dans l'héroïne, en pleine phase de réflexion à mi-chemin entre l'enfance et l'âge adulte et torturée par des questionnements sur l'amour, les études et la vie, tout simplement. L'écriture fluide et agréable du roman est une belle performance de la part de l'écrivain qui a su endosser parfaitement le costume de l'ado au féminin avec beaucoup de finesse et de subtilité.

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La_gloire_de_mon_p_reLe_ch_teau_de_ma_m_re

Souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol
Parce que les lectures estivales et ensoleillées ne seraient rien sans les trois (ou quatre si l'on inclut Le temps des amours) ouvrages autobiographiques retraçant l'enfance de Pagnol qui sont à elles seules le reflet d'une époque, d'un état d'esprit et d'un passé plein de chants et de poésie où les mots se suivent dans une douce nostalgie, décrivant à merveille les lieux et instants de vie du petit Marcel, pétillant de vie au sein de sa Provence bien-aimée. A presque entendre les cigales chanter et sentir le thym se dévoiler à nos sens au détour d'un passage, d'une description, d'un mot...

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... Peu de cohérence dans cette liste mais un plaisir certain à me plonger tête la première dans ces pages imprimées qui sentent bon les longues journées d'été et les souvenirs de lectures d'antan et qui me laissent vagabonder au gré de mon imagination, dans des contrées que je n'ai de cesse d'explorer...

-Livy-

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17 mai 2008

Il était une fois Martin Page

Comment_je_suis_devenu_stupide

Comment je suis devenu stupide

Une_parfaite_journ_e_parfaite

Une parfaite journée parfaite

La_libellule_de_ses_huit_ans

La libellule de ses huit ans

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Avec un nom comme le sien, Martin Page, 33 ans, était prédestiné à l'écriture.
Riche de cinq romans déjà, il nous embarque dans son univers loufoque et saugrenu.
Le voyage s'effectue sans heurts.
Mieux, on en redemande.

Dans un flot d'histoires exubérantes et improbables, les mots s'entrechoquent, tout simplement. Ils sont clairs, nets, incisifs. Ils touchent comme ils surprennent. Et leur auteur de jouer avec eux...
L'absurde côtoie le sublime avec bonheur. C'est un monde unique où le temps semble s'être arrêté. Où des situations se transforment en véritable marathons mystiques. Où l'émotion comble le vide.

Le ton est humoristique, un brin narquois, volontairement décalé.
Les personnages, somptueuse galerie de fous furieux-psychopathes-étranges-désespérés-blasés-attachants, se suivent allègrement, apportant leur petit grain de sel authentique, même pour les plus secondaires d'entre eux. Au gré des mots, leurs aventures dansent sur les pages du livre, nous laissant danser aussi dans une valse irréelle.

Derrière un humour noir indéniable, se cache une autre facette de l'auteur.
L'ambiance se fait plus sombre, plus dénonciatrice aussi.
On y retrouve au détour d'une anecdote ou d'une caractéristique d'un personnage, la critique de notre monde en perdition, de la société de consommation poussée à l'excès ou encore de la nature humaine. Au premier abord, les histoires font sourire certes et pourtant, la portée symbolique et actuelle qui en émane pourrait prêter à une réflexion plus poussée.
Tandis qu'on commence à ne pas prendre ou peu les personnages au sérieux (trop marginaux, trop rêveurs...) et qu'on les laisse se balader le long d'une douce légèreté, la critique se fait acerbe, renforcée par l'humour et ce grain de folie omniprésent.
Dans un tourbillon imaginaire bien pensé, Martin Page dénonce comme il décrit, grimace comme il sourit.
Les mots sont un moyen de faire passer un point de vue, une façon de penser, une opinion...
De s'engager au-delà du romanesque.
Dés lors, nul doute que cet aspect apporte de la profondeur au roman ainsi qu'une crédibilité certaine pour les esprits passablement concrets.
Dans un pêle-mêle de rêves vécus ou de vie rêvée, Martin Page traite les sujets graves avec drôlerie et bonhommie quand il dramatise les épisodes de la vie courante. Il dépeint avec brio de petits détails insignifiants. Les amplifie. Leur donne leur heure de gloire cependant qu'il ridiculise toutes ces choses auxquelles on attache tant d'importance quand elles ne le mériteraient pas...

