Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

01 août 2008

Mes clins d'oeil de l'été parisien

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L'été, la chaleur guette et puis m'entête
Et dans cet univers tout particulier,
J
e me dois de faire primer mon besoin de légèreté.
Juste envie de pondre un billet fourre-tout
Pour au final, ne rien raconter du tout
Mais me défouler au fil des lignes
Et me dévoiler à peine un brin
Avec des lettres, des mots et des sourires...

Mes "tout", mes" rien" du moment,
Mes instants pris sur le vif,
Mes moments de lucidité,
Mes petites folies passagères
Mes coups de coeur,
Mes envies de simplicité
Et tout ce qui va avec
Parce que c'est un peu ça aussi,
La vie, la vraie, même pas rêvée...

Bref retour sur quelques passages emprunts de bonheur :)

~

[ Le calme après la chaleur ]

Apprécier ce petit vent frais que je n'attendais plus et qui est venu me frapper innocemment au visage pour mon plus grand plaisir, emportant dans sa course la chaleur étouffante de ces derniers jours et laissant sur son passage un léger courant d'air, un frisson charmant et une sérénité tout juste retrouvée.

Me laisser aller à acheter des fruits, des vrais! Pas en compotes ni en yaourts, pas de date de péremption, mais des fruits frais... Et si ça ne m'était pas arrivé depuis bien trop longtemps, en grande prêtresse de la junkfood que je suis, le manque d'appétit provoqué par la chaleur a sans doute au moins réussi à me faire prendre un malin plaisir à enfin me nourrir sainement pour un petit moment ^^

Faire l'acquisition d'un nouveau brin de verdure en plein Paris, jolie branche de ficus bien haute déjà et digne successeur du défunt Greeny Monday, à qui je me dois à présent de donner un nom au plus vite pour pouvoir l'appeler sans relâche et lui faire un brin de causette si l'ennui me pousse à ce tête à tête.
Et de la compagnie toujours avec mon cactus, heureux comme un roi dans sa bulle chaude et ensoleillée.

Siroter une boisson fraîche à la terrasse d'un café, ombragée... (ombragée ou c'est peut-être qu'il faisait nuit!) et pêcher par gourmandise devant ce cornet de glace si tentant qu'il se devait bien d'être englouti sans effort dans les secondes d'après. Un délice...

En guise de télévision 100% bio, regarder voler mes voilages doucement dans le courant d'air incertain de mon living, à l'image de la moustiquaire dont je rêve depuis si longtemps, et qui font planer dans leur mouvement un parfum d'été distrayant et lointain, à presque m'évader de la ville-capitale à leur contact, d'un battement de cil.

Pouvoir entamer quelques balades en soirée, les étoiles droit devant (les étoiles à Paris en fait, ça existe...), des mots plein la tête et plus encore dans mon carnet d'idées, un fond de l'air doux planant sur moi et puis soudainement accélérer le pas comme délivrée de tous soucis, folle course à la destination inconnue, sans même savoir pourquoi.

~

[ Un été à Paris ]

Me mettre dans la peau d'une styliste pour une journée et m'adonner à la couture sur un coup de tête et sur la constatation d'un vilain accro (parce que oui j'ai des talents cachés, même si je ne le dis pas à l'accoutumée ^^). Décider alors d'envisager une approche artistique de mes vêtements en les customisant pour les rendre plus attrayants et surtout plus uniques et transformer ainsi le cru estival des soldes 2008 en un petit tas de tissus personnalisé à souhait et bien loin des tops un peu trop communs qu'on achète toutes à la pelle dans les mêmes magasins!

Se prendre au jeu d'une petite fête organisée quelque part dans l'immeuble au rythme de la musique qui retentit vivement dans de fragiles notes mi funk/mi disco pour finir sur un "Born to bel alive" magistral, et puis sautiller et danser sur mon balcon toute seule et en nuisette malgré moi jusque très tard dans la nuit. J'apprécie tellement mieux mes voisins lorsqu'ils s'adonnent à un tapage nocturne bien senti ^^
(et le ridicule ne tue pas, heureusement pour moi!)

Enfourcher un Vélib' et me laisser guider par lui d'un arrondissement à l'autre de la ville-capitale tandis que la circulation s'est amoindrie et que les amis parisiens sont partis ailleurs embouteiller les stations balnéaires.
Prendre le métro aérien sur le chemin du retour, y respirer librement et avoir envie de photographier ce moment d'exception, loin des heures de pointes qui en septembre déjà nous rattraperont.

Entrer dans un magasin et tomber, comble du comble, sur une vendeuse aimable et souriante qui, non contente de m'accorder déjà le privilège de ne pas se comporter comme un pitbull enragé, daigne m'appeler "Mademoiselle" pour la première fois depuis bien longtemps, loin des "Madame" qui me tombent dessus dés que je m'égare dans un petit commerce, m'assénant ainsi dix ans d'un coup!

M'allonger dans un parc au contact de l'herbe et à l'ombre d'un grand arbre pour bouquiner un livre fluide et sympathique, thématique chick' lit fortement conseillée, et ne plus m'occuper de rien comme si le monde continuait sa course sans moi, oublier où je suis, qui je suis, et m'évader malgré le flot incessant des vacanciers qui foulent les sentiers du parc et le tumulte de la ville qui raisonne certes, mais tellement loin.

Me relaxer chez moi quand le tourisme de masse envahit la ville, laissant derrière lui des métros plus aérés mais nos monuments culturels assurément bondés, quelques provisions à l'appui, à prendre du recul et du bon temps, le tout dans l'écriture et la musique évidemment.

Ne pas mettre les pieds à Paris Plage et autres bains de foule et animations en lieux publics dont je ne raffole décidemment pas mais me ruer dans de petites ruelles perdues en pleine ville et des passages un peu secrets de la capitale que les touristes ont oublié et que j'ai gardé dans ma mémoire pour m'y perdre agréablement, sitôt le mois d'août arrivé.
(Un jour, peut-être, je vous dévoilerai mes bonnes adresses...)

Tenter le cinéma en plein air "just for fun" et parce qu'il y a quelques années, l'expérience m'avait plutôt conquise plutôt que mes bonnes vieilles salles usuelles car si leur climatisation me tente bien, leur programmation très "blockbusterisée" nettement moins...

Admirer la tour Eiffel toute de bleue vêtue parce que c'est magique de la voir habillée, scintillante, de sa tenue d'été européenne et qu'elle paraît encore plus majestueuse de la sorte. Peut-être aussi parce que la dame en bleue à la nuit tombée est une véritable rareté et que c'est cette année ou jamais qu'il faut en profiter!

~

De vous à moi,
Il ya de petits instants comme ça que j'ai envie de garder en mémoire.
Des moments simples, des moments beaux,
Et je crois bien que ça suffit à me rendre heureuse, parfois...

-Livy-

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20 juin 2008

Dessine-moi...Tango

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Je publie là un billet un peu hasardeux, un peu désordonné aussi, peut-être car mes idées sont encore floues et confuses...
J'ai bien conscience que prendre la plume pour écrire à propos d'un chien a cet aspect "culcul" notoire que moi-même je prendrais en horreur le reste du temps. Mais puisqu'après tout, ce chien n'était pas n'importe lequel mais le mien et qu'il est parti hier après-midi après seulement cinq ans de vie, j'assume pleinement.
Ce que j'assume moins en revanche, c'est sa disparition fulgurante en à peine une semaine, terrassé littéralement par une jaunisse hépatite.
Parce qu'on n'a rien vu venir.
Parce qu'il y a encore dix jours, je jouais avec lui et il se jouait de moi.
Parce qu'on a beau dire qu'un animal reste un animal, il n'en demeure pas moins attachant et parvient sans même s'en rendre compte à transformer un peu notre quotidien...

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Pour tout vous dire, Tango et moi faisions "maison à part".
Pourtant dans un sens, lui au vert et moi dans ma pollution bien-aimée, vivions une vie parallèle.
Il occupait l'antre de mes parents et la parsemait de gaité tandis que j'étais déjà expatriée à Paris, étudiante et indigne.
Il gambadait dans le jardin verdoyant, je coursais un bus dans la ville-capitale.
Il passait sa vie à mordre les pneus des vélos de campagne, j'essayais désespérément d'enfourcher un vélib' avec un semblant d'élégance.
Il courait de travers et dérapait dans la boue, je m'étalais de tout mon long dans le métro par jour de pluie.
Il fronçait sa truffe, je traquais ma première ride.
Il éternuait un peu de trop, j'attrapais un rhume.
Il était plein de poils et je le poursuivais, mon épilateur en main.
Il buvait beaucoup d'eau, je décidais de l'accompagner au champagne.
Il contestait ma musique alors je lui offrais un accord au piano.
Il remuait la queue, je... (euh non, rien ^^)
Il grignotait les os quand je m'attaquais au gigot.
Accessoirement, il me grignotait la peau aussi...
Et puis avait finalement ce côté simple et affectueux qui apaisait mon esprit torturé et tous les tourments associés.

