Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

23 août 2008

Au cinéma cet été [Part one]

Au cinéma cet été donc... pas grand chose.
Pas grand chose du tout même, à l'exception de films qui ne me correspondaient décidemment pas, ne serait-ce qu'un peu, tant et si bien que j'ai souvent préféré mes amis dvd au charme indéniable des salles de cinéma et que naturellement, me perdre dans un fauteuil moelleux pendant quelques heures m'a un chouïa manqué malgré moi.
C'est que, si par le plus grand des hasards, vous aviez espéré entendre parler ici-même des blockbusters dont on nous a assommés pendant deux mois -et dont on nous assomme encore-, c'est bien dommage parce que ce ne sera pas le cas.
Alors oui, j'ai entendu de ces films de nombreux d'échos, plutôt enthousiastes je dois dire, puisqu'apparemment réussis et distrayants, surprenants parfois, et à prendre au deuxième (troisième?) degré, ils ont attiré un très large public tout au long de l'été... Et, de fil en aiguille, ce ne sont donc pas les occasions d'aller assister au spectacle qui m'ont fait défaut!
Certes. Mais malgré moi, je n'y suis pas parvenue.
Les Hancock, X Files, Hulk, troisième Momie du nom, nouveau Batman et autres Wanted ont un peu eu le don de décourager ma motivation à me déplacer au cinéma en même temps qu'ils encourageaient ma procrastination, de plus en plus latente ces derniers temps, et c'est ainsi que je me suis vue compter mes séances dans les salles obscures sur le bout des doigts.
Sur le bout des doigts donc, j'ai souvent été déçue.
Et au milieu de ces légères déconvenues, j'ai trouvé en certains films un intérêt... ou pas.
Le temps pour moi d'effectuer de vagues réminiscences de mes pérégrinations cinématographiques de l'été.

*

Jolie surprise

Le_premier_jour_du_reste_de_ta_vie

Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon
Ca parle de quoi?
"Le premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, tendres, douloureux ou bouleversants, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain."

Un film d'une sensibilité poignante sur fond des années 90, bande-son au charme nostalgique à l'appui, et qui n'a cessé de me convaincre du début à la fin tant il brille de sincérité et de justesse.
Le réalisateur a suffisamment su trouver un rythme entraînant, des dialogues perspicaces, des personnages vrais et des situations réalistes pour en jouer à merveille et donner alors à son oeuvre une nostalgie de rigueur et quelques moments édulcorés, tout simplement beaux et bien loin de tomber dans de mauvais clichés.
Tendre et délicat, pudique et discret, le film sait se faire sobre au beau milieu d'une vision de la famille touchante et attachante à souhait, dans le bonheur comme le malheur; une vision souvent bien pensée au sein d'une vie qui peut parfois dévoiler de mauvais tours...
Mais si l'émotion gagne en intensité tout au long de l'histoire tandis qu'on suit avec délectation l'évolution des personnages, c'est pour mieux laisser une touche d'humour se glisser de scènes en scènes, avec cette légèreté qui désarme de façon charmante lors des passages dramatiques.
Le processus d'identification opère alors en finesse tout comme la magie de cette famille soudée malgré elle et c'est au final une belle leçon de vie qui nous est dévoilée, rayonnante par son imperfection même et touchante de vérité.

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Mitigé

Sagan

Sagan de Diane Kurys
Ca parle de quoi?
" "Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douleur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse."
Evocation de la vie mouvementée de la célèbre romancière Françoise Sagan, à partir du succès de son premier roman Bonjour tristesse écrit lorsqu'elle avait dix-huit ans."

S'il est bien une chose à reconnaître à ce long-métrage, c'est l'interprétation stupéfiante de Sylvie Testud, bouleversante de réalisme dans la peau de la romancière et dont la ressemblance physique pourrait presque paraître terrifiante tant elle est incroyable.
Le film, emprunt d'une féminité gracieuse que l'on ne peut lui enlever, a en lui ce parfum de tristesse qui le rend attachant et cynique, futile parfois, un peu blasé aussi, à l'image de Françoise Sagan et de sa personnalité tourmentée et paradoxale.
Il puise sa force au sein de nombreuses citations de l'auteur et de ses mots, puissants et justes, qu'il sème à l'infini et se gorge de vérité, la vérité avec un grand V, tout aussi bien pour dépeindre le caractère de son héroïne de la réalité que les évènements importants qui ont marqué son existence à tout jamais.
Pourtant, perdu dans les méandres de la vie irrégulière et agitée de Sagan, riche de tant d'expériences, le scénario s'égare parfois un peu trop, tire en longueur et s'il laisse primer l'aspect psychologique de la romancière, il en omet son côté sulfureux.
Françoise Sagan était en effet un personnage trouble et ambigu, excessif en diable et sa vie possédait tout le relief et le romanesque nécessaire pour faire du film un véritable petit chef-d'oeuvre.
Mais les lenteurs répétées et décemment voulues par le réalisateur font à mon avis perdre ce côté romanesque que j'aurais tant souhaité voir mis en avant, le laissant transparaître à tout moment certes mais avec un manque d'énergie évident qui ne permet pas au spectateur d'entrer dans cette ambiance de tous les excès, le positionnant alors toujours en retrait par rapport au film et dans une prise de recul psychologique assurée plutôt que dans le vif du sujet.
Un bémol donc mais un plaisir de redécouvrir Sagan, son oeuvre, sa personnalité, dans tout ce qu'elle a de plus complexe et originale, et une fin de film très belle, plutôt lyrique et imagée, en totale cohérence avec la fin de vie d'un personnage qu'on n'est pas prêt d'oublier...

