Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

29 janvier 2009

La main verte

Ce n'est une surprise pour personne, je rêve en secret d'adopter...
Un chat.
[En secret parce qu'en plus d'être d'un banal assez impressionnant, cette idée  a quelque chose d'un peu trop "Bridget Jones" à mon goût, vous en conviendrez]
Nul doute là-dessus cependant, je reste scotchée obstinément à mon chat imaginaire depuis plus de deux ans et demi, miaulant parfois quand je suis seule chez moi [eh oui] mais surtout sans jamais avoir osé sauter le pas parce qu'au fond, je dois être un peu lâche et paresseuse.
Un chat, ne serait-ce donc qu'une lubie?
Il est vrai que j'ai pu traverser occasionnellement d'étranges périodes parsemées de poissons rouges, rongeurs mignons et compagnie... Mais j'en suis revenue il y a bien longtemps déjà, ça tombait d'ailleurs en même temps que la fin de mon adolescence, quel hasard, et seul le chat a survécu à mes idées changeantes, restant de loin et pour toujours le petit animal domestique, facile à vivre en appartement à Paris et que je jalouse à tous mes amis.

°

Néanmoins, mon entourage, doutant peut-être légèrement de mes capacités à ce sujet [et je ne comprends vraiment pas pourquoi] s'est toujours arrangé pour me faire comprendre qu'avoir un être vivant chez soi  n'est pas une partie de plaisir tous les jours, surtout quand on n'y est pas!
Il faut l'entretenir, le nourrir, faire acte de présence... Un vrai sacerdoce en somme; et des contraintes supplémentaires de surcroît, ce mot-là même que j'ai en horreur.
Oui mais ça pourtant je le savais déjà, surtout si l'on considère le fait qu'un homme est un être vivant à part entière^^
[humour, je précise!]
Ceci étant, le même entourage a bien insisté sur un autre aspect, un peu curieux et surtout très nouveau pour moi, à savoir, procéder par étapes.
C'est ainsi qu'en guise de chat ronronnant, je me suis gentiment vue proposer au cours de ces dernières années une tripotée de plantes vertes, toutes plus décoratives les unes que les autres, mais légèrement assommantes contraignantes également, le but étant de relever un challenge de la plus haute difficulté: les maintenir en vie.
L'idée était simple: un fois le défi relevé et la maturité acquise, je pourrais ainsi passer tranquillement à la phase number two, l'animal de compagnie, en toute quiétude et plus opérationnelle que jamais.

Oh, je sais bien qu'expliqué de la sorte, ça pourrait presque paraître trop simple et pourtant! Les plantes dans ma petite tête n'avaient jamais franchi un autre seuil que celui de la balade du dimanche chez Truffaut et l'idée d'y apporter un soin particulier dans mon home sweet home me paraissait dans ces conditions totalement surnaturelle.
Au moins, le chat, lui, me rappellerait à l'ordre si ça faisait trois jours et trois nuits qu'il n'avait pas été nourri...

°

Copie_de_plante Bambou___Octobre_2006

Tout a cependant débuté un soir d'automne, il y a fort longtemps, avec ce bambou multi-pousses et chatoyant que je nommais Monsieur Tout Vert.
Joli, musclé, robuste et original.
Un homme, un vrai. Plutôt viril.
Un cadeau paternel d'Halloween 2005, une sorcière perchée sur son balai plantée entre deux pousses.
[moins viril, d'un coup ^^]
A failli être fumé plusieurs fois par des amis mal intentionnés.
A beaucoup été immortalisé par le biais de photos en tant que première plante franchissant la porte de ma maisonnée.
Et ainsi, une grande nouveauté pour moi afin de célébrer ma venue incroyable dans l'entretien du monde végétal.
Mort en un an et demi des suites d'une curieuse maladie.
Sous l'eau. Un peu trop noyé par peur de ne pas assez l'arroser...
Jauni et affaibli.
Moche.
A fini dans un sac-en-plastique-poubelle après un petit discours en son honneur.
RIP.

.

Ficus_2

Et puis il y a eu Greeny Monday, le ficus que j'ai retrouvé chez moi comme par enchantement un lundi de décembre 2006, merci au meilleur ami passe-partout pour cette trouvaille toute en verdure.
Léger et vaporeux. Affectueux, attachant, très à l'écoute.
A supporté un grand nombre de mes monologues au spleen évident sans broncher.
A supporté mes câlins, toujours sans broncher [mais en voyant ses feuilles tomber].
A supporter les lingettes Swiffer pour se faire dépoussiérer les feuilles.
Malheureusement dépressif dans le noir,
Tout en partageant son quotidien dans un studio avec une fille qui aimait alors vivre la nuit.
[comme si ce n'était plus le cas!]
S'est vu infliger un balcon comme lieu d'habitation hivernale afin de mieux capter la lumière.
En vain.
A pris de l'engrais comme médicament.
N'a malgré tout pas aimé déménager.
Mort en un an et trois mois, après m'avoir laissé espérer qu'il allait ressusciter.
Son tronc inerte gît aujourd'hui dans la cave de l'appartement du meilleur ami.
RIP.

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Orchid_e_de_jour Orchid_e

Salammbô, ainsi nommée en hommage au roman de Gustave Flaubert fut une orchidée-éclair pour mon 25 ème anniversaire.
Belle, sobre et altière. Féminine à souhait.
Parfaitement intégrée au sein de ma décoration étoilée.
Coqueluche évidente de mes ami-es, réputée pour son aspect "girly".
Epanouie et heureuse.
A soudainement perdu ses fleurs en à peine deux semaines, cause inexpliquée si ce n'est quelques légères maladresses de la part de sa brutale propriétaire.
Raison de la chute inconnue donc, mais violente.
Il en a résulté cette évidence: fleurs--> poubelle.
A été arrosée de façon aléatoire le mois suivant. A quoi bon?
Est cependant restée verte très longtemps.
Puis est finalement devenue une branche, rien qu'une branche.
Que faire d'une branche chez soi?
Est conservée en tant que branche aux côtés de Greeny, dans la cave décidément bien pleine du meilleur ami.
RIP.

