Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

31 août 2009

Comme un pêle-mêle de nouvelles

Ces derniers jours, ma vie, dont la tournure est un roman de gare au parfum de scandale, prend des libertés d'ailleurs au gré de mes sorties, tandis que le temps comme le sommeil viennent sérieusement à manquer et filent à une vitesse que je n'oserais imaginer.
Ils s'évaporent dans une totale fluidité et me laissent à peine le temps de m'évader...
Ainsi, moi qui aurais tant besoin de quelques fugaces pensées, d'envies d'authenticité et du refuge tant désiré dans ce monde imaginaire édulcoré, me retrouve plutôt à me remémorer que mon corps, quant à lui, est tout de même sacrément fatigué.
C'est sans doute la raison d'ailleurs pour laquelle j'ai décidé, avec cette pseudo-sagesse qui me caractérise si rarement, de m'accorder quelques jours de répit, sans bloguer, sans billets préparés, sans rien du tout, l'esprit certes un peu vidé mais l'oeil tout de même acéré...
Tout juste me laisser aller à un soupçon de passivité et plus encore à la curiosité d'aller jeter un léger coup d'oeil à vos blogs à vous, bien vivants, histoire de vous passer un joyeux coucou ou vous taquiner un instant ^^

N'allez cependant pas croire que je suis au repos forcé ou que c'est un nouveau caprice infondé. La vérité serait plutôt que j'ai un milliard de choses à vous raconter mais que ce sacré milliard tombe évidemment en même temps que la rentrée et puisque ma foi, je ne sais pas encore par où commencer (ni quand d'ailleurs, telle une abominable fille fatiguée), je prends le temps de classer rêves, étoiles et idées et revoir enfin dans la glace mes yeux NON cernés, avant de me lancer dans des écrits passionnés.

.

Au programme alors...

Blog_Day_2009

Je ne ferai pas le Blog Day cette année.
Et même si c'est aujourd'hui, pas d'accord, pas envie!
Je lui préfère ardemment la douceur et le cocon douillet que me procure mon lit.
D'ailleurs il doit bien être 8h là et en toute logique, je crois que j'y suis ^^

.

Musical_Yellow_Rose

Une petite pensée pour quelqu'un qui nous a quitté il y a quatre ans déjà,
Un grand-père atypique, aussi timide qu'attendrissant
Et qui m'a beaucoup appris...
Les fleurs, les arbres, la nature et ses secrets délicats,
Me faisant partager ses lectures d'un oeil complice,
Lui qui savait faire parler le silence et le ponctuer d'éclats de rire.
Il dissimulait sa bonté sous un manteau de mystère
Et faisait rayonner dans ses yeux des phrases qu'il ne disait pas
Puisque protégé par une bulle poétique,
Il pensait beaucoup mais parlait peu.
Il avait l'intelligence du coeur, la joie de vivre,
Et sous une apparence des plus frêles,
Nous a montré dans sa maladie une force insoupçonnée
A l'image d'une belle leçon de vie...
... La vie chantant et dansant sur les "flon flon" de ses mélodies à lui.
On pourrait alors appeler cela " le ciel" ou "le paradis"
Mais je ne crois pas voir les choses ainsi
Et préfère me souvenir avec bonheur combien c'était un plaisir de chaque instant
Lorsque simplement, il était ici.

.

Rock_en_Seine_2

Je reviens tout juste de trois jours non-stop passés au festival "Rock en Seine", ensablée jusqu'au bout des converses, encerclée de chevelus métalleux, de bourrés audacieux et de bières qui se renversent, pogotant allègrement en pleine fosse, et des hématomes schtroumpfant de surcroît mon corps de part et d'autre, tant et si bien que demeurer immobile me semble un habile procédé pour rester en vie...
Mais naturellement, ce ne sera pas cet aspect des choses que je m'en irai vous conter ces prochaines journées car un peu de sérieux ne saurait me faire de mal, diantre ^^
Je me réserve ainsi la primeur de quelques billets scrupuleusement détaillés à l'image de la folie rock & roll qui s'est emparée cette année encore du parc de Saint-Cloud, des groupes à ne pas manquer et avec pour scoop number one, vous n'avez pu y couper, la dissolution en direct live du groupe Oasis...
Histoire à suivre, donc.

.

Coldplay_2

Et pour continuer sur une lancée musicale, je suis bien loin de me reposer sur mes lauriers.
Même que j'ai un petit concert de Coldplay en réserve là, qui ne saurait franchement tarder et qui déjà me fait du pied!

.

HCB_Hy_res

Mais ce n'est pas tout... Un mois entier que je dois vous toucher mot de l'exposition HCB au MAM de Paris (je suis fatiguée vous dis-je, vous ne voulez pas que j'écrive les mots en entier non plus?) et je le ferai assurément. La bonne question, c'est quand?

.

Ast_rix

En septembre, je me transforme également en organisatrice de week end. Si, si, moi!
Et un matelas gonflable par-ci, et un sac de couchage par-là, et combien de réservations pour le parc Astérix? Et pourvu qu'il fasse beau, et bla bla bla...
Connaissant par avance mon sens de l'organisation aiguë, le défi est plutôt drôle à relever mais je vois d'ici la tête décrépie de mes pauvres invités. Si encore ils le savaient ;)
Ainsi, et même en mode multitâches, ce sera donc partie remise une fois de plus pour bloguer parce que merci bien le 56K en toute liberté.
Eh oui, vous le savez dorénavant, je dois m'or-ga-ni-ser!
Je vous passe cependant par avance les sorties et escapades qui se feront... ou pas.
Car je crois bien qu'on est dans de l'hypothétique bien bien avancé là.

.

Marini_re_en_jerseyTunique_et_fleur_en_satin

Je pourrais sans doute tout autant éviter le lourd sujet du shopping aussi, seulement l'horrible vérité est que je n'arrête pas de craquer.
Et craquer, ma tringle de dressing n'en est pour le coup vraiment pas loin quant à elle.
Que faire alors? Envisagerais-je une fois encore de déménager?
Ah si j'étais Carrie Bradshaw, la vie serait tellement plus simple parfois...

.

Inglorious_Basterds_2

Sans oublier bien sur un petit retour incontournable sur le dernier Tarantino.
Traduction littérale: ça sent le billet cinéma à plein nez et qui s'impose de lui-même.
Oh moi, je m'en serais bien passée seulement voilà, la faute à qui si le sieur Quentin ne cesse de nous balancer des chefs-d'oeuvre en pleine figure à chaque fois qu'il sort un nouveau film?
Je campe donc sur mon adjectif propre à ses opus précédents... "Magistral".
Mais chut! Je ne peux vous en dire plus pour l'instant. Il faut bien qu'il me reste matière pour un article digne de ce nom, fichtre.

.

Et en vrac,
Des trouvailles gastronomiques, des séries télévisées dont j'aimerais vous toucher quelques mots, mes trips littéraires du moment...
... Ah et puis peut-être un peu travailler également ;)

.

Je m'en vais ainsi, flottante et comme grisée par une fatigue qui me berce tout autant qu'elle m'enchante, pourvu que le repos soit profitable et amplement mérité. Et si des billets blogesques ne sauraient tarder à pointer le bout de leur nez, ces quelques jours hors de tout sont à eux seuls une prise de recul et une nouvelle santé au goût de liberté...
Comme si la vie m'ordonnait de me calmer un peu, de souffler, de lâcher prise et laisser la barque m'emmener où bon lui semblerait...
Ce pourrait être si simple la vie finalement, si l'on s'en donnait le temps.
Et j'envisage fortement de profiter de ma trêve pour songer, un sourire au coin des lèvres, à tout ce qui serait susceptible de me rendre épanouie et heureuse.