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Nous avions en points communs les poils, la truffe, l'odeur (pfff) cette attirance incroyable pour les mets sucrés, un regard de chien battu même dans la joie et la bonne humeur, la fâcheuse habitude de grogner pour exprimer un éventuel mécontentement et plus encore l'envie de mordre les hommes même si je ne sais toujours pas chez lequel de nous deux ce dernier instinct était le plus développé ^^
La même couleur de cheveux  nous unissait (si l'on considère la longueur des poils de Tango, c'était des cheveux), nous liant à tout jamais dans une blondeur absolue bien que son salon de coiffure personnel se soit vu attribuer le nom curieux de "toilettage".
Cette blondeur nous permettait en duo les pires bêtises, comme une excuse valable pour deux enfants pas sages atteints d'évidente mauvaise foi.
Un peu cabot parfois, il considérait les chaussures (les miennes surtout) comme ayant un intérêt purement gastronomique et vraisemblablement, il avait eu cette même perception pour ma jolie petite robe d'été en soie, à mon plus grand désespoir...
Il ne partageait en effet ni ma folie du shopping, ni mes débuts douloureux à la guitare électrique, pas même ma vie à Paris.
Mais il était juste là, quelque part sur cette Terre, à se souvenir de mon prénom dans un recoin de la maison familiale planté sur son tapis rond.
Je le savais et ça me suffisait.

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A l'image d'Erik Satie proclamant "Plus je connais les hommes, plus j'admire les chiens", je l'aurais volontiers emmené avec moi sur cette île déserte bien loin du monde que j'envisageais parfois d'intégrer pour prendre un peu de recul sur moi-même et plus encore sur la société, soumise à de grandes remises en question existentielles.
Je l'aurais confortablement calé dans ma valise entre l'ipod et l'ordinateur qu'il aurait évidemment croqué.
J'aurais peut-être fait semblant de lui en vouloir alors.
Mais surtout, je l'aurais choyé plus que tout parce que sans m'avancer, je crois qu'il m'aimait bien, ce petit chien.
En gage de confiance il m'a même mordu une fois et bien que l'idée m'ait traversée, je ne le lui ai jamais rendu à mon plus grand regret.

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Tango

Oui mais voilà.
Tango est parti et c'est moi qui me retrouve à hurler dans la nuit.

-Livy-

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10 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Dernier Chapitre)

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... / ...

Mon déménagement et puis les choses d'à côté
Tout n'est pas parfait et je reste une fille irresponsable qui préfère ne pas louper sa sympathique soirée entre filles à la "Sex and the City" plutôt que d'assister à l'assemblée de propriétaires qui avait précisément lieu la première semaine de mon installation. J'ai jugé bon de donner une procuration à mon père qui s'y connaît beaucoup mieux que moi sur tous ces sujets barbares et qui d'ailleurs s'en est plutôt bien sorti, le bougre. Et moi pendant ce temps-là, je partais avec délectation, entourée des copines du soir dans un trip fashion/médisances/sexe/beaux gosses pour une bonne partie de la nuit ;)
Il n'y a toujours pas mon nom sur l'interphone ni la sonnette ni rien du tout d'ailleurs (ah si, la boîte aux lettres peut-être quand même...) parce que j'ai éprouvé comme une grosse flemme après tous ces travaux et que par conséquent, je n'ai pas tenté le coup du nom provisoire écrit au stylo feutre et scotché à la va-vite (bien trop fatiguant!). J'attends juste patiemment que le gentil monsieur -à moins que ce ne soit une dame, mais peu importe- qui doit s'occuper de graver les noms aux normes de la résidence s'en charge et daigne me l'envoyer pour que je l'installe enfin.
Alors seulement, je ferai un effort, un tout petit.
En revanche, mon changement d'adresse a été effectué à la Poste il y a peu et j'ai un délai de six mois pour me précipiter dans tous mes magasins préférés et leur soumettre l'adresse de mon nouveau "chez moi" à laquelle ils pourront m'envoyer des tonnes de bons de réduction... C'est que, en pleine mouvance ou pas, je ne voudrais pas passer à côté des bonnes affaires de la saison et autres fripes à me mettre sous la dent!

Du côté du quartier, je reprends mes marques perdues mais vite retrouvées (j'ai vécu dans un 17 m² sordide à trois rues d'ici durant deux ans avant d'intégrer ma coquette bulle d'étoile). D'ailleurs, j'ai même commencé à sympathisé avec mon nouveau pharmacien mais peut-être est-ce parce que je me suis retrouvée coincée entre les portes d'ouverture automatique en m'y rendant, l'air de rien. La faute à ma blondeur ou à leur système de détection défaillant? Optez pour la deuxième solution naturellement, je préfèrerais.
Moins drôle en revanche de refaire mes courses au Franprix, certes plus économique et à proximité mais tellement moins alléchant avec ces produits Leader Price que mon petit Monoprix chéri. J'ai même fini par craquer et sauter dans le premier bus pour y passer un quart d'heure en pleine foule, juste pour retrouver mon supermarché préféré et faire mes petites emplettes l'air guilleret. Il pleuvait des cordes, j'étais bardée de sacs plastiques mais il m'a semblé que je respirais mieux. Quelque chose cependant me dit que je me fatiguerai vite...
Heureusement, Picard et le Daily Monop' (so cute ^^) ne me lâcheront pas quant à eux de sitôt. Je ne comprends vraiment pas, il y en a même qui disent que j'ai un côté bobo?!

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La propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...
Je disais donc que la propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...ersonne fort peu sympathique (Mais non, je n'allais pas être grossière voyons). Oh ça, je l'avais constaté à maintes reprises en trois années de location à commencer par le jour où j'ai signé le contrat et qu'elle souhaitait soudain, via l'agence, me louer l'appartement en meublé (entendez par "meublé": une moquette ultra-pourrie, un lit affaissé, un salon de jardin à l'intérieur de la pièce principale, trois assiettes moches, un four-plein-de-crasse et une tirelire cochon, rien que ça!) pour un bail de un an. Après moultes explications et palabres en tout genre, je l'ai tout de même obtenu pour un délai de trois ans (pas tout à fait finalement) et en non meublé de surcroît parce que "faut pas pousser mémé dans les orties" non plus, hein ^^
C'est tout naturellement donc que, bail renouvelable à l'appui et a priori là-bas pour une durée d'environ six ans, je me suis installée gaiement, faisant refaire la moquette, installant un loquet pour la baie vitrée qui ne fermait pas, lessivant les voilages, appelant un plombier pour virer le méchant calcaire, sécurisant le système électrique un peu douteux et autres menus travaux de confort ou de nécessité qui m'ont coûté la peau du bas du dos.
Nulle reconnaissance de tout cela bien sur mais seulement des reproches et soupçons infondés pour son appartement qu'elle n'aurait à vrai dire jamais du louer quand on voit son état de paranoïa profondément avancé.
C'est que la madame m'a quand même envoyé en expédition chaque année de location une personne de l'agence immobilière pour venir m'espionner faire le tour de l'appartement et constater l'état dans lequel je le tenais (d'ici qu'il serait squatté par de vilains délinquants bouh ^^). Méthode un peu curieuse je dois dire et que je n'avais jamais au grand jamais rencontré lors de mes précédentes locations. Mais à tout bien y réfléchir, c'était plutôt amusant de voir le monsieur de l'agence un peu découragé de constater tous les ans que non, décidemment, il n'y avait rien à redire, que tout était impeccable chez moi et que ça ne changeait pas d'une année sur l'autre.
(Ceux qui me connaissent le savent tellement bien!)
Ce qui n'a pas empêché madame la propriétaire de trouver d'autres prétextes pour râler, piaillant contres les factures d'eau trop élevées, imaginant encore qu'on vivait là-dedans à huit sans doute (mes sept "plan cul" et moi, ça va de soi ^^) et me faisant ainsi payer le prix fort au niveau des charges. Tout ceci dans l'amabilité la plus absolue, la chaleur humaine incarnée et ce, jusqu'à la sympathiquement glaciale lettre de congés reçue en octobre dernier et qui me priait de dégager les lieux au plus vite au profit de sa fille. S***! (et là encore, je reste polie si vous saviez...)
Cerise sur le gâteau enfin il y a quelques semaines lorsqu'elle a eu le culot de téléphoner à ma famille aux aurores, et sans même passer par l'agence, sous prétexte d'aller faire un petit tour dans son appartement au plus vite même si la locataire (en d'autres termes, moi) était encore dedans. C'est donc avec pertes et fracas que mon père, hors de lui, l'a envoyé se faire voir chez les papous, lui expliquant que la loi étant la loi, j'étais chez moi jusqu'à preuve du contraire jusqu'au 5 mai prochain et qu'il n'y avait aucune raison pour elle de pénétrer d'ici la date fatidique dans les lieux de mon intimité. C'est qu'elle aurait tout le temps de le contempler ensuite son maudit appart'!
Mais l'aimable femme, sur le moment restée sans voix, a rappliqué tel un vautour dés qu'elle a été tenue informée de mon déménagement prématuré (merci les gardiens!) et j'ai eu beau insister pour grappiller une petite semaine (beaucoup de choses à faire déjà à s'occuper de tous les changements en même temps...), elle a tenu par lettre recommandée à donner ses instructions pour que l'agence fasse l'état des lieux le plus vite possible, soit à peine quelques jours après mon départ.
Ainsi, un peu malgré moi mais finalement débarrassée de ce poids, j'ai déjà fait mes adieux à la petite bulle un peu vide mais pleine de tous mes souvenirs et gorgée de mes plus belles histoires, il y a bien trois semaines déjà.
J'ai donc rendu mes clés, supporté (horreur suprême) un inventaire long comme jamais un état des lieux n'aurait du l'être (presque deux heures  à tout détailler pour une surface de 34m²) et suis partie pour de bon vers de nouveaux horizons... sans mauvais clichés et peut-être sans regret?
La bataille cependant demeure ouverte parce que j'imagine bien qu'ils vont me causer quelques ennuis de caution juste par pure envie et que par-dessus tout, ils me doivent tout de même les deux semaines de loyer dues à mon déménagement avancé.
Histoire à suivre très bientôt sans doute, chez un juge de proximité (peut-être le même que pour Numéricable, qui sait? ^^)

