Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

27 avril 2009

Mes derniers mois au cinéma

Pas de billets, pas de cinéma? Assurément pas.
J'attendais sans doute le moment propice pour évoquer mes derniers coups de coeur et mes instants de bonheur sur ce thème, mais bien loin de moi l'idée que certains films aient pu passer à la trappe pour un quelconque manque de temps!
C'est que je m'en suis remise assidûment au charme des salles obscures ces dernières semaines et à force d'effectuer mon rattrapage constant des films de 2008 dernière mon écran d'ordinateur (histoire à suivre dans un prochain billet...), j'ai trouvé beaucoup plus d'attrait cette fois-ci à sortir de ma tanière pour palier à un éventuel retard et puis tout simplement profiter du moment présent en extérieur et dans la vraie vie.
Le plaisir de se rendre au cinéma comme on irait au spectacle, de ne lire aucun pitch, aucune critique au préalable et de ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé...
Un vrai bonheur que je n'allais certainement pas délaisser aussi sereinement pour quelques instants de "no-life attitude".
Au programme de cette fois-ci alors, un pêle-mêle hasardeux, tri sélectif de petites distractions sympathiques comme on les aime, mais surtout quelques délicieuses surprises que je ne vais pas vous cacher plus longtemps.

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De grands moments de cinéma...

Harvey_Milk

Harvey Milk de Gus Van Sant

Ca parle de quoi?
"Une histoire vraie retraçant les huit dernières années de la vie de Harvey Milk, élu de la mairie de San Francisco, premier homme politique américain ouvertement homosexuel à s'être engagé corps et âme dans un combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles, et à avoir été assassiné pour cette cause et ses convictions."

Poignant. Brillant. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit à l'évocation de ce film, un film pas comme les autres qui parvient à saisir toutes les nuances du réalisme pour en faire du grand cinéma avec en prime, une touche de poésie très subtilement amenée. On y retrouve ici un Gus Van Sant plus conventionnel certes dans sa façon de filmer mais non moins percutant, d'autant plus qu'avec l'assurance de ces films passés, il a su analyser son nouveau long-métrage avec une pertinence sans failles afin d'en tirer la quintessence et de se renouveler une fois encore. Ainsi, Harvey Milk nous emporte d'emblée dans un univers très fort de sens et lourd de conséquences et il le fait, qui plus est, dans un souci d'esthétique impressionnant. La caméra tilte sur les détails et les décors très 70's se laissent apprécier tandis que les personnalités acérées des différents protagonistes se dévoilent dans une progression qui jamais ne cesse, engendrant cette tension propre à toute tragédie qui se respecte.
Sean Penn quant à lui est magistral. Il campe le rôle à merveille, investi comme jamais, et nous offre une performance étonnante de sincérité et de véracité. Ses manières, son élocution, ses idéaux, et l'histoire de sa vie tout simplement, loin d'en faire un héros des temps modernes dans tout ce qu'il y a de plus correct, le rendent accessible et humain, fort et fragile à la fois, complexe mais compris.
Alors, dans un réalisme qui prend quelques libertés charmantes parfois, les émotions se mêlent, la colère s'installe, les convictions jaillissent... La montée en puissance s'effectue aussi bien sur l'écran que chez le spectateur et c'est sans doute parce qu'à aucun moment l'aspect mélodramatique ne vient gâcher le film que l'on se prend au jeu, embarqué dans cette histoire vraie qui émeut sans tricher, donnant à l'ensemble un rendu grave emprunt de beauté plutôt que de sombrer dans une vaine tristesse.
Gus Van Sant réussit ainsi le pari de la biographie intelligente et réussie, et sa réalisation possède une force et un charisme incroyables qui se laissent apprécier humblement, nous donnant une évidente envie d'en savoir plus sur l'homme qu'était vraiment Harvey Milk, sa politique, sa vie.

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Gran_Torino

Gran Torino de Clint Eastwood

Ca parle de quoi?
"Walt Kowalski est un retraité grincheux, patriote bourré de préjugés racistes et traumatisé par la guerre de Corée, qui ne s'entend pas avec sa famille et n'a aucun d'amis à l'exception de sa chienne Daisy. La solitude qu'il traîne depuis la mort de sa femme et qu'il compense en buvant des bières et en s'occupant de sa voiture fétiche, une Ford Gran Torino, va bientôt être perturbée par la tentative de vol de cette même voiture par son petit voisin asiatique. Dés lors, sa vie va basculer et il va peu à peu s'ouvrir à un monde qu'il ne connaît pas, se laissant emporter dans une histoire d'amitié et de respect de l'autre."

Je vais sans doute me faire huer pour ces dires mais il se trouve que jusqu'à présent, je n'avais jamais vraiment accroché avec un film de Clint Eastwood, pas même le superbe Million Dollar Baby, et si j'en reconnaissais évidemment la qualité cinématographique, j'y demeurais systématiquement hermétique, je ne sais pourquoi. N'aimant cependant pas rester sur mes préjugés, je me suis décidée -un peu sur le tard- pour ce Gran Torino dont on ne me disait que du bien... et force est de reconnaître que j'ai bien fait.
Je pourrais vous dire alors que la qualité cinématographique et le jeu d'acteurs étaient évidemment présents oui, mais pas seulement. Je ne saurais trouver les mots exacts mais il y a dans ce film un apport d'émotion palpable qui ne peut nous laisser de marbre, amenant cette singulière notion de bien et de mal avec finesse et pudeur, comme une fragile frontière qui oscillerait dangereusement jusqu'à s'y tromper. Le paradoxe engendré par le film entre humour et drame est simplement délicieux, bien que cruel, et peut parfois nous faire passer du rire aux larmes en quelques secondes tant la portée symbolique des relations entre l'(anti)-héros et sa famille de voisins est singulière et fascinante.
L'intrusion dans la vie de ce vieil homme est comme une parenthèse un peu magique qui laisse au scénario toute une palette de possibilités et une liberté de thèmes inouïe, amenant du caractère et de la profondeur à un ensemble déjà bien soigné. Ainsi, les relations humaines peuvent être abordées sous de nombreux angles et avec un réalisme qui mêle la violence à la tendresse et la perversion de ce monde à de petits instants de beauté incommensurables.
Bien sur, le film a ce côté un peu moralisateur et très "américain" à bien y penser, ce qui n'est généralement pas mon fort, mais il sait tellement bien s'en servir qu'on ne peut le lui reprocher cette fois et puisqu'il brouille si habilement les pistes, il nous laisse sur une petite note de fin à la fois poétique, prévisible et assurément pas désagréable; l'idée d'un monde où rien n'est noir ni blanc, où l'imprévu peut frapper à tout instant et où si rien n'est gagné d'avance, un changement inopiné peut s'avérer positif à un moment où l'on n'y croyait plus.
Un moment de cinéma saisissant alors que celui-là pour un Clint Eastwood qui, aussi bien en tant qu'acteur que réalisateur, semble avoir atteint, du haut de ses 78 ans, le sommet de son art.

