Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

29 octobre 2008

"Une oeuvre d'art, c'est un monçeau de cicatrices."

V_rit_

C'est sans doute un peu curieux mais je me suis toujours interrogée sur l'importance des cicatrices et sur la façon dont elles marquent nos vies.
L'impact de ces blessures, les souvenirs qu'elles engendrent.
L'imperfection qu'elles laissent sur la peau et qui perdure, comme pour nous dire qu'à un moment elles ont vraiment existé, dans la vie réelle, et que même si on ne s'en souvient plus très bien, elles nous ont fait souffrir.
Le pourquoi du comment elles sont arrivées là, sur notre corps, le marquant à jamais d'une trace indélébile.
Oui car les cicatrices possèdent toujours en elles un semblant d'explication, aussi indirect soit-il, et qui nous pousse à comprendre comment elles nous ont atteintes, un jour précis où l'on avait rien demandé...
Un accident domestique, un moment distrait, une prise de risque, un danger inévitable?
Ces petites traces qui nous parcourent sont bien loin d'être de simples hasards malencontreux de la vie mais s'emparent de notre être, entièrement.
Aussi imparfaites que nos existences, aussi irrégulières que nos personnalités, aussi soudaines que nos changements d'humeur, elles ont ce je-ne-sais-quoi d'un peu poétique qui les fait vraiment se dévoiler dans une pudeur un brin magique et ainsi pouvoir exister en tant que telles.

X

Alors les cicatrices sont-elles si moches qu'elles le laisseraient supposer? Faudrait-il vouloir les effacer? S'en débarrasser pour de bon?
Porter aux oubliettes ce qui, soi-disant, ne vaut pas la peine d'être vécu?
Longtemps, je dois dire que je l'ai pensé et pire encore, que je ne les aimais pas.
Elles me rappelaient ma condition d'être humain, fragile, exposé, vulnérable, et d'une façon ou d'une autre, cela ne me convenait guère.
Non pas que j'en sois couverte non plus, loin de là, mais il y avait ce petit quelque chose de dérangeant, dans un souci d'esthétique sans doute infondé et une envie de quasi-perfection aussi.
Je me serais ainsi imaginée plus "normale", plus "propre", mais comme je me trompais!
C'aurait sans doute été plus simple de me fondre dans une sorte de neutralité mais qu'aurais-je donc fait alors de mon identité, de mon "moi" profond et de toute l'histoire qui pourrait s'ensuivre?
Avais-je vraiment l'envie d'être si quelconque?

X

La perfection n'existe pas en fait, ce n'est assurément pas un scoop mais j'en suis ravie.
Les magasines, les photographes se shootent en vain à Photoshop pour nous donner l'image d'un monde lisse et de gens plats.
Ce n'est même pas déplaisant au fond, mais c'est juste inutile et faux.
La vie a son relief propre et cela inclut nos cicatrices, toutes nos cicatrices.
Je l'ai surtout compris il y a deux ans jour pour jour ou distraite, je m'en suis créée une toute nouvelle, involontaire et douloureuse à souhait.
(parce qu'évidemment, j'ai un sens de la douleur très prononcé)
Une plaie disgracieuse et idiote, fifille un peu à l'ouest qui se prend les pieds sur une barre d'acier rouillé sur son balcon, qui m'a valu une grosse frayeur, un passage par la case "Urgences",  quelques points de suture et qui m'a surtout cloué chez moi tout un mois durant, m'empêchant de marcher pour de bon si ce n'est en sautillant maladroitement sur le pied de secours.

X

De cette période cependant et aussi incroyable que ce soit, je garde de bons souvenirs.
Je souffrais un peu certes.
J'avais de ce fait quelques coups de blues bien sentis.
Je me sentais isolée chez moi et pourtant...
Je revois dans les tréfonds du passé quelques réminiscences de soirées malicieuses à jouer de la guitare, de séquences DVD à la maison appréciées à leur juste valeur, de coups de fil qui font chaud au coeur, de visites surprises et de rêveries à n'en plus finir.
Des moments inspirés et inattendus, un peu hors du temps, un peu dans une autre vie je crois, à profiter pleinement de tout ce qu'une souffrance (légère) peut provoquer comme changements sur sa propre personne.
De pensées en pensées, la douleur qui primait d'abord n'a eu d'égal qu'une multitude de petits souvenirs propres à ma blessure, souvent joyeux et impromptus, parfois un peu chagrins mais surtout gorgés de musiques enivrantes, fortement inspirées, qui me rappellent cette période passée, décuplant alors émotions et sentiments dans une part de la vie, tout simplement.
Il aurait été bien dommage ainsi de la supprimer, elle, ma petite marque au pied.
Elle, s'amusant à m'évoquer toute une flopée d'instants de bonheur, de malheur, de pleurs ou de sourires, symbolique d'une époque décidemment révolue.
Il aurait été regrettable de gommer souvenirs, douceur et nostalgie, incident et instant de vie, simplement pour la grande et noble cause de la perfection.

X

Aujourd'hui, par habitude et parce que ça fait tout juste deux ans, j'ai jeté un coup d'oeil à la petite cicatrice du balcon.
Comme pour vérifier qu'après tout le chemin parcouru, elle était toujours là, à m'accompagner et me suivre partout.
Et là, surprise...
Si elle existe encore bel et bien, ne serait-ce qu'un tout petit peu, le temps, les années l'ont amoindri comme jamais je n'aurais imaginé. A peine perceptible à l'oeil nu, elle possède juste cette légère courbe qui me permet de ne pas l'oublier; cet arrondi quasi-artistique que j'aurais presque souhaité plus marqué, plus marquant.
Mais elle n'est plus qu'une trace limite invisible que le temps a guéri et a rendu plus jolie encore dans une sorte d'allégorie qui me plaît étrangement.
Tout comme moi, elle a traversé les années et puis elle a évolué,
Elle a disparu presque intégralement sous le poids des mois se pliant à la loi de la vie qui passe et laissant place à des cicatrices nouvelles et des instants de vie nouveaux.
Légers. Surprenants. Fluides.
Et puisqu'elle n'est pas plus utile que cela à présent, elle s'en va.
Et tout comme j'ai aimé la voir changer, j'aime la voir s'en aller, tout doucement.

X

C'est un fait alors, j'ai une fascination pour les cicatrices et tout ce qui burine notre peau dans le but de nous rendre moins communs parce que la vraie beauté se révèle précisément dedans et que l'esthétique s'en trouve transcendé.
La vraie beauté n'est pas d'atteindre un idéal qui  nous rendrait tous semblables les uns aux autres mais au contraire de nous faire vivre des choses, intenses, palpitantes, angoissantes aussi, de par nos actes et notre histoire, immanquablement gravée sur chacun de nous et qui s'inscrit, suivant le temps qui défile...
La vraie beauté puise sa force dans l'art, dans la douleur, l'effort et la difficulté.
Elle s'éprend de souvenirs comme elle se nourrit d'évènements nouveaux.
Elle est plurielle et impalpable.
Irrégulière et instable.
Elle est "nous".
Et en ce sens, je ne pourrais qu'approuver: les cicatrices de la vie sont tellement belles.

X

A elles toutes seules, elles décorent, dessinent, façonnent la peau, nous rendant par la même occasion plus unique car moins lisse.
Morales ou physiques, insupportables sur le moment, douces avec le temps, elles sont une part de notre histoire personnelle, d'un vécu propre à chacun, et traversent avec nous la grande aventure de l'existence, lui donnant souvent un sens que l'on n'imagine même pas tant il est abstrait.
Et leur poésie assurément, provient de ce sens caché que je ne cesse de m'efforcer à chercher, comme pour trouver des réponses à mes questions sur tout ce que la vie peut bien générer de mystérieux, d'artistique et de passionnant...