Heureuse à en avoir des étoiles dans les yeux et quelques chrysalides au creux du ventre ;)
En gardant fort l'espoir que le passé, sous une autre forme, se renouvellera.
Et doucement laisser de nouveau la musique et l'écriture me gagner parce que je le sais désormais, je ne peux m'en passer.

"Minute-émotion"
C'en serait presque du psycho-mélodrame habité par ma transe subliminale d'âme épuisée ^^
Je vous dis à très vite alors, loin de l'égarement, mais pour de nouveaux billets assurément!

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

27 août 2009

La playlist d'Août

Nano_Chromatic

M - Le roi des ombres
Little - J'ai peur
Eels - Fresh feeling
Justin Nozuka - Criminal
Empire of the sun - Walking on a dream
Data - Rapture
Mando Diao - Dance with somebody
Gnarls Barkley - Gone Daddy gone
Foreign born - Into your dream
Fightstar - Mercury summer
Cage the elephant - Ain't no rest for the wicked

Franz Ferdinand - Can't stop feeling
Brothers Martin - The missionary
Kasabian - Underdog
Muse - Uprising

° ° °

Si parfois je me noie et peine à garder la tête hors de l'eau, fatalité avérée d'une fille aux mille et unes idées, les bulles d'air, quant à elles, persistent bel et bien dans leur intemporalité, et elles sont la musique comme je suis la noyée.
Libres, folles et indépendantes, elles flottent dans mon océan de troubles pensées et distillent leur joie éternelle à coup de mélodies que, sans scrupules, je kidnappe avec avidité.
Nous y sommes enfin arrivés! La voici, la playlist d'Août, et même sans la mer, ni le sable, ni les cocotiers, rien ne saurait l'empêcher d'être habilement dynamitée.
Suivant ainsi un fil conducteur aussi fluide que limpide, elle se plaît à faire des vagues, à l'endroit même où les morceaux s'entrechoquent avec entrain.
L'été, en serait-ce la fin? Et dans ma tête, le début de tout, ou bien celui de rien?
Je fredonne quelques notes... L'état d'esprit me plaît.
Les nuances s'éparpillent en des contrées paradoxalement nouvelles et familières mais qui, je le sais d'avance, seront à même de me satisfaire.
Alors, dans l'incohérence de rêves qui tombent à l'eau ou d'espoirs qui émergent, le mois d'août emporte avec lui le tsunami d'un supposé désordre intérieur et sa musique, joli sevrage à la force poétique, retentit de plus belle.
Oui, j'entends le son des sirènes au beau milieu de l'écume qui s'évapore.
Un son voluptueux et enivrant... le son du mystère. Clair et inquiétant.
De l'imprévisible tout simplement, des nuits blanches répétées et mon univers ouaté où la folie me guette et m'attend...

Soyez-en cependant ravis. Dans mes délires les plus instables comme dans ma frénétique rêverie, du rock et de l'insolite, je peux vous assurer qu'il y en aura aussi!

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 août 2009

I'm blue, da ba dee... Moi aussi!

Dimanche, détente et farniente,
Et l'envie de faire un billet plutôt léger mais délicatement coloré.
Dans mon jargon, on appelle d'ailleurs cela "bloguer/procrastiner", et en toute impunité.
Eurêka! Voici que j'ai découvert il y a peu sur le blog d'Emma, elle-même désignée par Bliss, un tag bien poétique, tout de bleu vêtu, à l'image et aux couleurs rêvées de mon espace étoilé.
"Prend qui veut" qu'il était notifié en bas dans la plus absolue liberté alors vous pensez bien que je n'allais pas laisser passer une telle opportunité!
D'autant plus que le principe, en toute simplicité, consistait à photographier sept trouvailles délicieusement bleutées de notre maisonnée.
C'est ainsi que sans plus attendre, je me suis lancée...

~

Ma moquette
Fidèle référence de déménagements en déménagements,
l'océan fictif de mon home sweet home pour toujours avoir le peton douillet.

Moquette

.

Mon amour de lampe de chevet
Scrupuleusement chinée avec l'aide paternelle,
et qui accompagne aussi bien mes lectures que mes soirées passées à rêvasser...

IMG_1059

.

Mon côté de geekette proprette
Et en parfaite harmonie colorée s'il vous plaît,
même que ce n'était pas du tout calculé!

L_indispensable_du_geek

.

Ma guitare électrique, la jolie Katsee
Pour une rock attitude avérée... (ou pas) ^^

Katsee_and_me

.

Ma reproduction de Matisse, Tangeri
Avec en bonus la merveilleuse qualité photo de l'Iphone 3G,
et dans la glace, mon fragile reflet...

Matisse___Tanger

.

Mon tapis de salle de bain
Comportant une originalité des plus exquises, vous en conviendrez!

Tapis_

.

De la petite robe, de la tunique, de la fripe!
Dans toute une déclinaison de bleus divers et variés,
et parce qu'on est en plein été.

La_vie_en_bleue

.

Et enfin, mais quelle tricherie mes enfants, un huitième élément...
Comme symbolique de mon blog,
Ma jolie petite étoile
Multicolore certes mais ici toute bleutée :)

Tit_toile_3

~

Voilà qui est fait, bouclé, terminé. Et une très jolie idée, je dois bien l'avouer.
Dans un regain de bonté cependant, je pourrais bien vous épargner cette lourde tâche mais que nenni! J'ai l'envie folle de découvrir à mon tour votre monde coloré et, cela va sans dire, l'importance vitale de votre instinct bleuté.
Je tague ainsi qui le souhaitera mais surtout Kelly pour la curiosité de ce qu'elle peut nous réserver de surprenant et évidemment  Musy
parce que, ne m'épargnant pas elle non plus dans son rôle de "Chieusie", j'aime bien trouver sans cesse une nouvelle occasion de l'embêter!

-Livy-

BONUS
--> Eiffel 65 - I'm blue (Da ba dee) <--
Ah, et parce que j'ai envie de polluer le restant de votre journée,
Vous allez chanter en bleu et reluquer du bon clip de nos années "lycée"
Vous le savez bien au fond que je n'ai aucune pitié ^^

Posté par livy_etoile à 08:00 - Vague de folie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 août 2009

Le cinéma selon l'été 2009

Comme le veut la célèbre coutume de procrastination instaurée par moi-même en période de grande chaleur, j'entame un petit bilan cinématographique de l'été à la mi-août bien passée déjà. Et sans pour autant évoquer toutes mes séances de ces derniers temps dans les salles obscures, j'éprouve naturellement l'envie de vous parler de quelques films savamment triés sur le volet. Ceux-ci même qui ont su m'émouvoir, me faire sortir de mes gonds, me décevoir un brin ou me laisser sur ma faim, me faire trembler, pleurer, rire, trépigner d'impatience, demeurer neutre, sceptique, pleine d'enthousiasme, les yeux embués de larmes, un sourire au coin des lèvres, le regard critique, le coeur serré ou en émoi, les mains moites et l'imagination à son paroxysme. Autant d'émotions stimulantes pour ainsi garder bien ancrée la valeur la plus essentielle, celle de la vie et des rêves accomplis ou à venir, tout simplement.