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... Et un soupçon de divertissement !

Ponyo

Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki

Ca parle de quoi?
"Un dessin animé qui retrace l'histoire du jeune Sosuke et de sa rencontre avec la princesse poisson rouge Ponyo qui rêve de devenir humaine, tout comme lui."

Décidément, je reste et demeure une inconditionnelle des dessins animés de Miyazaki et ce n'est pas son dernier-né qui me fera changer d'avis. D'avantage enfantin et doté d'une philosophie moins poussée à l'extrême que quelques précédents peut-être comme Le voyage de Chihiro, Ponyo sur la falaise est cependant une petite merveille d'imagination, emprunte d'une poésie sans limites qui brille par son élégance et son humour. Les personnages y sont aussi fous qu'attachants et l'allégorie de la mer, présente tout du long, se révèle avec grâce et originalité. De ce fait, l'ensemble, qui n'est pas sans rappeler le mythe de la petite sirène, est sans doute plus accessible mais non moins charmant, et possède toujours ce côté un peu délirant qui rend toute son originalité au dessin animé.
Nous sommes alors partagés entre une certaine naïveté qui nous laisse à notre âme d'enfant  et une fable tellement débridée qu'on se demande bien où l'ami Hayao va chercher toutes ses idées... Mais une chose est sure, la beauté des dessins et la pureté de l'ensemble contribuent à nous faire passer un moment hors du temps, au milieu des magiciens et des rêves, petite perle esthétique qui nous emmène dans ce voyage maritime pour quelques heures de toute beauté.

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Pêle-mêle

Lol (laughing out loud) de Lisa Azuelos

Le film parfait pour se changer les idées sans se prendre la tête mais qui ne vaut pas 10 euros dans les salles obscures, assurément! C'est mignon, distrayant et avec quelques passages bien cocasses qui valent le détour et nous décrochent un sourire. Un mélange de La Boum et de A nous les petites anglaises en version ultra-actuelle, parfois un peu long, pas très réaliste non plus soyons honnêtes (bienvenue dans le monde des lycéens-gravures-de-mode et qui s'là pètent) mais qui se laisse regarder avec plaisir et légèreté, le temps d'un moment de détente. Bref, le film idéal en dvd surtout (mais bon, j'ai le Pass...), qui s'adresse d'avantage à un public adolescent (trop de msn et de kikoo lol à mon goût, damned!) et se visionne avec plus de recul, sitôt la vingtaine passée. Ah, quelle génération étrange que celle-ci! :/

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Fast and Furious 4 de Justin Lin

Aurais-je honte? Même pas. J'avais vu les trois premiers, il fallait bien que je m'y colle une dernière fois. D'autant plus que somme toute, s'offrir un brin d'action n'est pas si désagréable, même si ça ne me ressemble pas vraiment au demeurant. Alors, je vais tâcher d'être indulgente. Il n'en reste rien à la sortie, il ne faut pas rêver non plus, mais sur le moment, c'est l'aspect "fun" qui prédomine et côté adrénaline, on en prend pour son grade. Par ailleurs, si les deux films précédents semblaient se détacher beaucoup du premier, on est revenu au scénario d'origine (ou du moins, un similaire) avec les mêmes acteurs et un ton légèrement plus décalé. Le film se révèle donc un tantinet "meilleur" (je pèse mes mots là) que les précédents opus mais les amateurs de scénarios-intellos crieront au scandale, c'est certain ^^
NB: Il y a de jolies voitures et des courses-poursuites, ça compense...

-Livy-

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23 avril 2009

La playlist d'Avril

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Grace - Imagine one day
Arovane - Cry Osaka cry
Bat for Lashes - What's a girl to do
Caravan Palace - Dragons
The Sunday drivers - Oh my mind
Pete Doherty - Last of the English roses
The asteroids galaxy tour - Around the bend
Starsailor - Tell me it's not over
Filter - Soldiers of misfortune
The all american rejects - Gives you Hell
AFI - Love like winter
Lacuna Coil - Our truth
Pain - Shut your mouth
Papa Roach - Blood brothers
The Prodigy - Omen

° ° °

Mes récents comptes-rendus de concerts ne m'octroient pas cette fois le temps nécessaire qu'il m'a fallu pour établir une nouvelle playlist et j'ai jugé bon de l'élaborer dans un total état d'esprit rock parce que le côté rebelle prenant parfois un peu le pas sur la douce rêverie au sein de ma personnalité, je me suis sentie, ces derniers temps, pousser des ailes de justicière masquée (et promis, j'arrête les séries télé ^^).
Si je devais nommer la playlist d'avril alors, je pourrais bien l'appeler Docteur Jekyll & Mister Hyde puisqu'elle sait se démarquer étrangement par des tonalités toute en finesse comme par un rock plus puissant, habile mélange de force et de fragilité qui, cumulé, donne lieu à un rendu explosif.
Morceaux d'hier ou d'aujourd'hui, elle immortalise notes et sons dans une palette très évasive d'émotions, qu'on ne saurait décrire au juste puisqu'elles s'éparpillent de la nonchalance à la festivité, de la beauté à la hargne, du rire aux larmes et de l'espoir au cynisme, non sans saisir au passage quelques bribes de musique "adulescente", délicate attention d'une jeunesse pas si lointaine encore.
Elle produit ainsi du rêve comme de l'énergie et s'écoute, la rage au ventre et le coeur en paix, dans l'insouciance des jours d'infortune et le malheur des moments tranquilles.
Paradoxe insensé, elle me touche au plus profond de mon être et me donne envie de hurler.
Ma peine ou ma joie, quelques secrets bien gardés ou encore le reflet d'une certaine sensualité.
Mais d'une manière ou d'une autre, la playlist d'avril est avant tout un grand cri voué à s'extérioriser...