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Et maintenant?
Maintenant, j'ai une nouvelle bulle d'étoile lumineuse comme un soleil alors j'envoie valser le reste et je laisse les cons aux oubliettes.
Ma première nuit malgré la fatigue fut étrange, mais joliment étrange. Peuplée de bruits peu familiers, de messages qui font chaud au coeur, d'exploration d'un nouvel antre.
Parsemée de relecture de Maupassant, Baudelaire, Flaubert, de quelques notes improvisées sur un synthé et d'un lieu qui s'apprivoise.
Je prends mes marques dans cet endroit tout nouveau et je m'étonne de cette adaptation que je ne pensais pas si rapide.
Il sent encore la peinture fraîche à chaque fois que je rentre alors je me mets à humer le neuf et ça me détend...
J'ai aussi un peu bouleversé mes quelques habitudes puisqu'ici nulle routine encore, et c'est mieux ainsi.
Sans réel vis-à-vis de proximité, je n'en demeure pas moins curieuse à scruter mes voisins et leurs petites vies car, contrairement à notre ami Renan Luce, j'ai toujours préféré quant à moi aux voisines les voisins ^^
Je m'offre de nouveaux souvenirs dés à présent, inopinés, et avide, j'en souhaiterais toujours d'avantage.
Je profite je ne sais trop de quoi mais ce serait dommage de se freiner de ce qu'on peut avoir quand la plupart du temps, on en est privé... Et dans cette histoire, Carpe Diem raisonne en moi comme un leitmotiv ensorcelant.
Mon côté Bridget Jones hélas me poursuit ici aussi (sauve qui peut) mais c'est en feuilletant le tome 7 de Harry Potter que je me retrouve, sur des airs mélancolique de Sean Lennon et les petites musiques de fée de Little.
Alors oui, blasée, je suis blasée. Souvent très déçue aussi. Les choses ne changent pas du jour au lendemain, je le sais bien. Et pourtant, je continue ma quête de l'absolu même si l'humanité me laisse toujours sans voix parfois...

Moi, je suis juste un grain de sable échoué là et qui se perd sans doute un peu trop, mais qui rêve toujours et encore de reconnaissance artistique, de partage musical et de tant d'autres choses du passé comme de l'avenir, peut-être bien inavouables.
Après tout, mon père imagine pour moi un bon karma ici-bas, dans ce nouvel endroit... Et pour la première fois depuis tout plein de mois, j'ai envie de le croire, moi qui songe tout juste à ouvrir les uns après les autres mes satanés chakras!
Alors la vie imperturbable continue. Et je continue avec elle.
(Toute ressemblance avec la dernière phrase de Hell de Lolita Pille serait étrange, vraiment ^^)

-Livy-

Illustrations:
Bulle d'étoile et finitions
... Détails et dépendances...

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08 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Deux)

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Prise de possession des lieux, installation et ses petites contrariétés
Une nouvelle bulle d'étoile est parsemée de découvertes étranges qui surprennent tant qu'elles agacent. Des éclats de meuble en moins échoués pendant le déménagement, la peinture neuve écaillée par quelques coups, la nouvelle rayure sur mon synthé, un robinet farceur qui transforme la salle de bain en piscine dés que l'on tente un mince lavage de dents, des plinthes qui se font la malle autant que les briques d'ailleurs, un miroir un brin fêlé et une cuisine plutôt très poisseuse qui m'a fait songer que la propriétaire précédente, contrairement à moi et ma passion pour le divin micro-ondes, devait passer sa vie dans cette pièce à se concocter de bons petits plats...
(Une catastrophe à nettoyer, produits ménagers ou pas ^^)
Je vous passe aussi la recherche complexe des prises télécommandées qui ne correspondaient jamais à rien ou tout du moins, pas franchement à l'emplacement de mes luminaires, la batailles permanente avec mes stores roulants (qui d'ailleurs, n'a pas encore trouvé de solution si je juge le fait qu'ils adorent me tomber dessus!), le meuble salle de bain des années 70 qui m'est resté entre les mains le premier soir et la difficulté de capter cinq pauvres chaînes hertziennes sur mon mini combi-TV-magnéto.
Soit dit en passant, au risque de passer pour une inconditionnelle du petit écran, partir de 150 chaînes pour arriver aux cinq courantes est d'une frustration absolue (et Next France alors? et Dismissed?... no commen't!)

La question du dressing, actuellement résolue, fut aussi un dilemme certain, perturbant l'ordre de mes petits hauts, mes sacs à main toujours classés, la différence de rangement que j'entretiens entre les slim, les oversize et les coupes classiques, les leggings qui volaient en tous sens et, comble du comble, les multiples paires de chaussures dont je ne savais trop que faire en les voyant sortir de pas moins de 4 cartons! (mais non pas les donner voyons, mais vous z'êtes fous!)
Une panique affreuse aussi de ne plus retrouver LE petit top noir, tellement semblable à ses acolytes mais qu'il me fallait là-maintenant-tout de suite sous peine d'une crise d'angoisse. De chercher la moindre de mes tuniques noire et blanche parmi mille tuniques noires et blanches en ne trouvant jamais la bonne, de souffrir affreusement devant la pénurie de cintres... Comme si, par moment, je pouvais être un brin matérialiste moi ^^
Et puis au final, tous les cartons vidés (dur labeur) et les désagréments passés, j'ai hérité d'un dressing bien plus vaste et magnifique de surcroît, qui me ravit tant que je le contemple parfois plusieurs heures minutes d'affilée. Pas encore tout à fait au point certes si j'en juge par les piles de tee-shirt qui m'attaquent par moment mais cela me permet allègrement de rassembler toutes mes affaires, habits, chaussures et accessoires réunis en un seul et même endroit et ainsi d'éviter de les stocker n'importe où: sous le clic-clac, le lit ou pire encore, les meubles de cuisine (!), technique que j'employais récemment dans ma bulle d'étoile pour remédier à un manque de place vestimentaire...

Mes anecdotes ainsi exposées peuvent sembler proche de l'enfer (pas de doute là-dessus, hein...) mais même pas. A chaque problème sa solution ou presque et j'ai vite réglé les soucis de passage, récurant, lavant, nettoyant, frottant et même bricolant! Ajouter à cela quelques abdos furtifs destinés à me maintenir en forme et c'est ainsi qu'en parfaite petite fée du logis (mouai), j'ai organisé en l'espace de même pas une semaine un cocon rutilant et étincelant, dans des teintes de rouge qui me donnent des envies de gourmandise.