*

L'incontournable

Harry_Potter_6

Harry Potter et le Prince de sang mêlé de David Yates
Ca parle de quoi?
"Le pouvoir de Voldemort s'étendant à présent jusqu'au monde des Moldus, Poudlard n'est plus un havre de paix et Harry, qui entame sa sixième année au château dans la pleine fleur de l'adolescence, va devoir se préparer d'ores et déjà à l'ultime combat, en côtoyant d'une part Horace Slughorn, le nouveau professeur de l'école, afin de lui extirper des informations importantes, et en menant d'autre part une véritable bataille aux côtés de Dumbledore..."

Pas de déception à la clé pour un sixième opus magique à proprement parler, gorgé d'effets spéciaux et d'images impressionnantes, qui tient la route comme il tient le spectateur en haleine. Naturellement, la fidélité au livre est moindre, de nombreux détails sont omis et seule, l'histoire principale demeure implacable et suit sa trame avec sérieux.
Ceci étant, était-il possible, à la seule vue du nombre de pages de faire autrement?
Le long-métrage, sujet évident à l'enthousiasme de tous les fans d'Harry Potter, est aussi pertinent que différent des autres films et se révèle avec brio de par cet aspect plus mature et sans doute plus abouti également. Partant sur la base du roman qui, avançant grandement dans les aventures du petit sorcier et dans sa quête psychique, se veut plus complexe que les précédents, le réalisateur privilégie cette fois l'ambiance générale plutôt que l'histoire en elle-même pour nous offrir un film sombre et tourmenté, parfois même violent, qui prépare à merveille les deux prochains volets (réservés au tome 7) en effectuant ici une sorte de transition volontaire. Fantastique, drôle et touchant à la fois, l'aspect terrifiant qui se met progressivement en place pour la lutte finale est très implicitement évoqué, imposant certes moins d'action dans son ensemble mais aussi plus d'attention, tout en suscitant l'envie des films à venir, habile et ingénieux procédé...
Par ailleurs, cette évidente noirceur est agréablement contrecarrée par un côté très "teen movie" où les histoires de coeur de nos héros prennent de l'ampleur avec beaucoup d'humour.
Et c'est ainsi que l'angoisse omniprésente se mêle à une légèreté de bon ton, présente également dans le roman et qui a le mérite de relâcher une pression très forte ici, vouée à renouveler un engouement des fans sans cesse plus présent pour le monde magique et ses protagonistes grandissant.
On découvre alors des émotions certes contrôlées mais un film avide d'éclat et d'esthétique dont on ne pourrait reprocher que le dénouement, trop peu crédible voire plat et qui s'éloigne du roman pour se rendre hélas prévisible alors qu'il ne l'était pas.
De là, on attend cependant une fin en deux épisodes de toute beauté, qui saura, à l'image de sa transition ici présente, nous faire rêver une dernière fois, enchaînant à un rythme effréné une descente aux enfers, de l'action, du fantastique et de l'effroi, pour notre plus grand plaisir.
C'est un fait, Voldemort is back... et lorsque tout comme moi, on est atteint d'une "pottermania" aiguë, c'est bel et bien le plus beau des cadeaux ^^

.

Une pluie de coups de coeur

Whatever_works

Whatever works de Woody Allen
Ca parle de quoi?
"Boris Yellnikoff, excentrique new-yorkais misanthrope, cynique et fantasque laisse de côté sa petite vie confortable mais terne au profit d'une existence plus "bohême" quand il rencontre la jeune et jolie Mélody et qu'elle s'installe chez lui. Réticent au départ et lui transmettant sans ménagement ses implacables théories, il se laisse ensuite prendre au jeu de la joie de vivre et de l'insouciance de la jeune femme, l'ensemble créant alors un attachement mutuel très fort. Avec l'arrivée de la famille de Mélody à New York, tout se retrouve chamboulé. Désormais, plus rien dans la vie de Boris, ni ses habitudes, ni ses grandes réflexions, ne sera comme avant..."

A l'image du talentueux et anticonformiste Woody, changement total de registre ici après le sulfureux VCB que j'avais tout autant encensé. C'est au tour de cette "comédie sentimentale" pas comme les autres à présent de faire sensation et me transcender, au moyen d'un scénario empreint de cynisme et de répliques cultes qui jouent sur la corde sensible de la finesse et de la classe, un humour ravageur à la clé. La galerie de personnages est aussi intelligente que malicieuse et nous dévoile  au travers d'une réflexion absolument immanquable sur l'ironie du destin, une énergie hors-normes pour un film qui à aucun moment ne perd de sa superbe. Péripéties, bons mots et situations incongrues, les dialogues sont subtiles et savoureux et les acteurs franchement talentueux tandis que Woody Allen se joue de ses héros comme de ses spectateurs et nous mène en bateau comme il se rit avec bonne humeur de ses personnages qui n'ont de cesse de se chercher, se confronter et se heurter encore et encore.
Surfant sur le scénario conventionnel du vieux râleur et de la ravissante idiote, il aborde avec légèreté des thèmes en réalité plus profonds qu'ils n'en ont l'air et nous livre toute une critique de la société, dans un état d'esprit sacrément déjanté et furieusement jubilatoire.
On rit, on prend parti, on s'esclaffe mais diantre, on réagit!
Et le long-métrage est purement et simplement un instant de bonheur délectable.
Tout un programme qui ne s'essouffle pas plus que lui, Woody, 75 ans, et des films qui se suivent sans se ressembler, nous entraînant dans son univers un peu fou et décalé mais toujours brillant et jamais égalé. Je dirais bien alors que Whatever works est l'un de ses plus grands films mais combien encore, en ces termes, devrais-je en englober?

.

L__haut

Là-Haut (Up) de Pete Docter et Bob Peterson
Ca parle de quoi?
"Carl, un vieux monsieur veuf et grincheux, décide de réaliser le rêve de sa vie en s'envolant avec sa maison, toute de ballons vêtue, vers l'Amérique du sud. Sans le savoir, il embarque avec lui Russel, un jeune garçon enthousiaste et gaffeur dans l'aventure.
Les deux compères, accompagnés d'un curieux oiseau et d'un chien qui parle rencontrés en chemin, vont alors vivre le voyage le plus imprévisible et incroyable possible, défiant les limites de l'imagination."