-Livy-

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19 avril 2009

Le Grain d'Orge ou le plat pays à Paris

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Un petit détour, côté gourmandise, par un charmant restaurant parisien que j'ai eu l'occasion de tester il y a quelques mois pour célébrer dignement et autour d'un bon dîner ma vingt-sixième année.
Un restaurant pas comme les autres d'ailleurs que ce "Grain d'orge" (ou Graindorge, c'est selon) car si la façade, plutôt conventionnelle, ne laisse rien entrevoir ou presque de l'endroit, Bernard Broux, chef du lieu, semble avoir mis au placard notre cuisine française habituelle pour se dévoiler d'avantage par la diversité de ses plats inspirés directement de la gastronomie flamande.
Une première pour moi qui pour tout vous dire, ignorais tout jusqu'à présent de ces mets du nord, si ce n'est le traditionnel moules-frites, pas mauvais en soi mais pas particulièrement original non plus ^^

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De prime abord donc, on est surpris.
Bienvenue chez les Ch'tis me direz vous? Eh bien que nenni!
La décoration du lieu n'a en effet rien à voir avec la cuisine supposée et l'on se retrouve directement plongé dans un univers Art-Déco, très "années 30" au ton un peu bourgeois, tout emprunt de charme et de raffinement. Les lumières sont tamisées en soirée et mettent en valeur une salle qui révèle son côté esthétique de par sa sobriété et sa discrétion. De-ci de-là, quelques petits éléments décoratifs (tableaux, sculptures...) de bons goûts attirent l'oeil mais sans trop en faire, tandis qu'un dégradé dans les teintes de rouge rend d'emblée l'ensemble chaleureux.
Un point important pour une entrée en matière réussie qui se caractérise également par un accueil des plus agréables puisque l'équipe est souriante, avenante et très à l'écoute du client.

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Première constatation également: le lieu est plutôt calme, chic et paisible (une quarantaine de couverts environ) et attire dans l'ensemble une clientèle posée, pas forcément festive mais surtout avide de nouvelles sensations gastronomiques.
C'est ainsi qu'on se trouve face à une carte variée et alléchante au possible, pour le moins surprenante. En effet, les plats proposés sont a priori singuliers, tant par leurs noms ("Potjevlesh du Chef", "Waterzooï de la mer aux crevettes grises") que par leurs saveurs qui nous dépaysent immédiatement et nous emmènent découvrir le plat pays avec bonheur. Dans notre assiette alors, se dessinent des mets jamais osés auparavant, des mélanges subtils, des légumes inopinés... Bref, une palette grandiose de spécialités des Flandre, totalement inhabituelle pour nous autres parisiens, mais qui mérite assurément d'être testée et approuvée en même temps que le réel effort de présentation qui s'offre à nous, avec la jolie valse de l'arrivée des plats.

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Ici donc, on déguste, on prend son temps, on apprécie. Il faut être un brin gourmet et un soupçon curieux naturellement. Oser et puis tester. Et si quelques idées reçues sur la gastronomie du ch'nord auraient bien pu restées gravées longtemps dans nos esprits (trop lourde, peu raffinée, très garnie, ultra-copieuse), le Graindorge, de par la finesse de sa cuisine, nous enlève d'emblée ces préjugés, laissant à nos papilles un libre-arbitre qu'elles apprécieront à coup sur, au beau milieu de plats savoureux et relativement bien dosés.

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De mon côté alors, nulle déception et que des bonnes surprises au fil du repas et de mes découvertes. On est étonné de l'entrée au dessert par l'imagination évidente dont fait preuve le chef sur une cuisine typique, mais sans pour autant tomber dans la démesure ni le trop plein d'originalité un peu forcé qui fait qu'on n'y comprendrait plus rien.
Alors je ne vous ferai pas l'historique de tous les plats goûtés ou dévorés (quoique ^^) mais j'ai particulièrement aimé le dessert, un café liégeois "à ma façon" et qui n'avait absolument rien à voir avec tous les cafés liégeois que j'avais pu déguster jusqu'alors, de par son goût, sa texture et ses ingrédients sans doute tenus secrets, me laissant pantoise.
Il ne faut pas oublier non plus que tout, dans ce lieu, contribue à se sentir extrêmement bien, choyé, considéré, que ce soit au sein de notre repas que pour l'ensemble de la prestation et avouons que la perspective de se faire chouchouter l'espace d'une soirée tandis que notre petit ventre s'émerveille n'est pas désagréable du tout!
Par ailleurs, le côté intimiste de l'endroit n'est pas sans rappeler les petits restaurants de province ce qui, à deux pas de la place de l'Etoile, ajoute un charme supplémentaire qu'il serait dommage de ne pas évoquer.

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[ Les +]

Cette thématique de cuisine des Flandre est évidemment un "plus" dans la mesure où, n'étant pas habitués au menu proposé, cela crée une curiosité évidente qui nous met de suite en appétit et qui, par dessus tout, ne nous déçoit pas.
Cerise sur le gâteau, l'équipe s'adapte facilement aux goûts du client et modifie menus et garnitures à volonté, sur simple demande, et toujours avec le sourire. Un vrai plaisir donc et qui permet de se sentir d'avantage à son aise.
Le restaurant possède par ailleurs un impressionnant choix de bières (on est dans le Nord, que diable!), de qualité qui plus est et à tester de toute urgence même si vous raffolez du vin car le contraire serait bien dommage.
Enfin, j'ai pu observer dans l'ensemble un bon rapport qualité/prix au niveau des menus proposés. (Comptez environ 30 euros).

[ Les - ]

A la carte, les prix flambent tout de suite beaucoup plus. Il faut compter en effet une cinquantaine d'euros minimum pour un repas complet et l'addition augmente sévèrement sitôt qu'on y ajoute les boissons. Or, dans ce genre de restaurant où les papilles sont reines, force est d'admettre qu'on n'agrémente pas notre assiette par une carafe d'eau, en général...
J'ajouterai à cela le cocktail maison proposé avec les amuse-bouches qui est certes très bon et propose des saveurs nouvelles attrayantes (il nous sort du traditionnel kir) mais qui coûte malgré tout dix euros. Outch, ça fait mal!

[ What else? ]

Optez pour le Graindorge d'avantage pour vos soirées en amoureux, vos petits instants magiques à fêter ou vos dîners d'affaire que vos grosses fêtes bien arrosées et qui font du bruit entre amis, ce sera plus approprié.
Exit aussi la jeunesse avide d'un gros steak frites ou de nourriture basique, le lieu est surtout intéressant pour peu qu'on recherche un réel intérêt gastronomique en se rendant au restaurant.
D'autre part, la réservation est fortement conseillée une fois encore,
mais vous vous en doutiez.
Et enfin, le restaurant, tout timide qu'il est, se dissimule dans une minuscule rue de Paris alors passez vite le mot et allez en juger par vous-même. Vous verrez que vous ne serez pas déçu car c'est une très bonne adresse!


