Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

29 octobre 2009

"Si tu veux l'arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie"

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Pluie

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"La pluie tombe comme nous tombons amoureux: en déjouant les prévisions."
(Martin Page)

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C'est un fait. Avéré. Certifié.
Il y a deux ans jour pour jour, à Paris, il pleuvait. Des trombes d'eau.
Qui s'épanchaient là, le long de mes carreaux, pleurant l'amertume d'un jour sans âme. Vous savez bien, l'une de ces journées où l'on sait par avance que le soleil ne poindra pas même s'il est là, et qu'il restera caché sous des nuages capricieux. Et il ne fera même pas froid à bien y penser mais au fond, l’air sera humide et ce n’en sera que pire.

Il pleuvait ce matin là de façon si anormale, si brutale en somme, que j'ai soudainement levé le rideau dans la sinistre contemplation d'un monde vêtu de gris.
J'évoquais à l'époque, dans l'attente d'un espoir nouveau, des dépressions qui se transformeraient en anticyclones mais mes considérations météorologiques étaient fausses:
C'était peut-être d'avantage un tsunami.
Jules Renard ne disait-il pas joliment d'ailleurs de l'espérance qu'elle consistait à "sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie?"
Ce n'était assurément pas une dépression alors mais un cap à franchir; celui de parvenir à ressortir sous ledit soleil, une fois encore.
Seulement je m'interrogeais:
Y avait-il encore un moyen de remédier à la tristesse de gens en noir réunis ce jour-là pour un sombre évènement?
Y avait-il un hasard du destin à ce que je me retrouve ici plutôt qu'avec eux, dans ce cabinet de médecin poussiéreux qui, un an auparavant, m'avait apporté au prix d'une symbolique cicatrice, le bonheur et la paix de l'âme sur un plateau d'argent?
Tout se mélangeait décidément, et partait en confusion dans la douleur éparse d'une nuit blanche parée de cystite hémorragique.

Du mélodrame sur fond d'Harlequin, me direz-vous? Peut-être bien, oui.
Mais quand la réalité dépasse la fiction, c'est un régal d'écrire des choses tragi-comiques supposées impossibles. Surtout lorsque finalement, elles ne le sont pas.

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Violoncelle_sous_la_pluie
(Robert Doisneau)

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Il pleuvait de toute évidence bien trop fort ce jour là, dans le ciel ou dans mes yeux, qu'importe. Et je n'aurais pour rien au monde quitté l'appartement douillet qui me servait de refuge. Mais fallait-il que j'ignore tout de ce qui allait se tramer. Les déboires à venir. L'effet boule de neige, sorte de descente aux Enfers agrémentée d'une remontée.
Et cette fois, ce ne serait pas un faux-semblant mais la réalité, la vraie, que j'allais pouvoir explorer de fond en comble dans un élan d'inspiration.
Seulement inspirée, en cet instant, je ne l'étais pas franchement.
D'avantage terrassée par une pseudo-souffrance sentimentale, j'aurais sans doute filé à l'extérieur si ma santé me l'avait permis, et bu la tasse dans la fontaine Saint-Sulpice en étant défoncée. Et ç'aurait été incroyablement romantique et très beau, une vraie scène de film français, du Christophe Honoré peut-être, mais tellement pas moi... Juste le parfum amer de quelques souvenirs qui me laissent un pêle-mêle de vie en noir et blanc quand j'y repense, m'expédiant dans une nausée des plus fatales.

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Pluie_Ronis
(Willy Ronis)

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Cependant, légèrement perdue mais pas trop, je considérais la situation au moyen d'une chanson. Démarche un chouïa pathétique j'en conviens, quoique justifiée.

"Reste une mélancolie cachée sous mon manteau de pluie... qui traîne encore,
Je ne sens plus le vent dans mes voiles, dis-moi à quoi me sert mon étoile, si je perds le nord?
(...) Le rêve s'évanouit."
(Zazie)

Mouais. C'était plutôt moi qui m'évanouissais. Et de douleur, de surcroît.
Je perdais du sang et tous mes rêves à la fois. Jackpot.
Et avec toute cette eau autour de moi, j'allais passablement me noyer...
Des étoiles? Je ne voyais rien. Et le seul point positif résidait en ce seul et unique fait que j'aimais -et aime toujours- la pluie à en crever. Très charmante journée.
Mais était-ce vraiment cette douleur physique qui me faisait si peur? Je ne crois pas.
Elle se montrait insidieuse et troublante. Totale adéquation avec mon état.
La vérité toute nue et pas un leurre. On me met face à moi-même.
Décadent tête-à-tête que je rejette. Je somatise et puis tombe.

C’était triste. Beaucoup trop.
Honteux aussi, comme si j’étais à plaindre. Fichtre, je n'en reviens pas!
Et douloureux à souhait. A hurler.
Mais en fait, j’adorais ça.
Je suis maso. Je le sais. Et puis après?

Après il y aurait cette journée de repos shootée aux antibiotiques et Brice de Nice à la télé.
Après, il y aurait la fin de la pluie et le début de la fin ou d'un autre début ou bien?
Les grèves de Novembre, la santé qui défaille, virée illégalement de mon appartement, un procès, un nouveau cocon à dénicher, plus d'internet, l'incendie.
Plus de peur que de mal au fond mais surtout... Ma vie à refaire.
Un nouveau blog aussi, je crois bien que c'est celui-ci. Une chance, c'est certain.
Et si je souhaitais écrire de nouvelles chansons, j'étais à mille lieues d'imaginer combien alors, dans tout l'aspect salvateur de la chose, j'aurais de la matière.
Awesome.

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Montmartre_sous_la_pluie__Ronis
(Willy Ronis)

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C'est un fait. Avéré. Certifié.
J'aime le bruit de l’a pluie parce que l'entendre tomber me fait rêver.
Elle est le désespoir qui fait venir la suite,
Cette sorte de dénouement bienvenu au moment où on ne l'attend plus.
C’est l'instant T du film, la musique qui retentit ou encore le fameux cri d'angoisse poussé au beau milieu d'un champ, tout juste prêt à nous soulager.
Pour une raison que j'ignore, elle surgit souvent à point nommé.
Ce jour-là, elle m'en a même empêché de pleurer parce qu’elle le faisait pour moi et que la poésie du moment a pleinement comblé mon désir lacrymal.