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Déception

Mes_amis__mes_amours

Mes amis, mes amours de Lorraine Levy
Ca parle de quoi?
"Deux pères de famille célibataires, amis mais radicalement différents, réinventent la vie en s'installant sous un même toit à Londres et s'imposent des règles qu'ils auront bien du mal à définir et plus encore à tenir."

Mes amis, mes amours... Je ne m'attendais assurément pas au film de l'année et y suis allée l'air détachée et dans la ferme intention de me détendre et juste me détendre parce que soyons honnête, je savais très bien ce que j'allais voir et qu'une adaptation cinématographique d'un roman de Marc Levy a surtout pour but de posséder ce côté distrayant et léger, parfois un peu trop édulcoré à mon goût mais soit, que l'on retrouve dans ses nombreux livres.
Seulement là, j'ai été déçue et pas qu'un peu.
La pléiade d'acteurs du film me plaisait pourtant et m'a d'ailleurs encouragé dans mon choix et de plus, n'ayant pas lu le livre en question, je ne savais trop à quoi m'attendre sur le scénario alors je me suis dit pourquoi pas.... et j'ai eu tort.
Porté par une histoire de colocation mignonnette mais sans plus, j'ai découvert des personnages un peu trop plats à mon goût pour être vraiment attachants et un aspect niais qui m'a vraiment renfrogné parce qu'à côté, même les aventures des Bisounours pouvaient aspirer à la mention "trash"!
Ajouter à cela un petite musique mièvre lors d'un baiser sur fond de coucher de soleil ou encore deux mains qui se rejoignent amoureusement sur des draps blancs et vous obtiendrez une flopée de clichés comme je n'en ai pas vu depuis bien longtemps.
Les quelques passages savoureux et autres anecdotes liés à la colocation et amenant quiproquos et bonne humeur à cette fable sans saveur étaient certes les bienvenus pour égayer un peu l'ensemble et je les ai accueilli avec joie mais hélas pas suffisants pour sauver le film tout entier du vide intersidéral et de la candeur poussée à son paroxysme.
J'en garde cependant un bon souvenir et une franche rigolade entre amis aux moments d'émotions où l'on était sensé pleurer. Ce sont les gens dans la salle qui ont du nous détester ^^

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Ph_nom_nes

Phénomènes de M. Night Shyamalan
Ca parle de quoi?
"Une famille essaie de fuir un désastre naturel qui, en tuant toute âme humaine sur son passage, devient rapidement la plus grande menace de l'humanité."

Elle est loin l'époque du Sixième sens ou Shyamalan, par la magie du paranormal et plus encore le pouvoir des images, nous faisant trembler de peur et d'admiration.
Il nous avait déjà livré quelques films aux scénarios peu concluants ces derniers temps (Le village notamment), il signe (ah ah le jeu de mots! ^^) cette fois-ci avec son petit dernier un long-métrage guère plus attrayant.
La bande-annonce s'avérait pourtant palpitante, dévoilant quelques prises de vue plutôt alléchantes et des images chocs dignes d'un thriller réussi.
Malheureusement, si le thriller en question s'est effectivement avéré très bien filmé et plutôt impressionnant lors des trente/quarante-cinq premières minutes du film dans un rythme pour le moins haletant (suicides collectifs, morts à répétition...), la suite s'est bien vite essoufflée laissant apparaître une faille imparable: la pauvreté du scénario.
Envolée donc la belle mise en scène et les frissons garantis qui nous laissaient supposer un Shyamalan de circonstance; l'histoire s'avère au final peu cohérente, totalement tirée par les cheveux et un brin risible à bien y penser. Du coup, les séquences effrayantes laissent place à un manque de crédibilité certain et c'est bien malgré nous que l'on décroche, surtout quand le thriller vire au film catastrophe avec en prime, une jolie petite histoire d'amour dont l'homme est le trop gentil héro de la situation et surtout dont on se serait bien passé!
Dommage, ô grand dommage, le début était pourtant riche et prometteur...
Mais une chose est sure, je ne regarderai plus jamais mes plantes vertes de la même façon ^^

-Livy-

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06 juin 2008

Le printemps du cinéma [mais selon moi]

Parce qu'on ne peut pas tout faire en même temps et que je ne suis peut-être pas si multitâches que je le pensais, j'ai passé un temps fou dans les salles obscures ces trois derniers mois afin de tirer du cru cinématographique 2008 les pires navets tout ce qu'il pouvait y avoir de meilleur ... et ce, sans même le mentionner dans mon blog un tant soit peu!
Au programme, des soirées entières à enchaîner les longs-métrages, des après-midis pluvieux à me réfugier dans quelques cinémas de proximité et surtout, une pléiade de films visionnés, tous styles confondus, qui n'ont pas manqués de me surprendre, me faire rire, me décevoir, m'ennuyer, me distraire, me mettre les larmes aux yeux, me transporter... Bref, provoquer en moi une palette d'émotions aussi intense que variée, qui me fait demeurer encore toute frissonnante dans ce qu'elle a de positif comme de négatif et qui m'a permis une fois de plus de laisser libre cours à mon ressenti et mon esprit critique.
Un léger retour sur quelques films marquants s'imposait donc...

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A_bord_du_Darjeeling_Limited

A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
Ca parle de quoi?
"Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois..."