J'ai beau tenter avec fougue de trouver des failles à Up, je cherche toujours... et n'y parviens point. Plus inventif que Wall-e qui m'avait pourtant bien séduit l'an passé, le nouveau Pixar nous entraîne cette fois dans un monde imaginaire aux rêves aussi colorés que poétiques, entendez par là tout ce que j'aime et qui me tient à coeur, non sans un côté terriblement drôle et déjanté qui lui confère une force supplémentaire et le pouvoir de donner de l'émotion à tout moment, non sans une certaine dérision qui se laisse apprécier délicieusement, comme une sorte de cadeau bonus qu'on dégusterait à l'infini.
Graphisme au top et pertinence de l'histoire, nous sommes à notre tour, entraînés en pleine aventure délirante, ballottés entre le rire et les larmes, l'inventivité et le loufoque, comme pris au piège de personnages attachants et peu communs, avec en fond, toujours, l'élégance évidente de messages sublimés et d'une complexité voilée par cette très belle aventure irréelle, un brin "pop-acidulée".
L'univers enchanté de Up est en fait époustouflant de vérité et de fantaisie et se regarde la larme à l'oeil entre deux éclats de rire, paradoxe exquis d'un film d'animation à nous couper le souffle. Et si quelques longueurs peuvent être parfois à regretter, on n'en oubliera pas pour autant la capacité de Pixar à se renouveler encore et encore, étoffant sa galerie de personnalités à perte de vue et la délicatesse progressive avec laquelle est amenée l'aspect psychologique de chacun. Ainsi, le virtuel devient réel et l'on se perd à tout jamais dans ce monde en 3D, lunettes sexy à l'appui, où les maisons volent, où les chiens parlent et où finalement, entre moultes petites références de bonne augure, on se sent tout juste bien.
C'est ainsi qu'on ressort du cinéma intelligemment conquis, avec la satisfaction de ne pas avoir perdu notre temps et à vouloir nous envoler nous aussi, dans cet espace si aérien pour revivre encore et toujours, l'histoire simplement magique de Carl, Elie, Russel, Dug, Kévin... et leurs amis les écureuils, comprenne qui pourra ^^

.

Mitigé

Le_h_risson

Le hérisson de Mona Achache
Ca parle de quoi?
"L'histoire inattendue de destins croisés, au sein d'un immeuble huppé, entre la jeune Paloma, 11 ans, intelligente et suicidaire, l'énigmatique, sage et perspicace monsieur Kakuro Ozu et la concierge des lieux, Renée, aux occupations secrètes tendant d'avantage à la littérature qu'aux tâches ménagères, malgré une apparences des plus trompeuses."

"Selon une libre adaptation du livre..."
Au moins le film annonçait d'emblée la couleur.
Et libre, il m'a semblé que l'adaptation l'était vraiment. Je ne cacherai pas ainsi que j'ai été un peu déçue par cette esquisse néanmoins poétique, mais qui m'a semblé franchement réductrice par rapport au roman piquant que j'avais tant aimé, et qui m'a laissé cette fois sur une image lisse et un peu trop gentille pour être honnête.
Pourtant, et je dois bien l'admettre, j'aurais sans doute apprécié d'avantage Le hérisson côté film sans avoir lu au préalable l'oeuvre de Muriel Barbery plusieurs fois. Le long-métrage, sans être transcendant, est en effet des plus plaisants à regarder. Truffé de bonnes intentions, de passages émouvants et autres détails charmants, il joue à merveille de cette "tendresse cynique", comme j'aime à l'appeler, qui me comble souvent de joie. Il sait de plus, parfaitement allier une certaine noirceur à un quotidien morne et prône avec ferveur la beauté de la littérature (du cinéma et du dessin) dans le cadre d'une leçon de vie particulièrement sensible et touchante.
Je ne nierai donc pas la beauté de la chose sur un sujet relativement grave et pesant.
Seulement, si je ne l'avais pas ressenti de la sorte dans le roman que j'avais trouvé acéré, créatif et juste, j'ai eu l'impression au sein du film d'un trop plein de clichés de la part des personnages, qui n'ont pas su convaincre de par leur naturel mais ont au contraire laissé entrer un flot de préjugés un peu trop faciles. Et moi, l'aspect "gentils et méchants" de la façon la plus évidente qui soit, je n'aime pas trop.
Je resterai donc sur cette petite parenthèse cinématographique qui demeure à mes yeux une jolie histoire mais sans plus, et ne pourrais que d'avantage conseiller le livre alors, qui lui, s'attache tout comme son titre, à une certaine élégance et des propos joliment nuancés pour certes d'avantage de cruauté au final mais également plus de réalité.

.

Truc de filles ;)

Victoria

Victoria (Les jeunes années d'une reine) de Jean-Marc Vallée
Ca parle de quoi?
" L'accès au trône de la jeune Victoria, 18 ans, son cheminement personnel et intellectuel et ses premiers pas dans le monde de la royauté pour celle qui fut l'une des reines les plus importantes d'Angleterre, connue notamment pour son tempérament, sa personnalité hors-normes et sa vision du monde."

Naturellement, Victoria n'est pas, et de loin, le meilleur film d'époque qu'il m'ait été donné de voir jusqu'à présent. La mise en scène plutôt convenue et l'ensemble linéaire, laissent indéniablement le spectateur sur une impression de "déjà vu" (Sissi impératrice, sans doute) et une intrigue qui demeure des plus classiques alors que la thématique trépidante, quant à elle, l'était tout de même beaucoup moins. Le portrait de la jeune reine, si romanesque oserais-je penser, reste donc relativement lisse et sans surprises ici, tant et si bien que j'ai un peu souffert de ce manque d'originalité et d'audace dans le scénario, je dois bien l'avouer.
Fort heureusement, les costumes et décors somptueux, le jeu délicieusement touchant d'Emily Blunt et l'histoire de cette jeune femme au destin hors du commun rattrapent vite les quelques défauts précédents, laissant alors place à une douce rêverie devant les robes merveilleuses, la tendre et légendaire histoire d'amour (jolie mais sans aucune niaiserie) et les erreurs de la jeune reine qui lui confèrent ainsi une fragilité charmante au réalisme évident.
Oui, le personnage de Victoria est humain, sensible et vrai et porte le film à lui tout seul sur une vague romantique des plus agréables, passionné par moments, dramatique à d'autres mais avec toujours beaucoup de raffinement et d'élégance, détails qui ne manqueront évidemment pas d'être appréciés à leur juste valeur.
Rien que pour ces raisons alors, le film mérite assurément le coup d'oeil, l'approbation de la gente féminine et un petit passage bien senti par la bibliothèque pour se renseigner d'avantage encore sur l'époustouflante et incroyable époque victorienne...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 août 2009

Poésie, vidéo et réalisme: welcome home!

_

.

Ah, le petit monde étrange et cosmopolite d'internet...
Vaste sujet certes, mais comment l'aborder?

.

En mode "geekette" pour certains jours, principalement ceux où il pleut sur la ville comme il pleure dans mon coeur, je n'ai de cesse de l'observer, l'appréhender, pour parfois même, vous m'en direz tant, l'apprivoiser. Alors je scrute l'écran des heures durant parce qu'il fait nuit et parce que je ne dors pas, en fausse nerd que je suis, dans l'espoir d'une curiosité bien placée, plus littéraire que geek à bien y penser, et qui d'emblée me troublerait ou me ferait rêver.
Légère, elle m'emmènerait sur les chemins sinueux de recherches Wikipédia pour ensuite voguer sur la vague des sites d'hébergement de vidéos afin de tenter d'y trouver quelques grammes de poésie, de cynisme, de trash et de touchante dureté.
Un microcosme géant en quelque sorte, aussi réel que virtuel, attachant que cruel.
La vie, la vraie, oui, mais en juste un peu plus petit.