Et si les jolis papillons, ceux-ci même que j'avais dans le ventre, s'en étaient en ces temps tourmentés retournés, tels qu'ils étaient venus, à l'état de chenille, c'était pour mieux s'évaporer un jour dans le vent et le temps mais ça, je ne le saurais que bien après…
Un jour certainement.
Parce qu'il ne pleut pas du malheur, je le sais bien, mais plutôt du futur.
Et les mauvaises passes sont des expériences nécessaires pour comprendre que les petites parcelles de bonheur existent parfois et qu'il faut s'y précipiter avant qu'elles ne trépassent.

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Louis_Stettner
(Louis Stettner)

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Vous me pensez folle et dépitée? Eh bien non, point du tout. Je proteste vivement.
Rien de désespérant ici, bien au contraire. Tout juste la vie.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" n'est pas que le titre d'un film. C'est aussi réel.
Il est des moments hallucinants et de mauvaises journées. Des souvenirs ardents qui laissent des traces. Et des coups de fous qui par temps orageux vous font tourner de l’oeil. Il paraîtrait même que c’est comme ça, que rien n'est calculé, et qu'il existe ce mot : la fatalité.
La pluie s'accorde à des sentiments, des envies, des tracas.
On l'aime, on la hait, on la maudit, on l'ignore.
Moi, elle me fascine simplement.
Envie de savoir ce que ce monde peut bien me réserver de bon ou de mauvais, de complètement déjanté surtout, et l’écouter tomber sur les vitres d'un nouvel appartement, d'une nouvelle vie et d'une nouvelle facette de mon "moi", encore et encore.

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Pont_de_Bir_Hakeim

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Oui, j'aime les réminiscences qui surgissent à des dates clés…
La mélancolie, le temps passé,
Déraper sur ma guitare par temps d'orage invertébré,
Faire crisser la plume sur du papier,
Ne rien tenter parce que le plafond risquerait de tomber,
Assister à un concert quand plus rien ne me retient si ce n'est une nostalgie avérée.
Et puis il y a l’eau qui, à défaut de tomber du ciel parfois, coule toujours sous les ponts de Paris, même sous celui de Bir Hakeim…
J’ai fait un bout de chemin depuis.
Ai-je pris le bon côté ?
Objectivement, je n'ai pas encore déraillé.
Pas tout à fait ;)

-Livy-
Méditation involontaire
Abus d'euphorie
Sunshine n' happiness

BONUS
--> Mika - Rain (Version acoustique, Parc des Princes 2008) <--
--> Mika - Rain (Version album) <--

La pluie ou la magie...
What else?

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26 octobre 2009

Faire de ma vie un roman

Sur une idée trouvée au beau milieu du blog d'Emma, voici que je me lance, neurones à l'appui, dans ce nouveau tag littéraire.
La tâche étant au demeurant de répondre à un questionnaire avec pour seul et unique moyen des titres de livres lus dans l'année, inutile de vous préciser que ce n'est point si aisé qu'il n'y paraît. Mais après tout, et puisque je n'aime pas franchement la facilité, je me délecte de faire travailler un tant soit peu mes méninges déjà bien creusées!
Cela me donnera de plus l'occasion d'effectuer en même temps un rapide tour d'horizon sur quelques lectures dans la douceur de mes soirs de quiétude...
Heureusement cependant que, tous styles confondus, j'aime dévorer du bouquin jusqu'à en perdre mon sommeil et mon latin. Et je dois bien avouer aussi que mon aptitude certaine à savourer une bonne partie de mon temps libre en relecture m'a incroyablement aidée cette fois, m'offrant alors la possibilité de trouver un semblant de cohérence, au sein même des interrogations les plus farfelues.
Je vous laisse ainsi démêler le vrai du faux au gré de mes énigmatiques réponses puisque du mensonge à la vérité, il n'y a qu'un pas...
Et puis surtout, dans un souci de réalisme et de réflexion sensée, voici le résultat!

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Décris toi:

Ma_vie_est_tout___fait_fascinante

Ma vie est tout à fait fascinante

Enfin, c'est c'qu'on dit...

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Comment te sens-tu?

Rien_de_grave

Rien de grave
A l'exception de mon "pityriasis rosé de Gibert", évidemment.
Non mais quelle poisse! Me voici blanche à pois rouges à présent :D

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Décris là où tu vis actuellement:

rue_des_oiseaux
 

Une île, rue des oiseaux
Ou quelque part par là...

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Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu?

Hurlevent

Les Hauts de Hurlevent
Ça vous étonne encore? ;)

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Ton moyen de transport préféré:

Ne_marche_pas_si_tu_peux_danser

Ne marche pas si tu peux danser
Le contraire serait dommage, mince alors!
Mais accessoirement, il y a le métro aussi...

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Ton/Ta meilleure ami(e):

Les_jolies_choses

Les jolies choses
Là, je dois forcément répondre un truc gentil. Donc... ;)

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Toi et tes amis, vous êtes...

Positive_attitude_paresseuses

La positive attitude des paresseuses
Vous cherchiez quelques chose de plus intellectuel peut-être?
Eh bien non!

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Comment est le temps?

Un_rude_hiver

Un rude hiver
Oui bon je vous l'accorde, nous sommes actuellement en automne.
Mais si on s'attarde sur de futiles détails aussi... ^^

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Ton moment préféré de la journée:

La_promesse_de_l_aube

La promesse de l'aube
Tout juste exquis...

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Qu'est la vie pour toi?

Raison_et_Sentiments

Raison et Sentiments
Définitivement tiraillée!

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Ta peur:

L_inconsolable

L'inconsolable
Qui donc aurait envie d'être malheureux,
je vous le demande?

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Quel est le meilleur conseil que tu as à donner:

Tomber

Tomber sept fois, se relever huit
Parce qu'il faut être super fortiche tout de même,
pour se relever d'une chute qu'on n'a pas encore faite ^^

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Pensée du jour:

Quelque_part

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Mouais enfin, en dehors de mon banquier, mon dentiste, ma gynéco, mon ancienne prof de grammaire ou tout autre être hostile à ma zénitude avérée, cela va sans dire.

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Comment aimerais-tu mourir?

Vacances_dans_le_coma

Vacances dans le coma
Une chouette idée que celle-ci, tiens...

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La condition actuelle de ton âme:

Le_temps_des_secrets

Le temps des secrets
Ah aaaah! Mais chut, j'ai dit que je me taisais.