Coup de coeur de ce printemps, les mots me manquent quelque peu pour décrire ce "train movie" entraînant, aussi incroyable que touchant, décalé que mélancolique.
La profondeur du scénario, soigné tant par le choix des mots que dans les réparties percutantes des protagonistes l'emporte sur une légèreté apparente, légèreté renforcée par les aventures abracadabrantes de nos trois compères, tant et si bien qu'à mi-chemin entre une petite larme d'émotion et le sourire aux lèvres, on hésite encore.
C'est un film haut en couleurs que nous offre Wes Anderson cette fois, film dans lequel on voyage autant que les personnages, se laissant dépayser à souhait par le souci des détails et les couleurs envoûtantes qui nous feraient presque humer sur grand écran toutes les senteurs que peut offrir l'Inde.
Au milieu de paysages lointains et du périple inattendu de ces trois frères très "grands enfants" dans leur façon d'être,  une réelle sympathie gagne le spectateur pour ne plus le quitter et l'histoire, a priori simple et déjà vu d'une famille que la vie a séparé se transforme au final en une aventure drôle, tonique et subtile, teintée de moments forts et imprévisibles, déjantée parfois, un brin burlesque et forte en émotions oui, mais surtout bien loin des clichés que le pitch du film avec la mention "aventure humaine" mise en évidence pouvait laisser supposer.
A bord du Darjeeling limited est un film touche-à-tout, laissant derrière lui un parfum de spiritualité, un humour dévastateur, une quête de l'absolu et une vision critique de la famille et des relations humaines en général, porté par un trio d'acteurs talentueux et assurément crédibles dans leurs rôles respectifs.
Ajouter à cela un aspect gentiment décalé renforcé par le court-métrage d'introduction perturbant et charmant à la fois et le film prend toute son ampleur.
Un moment fort de ce printemps donc, et qui n'est pas sans rappeler un certain Little Miss Sunshine et autres films de cette lignée, dans un état d'esprit émotionnellement touchant et détonnant à la fois que décidemment j'apprécie beaucoup.

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Funny_Games_US

Funny Games US de Michael Haneke
Ca parle de quoi?
"Ann, George et leur fils sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l'été et retrouver leurs voisins et amis. Mais un mystérieux jeune homme, fort poli au demeurant, débarque dans leur propriété... Dés lors, les choses prennent vite une tournure étrange et débouchent sur une explosion de violence."

Un film trépidant que signe là Michael Haneke en effectuant un remake de son propre long-métrage réalisé en 1997.
Considéré comme choquant à l'époque et pas toujours très bien accueilli par la critique, il récidive en 2008,  imposant une nouvelle version assurément réussie, peut-être encore plus cruelle que la première, faisant alors monter l'intensité à son paroxysme au moyen d'un talent évident.
Pire qu'un film d'horreur dans sa violence contenue, son calme apparent et un jeu d'acteurs carrément époustouflant, Funny Games US nous fait frémir de terreur en possédant un atout majeur:  le scénario est loin de n'être qu'imaginaire car portée par le fruit d'une intelligence perverse et machiavélique, un telle histoire pourrait bien se produire dans la réalité.
Insoutenable par moments, le jeu malsain, minutes par minutes, gagne du terrain et le film, sorte de huis-clos terrifiant de manipulation, s'en va crescendo dans l'horreur et le cauchemar, laissant le spectateur à sa réflexion sur l'humanité et la violence qu'elle peut engendrée, réflexion voulue par Haneke de toute évidence.
La mise en scène est propre, impeccable même et dérange par ce trop plein de perfection qui ne peut qu'entraîner un malaise latent et une angoisse quasi-constante durant les deux heures (ou presque) de cruauté que nous offre le film.
La performance de Michael Pitt (déjà remarquable dans Last days de Gus Van Sant pour n'en citer qu'un) ne fait qu'accroître l'efficacité du film, plus stressant que percutant, et plus vicieux qu'effrayant à bien y penser.
Terrifiant, cruel, malsain, paradoxal, étrange, intense, pervers...
Autant de mots pour qualifier l'inqualifiable, et inoubliable, assurément.
Du grand art à mes yeux, où la souffrance poussée à son stade ultime et l'intelligence des bourreaux se trouvent transcendés par une bande-originale contrastée qui sied à merveille à l'ensemble.

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Deux_jours___tuer

Deux jours à tuer de Jean Becker
Ca parle de quoi?
"Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux mais un jour, il décide de tout saboter en un week end.
Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement?"

Parmi les films français sortis récemment, Deux jours à tuer, bien que présentant quelques défauts, me semble être le plus marquant tant par l'émotion évidente provoquée par le scénario que par le jeu d'Albert Dupontel dont le talent n'est plus à démontrer.
D'un cynisme avéré, le personnage principal, Antoine, a ce côté dérangeant qui provoque aussi bien la haine que la compassion dans une incompréhension certaine et une analyse complexe des émotions engendrées.
Si les scènes du début dégagent une ironie plaisante, le côté odieux d'Antoine, très présent notamment pendant le fameux moment du dîner entre amis, possède cet aspect jubilatoire et sombre qui nous force à aimer le personnage de par son côté brut, écorché vif, éternellement tourmenté et atteint de cette sorte de franchise démentielle qu'on lui envierait presque.
De fil en aiguille, Antoine se dévoile sans cesse un peu plus à nous, révélant une nature toute autre et emprunte de paradoxes.
Alors évidemment, les séquences tournées en Irlande présentent quelques longueurs...
Evidemment, la fin se laisse deviner un peu trop rapidement à mon goût, enlevant ainsi une part de crédibilité au film...
Mais pourtant, on marche quand même parce que les scènes se succédant sont jouées à la perfection et que l'émotion ne manque pas d'être au rendez-vous. Les dialogues, bien pensés, sonnent justes et prêtent à sourire autant qu'ils sont grinçants tandis que la souffrance du héros, communicative, heurte notre sensibilité.
Certains trouveront la fin un peu trop mélodramatique peut-être et pourtant, Deux jours à tuer s'achève comme il a commencé, sur une leçon de vie incroyablement bien racontée, touchante, prenante et dont la tristesse n'a d'égale que la beauté du film.

