29 mars 2009
Les séries TV médicales: petite dissection entre amis
Je pourrais bien évoquer les hôpitaux et leur univers aseptisé qui m'expédient une chair de poule illico, la petite montée de stress qui s'empare de mon coeur dés que je fais un détour par les urgences, l'angoisse devant la visite inévitable à un ami malade, l'odeur si reconnaissable du désinfectant, la vue du sang et la danse des perfusions mais je préfèrerais éviter.
Je suis hypocondriaque, voici la triste vérité.
Et c'est peu dire si je ne suis pas gâtée car en tant que grande prêtresse passive des séries télévisées devant l'éternel, je pourrais bien saturer devant la recrudescence sur notre petit écran de séries à thématique médicale.
Elle sont de plus en plus présentes ces derniers temps en effet, toutes blouses sorties, et qui ne nous épargnent décidément pas, à se pâmer de leurs mots compliqués et de leurs diagnostiques alambiqués au possible que si tu n'as pas fait médecine, tu n'y comprends rien ^^
Alors quoi? Une surenchère, un point faible évident, un trop plein, une saturation?
Je ne sais...
Mais puisque tout compte fait, à la télé, la vue du sang c'est nettement moins impressionnant, il est bien possible que mes problèmes somatiques et moi-même fassions un petit effort, tout petit, afin de nous poster avec joie devant notre écran, des fois qu'il y aurait quelque chose qui sorte un peu du lot à nous mettre sous la dent.
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Urgences
Comment commencer un billet de la sorte tout en gardant un semblant de cohérence?
That's the question.
Et dans le désordre de mes idées, une petite plongée dans les abîmes du passé en guise d'introduction me semblait pour l'occasion appropriée. Par conséquent, nous y voilà.
Oui car Urgences avec laquelle j'ai décidé d'ouvrir le bal n'est pas une série récente, loin de là. Elle date même de 1994, plus connue à l'époque sous le nom de ER.
Un dinosaure de la série médicale, donc.
Naturellement, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'elle n'existe plus désormais mais ma foi, son trépas n'étant pas si vieux, elle peut se vanter d'avoir durer dans le temps d'une manière considérable, rencontrant un succès notoire et forte d'une quinzaine de saisons de surcroît.
Pour nous remettre un peu dans le contexte d'ailleurs, Urgences était un vrai symbole des années 90, emblématique de toute une génération.
On y trouvait pêle-mêle, des drames, des décès, des traumatismes, le tout dans un contexte médical bien évidemment... Bref, une multitude de sujets
traités, l'actualité en ligne de mire, et le tout à un rythme haletant, à me provoquer en même temps qu'une bonne dose d'effroi (et quelques ganglions somatiques ^^), ce petit frisson jubilatoire que je ne saurais décrire mais qui me rendait définitivement aussi accro que parano.
C'est que son côté ultra-speed me captivait, son docteur Ross encore plus (What else?) et plus tard, ce fut Carter qui fit chavirer mon petit coeur fragile de minette...
On n'arrête décidément pas le progrès.
Néanmoins, au-delà des intrigues amoureuses dont le nombre ne cessait d'accroître dans cet hôpital-bourreau-des-coeurs de Chicago (il faut croire que les gens ont drôlement le temps de tomber amoureux entre deux interventions-paniques), les symptômes tous plus impressionnants les uns que les autres allaient bon train. On n'y comprenait que du vent bien sur (surtout à 14 ans) mais on prenait parti, on s'impliquait jusqu'à en être tout émotionné et l'on tâchait plus ou moins de retenir ce fichu vocabulaire médical, un brin compliqué, afin de le ressortir le lendemain au collège devant les copains... à mauvais escient bien entendu.
Alors oui, c'était tout ça Urgences.
La VRAIE série médicale, première du nom, et qui a révolutionné le genre pour de bon.
En un mot: mythique.
Il n'empêche, quinze saisons, c'est un peu long. L'ensemble s'est passablement essoufflé au cours des dernières années, épuisant ressources et sujets, sans oublier le nombre trop important de personnages qui ont défilé.
Un peu décevant sur la fin donc, avec toutefois de très savoureux moments, et puisque Urgences reste encore et toujours gravé dans les esprits, c'est une véritable page qui s'est tournée avec l'arrêt définitif de la série.
Pour ce qui est de la thématique médicale cependant, il semblerait bien qu'elle ait fait une multitude de petits...
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Grey's Anatomy
Comment introduire le pitch? Rien de plus simple car vous me croirez ou non, mais l'histoire se passe (ô suspens) dans un hôpital, plaçant du même coup la scène d'action à Seattle.
Pas d'urgences au programme cette fois-ci mais plutôt les pérégrinations d'un groupe d'internes et dont on suit l'évolution professionnelle comme personnelle au fil des épisodes.
La série est récente (2005) et a fait chaviré bien des coeurs, notamment pour son docteur "mamour" alias le beau et ténébreux Derek Shepherd et dont aucune fille vraisemblablement n'ignore aujourd'hui l'existence.
Pour ma part, je resterai cependant plutôt mitigée à l'égard de Grey's Anatomy car si j'ai un problème avec le pathos, il est évident que cette série ne lésine pas dessus.
Alors, ne crachons pas dans la soupe non plus, j'ai aimé les premières saisons et n'en ai manqué aucun épisode, à même en avoir les larmes aux yeux parfois parce qu'il m'arrive lamentablement de faire preuve de sensiblerie. De plus, les débuts de la série, agréable découverte soit dit au passage, et la complexité de certains de ses personnages, Mérédith notamment, se sont vraiment avérés captivants, un temps. J'ai trouvé l'ensemble plutôt profond, bien amené, bien joué. Rien à redire, c'était une jolie nouveauté, toute plaisante.
Donc oui. J'ai regardé, j'ai même apprécié... beaucoup. Et puis j'en suis restée là.
Avec un peu de recul en effet, et en tâchant de poursuivre mon étude des saisons suivantes, une grande lassitude s'est emparée de moi et par ailleurs, j'ai été comme frappée par une évidence. Ce trop-plein de bons sentiments, de pleurnicheries, de belles théories sur la vie ou sur la mort, de pseudo-ruptures et de... STOP!
Tout cela m'a vraiment refroidi au plus haut point.
Oui, je le sais bien, la vie est compliquée et la maladie est moche et la mort encore plus, ok.
Mais il existe différentes manières d'aborder les sujets graves et de toute évidence, je ne faisais pas partie de la cible sentimentalo-émotionnelle de Grey's Anatomy, sur du long terme en tout cas.
Je crois bien que, tout rêveuse que je suis pourtant, cette débauche d'émotions à n'en plus finir jouant la carte de la surenchère à tout va m'a vraiment rebuté et qu'en fin de compte, je l'ai trouvé vaine.
J'avais sans doute besoin d'un peu plus de consistance que de romances à n'en plus finir, surtout dans le cadre d'une série médicale, ou du moins d'humour et de dérision, mais pour le coup je n'ai rien trouvé de tout cela. Je suis juste parvenue à observer la jolie valse des thématiques qui reviennent en boucle et des internes tellement obnubilés par leurs problèmes sentimentaux qu'on a l'impression qu'ils ne travaillent jamais.
En bref, sur la fin, j'aurais pu regarder un soap que ça m'aurait fait le même effet.
Maintenant, je lorgne un épisode de temps à autre car ce n'est pas déplaisant au fond, c'est distrayant au possible et ça m'amuse plutôt, il est vrai. Mais de là à en faire ma série culte, eh bien non, ça, jamais!
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Scrubs
Loufoque et déjantée, tout ce que j'aime.
Scrubs demeure la série médicale qui ne se prend pas au sérieux par excellence et qui, qu'on y soit attaché ou non, se laisse regarder avec cette succulente légèreté qui nous permet, d'anecdotes en anecdotes, de l'adopter sur le champ.
Alors que le scénario pourrait en effet laisser supposer des histoires sérieuses et tragiques puisqu'il évoque lui aussi les relations médecins/internes et leurs confrontations quotidiennes à des cas médicaux compliqués, il n'en est rien. Aux méandres complexes de la médecine, il a plutôt décidé de se laisser aller à un tout autre registre, agréablement décalé, tendant d'avantage sur un imaginaire comique et farfelu que sur des données scientifiques à la précision intense.
C'est ainsi que sont mises en avant les pensées intérieures de JD, le
personnage principal, fou à lier mais pas de trop, ou encore les relations
singulières, totalement inconcevables dans la réalité, qu'entretiennent entre eux les
différents protagonistes de la série aux caractères tous plus
stupéfiants les uns que les autres.
Loufoque et déjanté donc, je me répète.