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Une petite dédicace pour les deux lectrices assidues que sont Musy et Kelly, chacune dans leur genre, me paraît alors être, dans la thématique de ce tag, de très bon ton.
Ainsi que tout autre compère littéraire désireux de s'adonner à cette poétique réflexion...

-Livy-

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22 octobre 2009

Charles Marville: Paris photographié au temps d'Haussmann

Paris_photographi__au_temps_D_Haussmann___Expo

Si l'évocation du mot "Paris" vous parle, que la photographie vous colle à la peau, et que vous souhaitez découvrir de notre capitale jusqu'à ses moindres secrets, quelques mots sur une exposition gratuite des plus surprenantes ne seraient pas de refus alors, le temps de vous donner l'envie d'aller y faire un saut...
Paris photographié au temps d'Haussmann se déroule en ce moment même au Louvre des Antiquaires et, bonne nouvelle, est prolongée jusqu'au 1er novembre prochain, répondant à un succès évident de bon nombre d'entre nous.

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L'exposition est plutôt rapide et tient en une seule salle mais son contenu (d'une trentaine de clichés environ) n'en est pas moins instructif et captivant.
Elle évoque, par le biais de la photographie, un Paris disparu, inquiétant et désertique, sorte de carte postale de charme emblématique qu'on vendrait bien sur les quais de Seine, et qui se révèle peu à peu derrière l'objectif acéré de Charles Marville.
Ce dernier fut en effet chargé par la ville d'immortaliser les rues de Paris vouées à disparaître, juste avant le commencement des travaux d'assainissement dirigés par Haussmann, et a mené à bien sa besogne en plein coeur de la capitale, entre 1852 et 1877, endroit où se trouve précisément aujourd'hui le Louvre des Antiquaires.

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Futur_Louvre_des_Antiquaires Paris_centre

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On y découvre ainsi, au travers de clichés d'un autre temps et de quelques citations (La Curée ou Le ventre de Paris d'Emile Zola, par exemple), le quartier des Halles-Rivoli, l'Hôtel de Ville incendié pendant la Commune puis sa reconstruction, ou encore le tracé de l'avenue de l'Opéra. L'occasion rêvée de se faire une idée nouvelle de notre Paris bien familier et de parcourir, à mi-chemin entre l'imaginaire et une réalité passée, un lieu inconnu et chaotique.
Sombre ou coupe-gorge dans ces impasses étroites. Inquiétant voire même insalubre.
Et exclusivement parsemé de petites ruelles sinueuses qui justifient à merveille les descriptions de tant de romans...
Beaucoup d'émotions mêlées alors qui se traduisent également au moyen de cliché chocs tels le début de la démolition des Halles de Baltard et alentours, ou encore l'intérieur de l'Hôtel de Ville incendié avec sa salle de bal détruite, noircie et assaillie par des montagnes de gravats, photographie qui m'a le plus marquée, sans aucun doute.

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H_tel_de_ville_suite___la_Commune

Int_rieur_H_tel_de_Ville___Marville

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Il en ressort un voyage caché, comme une énigme. Une période tourmentée et enfouie à tout jamais sous le poids d'un modernisme qui ne fait qu'accroître, véritable tableau d'une ville en mutation que l'on se prend soudain à apprivoiser et à connaître, en suivant l'évolution de son architecture, de son histoire et de son urbanisme.
Et si le jeu à reconnaître où se situe quoi, aidés par un plan explicatif de la ville d'hier et d'aujourd'hui, est une sorte de chasse au trésor de chaque instant pour tout citadin qui se respecte, force est d'admettre que ce Paris là, passablement méconnaissable, présente, outre l'aspect d'une prime curiosité, un évident parfum d'étrangeté.

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Rue_Vieille_du_Temple

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En cela réside sans doute l'intérêt principal de l'exposition puisqu'elle lève le voile, en même temps qu'elle nous présente des photographies symboliques de l'histoire de la ville, sur l'un des mystères entêtants qui heurte dés le début le visiteur observateur.
Les clichés, tous en noirs et blanc naturellement, sont en effet singuliers de par leur brume épaisse et répétée, et plus encore par l'absence presque obsédante de figurants ou de trace de vie aussi infime soit elle, à l'exception de quelques personnages tapis dans les coins.
N'y avait-il donc à Paris en ce temps là aucun passant, aucune voiture et un hiver permanent?
La réponse est évidemment négative. A y regarder avec plus d'attention et le souci du détail, des silhouettes se distinguent vaguement dans le brouillard et l'on aperçoit des traînées de voitures, comme effacées ou gommées, laissant jaillir alors cette sorte de flou grisâtre qui semble s'être emparé d'un bon nombre de ces photographies.
Mais l'explication se trouve un peu plus loin:
"Novatrice à l'époque, la technique photographique du calotype qu'il (ndlr: Charles Marville) utilisait ne permettait pourtant pas encore de capturer le mouvement. D'où l'impression d'un Paris fantomatique et désertique. Mais en y regardant de plus près, on devine de mystérieuses traînées blanchâtres et étirées: il s'agit en réalité de la trace des voitures et des passants qui grouillaient dans les rues de Paris."
C'est donc un fait. La technique d'antan ne permettant pas au mouvement d'être fixé, apparaître de façon nette sur une photographie de l'époque était en quelque sorte un miracle d'immobilisme! Et une fascinante découverte pour la néophyte que je suis qui ignorait tout de cela jusqu'à ce jour et qui s'interrogeait au fil des clichés, l'air perplexe...

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Ainsi, il ne me reste plus qu'à apposer le mot "fin" sur ce léger billet, en espérant vous avoir convaincu d'y mettre les pieds pour la curiosité, l'étrangeté... la gratuité? ^^
Et de vous accorder ce moment hors du temps en compagnie d'un Paris disparu qui vous fera voir votre vie citadine sous un autre angle où le passé romanesque a des airs de réalité et où les faits divers prennent de l'ampleur comme de l'intérêt.
Oui, un autre Paris a bel et bien existé. Différent. Étonnant.
Mais on ne le dit pas toujours assez et ces clichés rarissimes sont là, aujourd'hui, pour nous le rappeler. Vous avouerez que ce serait dommage alors de passer à côté de cette petite mine d'or à tout jamais dissimulée que l'on foule chaque jour de nos pieds, tout en continuant de l'ignorer?