-Livy-

Le Graindorge, c'est où?
15, rue de l'Arc de Triomphe
75017 Paris
Tel: 01 47 54 00 28
Métro: Charles de Gaulle-Etoile

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15 avril 2009

Jeunesse dorée = Buzz assuré

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Si tu as moins de trente ans, que tu fais la fête toute les nuits, que tu te retrouves souvent éméché sur un trottoir au petit matin et qu'en plus tu es amoureux des clichés aux fausses allures d'un livre de Beigbeder mêlant luxe et luxure (Vacances dans le coma? Oui, j'aime beaucoup l'aspect critique n' trash totalement décalé de ce roman là), alors ce qui suit est fait pour toi... et en musique de surcroît!
Et parce qu'un buzz ne s'improvise pas, il se recycle tous les six mois environ, donnant lieu à une nouvelle chanson puisque c'est bel et bien de cela qu'il est question. C'est que je n'allais pas non plus vous parler de Mickaël Vendetta. Lui, il n'est pas franchement drôle, il ne boit pas, il ne fume pas... Pire encore, il fait du sport et il s'adore. C'est vendeur ça? Non!
Qu'il aille donc se rhabiller plutôt que de se huiler ^^

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Mais revenons plutôt à nos moutons, papillons (l'esprit Bénabar ça), chansons...
A l'origine donc, on avait Discobitch (très très bel intitulé, il faut le reconnaître), qui nous avait sorti son C'est beau la bourgeoisie durant l'été 2008 et qui n'a pas manqué de faire trembler tous les dancefloor de France et de Navarre (comme quoi...) avec ses phrases intellectuelles ("I'm a bitch", je traduis?) et ses histoires de gens pailletés et over-maquillés qui n'ont de cesse de boire du champagne en parlant franglais. Si, si, franglais, vous avez bien lu.
Le résultat était très probant naturellement et il avait ce petit côté énervant qui, du fait de l'entendre tout le temps, vous laissait l'air en tête pour tout le restant de la journée, à même pousser le vice jusqu'à vous donner envie de le chanter. Damned!
En bref, la "petite bourgeoisie" oisive et dépravée en prenait méchamment pour son grade, mais avec un soupçon d'humour bien acéré (Lady Gaga, sors de ce corps!), ce qui n'a pas manqué d'échapper aux connaisseurs. Le buzz qui a suivi a par conséquent crée des miracles, laissant les rageux et les fans dans un duel sans merci.
Un rappel des faits? C'est ici.

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Clip DISCOBITCH -C'est beau la bourgeoisie-Mash Vs Konrad
envoyé par Benoit_Tarlant

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Cependant, comme si tout cela ne suffisait pas, c'est aujourd'hui au tour d'Helmut Fritz de s'afficher et reprendre les commandes avec Ca m'énerve, un titre quasi-similaire au niveau du son comme de la thématique et le même producteur (Laurent Konrad) en prime. Et force est d'admettre que notre ami Helmut a passablement raison sur un point car ce morceau est foutrement énervant et reste en tête encore plus que le précédent. Autant vous le dire, c'est un peu massacre à la tronçonneuse dans vos oreilles pour toute la journée avec, à bien y penser, des faux airs de Günther ( Ding ding dong, mais quel souvenir, et hop! le lien ^^) et encore des allusions au champagne... oui mais il est rosé cette fois-ci, ça change tout!

Alors je m'interroge. A t-on touché le fond de la parodie ou est-ce un nouvel univers "artistique" en plein essor qui se développe là, voué à décrédibiliser mon cynisme bien-aimé? Je n'en sais rien. Je vous dirais bien que ça m'énerve, surtout que c'est vrai, mais ce serait un peu trop facile que d'utiliser le titre du morceau à des fins personnelles. Et puis cette fois, le titre est certes ultra-médiatisé mais il a le mérite de nous propulser dans un délire assuré avec des paroles amusantes et un univers déjanté, plutôt bien ficelé.
Oui car ledit Helmut s'est même inventé une biographie-vidéo relatant son enfance singulière, sa famille et toute une flopée d'incohérences volontaires et d'histoires farfelues, en bon buzz bien prémédité qu'il est.
En bref, c'est loin d'être du grand art (ah ça...) mais le ton persiflant du personnage, sa fausse arrogance et son style vestimentaire douteux font qu'on lui pardonne ses erreurs de goûts malgré nous.
Le fait est que le monsieur sait manier avec humour le talent du buzz qui fait mouche et il paraîtrait même qu'il serait en tête des ventes de singles.
A vous de juger car moi, j'en reste sans voix...
(Et puis zut, j'aime bien Jimmy Choo et Ladurée quoi!)

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(lien supprimé)

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Quoi qu'il en soit, on ne va pas se voiler la face. La magie du buzz internet est qu'il regroupe un peu tout et n'importe quoi, on le sait bien, et le délire engendré est souvent contestable mais il paraît que ça fait partie de notre condition d'humain et plus encore, d'internaute. Et les vidéos de chats et de chiens aussi de toute évidence. Soit.
Apparemment, les parodies sur la jeunesse dorée ont la cote plus que jamais et ce, depuis un bon moment déjà. On l'avait déjà constaté avec Passymal et son hymne au 16 ème arrondissement de Paris l'an passé, souvenez-vous [ici].
Alors tient-on là un filon à exploiter?
Eh bien, c'est décidé. Je pense qu'afin de me propulser au sommet, je vais lâchement abandonner les compositions de mes petites chansons en mode rock acoustique, ma discrétion et mon amour propre et consacrer mon temps libre à étudier ce nouveau style vraisemblablement très en vogue. Et c'est tout naturellement que dans six mois et sans plus aucune estime de moi, je serai adulée! Par malchance, si ça ne fonctionne pas, je pourrai toujours me rabattre sur la télé-réalité...
(Papillon de lumière... sous les projecteurs... la la la)
Ah j'oubliais, un dernier petit détail. Si vous là, en train de me lire, me prenez au pied de la lettre, je risque de me sentir légèrement consternée d'un coup ^^

-Livy-

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11 avril 2009

One year ago...

Futur

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"Le temps nous égare, le temps nous étreint.
Le temps nous est gare, le temps nous est train. "

Jacques Prévert

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"Le temps mûrit toute chose:
par le temps, toutes choses viennent en évidence; le temps est père de la vérité."

François Rabelais

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"Le temps découvre les secrets;
Le temps fait naître les occasions;
Le temps confirme les bons conseils."

Jacques-Bénigne Bossuet

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Le temps, encore lui.
Il passe, il trépigne, il court. Vite certes mais pourtant.
Mon emménagement ici, c'était hier je vous assure et hier, c'était il y a un an.
Souvenirs encartonnés, petits morceaux de vie éparpillés, bribes de mon "moi" enfin triées.
Il régnait dans l'air un nouveau départ pour un avenir en point d'interrogation ce 11 avril là... Un parfum aventureux aux fausses allures d'un "tout est possible", un idéal à atteindre obstinément, des envies de renouveau, de reconstruire.
Et surtout, de l'espoir comme s'il en pleuvait.