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Copie_de_rrose Roses_du_5_mars_2007__3_

Exit aussi les fleurs des amoureux romantiques et autres satanés bouquets,
J'apprécie le geste, ça oui, mais pour tout vous dire, je n'ai jamais vraiment su m'en occuper tant et si bien que mes petites fleurs en bouquet ont toujours terminé dans leur emballage d'origine et sans eau, savamment étouffées, voire déshydratées.
Alors je pourrais continuer longtemps ainsi à vous expliquer ma nullité sans nom en matière de plante et mon acharnement à les garder pour seulement quelques pauvres jours en bien piteux état, surtout que j'aime faire des listes à n'en plus finir, même si elles ne mettent pas toujours mes talents en valeur ^^
Mais l'immonde, l'odieuse vérité, c'est que je ne parviens même plus à compter combien de plantes vertes j'ai bien pu faire trépasser.
.

Copie_de_cactus

Et si de cette période je ne garde qu'un cactus dans une bulle de verre, c'est sans doute parce qu'il a du s'immuniser contre moi et que par dessus tout, un cactus, ça ne s'arrose pas.

°

Premiers pas dans ma nouvelle bulle d'étoile, c'était en avril dernier.
Pas de plantes, surtout pas, à mes côtés.
Si, un ficus mort.
Le printemps s'est mis à défiler, léger...
Et si j'ai eu une sorte de révélation cet été,
C'est parce qu'on a eu la singulière et téméraire idée de me confier des fleurs et autres aromates à arroser...
Le défi était tellement audacieux et risqué que jusqu'à la dernière minute j'ai failli laisser la canicule estivale jouer son rôle mortifiant et dévastateur, me mettant dans une situation d'embarras effroyable. Mais l'engrais, judicieusement proposé par une tierce personne, m'a sauvé juste à temps d'un conflit diplomatique de haute importance.
C'est donc ainsi que, reprenant du poil de la bête à la vue de petites fleurs tout récemment écloses dont j'étais responsable et qui ne m'appartenaient même pas, je me suis vue félicitée...
... Et acheter par la même occasion de nouveaux brins de verdure pour mon égoïste personne cette fois, toute enhardie que j'étais de ma nouvelle expérience.

°

Daniel

Angie Angie_2

Depuis, les choses ont changé.
Je suis à la botanique ce que j'étais au shopping: une acharnée compulsive mais efficace.
Et l'arrivée en août dernier dans mon petit cocon de Daniel le ficus et Angie [les Rolling Stones, ça vous parle?] la plante bizarroïde au nom latin imprononçable sont tombés à point nommé pour satisfaire mes envies de verdures ces quelques derniers mois.
Que vous dire alors si ce n'est qu'ils persistent et résistent encore actuellement et que, croyez le ou non, c'est grâce à moi!
Ils sont là, je les aime et leur montre.
Mieux encore, je m'en occupe régulièrement, leur donne à boire, les expose à la lumière, demeure attentive à leurs feuilles mortes et surveille leur croissance constante dans un souci de bien-être permanent, appelez-moi maman!
Et ces bougres se plaisent à voir le temps passer, toujours en vie et en bonne santé, sorte de miracle inespéré.
Étonnamment, Angie, la petite Angie dont j'admirais la taille lilliputienne qui rentrait pile poil dans mon meuble bibliothèque [ben vous croyiez que je l'avais acheté pour quoi sinon?] s'est métamorphosée en une sorte de plante mutante à la X-Men qui pousse, qui pousse, qui pousse et ne cesse de se répandre en fleurs et en feuilles me laissant perplexe quant à son emplacement futur...
Et Daniel le magnifique grandit à vue d'oeil, me narguant du haut de ses feuilles d'un vert vif et ambitieux, dans l'impatience des beaux jours que j'espère prochains.

.

Ginevra

Afin de peaufiner mon tout nouveau talent enfin, le 26ème anniversaire de ma vie a vu naître cette fois Ginevra le cyclamen.
Ginevra... une vraie fille.
Presque deux semaines déjà qu'elle trône là, à mes côtés, toute en noeuds rouges garnie, quelques petites feuilles en moins chaque jour et d'une complexité à arroser dont vous n'avez même pas idée.
Elle me met à l'épreuve autant qu'elle se pâme et laisse ses jolies fleurs m'emplir de réconfort tandis qu'elle se décide parfois, en un caprice, à les faire s'envoler.
La tâche sera donc rude et compliquée mais ma foi, décidée et confiante, j'en viens déjà à bout et ce n'est certainement pas un petit cyclamen rose et girly qui aura raison de moi.
Non car je suis à présent une sorte de warrior de la plante verte et plus rien désormais ne pourra m'arrêter.

°

Vous l'aurez compris chers lecteurs, je n'ai point failli à ma mission et puisque tel est le cas, entraînée comme jamais, je suis à présent prête à  recevoir la récompense suprême.
Il conviendrait donc, là, maintenant, tout de suite, de prendre un chat, d'autant plus que beaucoup songent déjà à m'en offrir un dans une volonté de me faire plaisir.

Seulement voilà.
D'efforts en efforts,
Entourée d'un halo vert
Et de fleurs, et de plantes, et de terre,
Un chat, je ne veux pas, je n'en veux plus,
Je veux juste qu'on me laisse seule chez moi,
Procrastinant tranquille pour le peu que je suis là.
L'imaginer et le rêver ce chat, oui, mais sans jamais sauter le pas...
... du moins, pas dans l'immédiat.

-Livy-

BONUS
--> Tryo - La main verte <--
La verdure se cultive
Et puis se fume...
Je le savais déjà ^^

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25 janvier 2009

Les sms secrets de Monsieur Lâm

SMS


Comme je suis souvent un peu à la masse, qu'il a fait bien trop froid dehors ces derniers temps pour que mon cerveau puisse fonctionner correctement et que, pire encore, je trouve toujours mieux à faire que de rédiger des billets de blog (damned!), je vous parle toujours des petits trucs sympa qui envahissent la blogosphère avec un retard affligeant.
Ainsi, j'aurais bien pu vous pondre ce même billet il y a un mois, seulement je ne l'ai pas fait et je tâche de me rattraper comme je peux.

.

En effet, presque un mois déjà que le blogueur Monsieur Lâm a lancé son projet S.M.S et si le nom me rebutait a priori (j'ai une trop fâcheuse tendance à mêler d'emblée le sigle "sms" aux infâmes "kikoo lol"), le concept m'a en revanche conquise à sa simple lecture.