Le romanesque sans cesse resurgit.
Envolées les happy end. La tristesse et le cynisme s'enveloppent d'une touche d'espoir... ou pas.
Le rêve surplombe un triste monde.
Contemplation.
Déception.
Réflexion.
Image de fond surréaliste. Les héros s'y succèdent, mémorables.
Leurs vies, c'est un peu la notre, celle qu'on ne voit pas, celle qu'on n'imagine même pas.
Parce qu'ils sont vulnérables, parce qu'ils sont fous, on les aime sans doute déjà...

-Livy-

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09 mars 2008

Moments d'égarement en Folio deux euros

1_2_3_Bonheur_

Quand j'en ai assez de lire des gros pavés, ceux-ci même qui se situent à égale distance entre ma table de chevet et mon lit, je lis quand même... mais des livres plus petits.
Mon ipod greffé aux oreilles (toujours), je prends le temps de savourer quelques pages entre deux stations de métro, assise ou debout, dans le flot de voyageurs qui parfois me dépasse.
Je fais une pause sur un banc public, un carré d'herbe ou dans un bistrot parisien, café noir à l'appui.
Je lis distraitement, un oeil rivé sur le monde extérieur quand l'autre effleure les pages d'histoires imaginaires ou vécues.
Je laisse circuler les mots comme ils le souhaitent et leur accorde cette liberté que parfois je leur envie.
Je me délecte d'extraits d'oeuvres inoubliables et de citations, de rappels littéraires variés...
Et la lecture devient légère et douce...

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Pour ces moments un peu spéciaux qui me conduisent à une lecture sans concentration mais avec délectation, j'ai découvert il y a maintenant un peu plus d'un an une petite collection économique et sympathique qui me plaît beaucoup: Folio deux euros.
(il est à noter tout de même que cette collection existe depuis bien plus longtemps que ça mais ma vie est essentiellement composée de retards en tout genre et je ne vois pas pourquoi cela changerait ^^).

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Le prix est d'emblée annoncé, le livre se présente dans un format poche tout comme un Folio basique et le nombre de pages est plutôt réduit.
Mais l'attrait de ces petits livres n'est pas tant le fait de pouvoir les glisser aisément dans son sac à main que de les parcourir en long, en large et en travers, savourant une lecture agréable, quand un court laps de temps libre s'offre à soi.
C'est ainsi qu'on peut se livrer en toute simplicité à la découverte d'un auteur au travers de textes courts (souvent des nouvelles) mais efficaces et qui nous permettent de mieux le cerner, tout en gardant cet esprit de légèreté qui m'est cher quand j'ai quelques minutes à m'accorder.

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Les genres littéraires étant variés au sein de la collection, on passe sans se soucier d'un policier à un classique, d'un auteur connu à un autre qui l'est moins, d'une grande nouvelle à un petit roman et quelques menus essais de surcroît!
Alors, de petits bonds littéraires en autres petits bonds littéraires, on parfait son savoir [un peu, tout du moins] au coin d'une rue ou ailleurs sans même s'en rendre compte et en abordant la lecture avec un plaisir non feint.

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Richissime mine de découvertes, j'ai eu le temps, l'occasion et l'envie de faire la connaissance, à travers les pages de ces mini-Folio, d'auteurs que je n'imaginais pas mais qui m'ont beaucoup plu car la curiosité aidant, j'ai osé saisir un livre dans les rayons de la Fn.. et l'emmener se balader jusqu'à la caisse. La liste étant passablement longue à dresser, j'aurais bien fait une tentative dans ce billet d'énumérer mes découvertes une à une mais je les crains trop nombreuses pour cela!
J'ai aussi effectué quelques relectures (Tonino Benacquista notamment) car parmi les nombreuses manies qui hantent ma petite personne, je me plais à relire et relire encore, me laissant aller à mon état d'esprit du moment.
Enfin, je crois bien que l'aspect qui m'a le plus séduite dans cette collection réside en ces bribes de phrases, petits extraits magiques d'oeuvres mémorables réunis autour d'un thème tels l'amour ou le bonheur, pour n'en citer que deux.
Ma première trouvaille fut d'ailleurs ces quelques pages intitulées
"1, 2, 3... bonheur!"
Je suis restée sur ce titre un peu intriguant (le bonheur n'est-il pas une chose curieuse?) quelques bonnes minutes avant de me précipiter dessus et l'acheter en plusieurs exemplaires, histoire de partager les quelques extraits de Gide, Tolstoï, Oscar Wilde, Le Clézio et plus encore avec mon entourage.
Le petit livre tout court, tout beau fut la porte ouverte à tous les achats du même genre qui l'ont suivi, et aujourd'hui à ce billet de blog!