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Du 11 avril 2008, je me souviens comme d'une nouvelle ère. Le déménagement de la chance. La petite journée magique qui a tout transformé sur son passage. Tant redoutée mais si efficace. Celle qui m'a permis de couper le cordon avec une période trop oppressante pour être réelle et de renouer enfin avec mes rêves, me réconciliant du même coup avec tout ce en quoi je ne croyais plus, ou du moins ne voulais plus croire.
Les semaines qui ont suivies ont été belles, légères et futiles dans une agréable insouciance que je souhaiterais plus présente en moi la plupart du temps... Petits instants de bonheurs pris sur le vif à tout jamais, des sourires photographiés et des lueurs à l'horizon.
Un peu cliché, vous pensez? Assurément, mais tellement vrai.
Je peux le dire, je crois bien que j'ai vraiment été heureuse à ce moment-là, sans doute parce que je n'y croyais pas. La vie est ainsi faite. On s'attend au pire quand vient le meilleur et le reste du temps, on vit le pire. Ou bien on ne vit rien. C'est toujours comme ça.

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Aujourd'hui donc, je célèbre cette petite année dans ma nouvelle demeure, passablement modernisée depuis, et j'en porterai presque un toast si seulement j'avais quelque chose à dire. Tout passe tellement vite... J'en reste bouche bée.
Certes, les évènements ne se sont pas vraiment déroulés comme prévus je dois bien l'admettre, et mon pseudo "bon karma" s'en est souvent allé voir ailleurs si j'y étais. Il est à mon image, cyclothymique le fourbe, et m'abandonne parfois, bien à mes dépends. Ainsi, de vieux rêves inavoués ou inavouables n'ont pas vu le jour comme je l'espérais, les projets en perspective se sont un tantinet prolongés pour ne pas éclore dans l'immédiat et l'époque du monde édulcoré s'est vue disparaître de temps à autre pour laisser place alors à un gros nuage gris qui planait sur la bulle d'étoile 2.0, toute pimpante, toute jolie. Tant mieux ma foi! Sans mon cynisme, mes moments de spleen et mes tracas, je ne serais plus vraiment moi.
Et à défaut de rêves ou de projets, l'inattendu s'est aussi dévoilé, nouveau et incongru, dans l'euphorie de mes pensées comme dans la réalité. Un bienfait?

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Mille fois donc, j'ai pleuré et j'ai ri. Pleuré et ri à l'infini. Avancé ou reculé dans la valse continue des jours qui se suivent mais ne se ressemblent qu'à moitié. Je me suis emportée, enflammée, énervée, enchantée.
C'est un fait. Le calme me sied mal et la passion finit toujours par me gagner.
Etourdissement perpétuel, agitation, musique, festivités, gourmandises, émotions, art, colère, écriture, amour, haine, tourments. Des mots pour définir mon quotidien tout simplement. Il n'aurait pu changer de sitôt, et ici ou ailleurs, mon naturel m'a toujours rattrapé au galop. Mais mon naturel, serait-ce le rêve ou le chaos?
L'idée est que de nouveaux souvenirs en instants aussi irréels qu'avérés, j'ai recrée un monde, le mien, savante mixture de nouveau et d'ancien en tâchant de garder le meilleur et d'oublier ce qu'il faut oublier, c'est-à-dire beaucoup. Mon imaginaire s'est refait une jeunesse ici-même tandis que mon attachement aux choses, aux objets et aux évènements qui avaient peuplé cet autre lieu à la symbolique si forte s'est peu à peu laisser distancer par la vie sans pour autant disparaître. Et de tout cet ensemble alors je n'oublie rien, ça non. J'avance simplement, du moins j'essaie, et si je jette parfois un coup d'oeil en arrière, c'est parce que, l'espièglerie me guettant, j'ai toujours aimé un peu tricher ^^

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Aujourd'hui ainsi, je fête les uns ans de mon appartement c'est vrai oui, mais pas seulement. En effet, quand des souvenirs trop omniprésents s'estompent dans la progression du temps et qu'ils laissent place à une prise de recul, tardive, inattendue et inopinée, la réalité sait parfois user de ses ressources afin de nous offrir un brin de piquant et de nouveauté.
Ce brin même qui me donne aujourd'hui l'occasion d'avoir une multitude d'évènements à fêter.
Enfin chut, c'est un secret!

Certains d'entre vous diront que la vie est un jeu et je ne peux l'assurer car je ne suis pas joueuse. Mais je joue quand même, des fois qu'un jour je gagnerais, et pour de bon...

-Livy-

BONUS
--> Yann Tiersen - Comptine d'un autre été <--
En hommage à mes étés mélancoliques,
Ces instants de vie fugaces,
Blessants ou grisants,
Et à tous ceux à venir...

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08 avril 2009

AaRON (et son orchestre symphonique) au Zénith de Paris

Aaron

C'est sans doute un peu réducteur que de commencer ainsi mais AaRON, à mes yeux, c'est tout d'abord une chanson: Lili.
Une chanson découverte lors d'un film enchanteur Je vais bien, ne t'en fais pas et qui m'a de suite scotchée à mon siège sitôt que les quelques petites notes d'introduction ont retenti. Une de ces chansons qui nous envoûtent à tel point qu'on ne s'en sentirait presque plus nous-même et qui nous emmène loin, laissant sur leur passage comme une impression étrange de bonheur infini. A ce moment-là alors, je vous le confirmerais, j'étais seule au monde, au beau milieu du cinéma.
Et puis comme si tout cela ne suffisait pas, Lili est soudain devenue une chanson un peu spéciale pour moi, une chanson d'amour. Emprunte de force et de passion. De fougue et de romanesque. Délicieux symbole d'une époque désormais révolue mais aussi un frêle instant de mélancolie où dans la nostalgie des souvenirs qui persistent, la tristesse ne triomphe jamais.
Une par une alors, j'ai retrouvé ses notes au piano.
Je les ai décomposé, interprété, inventé parfois aussi. J'ai crée des digressions et variations à n'en plus finir autour de la thématique de la chanson tandis que je me plaisais - et me plais encore - à la jouer avec pudeur, envie ou mélancolie.

Oui, l'aventure a commencé ainsi.
 Lili, c'était vraiment Ma chanson. Et pas seulement...
De là, on apprend à s'ouvrir un peu et laisser de côté l'espace d'un instant ses idées personnelles pour enfin découvrir un groupe dans son entité, l'apprécier, le décomposer. L'aimer. Et cette "pop mélancolique" déversée avec magie par le duo Simon Buret/Olivier Coursier correspondait comme par enchantement au monde imaginaire dont je me targue tant et qui lie entre eux mes plus chers souvenirs à des projets aussi artistiques qu'idéalistes dont l'action imagée se passe dans d'incroyables contrées.
Alors, leur univers musical aidant, j'ai ressenti dans les petites notes et les grands morceaux d'AaRON comme une délicate féerie à la croisée du rêve et de l'obscur et agissant comme sur un coup de tête, je m'y suis engouffrée sans plus tarder...