S.M.S, entendez par là "secret message service" propose en effet par le biais d'un texto anonyme d'envoyer un "secret" au hasard des mots...
Une petite part de soi trop peu dévoilée, un vice caché, un délire inavoué, une tristesse latente ou un moment d'égarement, bref, tout ce qui vous passe par la tête pourvu que ce soit original, sincère et authentique et ce, dans la plus grande des libertés.
Bien sur, quelques petites règles viennent parsemer le concept. Tout comme dans un vrai sms, le nombre de caractères est limité, on ne vous répondra pas quoi qu'il arrive, votre secret n'est évidemment pas sur d'être publié et puis quand bien même, vous n'obtiendrez pas la célébrité!
Mais vous en conviendrez, l'idée en elle-même est plutôt nouvelle et attrayante et comme j'ai tout de suite adhéré, je me suis plu à suivre l'évolution du projet tout au long du mois de janvier.

Une évolution qui m'a souvent beaucoup ébranlée voire émue, un peu malgré moi d'ailleurs, me faisant doucement basculer vers l'addiction sans même que je m'en rende compte...
C'est qu'à raison d'une cinquantaine de sms en provenance d'illustres inconnus à lire tous les deux jours environ, on se prend forcément un peu au jeu. Et parfois aussi, on se reconnaît en partie.

Le concept est lancé et les anonymes mènent la danse, habiles.
Leurs pensées sont souvent tristes, nostalgiques, déçues mais elles n'en demeurent que plus crédibles ainsi, à l'image de la vie.
Elles sont de ces pensées qu'on garde enfouies au fond de nous la plupart du temps, qu'on n'ose égarer en terrain public par peur ou par pudeur.
De vraies pensées secrètes, c'est là tout l'intérêt.
Alors évidemment, S.M.S est un projet qui fait mouche et puis surtout qui touche.
Lui, elle, moi, tout le monde.
Personne n'est épargné mais tous se sentent concernés.
"Ce message là, j'aurais pu l'écrire" dit-on, à chaque nouvelle parution.
Toujours la même ritournelle, la même chanson.
Les secrets défilent et on s'aperçoit rapidement qu'ils sont nombreux, ces fichus gens, à oser penser comme nous!
Nous qui nous imaginions un tantinet unique dans nos fixettes dérisoires ou nos manies curieuses, à nous habituer au fait d'être le seul à être rongé par un mal invisible... nous voici entouré de personnes qui vont bien. Ou pas, mais pourvu que ça ne se sache pas.
C'est malheureux, sans doute un peu.
Mais rassurant aussi, beaucoup.
Juste le fait de savoir que notre ressenti est partagé par le plus grand nombre d'entre nous.


Le projet suit son chemin, nous englobe tout entier dans des tourments et réflexions sans fin, les grandes questions de la vie, toujours un peu différentes et très souvent les mêmes aussi, délicieux paradoxe.
Accessible facilement de par ses messages courts, il se laisse lire, dévorer à l'infini. Surtout parce qu'il nous ressemble.
Et si quelques formes doucement poétiques surgissent parfois à l'orée d'un message, un brin d'humour se glissant de ci de là, de brèves tentatives littéraires ou quelques petits dérivés, les mêmes thèmes reviennent inlassablement, nous liant tous les uns aux autres, comme un symbole évident de notre monde actuel et de notre humanité.

Cerise sur le gâteau:
Monsieur Lâm mêlant à son projet sa passion pour la photographie s'est fait un plaisir de rendre ses billets "S.M.S" plus attractifs, choisissant pour l'occasion de shooter son téléphone, grand receveur de textos secrets devant l'éternel, de façon plutôt créative et alternant ainsi décors, prises de vues et jeux d'ombre et de lumière. De quoi nous donner encore plus envie d'y jeter un coup d'oeil, ne sachant jamais d'avance à quelle sauce les fameux messages vont nous être servis ^^

A cela, je ne verrais qu'un point négatif peut-être dans l'aspect un peu répétitif de la chose.
En effet, les sessions S.M.S se multipliant furieusement, certains messages deviennent sans doute trop identiques ou prévisibles, nous engageant alors à faire un "tri" personnel des plus pertinents.

.

Mais puisqu'ils demeurent avant tout humains, imparfaits et sombres, drôles et combatifs, apeuré et amoureux, envieux ou attachants, je me dois de vous faire passer le numéro:
06 19 57 19 92
Faites-en bon usage....
Et si tout comme moi, vous avez la chance de vous voir à un moment publié,
Votre secret fera bientôt jaser!

-Livy-
Bip ;)

Des infos plus précises, concises ou tout ce que vous voulez?
--> C'est par ici <--

 

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21 janvier 2009

Du côté de Picasso et de ses maîtres

Picasso_et_les_ma_tres

En flânant un peu du côté du Grand Palais un vendredi 2 janvier (et surtout après pas loin de deux mois de réservation pour l'exposition), c'est à un début d'année 2009 culturel, captivant et hautement coloré que j'ai eu droit, à l'image de ce peintre de génie qu'était Pablo Picasso.
Imaginez-vous donc les Champs-Elysées un soir d'hiver, un froid sec qui laisse deviner derrière lui quelques flocons de neige tombés en matinée, de jolies lumières bleutées dans les arbres... et ma soirée passée en mode "Nocturnes du Grand Palais", le temps d'aller voir de plus près cette exposition-phare qui ne cesse de faire parler d'elle depuis son ouverture, très médiatisée, en octobre dernier.
Un contexte absolument parfait pour s'engouffrer au milieu de la masse à butiner de tableaux en tableaux, se réfugier au détour de salles bien chauffées et se laisser aller à apprécier des oeuvres aussi intemporelles que subliminales...