-Livy-

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18 octobre 2009

La playlist d'Octobre

Yellow_Nano
AS Dragon - Dirty
Charlie - Ema
Au revoir Simone - Shadows
Oceana - Cry cry cry
Moby - Pale horses
Dan Black - Symphonies
Arctic Monkeys - Crying Lightning
Naive new beaters - Live good
Hockey - Too fake
Sharko - Yo heart
The Amplifetes - It's my life
Metric - Gimme sympathy
Gossip - Heavy cross
The Noisettes - Don't upset the rythm
Calvin Harris - Acceptable in the 80's

° ° °

Parce que la playlist de Septembre s'est subtilement évaporée pour éviter une surcharge de billets musicaux liés à l'évènement Rock en Seine, celle d'Octobre revient en trombe, parsemée de ses plus beaux atours.
Ainsi, tandis que les feuilles mortes se ramassent à la pelle, elle ignore ardemment la saison et remet au goût du jour de trépidantes mélodies qui se rient des codes et des conventions pour mieux nous enrober de toute l'étendue de sa passion.
Dans la douceur automnale cependant, elle tente de nous bercer de quelques musiques rêvées qui savourent la nostalgie de la nuit tombée puis se ravise aussitôt, laissant place au rythme furieux de morceaux qui n'ont de cesse de nous coller à la peau.
Annonçant alors d'emblée la couleur, une couleur vive et compliquée,
Elle reste et demeure insaisissable car incontrôlée.
Tendre et saccadée. Harmonieuse ou égarée. Dans une folie qui aspire à la beauté.
Et c'est bel et bien la magie qui la rend aussi impromptue qu'électrique quand elle développe sereinement le paradoxe d'une envie certaine de se déchaîner et se désinhiber avec élégance.
Tout juste le temps de pratiquer, sur les notes ambiguës de nos vies en suspens,
la grâce émerveillée de fugaces pas de danse...

-Livy-

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14 octobre 2009

Les Chap'Oh! d'Alice (Création)

Affiche_expo_et_d_fil_

Petit retour sur une chouette expo', éphémère et toute de papier composée, que j'ai eu l'occasion d'admirer dans une salle polyvalente du 12 ème arrondissement parisien, lors de la soirée du... mardi 6 octobre, ce n'est pas mon illustration qui vous l'aurait fait deviner tiens!

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La thématique laissait place à la créativité et l'imaginaire d'artistes indépendants dévoilant du même coup objets, sculptures, collages ou peintures, tous effectués avec la minutie et l'habileté que demande précisément l'approche manuelle d'un support papier.
Oui car bien loin de penser que le papier est seulement un moyen pratique d'occuper les jeunes enfants durant leur prime scolarité, il peut également se révéler comme un véritable tremplin artistique et une source d'inspiration notoire pour l'élaboration d'ouvrages divers et d'objets, mais aussi de bijoux, accessoires et autres vêtements, vaste lignée de pièces authentiques dans laquelle l'imagination dépasse ses limites.

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C'est ainsi lors de cette soirée totalement impromptue que j'ai pu découvrir quelques livres sur le sujet, des ateliers proposés et naturellement, l'exposition en elle-même.
Des oeuvres parfois inégales avec, somme toute, du bon et du moins bon, mais j'en retiens surtout de vraies petites merveilles se détachant du lot, des silhouettes découpées, des formes abstraites à faire rêver, des villes miniaturisées sur fonds colorés et, clou du spectacle enfin, le défilé de chapeaux auquel ma petite tête et moi avons eu l'immense privilège de participer.
(Sans répéter au préalable, toute de noire vêtue pour sublimer les différents modèles, et avec un trac fou comme vous pouvez le supposer ^^)

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Je n'allais donc pas manquer de vous évoquer Les Chap'Oh! d'Alice,
Puisque tel est le nom de cette originale création...

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Chapeaux_1

Chapeaux_2

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Colorées et atypiques,
Longuement travaillées ou empruntes d'une simplicité élégante,
Ces parures en papier, directement sorties de l'imagination d'Alice,
Sont tout autant un régal pour les yeux que pour la tête.
Dégageant une forte dose poétique de par leurs noms gorgés d'idées, elles présentent des formes variées qui se marient au gré des humeurs ou des envies et s'exposent en vitrine comme elles se portent, avec tout le charme que peut représenter un modèle unique.
Tantôt estivales, tantôt habillées, les créations se multiplient sans se ressembler, mêlant le papier mâché à quelques fioritures bien assorties, et jouent avec les mots par quelques pages imprimées de vieux livres découpés, artistiquement déposées sur certains chapeaux.
Malicieuses, elles s'amusent de leur pluralité et s'évertuent alors comme par magie à changer de style et d'état d'esprit en conservant la délicate touche de féminité qui leur est propre.
Une véritable trouvaille tout à fait personnelle et pleine d'originalité de la part d'Alice, pour un résultat décidément "fashion" mais sans le vouloir, qu'il fut très agréable de mettre en valeur au demeurant, le temps de ce mini-défilé, port de tête bien droit et inclinaison du chapeau savamment étudiée ;)

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Mais puisque des grandes phrases parfois, je peux me passer,
L'essentiel est encore de vous faire profiter de mes quelques clichés, pris à l'arrachée dans la petite salle du fond, juste avant la représentation.
Léger aperçu tout en images...

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DSC00935 Redimensionn_e_2

Redimensionn_e

Redimensionn_e_3

Redimensionn_e_4

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Il faut toutefois savoir que lorsqu'elle ne s'occupe pas de ses chapeaux,
Alice cultive une vraie passion pour les mots.
Je vous livre alors l'adresse de son blog [ici],
Des fois qu'il vous prendrait l'envie d'aller y faire un saut!

-Livy-

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10 octobre 2009

"Les journées Brassens" sur les traces des "Copains d'abord"

Journ_es_Brassens

Bonne nouvelle pour tous les amoureux des douces mélodies et des textes facétieux!
Le week end est placé sous le signe de la musique et plus encore, celui des mots et de la poésie.
Une thématique chère à mes idées, mes passions et mon rêve d'absolu que je me devais bien entendu d'honorer comme il se doit.