Ainsi, avec l'apport important de cette mine d'humour bien trouvée, force est de constater que le résultat est là: le comique de situation, les personnages, leurs mimiques et les dialogues délirants confondus laissent place à un rendu explosif. Un régal donc pour tous les néophytes des hôpitaux, moi y compris.
Alors oui, la série est irréaliste voire surréaliste et nous emporte dans des aventures hallucinantes bien loin de toute forme de "vraie" médecine possible. Mais c'est précisément de cela qu'elle tire sa force: sans prétention, elle se laisse aller à des digressions à n'en plus finir, laissant place du même coup à un univers riche et imagé pour lequel, sans pour autant s'identifier, on se prend d'emblée d'affection parce qu'il colporte du rêve comme de la bonne humeur.
Par ailleurs, Scrubs comporte également au sein même de son dessein humoristique des scènes d'avantages posées ou d'autres que l'on pourrait même trouver empreintes de tristesse... De quoi nous remettre un peu les pieds sur terre même si ce ne sera pas pour bien longtemps!
Alors en tant qu'inconditionnelle des virées impromptues dans un monde imaginaire et des situations saugrenues qui vous expédient dans l'embarras, Scrubs me ressemble comme vous n'avez pas idée et je ne peux qu'approuver. Son humour décapant me comble inlassablement et j'aime le fait de pouvoir suivre la série en dilettante tout en n'en perdant jamais le fil.
Un atout sympathique qui me permet, à défaut d'en faire l'évènement télévisé à ne manquer sous aucun prétexte, de me détendre à un moment inopiné et de passer par la case "fou rire" en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire.
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Docteur House
On garde le meilleur pour la fin, à savoir "my favorite", histoire de parsemer mon billet d'une note positive et enjouée. Et pourtant, positif et enjoué, le docteur House, tout claudicant avec sa canne, ne l'est pas vraiment.
Il semble en effet représenter à lui tout seul ce qu'il y a de plus détestable en ce monde: personnage misanthrope et asocial au cynisme avéré, il joue de ses capacités brillantes en médecine pour tyranniser ses pauvres internes, provoquer ses patients et laisser libre cours à une arrogance sans cesse croissante. Pourtant c'est un fait, le docteur House plaît.
Pire, on en redemande.
C'est qu'outre son aspect passablement inhumain en surface, d'autres facteurs entrent en jeu. Son opiniâtreté dans le travail, ses manies et compulsions, sa capacité récurrente à transgresser les règles, ses discussions existentielles et sa solitude un brin comblée par son talent pour la musique en font un personnage fascinant, excessivement complexe et torturé, bourré de contradictions permanentes, cultivé, sombre à souhait et qui n'a de cesse d'évoluer au fil des saisons.
Par ailleurs, une série n'existant pas sans univers ni intrigue, House n'exerce pas seul. Il est ainsi entouré de trois jeunes médecins, aux profils psychologiques intéressants eux aussi car très différents les uns des autres dans leur cheminement professionnel comme personnel. On apprendra, en les suivant d'épisodes en épisodes, à mieux les connaître et les appréhender afin de comprendre leurs réactions, leurs attitudes face aux patients et bien entendu, leurs émotions.
L'analyse comportementale humaine se révèle donc dans toute sa splendeur au sein même de la série, la rendant accessible à différents degrés, et ponctuée de scripts intelligents.
Quant aux épisodes en eux-mêmes, ils s'avèrent pertinents, cohérents et nous entraînent sur la voie de maladies aussi rares que captivantes. Suivant ici un cheminement précis parsemé de tests et d'examens médicaux en tout genre, ils donnent lieu à une véritable progression dans le diagnostic qui s'intensifie au fil des minutes. Ils évoquent d'ailleurs un seul cas "important" par épisode (en plus de petits incidents sans gravité mais dotés d'un humour bien pensé, House n'y étant bien sur pas pour rien), ce qui a le don de provoquer des débats enflammés ou houleux, source de désaccord évident entre le docteur House et ses condisciples.
On suit alors l'histoire étapes par étapes comme une enquête criminelle et c'est précisément cette enquête, menée tambour bâtant par des personnages impliqués et des évènements survenant de nul part qui pimente l'ensemble, laissant derrière elle une forte impression.
Ainsi, quand d'autres crieraient au scandale, je hurle au génie. Le côté blasé et un peu "hors-la-loi" de House, son énergie aussi motivée que désespérée (un paradoxe?) ainsi que la matière riche dont s'imprègne le scénario pour nous offrir des cas médicaux certes extrêmes mais hautement intéressants offrent un résultat qui, en plus de tenir la route, captive réellement et sait se renouveler sans jamais décevoir, du moins jusqu'à présent.
De quoi adopter notre anti-héro sur le champ, se faire un plaisir de voir ou revoir l'intégralité des saisons et donner au docteur House l'envie de se confronter à nous, juste par pur plaisir.
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Vous l'aurez compris, je supporte (ainsi que mon organisme) finalement assez bien ce phénomène curieux qu'est cet engouement pour la série médicale si tant elle qu'elle représente à mes yeux un petit intérêt et cette dose d'adrénaline légèrement épicée qui me fera frémir un brin, même en restant chez moi.
Mon goût prononcé pour le cynisme et la rêverie et l'humour décalé me poussent en effet à en visionner une certaine quantité et à les apprécier en toute subjectivité, au gré de mes envies et de mes attirances.
Vous croyez cependant que j'ai fait le tour de toutes séries médicales existante?
Eh bien vous vous trompez.
Ces dernières fleurissent comme vous n'en avez pas idée et les mentionner dans leur intégralité serait un travail bien trop acharné pour la pauvre bloggeuse que je suis et qui, révélation des révélations, aime bien de temps en temps aussi quitter son blog pour s'en aller explorer de plus bel la réalité.
Ainsi, je n'ai pas évoqué Private Practice, le spin-off de Grey's Anatomy car ne l'ayant quasiment pas visionné, j'ai bien trop peu d'éléments à son sujet. Je ne me suis pas attardée non plus sur H parce que je n'en garde qu'un vague souvenir et bien qu'amusant, il ne me semblait pas assez marquant pour lui consacrer un petit paragraphe. Enfin et parce qu'elle est qu'elle a été l'une de mes séries cultes, je vous conserve Nip/Tuck bien au chaud pour un billet futur doté d'une thématique qui lui sierra d'avantage ;)
Je finirai toutefois par un bémol, tout petit bémol sur ces séries médicales qui, à force d'être matraquées sur toutes les chaînes de télévision depuis le succès d'Urgences semblent surtout être un business rentable pour hypocondriaques en manque de sensations fortes.
Bien sur, certaines nous dévoilent une qualité non négligeable voire surprenante parfois, bien sur également, elles sont attractives, le but étant d'appâter le maximum de téléspectateurs possibles.
Et ce serait mentir que de ne pas affirmer qu'on se laisse parfois prendre au jeu...
Néanmoins, je me demande si à force d'être trop exploité, un filon ne finit pas par s'essouffler avec une rapidité impressionnante. Je pense par exemple aux comédies musicales (ma grande passion - ironie ^^) et à leur succès fulgurant depuis le spectacle Notre-Dame-de-Paris qui a fait tant d'émules qu'elles jaillissent de partout, laissant parfois derrière elles de bien médiocres scénarios quand ce ne sont pas quelques "bides" retentissants.
Comment savoir alors gérer le business pour arrêter la thématique à temps afin d'en développer une nouvelle? Pour innover sans cesse sans prendre le risque de lasser?
J'ignore combien de temps encore les séries médicales vont pousser sur petit écran et quel avenir leur est destiné mais à la vue des nombreux sujets déjà exploités et de toutes formes d'aspects disséqués avec minutie, je dois bien avouer que si le débat reste ouvert, je demeure pour ma part sans doute un peu perplexe...
-Livy-
25 mars 2009
Facebook est (encore) dans la place
Ce n'est certes pas la première fois que je me prends d'affection dans mon blog pour traiter de ce phénomène socio-culturel qu'est Facebook mais vous avouerez, vous qui y passez vos soirées tout autant que moi que c'est tentant...
Socio-culturel oui, c'est bien le mot. Parce qu'à force d'en entendre parler ici et ailleurs, qu'on soit familier des nouvelles technologies ou résolument pas, il y a dans la chose ce petit côté déroutant voire parfois carrément obsessionnel.
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Et toi alors, pas encore sur Facebook?
Pour un peu, ce serait presque une insulte, tiens. Un manque d'intégration social évident, un loupé incontournable, une faute de goût où que sais-je encore.
Une erreur à ne décidément pas commettre, l'époque ne vous le pardonnerait pas.