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Le bricolage et moi
J'esquissais le sujet justement. Je me suis donc transformée en bricol' girl pour quelques jours mais sans le bikini et avec le vieux jogging pourri en prime parce que l'aspect sexy de ces derniers temps fut, je crois, sérieusement compromis ^^
(et ma façon de bricoler contestable...)
C'est donc dans des magasins curieux que je me suis rendue, type Leroy-Merlin, Castorama et quincailleries où ça bricole sévère pour tenter au moyen d'une liste tenue scrupuleusement des achats hasardeux de choses coûteuses mais qui me dépassaient totalement.
Oserais-je évoquer aussi ce grand moment de solitude plus communément appelé "minute blonde" qui m'a valu une tentative de m'asseoir sur un carton à l'air assez solide en pleine boutique (fatigue oblige) et me retrouver enfoncée dedans en l'espace de quelques secondes, les quatre fers en l'air et les fesses au beau milieu de meubles en kit!
Joli fou rire pour mon paternel et humiliation suprême pour moi... C'est dans ces moments-là qu'on espère avec force que le système de caméras de surveillance du magasin sera en panne... mais en vain.
Quoi qu'il en soit, entre les multiprises, le Pattex, la Superglue, le mélangeur d'eau (?) et tous leurs copains, j'ai surtout investi dans des choses dont j'ignore jusqu'au petit nom mais qui m'ont été bien pratiques par la suite.
Le plus difficile fut cependant de rentrer à la maison blindée de sacs, sortir lesdits objets et les utiliser à bon escient. Pour ma part, je crois m'en être pas trop mal sortie puisque tout est réparé aujourd'hui à peu près mais ce ne fut pas sans quelques petits incidents de parcours... Je pense notamment à cette drôle d'idée que j'ai eu d'avoir voulu coller à la glue ma guirlande de papillons à paillettes: le résultat lui, fut probant mais mes pouces s'en souviennent encore, collés contre mon index  au moyen de paillettes multicolores! (dissolvant, mon ami...)
L'ouverture du tube de Pattex fut aussi à elle seule toute une épopée et c'est en pleine face que je l'ai reçu, forçant un peu de trop, alors qu'il était destiné à aller sur cette fichue brique ébréchée (toute connotation sexuelle est ici fortuite hein ^^).
Heureusement que Super Meilleur Pote et Super Papa m'ont un peu aidé à cheviller les tableaux, appliques, montages de meubles et appris l'utilisation fatale du marteau à deux têtes parce que toute seule, j'étais vraiment fichue de chez fichue.
Et sinon, bah tout va bien. Je n'ai juste plus une jambe ne comportant pas en moyenne une douzaine d'hématomes, plus de mains sans glue ni plaies (adieu guitare!), plus de dos, plus de cervicales, une réaction allergique sur le ventre (allez comprendre, vous!), un petit orteil ouvert en prime (strips à l'appui), un genou qui flanche et ma peau est semblable à celle d'un croco en pleine mutation. Le rêve de tous les hommes quoi, je suis une fille follement désirable!
Et parlons-en des hommes... Ca m'a fait enrager de déménager seule une fois de plus, sans prince ni crapaud ni salaud. Purement par intérêt d'ailleurs car s'il y en avait eu un à la maison à jouer les bricolos costauds de service (outre mon père et mon meilleur ami qui, dois-je le préciser, sont totalement asexués ^^), je serais encore présentable à l'heure qu'il est. Je songerais masque de beauté, gommage, épilation... et non pierre-ponce à volonté pour tenter de retrouver un semblant d'apparence humaine.
Alors oui, c'est peut-être totalement nul de ma part mais je voudrais un homme pour mes travaux domestiques, à louer pour l'éternité et me rincer l'oeil en toute impunité ^^

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La déco, mon pêché mignon
Et parce que par-dessus tout j'aime me faire plaisir et que ce ne sera pas en shopping vestimentaire ce mois-ci (ruine oblige), je me suis rattrapée comme jamais dans mes boutiques fétiches de décoration, petite phase préférée et tant attendue de mon déménagement, à tout palper, tout choisir, tout installer comme une grande fille que je suis (et sans faire appel aux bons et loyaux services de Valérie Damidot).
Pour de plus amples explications sur un lieu que vous connaissez tous déjà, Ikea est cet endroit on ne peut plus traître qui vous oblige à faire le tour du magasin même quand vous savez déjà ce que vous souhaitez acheter, afin de vous donner envie de plein de choses dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous raviront au possible. Je dois dire que ça a plutôt bien fonctionné pour ma part puisque, que venue essentiellement pour un luminaire d'ambiance, quelques boîtes de rangement et une table de chevet, la consommatrice émérite que je suis est également repartie avec une nouvelle house de clic-clac japanisante dans les teinte de rouge (bien sur!), un ensemble de verres colorés, une ménagère, de drôles d'assiettes bleu canard et plein d'ustensiles de cuisine aux motifs design, le plein de stickers, des guirlandes lumineuses, une lampe indienne genre lumière tamisée, une couverture polaire pour soirées Bridget Jones cocooning, de nouveaux oreillers moelleux et comme si tout cela ne me suffisait pas, j'ai récidivé la semaine suivante...
Loin de moi cependant l'idée de culpabiliser de toutes ces dépenses puisque j'ai trouvé à tout ce petit monde une place de choix dans ma bulle d'étoile 2.0, à mi-chemin entre le quotidien utile et la déco chic que j'espérais depuis tant de mois déjà.
Je me suis régalée comme une enfant et son nouveau jouet, langue de côté et oeil attentif, à appliquer mes stickers sur tout un pan de mur de l'entrée et un coin de ma chambre tant et si bien que je suis retournée en acheter afin de remédier  grâce à ce moyen simple, efficace et amusant aux meubles seventies/cheap de la cuisine.
J'ai passé un temps fou à me balader dans tout l'appartement, une guirlande électrique dans la main droite, une suspension murale dans la gauche afin de leur trouver leur petit coin bien à eux et par chance, lesdits coins leur vont comme un gant.
Je me suis perdue (pour changer) dans des réflexions existentielles et puis finalement me suis essayée, au moyen de mes nouveaux achats, aux nouvelles tendances cosy dans une ambiance feutrée, un brin lounge, un soupçon zen, mais sans nudité absolue pour autant.
J'ai alors tenté l'atmosphère girly mais sans excès (je hais le rose!), recréant certaines petites bribes de mon ancienne bulle d'étoile mais innovant pour d'autres décorations, de la bibliothèque au coin musique en passant par ce jeu de lumières rouge tamisé qui me tenait tant à coeur et que je souhaitais emprunt de douceur afin d'atténuer le soir les contours des meubles et des pièces, dans une sorte de flou artistique art-déco mais absolument pas chargé.

Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, rien n'est encore fini pour le moment et quand bien même la note de départ a été donnée en beauté, je suis loin d'avoir réalisé un chef-d'oeuvre. Mes barres de seuil notamment sont l'objet d'un problème dont je ne sais comment me débarrasser pour de bon et ce ne serait rien sans les stores à changer et le manque de TNT...
Mais c'est juste que l'ensemble prend forme d'une manière qui me satisfait et après avoir psychoté sur cet appartement durant six longs mois, j'ai bien mérité cette petite satisfaction soudaine ;)

-Livy-

Illustrations:
Des détails, toujours des détails...
... Car petit à petit, l'oiseau fait son nid.

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06 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Premier)

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Préambule
L'article "I'm back" achevé, j'entame à présent les hostilités pour de bon avec une vraie/fausse synthèse de mon nouveau lieu de vie, peuplée de mots inutiles et détails à foison que vous n'imaginez même pas.
Un vrai petit résumé nombriliste de mes aventures palpitantes, arpentant l'appartement de long en large et même en travers parce qu'un deux pièces, c'est bien aussi grand que le château de la Belle au Bois Dormant (elle est comme moi, elle pionce ^^) et que j'ai l'impression de faire mon sport quotidien rien qu'avec cette marche à pied incessante. D'ailleurs, le premier soir déboussolée, j'ai bien failli m'y perdre...

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Un déménagement, ça fatigue énormément
Alors voici que j'ai intégré l'appartement version 2.0, énième du nom et que j'amène les brindilles nécessaires à l'élaboration de mon nid. Je suis bien de retour cette fois et avec des péripéties à faire pâlir toutes mes vies précédentes réunies.
C'est que les semaines qui viennent de s'écouler n'ont pas été de tout repos et que, un tantinet plus sereine à présent, je viens de pénétrer avec bonheur dans la phase de l'épuisement. Oui, oui, vous ne rêvez pas, avec bonheur. Car c'est ce moment merveilleux qui vous pousse à vous endormir à des heures décentes (1h, c'est décent ^^) et récupérer un presque rythme de vie sans passer par la case somnifère, lexomil ou autres amis du genre auxquels il m'arrivait d'être un soupçon accro. Ce moment intense qui évite de parsemer vos nuits de réveils paniques, visions cauchemardesques, sueurs froides, pauses assoiffées et toutes les réjouissances dont j'ai été victime ces derniers mois. Alors, fatiguée par tant de remue-ménage, accumuler des nuits complètes le plus naturellement du monde relève de l'exploit et enhardie par cette sorte de miracle, ma petite personne, fervente adepte des insomnies chroniques, se réjouit fortement.