_____

Et bien loin de ma personne l'idée d'être une rageuse anonyme, oh ça non...
S'ils savaient seulement les pauvres, qu'à se sentir pousser des ailes de lâcheté, bien cachés derrière leur PC, ils possèdent eux aussi une adresse IP!
Je dirais plutôt que c'est simplement que dans ma quête virtuelle,
Je suis capricieuse, exigeante, intransigeante.
On m'offre un service, soit. Je veux juste en extraire le meilleur, l'information et la culture, la création et la découverte, le potentiel artistique, le pouvoir illimité de l'imagination et tout ce qui peut faire de l'être humain quelqu'un de bien.
Vous évoquer ce qui me parle et me fait vibrer, serait-ce un mal en soi?
Ainsi, puisque tout m'interpelle mais que paradoxalement, tout m'ennuie en même temps, je parcours la toile avec l'attention que je lui accorde et les intentions que je me donne, puis je m'attache à quelques morceaux choisis.
Des perles. Des idéaux. Des rêves. Des envies. Des réalités.
Fin de l'histoire. Parce que point trop n'en faut.

_____

Je suis comme ça moi, je surfe avec joie mais ne m'attarde pas.
Tic-tac tic-tac, il y a les heures qui filent et je n'ai juste pas de temps à perdre parce qu'au dehors, là où le soleil n'est pas rétro-éclairé, un monde m'attend et même qu'il peut parfois être beau et qu'on s'y rend en 3D.
Alors force est d'admettre que dans ce cas, les buzz de carambolages de voitures, motos ou tout autres objets roulants non identifiés si chers aux coeurs des internautes font bien pâle figure à mes yeux et j'oserais même avouer qu'ils me rebutent tout autant que les vidéos de nos amis animaux qui auraient eu l'audace de tomber ou d'être idiots.
Idiots, c'est un peu nous qui le sommes, non? Ma parole, on s'est cru chez Vidéo Gag ou quoi?

_____

Ainsi donc, je vous épargnerai les Michael Vendetta de la toile, les chats diaboliques, les délires amateurs via Webcam, les hamsters transgéniques et les voitures tuning, c'est promis.
Seulement, on me fait parfois découvrir de jolies choses aussi.
Et parce que ces deux petites vidéos ont été dénichées comme par magie,
Il m'a soudain semblé que les garder pour moi serait une infamie.

.


J'ai vomi dans mes cornflakes
envoyé par scorme - Découvrez plus de vidéos créatives.

Mon premier coup de coeur, à défaut de nous envelopper d'un optimisme débordant, s'évertue avec brio à dépeindre un quotidien, une réalité certes difficile mais souvent avérée, et nous délivre, dans sa sombre ironie, un véritable message à l'image d'une leçon de vie.
Il ne prône pas le glauque gratuitement, ne joue pas la carte de l'inutile mais se prend au contraire au jeu volontaire des clichés et des éventualités pour nous donner le coup de fouet qui nous ferait enfin sortir de notre torpeur.
Réalisme et vérité, sa froideur si sensible au fond est l'arme réelle d'une vraie beauté.
A voir au second degré...

.


A quoi ça sert l'amour !
envoyé par zakchaud2007. - Clip, interview et concert.

Le deuxième, sans doute mon préféré, se fait plus tendre et plus poétique de prime abord, bien qu'empreint de cette tristesse vaine qui rend l'amour parfois si délicat et douloureux...
C'est ainsi que les dessins défilent, agiles et adorables tandis que la bande-son signée Edith Piaf s'accorde à merveille avec ce court-métrage animé qui nous fait sourire ou pleurer, l'air attendri mais le coeur gros.
C'est qu'il y a dans cette vidéo un potentiel émotionnel tout juste incroyable et que jonglant sur la corde sensible qui sépare le rêve de la réalité, elle parvient sans faux-pas à franchir la frontière d'une thématique souvent complexe, tout en faisant preuve de cette créativité que je n'ai et n'aurai de cesse d'encenser...

.

Sur ces quelques images, je vous laisse alors méditer,
Très bon week end du 15 août à tous!

-Livy-


Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

12 août 2009

Comment rire avec Google? [Part two]

Google_s

.

Il y a de cela quelques mois, éberluée mais non moins amusée, je me targuais d'un billet fou fou fou [ici] destiné au lectorat de mon blog le plus spécial et le plus incroyable également.
Celui-là même fraîchement débarqué dans l'anonymat le plus total sur ma page personnelle non par intérêt de la chose mais par le hasard magique d'une recherche Google et qui de toute évidence aurait fort mal tournée  ^^
Qu'on se le dise alors et pour mon plus grand plaisir, rien n'a changé!
Les idées saugrenues des internautes allant bon train, la chaleur moite de l'été laissant pleuvoir des connotations sexuelles en abondance et l'insolite de mes mots-clés me laissant toujours aussi perplexe, il me semblait tout naturel d'entamer une nouvelle session de grand n'importe quoi, pleine de bonne humeur, de folie douce et de troublantes questions.
"Mais pourquoi et comment diantre sont-ils arrivés ici?"
Ça, je me le demande encore, à tel point que la moindre des choses étaient tout de même de vous en faire profiter...
Ainsi, comme je suis une fille rudement organisée (ahem), j'ai décidé cette fois de procéder par un classement en fonction des diverses thématiques abordées... ou pas.
Attention cependant, le billet risque fort d'être interdit aux moins de 18 ans... Caliente ;)
Et un grand merci à tous ces heureux et incongrus participants!

@

[ Sexy ]

String qui dépasse
Pfff, aucun sens des réalités! Mais cette mode là, elle est fichtrement dépassée...
(et en plus, même que c'est vulgaire, d'abord!)

.

Gros sein nu(e)
Étrange, personne ne tape jamais "petits seins couverts", je me demande bien pourquoi.

.

Femme forte porte jarretelle
Ok alors:
1) Tu te rends le site X de ton choix.
2) Tu peux désormais lancer ta recherche.
3) Au cas où tu ne comprendrais toujours pas, ici, tu ne trouveras rien.
4) Navrée pour la perte de temps, ce fut un plaisir de ne pas faire ta connaissance ^^

.

Lavage de cerveau par le sexe
Et toi, on ne t'a pas déjà un peu lobotomisé l'esprit pour avoir des idées pareilles?

.

La vie sexual des éléphants
Tu as bien raison de mêler le franglais à la zoophilie, c'est un vrai bonheur pour mes mots-clés.
Je peux te remercier dis?

.

Envie de toi en scooter
Mais pour ces choses-là, on ne "googlise" pas voyons, on agit :-p

.

Phot(aux) sein grand
Comme Yoda tu parles un peu toi, non?

.

Fétichisme pieds
Non mais c'est moi qui ai un problème où c'est moche un pied?

.

Grosses pucelles nues
Merci infiniment de m'avoir coupé l'appétit. Eurk!

.

Liquette transparente string voisine
Tu peux lancer un avis de recherche pour ça. Il y a Renan Luce qui pourrait peut-être même t'aider d'ailleurs, il adooore les voisines!

.

Jeunes seins bien galbés se dorent au soleil
Mouai, et le reste du corps, lui, reste tout blanc et totalement flasque, fichu soleil tiens!

.

Sms coquins anonymes
Ah c'est bien beau l'anonymat mais alors comme ça, on n'assume pas?

@

[ Geek ]

Applications qui veulent plus s'ouvrir sur iphone
Non je ne me moque pas, je compatirais plutôt, surtout si l'application est payante...

.

Living colors migraine
Eh bien c'est sur que si tu la regardes droit dans les yeux aussi ta Living Colors, elle ne va pas aider beaucoup à l'ambiance zen de ton home sweet home et encore moins à la paix intérieure de ta petite tête. C'est que ça éblouit ces machins-là.
Et puis je ne le répèterai jamais assez. Quand on a une migraine, on éteint la lumière sacrebleu!
Problème résolu ( je suis trop forte ^^).