*

Samedi 4 avril 2009. Zénith de Paris.

Une première partie neutre, insipide, transparente à laquelle je n'ai pas du tout accroché malgré moi. Je suis restée de marbre - devrais-je évoquer mes bavardages intempestifs tout du long - et puis après? Le meilleur était à venir, je le savais.
Entracte. Brouhaha. Chichis beignets chouchous... Le joyeux bordel insouciant qui précède les instants mémorables, un refrain qu'on connaît bien.
Puis d'un coup, l'extinction des feux qui sonne comme un coup de théâtre.
Une obscurité totale pour laisser la part belle au mystère et à une soirée dont on ne sait rien encore mais dont on attend tellement.
C'est là qu'ils sont apparus sur scène. Ils. Simon et Olivier. Le plus naturellement du monde et avec un charisme inné de surcroît.
La salle était comble, les jeux de lumière se mettaient en place. Il n'y avait plus un bruit parmi les quelques 7000 personnes présentes, juste un murmure de fond... Et sitôt que les premières notes du Tunnel d'or ont retenti, le concert avait débuté.
La suite, je vais bien essayer de vous la raconter mais mon enthousiasme me trahissant un brin, je pense qu'au fond, vous la connaissez déjà.

Ce fut un moment emprunt de magie, de rêverie, de féerie et croyez bien que je suis loin d'être à cours de mots en "ie". Tout était concentré pour que je passe une merveilleuse soirée, de grande qualité bien entendu, et dotée d'une intensité et d'une richesse musicale incroyables qui me donnent encore la chaire de poule rien que d'y penser.
C'est que l'orchestre symphonique présent apportait au concert une part supplémentaire d'émotion et de sensibilité, mêlant subtilement les genres et laissant planer derrière lui des allures de salle Pleyel sur fond de pop rock. Paradoxal, assurément! Une sorte de musique hybride et délicate, aussi fragile qu'imposante, accessible qu'impressionnante. Un choix audacieux et décalé, c'est certain, pour un résultat décidément divin.

L'alternance orchestre symphonique/morceaux acoustiques s'effectuait par ailleurs dans une grande harmonie, le choix de la set list s'avérant plutôt pertinent. Et si le penchant très poussé de AaRON pour les morceaux un peu tristes ou mélancoliques pouvait sembler nous guider parfois vers le spleen, il apportait au contraire un rendu émotionnel incroyable au show et n'enlevait en rien le dynamisme du duo qui est parvenu à sublimer la nostalgie en lui octroyant quelques moments d'une tonicité hors-paire, dans une tonalité rock évidente.
Au fil des minutes alors, le jeu de scène des deux compères, le solo de la violoncelliste ou du batteur, l'orchestre puissant et quelques accords subtils joués au piano unifiaient leurs forces pour laisser place à une soirée magnifique...  Je n'oublierai pas non plus de sitôt les tournoiements de Simon, amples mouvements de danse fluides et imprévisibles, qui laissaient la magie de la musique opérer dans une sorte de transe, ce qui n'a d'ailleurs pas été sans me faire penser un instant au dynamisme de Mathias Malzieu, le leader du groupe Dionysos.

Pour couronner le tout, les techniciens s'étaient surpassés et les jeux de lumières qui ont envahi le Zénith ce soir-là étaient tout bonnement magnifiques, me laissant même apercevoir par moments un (faux) ciel étoilé et finissant par une pluie de confettis, jolie métaphore d'un univers musical riche et imagé. Même moi qui suis toujours à critiquer les grandes salles avec effervescence et à déplorer l'acoustique souvent douteux du Zénith n'avais pas grand chose sur lequel trouver à redire. Le son lui-même était plutôt propre et bien que j'essaie de saisir quelques failles au passage afin de les argumenter, il s'avère que rien, je ne trouve vraiment rien pour cette fois.
Un retour sur la première partie à déplorer peut-être? ^^

*

Grâce, charme et talent.
Il pourrait bien se résumer de la sorte, ce concert qui m'a comblé.
Et je pourrais alors épiloguer longtemps. Sur la chanson Lili qui fut un réel succès en live, dans toute la puissance que cette mélodie rêvée pouvait apporter. Sur les rappels riches en émotion et en surprises qui ont refait apparaître à la surface Famous blue raincoat, un très beau morceau de Léonard Cohen. Sur l'humilité appréciable des membres de AaRON qui ont su, à l'égard de leur public, trouver quelques mots tous simples pour exprimer leur sympathie et leur gratitude. Et puis surtout, sur le concert dans son intégralité qui fut à lui tout seul une véritable petite merveille live que je ne suis assurément pas prête d'oublier.
Certes oui, je vous en écrirais encore des lignes et des lignes, à en frôler le redondant mais... le message est passé. Et cette fois, je dois bien reconnaître que, avec ce goût de rêve qui m'ensorcelle, ma passion du live et des envies d'utopie à peine voilées, la période des concerts a réellement commencé.

Encore merci à AaRON pour une telle soirée :)

-Livy-

--> Le Myspace de AaRON <--

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05 avril 2009

Comment rire avec Google?

Google

Je n'avais jamais encore évoqué la question jusqu'alors mais je dois bien avouer que la façon dont certains de mes lecteurs involontaires tombent sur mon blog par le biais de leurs recherches Google me laisse parfois dans un état de perplexité des plus intenses.
Et si je les imagine bien déçus soudain de ne pas obtenir de réponses pertinentes à des questions qui le sont encore plus et de quitter ledit blog à l'arrachée, ces chers lecteurs présentent au moins l'avantage de me faire sourire sitôt que je m'en vais faire un tour du côté des mes statistiques et par conséquent, de mes mots-clés.


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Que ce soit bien clair, autant vous dire que dans mes mots-clés (comme dans ceux de n'importe quel bloggeur d'ailleurs), on trouve de tout et n'importe quoi. Et curieusement, c'est le "n'importe quoi" qui prédomine... Allez donc savoir pourquoi, j'aime ça!
En effet, outre une bonne partie tout de même de choses sensées en adéquation avec la thématique de mon blog et de mes billets (musique, cinéma, littérature, poésie, mode, gastronomie, geekeries, internet...) et mes fabuleux amis qui ne se souviennent jamais de l'adresse exacte de mon blog et qui tapent "Livy Etoile" inlassablement sur notre moteur de recherches favori, j'ai de quoi m'interroger sur la vie cachée de mes supposés lecteurs et dans un sens, ça m'effraie tout autant que ça me fascine. Au final, à défaut d'avoir une foule de commentaires, j'ai parfois de bien curieuses visites, plutôt intrigantes à dire vrai, et qui me permettent ainsi de mieux cibler tant les sujets qui plaisent au lectorat que les mots que je devrais peut-être employer avec plus de modération afin d'éviter des recherches Google un peu trop incongrues...
(Et ce n'est pas cet article qui va arranger les choses, diantre!)