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C'est ainsi que les 10 et 11 octobre, à savoir aujourd'hui et demain, la ville de Paris rend un hommage particulier qui célèbre un anniversaire. Les 40 ans d'une rencontre unique en janvier 1969, celle de trois hommes d'exception:
Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré.
La chanson à texte et les adeptes des jolis mots mis de la sorte à l'honneur se focalisent d'ailleurs d'avantage sur le premier d'entre eux, Brassens, et vont, deux jours durant, évoquer son talent dans le parc qui porte son nom (Parc Georges Brassens, rue des Morillons/place Jacques Marette, 15 ème arrondissement) au moyen de concerts improvisés, fanfares, dictées, prix littéraires, éloges de la part de ses proches et de nombreuses autres animations à caractère littéraire, culturel et ludique à la fois.
Mais dans le genre, ce n'est pas une première en soi puisque "Les journées Brassens" sont organisées dans la joie et la convivialité la plus exquise, depuis plusieurs années déjà, par une librairie bien connue du même arrondissement nommée Le Divan et que je vous recommande fortement si de multiples lectures, vous aimez vous délecter ^^

Quoi qu'il en soit, ces journées sont une véritable aubaine pour moi, non seulement pour aller y faire un tour (et libre à vous de m'y accompagner, il paraîtrait même que c'est gratuit...) mais aussi pour évoquer dans mon blog d'amour trois artistes de talent qui ont traversé les générations et le temps avec l'élégance et la verve poétique qui leur est due.
Je pourrais bien ainsi m'attarder sur la force émotionnelle des mots de Léo Ferré (mon préféré, je le confesse) ou encore l'interprétation époustouflante des textes de Brel, tous deux m'ayant sans le savoir cueilli l'eau des cils à maintes reprises...
Mais puisque c'est notre cher Georges qui est ici mis sur le devant de la scène, je pousserai plutôt un cri de guerre façon "Gare au gorille!" en l'évoquant plus longuement.

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Brassens

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Car lui, il faut bien le savoir, est un peu l'homme de mon quartier.
Fraîchement débarqué de Sète dans le Sud et à peine adulte, c'est dans le 14 ème arrondissement parisien qu'il a élu domicile un certain temps.
Il a d'abord vécu rue d'Alésia pour ensuite se planquer en pleine guerre, après s'être fait la belle d'un camp allemand, impasse Florimont, Chez Jeanne (dont il fera une chanson).
C'est à cet endroit et pendant une bonne vingtaine d'années que celui qui se voulait artiste et écrivain a peaufiné un talent affranchi de toutes contraintes et une liberté d'expression absolue qui lui a d'ailleurs valu un succès non négligeable par la suite, dans quelques cabarets d'abord puis au théâtre Bobino surtout, haut lieu de sa notoriété.

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Brassens_2

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En effet, "bad boy" à ses heures, Brassens est un mythe, une emblème, un personnage.
L'homme est insaisissable, gentiment rebelle, polémique et controversé.
Et s'il joue à merveille de sa mauvaise réputation (encore une chanson!) et de son allure d'ours mal léché et râleur, il possède également un véritable amour pour les choses vraies, un sens aiguë de l'amitié -on notera entre autres parmi ses fréquentations artistiques Brel, Béart et Devos- et une envie de refaire le monde, thématiques qu'il n'aura de cesse de retransmettre dans son oeuvre en trouvant les mots justes et les mélodies qui leur siéent.
Il a cette façon propre de balancer ses vérités avec bonne humeur, une guitare à la main et le jeu de mot dénonciateur sur le bout de la langue. Il chante comme il parle, il parle comme il vit. Pleinement. Simplement. Et avec cette dose de poésie nonchalante qui parsème ses chansons et le rend si atypique aux yeux de son public, tellement unique aussi...

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Brassens_3

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Car il faut bien le reconnaître, Georges Brassens est intemporel.
Les sujets sur lesquels il s'est penché sont toujours d'actualité, dans la dénonciation politique comme dans la magie et l'étrangeté des relations humaines.
C'est peut-être juste que lui, plutôt qu'un autre, avait ce don, cette capacité de savoir les exprimer avec une subtilité un peu voilée et un instinct poétique vraisemblablement inné.
Et ses idées perdurent aujourd'hui encore de par son parcours et sa philosophie de pensée tout à fait personnelle, tandis que la jeunesse chante en choeur ses chansons d'une autre époque, à leur tour reprises par d'autres artistes, symbole d'une évidente reconnaissance.

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Une belle récompense alors que ces "journées" qui lui sont entièrement dédiées et qui vont permettre au cours des prochaines 48 heures une immersion totale dans son petit monde empreint d'humour nuancé, d'ironie feinte et d'espièglerie.
Le mot de la fin? Foncez-y!

-Livy-

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08 octobre 2009

Quand je me fais du super 8 en vrac...

Nous y voilà!
Octobre pointe le bout de son nez et je reprends furieusement du poil de la bête, pleine de projets et de sorties, vagabondant plus agile que jamais à l'extérieur de chez moi.
Il s'imposait donc, lui: le billet cinéma.
Il est cependant bien vrai que ce n'est pas malade et clouée de force dans mon home sweet home que j'ai pu arpenter les salles obscures ces dernières semaines et je dois dire que, c'est une bien grande honte pour la cinéphile avertie que je suis, mais je rempile à peine avec (500) jours ensemble et Le petit Nicolas, ma rentrée cinéma toute en douceur dont je vous toucherai sans doute quelques mots très bientôt.
Ceci étant et bien au-delà de mon néant cinématographique, il m'est néanmoins venu à l'esprit que, emploi du temps de ministre oblige, j'avais omis quelques films visionnés au cours des mois passés et que j'aurais pourtant souhaité partager avec vous. Par ailleurs, si certains ne figuraient même plus au cinéma alors que je l'aurais ardemment désiré, j'ai tout de même eu l'occasion, tout au long de l'année, de redécouvrir mes "loupés" de 2008 via la magie des DVD.
Sans parler naturellement de mon vrai grand coup de coeur de l'été qu'il m'aurait été impossible de ne pas mentionner et qu'entre un mouchoir et deux quintes de toux, j'avais presque, honte à moi, complètement laissé de côté.
C'est la raison pour laquelle alors je vous livre un billet cinématographique des plus confus, empli de longs-métrages qui se mêlent sans se ressembler et oublient les genres, la chronologie, les réalisateurs et tout le reste pour se retrouver embourbés dans mon fichu dossier de films-dont-je-dois-vous-parler.
Une véritable conspiration, que je vous dis!
Mais aussi un réel soulagement que de prendre enfin le temps de me laisser aller à mes idées,
qu'elles soient enthousiastes ou bien déçues,
dans un grand élan de rêve, d'évasion, de passion et de choc,
vagues mots griffonnés à la sortie de séances ciné et qu'il me tardait d'immortaliser ici...