J'exagère certes un brin (quoique) mais les médias l'ont bien senti eux aussi, à s'emparer du sujet brûlant du moment avec une volonté évidente d'attirer l'attention. Il n'y a qu'à voir ce fameux reportage diffusé sur "Envoyé Spécial" durant l'hiver. Ainsi, ce qui était sensé n'être à la base qu'un simple petit trombinoscope universitaire prend des proportions qui dépassent, surprennent ou exaspèrent. Une ampleur inimaginable donc avec l'argent en ligne de mire et des milliers d'addicts à travers le monde, qui l'eut cru?
Toutefois, ledit reportage est doté, et je ne pouvais résister à l'idée de mentionner cela, de personnages hauts en couleur, à la crédibilité certes douteuse oui, mais distrayants. Et si leurs propos pour le moins curieux ou inquiétants mériteraient bien d'être remis en cause, je n'ai assurément pas l'envie, pour les beaux yeux du dieu Facebook, de me perdre d'arguments en arguments.
Ce qui suit est donc à voir, si ce n'est pas déjà fait ;)
Planète Facebook (envoye special ) 1/2
envoyé par Nhomme-Beur-One
Planète Facebook (envoye special ) 2/2
envoyé par Nhomme-Beur-One
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Ceci étant, le phénomène en question ne cessant de se renouveler dans un instinct de survie qui me laisse pantoise, j'avais encore envie de tenter un billet, histoire de.
C'est que depuis ma vieille ébauche titrée "Bouffeur de temps" il y a de cela plus d'un an déjà, l'eau a coulé sous les ponts et l'outil Facebook, en plus d'évoluer, s'est bien démocratisé.
Comprendre par là, les derniers réfractaires au site ont finalement (presque tous) capitulé, la nouvelle interface a fait son apparition (avec force colère de la part des facebookeurs assidus) et puis surtout, se sont développés au cours de ces derniers mois de grands changements sur notre site communautaire préféré, révolutionnaires bien évidemment, apportant dans la foulée une tripotée de nouvelles applications dotées de noms étranges à la "Guerre des gangs" que si tu ne joues pas le jeu sur le site, tu n'y comprends vraiment rien.
Inutile? De toute évidence, oui. Accessoirement, ça pourrait même rimer avec "futile".
Enfin, moi je dis ça mais je ne dis rien. On est tous d'accord, hein?
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Envolés donc les vieilles "battles" de vampires, loups-garous et compagnie, les petites fleurs à faire pousser (growing gifts que ça s'appelait?), les "superpoke" et les insertions dans de nouveaux groupes farfelus à n'en plus finir.
Désormais sur Facebook, tout est différent.
On élève des animaux virtuels avec ferveur, on achète ses amis pour une bouchée de pain parce que c'est bien connu, ils ne sont rien d'autres que de vulgaires produits, et les jours de grand vide social, on se décide à les comparer où à répondre à de curieuses et singulières questions (indiscrètes bien entendu) les concernant.
Bon très bien, je suis une mauvaise langue et je le reconnais.
L'humain facebookeur parfois peut aussi faire preuve d'intelligence et se servir de l'outil pour rédiger des articles, créer des vidéos, faire passer des messages à but artistique ou tenter la promotion d'un évènement important.
Eh oui, encore faut-il bien qu'il y ait un brin de positif dans l'histoire, fichtre!
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Mais ne nous y méprenons pas.
L'outil est parfois (hélas) moins bien géré...
Besoin d'une dose supplémentaire de no-life attitude?
No problem. On peut toujours opter pour faire le test du cochon, un "chat-bite", une bataille de boules de neige (ah mince, l'hiver est passé...) ou autres quizz tous aussi improbables les uns que les autres et parce que le ridicule ne tue pas.
"Quel Kinder es-tu?" donc...
Non mais dites-moi, je crois bien que je serais morte de chagrin de ne jamais l'avoir su!
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Je découvre ainsi chaque jour avec joie les nouveaux surnoms qu'on a bien pu me dégoter, les statuts de mes contacts étalant malheureusement au grand jour une vie privée dont je me serais bien passée, combien je suis "cool" et comment lesdits amis me perçoivent, virtuellement parlant. Il paraîtrait même que je serais "pour" la chirurgie esthétique. Ah bon?
Que du constructif, on en conviendra.
Et dire que pendant ce temps, on distille à tout va nos photos et autres informations personnelles à on-ne-sait-qui et dans on-ne-sait-quel-but, sans aucun souci de surcroît.
Qu'elle est jolie notre liberté!
"Big Brother is watching you", c'est pesé, emballé, envoyé.
Pire, c'est la réalité.
Ca sonnerait presque comme une histoire qui fait peur où épiés de partout, on aurait beau faire et se débattre, on ne s'en sortirait jamais.
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Mieux vaut donc encore en rire, la dérision est du moins la solution la plus saine que j'ai trouvé pour remédier à un phénomène incontournable qui, tout en l'utilisant je dois bien l'admettre (mailing oblige), me laisse mi-figue mi-raisin...
Ainsi, et avant de vous abandonner pour de bon à votre triste sort de facebookeur averti, je me permets de vous offrir sur un plateau d'argent ce petit sketch de Jérôme Commandeur qui, déjà bien connu tant il tourne à la télé comme sur Internet, fait preuve, en plus de son humour évident, d'un regard plutôt pertinent sur la société actuelle.
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Sketch sur Facebook
envoyé par jeromecommandeur
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Ainsi va la vie...
Et si parfois le progrès m'effraie un peu,
Ce n'est ni par aigreur ni par nostalgie,
Mais sans doute parce que j'ai la forte impression que nous, humains,
N'évoluons pas toujours aussi vite que lui.
Enfin, puisque ce n'est assurément pas de notre ressort d'y changer quelque chose,
Délectons-nous plutôt simplement du moment présent
Et à l'ancienne, je balancerai mon sacro-saint mais non moins réel
"Carpe diem".
-Livy-
Je critique, je critique et... Ah tiens, voici que je suis connectée sur Facebook là!
Désespérant. Affligeant. Navrant.
Déconnexion.
21 mars 2009
La playlist de Mars (2), en hommage à Alain Bashung
Gaby oh Gaby
Vertige de l'amour
Osez Joséphine
Madame rêve
Ma petite entreprise
La nuit je mens
Résidents de la république
° ° °
Cela fait déjà une semaine qu'Alain Bashung nous a quitté et si l'on s'évertue souvent à répéter que le temps passe bien trop vite, il n'en demeure pas moins pesant parfois.
Alors c'est un fait, je suis certainement bien loin d'être la seule à évoquer ce triste sujet ces derniers jours et en ai tout à fait conscience. En revanche, la mort d'un artiste qui me touchait tout particulièrement et dont je ne cessais d'admirer la personnalité singulière est à mes yeux un évènement suffisamment marquant pour que je lui consacre une mention spéciale, bien loin de tomber dans la banalisation.
La nouvelle a effectivement fait rejaillir à la surface des souvenirs musicaux d'une grande sensibilité, des bribes de phrases tourmentées, de la poésie obscure, quelques grammes d'humour ou de provocation et bien sur, une bonne dose de rock décalé savamment distillée au gré de ses albums.
Lui, le musicien, le poète, a eu de son vivant le pouvoir de créer une oeuvre musicale à facettes de toute beauté, libre, hautement nuancée et riche de collaborations fructueuses. Son dernier album Bleu Pétrole en était d'ailleurs une preuve flagrante, vrai bijou emprunt de textes poignants et d'une musicalité toute nouvelle encore, et la tournée en cours un exploit et une belle marque de courage quand on sait combien il était déjà mal en point.
"The show must go on", qu'on dirait bien...
Affranchi de toutes contraintes et laissant la magie de la musique et de la scène opérer jusqu'à la fin, il nous a ainsi laissé un
héritage artistique d'une qualité inestimable, nous entraînant alors et pour
toujours dans son univers aussi sombre qu'entêtant, à l'avant-gardisme
assumé.
Ceci étant, les mots ne résumant parfois rien de plus que la musique et la créativité elles-mêmes, une playlist me semblait encore la façon la plus appropriée de faire revivre le grand Bashung, suivant la chronologie de quelques unes de ses chansons les plus intrigantes, les plus connues également, et son évolution aussi bien artistique que personnelle par la même occasion. Ainsi, à travers ses plus grands succès, ses morceaux marquants et quelques clips, j'esquisse ce bref billet, non sans une nostalgie évidente des souvenirs indélébiles qu'il nous a laissé et qui sont bien partis pour perdurer dans le temps. Immanquablement.
Le fait est que la France a perdu un grand homme
de la scène française en ce mois de mars, un artiste d'une valeur
inestimable au talent sans cesse renouvelé.
Novateur jusqu'au bout des ongles malgré ses soixante et un printemps, il reste un exemple évident pour les musiciens d'aujourd'hui et de demain, et pour les autres tout aussi bien...