*

Pas de déception à la clé donc, malgré une foule très compacte, on l'aura deviné.
Les premiers pas sont un peu pénibles certes, la masse des audioguides s'amoncelle tout autour des oeuvres en un tas groupé, les visites-conférences gagnent également la surface à grand renfort de personnes âgées mais petit à petit, tout ce beau monde se disperse et se perd au détour d'un tableau ou d'un autre, les salles se désengorgent, l'exposition se fait de plus en plus vaste et la magie peut enfin opérer.
Les premières salles achevées, cela m'apparaît bientôt comme une évidence: l'évènement en lui-même est tout simplement exceptionnel. Il a réussi le pari fou de regrouper à lui tout seul une multitude d'oeuvres d'une immense valeur et leur réunion, somptueuse, les transcende au sein de cette exposition hors-normes qui n'a de cesse de défier la chronique.
C'est évidemment un délice pour tout amateur d'art qui se respecte où les collections privées côtoient celles de musées prestigieux à l'échelle internationale, où des oeuvres éminemment connues s'offrent à nos yeux ébahis et où l'on se plaît à découvrir ou redécouvrir quelques deux cents tableaux emblématiques de Picasso ou des peintres de renom qui l'ont inspirés.
Une véritable petite merveille d'analyse artistico-psychologique de l'oeuvre du peintre à travers ses différentes et troublantes périodes, le tout traité avec une pertinence et une subtilité exquises afin de mieux ressentir l'intensité tourmentée dont il a pu s'imprégner au cours de sa vie artistique, sa volonté d'originalité, son soucis de perfection et sa perception complètement à part de l'animé comme de l'inanimé.

En fonction des salles parcourues, différentes thématiques, aussi nombreuses que diversifiées, sont abordées (parmi elles, on notera la variation très connue de Picasso sur les Ménines de Vélazquez, les portraits, les natures mortes, les nus, quelques études et bien d'autres encore...) dans lesquelles les oeuvres du peintre sont mises en parallèle avec celles de ses maîtres, tableaux exposés côte à côte, impressionnante comparaison la plupart du temps, dans un souci de compréhension et d'interprétation vis à vis du spectateur.
Et si les influences multiples sont évidemment bien représentées ici, c'est pour mieux intégrer le monde imaginaire et artistique d'un Picasso aux ressources insoupçonnées qui s'est appuyé comme aucun autre auparavant sur le passé afin d'en faire jaillir par un coup d'éclat tout l'aspect novateur et complexe de son oeuvre personnelle dans un grand élan de modernisme, grand paradoxe de son "être" d'artiste, à mi-chemin entre un hommage aux peintres du passé et à ses envies de nouveauté, comme des pulsions intarissables...

En effet, l'exposition ne serait rien si elle ne confrontait pas notre peintre à "ses maîtres", la thématique-clé qui nous embarque ainsi dans un voyage féérique défiant toutes lois temporelles.
Les maîtres en question, aussi nombreux que variés, se dévoilent tableau par tableau au fil des salles, par petites touches qui nous ensorcellent tant par le détail, le jeu d'ombres et de lumières de certaines oeuvres que par l'aspect novateur qui pouvait s'en dégager à l'époque.
Ils s'étalent du côté espagnol de Vélazquez à Goya en passant par José de Ribera ou encore Zurbaran, se nourrissent en France des influences de Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Ingres ou Manet et se laissent finalement apprivoiser par Picasso qui les remanie, les transforme, les interprète à sa façon, nourrissant ainsi son oeuvre d'une touche de génie supplémentaire.
Il se retrouve alors exposé, mis à nu dans sa façon de travailler et surtout confronté à ceux qui l'ont tant inspiré de près ou de loin. Et c'est de la sorte que les toiles de Picasso et de ses maîtres se lient pour mieux se différencier et se donnent ainsi la réplique, atout charme de l'exposition, dans une sorte de jeu artistique un peu irréel qui amuse le spectateur autant qu'il le surprend.

Le résultat est probant et plus encore.
Rien n'est laissé au hasard et tout a été conçu pour faire de cette exposition un évènement culturel de grande ampleur, ce que j'entends par là concernant d'avantage l'aspect artistique pur plutôt que le côté médiatique, bien trop souvent évoqué déjà.
Impeccablement mis en scène au moyen d'un parallélisme soigné et étudié.
Pensé et repensé, j'imagine et mêlant habilement l'art en lui-même à une psychologie bien spécifique, sorte de procédé unique que Picasso s'est plu à explorer, détournant alors ses "maîtres" et assumant le tout dans un tourbillon de formes et de couleurs aussi imprévisibles qu'incandescentes.
Cependant, l'exposition à proprement parler requiert à mon avis une certaine maîtrise de l'oeuvre de Picasso et quelques connaissances à son sujet avant même d'aller y pointer le bout de son nez. Il n'est pas question ici de retracer tout son parcours bien établi chronologiquement ni d'évoquer point par point toutes les périodes le concernant ou les phases qu'il a pu traverser, par simple souci biographique.
Or, la psychologie qui émane de Picasso et les Maîtres et ses comparaisons/inspirations hallucinantes sont surtout valables à partir du moment où l'on s'est déjà intéressé au préalable à la vie du peintre et à son évolution artistique pour le moins surprenante et plurielle (collages, sculptures, tableaux...).

*

Une bonne raison finalement de s'offrir un petit voyage inopiné en Espagne pour découvrir d'une part le Musée Del Prado à Madrid et d'autre part le musée Picasso à Barcelone, de trouver le temps au passage (et parce que c'est plus près) de jeter un coup d'oeil à notre [Musée Picasso] parisien ou de se documenter un brin sur la richesse de l'oeuvre d'un homme hors du commun, tout simplement...
L'exposition du Grand Palais n'en sera alors que plus belle.

-Livy-

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17 janvier 2009

"Lorsque le temps qui passe devient le temps qui reste"

I_don_t_wanna_grow_up

.Ca y est!
Le jour très banal est enfin arrivé,
C'est aujourd'hui et qu'on se le tienne pour dit,
Ca va être ma fête...

.

Il paraîtrait que je suis vieille cette fois,
Que j'ai rejoint la planète de mes ennemis les adultes et pour de bon!
Que je devrais me comporter avec raison,
Comme une vraie grande personne responsable,
Modérer mes propos, éviter excès et dérapages,
Prendre ma vie au sérieux,
Avoir des actes et des paroles sensés,
Et même un mode de vie équilibré...