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Je m'étonne par exemple que mon "billet à succès" le plus lu et le plus demandé soit celui concernant la collection 2008 de J.C de Castelbajac et la fameuse robe "smiley" portée par Yelle dans un de ses clips, bien avant les tests de l'Iphone, de Guitar Hero sur DS ou du Wii Fit qui eux, à ma grande surprise, n'arrivent qu'en troisième position.
Je m'amuse de voir comment les sms secrets de monsieur Lâm prennent de l'ampleur chaque semaine d'avantage, l'attrait de mes lecteurs pour les répliques de Barney Stinson dans How I met your mother ou encore combien mes lecteurs sont curieux, sans même me le dire les cachottiers, de découvrir chaque mois mes nouvelles playlists, bien plus en tout cas que la vie privée de mes plantes vertes, ça alors qui l'eut cru?
Quelle honte tout de même, et comme je suis déçue! ^^
Enfin, je m'aperçois qu'il y a dans les parages un lectorat plutôt féminin si j'en juge du moins (et c'est mal de juger...) par les statistiques attrayants de mes billets concernant la mode ou la beauté principalement ainsi que ceux qui dévoilent subtilement quelques bribes de ma petite vie en mode "journal intime".

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Mais en dehors de ces vagues histoires de stat' et parce que le but premier n'est pas celui-ci, j'ai fait de bien étranges découvertes grâce à mon blog...
Il existe par exemple des gens qui vraisemblablement -et je l'ignorais jusqu'alors- voient des étoiles partout et se trouvent dans l'obligation de les mettre dans tout contexte possible et imaginable, me faisant ainsi payer cher le choix de mon titre qui à la base n'était juste qu'une simple référence au Petit Prince de Saint-Exupéry.
"Pompier étoile" qu'ils ont même tapés sur Google avant de tomber sur mon site les bougres. Devrais-je me sentir concernée? M'en inquiéter?
Je sais aussi apprécier les poètes de comptoir qui, de phrases en phrases, partent dans des envolées lyriques tout bonnement hallucinantes pour ce qui était sensé n'être qu'à la base de simples recherches Google  et qui dérivent tant et si bien qu'on n'y comprend plus rien (j'avoue que je les aime bien ceux-là, ils m'attendrissent tout particulièrement même si la méthode booléenne, ils ne connaissent pas!). Sans compter les pauvres ères en manque de conseils ménagers avisés ("bouloches pull cachemire que faire?") et qui, de toute évidence, se sont trompés de blog quand on sait à quelle point je suis médiocre dans ce domaine mais qui persistent quand même, jolie performance.

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Et puis il y a "eux". "Eux", ce sont tous les autres, les petites parcelles d'humour qui me glissent un sourire aux lèvres quand le coeur n'y est pas et me donnent l'envie de continuer mon blog bien malgré moi. "Eux", les mystères d'internet, les énigmes de la toile, les pervers virtuels, les extravertis refoulés, les timides défoulés, les névrosés qui s'ignorent, les dépressifs heureux, les gens normaux qui s'encanaillent, les terreurs des forums, les camionneurs qui s'ennuient, les mères au foyer en manque de sensations fortes, les provinciaux qui habitent loin, les parisiens qu'on n'a pas qu'en journal, les touristes hasardeux et peut-être même les modasses aussi paumées que moi.
Eux quoi. La foule. Les gens. Il ou elle. Moi. Des gens croisés dans le métro ou dans la rue peut-être. Tout le monde. Et qui soudain ont été gagnés par une sorte de folie douce, de folie furieuse, de lapalissades incontrôlées, de questions bateaux que moi aussi j'aurais bien pu poser sur un coup de fou ... de fantasmes inavoués, inavouables, peut-être pire encore.
Eux, la vie, la vraie, légère ou tordue, et toute perdue au sein de ce microcosme qu'est Internet.
A eux, les gaffeurs, les vicieux, les intriguants, les intrigués, les Cindy Sander et les autres, j'ai eu envie de répondre, par humour, ironie ou véracité parfois, mais surtout pour les remercier de ces grands moments de bonheur et de sincérité.

Eux, on les nommera le "Top Ten" des incontournables.
(parce qu'on la fait façon Nouvelle Star ^^)
Et voici donc en avant-première les morceaux choisis des mes incontournables les plus récents.

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Partie fine de cul à trois en Sologne
Un remake de Eyes Wide Shut en Sologne? A trois seulement, ça fait limite "petit joueur" quand même. Enfin, pourvu que votre fine équipe ne croise pas de sangliers... Mais si t'es SM, une bonne famille de hérissons fera l'affaire!

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Bouffeur de gros seins
Je fais du 85B, je sens que ça ne va pas te plaire du tout... et puis changer d'expression ne serait pas une mauvaise idée parce que là, c'est l'anti-glam' poussé à son paroxysme!

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Vilaine coquine sexy sur Dailymotion
Et si tu allais directement sur Dailymotion, elles ne seraient pas plus simples à trouver, tes vilaines coquines sexy? Miam.

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Où me procurer robe smiley Yelle Castelbajac?
Chez Castelbajac? Eurêka!

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Définition séductrice en diable
Eh bien ça, c'est tout moi après quelques verres ^^
Comment l'as-tu su, lecteur?

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Comment enlever tâches d'autobronzant?
Toi aussi tu cherches toujours?
Reviens vite me voir quand tu auras la solution, je suis intéressée.
NB: L'exfoliant fonctionne... un peu.

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Photos gratuites de pucelles nues aux gros seins
(ndlr: avec les fautes, ça donne: "photaux gratuit de pussel nue au gros sein")
Pucelle, nue, et gros seins. Tu ne serais pas un peu trop exigeant toi par hasard?
Ca mériterait bien une petite fessée ça ^^

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Pliage de Longchamp oui mais comment les plier?
Ah ah ah, plier un Pliage... Je sais bien, se moquer, c'est mal.
Alors un conseil: achète-toi donc un Lancaster ;)

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Je veux être Yelle
Et moi la reine d'Angleterre. Mais le divan d'un psy pour commencer, ça peut le faire et puis c'est confortable.