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Impossible donc de passer à côté de l'envie de faire partager cette petite lubie qui rend joyeuse les expresso du matin et les trajets en métro et qui d'une façon ou d'une autre, vous fait voyager par les lettres et par les mots...

-Livy-

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05 février 2008

... Suites et fins.

Suites_et_Fins

Au cinéma, en littérature comme dans tout autre domaine culturel, c'est un fait: la mode est aux suites. Ou les suites à la mode.
On ne compte plus les "2", "3" et j'en passe, qui jamais n'égalent le chef-d'oeuvre mais sans cesse se reproduisent, laissant derrière eux une foule de pâles copies au succès exclusivement commercial.
Le business fonctionne cependant et l'aventure continue.

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Un peu irritée je l'avoue par ces suites sans saveur, je me suis penchée de plus près sur le phénomène et c'est ainsi que j'ai déniché de je-ne-sais-où le petit livre drôlissime de Jean-Loup Chiflet, Suites et fins traitant ardemment de ce sujet.
L'éditeur/écrivain déjà bien connu pour ses pastiches bourrés d'humour et ses jeux de mots à n'en plus finir récidive ici avec un ouvrage très attractif reprenant une quarantaine d'oeuvres littéraires diverses et variées pour en écrire la suite. On y retrouve du Flaubert comme du Houellebecq, du Stendhal comme du Sagan, sans oublier de grands classiques tels Le Cid et je n'en cite qu'une infime partie!

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Après lecture, j'en suis ressortie d'excessivement bonne humeur et peut-être moins fâchée envers ces suites envahissantes...
Suites et fins n'est certes pas la merveille des merveilles mais il a l'avantage d'être détendant et ludique tout en nous faisant réviser un peu la littérature, qu'elle soit classique ou contemporaine.
Oui car petit plus: le livre est d'autant plus accessible qu'il résume conscencieusement chaque oeuvre avant d'en commencer la suite. Pas d'excuses donc pour se plonger dans les quelques 150 pages de l'ouvrage et déformer à l'infini le destin incroyable de nos personnages littéraires favoris!

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Les suites s'enchaînent ainsi et s'entrecroisent; des héros ou anti-héros s'y rencontrent, des situations farfelues se révèlent, des morts resurgissent... A presque se croire dans le mélange d'une série B, d'un spin-off et d'un cross-over mais en pire, évidemment!
Si certaines sont d'avantages réussies que d'autres, les situations loufoques sont le fruit d'une imagination démesurée plutôt qu'un reflet exagéré d'une éventuelle réalité.
Ici, pas de réflexion poussée ou de grande littérature mais de l'amusement à l'état pur tandis que Chiflet se livre bel et bien à un exercice de style [citerais-je Queneau?] plus complexe qu'il n'y paraît, s'attaquant aux oeuvres "intouchables" d'aujourd'hui ou de toujours.
Le passé se mêle au présent dans un élan d'anachronismes humoristiques et volontairement décalés. Et le lecteur amusé se prête au jeu sur le fil d'une lecture légère et agréable, tant et si bien qu'il en oublierait presque qu'il s'agit de suites!

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Je n'en dévoile pas plus, par volonté de garder intact l'effet de surprise mais,
Amis de l'humour et des bons mots,
Voici tout à fait le livre qu'il vous faut.

-Livy-

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