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Pêle-mêle

Plutôt pas mal du tout
Rec de P. Plaza et J. Balaguero
Deux soeurs pour un roi de Justin Chadwick
MR 73 de Olivier Marchal

Bien sans plus
Le grand alibi de Pascal Bonitzer
Cleaner de Renny Harlin
Les femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé

Distrayant
Jackpot de Tom Vaughan
Tu peux garder un secret? de Alexandre Arcady

Décevant
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg
15 ans et demi de François Desagnat

Hors-concours ;)
Horton de Jimmy Hayward et Steve Martino

-Livy-

Non, ce n'est certainement pas un oubli
que de ne pas avoir mentionné "Sex and the City, le film".
Mais pour lui tout seul,
J'écrirai un billet complet...

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26 avril 2008

Paris, Paris

Pour une raison indéterminée, j'aime les films qui contiennent le mot "Paris" dans leur titre...
Non pas que je me considère parisienne jusqu'au bout des ongles (même si les années passant, c'est peut-être un peu le cas) mais parce que l'image cinématographique de notre capitale dégage à mes yeux quelque chose d'incroyablement attrayant puisque indéfinissable.
Paris, c'est avant tout une aventure. Une pluralité, une mixité, une diversité...
La proximité de quartiers de caractère, tous plus différents les uns des autres, qui nous attirent comme ils peuvent nous rebuter parfois.
Paris est un paradoxe. L'odeur du métro se fait vite oubliée par une balade paisible dans un parc de la capitale. La mauvaise humeur d'un passant dans la rue s'achève là où commence un regard qui se croise puis s'intensifie.
Paris est un gigantesque cliché, drôle et touchant. C'est l'image type du romantisme et de l'amour à la française, idée totalement hallucinante mais qui traverse les frontières sur fond de tour Eiffel et nous fait doucement sourire tout en gardant ce côté un peu charmant de naïveté.
Paris est une ville d'espoir et de rencontres qui soudain peut s'éteindre, s'obscurcir d'un coup et se gorger de tristesse et d'effroi. Ou inversement.
Paris est une ville d'art, de culture et d'histoire... Elle étale ses monuments imposants et ses recoins oubliés, véritables petites perles d'architecture.
Elle se repaie d'évènements historiques intenses qui ont traversé les époques et qui, aujourd'hui encore, demeurent palpables.
Elle vit.
Le cinéma quant à lui est un rêve. Une évasion soudaine qui nous plonge dans une autre réalité, qu'elle soit proche de la notre ou s'en éloigne totalement, sorte de vie aussi mais parallèle cette fois.
Les deux, alliés, se nourrissent de la force l'un de l'autre pour nous offrir un côté magique que décidemment j'ai bien du mal à décrire mais qui me bouleverse car je le ressens au plus profond de moi.
Alors, dans le mot "Paris" au cinéma, sa prononciation, son intitulé, il y a ce petit quelque chose qui me fait rêver et me pousse à aller voir ces films qui en parlent et qui, chose curieuse, me déçoivent rarement...

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Paris_je_t_aime

Je ne cesserai jamais d'encenser Paris je t'aime, la très belle série de courts-métrages sortie en 2006 qui a réuni autour d'un même thème des réalisateurs de renom tels Gus Van Sant, Olivier Assayas, Wes Craven, les frères Coen, Alfonso Cuaron et bien d'autres encore...
Au fil des images,  se succèdent des histoires et des émotions, balayage moderne de notre capitale et brefs instants de vie immortalisés au sein d'un arrondissement. Les prises de vue se suivent sans se ressembler, les minutes défilent à un rythme plaisant, les réalisateurs y vont de leur touche personnelle et chose incroyable, la cohérence se trouve plus que jamais au rendez-vous pour nous peindre l'amour, urbain et inspiré, dans toute sa splendeur.
Les acteurs de talent se font nombreux et si certains sont étrangers (tout comme les réalisateurs d'ailleurs), c'est pour mieux apporter à l'ensemble ce petit plus et ce regard différent sur la ville de Paris, un regard que nous autres parisiens n'aurions certainement pas eu...
Le format court-métrage s'intègre parfaitement dans le tout et s'accorde une vie nouvelle, accessible à un public large.
Il en résulte alors un film merveilleux et invraisemblable. Exubérant et discret, bruyant et calme, suggéré et passionné. Un film au réalisme fantastique qui nous évade comme il nous ramène à la raison. Simplement. Vraiment.