.

Parler à Chuck Bartowski
Moi c'est Jeanne d'Arc enchantée, et toi?

.

Groupes farfelus de Facebook
Tu es grand, tu es fort, tu sauras les trouver tout seul jeune Padawan.

.

Petit bip démarrage Game Boy
Hi hi hi, encore un(e) psychopathe qui a les mêmes p'tits plaisirs que moi...
J'espère que ce n'est pas une pathologie geek trop grave docteur!

@

[ Chiens ]

Dresser chien girolle
Au début, je m'en serais presque demandée ce qu'était un "chien girolle". (blonde powâââ)
Mais même en ayant compris le but de ta recherche, lecteur, mon aide est limitée, surtout quand on sait que la seule chose que j'aie bien pu tenter sur un chien était de l'agility dog "by myself", mais sans maltraitance cependant... Enfin je crois ;)

.

Doberman chien lunatique
Il boude souvent le tien? Sinon tu peux toujours aller au SAV le plus proche régler dans un délai moindre ce dysfonctionnement passager.

@

[ Fashion ]

Comment plier le pliage Longchamp
Encore? Mais c'est une obsession ma foi...
Tu le ne PLIES pas ton "Pliage", tu le ranges et puis c'est tout.

.

Comment ressembler à une fashionata
Mais en faisant les boutiques, pardi! Ah et puis, c'est dans les gênes aussi ;)

@

[ Et le reste... ]

Sujet sur le livre important inutile et intégrant des répliques et descr(e)ptions
Tu peux répéter la question? Moi pas comprendre.

.

Qu'est-ce qu'une ratapanade?
Finalement, tu as bien fait d'atterrir ici.
Tu sais désormais qu'une ratapanade est une chauve-souris :)

.

Calories des sablés Michel et Augustin
Un indice? La réponse est sur le paquet. Tin tin tin.

@

La toile nous réserve parfois quelques grands moments,
Aussi inattendus que palpitants...
Alors s'il vous plaît, faites-moi ce plaisir les gens,
Et offrez-moi juste la possibilité d'une troisième session
De mots googliens truculents
Dans un avenir proche et passablement amusant,
Mais toujours, toujours, dans une ambiance bon enfant ^^

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Vague de folie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

08 août 2009

You may say I'm a dreamer...

Violoncelle_dans_le_m_tro___1957

Les trajets en métro se ressemblent tout autant qu'ils sont différents,
Et c'est bien là leur paradoxe.
Ils brassent une foule compacte qui s'ignore et se dévisage anxieusement, perdue dans les méandres de vies multiples qu'on aimerait bien deviner certes, mais dont on ne saura jamais rien. Les heures défilent, on se marche sur les pieds et on s'engouffre machinalement dans des tunnels qu'on ne voit même plus. Parfois, une affiche ou le comportement étrange d'un voyageur provoque une réaction. Brève. Et puis plus rien. Nul espoir dans la rudesse de couloirs qui de par leur odeur même pourraient bien être le pire des repoussoirs. Les passagers se croisent ainsi, impersonnels et fugaces, dans les rames comme sur les quais, emmitouflés dans leurs écouteurs, cachés derrière leurs romans et  leurs journaux froissés et je ris de les voir taper frénétiquement le sms de leur vie sur un téléphone dernier cri voué à être montré en public.

.

C'est qu'il y a dans le métro cette énigmatique attirance qui à mes yeux dévoile bien trop de neutralité pour l'être réellement. Et en ce lieu, le singulier rapport aux autres, doté vraisemblablement de toute indifférence se révèle en fait comme fortement pourvu d'un certain jugement, de pensées abstraites ou inavouables et d'impressions cachées. Tout n'est qu'étude et test, vagues poses, divagations incertaines et moments capturés sur le vif.
Du leurre à la vérité, il n'y a parfois qu'un pas.
C'est ainsi qu'à mesure que les heures défilent, à cet instant précis où la nuit rivalise avec les lignes souterraines abyssales, les attachés-cases cravatés et les touristes fatigués revêtent peu à peu leurs tenues de soirées, là où, bien au-dessus du sol, l'alcool coulera à flot jusqu'à l'aurore. C'est à cette heure, petit instant du "tout est possible", que l'ambiguïté même des regards qui se croisent et des peaux qui se frôlent mêle l'envie au dégoût dans le tunnel noir de nos périples urbains.

.

Moi je ne fais rien mais j'observe.
La foule m'indispose autant qu'elle me fascine et c'est sans doute un mal pour un bien.
Les affiches culturelles placardées à la va-vite sur du carrelage froid et la diversité des stations m'expédient ailleurs tandis que la musique qui me berce et l'imaginaire en refuge me font apprécier à juste titre la valse des personnalités qui s'offre à moi comme l'avant-goût inattendu d'un spectacle convenu. Les mêmes vêtements, les mêmes types de gens, ceux qui s'arrêtent pile aux stations que je leur avais attribuées... Et puis, de temps à autres, de brefs instants photographiés de moues marquantes dont on aimerait toujours se rappeler mais qui sitôt dehors, déjà s'évaporent...

.

On pourrait peut-être penser alors qu'il n'y a rien de bon et que ces visages cernés et tirés sous les lumières des néons ne sont que le triste symbole d'un monde en gris qui robotisé de jour, prend un malin plaisir à s'étourdir la nuit. Mais je vois au-delà parce que dans la banalité ambiante, les surprises vont bon train parfois.

*

Un soir comme il y en a tant, milieu juillet, je me suis assise dans ce wagon de métro, ligne 6, avec pour seul et unique but une soirée dansante dans le monde parfois dissolu des nuits parisiennes. Les stations aériennes défilaient sur la ville-capitale, déjà presque endormie, à peine minuit. Tour à tour, je passais la Seine et les immeubles Haussmanniens sans trop m'y attarder, les pensées ailleurs, là où le passé et le futur se mélangent maladroitement.

.

Soudain, quelque part mais je ne sais plus bien où, Il est monté dans le même wagon que moi et s'est adossé nonchalamment contre la vitre du fond, une guitare à ses côtés, le bois usé. Une vingtaine d'années un peu passée, un châtain faussement candide et l'air élégamment blasé... Avec son jean troué, ses converses et son large tee-shirt aux couleurs vives, il dégageait le flegme grunge d'un Kurt Cobain en mode 21 ème siècle qui serait né un tantinet trop tard mais se serait brûlé les ailes bien trop tôt.
Il a réajusté ses cheveux et ceux-ci sont restés en vrac. C'était mieux de la sorte.
Puis il y eut un silence, très bref, rendant presque solennelle une seconde qui n'aurait pas du l'être, moment fatidique qu'il a choisi pour commencer à jouer.

.

D'une voix grave, légèrement éraillée mais sans fausses notes, il a entamé son répertoire en guitare acoustique pour, contrairement aux musiciens parigots, grands écorcheurs de Mon amant de Saint-Jean devant l'éternel, ne plus s'arrêter de jouer, jamais. Tout doucement d'abord, comme intimidé par un public pas forcément conquis, il gagnait de l'assurance au fil des minutes et son timbre puissant commençait à me faire trembler, vraiment.
Il dégageait cette aura naturelle que nul ne contrôlera jamais mais qui survient toujours lorsque l'on ne s'y attend ni ne le souhaite, et les stations qui défilaient sous mon nez n'étaient plus alors que de frêles arrêts sans importance et sans âme tandis qu'à l'intérieur du train lancé à vive allure, j'assistais à un concentré d'émotions immuables.
Éphémère instant de bonheur. Étrange et palpable.
Suffisamment indescriptible pour que je daigne tenter de l'écrire.