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La semaine de tous les changements
Tout ceci ne serait rien sans résumer la palpitante semaine du déménagement. Je l'avais planifié "à la cool" aux alentours du 16, 17 avril mais cela devait ne pas être. Quelques places dans le camion de ces messieurs les déménageurs étant libres avant, j'ai sauté tel un tigre du Bengale sur l'occasion, me disant que si stress il y avait, je serais au moins débarrassée de toutes ces contrariétés au plus vite. Et c'est dire si je souhaitais me débarrasser de la corvée!
Pas de temps à perdre donc et c'est une flopée de jolis cartons régnant alors en maître dans ma bulle d'étoile de l'époque que je me suis mise à préparer six jours avant la date fatidique, rien que ça!
Au final, de l'adhésif utilisé en kilomètres, les cartons Castorama comme amis fidèles et une organisation de rangement précaire qui m'a valu par la suite d'entamer une véritable chasse aux trésors tant je ne retrouvais plus rien. Un peu comme si vous vous aperceviez à la dernière minute que vous avez oublié de ranger tel ou tel accessoire dans la boîte destinée à cet effet et que vous le glissez à l'arrache dans un endroit totalement imprévu et qui le rendra inaccessible jusqu'au moment surprise de vos heureuses retrouvailles!
Ma bulle d'étoile, pourtant si précieuse, ne ressemblait plus à rien sauf à un espèce de machin tout vide et fichtrement glauque dans lequel il m'a fallu vivre pendant encore presque une semaine, zigzaguant parmi mes affaires éparses, mon dressing en mode apocalyptique, des chaussures dépareillées (horreur!), deux trois produits de beauté seulement et pas un seul exfoliant en vue (horreur bis!), un frigo passablement désert, ma tasse Marsupilami et plein d'autres bibelots encore dont j'ignorais jusqu'à l'existence depuis un bon bout de temps.
Comptez par-dessus ça la poursuite de mes activités quotidiennes et pédagogiques, des allers-retours incessants et éreintants munis de cartons plein à craquer entre ma bulle d'étoile et l'appart' 2.0, quelques déboires avec ces *** de fonctionnaires de la Sécurité Sociale (toujours en cours de négociation), le concert de Yaël Naim dont vous avez pu admirer la superbe critique un peu plus haut dans ce blog, les tentative fructueuses ou non de rangement, et tout ce qui constitue avec les nerfs à fleur de peau en prime, les petits bonheurs des déménagements.

Je n'omettrai pas non plus cet horrible incendie dans ma bulle d'étoile qui m'a horrifié au réveil un dimanche matin, voyant avec une terreur non feinte de la fumée pénétrer dans toute la pièce, de plus en plus noire et de plus en plus dense. L'odeur était irrespirable, le tout perdurait et j'ai sauté dans mes baskets au plus vite, emportant avec moi portefeuille et téléphone portable avant de filer vers l'extérieur par l'escalier de secours, à moitié dans les vapes et le coeur battant à la chamade... Dans mon coin, je songeais que ce serait un cauchemar éveillé que de tout voir partir en fumée à quelques jours du déménagement en étant totalement impuissante.
Dehors, des voisins sortis comme moi en pyjamas (sous la pluie battante) regardaient la résidence pourtant intacte.
S'en est suivi le grand débarquement des gardiens puis des pompiers (huit en tout car je les ai comptés ^^). Mais moi, bien paniquée je dois l'avouer, j'étais seulement livide. Même pas pensé à mater le jeune pompier dynamique et beau gosse, c'est pour vous dire...
J'attendais juste le résultat qui fut décevant et rageant à la fois. Il s'agissait en fait d'un pauvre feu de poubelle (merci les fumeurs qui n'éteignent pas leurs clopes et la jettent machinalement, je vous hais!) qui avait mis feu à tout le conduit du vide-ordures. Naturellement, ça tombait sur le mien (une bonne dizaine de conduits dans la résidence en tout) et vivant dans une pièce unique, l'odeur et la fumée épaisse ont bien mis 24h avant de s'évaporer enfin, aération continuelle à l'appui.
Ah oui décidemment, ma vie est une lutte perpétuelle!

Inutile donc de préciser que quelques crises de larmes furent au rendez-vous sans bien trop savoir pourquoi. Je suis comme ça moi, la pression trop forte et je craque! Alors j'ai craqué et puis encore craqué au fur et à mesure que la bulle d'étoile se dénudait, que les instruments de musique désertaient les lieux, qu'il ne restait plus dans mon dressing qu'un vieux slim, deux tops délavés et une paire de bottes usées...
J'ai craqué devant la disparition de mes effets personnels expatriés à l'autre bout de l'arrondissement (oui car il faut bien vous le dire, j'ai vraiment déménagé très très loin dans Paris ^^), devant l'abandon de mes peluches, devant le tri incessant qu'il m'a fallu faire malgré moi...
Et tout ce craquage telles les grandes eaux de Versailles, anti-économique en paquets de mouchoirs m'a finalement été profitable puisque voilà, le jour du déménagement, digne jusqu'au bout des ongles, je n'ai eu ni la larme à l'oeil ni un pincement au coeur ni une quelconque émotion négative. Juste de l'empressement, de la hâte et de l'excitation. Parce que, sans être de mauvaise foi, ma bulle d'étoile sans mes jolis meubles et ma petite touche personnelle avait carrément perdu de son éclat ;)
Moi qui songeais alors à bien m'hydrater le jour J pour remédier à des torrents de pleurs, je me suis plantée sur toute la ligne et c'est finalement à la bière que j'ai fêté mon arrivée dans le lieu de mes futures aventures liviennes... Hips!

-Livy-

Illustrations:
Quelques bribes d'une fragile b
ulle d'étoile en souvenir...
... et sa vue pendant trois ans,
par une matinée de printemps...

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18 avril 2008

I'm back...

Balcon_Bleu

Billet totalement provisoire
En attendant l'arrivée d'internet à la maison
La TV, le téléphone fixe et toute installation vitale digne de ce nom
Et alors seulement,
Je vous pondrai un véritable roman!

.

Mission achevée:
Me voici toute entière et depuis une semaine déjà dans la nouvelle version de ma bulle d'étoile, version 2.0
Flottant au beau milieu d'une nouvelle vie, pas tout à fait désagréable dans sa réalité aléatoire.
Flottant tout court d'ailleurs, sur un petit nuage moelleux, qui semble s'éloigner progressivement du noir gris, virant même au rose parfois (ou presque).
Installée comme une princesse dans son petit salon cosy où il n'y a même plus un seul carton pour y traînasser comme un couillon ^^
Prise d'une folle frénésie d'achats décoratifs mêlant avec bonheur jeux de lumière et papiers vinyles, dans un élan de rouge bordeaux délicieusement sensuel et convivial.
Tournoyant chaque jour dans des boutiques hautes en couleurs et en idées, à transformer l'endroit en un lieu magique et hors du temps, petite niche tamisée que l'on ne voudrait plus jamais quitter...
A me ruiner.
(Youhou, mon banquier...)
Et tellement plus encore!

° ° °

Dure mission tout de même que d'en arriver là...
De péripéties en aventures, d'espoirs en incidents, de bonnes surprises en grands changements, j'ai basculé en l'espace d'une semaine dans un monde tant éloigné des mois précédents que je m'y perds et m'y reperds, tout en m'y retrouvant un peu, et surtout en retrouvant celle que j'étais avant (mais avant qui quoi, hein?)
Comptez parmi cela un emploi du temps ultra booké à parcourir moultes Ikea, Habitat, Conforama, Zara (pourquoi finissent-ils tous donc en "A"?), mélanger vis et clous dans un pêle-mêle magique et surtout tenter une approche approximative mais passablement féminine du bricolage selon moi-même avant de passer le relais au meilleur ami un tantinet plus doué et sur qui je peux exercer au moyen d'ordres et de conseils directifs en tout genre, mon pouvoir de tyran dans toute son ampleur ^^

° ° °

Tout ceci enfin ne serait rien encore sans les prises de tête pour bien agencer la bibliothèque, le classement de la paperasse, les milliers de trucs amassés en trois ans et puis finalement jetés en trois minutes, le tri de mes cd par variété française/variété internationale et par ordre alphabétique (maniaque power, quand tu nous tiens), et cauchemar des cauchemars, le gigantesque dressing à réorganiser du tout au tout sans parler de mon top préféré qu'il m'a fallu 48 heures pour retrouver!

° ° °

Je continue?
Eh bien non, trois fois non! Je crois qu'à trop m'égarer, j'en ai oublié l'aspect provisoire de l'article...
Je pourrais alors vous évoquer mes sorties cinés, girly ou expos (oui car je suis une fille multitâches et que ma semaine fut plus que trépidante) mais les autres billets que je m'apprête à concocter s'en chargeront bien mieux...

° ° °

Le week end débarque et s'empare de nous,
Having fun!

-Livy-
Illustration: le balcon de mon
ancienne bulle d'étoile...