.

(Ah si seulement, je pouvais penser la même chose de ces magnifiques traces de l'existence que sont les premières rides... ^^)

-Livy-
Envie de philosopher

BONUS
-->
Buckshot Lefonque - Another day <--
... Juste pour planer un peu...

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27 octobre 2008

La playlist d'Octobre

Red

Thomas Dutronc – Jeune, je ne savais rien
Berry – Demain
K – Les nantis
Bénabar – L’effet papillon
Musard – Vie de loup
Alister – Fille à problèmes
Housse de racket – Oh yeah!

Martin Solveig – I want you
Madcon – Beggin
Gabriella Cilmi – Sweet about me
ACDC – rock n’ roll train
Fall out boy – I don’t care
Cold war kids – Something is not right with me
The Kooks – Do you wanna
Oasis – I’m outta time

° ° °

Eparpillée,
Incohérente, il en serait dommage autrement,
Dynamique et enthousiaste afin d'égayer de quelques mélodies un mois un peu trop automnal,
Ma playlist d'octobre aime une fois encore jouer sur le paradoxe des saisons, sur les mots et sur les sons, et se nourrit de morceaux étrangement entraînants qui viennent saupoudrer de bonheur le gris du ciel quand souvenirs et rêves se bousculent ardemment.
Elle trouve sa parure rousse et flamboyante au royaume de l'hétéroclite sur un ton enjoué et faussement léger qui évidemment me plaît, mêlant avec arrogance et pertinence un style à un autre sans même y songer.
Bienheureux alors le spleen des poètes de pouvoir s'étourdir et se laisser bercer par des musiques délicieusement accrocheuses. Il se voit bousculé dans sa torpeur par un son d'une énergie sans faille qui le désarçonne comme il l'ensorcelle...
Ainsi, dans un état d'esprit doucement rêveur et volontairement contradictoire, la playlist nouvelle s'immisce dans mes pensées et jette un sourire amusé sur mes peurs, mes folies, mes instants de nostalgie et mes excès.

-Livy-

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23 octobre 2008

Chantez, vous êtes filmés! (Lip Dub addicted)

Ah, les entreprises...
Les entreprises et moi.
Les entreprises et moi et plein de gens partout.
L'autorité.
Les potins.
(non, non, ça c'est bien, les potins ^^)
Vaste sujet, je crois.

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Lip Dub - Flagpole Sitta from Connected Ventures (HD)
envoyé par allcurious

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Oui parce que j'ai beau essayer d'y penser, il y a mon côté "fille asociale et indépendante" qui reprend le dessus envers et contre tout.
Alors l'esprit d'équipe ou de compétition, je ne suis pas tout à fait sure d'y adhérer pleinement.
Mais j'essaie parce qu'on n'est à l'abri de rien, surtout pas des entreprises.
Tant qu'on y est, passons carrément au stade des généralités que je développerai au moyen d'exemples qui n'ont absolument rien de cliché [si peu].
J'entends par là le passage par le fameux stage photocopieuse [je suis une pro des photocopies, même en couleurs, même recto-verso!], les pauses "machine à café" qui s'éternisent ou encore l'esprit "corporate" qui a ce je ne sais quoi d'exaspérant si tant est qu'on se sente légèrement plus libre dans sa façon de penser.

Oui mais malgré tout ça, moi j'aimerais bien faire partie d'une entreprise...
Pour de vrai, hein.
Soyons fou, tiens! Dans la com', l'évènementiel, les métiers du livre.
Tout ce qui me plaît.
Ou ailleurs après tout, qu'importe!
Le but n'est finalement pas de travailler d'arrache-pied à grand renfort d'heures sup'
[dixit certains de mes amis, j'ai un baobab dans le creux de la main... mais c'est faux!]

.

Non, moi je voudrais juste faire partie d'une entreprise pour participer à des lip dub.

.

Sachez-le, le lip dub est à l'entreprise ce que le flashmob est aux lieux publics.
Et on pourra dire ce qu'on voudra mais c'est rudement chouette!

En bref, il s'agit d'un play-back géant tourné en une seule prise [choix de la musique très soigné oblige], souvent réalisé en milieu professionnel et voué à représenter une entreprise dans tout ce qu'elle a de positif.
Ah oui, en français correct, on dit la promouvoir, c'est vrai :)
La bonne humeur est donc de rigueur, le dynamisme également et si en prime les angles de vue filmés sont recherchés et la créativité au rendez-vous, c'est que ladite entreprise a tout compris!
Tout le monde se prend donc à pousser la chansonnette ou du moins faire semblant dans un court instant de grand n'importe quoi, sorte de nouvelle vision du travail, délirante et acidulée à souhait et très symbolique du milieu de la communication, à bien y penser.
S'ensuivent des vidéos internet à n'en plus finir, des buzz, une publicité gratuite et un moment de franche rigolade qui nous donnerait presque envie de prendre un petit CDI là, maintenant, tout de suite, pourvu qu'on chante et qu'on soit entouré de collègues de travail "chic & cool", pour changer ^^

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Heaven
envoyé par xavierg

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On l'aura compris, j'adhère au principe tout comme j'adhérais au flash mob et à tout ce que la toile peut générer comme buzz créatifs.
C'est intelligent, drôle et soigné.
Original, inventif.
Inattendu et inopiné.
Une sacrément bonne idée!

Oui je sais,
Maintenant c'est sans doute un peu trop vieux déjà, un peu périmé,
Sur la toile, les buzz s'enchaînent à une vitesse insensée...
Mais qu'importe!
Les lip dub demeurent tout de même une petite perle de légèreté en pleine modernité,
Et j'avais juste, je ne sais pourquoi, envie d'en parler.
A présent, j'ai juste une folle envie de chanter ^^

-Livy-

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18 octobre 2008

Zadig, Voltaire... et moi

zadig_voltaire

Au secours!
L'automne, l'hiver approchent à grands pas et dans des vitrines un peu trop jolies pour ne pas se laisser tenter, il y a des pulls en cachemire qui essaient de me pervertir, les vilains!
C'est qu'ils y parviendraient presque.
C'est bête mais c'est comme ça.
J'ai toujours eu comme qui dirait un petit faible pour les jolis habits...
Pour autant qu'ils me tiennent chaud ^^

* * *

Pourtant, l'histoire est plus complexe qu'elle en a l'air.
Même si j'en mets pour de rares occasions, températures très hivernales oblige, j'ai depuis bien longtemps une sainte horreur des pulls, ces trucs vagues aux formes douteuses, sacs à patates en puissance qui grattent et qui piquent tellement que l'hiver, la plupart du temps, je suis juste bonne à mourir de froid dans mes tops demi-saison en frêle coton.
Résignée, je suis résignée.
Enrhumée, je suis toujours enrhumée!

* * *

Oui mais ça, c'était avant...
Parce qu'après, lèche-vitrine quotidien dans le 6ème oblige, il y a eu un jour ce petit passage près de la première boutique Zadig & Voltaire qui venait tout juste d'ouvrir à l'époque à Saint-Sulpice et dans laquelle, évidemment, je me suis sentie obligée de jeter un coup d'oeil.
Un coup d'oeil seulement, rien de bien grave. Pour la route, sans rien acheter.
C'est-à-dire que les prix m'ont fait un peu peur quand même...
Et puis, c'est bien connu, je suis une fille raisonnable. Surtout en matière de shopping!