-Livy-
17 mars 2009
Souvenir de l'hiver, Paris la Belle - Jacques Prévert
L'exposition "Paris la Belle" que la mairie de Paris organisait cet hiver en l'honneur de Jacques Prévert est d'ores et déjà terminée et pourtant elle reste là, dans les mémoires, ancrée.
Une fois de plus en effet et malgré son aspect "grand public" évident qui aurait pu en rebuter plus d'un, c'est à une exposition de grande qualité qu'on s'est vu confronté, sorte de joyau tantôt poétique tantôt artistique, tout droit sorti d'une autre époque et qui dévoilait avec une pudeur feinte l'effervescence culturelle d'un temps désormais révolu.
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Suivant sans jamais le lâcher le fil conducteur de Paris, la ville dont Prévert aurait pu être le héros, l'exposition proposait une mise à nue habilement amenée du poète "parigot" dans son intégralité, traitant tout aussi bien le vif du sujet, à savoir son oeuvre artistique en elle-même, que sa vie en général et ce, dans un réel souci de clarté chronologique.
Ainsi, de souvenirs en découvertes, de quelques anecdotes d'enfance jusqu'à l'arrivée des années plus matures, le talent et l'éclectisme de Prévert se sont vus étendus là et conservés intacts, dans un pêle-mêle de chants, extraits de films, correspondances, parutions littéraires, photographies ou collages, retraçant à tour de rôle son parcours atypique, ses rencontres artistiques, ses idéaux et ses nombreuses influences.
L'exposition, gorgée d'explications aussi concises que nombreuses, s'en est allée crescendo dans un souci du détail qui au fil des salles s'enrichissait. On découvrait ainsi peu à peu ses affinités avec son frère Pierre, sa collaboration avec le mouvement surréaliste et leurs rencontres quotidiennes rue du Château (Paris 14ème), sa brouille avec André Breton, son envie de liberté qui s'intensifiait au fil des ans en même temps que son attitude bohême et son monde un peu rêvé... Bref, tout un univers volontairement créatif, emprunt d'un soupçon de folie évident et qui se voulait définitivement plongé dans le milieu cinématographique.
Des recoins un peu cachés de l'exposition laissaient apparaître en mode aléatoire sur les écrans des chants interprétés par Juliette Gréco tout comme des répliques cultes de Louis Jouvet ou d'Arletty, et ici et là surtout, un bon nombre d'extraits de film de Jean Renoir et Marcel Carné notamment.
Puis, s'en allant explorer des contrées d'avantage littéraires, c'est le Prévert poète qui a repris le dessus sur le Prévert scénariste, lui, l'amoureux des bons mots qui font sourire, le magicien des phrases qui font mouche et qui touchent.
Il était là, le maître des calembours et autres néologismes, ainsi exposé, à se targuer sur les murs de quelques citations mordantes à l'humour décalé.
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"Notre père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie (...)"
(Extrait de Paroles, 1946)
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Un régal...
Et si ses "paroles", nostalgiques ou impétueuses, réalistes ou imagées, possédaient en leur sein un charme inné, un brin provocateur sans doute, les livres pour enfants quant à eux (on citera L'Opéra de la lune, 1953, notamment) se faisaient plus tendres avec leurs illustrations aussi naïves qu'enchantées, laissant la part belle à la poésie et à un imaginaire certain.
De fil en aiguille et dés lors son bref mais important passage au sein des surréalistes (Desnos, Queneau, Aragon, Giacometti et surtout Breton), les collaborations de Prévert allèrent bon train.
Sa renommée (premier dialoguiste du cinéma français et scénariste reconnu) additionnée à son inventivité faisait de lui un artiste pluriel, marginal et intriguant comme on n'en fait plus.
Il fréquentait le milieu artistique de Montparnasse, se mêlant ainsi aux musiciens, photographes ou autres peintres et écrivains... et finalement prit le large pour mener en parfait saltimbanque qu'il était sa barque à lui, seul ou accompagné, et venir progressivement à bout de ses mille et unes idées.
De ses années, ont jailli des rencontres, des évènements marquants, des amitiés fortes, des bribes de vie privée également (sa fille Michèle notamment est très présente dans une grande partie de son oeuvre) et des engagements au sein de courants précurseurs et avant-gardistes, le tout dans un souci artistique sans cesse renouvelé.
On notera parmi eux, et parce qu'il est impossible de tous les référencer, la collaboration avec le musicien talentueux Joseph Kosma pendant la seconde guerre mondiale et puis bien plus tard, des artistes de renom tels Pablo Picasso, Alexander Calder ou encore Joan Mirò. Ces derniers furent d'ailleurs une source d'influences notoire pour Prévert qui s'est durant cette période adonné à toute une série de collages, face cachée de l'artiste qu'on ignore le plus souvent et qui pourtant représente une importante partie de son génie créateur.
Au mot "collage", il préférait d'ailleurs ceux d' "images" ou de montages" et ces derniers étaient peuplés de fantastique et d'humour, jouant parfois la carte de la provocation immédiate, mais toujours avec drôlerie et subtilité.
Au final, ces collages sont devenus un ouvrage à part entière, comme tant d'autres de lui, et sont parus en 1981.
Une merveille alors que de les admirer tous les uns après les autres au sein d'un même évènement ainsi qu'une multitude de dessins "gribouillés" habilement et soigneusement annotés, le temps d'établir une sorte d'agenda/calendrier créatif, coloré et décidément gorgé d'humour.
Enfin, l'exposition n'aurait pas mérité tant d'éloges sans la grande amitié qui liait Doisneau à Prévert, par le biais même de la ville de Paris, et qui fut le fruit d'une série de photographies toutes plus savoureuses les unes que les autres.
En effet, les clichés de Doisneau immortalisant un Prévert aussi insaisissable qu'attachant dans divers endroits de Paris (l'île de la Cité, Saint Germain des Près...) sont autant d'imparfaits chef-d'oeuvres que de symboles d'une époque passée d'un Paris qui s'est fait la belle, véritable hommage des deux hommes à la capitale et sans doute aussi à leur génération.
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Alors oui, Prévert était un artiste, un vrai, à la créativité sans limites.
Un assoiffé de liberté, réfractaire aux contraintes et aux institutions,
Aussi tourmenté que révolté.
Antimilitariste et anticlérical à souhait, parfois même avec véhémence,
Mais toujours plus amoureux de l'art et de la vie.
Un homme sincère et cultivé, jouant sur les mots et se jouant de tout,
Enrichi de tant de rencontres artistiques...
Un homme qui, dans toute la complexité de sa personnalité, puisait une fraîcheur incroyable et qui aujourd'hui encore se révèle plus que jamais d'actualité au sein de cette exposition complète et qui a su de fond en comble le cerner, quand bien même notre monde ne cesse d'évoluer.
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-Livy-
"Quand je ne serai plus, ils n'ont pas fini de déconner,
Ils me connaîtront mieux que moi-même."
Jacques Prévert
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13 mars 2009
... Et des goodies aussi!
C'est décidé, appelez-moi Inspecteur Gadget!
J'ai beau trier, j'ai beau ranger,
Avoir comme credo de n'acheter que ce qui m'intéresse,
Et tout jeter comme jamais les filles ne jettent,
J'aime l'inutile un peu quand même,
Surtout lorsque c'est l'inutile qui vient à moi.
Ce billet l'est donc tout autant que ce qui va suivre et je m'en fais une raison.
Mais puisque j'ai longuement évoqué la dernière semaine de février,
Ses aléas, geekeries et méandres insensés,
Je me devais de lui rendre un dernier hommage.
Et parce qu'il est des cadeaux impromptus qui ne s'improvisent pas,
Je vous laisse à ce bref aperçu, le temps d'un retour en images.
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Lui, c'est un tapis.
Un tapis de sol, il est de ceux-là,
Et même pas drôle, puisqu'il ne vole pas.
Mais à défaut de me prendre pour Aladin et Jasmine perdus au beau milieu d'un rêve bleu,
Mon tapis à moi, c'est une véritable geekerie, bref gadget voué à customiser ma Wii...
Il ne semble rien avoir de spécial, cet élément de torture...
Tout juste bon à faire de la gymnastique, qu'on se dirait bien.
Mais détrompez-vous donc! Ignorez-vous que je suis en possession d'un tapis sacré?
Oui car des tapis de la sorte, vous pourrez aller vérifier sur Google images si la curiosité vous y envoie mais ma parole, vous n'en trouverez pas.
Il en existe des verts, c'est bien vrai, et même des japonais, et puis après?
Le mien, l'air de rien, est une vraie rareté.
Une petite perle, sorte d'édition limitée adaptée à mon Wii Fit qui joue à se faire remarquer.
Et si je ne sais plus vraiment comment je l'ai récupéré,
La propriété d'un ami d'un ami, ce devait être l'idée,
Il m'appartient désormais, à ma plus grande fierté.