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Bons réduc monsieur Lâm
Eh bien j'sais pas moi, c'est pas marqué sur mon front non plus, alors tu vas sur le blog de Lâm, et tu lui demandes la charité par exemple...
Bip!

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Novateur, ce billet ne l'est point au sein de la blogosphère, oh que non, mais qu'importe!
Il est truffé d'humour et dans un sens, il me semble que c'est déjà bien assez.
On se refait donc une nouvelle tournée une prochaine fois j'espère,
Et toute parsemée de petites phrases savoureuses comme je les aime à vous confier...
Amis du jour, bonjour!

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Vague de folie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2009

Pascal Picard au Bataclan

Pascale_Picard

Le printemps est enfin revenu et avec lui, la saison des concerts aussi.
Au programme de ce dernier mercredi de mars alors, j'ai découvert sur scène la chanteuse québécoise Pascale Picard, sa guitare et ses musiciens pour un show que je qualifierai de mitigé, à la fois enjoué et surprenant, emprunt d'un naturel désarmant mais de quelques fausses notes également, que je m'en vais de suite vous conter.

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Connue en 2007 et plus encore en France en 2008 notamment par le biais de son morceau Gate 22, j'avais tout de suite accroché avec l'univers musical de la jeune femme, ses mélodies aux allures folk-rock teintées d'une country actuelle et qui faisaient d'elle une artiste hybride, sans doute un peu inclassable mais au charme incontestable.
Pourtant de Pascale Picard, je ne connaissais que quelques morceaux épars distillés sur Myspace ou Deezer, les meilleurs évidemment, lorsque j'ai pointé, ce 25 mars, mon nez au Bataclan. Je pouvais donc m'attendre à tout et rêver le concert juste avant de le vivre, le fait de ne rien savoir à l'avance étant naturellement volontaire de ma part lorsqu'on connaît mon penchant très développé pour découvrir, bien plus que les versions des albums, les performances "live" de mes artistes coups de coeur.

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C'est chose faite à présent et sans pour autant avoir passé un mauvais moment, je dois dire que je suis un peu restée en retrait par rapport à l'univers que présentaient l'artiste et ses musiciens sur scène. Si l'album me semblait en effet fortement imprégné d'un rock-folk plaisant, la performance au Bataclan s'est montrée quant à elle d'avantage country, mais alors vraiment beaucoup, bien trop sans doute à mon goût, laissant de côté toute forme d'originalité un peu plus hybride dans le répertoire musical que je mentionnais précédemment et dont j'aurais souhaité m'imprégner durant le concert.
Et c'était bien dommage car la voix de Pascale Picard en tant que telle, sitôt qu'elle se faisait douce lors de quelques balades, était tout à fait charmante à écouter et on ne s'en serait pas lassé... Malheureusement, c'était sans compter le côté un peu "Far West" qui la faisait chanter tout en force, rendant d'un coup l'ensemble nettement moins harmonieux.
De ce fait, les chansons se suivaient sans être réellement accrocheuse et paraissaient bien fades à côté du niveau d'un Gate 22, le titre fétiche.
C'est qu'il y avait comme quelque chose qui manquait: pas de décors sur scène exceptés quelques jeux de lumières, des musiciens relativement statiques et globalement, une mauvaise occupation de l'espace, même de la part de Pascale Picard qui, tout en bougeant, n'arpentait que très peu la scène et restait bien trop souvent au centre pour rendre le spectacle vraiment interactif.
C'est d'ailleurs là que je me suis dit que j'aurais volontiers écouté une représentation de ce type dans un café-concert du genre "Who's Bar" (les connaisseurs reconnaîtront) ou allongée sur l'herbe à savourer le moment présent lors d'un festival, mais la qualité du concert, plaisante certes mais sans plus, m'est apparue comme franchement insuffisante pour un lieu de renom tel le Bataclan.
Et c'est sans remords que je suis partie avant même les rappels, mon rhume du moment aidant peut-être aussi à une irrépressible envie de rentrer chez moi.

*

Ceci étant, je pourrais tout aussi bien évoquer les aspects positifs car si j'ai avant tout exprimé mon ressenti au sujet d'un concert qui -on ne va pas se voiler la face- m'a déçue, je n'en ai pas moins dénoté un potentiel, pas encore totalement exploité certes, mais qui pourrait bien se révéler un jour ou l'autre, au fil d'un album prochain. (et on l'espère)
Pascale Picard comme je le soulignais plus haut est en effet dotée d'une très jolie voix, nuancée parfois et avec un grain assez particulier qui n'est pas sans rappeler une certaine Sheryl Crow ou autre KT Tunstall, aussi bien dans le répertoire que dans le style tout court d'ailleurs. Une qualité évidente pour une artiste qui par ailleurs s'est révélée très tonique, impliquée et dynamique malgré un jeu de scène pas encore tout à fait au point.
On pourra donc lui reprocher ce qu'on voudra mais son naturel la rendait souriante et pleine de charme et elle a eu l'intelligence de se montrer humble à tout moment du spectacle, jouant beaucoup sur la communication avec le public ce qui la rendait de suite sympathique autant qu'accessible.
L'interprétation de Gate 22 a été quant à elle une réussite, l'engouement du public à cet instant aidant beaucoup, et la reprise de Glory Box de Portishead une très agréable surprise, imprévue comme je les aime, surtout lorsqu'on sait que ce morceau est l'un de mes favoris depuis sans doute l'éternité et que la jeune femme n'avait pour le coup "pas trop" accentué le côté country.
De plus, je me suis beaucoup plu à écouter ses balades, fluides et entêtantes qu'elle nous offrait parfois et qui donnaient un petit goût de rêve perdu au milieu de nulle part.
En bonus, le son était bien dosé, bien géré, bien stabilisé...
Je serais bien mal avisée alors que de tout critiquer!

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Enfin, ce billet ne serait rien sans un petit mot pour la première partie, The Lost Fingers, venus tout droit du froid Québec eux aussi, et qui ont bien égayé le public de leurs reprises alléchantes aux airs jazzy de tubes disco, funk ou eurodance. Un vrai délice, chaleureux à souhait, entraînant, un peu magique et qui, pour une fois, m'a fait me souvenir du nom de la première partie (et on m'applaudit bien fort!)

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Un concert bien curieux que celui-ci alors, premier d'une longue lignée et même si l'univers ne m'a pas emporté voire transporté cette fois comme je l'aurais souhaité, je récidive encore et encore, bien loin d'être lassée, et m'en vais de ce pas à la découverte de nouveaux artistes, à commencer par un mois d'avril qui se révèlera plutôt musicalement alléchant et singulier...

-Livy-

--> Le Myspace de Pascale Picard <--
--> Le Myspace de The Lost Fingers <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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