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Dans_Paris

2006 fut aussi pour moi l'occasion de découvrir le très curieux mais non moins intéressant Dans Paris de Christophe Honoré. Fable moderne et déroutante, qui laisse perplexe, dérange ou surprend au premier coup d'oeil, le film se laisse apprivoiser par une bande originale marquante qui n'a d'égal que les jeux d'acteur, très complémentaires, de Romain Duris et Louis Garrel. Les personnages évoluent à Paris en l'espace d'une journée, dans une ambiance un peu étrange et qui prend son temps, mêlant souvenirs et blessures du passé à un présent un peu morne mais dynamique néanmoins. (paradoxe, encore...)
Le scénario échappe à la banalité en s'appropriant un flot d'émotions parallèles dans lesquelles on se perd assurément mais qui apportent à l'ensemble une belle intensité parsemée de nouveauté. Une ambiance pesante, liée au personnage  sombre campé par Romain Duris, magistral, s'oppose à la légèreté du frère cadet (Louis Garrel) agaçant et désinvolte. Sans qu'il y ait vraiment d'histoire, les dialogues, chassés-croisés familiaux, jeux de regard ou flashback nous emportent dans un univers vraiment spécial. Un univers auquel on n'est pas habitué. Et de là, le film prend toute son ampleur et peut-être une signification, pourvu qu'elle soit cachée.

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Paris

Petit retour enfin sur le dernier film de Klapisch sorti en février dernier et dont le simple titre Paris laissait présager une belle surprise.
Première constatation et pas des moindres: le film n'est pas triste. Certes, la bande-annonce poignante et sa musique magnifique de mélancolie pouvait laisser entrevoir un côté bien sombre et pourtant non, nulle tristesse ne viendra gâcher la beauté de l'ensemble à quelque moment que ce soit parce que ce n'est pas le but.
Si l'émotion nous gagne alors, c'est avant tout parce que le film est touchant et étonnant de sincérité.
A travers son tableau de personnages atypiques et attachants, il ne raconte pas des histoires mais bien une seule, celle de la vie, avec ses bons et mauvais moments. Celle de la différence.  De la confrontation des milieux sociaux. Des remises en questions. Des rencontres. Du quotidien. De toutes ces choses qui nous ressemblent tellement.
Nul doute alors qu'on se sent à notre tour un peu acteur, au sein de nos petites vies parisiennes et de nos tourments incessants.
Ainsi le dernier Klapisch est à mes yeux une réussite. Plus sensible que ses films précédents, peut-être plus abouti simplement, il se laisse suivre, fluide et gracieux dans une ville hostile ou amie qui devient le terrain de jeu d'une pluralité d'histoires qui se rejoignent ou pas, restant ainsi dans cette même optique des héros du quotidien, ceux dont on ne parle pas mais qui sont tellement plus vivants que les autres, thème cher au cinéaste.
Doté de répliques savoureuses (le personnage interprété par Fabrice Lucchini en est fortement pourvu notamment), il se gorge d'une complexité voilée et d'émotions simples, tout comme nous. Et nous donne par la même occasion une belle leçon de vie, changeant presque l'espace d'un instant notre regard sur une capitale qui est aussi la sienne...

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La liste pourrait s'étendre plus longuement encore et je rechigne à porter le mot "fin" sur ce billet.
Oui décidemment, pour une raison indéterminée, j'aime les films qui contiennent le mot "Paris" dans leur titre...
Et pire que tout, je ne sais toujours pas pourquoi.

-Livy-

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16 mars 2008

Trois petits films et puis s'en vont...

C'est bien beau de parcourir les salles de cinéma mais je m'aperçois que je n'en parle même pas!
L'année 2008 se poursuit et je me réfugie comme à mon habitude dans les salles obscures à un rythme irrégulier mais certain.
Les films vus sont tous des moments à parts, à leur façon, marquants ou non. Des divertissements, des passe-temps, des envies comme des oublis...
Des soirées passées dans le fond d'un fauteuil perdu au beau milieu d'une salle, à rêver ou pas, à s'évader ou tenter d'y parvenir, à survoler des "on-ne-sait-quoi" un peu légers ou à ressentir des choses profondes, mais jamais celles auxquelles on pouvait s'attendre.
Des soirées comme j'aime parce qu'on s'y sent en sécurité mais qu'en même temps, il y a toujours un part d'imprévu à la clé, sans pouvoir l'expliquer.
C'est peut-être ça au fond, la vie?

Dans cet état d'esprit, je me plais donc à m'attarder au cinéma et celui-ci, selon les jours, me révèle des secrets ou des surprises.
Parmi les films vus récemment ou moins, j'ai décidé d'en retenir trois tout particulièrement.
Trois qui m'ont tenté peut-être même bien avant leur sortie nationale; qui ont suscité mon envie de par la bande-annonce, le réalisateur, le résumé ou qui ont simplement attiré mon attention et ma curiosité plus encore.
Trois petits films que je souhaitais aller voir d'avantage que les autres.
Et qui m'ont finalement conquise... ou pas!