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Dans la séries des objets lumineux à LED, vous connaissiez déjà [ l'étoile ] petite star de l'un de mes précédents billets, je vous présente maintenant le canard...
Dernier né de ma pseudo-collection, oui je le confesse, un canard doit sans doute être LE cadeau idéal pour moi et c'est ce qu'on m'offre en général lorsque je m'y attends le moins, pour des raisons demeurées inconnues d'ailleurs et parce qu'après tout, l'idée me plaît bien.
Mais pas n'importe quel canard non plus, hein?
Il s'agit cette fois-ci d'un canard de geek, un vrai et "so cute" de surcroît.
Le genre de gadget qui s'illumine au contact de l'eau et qui multiplie les couleurs au gré de ses envies. Idéal pour un bain girly, surtout si l'on a oublié les bougies et qu'on a en prime, un geek en guise de petit ami...
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Ledit canard, translucide dans son sommeil, se pare alors de mille couleurs dés l'instant qu'il flotte dans ma baignoire enchantée.
Il est mon petit bonheur aquatique des fins de journées, aussi inutile que savoureux, à le voir danser allègrement au beau milieu de la mousse parfumée et des bulles de bain.
Et par chance, il a trouvé dans ma maisonnée un bien digne copain...
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Un copain rose et qui lui, ne flotte pas...
No commen't sur ses fonctions, on le reconnaîtra.
Mais dans la valse involontaire des canards de ma salle de bain,
Il y a ma déco "girly" saturée qui commence à faire "coin coin" ^^
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"Go Go Gagdet aux cadeaux!"
Des goodies donc, encore et toujours,
Accumulant de petits riens attrayants qui se baladent dans la foulée,
Des spécimens rares et quelques grammes d'humour,
Elle fut comme ça aussi, ma dernière semaine de février.
Aléatoire, saugrenue, effrayante ou un peu décalée...
Fin de l'histoire cependant,
Mes geekeries du moment sont bel et bien terminées.
-Livy-
11 mars 2009
De nouveaux jouets high-tech dans ma petite vie ...
S'il pouvait encore rester depuis mon emménagement quelques petites parcelles des nineties ou autres charmantes vieilleries au sein de mon living, c'en est, outre cette reproduction de Botéro fortement contestée par mon entourage, définitivement fini!
En effet, la fille qui avait déménagé en 2008 et qui souhaitait à l'époque garder intact la philosophie de son ancien appart' dans son nouveau lieu de vie a opté cette fois pour une technique toute nouvelle, à savoir celle de retourner sa veste.
Envolés donc les souvenirs et les belles paroles, au diable mon éventuelle identité à préserver et au panier la nostalgie, même si...
Il semblerait que j'aie fait faux bond à mes vieux alliés de toujours pour me pervertir aux affres terribles de la modernité.
Et comme bien sur j'exagère toujours un peu tout, mon living n'a peut-être pas tant changé au fond. Il a juste subi comme qui dirait une légère évolution.
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Seulement, voilà que je suis toute chamboulée!
Il y a encore si peu de temps, j'écrivais mes billets depuis mon PC d'occas' de 2004 totalement micro-rayé voire même ébréché, un" must have" de la préhistoire né.
Mieux encore, pour les soirées DVD, je devais me poster à quelques centimètres pour distinguer le petit écran en face de moi (myopie myopie) qui, au passage, ne diffusait aléatoirement que cinq pauvres chaînes de télé.
Selon un récent billet de surcroît, le retour de la Super NES dans mon humble demeure avait détruit chez moi toute envie de Wii et seule persistait en mon antre la Living Colors comme unique témoin (lumineux) d'une éventuelle technologie.
J'aurais pu être malheureuse alors mais que nenni!
Je vivais ma vie de geekette "old school" paisiblement et sur mon petit monde étoilé, le temps semblait s'être arrêté. De plus, rien n'allait changer, c'était évident, et puis je prétends toujours que je n'aime pas le changement.Ne jamais croire ce que je prétends.
Mais c'était sans compter la dernière semaine de février...
Appelez-la celle du chaos ou bien celle qui a tout révolutionné, c'est selon.
Mais assurément à ce moment précis, les choses se sont pour une raison inopinée fortement précipitées.
Oh certes, je vous raconterais bien le changement épique des compteurs d'eau qui a duré deux longues journées (5 compteurs en tout pour un 42 m², mais ma parole, ils ont craqué!) et ses dégâts conséquents occasionnés, mon épopée aux urgences du quartier, la perte douloureuse de feu mon halogène me plongeant dans une obscurité évidente et le retour sur Paris d'une de mes meilleures amies mais là, et bien que toutes ces choses concernent également la dernière semaine de février, on s'éloignerait légèrement du sujet.
Revenons donc à nos moutons, j'appellerai cela TRANS-FOR-MA-TION!
Oui car si la loi des séries vous force parfois à vivre dans le noir et sans eau courante, ni chaude ni froide, au moment même où votre santé défaille sérieusement, que vous ne pouvez pas vous défiler pour un week end entre amis, morte ou vive, sous peine de haute trahison, et que votre ordinateur est en train de lâchement vous larguer, de petites mises au point s'imposent alors. Et ces mises au point génèrent, outre le craquage bien mérité, quelques nouveautés...
Une bonne raison alors pour se refaire une petite santé?
Parce qu'à vrai dire, j'ai plutôt bien résumé ce qui s'est passé.
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Ce soir, on TV...
Mon billet étant du genre "pavé", on aborde sans plus tarder la phase un.
D'autant plus que je l'avais déjà mentionné dans un billet précédent, je l'attendais.
Mon écran LCD.
C'était Mon cadeau de Noël, Mon cadeau d'anniversaire, Mon cadeau de tout.
Alors il fallait bien finir par l'acheter ce fichu truc tout plat oui, mais quand? Quand j'aurais le temps pardi. Et en convalescence, on a toujours du temps pour ces choses là... Une aubaine.
Je suis tombée malade. J'ai mouru. J'ai vaincu.
Facile comme technique, non?
En même temps, pour comprendre vraiment l'importance de l'arrivée d'un LCD chez moi, il faut revenir un peu beaucoup en arrière.
Et là, c'est à croire qu'un téléviseur me tient toute une décennie puisque en 1999 et à l'occasion de mon seizième anniversaire, je m'étais vue, folle de joie, offrir cela:
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"Cela" était un combi Philips TV-magnétoscope, que je ne sais même plus comment il s'appelle de son vrai nom mais fichtre, qu'il est beau!
Le nec plus ultra de la fin de siècle, sorti à peu près en même temps que les tubes de Britney Spears, à la pointe de la tendance et de la technologie, tout vêtu de son joli gris métallisé.
Du téléviseur de compétition ça mesdames, et en petit format de surcroît, idéal donc pour les chambres d'adolescentes et encore plus pour parents qui veulent avoir la paix.
Une occasion unique d'organiser des soirées VHS et de regarder Scream entre copines en gloussant d'effroi.
Bref, je vous en vanterais bien les mérites et autres souvenirs bucoliques qui hantent sa tendre vie pendant des heures encore mais l'horrible, l'infâme vérité, c'est que depuis quelques temps déjà, planté au beau milieu de mon meuble télé en mode mini-pouce qu'il était, ledit téléviseur faisait un peu "tâche".
Alors c'est vrai, je suis une ingrate.
Il m'a suivi vaillamment de déménagement en déménagement sans jamais faillir, s'exécutant de Chantilly jusqu'à Paris juste pour mes beaux yeux. Il fut le fruit d'indicibles moments de nostalgie entre amis, sorte de compagnon fidèle et dévoué, révélateur d'anecdotes un peu "dossiers".
Seulement voilà.
Quelques moments de vie, le temps qui passe, les années qui laissent des marques ancrées et moi qui ai grandi... Dix ans et bien des péripéties plus tard, Super-combi refait son grand come-back à Chantilly, en parfait état de marche.
Parce qu' il n'est peut-être plus ici mais loin d'être mort, il se porte fort bien et mille fois merci.
Grâce à lui et à son retour dans une chambre d'adolescente demeurée intacte en cette même décennie, mes VHS pourront encore persister un brin dans cette chienne de vie...
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Et cette chienne de vie justement a été pour une fois plutôt clémente avec moi, côté LCD.
1999/2009, un anniversaire sans doute? Un de plus.
L'occasion rêvée de célébrer, en plus de ma vieillesse avancée, une nouvelle télé.
Alors? Philips, Samsung ou Sony? Décidée comme jamais?
Hélas non, trois fois non. Devrais-je encore évoquer cette terrible question comme quoi il m'est toujours impossible de faire un choix?...
C'est que je n'y connais rien ou presque moi en télé des temps modernes et que du coup, en belle néophyte que je suis, je me suis dit que j'allais y aller au feeling, harcelant toutefois le vendeur Fnac de questions incongrues parce que je suis une chieuse née.