.

C'est qu'il n'était ni là pour l'argent ni pour le succès, mais pour la pureté simple d'un plaisir musical à partager et sa sensibilité à fleur de peau frémissante se lisait dans ses grands yeux clairs d'écorché vif, tant et si bien que ce sont tous les voyageurs en retrait qui sont sortis de leur torpeur, comme un seul homme.
Il semblait à présent impossible de descendre de ce wagon qui chantait et dansait à lui tout seul sur la vague de mes morceaux fétiches alors que sans pause et sans heurts, il enchaînait de subtiles reprises, "doucement rock n' roll", dévoilant une personnalité de feu et empreinte d'une imparable douceur, paradoxe léger que j'aime me remémorer.

.

Surfant d'abord sur un hommage acoustique à Michael Jackson, nul doute qu'il ait à cet instant précis du lire dans mes pensées pour entonner ensuite avec tant de ferveur les morceaux incontournables de Fool's Garden, Oasis et Radiohead avant de finir, sorte de triomphe inopiné, sur le mémorable Imagine de John Lennon et un medley de Nirvana, magistral.
Et comme il ne sortait toujours pas du métro, il laissait derrière lui l'émoi incontrôlé de passagers enivrés et imprégnés avant même que ne débutent leurs étourdissantes soirées.
Parce qu'il faut bien l'admettre, étourdissant, l'instant l'était d'avantage.

.

Le bruit des pièces enthousiastes donnait écho à la musique de l'artiste et crépitait dans sa petite coupole tandis qu'il ne sillonnait aucun couloir pour faire la manche mais au contraire continuait de jouer, prisonnier de l'étreinte de son instrument, là, au beau milieu du tunnel du bonheur où d'impersonnels visages commençaient à s'envoler, rayonnants.

.

Et  moi, comme transportée, avide de sa musique et de toutes ces choses qu'on ne prévoit pas, me suis décidée à laisser mon cynisme ironique au placard, juste l'espace d'un soir.
Alors, tandis que je fouillais de tout mon soûl dans mon porte-monnaie, l'air hagard et l'esprit embué de mes rêves d'absolu et d'utopie, je me suis simplement dit que ce mec était un dieu.

-Livy-
Illustration: Robert Doisneau

BONUS
--> Fool's Garden - Lemon Tree <--
--> Nirvana - Rape me <--

--> John Lennon - Imagine <--

Trois petites chansons et puis s'en vont,
Impromptues, souriantes et inégales,
Rêverie au doux parfum de scandale

A l'image d'un musicien inoubliable...

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04 août 2009

Un été de folie, même à Paris!

Parce que même l'été à Paris peut devenir attractif si tant est que l'on y mette un peu du sien et qu'on se motive pleinement à sortir de sa tanière, voici quelques bons plans, rendez-vous attendus et sorties culturelles ou artistiques à ne point laisser passer pour tous les parisiens en manque de sensations nouvelles et d'un brin de fraîcheur rêvé!

* ° * ° *

Fnac_ind_tendances_2009

Qu'ouis-je? Vous avez dit "concerts"?
Il était tout naturel que je débute cette petite session avec mon péché mignon par excellence.
En effet, comme chaque année, le festival Fnac Indétendances auquel je ne manque jamais d'assister, ne serait-ce que pour quelques soirées est, selon moi, l'atout majeur de Paris Plage.
(Évènement que, vous le saviez sans doute déjà, je n'apprécie guère ^^)
Il mérite de plus pour cette version 2009 une attention toute particulière puisque s'il ose bien sur distiller une fois encore dans nos oreilles gourmandes de la bonne musique, il se déplace également du pont de Sully au parvis de l'Hôtel de Ville. Une excellente initiative qui permettra sans doute à tout un chacun de respirer d'avantage sans se prendre pour une petite chose fragile écrasée en pleine foule et ainsi profiter de ces concerts gratuits, bien souvent révélateurs de bonnes surprises, comme il se doit.
Le programme musical qui par ailleurs s'échelonne de la fin juillet à la mi-août chaque week end en général (et même un mercredi!) s'avère plutôt alléchant dans son ensemble, très éclectique également, et je note entre autres et parmi mes préférences, de petites idées qui me trottent dans la tête telles "Stuck in the sound", "The Elderberries"," Housse de Racket" ou encore "La rue Kétanou".
Enfin, je me réserve le plaisir joliment décalé de revoir Cocoon une fois encore et celui, non moins charmant, de découvrir Charlie Winston en pleine performance live...
Bref, un festival parisien des plus impromptus et en totale liberté, pour une dose de bonheur en toute facilité.
Et si enfin vous êtes désireux d'en savoir un peu plus, le programme dans son intégralité se trouve [ici].

.

Cin_ma_au_clair_de_lune_2009

Les cinéphiles seront comblés et les autres aussi puisque la Mairie de Parie offre cette année encore la possibilité de savourer en toute gratuité des séquences cinématographiques en plein air (13 en tout) dans les parcs, jardins et autres lieux verdoyants ou typiques de la capitale, et ce tout au long du mois d'août.
Le sessions des années précédentes ayant été un réel succès saupoudré du charme atypique d'un cinéma à la belle étoile, il me paraît évident que je vais m'y rendre cette fois encore, petite laine à l'appui, pour ce moment si particulier que je n'ai de cesse d'apprécier.
Comme le programme s'avère diversifié et mêle habilement les époques aux genres, tout le monde pourra amplement y trouver son compte en fonction de ses goûts et de ses envies. C'est ainsi avec entrain que j'irai sans doute assister à quelques projections. Mon choix se portera sûrement sur le magnifique Tchao Pantin de Claude Berri, film ô combien marquant dans lequel Coluche s'est surpassé, excellant dans un rôle à la fois sombre et délicat. 
Puis j'enchaînerai sur Boudu sauvé des eaux, ce qui n'est pas une surprise en soi lorsque l'on connaît l'attachement cinématographique que je voue à Jean Renoir et l'admiration portée à son travail.
Pour finir en beauté, mes goûts pencheront du côté du très tourmenté Dans Paris de Christophe Honoré, film dont j'avais déjà fait la critique [ici] et qui possède pour moi cette symbolique emplie de tant de souvenirs...
Les amis du septième art sauront alors apprécier à sa juste valeur quelques soirées parisiennes à forte densité poétique.
Et pour plus d'informations et moins de bla bla,  il vous suffit de cliquer [ici].

.