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Coup de coeur

Juno

Juno de Jason Reitman

Suivant les traces d'un Little Miss Sunshine auquel on le compare souvent, Juno est ce genre de films qui de prime abord ne semble pas si passionnant et qui pourtant nous embarque d'emblée dans de folles aventures de la vie quotidienne qui finalement ne l'est pas, peuplées d'une flopée de personnages incroyables et attachants.
Tout d'abord, Juno retrace la vie d'une adolescente enceinte, sujet plutôt banal car maintes fois exploité. De là, on ne s'attend à rien en particulier et c'est précisément pour cela que la magie va opérer sans tarder.
Ce personnage de la jeune Juno McGuff est intéressant car il transgresse tous les clichés un peu assommants de l'adolescence et évite les excès du type mélodrames ou caricatures. Mieux encore, il exploite avec brio de nouvelles pistes loin des idées préconçues et s'attarde sur de petits détails qui pourraient être insignifiants mais dont le rendu est excellent. Un bonheur donc de découvrir cette adolescente pour le moins originale, à la personnalité parsemée de paradoxes et de questionnements, à mi-chemin entre l'enfance et une maturité à faire pâlir plus d'un adulte.
Une belle performance d'actrice aussi pour la jeune Ellen Page, véritable révélation aux yeux du public.
Ses acolytes quant à eux (famille, famille d'adoption, futur papa, meilleure copine) s'en donnent à coeur joie dans le rôle de personnages secondaires plus que crédibles et assurément attachants, donnant à l'ensemble un rythme soutenu, tantôt touchant, tantôt cocasse mais dans lequel on ne risque certainement pas de s'ennuyer!
Les dialogues, rendus exquis par un esprit de réparti cinglant et de l'humour toujours et encore (à voir en VO évidemment!), sont accompagnés comme il se doit par la musique qui occupe une place prépondérante au sein du film, contribuant ainsi grandement à sa réussite.
La bande originale en effet est un mélange subtil de country, folk et rock et permet des mises en scènes aussi surprenantes qu'émouvantes, laissant dans la tête au gré de l'histoire de petits airs colorés et un fil conducteur un brin artistique puisque Juno partage son amour de la musique tout au long du film avec les différents personnages qui l'entourent.
De là, se dégagent un naturel flagrant et surtout cette notion de bonne humeur récurrente qui devient un leitmotiv plus que persuasif. La vie y est dépeinte avec un réalisme certain, bien loin d'un monde de bisounours ou d'un univers sordide. Dépeinte avec réalisme oui, mais juste un peu mieux.
Au final, il en reste un moment tendre et riche en surprises où les personnages gagnent à être apprivoisés aussi différents soient-ils et où l'on en viendrait presque à trouver de bons côtés à l'existence même dans les situations les plus compliquées...
Le coup de coeur semble donc inévitable: le mot "bonheur" me revenant une fois encore à l'esprit, Juno est décidemment un film qui fait du bien.

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Mitigé

Sweeney_Todd

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street de Tim Burton

Naturellement, le film est doté d'un atout certain: c'est un Tim Burton, avec toutes les spécificités que cela comporte. Je n'aurais donc pu totalement désapprouver parce que malgré moi j'adhère toujours et encore à ces excès et cette singularité hors du temps qui révèlent des images et des ambiances d'une intensité rare.
L'aspect gore, souvent critiqué, ne m'a pourtant pas paru d'une violence insoutenable, loin de là. Déjà parce que les images, plutôt que d'être parlantes de réalisme sont esthétiques jusqu'à la perfection. Ensuite, parce que le gore revisité par Tim Burton n'a rien de glauque finalement mais préfère nous projeter dans un nouvel univers que les mots ne sauraient dépeindre aussi bien que les prises de vue. Il y a ainsi une recherche de la beauté dans cette angoisse macabre qui émane de l'ensemble et c'est cette recherche même qui fait vibrer et qui donne à l'oeuvre un charme qui lui est propre, à commencer par le générique du début que, je ne sais pourquoi, j'ai trouvé excessivement bien fait.
La folie criminelle de Johnny Depp, magistral une fois de plus dans un rôle qui lui va comme un gant, semble attirer notre compassion plutôt que notre répulsion, au beau milieu de cet afflux d'hémoglobine. Pour lui rendre la pareille, Helena Bonham Carter qu'on avait vu récemment dans le cinquième Harry Potter en "Bellatrix Lestrange" est époustouflante elle aussi, dans un rôle cruel et touchant à la fois, dévoilant une sensibilité et une souffrance à peine masquées.
Ainsi, l'ensemble paraît en parfaite harmonie avec ce côté sombre et tourmenté dont Burton sait si bien s'envelopper parfois, en magicien qu'il est, et cinéaste à facettes de surcroît.
Cependant, au milieu d'éloges que je pourrais encore développer, le côté "comédie musicale" m'a profondément dérangé du début à la fin. Je l'ai trouvé trop omniprésent, trop pressant pour m'y sentir à l'aise et entrer ainsi dans le jeu. Certes, j'ai fini par m'y habituer plus ou moins mais il y avait une partie de moi qui aurait souhaité moins de chansons ou, tout du moins, qu'elles soient amenées différemment. Rien de bien original pourtant, je crois qu'un bon nombre de spectateurs cinéphiles ont partagé mon avis à ce sujet! Les thèmes récurrents ("Johanna" notamment) m'ont gênés parce que je les aurais souhaité moins longs, moins répétitifs aussi. J'en venais presque à espérer plus de trois minutes de dialogue sans que l'un des personnages ne pousse la chansonnette mais cela devait ne pas être...  Et c'est précisément cet aspect, additionné à une histoire d'amour secondaire dont la mièvrerie ne m'a pas touché qui a contribué à me donner cette vision mitigée du film, l'aimant malgré tout mais ne le trouvant pas totalement fini et ayant été un peu déçue, peut-être finalement parce que j'en attendais trop.
Je préfère alors garder en mémoire cette histoire de vengeance, grave et poignante à merveille, qui m'a plu de par son côté excessif au sein d'un univers londonien totalement transcendé et joliment surréaliste.
Un bon Tim Burton au final, je n'en démordrai pas, mais assurément pas le meilleur.