Alors j'ai juste admiré, observé, guetté...
C'était bien beau, cette collection.
Jusqu'alors, je connaissais un peu la marque, de nom. Mais c'est tout.
L'intitulé m'interpelait.
Zadig... Voltaire...
C'était intriguant tout de même que cette connotation littéraire.
Intéressant aussi, et très attractif.
Efficace quoi.
Raison de plus pour découvrir,
Alors j'ai découvert.
[Je le sais à présent, je suis faible]

Et puis soudain, ici, là, ou encore dans l'angle là-bas tout au fond, un peu partout quoi, il y avait mon pire cauchemar: des pulls!
Des fichues rangées de pulls qui tiennent chaud l'hiver.
Horreur! Malheur!
J'ai donc feint de ne les avoir pas remarqué. Je les ai ignoré. Même pas parlé!
Mais parce que décidemment, les attirances sont inexplicables, j'y suis revenue quand même après une bonne demi-douzaine de tour de la boutique, l'air affairé.
C'est que ces pulls-là, ils étaient un peu différents: loin de mes vieilles choses difformes qui me faisaient ressembler à une loque, ils avaient cet aspect classe, bien coupé, tout en paraissant douillets à la fois.
Tout doux, tout beau, tout chaud.
Un pull ça?
Mouai...
Un peu logique,
Du cachemire, quoi!

Et bien mal m'en a pris d'en essayer un [par le plus grand des hasards et sans arrière-pensée, ça va de soi] parce que je suis tombée amoureuse. D'un pull, si, si.
Et que ma carte de crédit s'en souvient encore, c'est moi qui vous le dis!

* * *

Depuis, la tradition perdure et c'est un fait: il me faut mon petit pull Zadig en début d'hiver, caprice girly évident mais j'assume pleinement.
C'est une légère folie, un p'tit plaisir de passage, que je m'accorde juste parce que c'est occasionnel [et que c'est tellement bon parfois ^^]
Et on ne discute pas, non mais c'est comme ça!

* * *

Ceci étant, Zadig & Voltaire, ce n'est pas une addiction pour autant et j'achète rarement, la faute au porte-monnaie qui se vide trop vite, mais c'est juste que j'aime me perdre dans les boutiques, mignonnes à croquer, et au beau milieu des collections [bien au-delà des pulls d'ailleurs, cela va sans dire] parce qu'elles ont LE petit truc en plus.
Vous savez, pas seulement le côté chic ou glamour, bien sympathique au demeurant mais que l'on trouve tout de même dans un tas d'autres endroits, mais ce truc-là un peu à part, sophistiqué sans trop en faire, rock à souhait [en mode british ^^], attrayant et sexy, pas de fausses notes à l'appui.
Bref, impératif.

D'ailleurs, comparées à d'autres marques du même genre dont je tairai le nom [ça commence par un "A"...oh la balance!], la sobriété évidente qui émane a priori de l'ensemble ne se fait pas lugubre et sinistre, loin de là! Elle laisse au contraire jaillir de petites parcelles d'une mouvance très rock n' roll pour ne pas dire artistique [en témoignent certains imprimés], tendance qui a naturellement beaucoup contribué au succès de Zadig & Voltaire lors de la naissance des premières boutiques et qui demeure charmante et convaincante, les années passant.
Eh oui car à mi-chemin entre le côté rock vintage un peu bohême ou canaille et un chic du meilleur effet, la marque aime jouer sur le décalé/branché et l'originalité voilée sous une pluie de basiques bien attrayants:
l'aspect classique, loin d'être repoussant ou rébarbatif, adopte alors ce petit côté citadin que j'adore, tout en restant décontracté [mais comment font-ils donc?].
Les accessoires modernisent l'ensemble et le tout, tantôt sage, tantôt espiègle, permet juste d'effectuer un "zéro faute de goût" pas franchement déplaisant.
Ca donnerait presque envie de s'y attarder longtemps, longtemps.
Pulls... ou pas.
Et on se moque bien après tout que, dans certains élans péjoratifs, la marque soit considérée comme "bobo" parce que d'abord, "bobo", ça ne veut rien dire du tout ^^
Je dirais plutôt que ce qui me plaît dans un vêtement, c'est son aspect esthétique et original, son style et son allure.
La façon dont il est coupé, dont il a été pensé, la noblesse des tissus employés...
Un soupçon de confort qui saupoudre le tout et hop! Me voici conquise.
Là, je dois dire, chez Zadig, ils ont tout bon.

* * *

Oui ok d'accord mais soyons francs, il y a quand même un "mais"...
Et même plusieurs, sinon ce ne serait pas drôle!
Parce que c'est bien joli tout ça et que j'aimerais fort me la jouer "glam-rock-chic" un peu plus souvent si je m'écoutais, seulement le "hic" demeure le prix.
C'est sur que pour une fille habituée à Zara, Promod, La City ou Sinequanone, ça fait toujours un petit choc la première fois.
Et même si je suis bien contaminée par les "Comptoir" et autres marques dont je m'offre de petits trésors de temps à autre, il n'en demeure pas moins que ça demeure au dessus de mon budget, très au-dessus même.
Et donc, ça reste du domaine de l'exceptionnel, de la rareté et de tout ce que vous voulez.
Evidemment, la marque est classée dans le prêt-à-porter de luxe et moi, je ne suis pas Crésus, ce qui, soit dit en passant, est fort dommage car ça arrondirait bien mes fins de mois...

Il y a autre chose aussi.
Je me demande vraiment si le vêtement acheté vaut le prix affiché en fin de compte.
Et la réponse, de toute évidence, est négative puisqu'on paye surtout la marque, comme partout, et qui plus est, une marque à succès.
Au final, la qualité n'est pas toujours si excellente qu'elle y paraît [des expériences malheureuses via des amies un peu fashion-addicted ^^], les habits conçus dans une optique d'avantage "mode" que "longue durée" sont souvent trop fragiles et par conséquent ne tiennent pas très longtemps, les coutures jouent les capricieuses et je vous passe tous les petits incidents de fabrication qu'au final on retrouve dans moultes endroits mais que c'est tout de même sacrément moins grave quand c'est une tunique à 15 euros ^^
Argh!
Rien n'est parfait et l'éphémère règne en maître sur notre petit monde de la consommation.
Pas de surprise,
Je le savais déjà.

* * *

Mais comme les petits pulls en cachemire me conviennent très bien pour l'hiver,
Et que de surcroît, ils tiennent bien avec le temps, eux,
Je me contente avec raison de leur présence dans ma maisonnée ou sur mon dos,
Je les chouchoute, je leur parle,
Je les choisis avec amour.
Je les traite pour le mieux.
Et chaque année, un nouveau copain-cachemire pointe le bout de son nez,
Proférant avec lui une vérité des plus incongrues:
OUI, j'aime les pulls,
OUI, même que j'en porte.
Qui l'eut cru?

* * *

Qu'on ne s'y trompe pas cependant.
Le reste du temps, je bug toujours et encore sur les tops demi-saisons parce que je crois que je les aime bien eux aussi...
...  et que leurs associations superposées, pour le moins singulières, afin de me tenir le plus chaud possible, sont à bien y songer peu coûteuses mais très glam' rock parfois aussi ^^
Limite grunge, hein?
Et totalement involontaire, c'est certain.

* * *

Accessoirement, j'ai un radiateur.
C'est bête pour se réchauffer, mais il fallait y penser.