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Coup de coeur intégral

Inglorious_Basterds

Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Ca parle de quoi?
"Dans la France de 1940 occupée par les allemands, alors qu'une jeune juive assiste à l'exécution de toute sa famille, le lieutenant Américain Aldo Raine évolue en Europe et forme un groupe de soldats nommés "les bâtards". Leur but est de mener une action punitive particulièrement sanglante contre les nazis afin d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Ensemble et avec l'aide de quelques alliés, ils établissent un plan diabolique. Pendant ce temps, Shosanna Dreyfus, la jeune juive devenue exploitante d'un cinéma parisien sous une nouvelle identité, va tenter elle aussi de se venger par ses propres moyens. Des règlements de compte parallèles vont alors débuter."

Difficile de trouver un qualificatif autre que "magistral" ou peut-être bien encore "jubilatoire" pour définir Inglourious Basterds mais à vrai dire, j'ai toujours un peu ce sentiment, sitôt le dernier Tarantino sorti. Autant prévenir alors que ce tout nouvel opus ne m'a en aucun point déçu. Bien au contraire, il m'a emporté d'avantage que tous les autres peut-être (était-ce seulement possible?) tant par son scénario savamment étudié que par sa mise en scène délicieusement cruelle qui laisse derrière elle un humour totalement débridé.
Horreur, Histoire, guerre, comique, western, conspiration, policier... Le film mélange les genres de la façon la plus savoureuse qui soit pour devenir en quelque sorte un vrai résumé de l'oeuvre entière de Tarantino et rendre hommage au cinéma dans toute sa splendeur.
Accompagnée d'une bande-son en béton, l'intrigue se fait plus pertinente que jamais et s'emplit de dialogues mémorables et répliques cultes avec pour ce faire, en tête de liste, un Brad Pitt exceptionnel dans son rôle insoutenable de tueur de nazis, et qui scalpe à tout va pour notre plus grande horreur ou un plaisir absolu, c'est selon ^^
Les autres protagonistes suivent à merveille à commencer par Christopher Waltz qui crève littéralement l'écran en SS manipulateur et hypocrite, de par sa méchanceté pleine d'humour toute en raffinement, ou encore Mélanie Laurent, brillante de vérité dans son personnage froid et élégant de jeune juive vengeresse.
De cet ensemble alors, loufoque et hilarant, violent et inattendu, il ressort un chef-d'oeuvre, un vrai... A prendre au 10 ème degré si ce n'est plus, mais qui mêle d'incroyables performances d'acteurs à une sauvagerie sans limites cependant drôle à en pleurer, digne d'un très grand Tarantino dont on ne ressort décidément pas indemne.
Le grand Quentin réinvente ainsi une part de l'Histoire avec, ô paradoxe délicieux, une cohérence abracadabrante, et perfectionne sa finesse plus que jamais pour nous livrer un long-métrage à la valeur inestimable.
Une critique qui devrait somme toute se passer de mots tellement ils viennent à manquer...

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Moment de détente estival

Ice_Age_3

L'âge de glace 3 (le temps des Dinosaures) de Carlos Saldanha
Ca parle de quoi?
"Dans ce troisième opus, Sid, Manny, Diego, Scrat et les autres sont de retour pour partager une nouvelle aventure qui va les propulser bien malgré eux sur une terre des plus étranges, au temps des dinosaures. Nos animaux farfelus préférés vont alors devoir affronter le danger une fois encore, s'adapter à un univers inconnu et faire face à de nouvelles rencontres toutes plus saugrenues les unes que les autres afin de survivre aux pièges de ce nouveau monde."

Il est rare que je puisse dire d'une suite qu'elle est franchement réussie, si ce n'est plus que les films qui l'ont précédés, mais dans le genre, Ice Age 3 est un cas à part. Et si j'ai apprécié la saga dans son ensemble et que je la suis assidûment depuis le tout premier épisode, je dois avouer que ce dernier volet en date ne me fait rien regretter. Fidèle à l'esprit de base, Le temps des Dinosaures possède, à défaut d'une qualité d'animation très poussée, un comique de situation toujours aussi savoureux additionné de personnages irrésistibles qui, dans leurs folles péripéties, nous font complètement oublier une quelconque impression de "déjà vu".
On se retrouve alors plongé d'emblée au coeur d'une aventure qui, au fil du temps, ne fera qu'accroître les gags et les bévues pour notre plus grand plaisir, soulignant par ailleurs l'apparition de Buck, personnage haut en couleurs et en tempérament, qui rendra l'ensemble plus palpitant encore.
Pas de fausses notes au demeurant: la trame, empreinte de tendresse, sonne juste et demeure pertinente pour petits et grands tandis que les références en tous genres vont bon train.
Le scénario se maintient ainsi, bien construit, et nous dévoile pile ce qu'il faut d'émotion et d'humour pour nous combler.
En guise de bonus, les nouvelles aventures de Scrat l'écureuil sont toujours aussi désopilantes, d'autant plus qu'il est désormais amoureux...
Que dire d'autre alors si ce n'est qu'Ice Age 3 est un film d'animation totalement abouti et à consommer de toute urgence comme tout bon programme familial qui se respecte.

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Retour sur l'hiver 2009

The_curious_case_of_Benjamin_Button

The curious case of Benjamin Button de David Fincher
Ca parle de quoi?
"Les tribulations de vie de Benjamin Button de par ses rencontres, ses découvertes et ses émotions, et à travers son étrange histoire qui débute lorsqu'il naît à 80 ans et construit malgré lui sa vie à l'envers, sans pour autant pouvoir arrêter le temps."