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11 avril 2008

"Tel un chameau nomade..." [ou l'art du pléonasme]

Carton

"Les déménagements sont les mouvances de l'existence,
Ca bouleverse, ça empêche l'habitude."
Louise Portal


Un billet de plus ici-même,
Un billet mouvant car en plein déplacement!

~ ~ ~

Ce n'est pas un au revoir,
Encore moins un adieu,
Ce n'est pas un arrêt temporaire du blog
Ni une petite pause pour cause personnelle non dévoilée,
Non, rien de tout ça...

~ ~ ~

Rien sauf que le jour J arrive enfin,
Le jour du déménagement
Ruminé, redouté et puis peut-être finalement attendu
A défaut d'avoir été désiré...
[la dure loi d'être locataire quand le bail ne se renouvelle pas]
C'est qu'on ne me déplace pas si facilement moi
Et après être en train de vivre mon sixième déménagement en huit ans,
J'aspire maintenant à une vie de propriétaire désespérément sédentaire...
... Jusqu'au prochain round!

~ ~ ~

Alors en attendant, je plie bagages pour un court laps de temps
Et emmène mon petit blog dans les cartons
Avec tout le reste de ma bulle d'étoile,
En espérant lui donner à manger plein de nouveaux billets pour très bientôt!
[très bientôt incluant le temps qu'il faut à Orange pour réinstaller ma connexion internet dans mon nouvel appartement^^]

~ ~ ~

Et où serai-je moi?
Ici et là-bas. Mais plus là-bas parce qu'ici, ce sera vide.
Nettoyant, lustrant, rangeant au beau milieu de souvenirs étendus pêle-mêle,
Un peu hésitante entre le passé et le futur
Mais dansant à l'idée de recommencer une nouvelle vie dans un nouvel endroit
Et épuisée de surcroît! [ne jamais oublier que je suis une paresseuse de naissance]
Palpitant programme en perspective, donc.

~ ~ ~

Je m'imagine déjà en train de traquer du meuble Ikea et de la déco chic, de tenter un intérieur cosy [essentiellement constitué ces prochains jours de cartons en vrac] et un idéal Feng-shui incertain.
De pester car je ne pourrai plus shopper online...
[plus d'internet + rangement du dressing déjà existant = pas le moment idéal]
... Et que je n'aurai plus le temps de vous voir beaucoup.
[ce qui est déjà le cas depuis un mois!]

~ ~ ~

A mi-chemin entre Valérie Damidot et une bricol' girl assurément trop blonde, je m'en vais croquer du déménageur/décorateur, patienter à la Poste durant des heures pour qu'ils daignent s'occuper de mon changement d'adresse, me présenter au couple de gardiens de ma nouvelle résidence et plein d'autres choses passionnantes encore!
Bridget, Lisa, Betty et les autres peuvent aller se rhabiller,
Moi aussi il m'arrive des trucs dans la vie!

La suite très bientôt,
En textes ou en photos ;)

-Livy-

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19 mars 2008

Des nouvelles du front

Tous_egos

A  l'aube de tous les changements, je navigue dans un brouillard plutôt épais qui laisse devant moi mon avenir flou et ma petite personne perplexe...
2008 est en train de passer à une vitesse déconcertante certes, mais ne m'a pas apporté pour l'instant les idéaux tant souhaités. Bien au contraire, c'est plutôt une sorte de continuité de l'automne 2007, peuplée de tracas et ennuis en tous genres, contrariétés et j'en passe, qui viennent gentiment meubler mon quotidien quand je ne leur demande rien! Pas de place à l'ennui, guère plus à la quiétude. Chez moi, les rebondissements font la loi. Et je trace ma route au milieu de tout ça.
J'en viens même à avoir des envies de m'expatrier sur une île déserte, avec une guitare, un piano, un ipod, un ordinateur, mon dressing... Bref, à peu près tout sauf des gens quoi. Parce qu'en ce moment, les gens, même amis, ont une fâcheuse tendance à me blaser/décevoir/gonfler leur ego (rayez la mention inutile) profondément et j'en développerais presque l'envie de devenir une no-life avertie.
[Ce serait sympa de me prendre au second degré quand même, hein]
Vous l'aurez sans doute compris, la chance n'est donc pas encore au rendez-vous pour le moment mais la roue tourne m'a t-on dit...
[Roue, je t'ordonne de te dépêcher!]
C'est que le grand chamboulement commencé il y a quelques mois ne pouvait que laisser des traces ou amener de l'inattendu et il ne s'est pas gêné! Petit à petit donc, une nouvelle vie se met en place, qui ne ressemble pas à grand chose pour l'instant mais dans laquelle je tente de récupérer de petits bouts familiers, histoire de me raccrocher à quelques branches, ne serait-ce qu'un souvenir enfoui...
C'est qu'à mi-chemin entre tout et rien, on se sent toujours un peu perdue finalement.
La notion de "prendre un nouveau départ" raisonne chaque jour dans ma tête comme un refrain lancinant. Angoissant.  C'est que ces mots-là "nouveau départ" possèdent toujours une petite signification paradoxale, à la fois pourvue d'espérance et d'appréhension. Et peut-être même d'un soupçon de refus quand on y pense...
Alors, dans cette nouveauté que tous les jours je découvre, je dois aussi mettre et admettre le mot "fin" sur beaucoup de choses de ma vie. Des actes, des moments, des souvenirs qui ont fait de moi ce que j'étais jusqu'alors.
La difficulté même réside justement en cette finalité, cette notion de renaître une fois encore et de ne pas trop savoir pourquoi au juste ça tombe maintenant et pire encore,  si l'on va y parvenir avec succès ou pas. Cette obligation qu'on a de devoir se séparer de ce qui nous tenait à coeur pour créer un nouvel univers. De trouver la force d'aller plus loin et d'affronter ce qu'on ne connaît pas.
Oui, parce que cela va sans dire, c'est à la fois palpitant et démotivant que de devoir tout recommencer, étapes par étapes alors qu'on pensait être tranquille un petit moment.
[J'avoue être un peu blasée sur ce coup-là et pas très décidée, mais soit.]
Que de devoir continuer à mener sa vie à bien tout en lui donnant de nouvelles teintes.
Et par-dessus tout, de rester soi-même....
Somme toute, c'est un gros défi qui m'est tombé sur le coin du nez, un très gros défi même et je ne sais pas encore si j'ai envie de le relever ou pas mais quelque chose me dit que je n'ai pas trop le choix.
Qu'émotive ou pas, ma vie actuelle ne sera bientôt plus la même car existant toujours mais sous une autre forme. Et c'est évident que je le déplore. Mais en même temps, j'ai envie de savoir, poussée par mon accaparante curiosité, ce qu'il va bien pouvoir m'arriver encore de bon ou de mauvais.
[Et l'avantage, c'est que je commence à être parée!]
J'essaie de me dire, peut-être pour me rassurer un peu j'avoue, que je tenterai le tout pour le tout afin de reconstruire mon univers, ma "bulle d'étoile", peu importe l'endroit et peu importe les gens qui m'entoureront... ou pas.
Inutile de préciser que je suis en pleine période de questions existentielles qui-ne-mènent-nulle-part mais on le serait à moins... Et la traversée rencontre quelques trous d'air, vraisemblablement!

*

Parce qu'un nouveau départ donne des envies de nouveauté globale, j'ai par la même occasion décider de changer de tête
[Il paraît que psychologiquement, ça s'explique très bien ^^]
C'est encore tout récent mais le résultat n'est pas si déplaisant, d'autant plus qu'en franchissant la porte de chez le coiffeur, j'étais juste décidée à couper quelques centimètres, histoire de structurer un peu la coupe mais sans grand changement.
En fait de structure, je me suis offert un petit relooking capillaire agrémenté d'un massage du cuir chevelu bien mérité.
[Et le stress, vous en faites quoi vous, du stress?]
J'ai donc commencé par accentuer un peu ma décoloration "châtain clair"
[Gare aux mauvaises langues qui oseraient me trouver blonde, je tiens à mes neurones!]
et tenter un dégradé plutôt accentué sur les longueurs, donnant ainsi un petit effet décoiffé, très rock n'roll.
[Et les cheveux un peu moins longs par la même occasion]
Sur le devant du visage, je me suis carrément lâchée. J'ai osé l'impensable. La frange!! Je n'y avais pas resongé depuis 2004 au moins et encore, à l'époque, il s'agissait plus de quelques petites mèches perdues sur mon front que d'une vraie frange à proprement parler. Mais cette fois-ci, elle est devenue bien réelle: très raide et coupée en biais, afin de s'harmoniser avec la raie sur le côté dont je ne me sépare plus. Et c'est dire si quelques mèches de cheveux, ça peut vous changer un visage du tout au tout...
Plutôt joli en fait, même si ça me donne un petit look bobo inévitable. J'attends seulement de voir ce que ça va donner avec le temps... Mais je me connais suffisamment pour savoir que si elle ne repousse pas comme je le désire, je risque bien de lui donner quelques coups de ciseaux magiques deci-delà à mes risques et périls certes, mais j'assumerai.