Accessoirement, j'aurais bien aimé un 32 pouces aussi, tout grand et tout beau, mais il ne rentrait pas. La faute à Conforama!
Qu'on se rassure tout de même, mon feeling est parfaitement au point et c'est un joli LCD tout empaqueté dans les bras de son livreur qui est arrivé chez moi un samedi matin.
Avec en son sein, une multitude de boutons à découvrir, de nouvelles installations, des prises à n'en plus finir et mon combi sur le point de déguerpir!
Du design, un son époustouflant et une image haute définition...
Comme au cinéma mais dans ma propre maison ^^
Assez de palabres cependant, j'ai l'honneur de vous présenter... la bête:
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La bête est un Sony Bravia KDL 26 pouces, décodeur TNT intégré (ce qui m'offre une petite consolation sur le câble que j'ai perdu il y a maintenant presque un an) et s'harmonise tout à fait avec mon intérieur, apportant une petite touche de modernisme bien ancrée.
Et comme le modernisme prend parfois le pas sur le "old school" et pour de bon, c'est prise de frénésie que j'en ai même réinstallé la Wii, ses lapins crétins et son Wii fit.
Motivée, motivée. (mais avec toutefois la super NES juste à mes côtés)
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Ainsi donc, je vous présente l'avant...
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... Et le présent!
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Et on observe un mince, très mince changement... loin d'être déplaisant!
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Le comble dans toute cette histoire, c'est que je suis enchantée au plus haut point d'avoir récupéré quelques chaînes tandis que paradoxalement, la télévision, je la regarde à peine.
Les bonnes émissions sont diffusées bien trop tard et en prime time, les bouses s'amoncellent.
Du coup, je capitule pour finalement boycotter l'ensemble, même si ces derniers jours m'ont vu me transformer curieusement en zappeuse née. Et fichtre! Il n'y a pas que des émissions à jeter sur la TNT, je l'avais presque oublié...
Cependant, tout cela valait-il bien de déployer autant de moyens?
Je ne sais pas, mais je ne pourrais cacher que mon cadeau d'anniversaire me plaît plutôt bien. Que voulez-vous, je suis une pâle copie de la société de consommation et je m'exécute docilement à la modernisation.
J'ai honte, ça oui.
Mais vous avouerez qu'elle est plutôt jolie, ma nouvelle télé sans son combi ^^
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PC... Personal Computer ou "petit con"?
Et puis on arrive à la phase finale, la phase deux donc puisque pour couronner le tout, le trépas de mon petit Dell le dimanche qui a suivi le fameux samedi (ce que je peux écrire comme idioties!) fut tragique et inattendu.
Mon petit Dell en effet, c'était lui...
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Et inattendu, c'est un bien grand mot.
Il était tout vieux tout gris, je l'avais repris d'occasion à quelqu'un qui l'avait lui-même acheté d'occasion pour remplacer mon Packard Bell de l'époque, extra-esthétique mais super-pourri.
Les années passant, et le Dell se montrant performant (configuration professionnelle oblige), je le remplissais de fichiers et programmes en tout genre, peut-être un peu de trop.
C'est ainsi que ces derniers mois, les logiciels s'amoncelant, le disque dur se saturant et tout s'en allant à vau-l'eau, le bougre ramait au plus haut point.
Malgré toutes sortes de tentatives afin qu'il ne rame plus, je n'étais pas dupe et m'attendais à sa fin prochaine en 2009... Le feeling, toujours lui je vous dis ^^
Seulement j'espérais juste qu'il tiendrait encore quelques mois.
Dommage pour lui, ce ne fut pas le cas.
Dommage pour mon banquier aussi.
Et je ne vous parle même pas de moi.
Mais il était cependant hors de question qu'il me plante, là, juste comme ça, comme le ferait tout ordinateur lambda dans une affligeante banalité.
Non, moi je voulais une fin tragique et théâtrale, une conclusion sanglante et morbide, de l'action, de l'émotion, bref, du grand cinéma. Et au cas où vous ne l'auriez toujours pas remarqué, on évoque bien uniquement la mort de mon PC.
Pas sure en revanche qu'il m'ait offert le décès si magique et tant attendu parce que dans la réalité, c'est toujours moins impressionnant, il est vrai. Mais il a néanmoins eu l'audace de me surprendre joliment puisqu'il est comme qui dirait sorti de ses gonds.
Se déboîtant alors ce soir-là comme un perdu sitôt même que je l'enveloppai amoureusement de mes mains, il me laissa l'écran d'un côté, le clavier de l'autre et puis trépassa, tous circuits dehors, dans un mouvement autodestructeur d'une exquise (im)pudeur.
Ainsi donc, plus d'ordinateur. Etait-ce un grand malheur?
Pour moi, oui.
Je perdais un outil de travail et un tremplin pour mon avenir.
Plus encore, je perdais un ami, un tue-le-temps, un garde-manger, une machine-à-produire-de-la-geekette, un ... Bon ok, je m'arrête là.
Mais il n'empêche que je perdais quand même tout. Et comme je suis très mauvaise perdante, j'ai remplacé ce tout le lendemain même, au pied levé.
C'est que feeling ou pas, je savais parfaitement ce que je voulais:
Un Dell, neuf, 17 pouces et coloré.
Le choix était donc tout tracé, ce serait le Dell Studio 17.
Oui, c'était bien lui, malgré un nom à presque ressembler à celui de ces vilaines boîtes de nuit préfabriquées des bords de nationale.
Ceci étant, je ne me voile pas la face non plus à propos de mes "pseudos" critères dans le choix de mon PC, qui s'avèrent être totalement infondés. Je sais bien qu'énoncés de la sorte, ils sont loin d'avoir un quelconque aspect technique ou ne serait-ce qu'un brin professionnel, seulement mon assiduité en informatique n'a d'égale que ma superficialité dans ce domaine.
Et l'ordi girly, moi je dis OUI!
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La suite en images, bien entendu
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Je l'ai choisi bleu.
Bleu pour ne pas me lasser du rouge malgré une hésitation profonde.
Bleu comme un schtroumpf aussi, j'y tiens beaucoup.
Bleu comme le cadre de ma reproduction d'Henri Matisse juste au-dessus de lui.
Bleu comme ma toute vieille version de Nano qui traîne sur son dock d'à côté.
Bleu comme le bleu de l'océan... euh, non, ça c'est cliché.
Et surtout bleu comme ma moquette.
Un choix très réfléchi donc, vous en conviendrez.
Et si vous n'aimez pas le bleu ce que je ne conçois qu'à moitié,
Vous avez plutôt le choix des couleurs aussi
Car le Dell Studio 17 se décline en moultes coloris...
Bref, livré en quelques jours à peine à domicile, adaptation rapide, prise en main plutôt bonne, clavier silencieux, très bon son, disque dur aussi profond que le tonneau des Danaïdes, facilité de classement des données, pavé numérique en bonus, pas de pixel mort sur l'écran, une ventilation à peine perceptible.
Rien à redire, tout est bon dans le cochon.
Le seul très mauvais côté, c'est juste qu'il m'a coûté un bras! Et que pour l'instant, envolés mes week end impromptus et autres petites virées de prévues...
Il y a mon compte en banque qui ne s'en remet pas.
Bonne à manger des pâtes pour le restant de mes jours, donc.
Miam.
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Je concluerai avec ces petites choses banales qui ont révolutionné ma vie.
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* Je teste Vista, ce qui ne me ressemble pas *
J'ai tant craché dessus et voilà que maintenant je l'utilise... Powned!
Oserais-je avoué que j'ai tellement pleuré-crisé-galéré le premier soir que j'aurais presque du m'attacher au clavier afin de me résoudre à ne pas réinstaller XP d'emblée?
Mais ma foi, progressivement on s'y fait... ou pas.
Ah, je me méprise.
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* J'ai une webcam *
Vous ne rêvez pas, on parle vraiment de moi, si si.
J'avais pourtant bien juré devant l'éternel ne jamais me procurer ce genre de gadget malsain et inutile parce que d'une part, je ne me filme pas et que d'autre part, msn, quésaco?
Par dessus tout, je vous passe les :
- "Salut, ça te dirait un plan cam?"
(Pauvre tâche, on est sur un forum musique ici :/)
Eh bien oui mais elle était intégrée cette fichue webcam, qu'y pouvais-je donc dans ce cas!
Du coup je l'ai testé, hein, je n'ai pas résisté...
Non et puis sérieusement, en vrai devant mon ordinateur, je ressemble vraiment à ça?
C'est malin, maintenant j'ai peur.
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* Je n'ai toujours pas trouvé de noms pour mes nouveaux objets high-tech *
C'est une honte en soi et puis surtout, ce n'est tellement pas moi.