Je reste avec ce film sur une impression un peu mitigée mais cependant correcte. On ne peut certes pas reprocher à Benjamin Button son manque de finesse ou son absence de romanesque car il en est truffé de façon aussi subtile qu'impromptue, au moyen de petits détails qui le rendent tout simplement beau. C'est ainsi qu'idéaliste et dramatique à la fois, Fincher joue ici sur toute la palette des émotions et réussit son coup, non seulement par le fil conducteur en lui-même mais aussi à grands renforts d'anecdotes et de digressions sympathiques.
Une belle performance alors pour le réalisateur de Seven?
Pas forcément car au-delà de cette première facette cependant, rien ne va plus. Il demeure un aspect un peu mièvre qui gâche l'ensemble de par son mélodrame et des clichés trop omniprésents pour gagner en sincérité pure. De ce fait, la sensibilité propre à l'oeuvre en pâtit et des longueurs se font alors sentir tandis que le long-métrage qui se révèle pourtant magique par instants, reste la plupart du temps en retrait, comme dans un état de neutralité le plus total. Dommage...
On notera toutefois l'efficacité des effets spéciaux fort bien réussis concernant le vieillissement de Brad Pitt même si j'ose avouer que le traitement du côté fantastique de cette fable m'a quelque peu dérangé lors de ma toute première approche du film.
Destiné à amadouer un large public, il semblerait donc que David Fincher se soit cantonné cette fois à du conventionnel, tout en partant sur une idée de base aussi riche qu'intéressante et tourmentée qu'il a su exploiter à sa façon.
e cumul de tous ces ingrédients donne alors un rendu inégal, mi-figue mi-raisin, pour un film qui mérite bien un coup d'oeil sans pour autant un tonnerre d'applaudissement.

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Session de rattrapage 2008 (suite)

The_Duchess

The Duchess de Saul Dibb
Ca parle de quoi?
L'histoire (un peu romancée) de Georgiana, ancêtre de Lady Diana, mariée très jeune au duc de Devonshire et qui, malgré de grandes difficultés rencontrées au sein de son couple, devint l'une des femmes les plus adulées de son temps de par son charisme inné, sa grande beauté et son intelligence. Mondaine, enviée de tous et partagée entre son amour pour la mode et le jeu et son implication dans la politique, Georgiana n'en fut pas moins insatisfaite et tenta de cacher durant toute son existence les souffrances d'une vie personnelle bien peu enviable."

Je ne saurais dissimuler plus longtemps mon coup de coeur évident pour ce film en costumes d'époque qui parvient, tout en gardant une approche plutôt linéaire dans le style d'un récit historique, à se démarquer franchement de par son propos et sa mise en forme très intimiste.
The Duchess
ravit en effet tout autant par sa finesse d'adaptation que par sa pertinente sensibilité et dévoile ainsi une personnalité forte, celle de son héroïne Georgiana, portée par l'interprétation savoureuse de Keira Knightley. On y découvre alors l'existence d'une femme emplie de frustration et de doutes, dans l'étourdissement d'une vie oisive et mondaine mais non moins riche de sens comme de conséquences. Cette thématique s'élargit d'ailleurs progressivement et oscille entre la condition féminine, les mondanités, le milieu de la mode et les idéaux politiques de l'époque, permettant alors de dégager une réflexion beaucoup plus importante et complexe qu'elle n'y paraîtrait de prime abord.
Il en ressort un long-métrage certes très esthétique de par la beauté inouïe des costumes comme celle des décors mais tout aussi prenant et torturé, mêlant la colère au désespoir avec une subtilité à fleur de peau parfaitement étudiée, qui sait donner de l'émotion à sa juste mesure. Au final, le film est romanesque à souhait et dénote un certain savoir-faire, très anglais au demeurant (tout ce que j'aime ^^), qui se laisse apprécier avec délectation.
Loin des clichés ou d'éventuelles mièvreries, le sujet est grave et douloureux, le dénouement dramatique, et la trame qui suit son cour dans une tension quasi-permanente permet au spectateur de s'investir corps et âme pour ne plus décrocher.
Un bel exercice de style, fort bien amené, additionné d'un sujet palpitant pour jeunes femmes romantiques, modeuses et passionnées, qui nous laisse découvrir un réalisateur en herbe décidément talentueux.

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La_fronti_re_de_l_aube

La frontière de l'aube de Philippe Garrel
Ca parle de quoi?
"Une jeune et ténébreux photographe débarque chez une star dans le but de faire un reportage-photo sur la jeune femme. Cette dernière, seule et délaissée par son mari, succombe rapidement et tous deux entament une liaison aussi passionnelle que tumultueuse.
Les liens singuliers qui se tissent alors entre eux les amènent à un point de non-retour, entre souffrance, perte de la raison et découverte de soi."

Une légère déception avec ce film qu'il me tardait pourtant de visionner.
Si le sujet semble en effet un peu convenu dés le départ, je me plais cependant toujours à découvrir les nouveaux longs-métrages de Philippe Garrel et ainsi retrouver son univers intimiste et sombre à la fois. Mais ici, le contenu m'a paru un peu trop brouillon pour capter une réelle attention. Car sitôt la première approche des sentiments dévoilée dans une intensité dramatique qui m'a beaucoup plu, le scénario s'est mis à s'éparpiller et mélanger les genres pour, d'une noirceur un brin morbide mais bien amenée, arriver en fin de parcours à un surnaturel un tantinet maladroit.
C'est ainsi que le psychodrame palpitant et ultra-décalé qui aurait pu suivre cette lignée habilement et l'étoffer bien plus encore s'est soudainement perdu, laissant place à un dénouement décevant et téléphoné. Certains y verraient alors une allégorie poétique des amours déchus qui hantent nos histoires à venir et l'on est sans doute bien là dans le vif du sujet. Seulement, la façon détournée d'amener ici une thématique aussi vaste que sulfureuse s'est avérée suffisamment tirée par les cheveux pour la faire manquer amèrement de crédibilité malgré un jeu d'acteurs très touchant que je ne saurais contester.
C'est non sans regret alors que je n'ai pas ressenti cette force émotionnelle qui m'emporte d'habitude dans les films de Garrel (père) mais me suis laissée à regarder nonchalamment l'ensemble, totalement en retrait par rapport à cette romance qui mi-réelle mi-abstraite, ne laissait aucune chance au spectateur de s'y sentir concerné.
Il n'en demeure pas moins un film à la qualité esthétique non négligeable mais qui ne rattrape cependant pas les nombreuses longueurs. Le réalisateur a semble-t-il pris trop de risques cette fois pour nous livrer une histoire sincèrement mémorable et marquante et le résultat, plus que mitigé, n'est décidément pas à la hauteur.

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Largo_Winch

Largo Winch de Jérôme Salle
Ca parle de quoi?
"Une adaptation cinématographique de la célèbre bande-dessinée du même nom dans laquelle, suite au meurtre de son père adoptif, Largo Winch va devoir empêcher un terrible complot visant à prendre le contrôle du richissime et puissant empire Winch. Les ennuis vont commencer en même temps que l'aventure..."