-Livy-

--> Zadig & Voltaire - Le site <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Fashionista malgré moi - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2008

Une virée en sologne

Aujourd'hui je vais vous faire voyager loin, très loin même, laissant ainsi s'immiscer en vous ce doux parfum d'exotisme qui nous colle tous un peu à la peau et parce que plus de 200 kilomètres de la ville-capitale, on aura beau dire mais c'est carrément le bout du monde! (comprenez, l'aventure se situe au-delà du périph' ^^)

~

200 kilomètres et des poussières me direz-vous, mais où est-ce donc que cette contrée?
Petite devinette:
Il ne s'agit ni du pays de nos amis les ch'tis, ni d'une côte toute en falaises d'un bord de Manche et encore moins de l'est de la France.
Non, je dirais plutôt que c'est un joli coin perdu en plein milieu de bois qui fleurent bon la fougère et la lavande, parsemé de villages fleuris, d'étangs recouverts de nénuphars et de chemins sableux.
Un endroit qui mène doucement aux châteaux de la Loire et qui oscillant entre Cher et Berry se lance sur les traces d'Alain-Fournier, de son oeuvre et de sa trop courte vie.
Une campagne un peu intemporelle, imprégnée d'un passé historique certain et où les légendes et traditions d'antan, vieilles histoires de sorcellerie et superstitions de villageois aiment à revivre en se mêlant à la réalité dans un délicieux paradoxe.
Une région où finalement le quotidien tout entier semble s'être arrêté à des temps plus reculés, sorte de lieu vaguement mystique et qui me colle furieusement à la peau quand je décide de retomber docilement dans quelques anecdotes d'enfance ou d'adolescence.

La Sologne

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Et si j'en parle avec tant de passion, c'est que c'est un petit endroit, simple et charmant, que j'affectionne tout particulièrement ce qui tombe plutôt bien puisque je m'y suis rendue il y a juste une semaine, le temps d'une évasion-éclair d'une journée, sur les traces d'une ancienne maison familiale et dans de lointains souvenirs de balades en vélo.
C'est que j'avais l'air bien parisienne d'un coup, toute imprégnée de mon camaïeu de gris, petit chapeau assorti à mon sac et mes bottines, le tout saupoudré de mon trench d'amour... Pas du tout couleur locale, façon "bobo" fraîchement débarquée à la campagne mais sans son vélib' (citation de ma mère...)  pour la première fois de ma vie.
Et pourtant si vous saviez, loin de moi cette idée saugrenue!
Parce que là-bas, avant d'être une cambrousse lambda qui me paraîtrait hostile et à défaut d'être ma seconde maison (si vous suivez bien, cette dernière se nomme "côte d'azur"), c'est un peu mon troisième lieu de prédilection.
Un lieu drôle, convivial et plein de vie qui me ferait presque regretter, dans des bribes de conversations et des voix à jamais immortalisées de bons moments du temps passé!

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La Sologne en effet, du plus loin que je me souvienne, est associée à tout un tas de souvenirs hasardeux de mon enfance.
Je vous raconterais bien alors comment à cinq ans, j'employais volontiers les mots "pinède" et "caquetoire" à toutes les sauces, surtout quand il y avait des invités, mais sans doute était-ce du à un père trop soucieux de vouloir instruire sa fille en lui inculquant un vocabulaire qu'elle ne pourrait hélas jamais utiliser en cour de récré...
Je vous expliquerais bien aussi combien ma mère était heureuse de m'entendre lui dire que j'allais "bosser" croyant au potentiel évident d'une enfant trop studieuse durant son été alors que dans mon jargon, cela signifiait quelque chose du genre aller faire une promenade à vélo pour sauter des mottes de terre immenses, à me croire sur un terrain de BMX mais sans le BMX.
Accessoirement, je faisais tout de même quelques devoirs de vacances pour la forme (souvenez-vous des fameux Passeports!) mais c'est surtout parce que j'avais trouvé la cachette des corrigés ^^

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La Sologne était aussi le lieu où, visitant souvent de nobles demeures,  je me prenais pour une sorte de princesse des temps modernes, pouvoirs magiques à l'appui et quand ce n'était pas le cas, c'est qu'inspirée par mes lectures de l'époque, je me voyais déjà transformée en Sophie (à qui il arrivait bien des malheurs dans le livre de la Comtesse de Ségur; eh oui, on a les rêves qu'on peut!), ou encore en fée bleue, jolie demoiselle immortalisée dans le conte de  Pinocchio. A eux deux, ils étaient effectivement les livres de la bibliothèque poussiéreuse que je relisais chaque année inlassablement excepté quand Le journal de Mickey venait à débarquer, ô comble du bonheur.
J'ai d'ailleurs bien tenté un changement de mes habitudes littéraires en me lançant à corps perdu dans Jonathan Livingston le goéland mais allez comprendre pourquoi, l'identification au personnage fut légèrement plus rude... et je ne vous parle même pas du film!

De retour de visites des châteaux de la Loire (oui, je crois bien que je n'en ai pas manqué un et la plupart ont souvent eu droit à plusieurs séquences)  je me prenais à mon tour pour un guide fortement instruit et je passais des heures à commenter les meubles et les pièces de la maison familiale en leur donnant à tous un fort potentiel historique qu'ils n'avaient décidemment pas mais que je m'obstinais à trouver, dans un effort d'imagination certain.
Je songeais ensuite à un moyen ludique de dresser mon chien de l'époque, le faisant sauter de chaise de jardin en chaise de jardin et lui offrant un Mac Do en guise de récompense (le pauvre...) ou bien coursais les libellules sur le bord des étangs.
Au cours des soirées du mois d'août, en même temps que les étoiles filantes qui évidemment filaient, se pavanaient surtout dans les airs au dessus du jardin une flopée de "ratapanades" (plus communément appelées "chauve-souris") qui avaient le don de paniquer toute la maisonnée pour mon plus grand bonheur...
Eh oui, je suis sans doute une phobique de tout et n'importe quoi dans la vie, mais les chauves-souris ne m'ont jamais fait peur.

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Oh! Il y aurait encore bien du dossier sur tous ces moments intenses passés dans un état de distraction absolue mais en dehors de ces quelques révélations juteuses, j'avais aussi de "vraies" activités, hautement instructives.
Et l'on va faire comme si vous me preniez au sérieux.
J'ai ainsi pu m'adonner aux joies du VTT sur surface totalement plane où l'on écrase des hérissons déjà morts et parfois même des serpents (plats, eux aussi), du badminton, du pédalo, du foot savonneux (soupir), du feu d'artifice du 14 juillet en direct-live de l'étang municipal (!), de la marche à pied, du mini-golf (oui j'aime bien, c'est kitschissime le mini-golf ^^), de la conduite sur Peugeot 406 (essais peu concluants) et pire encore, à la pratique des ricochets sans jamais y parvenir, ne serait-ce qu'une fois.
(On le savait déjà, j'ai deux mains gauches...)
A bien y réfléchir d'ailleurs, toutes ces activités avaient une forte tendance 90's car j'imagine mal les enfants d'aujourd'hui se mettre pareillement en péril!
Je n'entends d'ailleurs pas par là "danger" mais plutôt "dossier", une fois encore ^^