Foutaises!
Si vous attendez ça de moi, c'est peine perdue,
Vous feriez mieux encore de me ligoter ^^
[pour plaisanter, hein]

~

C'est peut-être l'anniversaire de ma naissance aujourd'hui
Et je l'assume pleinement
[ou pas]
Mais ce n'est pas vraiment une fête à proprement parler,
C'est juste un truc que je ne cautionne pas
Alors je me recueille comme je peux...
... Avec de la crème anti-âge, Super Mario sur ma DS et un maxi pot de Ben & Jerry.
On appellerait presque ça une déprime girly.

Pourtant non.
Je ne suis pas vieille, j'ai gardé une âme d'enfant et des effluves de rébellion.
Moi je veux toujours qu'on me dessine des moutons,
Et voir des éléphants dans des serpents boas plutôt que de vulgaires chapeaux melons...
Je veux des marshmallows à foison, des ballons en hélium, des étoiles plein les yeux.
Des rêves, encore.
Et croire que tout est possible pourvu que ce ne le soit pas.

~

Vingt ans et puis après?
Après, je me suis arrêtée au quart de siècle
Quand j'étais un peu âgée certes, mais pas encore de trop.
Et mes vingt-six ans qui me tombent dessus à bras raccourcis ne sont que l'illusion d'un éventuel âge adulte,
D'une probable vie rangée,
D'un golden retriever dans une maison de campagne
Mais assurément pas la vérité!
Non mais vous m'avez bien regardé?

Tout comme cette myopie plus que naissante que je tâche d'ignorer
Ou ces rides d'expression perfides qui essaient vainement de m'atteindre.
Vainement...
Je ne les vois pas,
Je les regarde pas,
D'ailleurs elles ne sont même pas là.

~

Alors quoi...
Serais-je une wonderwoman qui ne vieillit pas?
Une catherinette sans chapeau?
Une fille se prenant pour une éternelle ado?
Ou peut-être un peu des trois.

Ironiquement,
Je suis toujours aussi jeune qu'il y a cinq ans et même que pour de faux j'y crois.
La technique de l'autruche me sied à merveille,
Je le concède, ignore le tout et continue.
C'est que l'éventualité de mon jeune âge m'aide à avancer.
Bidon, psychologique et rassurant à la fois,
Ca c'est tout moi.
Et si je suis malgré tout stressée par le poids des années,
Il ne faut en aucun cas le dire puisque "chut! c'est un secret."
Je ne veux pas l'avouer, je l'avoue pas,
Rien à dire, je n'en démordrai pas.

~

Alors, je ris au nez des crampes et rhumatismes,
Je salue au passage vergetures, cellulite et toutes ces vieilles copines que je ne connaîtrai point, ah si seulement.
Je pense à regret à la canne et au dentier,
Ceux-ci même qui se pâment au-dessus de moi tels une épée de Damoclès,
Et je tâche de ne pas me faire de cheveux blancs,
Après tout, je ne suis encore qu'une enfant!

Je me ferai dés à présent une règle d'or de ne pas payer plein tarif dans les musées,
Ne pas abandonner mon livret jeune,
Ne pas faire de ma carte 12-25 une piètre relique...

~

Je suis juste jeune et idéaliste et immature,
Et mes 26 années d'existence le prouvent encore plus,
Je ne sais pas grandir, je ne pense pas vieillir
Je l'assumerais presque devant une vodka caramel,
Dans un bar, à rayonner comme le jour de ma majorité
Et savourer un peu quand même ma 26ème année
Surtout que, l'aviez-vous oublié, j'ai toujours vingt cinq ans,
Et ces derniers au fil des ans,
Sont voués à stagner encore bien longtemps ^^

-Livy-

26 ans et...
Des rêves à réaliser
Des mirages à authentifier
De l'espoir à étoffer
Des énigmes à élucider
Des souffrances à digérer
Des projets à boucler
Des soucis à régler
Des pays à explorer
Des moments à partager
De la mélancolie à survoler
Des jolies choses à trouver
Des instants artistiques à profiter
Le bonheur à capturer...

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14 janvier 2009

Sur un arbre perché...

Arbre_perch_

Trop de temps sans billet gastronomique,
Je répare cette infamie de suite!

° ° °

Car s'il y a bien longtemps que je n'y ai pas mis les pieds, je me suis remémorée il y a peu un petit restaurant charmant du deuxième arrondissement que j'avais fortement apprécié, le temps de fêter un soir ma vingt-quatrième année...
"Sur un arbre perché" qu'il s'appelait. Et rien que ce nom, poétique à souhait, donnait fortement envie d'y aller.
Nous y sommes donc allées, pour une soirée girly.
En voici le récit...

° ° °

Commençons par le commencement, sachez que le restaurant est récent.
Ouverture en 2002, changement de propriétaires en 2003... Il est l'un de ces nouveaux concepts qui misent beaucoup sur l'originalité du lieu comme du menu et tentent d'apporter à l'ensemble une petite touche moderne toute en finesse, en même temps qu'ils bouleversent les règles de la gastronomie traditionnelle.
Quelques mauvaises langues les caractérisent volontiers de "restaurant pour bobos" ou encore de "comble de la branchitude parisienne" mais si cela peut parfois être avéré, encore faut-il vérifier par nous-mêmes ce qu'ils ont à nous offrir...

Et dans le genre, "Sur un arbre perché" est plutôt surprenant.
La façade, assez neutre et d'une simplicité désarmante ne met pas le restaurant en valeur, loin de là. Elle ne laisse absolument rien transparaître de ce qui se trame à l'intérieur. On passerait devant comme on passe devant un bistrot de quartier, sans y prêter attention.
Pourtant, le seuil de la porte d'entrée franchi, c'est tout un univers qui s'offre à nous.
Imaginaire et imagé,
Moderne et féérique à la fois,
Dans un cadre "bio" assez magique où le décor est naturel et le bois à l'honneur, à l'image du concept décalé qui donne tant de piquant à l'endroit.
On y trouve ainsi de jolies balançoires pour les tables à deux, des cabanes en bois dans un état d'esprit très nordique plutôt dédiées aux groupes pour une soirée conviviale entre amis ou encore de gros oreillers moelleux qui entourent d'autres tables, ce à quoi nous avons d'ailleurs eu droit, nous faisant nous sentir dans un petit cocon empli de douceur.
En amoureux comme entre amis, le lieu reste à la fois simple et cosy et nous révèle alors mille petits secrets de bons goûts concernant la décoration comme la présentation des plats, le plaisir des papilles comme la relaxation.
Oui car notre restaurant est pluriel. Il a su mêler en un seul et même endroit une cuisine moderne, un décor atypique et des séances de massage shiatsu que l'on peut s'offrir (c'est évidemment payant) à l'étage une fois le repas fini. Ce dernier aspect, enfoui dans un contexte de détente, contribue bien sur à faire du lieu un havre de paix reposant, très actuel et emprunt de philosophie "zen" où l'on profite pleinement des petits plaisirs de la vie.
Un pari plutôt osé que ce mélange des genres, mais pour le moins réussi.