Bref retour sur un film distrayant sans être marquant. Qu'à cela ne tienne, on s'y rend ici dans l'unique raison de se détendre et force est d'admettre que l'idée fonctionne plutôt bien.
On s'égare naturellement un peu (beaucoup?) des bandes-dessinées et de leur aspect palpitant qui a valu à Largo Winch toute sa notoriété, mais l'adaptation se fait sans heurts et le choix de Tomer Sisley en guise de personnage principal est plutôt pertinent.
Il permet ainsi, entre deux séquences "grand spectacle", quelques passages plus intimistes et psychologiques, plutôt appréciables au demeurant au sein même du thriller.
Les scènes d'action s'enchaînent quant à elles à un rythme effréné façon "James Bond à la française" un peu cliché et si ce n'est pas vraiment du grand cinéma, le rendu est fluide, agréable, et se laisse tout de même regarder. Gentiment.
Les décors sont plutôt soignés, le rythme trépidant. Rien trop à redire finalement d'autant plus que je m'attendais à un résultat franchement médiocre et que j'ai plutôt été surprise dans le bon sens. Alors il est vrai qu'on en fait vite le tour, on l'oublie tout autant mais on aura au moins le souvenir d'avoir passé un bon moment...
Pas si mal de temps en temps ^^

-Livy-

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04 octobre 2009

Louboutin ou mon petit "fashion plaisir" du week end

Christian_Louboutin_Logo

Le titre pourrait prêter à confusion je l'avoue mais hélas non, point de fausse joie! Mon porte-monnaie qui a déjà un peu trop flambé ces derniers jours pour cause de shopping automnal n'a pas daigné consentir à m'offrir la paire de chaussure tant adulée, du moins pas cette fois.
Le "rêve devenu réalité" reste donc relégué au placard pour le moment tandis que la passion demeure quant à elle inchangée.

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Partant cependant du principe que le plaisir des yeux est tout aussi important que l'envie d'acheter tout et son contraire, et qu'il laisse place à une imagination sans limites, c'est non sans une excitation certaine que je me suis retrouvée malgré moi (oui oui, sans le faire exprès, une fois n'est pas coutume...) juste devant la boutique Christian Louboutin.
Et si j'avais déjà évoqué ici-même mon addiction pathologique pour les chaussures, Jimmy Choo et Manolo Blahnik en ligne de mire, je n'avais pas pris le temps encore d'écrire quelques mots sur les jolis escarpins à la semelle en cuir rouge comme emblème sacrée de la marque, qui ont pourtant toujours eu le don de bien me faire saliver.
C'était donc une excellente excuse pour me rattraper que cette balade improvisée qui m'a conduite d'emblée sur le lieu d'espoirs inavoués en ce samedi.

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Louboutin_Paris_centre

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En effet, entre une expo et un Starbuck, alors que je flânais et chinais comme à mon habitude dans les rues de Paris jusqu'à ne même plus savoir où je me trouvais, moment un peu voilé où, la fatigue gagnant, le centre de la capitale finit par se dérober sous des pieds fatigués, je me suis soudain heurtée à une vitrine pas comme les autres.
LA vitrine salvatrice.
Et qui déchaîne les passions féminines les plus enflammées.

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Boutique_Louboutin

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Suivant la logique des choses, il en a découlé un arrêt qui s'imposait de lui-même, une observation minutieuse de la boutique et de son contenu et face à cela, mes yeux illuminés.
Je reconnais ainsi m'être régalée à disséquer consciencieusement chaque modèle et ressentir, plutôt qu'une basse envie, l'enthousiasme non feint de la féminité en tant que telle.
C'est d'ailleurs précisément ce qui m'a toujours fasciné chez Christian Louboutin.
Cette originalité malicieuse qui, par le souci de petits détails, peut habiller une femme au moyen d'une simple chaussure et ainsi la transcender. Ce besoin créatif qui se démarque, la mise en valeur constante des courbes féminines par le seul galbe du pied et cette classe innée là où parfois on ne l'imaginerait pourtant pas.
Un habile moyen, somme toute, de mélanger le chic au choc pour installer des tendances et plus encore s'en distinguer, le tout dans un état d'esprit ludique et décalé.
En cela réside tout son art et je ne peux demeurer insensible à un génie de la haute-couture qui à lui seul me donnerait bien l'envie, pour les beaux yeux d'un prince, d'oublier, l'air affolé, ma jolie chaussure sur les marches d'un escalier, minuit passés, à l'image d'une Cendrillon des temps modernes, glamour, romantique et indéniablement folle à lier ;)

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Boutique_Louboutin_2

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La nouvelle collection, quant à elle, regorge de merveilles mais vous vous en doutiez déjà.
Elle tend aussi bien aux grands classiques, épurés et harmonieux (je vous rejoue le couplet des fameux escarpins qu'on voudrait toutes?) qu'à des modèles très travaillés sur la matière et sur les jeux de boucles, de dentelles et de noeuds.
Un vrai régal pour les yeux donc, un instinct de séduction qui s'impose de lui-même de par son élégance naturelle, et des chaussures -ou tout de même bien plus que cela devrais-je dire- que l'on porterait volontiers, ne serait-ce que pour rêver le temps d'une soirée...
Puis, cheminant dans d'aventureuses contrées, la tendance se perd vers des couleurs plus vives voire intenses, des talons ultra-hauts et une excentricité loufoque, évidemment artistique en diable et qui sied parfaitement à l'image de la marque et de son créateur.
Qu'ajouter alors si ce n'est juste le plaisir avéré de prendre le temps de m'accorder quelques instants de bonheur du côté d'une boutique en plein centre de Paris survenue sur mon chemin comme par enchantement,
De confier l'intérêt débordant que je porte à une griffe qui m'est chère,
Et d'évoquer le flot de nouveautés hivernales qui révèlent tant mes envies créatives que mon instinct féminin dans un regain d'imaginaire.

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C'est ainsi que je vous abandonne,
Sur cet épisode et plus encore la balade-surprise des mots et des sens qui, de fil en aiguille, m'a entraînée au gré de mes envies les plus folles, de quelques rêves et d'espoirs un peu flous,
L'esprit tout imbibé encore du style Louboutin,
Avec la photographie en boutique de mes deux modèles préférés,
Tandis que le gentil hasard les avait précisément placés à côté!

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Chaussures_Louboutin

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Excellent dimanche à toutes et à tous!

-Livy-

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Louboutin

Posté par livy_etoile à 08:00 - Fashionista malgré moi - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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