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Cependant, il ne faut pas croire que mes vacances solognotes étaient de tout repos pour autant.
Parfois même, c'était carrément périlleux.
Les balades en voiture s'accompagnaient toujours en effet de la musique de Joe Cocker, même chanson écoutée en boucle sur tout le trajet, niveau sonore le plus élevé mais ça, c'était lorsqu'on ne se faisait pas assaillir par une pluie de grêlons d'une bonne demi-heure à vous briser tout un pare-brise!
Il fallait de surcroît éviter à tout prix sur la route chevreuils et autres trucs-qui-marchent-rampent-ou-volent-mais-dont-je-ne-sais-toujours-pas-le-nom.
Il était de rigueur aussi de se faire tremper à vélo parce qu'une pluie fine se révélait souvent être une véritable tempête (que dis-je, un typhon!) mais que larguée dans la nature et pire encore, dans les bois, à 20 kilomètres de la maison, je n'avais pas d'autre choix que de pédaler!
Enfin, j'aimais bien faire enrager tout le monde en organisant de fausses fugues, soigneusement cachée dans un recoin de la demeure ce qui me permettait justement de l'avoir pour moi toute seule pendant un bon moment tandis que toute la famille s'en allait à ma recherche dans le village, totalement paniquée...
Accessoirement, les boules de pétanque ont pu écraser légèrement mes pieds, les ponts en bois pourri au-dessus des étangs avaient ce je-ne-sais-quoi de pas très rassurant et qui pouvait nous flanquer à l'eau en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire, les anguilles pullulant dans ces mêmes étangs (beurk!) et je me suis fais quelques frayeurs dans la maison familiale qui parfois, me semblait hantée...
(de longs couloirs, le bois qui craque, une pièce peinte en rouge-sang et le mal était fait: je m'imaginais déjà dans Shining...)

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Cela dit, en dehors de toutes ces péripéties de petite fille, j'ai pris bien plus de bon temps en grandissant et en ramenant dans ladite maison, toute la joyeuse troupe de copines de mes seize ans en plein âge bête, gloussements et maquillage de rigueur, d'avantage prêtes à faire les boutiques à Orléans plutôt qu'à visiter la cathédrale, tenter quelques abdos piochés au hasard dans ce merveilleux magasine qu'était Jeune et Jolie (me demande bien s'il existe toujours d'ailleurs...), se pavaner dans les rues de la "grand ville" en tenue de modasse, écouter la merveilleuse radio locale (Vibration fm) en se faisant les ongles et en prenant une tripotée de photos au moyen d'un Kodak jetable, et s'essayer à la grasse matinée pour remplacer les randonnées VTT.
Une sorte de "procrastination power" avant l'heure qui s'apparenterait presque à ma vie actuelle, pour un peu :)
... J'ai dit presque...

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J'en retiens aussi quelques visites cocasses que je ne regretterais pour rien au monde...
Le musée de la sorcellerie, le musée de la magie, la dégustation de gâteaux au château de la Ferté-Saint-Aubin, une fête médiévale de village ou encore l'exposition "Tintin" notamment sont autant de moments improbables que vécus.
La visite nocturne du château de Chambord en mode "Sons et Lumières", à circuler en toute liberté dans les pièces du magnifique édifice, une lanterne en main, et découvrir ainsi un aspect incroyablement fascinant du lieu demeure quant à elle, l'un de mes plus beaux moments.

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Alors voilà.
La Sologne représente sans doute un peu aux yeux des gens le "trou du cul du monde", et la campagne profonde, et la verdure partout, et le froid, et les petites bébêtes dans les bois noirs et tout ce que vraisemblablement je n'aime pas trop non plus, de coutume.
Mais le fait est que j'affectionne profondément cette région parce qu'à défaut d'y vivre (et c'est sans doute mieux ainsi...), je me complais dans des souvenirs un peu dépassés c'est certain, mais suffisamment frais et attachants pour me faire oublier combien la vie parfois nous apporte son lot de soucis sitôt qu'on grandit.
Et parce qu'aussi minimes soient-ils, ils font partie intégrante de mon histoire, eux aussi...
Symbole de moments délicats et chaleureux, symbole aussi d'un passé historique dont je me rends mieux compte à présent et qui ne cesse de me fasciner, la Sologne me fait rêver de par sa part de mystère obscure, poétique et parfois un brin effrayante que je ne m'explique décidemment pas mais que je me contente de ressentir dés que j'y pose un pied.
(Bien que cela devienne plus rare à présent)
Et ce n'est vraiment que par manque de temps que mardi dernier, je n'ai pas enfilé un vieux jogging mité par dessus ma délicate robe en laine pour aller humer le bon air au milieu des "pinèdes" (c'est que j'y tiens, moi, à ce mot) et traquer de la girolle dans le paysage roux de l'automne qui s'amorce.

~

Alors, imprégnée par une fragile promenade de fin d'après-midi sur les lieux nostalgiques de souvenirs pourtant pas si lointains encore, je serais bien restée des heures ainsi, dans cet impensable endroit, à la croisée des mondes passés et présent, à m'inspirer de ce qui a été, ce qui n'est plus et ce qui sera.

-Livy-

Illustrations:
Une balade en Sologne
Quelques paysages immortalisés
Un ciel tourmenté d'octobre
Le village de Vouzon

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09 octobre 2008

HIMYM: It's gonna be legen... (wait for it) ...dary!

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A l'époque où Friends dévoilait sur petit écran son côté loufoque, décalé et totalement novateur, je rêvais secrètement du brushing de Rachel, de m'étaler dans les sofas du Central Perk en savourant un bon café, poussée par la plénitude d'une colocation pleine de rebondissements, le tout dans les bras d'un "boyfriend" grand amateur de dinosaures devant l'éternel (Ross?).
C'est que la joyeuse bande d'amis nous avait donné à tous des envies d'anecdotes croustillantes et de péripéties abracadabrantes pour pimenter un peu nos quotidiens décidemment trop scolaires d'adolescents sans problèmes, rythmés par la douce et mélodieuse voix de Phoebe vociférant un "Tu pues le chat" inoubliable...
A cet instant alors, aucun programme du même genre n'aurait jamais pu supplanter le comique détonnant de la série en pleine expansion et c'était à penser que pour faire aussi bien dans le futur, il faudrait se lever tôt.

Mais c'était sans compter sur How I Met your mother, la petite bombe de Carter Bays et Craig Thomas qui a commencé à sévir sur nos petits écrans en 2005 (pas en France, hein ^^) pour créer l'enthousiasme général et dont la toute nouvelle saison, troisième du nom, a choisi ce merveilleux moment qu'est la rentrée 2008 pour démarrer.

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HIMYM

A la base, un principe simple.
Les années 2030: Ted Mosby, père de famille est sensé raconter à ses deux enfants comment il a rencontré leur mère (cf le titre de la série) mais il se lance surtout dans un récit détaillé de ses jeunes années où il était inlassablement à la recherche du grand amour mais se mettait malgré lui ainsi que sa bande de joyeux lurons inséparables dans des situations aussi cocasses qu'imprévues...

Naturellement alors, l'un des "petit plus" de la série réside dans les nombreux flashbacks occasionnés par un tel scénario.
Ce bond inespéré dans le passé est en effet un astucieux moyen afin de permettre un récit plutôt libre de la part de Ted, le narrateur, mais aussi d'introduire des "flashbacks dans les flashbacks" (processus hautement intéressant ^^), revenant tour à tour sur diverses anecdotes -toujours truculentes- de la jeunesse des personnages de la sitcom, avant qu'ils ne fassent connaissance... ou après.
Une chronologie pour le moins chamboulée au charme indéniable donc et qui dans son côté "sans foi ni loi" a remis un peu en question les codes d'une sitcom traditionnelle pour notre plus grand plaisir.