Darwin___Bagatelle

Une exposition en hommage Charles Darwin au parc de Bagatelle destinée à un large public, c'est ce qu'il se trame en ce moment même... Une occasion unique et inespérée d'allier le charme de ce jardin hors-normes dans lequel je n'ai de cesse de rêver à un moment culturel riche et varié, d'une grande rareté de surcroît.
En effet, pour célébrer les deux cents ans de la naissance du célèbre scientifique, la Mairie de Paris organise en 2009 une "exposition-balade" exceptionnelle dans un cadre qui l'est tout autant, consacrée à Darwin, sa vie et son oeuvre.
Tout un programme et bien plus encore!
A Bagatelle donc, et sous la forme d'un parcours qui se déroule en trois étapes (Trianon, Cour d'Honneur et Galerie du parc), on saura y apprécier une rétrospective générale de l'homme qu'il était afin de nous permettre de mieux appréhender son travail en tant que scientifique et naturaliste mais aussi l'histoire de sa vie, entre isolement, hésitations et succès, tout comme son exaltation à l'égard de la biologie. Naturellement, ses études les plus importantes ainsi que sa fameuse théorie de l'évolution et sa reconnaissance auprès de ses pairs seront abordées, mais on y trouvera également des indices et explications sur sa passion des herbiers, documents et objets divers qu'il n'a cessé d'amasser pour mieux s'y intéresser...
Le tout promettant d'être captivant, le jardin de Bagatelle en prime, c'est sans aucun doute un rendez-vous à ne pas manquer dont vous pourrez également vous délecter à la rentrée et jusqu'au 1er novembre de cette année!

.

L__pop_e_Tour_Eiffel

Parce que la Tour Eiffel est avant tout l'emblème vivante de Paris et que, parisienne de coeur, je n'ai jamais poussé le vice jusqu'à la visiter (c'est une honte, j'en conviens), je compte bien me rattraper ces prochains jours en jouant les touristes dans ma propre ville et puis surtout en me rendant à l'exposition qui lui y est consacrée et qui se déroule au premier étage ainsi que dans les escaliers de notre cher monument.
L'épopée Tour Eiffel me paraît en effet un excellent moyen d'apprivoiser celle que je vois tous les jours en proposant des objets, affiches, gravures, photographies ou dessins, tous voués à constituer une sorte de genèse de la Tour, nous livrant par la même occasion moultes petits secrets et anecdotes insolites autour des origines de sa création.
Comme l'aventure ne s'arrête pas là, les panneaux illustrés (environ 300) sont également complétés par des films, écrans et autre matériel high-tech présentant la Tour Eiffel comme on ne l'a jamais vu et destinés à rendre l'évènement plus interactif encore, dans un réel esprit de modernisme et d'innovation, à l'image de notre monde actuel.
Huit thèmes nous sont ainsi proposés pour un expo-visite aussi sympathique que ludique.
Et c'est avec joie enfin que je franchirai les (quelques) marches de l'édifice sacré pour un moment qui, sur les traces de sa naissance lors de l'exposition universelle de 1889, risque de vraiment me captiver.

.

Tarzan_au_quai_Branly

Tous à vos lianes!
Et je dois admettre que c'est un bien curieux évènement que celui-ci car même je ne suis pas a priori particulièrement adepte du grand Tarzan dans toute sa splendeur (bien que son cri soit évidemment addictif, cela va de soi ^^), la thématique en soi d'une telle exposition est pour le moins originale, me laisse pantoise et attise ainsi ma curiosité. Par ailleurs, l'idée de m'offrir le luxe d'un moment passé au musée du quai Branly me fait demeurer dans un état plus qu'enthousiaste tant ce lieu est révélateur pour moi de délicieux souvenirs et d'un autre côté, Tarzan me semble, outre l'aspect culturel, parsemée d'une forte teneur ludique, ô combien souhaitée en ce désert joli mois d'été.
Quel endroit trouver de mieux alors que ce musée parisien si singulièrement exotique pour se perdre tout un après-midi durant?
Il paraît de plus que l'exposition en question, loin de se poser comme la frêle esquisse d'une légende populaire, s'avère être plutôt complète. Sur fond de musique africaine, elle présente un parcours empli d'objets et symboles insolites et s'attarde d'une part sur son auteur Edgar Rice Burroughs revenant alors sur tout le questionnement qu'il se faisait d'un continent inconnu, puis sur son dessinateur de façon concise, nombreuses planches à l'appui, pour enfin retracer dans son intégralité le mythe de notre héros pas comme les autres, devenu un véritable phénomène à travers la littérature, la bande-dessinée et surtout le cinéma.
On se laissera donc tenter, pure folie d'été, le temps d'une petite virée en pleine jungle imaginaire.

.

Kandinsky_Pompidou

Compte à rebours... Plus que quelques jours seulement pour assister à l'exposition-phare du Centre Pompidou qui met depuis quelques mois sur le devant de la scène le grand Vassily Kandinsky, peintre avant-gardiste et pionnier de l'art abstrait.
Sa rétrospective, qui présente une vision de l'artiste pour le moins complète et haute en couleurs, promet un moment exceptionnel. Elle se déroule de façon chronologique selon ses pérégrinations et théories ainsi qu'en fonction de l'approche progressive de son art et de  l'évolution de son oeuvre propre.
D'autant que j'en sais, l'évènement se révèle tout aussi pertinent que riche en émotions et offre au spectateur une approche singulière du travail si indéfinissable de Kandinsky, levant le voile sur certaines incompréhensions et nous mettant sur la voie de son cheminement.
Une véritable (re)découverte spirituelle, intellectuelle et artistique, cela va sans dire.
C'est ainsi au moyen d'une centaine de ses peintures, notamment issue de la série des "Impressions" et des "Improvisations", qu'on se fera sa propre idée de l'artiste et de son insertion dans la société par le biais d'un art qui aujourd'hui encore, demeure controversé mais perpétue tant de questions.
Une belle preuve de modernisme pour un évènement qui bien qu'ultra-médiatisé mérite amplement un petit déplacement en ce (beau) mois d'été.

.

H_C_B_L_imaginaire_d_apr_s_nature_au_MAM

Attention évènement!
A l'occasion du centenaire de la naissance d'Henri Cartier-Bresson, le MAM propose en ce moment même une exposition "best of" de quelques unes de ses photographies incontournables et là déjà, on ne peut qu'approuver l'idée.
Par ailleurs, le concept en tant que tel a le mérite de ne point se montrer des plus banals puisqu'il est en fait la reconstitution d'une exposition itinérante qu'avait déjà réalisé l'artiste dans les années 70.
Les amateurs du genre apprécieront alors la thématique et se délecteront de quelques 70 clichés choisis à l'époque par le photographe et tous exposés à l'état brut, c'est-à-dire sans les fioritures habituelles des expositions actuelles.
(présentation sobre sur supports parfois abîmés.)
On y retrouvera ainsi des photographies poignantes et gorgées d'émotions tout autant que celles au détail inattendu du quotidien, ainsi qu'une actualité parfois brûlante, autant d'atouts qui ont fait la renommée de ce photographe voyageur hors du commun.
C'est ainsi que je me ferai un plaisir de vous donner moultes détails dans un prochain billet parce que pour avoir déjà assisté à l'évènement, je peux d'ores et déjà vous dire qu'il valait le détour.

* ° * ° *

Auto-persuasion.
J'aime Paris au mois d'août.
J'aime Paris toute l'année.
Et c'est un peu vrai à bien y penser,
Il y a tellement en moi de futur et de projets...
Mais la tête pleine d'envies et d'idées,
L'esprit un peu trop esseulé,
Et les jambes déjà fourbues de courir d'évènements en musées,
J'attends juste avec une impatience démesurée
Que les gens de mon entourage daignent enfin rentrer.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je me culture à Paris - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
« Accueil  1