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Déception

Atonement

Atonement (Reviens-moi) de Joe Wright

Reviens-moi est sans doute l'un des films que j'attendais le plus pour ce début 2008 parce qu'en fan avertie de Jane Austen que je suis, j'avais beaucoup aimé le rendu du réalisateur Joe Wright sur Pride and Prejudice en 2006.
Pourtant, dés le début, le film m'a séduit moins que prévu. L'intrigue était bonne certes, mais elle se mettait en place avec une lenteur qui plutôt que de créer du suspense, accentuait selon moi une accumulation de longueurs, trop présentes pour que l'effet escompté soit total.
Les personnages sont pourtant demeurés touchants, les uns comme les autres et c'est ainsi qu'on s'est laissé prendre peu à peu au jeu amoureux de nos héros et de l'incompréhension de la petite soeur Briony, encore enfant.
Le film en est devenu alors pour un moment captivant, dans un élan de sensualité à fleur de peau, d'observations et de non-dits, chose qui ira s'intensifiant jusqu'au moment qui, à mon avis, aurait pu tenir lieu de fin de première partie, à savoir lors de l'arrestation du héros Robbie, maudit et amoureux.
Dés lors, rien ne va plus. L'accumulation de flashback que d'ordinaire j'affectionne ne m'est pas parue utilisée à bon escient car elle rendait l'intrigue confuse plutôt qu'elle ne la développait. On se perdait alors dans les histoires respectives des héros et plus encore dans les dates. Le scénario quant à lui se faisait de plus en plus triste, de plus en plus pesant, laissant une impression de malaise latente que je n'avais pas ressentie en lisant le livre de Ian McEwan dont le film est adapté.
L'idée selon moi, était de retranscrire un état d'esprit, une histoire d'amour impossible, une fin dramatique certes mais sans rendre la chose encore plus tragique qu'elle ne l'était déjà et ainsi tomber dans le pathos.
J'aurais souhaité également mettre d'avantage l'accent sur le personnage faussement secondaire de Briony Tallis, véritable point de départ de l'histoire, psychologiquement complexe mais sans doute plus intéressant que nos deux héros assoiffés d'amour, à bien y penser!
Rien à redire toutefois sur la performance des acteurs plutôt bonne (On se souvient de Keira Knightley dans Orgueil et Préjugés du même réalisateur et de Romola Garai dans Angel de François Ozon), mais il manquait ce petit plus capable de transcender un long-métrage et de le rendre plus fort, tout simplement.
Qu'on se rassure cependant, je n'ai pas trouvé le film en lui-même mauvais.
En parcourant plusieurs blogs, j'ai souvent lu la mention "bon sans plus" qui me paraît plutôt bien adaptée pour le caractériser. Il m'a justement laissé sur cette impression de non-achevé à l'image d'un "peut mieux faire" un peu exaspérant parce que j'attendais beaucoup de l'adaptation du roman Expiation, cité précédemment. Avec sensibilité, il se gorgeait de sentiments mêlés pour donner un résultat plus que probant. Et toute l'émotion qui se dégageait dudit roman, palpable, n'a pas réussi à gagner le film, provoquant en moi une tristesse inexplicable.
Le flou chronologique enfin qui émanait de l'ensemble a contribué amplement à cette déception.
Je me serais bien vue alors rester sur la première partie, à mes yeux la meilleure parce que plus travaillée sans doute et plus étoffée aussi. Ou encore, comme je le disais quelques lignes plus haut, exploiter d'avantage en profondeur ce personnage de Briony qui m'était si cher durant la lecture du roman, la petite soeur devenue grande, écrivain... et, emprisonnée dans la souffrance psychique d'une erreur de jeunesse, tellement malheureuse finalement...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008

Au pays de Klapisch...

L_auberge_espagnole

Xavier, 25 ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie, apprendre l'espagnol et ainsi obtenir un métier à son retour en France.
En Espagne, il trouve un appartement dans le centre de Barcelone qu'il va partager avec sept autres personnes. Chacun de ses colocataires est originaire d'un pays différent...

...

Les_poup_es_russes

Xavier, 30 ans, se cherche toujours. Il est devenu écrivain, collectionne les conquêtes sans jamais s'attacher et doit faire face à quelques soucis financiers. Son travail l'amène à Londres puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture....

°  °  °...

Une vague de nostalgie s'est emparée de moi en visionnant pour la première fois depuis bien longtemps les deux films désormais cultes de Cédric Klapisch.
J'avais oublié cette fraîcheur, ces petites phrases bien pensées, ce grain d'originalité gentiment décalé, cette folie occasionnelle venant saupoudrer délicieusement des moments qu'on qualifierait de sérieux...
Alors ce fut un vrai plaisir de les revoir et il m'a semblé, l'espace de quelques heures, que le temps était resté suspendu pour que je puisse savourer pleinement cet instant de bonne humeur.

Porté par un héros narratif loin d'être dénué d'humour, le scénario se laisse totalement envahir par les aventures tragi-comiques de Xavier (Romain Duris) et ses acolytes, en partant des années étudiantes pour traiter ensuite de l'entrée dans la vie sociale et par conséquent, de l'âge adulte.
Les évènements se suivent sans se ressembler à un rythme enlevé, et tout comme les personnages, ils voyagent. De Paris à Barcelone, de Londres à Saint-Pétersbourg, on se laisse emporter à notre tour dans un flot d'anecdotes, d'incidents, de romances, de moments dramatiques ou tendres, donnant une image à la fois cohérente et improbable à l'histoire.