° ° °

Et la cuisine dans tout ça?
A première vue, le menu est alléchant et la carte diversifiée.
Le service est plutôt jeune et sympathique aussi, un bon point qui contribue grandement à l'ambiance agréable du restaurant. Les serveurs/serveuses vont et viennent, souriants, et n'hésitent pas à parler au client et lui fournir quelques explications, sur le menu comme sur le concept à proprement parler.
Une fois les plats dans l'assiette, une présentation irréprochable en prime, tous les sens sont en éveil. On y découvre une cuisine variée, très inventive et assez raffinée où les saveurs se mêlent à volonté. Sucré/salé, plantes aromatiques ou sauces inattendues, on y déguste des assiettes imprévisibles qu'on serait bien incapable de reproduire dans notre modeste demeure et c'est précisément ce côté "nouveauté" qui est si attrayant à découvrir et plus encore à goûter. Le goût justement se fait subtil quand on se prend à manger ces mets si peu coutumiers et, agréable surprise, la cuisine en plus d'être bonne se montre copieuse, ce qui est rare dans ces restaurants dits "à concept" où les saveurs nouvelles sont de rigueur mais les plats souvent trop peu fournis.

° ° °

[ Les + ]
Le concept en lui-même, inventif sans trop en faire, qui nous embarque loin, loin, loin, au sein d'un décor comme on en voit peu dans les restaurants et qui, au-delà de son petit côté chic assez sympathique au demeurant, ne se prend pas du tout au sérieux.
La qualité de la nourriture en général et les desserts en particulier dont l'allure comme le goût m'ont hautement réjouie.

[ Les - ]
La carte en elle-même qui nous emporte dans un vocabulaire très "cuisine nouvelle" un peu confus et pas forcément évident à décrypter sans explications.
L'addition un peu salée (comptez au minimum 18 à 20 euros pour un repas basique + une entrée? + le vin ou toute autre boisson + un éventuel supplément massage =  beaucoup!).
Pas excessif en soi mais on pouvait s'attendre à un meilleur rapport qualité/prix.

[ What else? ]
Réservation fortement conseillée.
Amateurs de tout ce qui est classique et traditionnel par dessus-tout, fuyez vite ^^
Les autres, laissez-vous guider par la découverte.
Et dernier petit détail... Si je n'évoque pas la qualité des massages, c'est que je ne les ai, pour ma part, pas testé! (une bonne excuse pour y retourner sans doute?)

° ° °

Tout est dit et je n'aurais qu'une chose à ajouter: foncez-y!
"Sur un arbre perché" est un lieu à voir et à essayer et de par son aspect inhabituel, attise irrémédiablement notre curiosité.
Quoi de mieux pour pimenter un brin son repas d'un soir et le saupoudrer de bonne humeur?
Et si le concept un peu à part fonctionne aussi bien, c'est qu'il a su conjuguer avec passion les codes de l'esthétique, du bien-être et surtout des saveurs, mais toujours, toujours en restant de bon ton.

-Livy-

Sur un arbre perché, c'est où?
1, rue du Quatre Septembre
75002 Paris
Tel: 01 42 96  97 01
Métro: Bourse
--> Le site <--

chocolat
Un dessert immortalisé par Musy, ce soir là, en janvier 2006...

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11 janvier 2009

Mon top 10, cru 2008

On ne l'attendait plus mais le voici, mon top 10 cinéma.
Et évidemment subjectif, de surcroît!
Je travaille en effet d'arrache-pied sur mon classement des films les plus marquants de 2008 depuis un bon moment déjà mais la tâche en elle-même s'est révélée bien plus ardue que je ne l'aurais imaginé et c'est ainsi que je me suis vue dans l'obligation de ne publier mon bilan que maintenant.
2008 fut en effet une année un peu décevante en matière cinématographique et si je suis parfois ressortie des salles obscures totalement chamboulée, dans le bon sens du terme évidemment, c'est tout de même la médiocrité qui a prédominé, tant et si bien que j'en ai presque oublié d'y retourner!
Pas un grand cru donc (Les High School Musical et autres James Bond n'ont aucune influence positive sur moi) et pas une année placée sous le thème merveilleux des longs-métrages non plus, loin de là!
Mais je suis tout de même parvenue à dénicher de bonnes, très bonnes surprises au demeurant, ceux qui lisent mes billets "Cinéma" le savent déjà... Et si je n'ai pas, au long de l'année précédente, mentionné tous les films visionnés ici-même, faute de temps, j'ai essayé du moins de traiter avec une pseudo-rigueur une bonne partie d'entre eux, dans la richesse qu'ils ont su dégager ou la déception qu'ils ont pu me causer.
[Oui car j'adore critiquer ^^]

Voguant de films en films, à traquer LE long-métrage que je pourrais lister, je me suis sans doute montrée moins assidue en 2008 que les précédentes années et surtout moins motivée par la programmation qui s'offrait à moi.
Quelques perles se sont néanmoins dévoilées, singulières, graves ou passionnées, laissant derrière elle un goût atypique que j'aime à évoquer, dans une émotion qui déstabilise de par la façon originale et sombre dont peut être traité un sujet comme par une apparente légèreté, décidemment feinte.
Ceux qui ont tout suivi n'y trouveront aucune surprise,
Pour les autres, en voici une vague idée...