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Pourtant, ce n'est pas tant l'aspect novateur de How I met your mother qui marque en premier lorsqu'on visionne la série que la richesse des anecdotes sans cesse renouvelées. On la compare volontiers à Friends pour son groupe d'amis dont on aimerait faire partie mais les réalisateurs ont su passer outre cela et donner une couleur nouvelle, plus moderne sans doute, à leur bébé et qui se caractérise entre autres par le rythme haletant des péripéties qui peuvent être générées en un seul épisode.
Mine d'idées apparemment inépuisable, les créateurs rivalisent d'inventivité pour trouver des situations comiques toujours plus incroyables, toujours plus palpitantes mais, chose curieuse, en gardant tout de même un semblant de cohérence notoire, ce qui permet alors de ne pas décrocher.
Oui parce qu'outre le fait que les anecdotes se suivent sans se ressembler, faisant chacune leur tour leur petit effet, elles se recoupent, se croisent, se complètent, s'entrechoquent et s'intensifient au fil des épisodes des diverses saisons, créant un véritable lien narratif qui unit malgré lui le spectateur aux personnages fictifs dont il suit les aventures.
On pourrait appeler cela un vrai coup de maître en quelque sorte!

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L'humour quant à lui est plutôt bon enfant, familier, du type à s'y reconnaître lors de soirées bien arrosées et, seule chose qu'il m'arrive de déplorer, un peu trop "américain" à mon goût, à l'image d'autres séries du même genre. La surenchère de blagues potaches est souvent au rendez-vous et pas toujours du meilleur effet!
Heureusement, il peut aussi se révéler plus fin par des réparties bien envoyées, véritables joutes verbales auxquelles s'adonnent les protagonistes régulièrement et qui donnent souvent lieu à des concours de vannes à n'en plus finir ou encore des flashbacks drôlissimes.
On rit alors de bon coeur de voir évoluer nos héros tous juvéniles et tous benêts dans leurs très jeunes années et l'on se repait de leurs souvenirs amicaux, familiaux, sentimentaux, pourvu qu'il y en ait beaucoup!

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C'est que l'essentiel d'une série comme How I met your mother repose également sur un processus d'identification aux personnages et d'attachement également. Afin qu'un maximum de monde se sente concerné, il faut donc trouver le plus possible de traits de caractère susceptible de plaire à un large public et une fois encore, le pari s'avère relevé.
Les cinq protagonistes principaux de la série sont en effet plus touchants par leurs paradoxes, leurs changements de comportement intempestifs, leurs questionnements perpétuels et leur "paraître" qui bien souvent ne s'accorde pas avec leur "être" que par ce qui leur arrive en tant que tel.
On se moquera bien au final de qui couchera avec qui, ou qui subira une rupture douloureuse, mais c'est un véritable plaisir que de les voir évoluer et de constater, au gré des épisodes, leur complexité se créer.
Le rapport au passé et aux souvenirs de chacun d'entre eux évoqué précédemment, contribue d'ailleurs beaucoup à montrer d'une part leur évolution et d'autre le cheminement qu'ils ont pu traverser au cours de diverses périodes de leurs vies.
Pas étonnant alors qu'un spectateur lambda puisse se sentir à son tour concerné par ces détours psychologiques un peu dissimulés certes, mais assurément présents au sein d'une intrigue à la fois drôle, accessible et décalée.

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Mais How I met your mother ne serait rien sans son personnage-clé adulé de tous, j'ai nommé Barney.
Un peu plus en retrait a priori, et de prime abord moins mis en avant que les inséparables et plus conventionnels Ted, Marshall, Lily ou Robin, le dénommé Barney Stinson, débridé comme on n'en fait plus, kitsch, improbable et attachant à la fois, fait en effet couler beaucoup d'encre et contribue en grande partie au succès que peut remporter la série.
Son personnage, petit bijou de drôlerie, est en effet un rôle de composition à lui tout seul.
Présenté comme un dragueur invétéré doté d'une surprenante confiance en lui et capable des pires subterfuges pour parvenir à ses fins auprès de la gente féminine, ce gentil salaud révèle à plusieurs reprises, lors des fameux flashbacks, une adolescence hippie (plus "peace and love", tu meurs!) qui s'est finie par une déception sentimentale pour le moins douloureuse. On y trouve alors une explication à son désir de ne point s'attacher et de prôner le "single way of life", peu importe où tout cela peut bien le mener.
Et ça le mène loin, très loin même, pourvu que les scénaristes y trouvent matière pour de nouveaux épisodes!
Tour à tour, on peut le voir dans une performance artistique, en plein flagrant délit de rupture affligeante, en petit homme fragile ou beau parleur à la rhétorique certaine.
Sa désinvolture, son envie d'entraîner les autres personnages dans de folles aventures et ses répliques cultes en font un héros malgré lui et surtout le personnage fétiche de la série, valeur sure qui perdure au fil des épisodes.
Parlons-en d'ailleurs de ses répliques cultes! Son traditionnel "Suit up!" (Barney part du principe que la classe incarnée pour draguer consiste à se vêtir d'un costume et que c'est une règle à ne manquer sous aucun prétexte) n'a d'égal que son "Legendary" ou encore son "Awesome" puisque chaque chose, chaque fait qui vient de lui est forcément exceptionnel.
Le beau, le grand, le subtil Barney possède d'ailleurs un blog dans lequel il révèle à quel point il est formidable et qu'il mentionne à plusieurs reprises au cours de divers épisodes.
Bonne nouvelle! Son blog existe pour de vrai et est accessible [ ici-même ]

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Ce qu'il faut en effet savoir est que How I met your mother est une série très interactive qui joue beaucoup avec les nouvelles technologies, en particulier internet.
Ainsi, en plus du blog de Barney évoqué précédemment et outre le fait que le net soit mis en avant à maintes reprises au cours des différentes saisons, on trouve sur la toile toutes sortes d'informations concernant les personnages et dont les fans pourront se délecter; une publicité indéniable pour une série en plein essor.
Des sites d'hébergement de vidéos nous offrent par exemple différentes chansons de Robin (son personnage ayant été une star-ado plutôt nulle nommée Robin Sparkle) dont le fameux "Let's go to the mall", de la bonne musique bien évidemment, fera parler d'elle pendant longtemps...
[Soupir, j'ai même mis le lien ^^]
En cherchant bien, je suis également tombée sur le site [ Tedmosbyisajerk.com ], un grand moment de la série ici encore, petit clin d'oeil pour les habitués qui évidemment ne se trouveront pas dépaysés.
J'attends alors de trouver la page qui consiste à vendre les affaires et vêtements de Marshall et Lily afin de collecter des fonds pour leur nouvel appartement et mon petit tour d'horizon sera complet!

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En résumé, les créateurs de la série ont tout compris.
Ils ont su jouer sur la corde sensible, trouver ce qui plaît, faire de leurs personnages des condensés d'humains stéréotypés avec lesquels on aura forcément quelque chose en commun puis rebondir encore et encore, et ô chance, le public apprécie.
Parce qu'il faut l'avouer, c'est très bien fait.
Amusant, léger, tendance.
Et la pilule passe sans même qu'on s'en rende compte.
On se prend au jeu et bien évidemment, en grand admirateur de séries télévisées devant l'éternel que l'on est, on en redemande.
Les bons mots, les expressions, les caricatures, les jeux engendrés (slap bet? ^^) ainsi que tout l'univers crée autour de How I met your mother font de la sitcom non pas un simple effet de mode passager mais un véritable phénomène dont on se souviendra, et ce même dans plusieurs années, au moyen de répliques cultes et de situations incongrues.
Un point commun une fois encore avec le prédécesseur Friends ("Chandler est une fille! Chandler est une fille!") qui a su ravir toute une génération par son modernisme avéré pour l'époque.
Et en espérant que les (nombreuses?!) saisons à venir de notre nouvelle série "chouchoute" sauront se renouveler suffisamment pour ne créer ni lassitude ni recyclage d'anciens gags, mais redoubleront au contraire d'ingéniosité afin de garder intacte une originalité qui jusque là, m'a toujours laissée admirative...