Je souffre du syndrome de l'imagination qui flanche, sorte de pâle copie de la page blanche.
Help!
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C'est un fait,
Le monde change et je m'aperçois que je change aussi,
Me renierai-je donc un jour?
-Livy-
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07 mars 2009
La playlist de Mars
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Bénabar - A la campagne
Coralie Clément - L'enfer
Claire Denamur - Le prince charmant
Manu Larrouy - Un mec à la cool
Felipecha - Quelque part
Simone et Pop Hip - Trop bonne pour toi
Dolly - C'est pour toi
Lily Allen - Fuck you
Paramore - Decode
Far - Pony
Cake - Short skirt/Long jacket
Charlie Winston - Like a Hobo
Justin Nozuka - After tonight
Archive - Bullets
Michael Buble - Home
° ° °
Pour marquer une petite touche printanière venue d'on ne sait où mais qui fleure bon les jours qui rallongent, la playlist de mars se répand toute en bonne humeur ou en dérision, laissant du même coup sur son passage un air empreint d'une agréable nostalgie et de mélodies planantes à souhait.
Envolés donc les répertoires qui se couvrent de tristesse, elle opte cette fois pour se parer de dynamisme, d'humour ou de douceur, à l'endroit même où les nouveautés se ramassent à la pelle.
Bien sur, quelques souvenirs s'y dissimulent parfois, audacieux et impromptus comme je les aime, agrémentés de
leur second degré ou de leur rock énervé qui me sont si chers. Ils sont là, discrets, l'espace d'un instant, à se perdre dans les recoins d'une année un peu oubliée...
Mais déjà presque en proie à l'heure d'été, l'état d'esprit du moment joue les rêveurs d'un ton bohême, entremêlant les notes avec bonheur et célébrant la partition de la mélodie du présent.
Alors, dans un mélange des styles averti, la playlist se diversifie et dévoilant de nouveaux artistes comme se jouant des plus anciens, elle devient à elle toute seule une petite merveille des sens, de la musicalité et des bons mots.
-Livy-
03 mars 2009
Objectif romantico-rétro 2009
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Ce n'est pas faute de le répéter mais la
mode, dans tout ce qu'elle peut avoir de novateur et de stylé, est avant tout
un éternel recommencement.
Toujours plus intense, évidemment audacieuse, elle
se décompose en effet à l'infini pour le plus grand plaisir de nos petites
envies de modeuses, qu'elles soient passagères ou mûrement réfléchies.
S'imprégnant pour son actualité des générations passées et des codes
esthétiques d'antan, elle sait se faire glamour et féminine en diable, et surfe
sur une multitude de tendances des plus sobres aux plus excentriques. Elle
maîtrise le chic et le choc, le sage et le sexy, le romantique et le rock,
remaniant les styles avec délectation dans un pêle-mêle délicieusement subtil
et créatif qui fera d'elle la collection nouvelle.
Un vrai bonheur pour nous les filles, ça va de soi, et qui mériterait bien la
conservation dans nos penderies d'une place de choix pour nos innombrables
vieilleries, des fois qu'elles reviendraient en force sur le devant de la
scène, un jour.
Aujourd'hui donc, lumière sur le rétro.
Pas n'importe lequel non plus, car la tendance "rétro" sous-entend
cet aspect bien trop vaste pour être traité dans son ensemble et qu'une fois de
plus, ce billet sera truffé comme il se doit d'une bonne dose de subjectivité,
en l'occurrence la mienne.
La mienne justement se penche sur le rétro-chic (et un peu personnalisé), un
style qui me sied plutôt bien et dont je me réjouis grandement depuis qu'il
s'est imposé dans nos boutiques préférées, comme en témoignent d'ailleurs les illustrations ici présentes.
Léger et vaporeux, il se montre agréable à porter, doux, romantique à souhait,
à presque se prendre pour l'héroïne tourmentée d'un drame à l'eau de rose.
Dans la sagesse de ses coupes et sa simplicité avérée, il laisse deviner une
féminité à fleur de peau, sans trop de chichis toutefois, et devient ainsi
malgré lui un "must have" de sensualité.
Petit plus girly, quelques nœuds, broderies, dentelles et autres détails
affriolants viennent sublimer les tenues de leur touche délicate, les rendant
alors exquises et uniques à la fois.
On l'aura compris, le rétro-chic est naturellement beau et cerise sur le
gâteau, il n'en fait pas trop.
La classe.
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° ° °
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Mon hiver en mode "Années folles"
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On attaque de suite avec les pulls à grosses mailles et aux coupes
fantaisies qui sans avoir un côté rétro évident possèdent du moins cet aspect
grand-mère, so pretty, so cocooning, remasterisés à la sauce 2008/2009 et qui
se classent en tête des indispensables dont
on a raffolé durant les grands froids.
Oui et c'est peu d'en parler car la grosse maille, on l'a vue de très près cet
hiver, météo oblige et tendance encore plus. Déclinée en une garde-robe
bien douillette, elle s'est aussi chargée d'envahir les rayons accessoires, à
commencer par les écharpes ultra-longues, ultra-épaisses qui de leurs couleurs
chatoyantes ont égayé un peu nos tristes teints et qu'on a toutes portées
durant la saison tant elles nous ont gardé le cou bien au chaud quand elles
ne traînaient pas magistralement sur le sol.
Donc la grosse maille, rien à redire, on adore.
On adore parce qu'elle a ce petit côté ancien, légèrement patiné et totalement
"fait main" qui nous colle à la peau et qui plutôt que de donner un
rendu vieillot s'habille d'un charme évident, un petit côté stylé pour
couronner le tout.
Et on adore d'avantage encore pour les gants et le bonnet en grosse maille
assortis à l'ensemble, à presque croire que c'est mère-grand qui a dégainé ses
aiguilles à tricoter alors que non, décidément, ça vient de la boutique juste à
côté!
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Plus rétro cette fois, les vestes en
lainage qui nous ont envahi les mois précédents.
Une sobriété évidente pour du
raffinement en douceur.
Elles ont entraîné avec elles ce petit côté
casual-chic, nonchalant et fluide, jouant sur le paradoxe détente/élégance tout
droit venu d'un autre temps.
Inévitable.
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Dans la longue série des manteaux, on compte par ailleurs le manteau
trois-quarts blanc à double boutonnage, idéal pour se donner des allures de
princesse hors du temps, le manteau à manches chauve-souris qui se rit des
formes et des époques avec une audace décapante et surtout, le fameux manteau
totalement rétro, mon coup de coeur évident de l'hiver et mon achat le plus
amoureux, indéniablement.
Entendez par là une coupe tout à fait
particulière, plutôt courte et agrémentée DU détail impératif, la taille haute.
Ajouter à cela des manches légèrement bouffantes et qui se resserrent aux
poignets ainsi que deux gros boutons ronds en guise de martingale et vous
obtiendrez le manteau rêvé.
(Eh non, pas de photos pour cette fois hélas, la faute aux angles de vue déplorables)
L'objet de toutes mes convoitises m'attendait pour le coup chez Zara et c'est
avec zèle que je m'y suis précipitée.
Mais j'ai du faire preuve de panurgisme ma foi car ledit objet fut à de très
nombreuses reprises croisées dans les rues de Paris, non mais quelle vie je vous jure!
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Côté soirée, les années folles dans toute l'acception du terme laissent
planer un arrière-goût joyeusement festif sur la ville-capitale, au moyen de
jupes et de petits tops volantés légèrement translucides, de robes trois trous,
de taille haute encore et toujours, de plis creux et de fronces poitrines.
Les liens à nouer dans le dos soulignent d'ailleurs cette même taille haute ainsi que la poitrine et se
multiplient tandis qu'on salue avec joie le retour des gros noeuds, d'une
féminité débordante.
Une thématique osée pour un bonheur rétro à l'état pur, histoire d'être la plus
belle pour aller danser.
Et danser, on y va justement, arborant fièrement des chaussures de bal à bouts
arrondis et petits talons...
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Les chaussures? Vernies naturellement, la tendance ne pourrait en être
autrement.
On saupoudre ensuite le tout d'accessoires bien pensés comme une mini-pochette
noire vernie, des boucles d'oreilles fantaisie à perles noires ou encore
quelques rubans sans oublier le fameux sautoir, le petit détail chic n' choc
qui va tout changer et qui remporte depuis bien des mois déjà un franc succès.
Oserait-on un chapeau en feutre?
Tout est permis pourvu que l'alliance des genres soit audacieuse et révèle la
femme dans toute sa splendeur, sans jamais une once de familiarité.
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° ° °
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Petite tendance garçonne
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En vogue depuis déjà un bon moment, le tweed et le jacquard persistent et
signent.