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Top 10

Funny_Games_US

- Funny Games US de Michael Haneke

Mesrine_l_instinc_de_mort

- Mesrine 1 de Jean-François Richet

Paris

- Paris de Cédric Klapisch

A_bord_du_Darjeeling_Limited

- A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson

Mesrine_Ennemi_public_n_1

- Mesrine 2 de Jean-François Richet

VCB

- Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen

Juno
- Juno de Jason Reitman

La_belle_personne

- La belle personne de Christophe Honoré

Rec


- Rec de P. Plaza et J. Balaguera

Gomorra

- Gomorra de Matteo Garrone

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Déceptions

Atonement

- Atonement de Joe Wright
Je m'attendais à vraiment mieux de la part du réalisateur de Pride and Prejudice qui avait su, avec son film précédent, retranscrire tout un univers romanesque afin de le rendre à la fois personnel et accessible, dans un grand élan poétique. Mais Atonement, pourtant bien parti dans ce même objectif, nous dévoile peu à peu longueurs et flashback alambiqués qui le desservent et nous empêchent d'adhérer à l'histoire. Dommage...

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Sweeney_Todd

- Sweeney Todd de Tim Burton
On demande beaucoup au grand Tim Burton évidemment et force est d'admettre qu'il ne réalise pas cette fois le chef-d'oeuvre de sa vie. Trops de chants et de mièvrerie au sein d'une histoire qui avait l'envergure pour être palpitante, sombre et mystérieuse à souhait, dans un univers très "burtonien" mais qui s'essoufle hélas, par la façon même dont elle est traitée.

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J'ai manqué malgré moi...

S_raphine

- Séraphine de Martin Provost

Fronti_re_de_l_aube

- La frontière de l'aube de Philippe Garrel

Tokyo

-Tokyo! de Michel Gondry, Leos Carax, Joon-Ho Bong

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En route pour 2009, je me plais à espérer une nouvelle année cinématographique sans doute meilleure, qui saura me combler et m'entraîner dans des rêves, des ressentis, des émotions comme dans un tourbillon.
Sans pour autant me reposer sur des acquis ou des films d'ores et déjà cultes, je m'en vais de ce pas réparer mon retard à grand renfort de films à voir et reviendrai bientôt, parsemer mon univers d'images et de mots.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2009

Addicted to shopping (et ses petites contrariétés)

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Hop hop hop!
Je profite du premier jour de ces soldes d'hiver 2009 pour pondre un billet vite fait bien fait.
Oui parce que les soldes, moi ça me connaît...
Même que c'est une tradition sacrée d'année en année et que pour rien au monde, je ne la manquerais.
Alors quelques jours avant, je me rends dans mes endroits cultes et je repère, je traque, je palpe. J'erre, l'air sournois, dans les allées parsemées de textiles, à jeter des coups d'oeil furtifs mais efficaces, à observer minutieusement chaque coupe et à détailler chaque tissu comme si ma vie de chasseuse en dépendait.
Les vêtements et chaussures sont ma proie number one, les accessoires en ligne de mire.
Je scrute mon horizon vestimentaire à la loupe, rien ne lui sera épargné.
Pour un peu, on se croirait presque au Kenya en plein safari, entourés d'animaux tropicaux et d'une végétation luxuriante sur lesquels j'apposerais mon regard hostile et bienveillant à la fois. Pour un peu, oui... Mais force est d'admettre que je shoppe à Paris et que l'exotisme qui s'en découle est nettement moins appuyé!

*

Les soldes donc.
Une bonne nouvelle oui mais sans plus puisque finalement,  je me décide toujours pour ne pas y aller!
En fait, j'ai un autre secret.
Après ma traque effrénée et mes essayages de compétition lors des précédentes journées, ce n'est pas dans les boutiques que je me rends pour assouvir mes pulsions mais devant mon PC.
Les achats online, la voilà la solution.
C'est geek mais tellement bon.
Le reste, les désagréments, les gens, les fripes abîmées, on s'en passera.
Il y aura du monde en pagaille comme d'habitude, la file d'attente dans les cabines d'essayage, la même en triple pour payer, la plupart des vêtements à ma taille auront filé et je serai tout juste bonne à acheter en cette période maudite bénie un article non soldé!
Ma foi, ça se termine toujours de la sorte et rien qu'à voir cette foule se presser et s'entasser, je me déclare définitivement blasée.
Et comme je savoure parfois ma no-life attitude dans de grandes envies d'envoyer tout balader, je décide de rester bien au chaud chez moi, à répondre positivement à la société de consommation, oui mais en secret.
Bon, il m'arrivera sans doute en heures creuses d'aller jeter un coup d'oeil rapide une fois ou deux dans ces fichus magasins qui me collent à la peau.
C'est un principe idiot certes, mais un principe quand même, on n'y déroge pas.
L'occasion d'une part de me divertir mais surtout parce que tout loin là-bas dans la boutique, il y aura ce petit endroit où aucune cliente "spécial soldes" bien trop occupée par les promos ne met jamais les pieds et qui nous prépare, au moyen de prix un peu plus élevés certes mais de coupes acidulées à forte dose d'originalité, à la future collection d'été.
Et ça, moi, en plein mois de janvier, j'adore!
Je vois venir les beaux jours, vêtue de vêtements fluides et attrayants, ça me booste et je renais.

*

Et puis qu'on se le dise, ce n'est pas comme si les soldes étaient pour moi l'occasion exceptionnelle de faire quelques emplettes et puis basta les autres mois.
Non, moi je suis plutôt du genre à acheter en mode régulier et si l'on critique souvent mon manque de rigueur et de détermination dans bien des domaines, c'est sans doute que l'on ne m'a pas encore prise en flagrant délit d'achats incontrôlés. Car dans cette activité pour le moins superficielle, je me révèle plutôt douée. Mieux, j'excelle et m'améliore au fur et à mesure que passent les années. On devrait presque m'en féliciter.
Que celui ou celle qui m'aura vu habillée deux fois de la même façon me jette ainsi la première pierre, mais cela ne sera pas ^^

*

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir une multitude d'autres centres d'intérêt - et heureusement pour moi d'ailleurs - mais outre tout ce qui me passionne et me fait vibrer dans le petit monde artistico-culturel que je n'ai de cesse d'apprécier, il y a cette attirance inexpliquée pour le stylisme, l'esthétique et les tendances qui me pousse à m'y pencher de plus près, peu importe d'ailleurs que j'adule ou exècre la mouvance du moment.
Après, à moi de décider ce que dans un élan enthousiaste je songerai à acheter...
Mais formulons la chose différemment:
La mode est un art. J'aime l'art.
Décris ainsi, ça m'apparaît comme une évidence.
Tout simplement.