-Livy-

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06 octobre 2008

Retour sur ma "Nuit Blanche" à Paris (lol?)

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Eh non, ça ne me ressemble pas de placer un "lol" dans le titre (et pourquoi pas un "kikoo" tant qu'on y est!) mais c'est qu'en ce samedi 4 octobre de l'an 2008 et pour la Nuit blanche, 7 ème du nom, tout ne s'est pas exactement passé comme prévu et que j'aime ironiser un brin...

A vrai dire, la "Nuit Blanche" à Paris, je n'avais plus tentée l'expérience depuis 2005.
Sans doute à cause du froid, de la pluie, de tous ces gens alcoolisés qui envahissent les rues, de la foule dans le métro (jour de grève?) et de l'inévitable transformation de la chose en un plan marche désespéré à travers la capitale jusque très tard dans la nuit.
Ca m'aurait presque fait penser à la fête de la musique tiens, mais en plein automne!
Ah oui j'oubliais, il fut un temps où j'aimais bien la fête de la musique...

Il reste à préciser que des premières années où je m'étais aventurée à participer à la" Nuit Blanche", il ne me reste quasiment aucun souvenir si ce ne sont des fins de soirées passées dans quelques bars surpeuplés, l'air hagard, un sitting mémorable à la cité U par jour de grande pluie et avis de tempête et des galères interminables pour tenter de regagner mon domicile parce que les transports en commun ce jour-là, ça craint!
En d'autres termes, la loose...
Mais comme je ne peux pas faire que critiquer non plus, j'y avais aussi découvert au gré d'un détour le forum des halles éclairé de façon inhabituelle, parsemé de fourmis géantes et agrémenté d'une ambiance musicale plutôt sympathique (les habitués s'en souviendront), quelques illusions d'optiques et autres ombres chinoises sur diverses places de la capitale, des monuments de Paris mis en valeur dans une ambiance très "sons et lumières" et autres petits moments hors du temps plutôt appréciables le temps d'une soirée.
C'est sans doute d'ailleurs ce qui m'a donné, après toutes ces années, la motivation de m'y replonger pour la version 2008 de l'évènement.
Et c'est parée comme pour un hiver au pôle nord, manteau douillet, écharpe, moufles et trois épaisseurs de pulls en laine à l'appui (plus frileuse et anti-glam', tu meurs ^^) que je me suis décidée à jeter un oeil à tout ce joyeux remue-ménage.

* ° * ° *

Alors heureuse et comblée?
Pas vraiment.
Il faut croire qu'au fil du temps, le succès et la publicité aidant, les gens se sont multipliés de façon assez alarmante pour se précipiter dans la rue tous en même temps et tous aux mêmes endroits, et on pourra dire ce qu'on voudra, cette foule compacte qui vous empêche d'avancer, vous pousse, vous bouscule ou vous piétine, ça vous gâche toute une soirée!
(Soit dit en passant, je reste et demeure asociale, mais je l'assume bien...)
Et de fil en aiguille, à vouloir se déplacer d'un bout à l'autre de la capitale pour tenter diverses activités qui semblaient pourtant alléchantes sur le programme, on en revient à prendre le métro encore et encore, suivre la foule dans les lieux-clés, attendre on-ne-sait-pas-trop-quoi, gâcher du temps, se mêler aux gens ou se perdre dans des endroits qui n'ont pas eu le succès escompté sans doute pour au final ne rien apercevoir du tout!
Légèrement frustrant à bien y penser et beaucoup de kilomètres parcourus à pied ou sous terre, mais pour pas grand-chose...

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Op_ra_Nabaztag

La palme de la déception de la soirée revient sans doute au concert de Nabaztag donné à Bercy-Village et auquel je n'ai malgré moi pas pu assister.
L'idée était pourtant plus que génialissime pour la geekette que je suis: cent petits lapins communicants (mes chouchous ^^) réunis pour un spectacle sonore et visuel mis en scène par Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé se donnaient la réplique dans une sorte d'opéra chorégraphié et soigneusement orchestré.
Pas moyen donc de manquer un tel évènement, aussi intriguant que fascinant et qui allait devenir mon but number one de la soirée.
Entendez par là, l'animation à voir à tout prix sinon je meurs!
Oui mais voilà.
Les séquences durant trente minutes et le public étant ultra-filtré à l'entrée, le concert de lapins Nabaztag était voué à être limité à un nombre très restreint de chanceux, à moins de s'offrir le luxe de trois heures d'attente dans le froid et sans même avoir la certitude de pouvoir assister à l'évènement!
Une organisation que j'ai déploré (et que je déplore encore) car sans forcément rester les trentes minutes que durait l'animation dans son intégralité et confortablement assise sur une chaise de surcroît, j'aurais espéré au moins un passage, ne serait-ce que très bref, devant ces petites bêtes charmantes, juste pour constater un peu le rendu de la chose.
... Et accessoirement en piquer un au passage, c'est que je suis une psychopathe des Nabaztag moi ^^
Mais le libre-accès n'était pas trop d'actualité et je suis repartie totalement dépitée.
En bref, je rumine encore, presque autant que pour l'annulation de dernière minute du concert de Pete Doherty, c'est pour vous dire mon état de nerf!
Mention spéciale tout de même pour avoir flâner un peu, faute de mieux, dans Bercy-Village (ce qui m'était rarement arrivé) et avoir trouvé un charme incontestable à l'endroit, à presque me donner l'envie d'y retourner au plus vite.
Au fond, j'arrive à trouver du positif un peu partout :)

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Mais à partir de cet échec des Nabaztag, la soirée quant à elle était définivement perdue.
Endroits déserts où les activités n'avaient finalement pas eu lieu (ou étaient finies, qui saura me le dire?), bars surpeuplés à en être découragé avant même d'y entrer, métros bondés, heure trop tardive pour tenter de regagner un autre quartier et y trouver quelques activités sympathiques...
Ce n'est pas la chance qui était au rendez-vous, c'est le moins que l'on puisse dire!
Et sinon, je n'ai jamais pu rentrer chez moi en transports, ligne condamnée.
En d'autres termes, ça s'appelle la loi des séries et quand elle commence, mieux vaut ne pas trop insister.
Je n'ai pas insisté.