Ils ont été présents tout cet hiver, il le seront pour la demie saison, rendant
la classe innée et laissant planer encore et toujours sur nos dressing l'âme
sacrée des modes passées.
+ 1 également pour les pantalons habillés/chic à porter ultra-large pour un
glamour absolu.
On aime enfin le gilet d'homme "garçon de café" qu'on arbore aussi
bien court que long et qu'on assortit à merveille à nos chemisiers blancs comme
à nos tee-shirt basiques.
Le détail choc? Une cravate nouée nonchalamment.
Et pour un petit aspect rock nous renvoyant d'emblée dans un voyage allant des
années 60 aux années 80, le blouson de cuir est d'actualité, noir ou brun, et
ses coupes sont innombrables.
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° ° °
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Un air de romance...
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Finie la morte saison, le printemps arrive et le rétro hivernal se transforme
de façon cohérente en une collection des plus romantiques.
Au programme, les 2 en 1 et bi-matières qui nous faisaient déjà les yeux doux
l'an passé s'invitent à nouveau et nous permettent de jouer avec nos vêtements
plus que jamais, osant le pull/chemisier, le tee-shirt/gilet ou encore la robe/sous-pull avec une certaine
candeur, innocente et charmante, et sans fautes de goût qui plus est.
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Autres anciens qu'on recycle avec joie, les
cols bénitiers, toujours d'actualité, ainsi que les "plissés piqués"
et leur côté "vieille France" sur lesquels on a tant craqué.
Agrémentés d'accessoires ultra-modes, on joue parfaitement la carte du
contraste histoire de faire tourner bien des têtes.
Résultat réussi.
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Des nouveautés à la pelle, il y a aussi.
Les couleurs sont pastelles, les drapés au rendez-vous. Nul doute là-dessus, la mode "princesse" est annoncée.
On y retrouve les manches ballons de notre enfance ou les plus discrètes
manches élastiquées avec un joli effet bouffant, quelques broderies, des motifs
fleuris et de la dentelle/résille qui se place là où on ne l'attend pas.
Pour accentuer le côté girly, la tendance printanière aime à jouer avec les
smocks ou l'effet bouffant et regorge de petits hauts et chemisiers ajourés,
donnant ainsi plus de relief à nos tenues.
Les assortiments pois/dentelles sont monnaie courante et ô chance, ne dénotent pas au sein d'un ensemble sans cesse plus empreint de féminité.
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On raffole bien
évidemment des frous-frous en tout genre; les volants sont les grands rescapés de l'hiver et
les jabots font forte impression. Un soupçon de baroque donc, mais sans jamais échapper à la loi de la sacro-sainte discrétion.
Les liens à nouer répondent présent eux aussi (de la taille haute en veux-tu en voilà, on ne le répétera jamais assez) mais avec toutefois une jolie nouveauté puisque cette année, la mode est aux
jeux.
Jeux de plis et de formes, jeux de dimension sur les manches, jeux de tissus.
Oui décidemment, la tendance est au ludique, les genres se mêlent et la douce romance se laisse gagner peu à peu par un modernisme évident. De quoi ressortir les broderies de mamie sur toutes sortes de vêtements et les associer à de petits détails qui font mouche telles les manches papillons ou les manches kimono.
Après, c'est à vous de voir bien entendu!
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Besoin de peaufiner votre tenue?
Optez pour des chaussures de couleurs claires agrémentées de brides et d'ornementations des plus girly.
On l'aura en effet remarqué, le vêtement est sobre alors les accessoires le sont moins, en toute logique.
La ballerine a toujours le vent en poupe et se décline sur des variations à n'en plus finir -avec le bout verni, c'est encore mieux d'ailleurs-. Les sandales à talons compensées prennent quant à elles de l'importance (même si pour ma part, je trouve cela contestable) et on observe la montée en puissance de chaussures mi-ouvertes mi-fermées qui jouent sur les formes d'une manière atypique, venant confirmer cet état d'esprit ludique évoqué précédemment.
Enfin, on craque pour les escarpins ouverts, la tendance romantico-rétro de la belle saison par excellence.
Ne manque alors plus qu'un petit sac à main, souple toujours, et encore plus à la page s'il révèle quelques brides ou noeuds inattendus.
Et si vous manquez cruellement d'exemples, foncez voir Les Noces Rebelles au cinéma...
Les tenues de Kate Winslet, rétro à souhait, sont à elles seules un vrai trésor, de quoi inspirer nos tendances personnelles pour un bon moment.
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Hippie chic ou ethnique?
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Un grand classique du printemps/été que cette tendance "à la cool" et une fois de plus, on n'y échappera pas.
C'est que les vêtements se font fluides, légers et confortables alors si forte chaleur il y a, la mode hippie/ethnique nous comblera.
Loin de nous cependant l'idée de s'habiller comme un sac car autant vous prévenir, ce n'est pas le cas.
On se perd plutôt au gré des tuniques amples et des fantaisies du textile qui laissent deviner un petit goût d'orient, charmant en période estivale et bien évidemment coloré.
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A noter également, le grand retour de la blouse et des carreaux pour un côté joliment bohème.
(Idéal si en plus, vous vous baladez dans la rue avec votre guitare!).
Pour les détails qui tuent, on apprécie d'avantage encore nos tops s'ils sont parsemés de petites poches décoratives sur le devant, on remixe les franges à toutes les sauces et on porte quelques foulards légers en guise d'ornement.
Sans oublier bien sur de gros bijoux fantaisies et quelques pendants perlés en guise de boucle d'oreille.
Mais entorse au règlement pour cette tendance, l'aspect rétro ici n'est pas le glam-chic romantique et délicat des années 40 mais plutôt le baba cool des 70's à la "Faites l'amour, pas la guerre"...
Tout simplement une question de choix.
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Côté lingerie
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Un billet de la sorte ne serait rien cependant sans évoquer la sensuelle question des dessous. Il était donc tout naturel que je garde le meilleur pour la fin.
Parce que précisément, la lingerie aime le côté rétro et si vous avez la chance d'avoir le corps de Dita van Teese, c'est encore mieux!
(On peut toujours rêver)
Ainsi, la période du string ou pire, du string qui dépasse du jean ultra-taille basse est définitivement révolue. Et si l'humeur du moment est à la sensualité, elle est également au grand retour des sous-vêtement du temps jadis qui sous des allures un peu "vieux jeu" parfois ont ce côté incroyablement sexy en tant que source de bien des fantasmes.
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On voit ainsi réapparaître des culottes gainantes, des body gainants également, revêtant la silhouette toute entière pour mieux la mouler et ainsi la dévoiler.
Pas forcément le confort absolu, ni même à porter au quotidien, ni même le style de tout un chacun (chacune?) j'en conviens... Mais une chose est sure, on célèbre ici le grand retour du tissu sur lequel on ne lésine décidément pas pour mieux se faire désirer et c'est une philosophie plutôt attrayante et séductrice en diable que de se révéler progressivement aux regards aguicheurs.
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On aime donc jouer la carte de la surprise avec des soutiens-gorge très emboîtant plutôt que de la résille transparente et les parures se composent d'avantage de bustiers, guêpières et porte-jarretelles que ces dernières années, soulignant tout l'aspect sensuel de cette tendance rétro.
Enfin, et parce qu'il faut bien aussi un peu de simplicité au quotidien, le shorty a toujours la cote et l'on s'en réjouit tant son confort et son charisme n'en finissent pas de nous surprendre.
Le retour des culottes bouffantes, so british, jette quant à lui un flot de bonne humeur sur nos petites vies de filles en mode "dimanche" parce que leur côté lolita-malgré-moi est un atout-charme indéniable, surtout si petit noeud brodé il y a.
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Et côté textile, on séduit monsieur en satin et en dentelle le soir tandis qu'on opte pour un cumul dentelle/pois en journée.
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Et moi dans tout ça?
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Plutôt rétro-chic que hippie,
Plutôt dentelles et pois, satin et shortys,
Plutôt romantique des 40's qu'un passage en mode ethnique,
Plutôt dans la sobriété bien amenée que dans l'excès,
Plutôt bien ancrée dans le jeu des accessoires et de la féminité,
Plutôt parée de bijoux joliment girly en argent que de plastique,
Plutôt un tantinet garçonne tout en jouant les demoiselles bien affirmées,
Plutôt dans la fraîcheur élégante que dans le strict working-girl,
Plutôt dans des teintes un peu neutres que dans du very-flashy
Mais toujours, toujours arborant des tenues des plus étudiées ;)
-Livy-
Illustrations:
Promod, Princesse Tam Tam, Etam, Body One
... et surtout une bonne partie de ma garde-robe du moment...
























