*

Alors ce n'est un secret pour personne, je suis une cliente exigeante, une acheteuse compulsive, une accro au shopping, une modeuse maladive, une hystérique des défauts, boutons qui se font la malle et autres fils tirés.
Une vraie fille en quelque sorte.
Mes placards sont pleins et puis après, vous avez dit "magasins" ?!
J'accours.
J'accours et j'assume.
C'est un peu mon p'tit plaisir quotidien de chaque instant et que ce soit dans le bonheur comme dans le malheur, je trouve toujours une bonne raison d'assouvir ma passion. Une excuse. Un sourire en coin qui en dit long.
Et non, trois fois non, je vous le répète, j'achète mais je n'en ai pas besoin. Je porte mes tops une fois par an quand tout va bien, tous les deux ans ou parfois plus jamais, je croise des chemisiers neufs datant de 2006 au détour d'un cintre, des quarantaines de pantalons qui me sourient, des jupes dont j'ai du mal à me souvenir, des robes que je me rappelle avoir peut-être portées une fois lors d'une soirée... j'ai dit peut-être. Mais peut-être pas.
Oui m'sieurs dames, c'est la foire aux bonnes affaires chez moi!
Il est comme ça mon dressing, plein de surprises, à se décliner dans des camaïeux qui vont du blanc au noir, en passant par le gris, le lit de vin ou le bleu canard.
Bien souvent très neuf et très renouvelé aussi.
Une véritable caverne d'Ali-Baba pour les copines,
Le pire cauchemar du porte-monnaie,
Mon trésor, mon précieux et mon lieu sacré,
Mon refuge, ma machine-à-éloigner-les-tracas,
Vaste et inattendu, varié et identique à la fois (noir c'est noir, les couleurs "flashy" m'emplissent de désespoir), envahi d'accessoires et chaussures à ne plus savoir qu'en faire, et surtout peuplé de trouvailles qui m'attendrissent toujours.
Je l'en aimerais presque d'amour.

*

Et dans cette ode enflammée à mes plus beaux atours,
Il est une seule et unique question,
Toute petite question qui me vient soudainement aux lèvres
Et qui, dans un évident souci de rangement,
Se pose comme un problème en cette période propice aux achats...

.

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... Si par le plus grand des hasards, dans quelques jours,
Nouvelles affaires dans mon humble demeure il y a,
Comment leur trouver une petite place, même infime, afin de les caser
Au beau milieu de toute cette garde-robe là?

-Livy-

"All you need is Love but a Chanel bag is a glorious substitute"

Posté par livy_etoile à 08:00 - Fashionista malgré moi - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2009

La playlist de Janvier

Nano_v3

Anaïs – peut-être une angine
La casa – Go go go
Cali – Je m’en vais
Subway – Paris
Superbus - Addictions

The Ting Tings – that’s not my name
Katy Perry – Hot n’ cold (Rock Mix)
Fires of Rome – Set in Stone (Remix)

Maxïmo Park - Graffiti
Neïmo - Johnny Five
Late of the Pier – Mad dogs and Englishmen
The Hives – Die, alright!
Eagles of death metal – Wanna be in L A
The last shadow puppets – My mistakes were made for you
Cocoon – Chupee
.

° ° °

.
C'est avec une playlist de janvier toute éparpillée que je célèbre la nouvelle année, 2009 ème du nom, comme il se doit!
Elle s'empare de nos esprits comme si de rien n'était et se pâme au moyen de refrains entraînants et de mélodies entêtantes qui en profitent pour nous mettre du baume au coeur, faisant du même coup disparaître le froid, l'hiver et la fatigue infernale qui nous lie irrémédiablement à la ville-capitale.
Surfant sur un mélange d'électro-pop, de rock et de nouvelle scène française, elle découvre une palette de nouveautés (Le Mouv' et Oui fm en inspiration majeure) au fur et à mesure qu'elle laisse s'échapper les vieux de la vieille, morceaux d'anthologie ou chansons un peu trop méconnues.
Alors oui, la pop, plutôt bien représentée en ce mois de janvier, a ce côté parfois un peu trop commercial et édulcoré qu'on finit bien souvent par abhorrer mais elle sait aussi se faire mutine, sensuelle et enjouée tandis qu'on lui préfère des petits joyaux à l'état brut, d'avantage rock et moins cadrés, à écouter lors de nos épiques soirées.
A chacun son style et son brin de folie...
Ses envies musicales, ses instincts, ses idéaux de vie...

Mais pour ma part, je ne choisis pas.
Je ne veux pas choisir.
Je me laisse simplement porter.

Et si le dynamisme se montre plus que jamais de rigueur, c'est pour mieux nous attirer doucement vers les beaux jours et nous tirer de la torpeur de tous ces moments actuels où le soleil se couche à 17 heures...
.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Trois petites notes de musique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2009

Bonne année 2009 ... ou pas ^^

Bonne_ann_e

Oh mais tiens!
Faudrait-il que le réveillon ait été palpitant,
Je crois bien que je viens de faire passer le message malgré moi,
Le message inquiétant,
Le message obligé,
Au moyen d'un simple petit dessin.
Un message fort étonnant au demeurant pour un 1er janvier,
Même qu'il y avait l'intitulé "bonne année" qui se perdait au dedans...


Alors tout est dit,
Que pourrais-je ajouter?

* * *

Des bonnes résolutions, vous croyez?
Mais j'ai l'esprit de contradiction et je ne les tiens guère,
Je n'aime pas les tenir.
Je n'en fais qu'à ma tête et si je les prends, c'est pour mieux m'en abstenir...

Moins de shopping?
Stop à la procrastination?
Sois belle, sois brillante, sois heureuse, et tais-toi?

Passionnant mais je crois bien que je vais plutôt tâcher de vivre cette fois,
Et puis après tout, qui vivra verra...

-Livy-

~ BONNE ANNEE 2009 ~
(et que la force soit avec vous)


Illustration
: "Le chat" de Gelluck
Citation: "Star Wars" ^^

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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