*

C'est donc bien coiffée [ou pas] que je vais aborder le déménagement.
J'en parle depuis tellement longtemps de ce déménagement
[Et par la même occasion, vous saoule avec le sujet]
que les travaux de rénovation m'ont paru durer une éternité et pourtant, ils n'ont pas été si longs que ça puisqu'ils se sont étirés sur seulement un mois. Sachez au moins qu'au moment de ce billet, ils sont à quelques détails prêts terminés et que je vais bientôt pouvoir démarrer les hostilités en transportant d'un point A à un point B ma petite vie dans mon baluchon, progressivement. Il fallait juste laisser le temps au temps en fait.
[Ah oui mais ça, moi, j'ai du mal!]
D'ailleurs, on aurait pu croire que le couplet d'intro sur mes questions existentielles et tout le blabla concernait exclusivement ledit déménagement mais même pas. Parce que tenter de démarrer une nouvelle vie, c'est terriblement plus complexe que des fringues et des CD dans un carton. Et que j'ose évoquer des subtilités légèrement sublimées. Comprenne qui pourra...
Comme quoi la vie est bien curieuse. J'ai fait un foin de tous les diables pour ne pas quitter ma bulle d'étoile et maintenant que le jour du départ est imminent, je ne sais qu'en penser. Ca me paraît un peu triste bien sur, mais pas si terrible que je l'aurais cru après tout. D'autant plus que les derniers mois passés ici ne m'ont pas été favorables, balayant d'un coup la foule de bons souvenirs qui pouvaient jusque là y régner.
C'est même affreux de l'avouer mais j'ai hâte de partir ma foi. Qui l'eut cru?
Il faut dire qu'il y a encore un mois, au moment où je publiais mon billet "Peinture Party", je me suis faite quelques grosses frayeurs avec le nouvel appartement. Entre les rideaux plastifiés turquoise et vert fluo, les petits détails cheap, la moquette marron claire, les carreaux marron foncé, la peinture orange dans les pièces d'eau et cette jolie frise représentant des grosses fleurs roses entremêlées, j'ai eu comme qui dirait un grand moment de découragement. Je n'étais plus si sure de moi quant au fait de pouvoir obtenir une décoration agréable, et zen de surcroît. J'avais peine à y croire. Je me sentais envahie par l'instant hippie, l'impitoyable "way of life" de "That 70's show", et j'exagère à peine.
Il m'a fallu faire travailler mon imagination pour me dire que je pouvais, à partir de ces couleurs vives, créer un home sweet home épuré, à mon image...
[Un grand merci d'ailleurs à ceux de mon entourage -celui surtout- qui ont oeuvré ardemment pour que le résultat soit à la hauteur de mes espérances et plus encore]
A présent, plus de chichis multicolores. Les murs sont exclusivement peints en blancs, parfois légèrement saumonés, me laissant une totale liberté de décoration future. Une fresque blanche façon "antiquité grecque" a recouvert les vilaines fleurs roses de la salle de bain et une moquette bleue similaire en tout point à celle de ma bulle d'étoile orne désormais le sol des pièces principales. Pour amener une petite touche de fun à l'ensemble, j'ai décoré les toilettes dans un esprit un peu "Matisse". Les pièces me semblent lumineuses et je parviens enfin à me projeter entre ces nouveaux murs.
Je me sens déjà l'âme d'une consommatrice Ikea, quelques idées me trottant dans la tête depuis quelques jours déjà et j'ai des envies folles de luminaires, créant ainsi des ambiances multiples au sein d'une même déco.

*

Et en attendant de shopper déco, je dépense mes fins de mois chez Etam, Promod, Zara, La City and Co. Parce que c'est pas comme si j'avais déjà des milliers de vêtements à déménager alors autant me compliquer un peu la tâche...
[D'autant qu'il devient de plus en plus difficile de trouver un endroit où caser les nouvelles trouvailles mais je n'en suis plus à un défi près!]
Ainsi, je suis tombée amoureuse d'une élégante robe en satin mi-saison à l'imprimé noir et blanc que j'ai additionné à une nouvelle petite robe noire [eh oui, une de plus!], une tunique bariolée dans les teintes de gris, un pull gris également à la découpe originale, une paire de ballerines vernies bicolores et deux nouveaux slims parce qu'il faut bien mettre quelque chose en bas aussi! Pour parfaire le tout, ma mère m'a fait don d'une de ses plus jolies robes noires [encore] d'un chic avéré et qui, il y a de nombreuses années déjà, me faisait pâlir de jalousie et d'envie. J'en viendrais presque à rêver qu'une invitation pour une soirée habillée me tombe de nulle part, rien que pour la porter!

*

Mais parce que je ne compense pas mon manque de réponses aux questions existentielles uniquement avec du matériel [quoi que...] l'état d'esprit un peu "merdique" [eh oui, il faut bien appeler un chat, un chat] dans lequel je me trouve en ce moment, il m'arrive tout de même au milieu de tout ça de continuer à créer. Et même beaucoup. Parce que je perçois la création comme un exutoire, même si je ne sais pas bien de quoi. Et que c'est une façon pour moi d'utiliser une sorte d'horloge à remonter le temps, totalement virtuelle.
Au final, l'écriture de mon roman se poursuit de façon un peu aléatoire car, en grande insatisfaite que je suis, j'écris beaucoup, mais j'en efface aussi les 3/4, ce qui ralentit considérablement mon rythme de croisière... Je change les chapitres selon mon état d'esprit, remodifie la trame, le ton, la concordance des temps et trouve toujours un je ne sais quoi qui ne me plaira pas complètement! En un an, j'aurais bien pu l'écrire quatre fois ce fichu roman et pourtant, il demeure toujours inachevé parce qu'il y a sans cesse ce petit hic qui m'empêche d'aller plus loin: trop d'espoir dans l'écriture, pas assez d'espoir, trop glauque, pas assez glauque... Une sorte de barrière invisible à franchir pour avancer, un peu comme dans ma vie du moment si je me permets la comparaison.
Peut-être en fait aurais-du continuer l'écriture de nouvelles plutôt que de me lancer directement dans un thriller psychologique!
Heureusement que l'écriture des chansons se fait plus fluide. Lancée dans mon quatrième album [fictif, je précise] depuis janvier déjà, je multiplie les morceaux autour d'un thème récurrent qui n'est pas sans rapport avec l'automne 2007 et tout ce qui s'en est suivi. Evidemment, l'inspiration se fait plus habile avec un thème qui m'est cher et par chance, je parviens à trouver des mélodies qui me conviennent à peu près et diffèrent des chansons précédentes. Les rythmes évoluent -ma pire crainte demeurant la non-évolution-, je tente d'étoffer et d'enrichir l'ensemble. Bref, je progresse, ne serait-ce qu'un peu.
L'entraînement intensif depuis Noël sur ma "Katsee" de guitare électrique m'a d'ailleurs permis une meilleure maîtrise de la classique, il serait donc dommage que je ne la mette pas à profit. J'ai renoncé pour l'instant à mon idée de création de morceaux très rock en anglais, car si je n'abandonne pas l'envie d'un travail moins acoustique et plus pêchu, toutes les pensées qui me viennent pour le moment sont en français et je me dois de régler mes comptes avec la vie dans la langue de Molière et par la musique avant d'aller plus loin. On appelle ça une thérapie douce, je crois. Mieux qu'un psy et fichtrement plus économique.
En même temps, personne pour entendre le travail fini si ce n'est l'oreille attentive d'un meilleur ami, d'un papa curieux et d'un voisin furieux!
[Trois heures du matin, il paraît que ce n'est pas une heure pour pousser la chansonnette. M'enfin?!]
A quand une maquette, si seulement je le savais! Et moi en attendant, je répète mes propres textes à tue-tête sous la douche ou dans l'ascenseur, c'est d'un glamour...