Les péripéties allant bon train, on notera au milieu de cette joyeuse pagaille de petits détails succulents telle la description (plutôt réaliste) de tous les formulaires à remplir par un étudiant pour effectuer un voyage à l'étranger ou encore quelques moments de forts délires (vision d'Erasme par notre héros perturbé dans le premier opus, joueur de pipo surréaliste lors d'un entretien d'embauche dans le deuxième, notamment).

Nul doute alors que le talent de Klapisch, agrémenté de sa folie, opère sans relâche et c'est ainsi qu'il nous livre, avec ces films légers sans l'être vraiment, deux véritables petits bijoux.
A voir ou revoir, incontestablement.

-Livy-

A noter
Le prochain film de Cédric Klapisch intitulé "Paris" sort le 20 février prochain sur nos écrans français et réunit une pléïade d'acteurs impressionnante tels Romain Duris, Juliette Binoche, François Cluzet, Karin Viard, Fabrice Luchini, Mélanie Laurent, Albert Dupontel et bien d'autres encore.
La bande-annonce, toute en émotions et vue au cinéma récemment, est plutôt prenante.
En voici un petit aperçu ;)
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Paris de Cédric Klapisch <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2007

Mon top 10, cru 2007

2007 s'achevant bientôt, j'ai eu l'envie soudaine d'établir ce petit bilan cinématographique, en totale subjectivité (et parce que j'adore lister toute sorte de choses)...
En début d'année, pleine d'entrain, j'écrivais dans un billet de mon ancien blog que je traquais les petites perles de bonheur et d'émotion de mes pérégrinations cinématographiques.
Mission accomplie :)

Pas si évident cependant que de trouver de réels films marquants. Certes, j'en avais bien aimé certains, mais méritaient-ils pour autant de se retrouver dans mon top 10?
Ajouter à cela des comédies légères et sympathiques, quelques déceptions, des films oubliés car banals quoique distrayants, des séances tout juste destinées à se changer les idées et des superproductions dont les effets spéciaux ont fini par gommer toute forme d'histoire possible.
Enfin, le maître-mot de 2007 semble avoir été les suites qui ont envahi nos écrans l'année durant (La vengeance dans la peau, Ocean 13, La colline a des yeux 2, Pirates des Caraïbes 3, Shrek 3, Die Hard 4...) laissant un arrière-goût de déjà vu et une surenchère dans les scénarios.

Un méli-mélo de longs-métrages donc, dévoilant de jolies découvertes autant que des navets, que je me suis fait un plaisir de disséquer afin d'en tirer, selon moi, un cru plutôt positif.

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Top 10

La_vie_des_autres

- La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck

Persepolis

- Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Death_Proof

- Boulevard de la mort (Grindhouse 1) de Quentin Tarantino

Plan_te_terreur_2

- Planète terreur (Grindhouse 2) de Robert Rodriguez

Les_promesses_de_l_ombre

- Les promesses de l'ombre de David Cronenberg.

Roman_de_gare

- Roman de gare de Claude Lelouch

Delirious

- Delirious de Tom DiCillo

Zodiac

- Zodiac de David Fincher

Blueberry_2

- My Blueberry Nights de Wong Kar Waï

Les_chansons_d_amour

- Les chansons d'amour de Christophe Honoré

Angel

- Angel de François Ozon

Vous remarquerez en comptant bien qu'il y a 11 films dans mon top 10...
J'ai jugé bon de tricher un brin en faisant passer les deux films Grindhouse (Q. Tarantino et R. Rodriguez) pour un seul, ce qui arrange beaucoup mes soucis de classement!

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Hors compétition

Harry_Potter_5

- Harry Potter et l'ordre du Phénix de David Yates
Ce n'est pas tant le film (sympathique sans être transcendant) que le concept que j'ai aimé, une fois encore.
D'où la plongée merveilleuse, plusieurs séances de suite (eh oui, je suis contaminée) dans l'univers magique du petit sorcier, monde imaginaire à l'appui.

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Déceptions

- La fille coupée en deux de Claude Chabrol
- 99 francs de Jan Kounen

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A propos de la palme d'or 2007 - Festival de Cannes...

4_mois_3_semaines_3_jours

- 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu
Rien à redire sur la réalisation. On comprend d'emblée la palme d'or de par le réalisme brut du film, les prises de vue saccadées, l'aspect dérangeant et dramatique de surcroît.
Bons acteurs, bon développement d'idées et excellente mise en scène autour de ce sujet grave qu'est l'avortement.
Néanmoins, je n'ai pu m'empêcher de trouver l'ensemble excessivement glauque. Non pas le sujet car je suis plutôt d'avis de parler de tout, mais la façon dont il est abordé.
L'aspect "provocation"  notamment n'était peut-être pas forcément le plus adéquat pour un film à l'intensité dramatique si palpable.
Et je me dis que trop de réalisme finit par tuer le réalisme, surtout au cinéma...

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J'ai manqué malgré moi...

Cashback
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- Cashback de Sean Ellis

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Little_Children

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- Little children de Todd Field

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INLAND_EMPIRE

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- Inland Empire de David Lynch

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Paranoid_Park

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- Paranoid Park de Gus Van Sant

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Et imperturbable, je me remets en route pour une nouvelle année cinématographique, pleine de délicieuses surprises, je l'espère.

2008, me voici!

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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