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Tour_Montparnnasse_Nuit_Blanche_2008__2_  . Tour_Montparnasse_Nuit_Blanche_2008__3_

Dans mon malheur cependant, l'illumination de la Tour Montparnasse, remarquablement mise en scène dans un concept "sons et lumières" réalisé par le japonais Ryoji Ikeda, m'a comblée.
Le faisceau lumineux qu'elle a laissé apercevoir tout au long de la nuit et qui s'élevait haut, très haut dans le ciel de façon à ce qu'on puisse l'apercevoir même dans les villes avoisinant Paris avait ce côté impressionnant qui nous laisse perplexe, dans une sorte d'abstraction de l'art délicieusement mystique.
Perchés sur la terrasse du centre commercial de Montparnasse, les projecteurs disposés en damier provoquaient une intensité palpable et le public pouvait s'en approcher, circuler parmi eux et les frôler, créant ainsi une sorte de connivence avec cette lumière aveuglante, comme venue d'un autre monde.
C'était un spectacle joliment décalé que de voir tous ces gens s'unir aux faisceaux lumineux, lever les bras et rester ébahis dans une sorte de communion solennelle...
La tour, quant à elle, en était tranformée. Elle apparaissait aux curieux sous un angle nouveau et devenait encore plus gigantesque qu'à l'accoutumée.
Les sons étranges qui accompagnaient la structure abstraite enfin, peaufinaient cette ambiance surréaliste, se modifiant par moments, de manière peut-être un peu trop stridente parfois, mais dans un état d'esprit en totale cohérence avec l'ensemble, provoquant ainsi une performance artistique de haut niveau et un véritable plaisir des yeux.
Par ailleurs, la pluie et la brume étant de la partie au cours de la soirée, une sorte d'arc-en-ciel a vu le jour au sommet de la tour et s'est progressivement mêlé aux faisceaux lumineux dans ce qu'on pourrait appeler une illusion d'optique, délicieusement incongrue.
Un très grand moment visuel alors que je ne regrette pour rien au monde et qui me valait bien un petit déplacement hors de chez moi pour marquer l'occasion et rien que pour voir ça ;)

* ° * ° *

Le bilan n'en demeure pas moins hautement mitigé.
J'ai erré dans le 6 ème, vers Saint-Sulpice ou Saint-Germain-des-Prés et bien que les activités n'y avaient pas (ou peu) élu domicile, j'ai aimé l'ambiance car c'est un quartier familier...
J'ai manqué un concert Bollywood, l'illumination de la tour Saint-Jacques, les portes ouvertes au Grand Palais, Patti Smith, moultes animations présentées dans les gares, j'en passe des pires et des meilleurs, et c'est bien dommage au demeurant mais pas si grave.
Pourtant, à bien y réfléchir, j'en finirais presque par me dire qu'au bout du compte, trop de choix tue le choix par excellence et que la foule excessive, dans tous ces évènements publics, n'aide vraiment pas à les mettre en valeur.
Certes, la programmation est originale, atypique et décalée tout ce que j'aime.
Certes aussi les performances artistiques et autres improvisations n'y manquent pas et étant donnés ma personnalité et mes goûts, je devrais y adhérer d'avantage et m'y complaire...
Mais certains n'y voient-ils pas plutôt l'occasion d'une bonne soirée entre amis assurément trop arrosée et de sortir dans la rue complètement défoncés?
C'est en cela que je trouve le concept de la "Nuit Blanche" un peu gâché.
Il attire du monde, il a du succès, c'est très bien, c'est une bonne publicité. Oui mais...
Je préfère au final laisser le cheminement de mes activités artistiques venir à moi au fil de l'année  plutôt que de tout vouloir faire au sein d'une même soirée et ce dans une effervescence que je n'approuve pas toujours.

C'est ainsi.
Je me laisse bercer par ce que Paris peut m'offrir de beau et d'étonnant et dans la majesté de la ville, les nuits blanches, improvisées et sans une âme au demeurant, viennent souvent se gorger de magie au moment où je m'y attends le moins.
Et si certains viennent à me dire que les évènements de ce samedi ne se reproduiront pas de sitôt ici-même, je répondrai sans doute par l'affirmative, mais ce sera surtout parce que confiante, je sais que la ville-capitale regorge de tous ces petits secrets culturels et autres surprises artistiques qu'elle nous livre au compte-goutte, les mois, les années passant, et dont je me délecte au fil du temps...

-Livy-

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03 octobre 2008

Dans l'écriture... ma vie par procuration

PLume

Je m'interroge.
C'est étrange cette faculté que j'ai à écrire un peu tout et n'importe quoi et surtout n'importe quoi d'ailleurs, sans but ni conviction, sans style, sans réflexion mais simplement par envie d'écrire.
Du plus loin que je me souvienne, je suis une sorte de machine humaine à noircir des feuilles de papiers, une fana de calligraphie, une collectionneuse de stylos plumes à ses heures perdues, une fille à additionner les copies simples grands carreaux seyes (souvenirs scolaires, n'est-ce pas ^^) qui les sème partout sans même les compter et qui les retrouve un beau jour par hasard sans être plus ou moins capable de leur donner une explication sensée.

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Pas de sujets posés, pas de règles, encore moins de contraintes.
Mais de l'instinct, ça oui.
Beaucoup d'instinct.
D'instantané aussi.
De moments capturés sur le vif.
D'écriture quasi-automatique.
J'écrirais presque parce que je le vaux bien, tiens ^^

.

C'est un fait.
J'écris quand je vais bien,
J'écris quand je vais mal,
J'écris en pleine liesse,
J'écris du fin fond de mon lit,
J'écris dans les bars, les cafés,
J'écris en plein air et sans m'arrêter
J'écris mes impressions sur l'animé,
J'écris toute mon inspiration sur l'inanimé.
J'écris tout le temps.

.

Comble du comble, quand je n'écris pas
Des mots viennent, impromptus, et s'emparent de moi,
Ils me susurrent des rêves, des idées,
Des envies d'être ailleurs, là où je ne suis pas,
De graver des souvenirs sur un coin de papier,
Un mouchoir, une serviette, un buvard,
Et il resurgit alors cette envie de gratter.

.

C'est qu'il m'en passe des choses par la tête...
Alors j'écris mon ressenti ou bien celui des autres
Des éventuels avis, des points de vue,
Des critiques, quelques douceurs ou d'hargneux pamphlets,
Et quand tout cela ne suffit plus,
J'invente des personnages imaginaires un brin farfelus
De quoi avoir de la matière,
Pour m'égarer dans un autre univers.

.

Je pourrais en avoir assez,
Assez de me balader avec mon carnet d'idées,
Assez de tout noter jusqu'au moindre détail,
Et mes rêves, et mes pensées, et mes idées,
Assez d'aller jusqu'à écrire mes journées,
Assez de tout ce papier gâché,
Mais malgré moi, je m'entête à continuer
Bien que beaucoup trouvent cela suspect...

.

Au fil des ans, je griffonne, je griffonne et puis en fin de compte je griffonne tant que mes écrits s'entassent et se perdent lentement.
Je relis des phrases inachevées, des mots éparpillés, je ne m'en souviens même plus.
Je tente un tri mais il est hasardeux.
Et dans un coin, je garde des mots assemblés, des poèmes de jeunesse, des tourments d'adolescente et des phrases en musique, chansons improbables à qui je n'aurai pas donné la chance d'éclore.

.

C'est la raison d'être alors de cette nouvelle catégorie.
Rien d'ambitieux, rien de prétentieux.
Plutôt des souvenirs et des idées.
Des mots imparfaits.
Inachevés.
Souvenirs qui me semblent à leur place ici-même, dans ce cyber-lieu personnel où mes passions s'étalent autant que mes hobbies, mes coups de coeur que mes folies.
Juste des instants de jeunesse égarés, des écrits sans queue ni tête, des mots au hasard de quelques ressentis, des papiers retrouvés, des feuilles rescapées d'un déménagement, des imprimés oubliés...
Toutes ces choses légères qui ont été moi à un moment et qui m'ont suivies sans même que je m'en aperçoive,
De petits riens du quotidien ancrés malgré le temps qui passe et l'évolution qui lui est propre
Avec avant tout une valeur affective et abstraite que j'ai la furieuse et soudaine envie de faire partager.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Ma bulle artistique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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