*

Ainsi va ma p'tite vie... Je vous passe les épisodes cinématographiques multiples, sessions Starbuck + restos, lectures à gogo, balades à Paris, pauses en famille à Chantilly, soirées en tout genre et journées girly.
[Il faut bien que je profite un peu avant de me réfugier dans ma vie de no-life ^^]
Je vous fais gré de mes péripéties pédagogiques. J'omets mes crises de doute, d'angoisse, de cynisme, d'espoir, d'envie, de pleurs, de rire, de souvenirs, de colère, de rêves, de cris et j'en passe.
[Même si j'ai tout de même bien esquissé le sujet]

*

Je retiendrai néanmoins l'anecdote truculente de la semaine dernière puisque ça n'arrive pas tous les jours tout de même qu'une pelleteuse chargée de démolir l'immeuble insalubre accolé à ma résidence se retrouve à sectionner tous les fils électriques d'un coup, manquant ainsi de provoquer un début d'incendie et pire, de dénuder une conduite de gaz!
Au final, plus de peur que de mal. Je me suis juste retrouvée chez moi dans le noir total parce qu'évidemment, la nuit venait tout juste de tomber quand la panne d'électricité a fait son apparition... Un peu paniquée - et puis, je devais sortir de toute façon- j'ai descendu quatre à quatre les marches des étages grâce à la faible lueur de mon téléphone portable. Pas un poil de lumière. Rien. Et la descente qui n'en finissait plus! J'ose espérer qu'il n'y avait personne dans les ascenseurs quand on sait que la coupure a duré entre 19h et 23h30...
Dans la cage d'escalier, c'était d'un glauquissime absolu. Du cinquième, j'entendais de vieux bruits de fond, des voix déformées qui résonnaient, des souffles. Des bruits de pas rapides aussi. Et puis un silence de quelques secondes, pesant. L'espace d'un instant, je me suis crue dans Cloverfield, le vilain monstre en moins.
[C'est dans ces cas-là qu'on se dit qu'on va trop au cinéma ^^]
Une fois dans la rue, c'était une vision d'apocalypse certes, mais il faisait beaucoup plus clair là au moins. Rue barrée de tous côtés, camions d'Edf-gdf, les pompiers (mmm!), des gens partout, des pins pons... Et un gentil technicien à qui j'ai demandé quelques explications et qui m'a répondu souriant:
"Oh, avec le gaz, ça a failli tout faire sauter, mais maintenant c'est fini, tout va bien."
C'est ça, tout va bien.
Quand je vous dis qu'à présent, j'ai presque hâte de déménager, moi...
[Soupir]

-Livy-
(Ego trip)

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23 février 2008

L'effet boule de neige

Ski_Acrobatique

On les attendait, les vacances d'hiver sont arrivées,
Tout le monde est parti skier et les malchanceux restés là sont en train de pester...
Tous, sauf moi.
Moi qui me réjouis...
Rien que de m'imaginer sur des skis
Et je bénis l'idée de me retrouver sans congés, avec un déménagement sur le dos, en plein Paris!

° * ° * °

Pourtant, ce n'est pas comme si je n'étais jamais allée à la montagne de ma vie, loin de là. Je crois bien qu'à l'âge de deux ans, mes parents m'y emmenaient déjà. Et c'est tout naturellement qu'un an plus tard, j'exhibais, fière et assurée, mes tous petits skis au jardin d'enfants, dernière image d'une fragile vocation...

Je suis peut-être une exception mais le ski est un phénomène étrange que je n'ai jamais vraiment compris. Pourquoi donc se mettre des trucs ingérables aux pieds alors qu'on pourrait tout simplement marcher? Ah oui, pour glisser...
Moi, j'ai sans doute du glisser un peu de trop.
Et si je n'ai pas ressenti l'adrénaline, c'est parce que se prendre des sapins, ça rend forcément idiot.
Alors oui, le ski et moi sommes fâchés!
Peut-être est-ce une réminiscence de mes huit ans, le jour où la monitrice m'a perdue dans la montagne, un après-midi de février et que j'ai commencé à m'en inquiéter en voyant la nuit tomber...
Peut-être une peur panique du télésiège suite au visionnage intempestif des "Bronzés font du ski" et aux mésaventures de Jean-Claude Dusse, mon héros.
Ou peut-être pas.
J'ai tout de même franchi le cap de la deuxième étoile [avec grandes difficultés] mais je soupçonne fortement mon père d'avoir soudoyé le moniteur pour me la donner. D'ailleurs les soupçons sont plus qu'avérés, il me l'a avoué! Concrètement, mon seul trophée dignement mérité reste l'ourson, et encore, parce que j'étais motivée.

J'aurais bien pu me rabattre sur l'activité merveilleuse qu'est le patin à glace. Malheureusement pour moi, j'ai une capacité plus qu'étonnante à ne pas savoir me servir de mes pieds quand on les chausse d'objets bizarres. Les patins, tout comme les skis, en font partie [curieusement, les talons aiguilles ne sont pas inclus dans le lot]. Rien qu'à Paris, l'échantillon plus que révélateur de ma douce silhouette sur des rollers m'a convaincu de façon définitive qu'essayer les patins à glace entraînerait inévitablement un passage-express par la case "Urgences" de l'hôpital de proximité. Et c'est ainsi que j'ai renoncé.

Après un bref détour par la lubie "ski de fond" qui, somme toute, ne m'a pas déplu mais m'a fait réaliser que je ne me sentais jamais aussi à l'aise qu'entourée de personnes du troisième âge et m'a flanqué des courbatures pour tout un solstice, j'ai décidé dans un élan téméraire de retenter le ski alpin.
Un échec évidemment, perturbateur de la balade en cours, qui m'a attiré les foudres familiales et a convaincu mon père [encore lui] de lâchement m'abandonner dans un jardineige, sorte de prairie à vaches réservée au premier âge.
Dépitée, j'ai donc tenté sur une surface plane une approche aléatoire mais réussie du dérapage "pas du tout chasse-neige" qui m'a valu de rencontrer mon premier copain, parce que lui non plus ne savait pas skier et avait été planté là par des parents désespérés ^^
Comme quoi, déjà à l'époque, j'étais destinée à rencontrer des boulets...

Fin douteuse du ski alpin, je me suis mise à la randonnée.
Mais là encore, rien n'a fonctionné! Fatigue, problèmes certains d'orientation et paysage tout blanc à répétition, on ne peut pas dire que ça m'ait transcendé... Et ce n'est certainement pas la flaque de boue dans laquelle j'ai lamentablement dérapé qui m'a fait changer d'avis! Tellement furieuse que la montagne, je n'y suis jamais retournée!
Depuis l'âge de quinze ans alors, je campe sur mon idée que non décidemment, ce n'est pas fait pour moi.
Je n'aime pas la neige, je n'aime pas le froid.
Les flocons sont certes très romantiques, très jolis mais non, merci.
Exit la sensation éternellement ouatée,
Les combis anti-sexy, le baume à lèvre blanc, les bonnets,
Les lunettes, salopettes molletonnées et autres gants,
On ne peut même pas y bronzer uniformément!

Et puis moi, à la montagne, je suis purement et simplement la réplique féminine de Gad Elmaleh:
--> Le sketch <--
(le son est mauvais mais les vidéos de Gad se font rares sur internet...)

-Livy-

Tout juste un peu déçue de ne pas pouvoir profiter de la tartiflette et des moniteurs,
Seules valeurs sûres des hauts sommets...

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12 février 2008

Peinture Party

Arc_en_ciel

J'en parlais depuis des semaines, des mois...
Un déménagement imminent plane sur ma petite vie,
Et je profite tant que je peux des derniers moments ici,
Car ici, j'en pars peut-être incessamment sous peu
Mais c'est "chez moi" et c'était tout mon univers.
Alors j'en savoure chaque frêle instant,
Chaque minute qui passe,
A écrire, composer, photographier le moindre détail
Et me laisser aller à mes rêves passés ou à mes projets d'avenir
Car j'ai besoin de souvenirs pour avancer...

*

Cette fois-ci, pas de doute,
L'heure du changement a sonné,
J'ai signé mon nouvel appartement pour de bon,
Suis repassée par la case départ, loin de la rue de la paix
Et en perdant plein d'euros de surcroît
Mais sans doute pour une noble cause,
La cause des chanceux propriétaires ^^

*

J'ai des envies d'aller plus vite que la musique
De m'expédier ici ou ailleurs,
Pourvu que je m'y sente bien...
Je me torture déjà la cervelle avec des centaines d'idées de décoration,
Des envies de nouveaux meubles, de nouveaux objets
Alors que je ne sais même pas encore où les placer!

*

Pas à pas,
Les petits détails de dernière minute se précisent,
Les choses à revoir s'organisent
Pour un home sweet home flambant neuf
Et débordant de féminité,
De créativité ou d'un je-ne-sais-quoi
Aux allures de salle de musique personnalisée
Bibliothèque à l'appui naturellement,
Et pour le moins parsemé de mon dressing sacré.

*

Comme à mon habitude,
Je joue la carte du paradoxe
Et oeuvre de toutes mes forces pour un intérieur épuré,
Qui me rappelle mon nid, ma "bulle d'étoile"
Mes petites manies, mes habitudes de fille,
Mais dans esprit de totale nouveauté...

*

Alors aujourd'hui, pour de bon,
Après réflexion,
Je déclare ouverte ma toute première "peinture party",
Dans un élan de blanc
et de couleurs pastelles légèrement saumonées,
Début en douceur d'une longue série
De travaux de rénovation,
Prémices de mon installation...

-Livy-
( Et il y a du boulot!)

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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