31 mai 2008
Défendons le point virgule!
Aujourd'hui mes amis, l'heure est grave...
Je prends la plume ardemment pour une cause un peu hybride mais qui me tient à coeur néanmoins.
Une cause à but humanitaire littéraire essentiellement.
Une cause noble et assidue et qui ne manque pas de me troubler, les mois passant.
Une cause qui je l'espère n'est pas encore perdue.
La défense du point virgule.
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J'étais tombée il y a quelques temps déjà et avec un bonheur à peine dissimulé sur un site merveilleux:
Le comité de défense du point virgule.
Tout un programme alléchant en perspective, soutien évident à notre ponctuation préférée, hélas tombé à l'eau dans le "plouf" du site qui s'est fermé bien trop vite, laissant au passage de fervents partisans démunis et contrits, tout comme moi.
Oui parce qu'il faut bien vous le dire, je ne suis pas la seule à prendre sa défense...
Les écrivains et linguistes le font paraît-il mieux que moi, mais après tout je ne suis qu'un blog-à-aimer-les-points-virgules ce qui est déjà en soi un bon début ^^
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Ainsi le point virgule, cette chère petite ponctuation, mélange savamment dosé entre la virgule et le point et qui marque un temps de pause sans pour autant clore totalement une phrase serait-il réellement voué à la disparition?
Je n'ose y penser.
Adieu respiration légère parmi les mots;
Adieu nuances!
Parce qu'on n'aime pas l'intermédiaire, parce que c'est plus tendance d'utiliser des phrases courtes voire nominales (on n'arrête pas le progrès), on vous offrira des points saccadés à foison, des virgules pour les propositions et entre les deux, tout juste rien, pas même un soupçon de délicatesse.
Quelques méchants l'ont sans doute trouvé de trop ou bien trop peu, pas assez marqué, pas assez marquant?
Tant et si bien que dépité, c'est non sans un pincement au coeur que notre point virgule quitte progressivement les romans contemporains, dédaigne thèses et essais, se fait la malle de nos journaux et laisse tomber les rédactions scolaires pour de bon.
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Eh bien moi je dis non! Non à sa disparition!
A mes yeux, il a toujours été cette petite ponctuation aléatoire que j'aimais utiliser quand je rédigeais et qui m'a d'ailleurs valu quelques reproches soi-disant qu'il n'était "rien".
Il était beau et surtout différent.
Il se démarquait des autres par son côté un peu abstrait au beau milieu d'une ponctuation bien établie.
Il était cette "petite chose en plus" dont on ne sait pas grand chose et qui dans son mystère effraie un peu.
Il avait ce côté un brin lyrique que j'aime bien, sorte de signification cachée qui échappe à beaucoup.
Lui, c'était l'artiste des écrits;
Le marginal de la ponctuation;
Evidemment mon préféré...
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Aujourd'hui encore, pour le peu qu'il est utilisé, il représente à lui seul toute la subtilité, toute la complexité d'une phrase ou d'un paragraphe.
Il sait doser les mots mieux que ses acolytes et les nuancer à l'infini pour mieux jouer de sa supériorité.
On le trouve difficile à utiliser et c'est tant mieux car c'est par sa rareté même qu'il demeure intéressant.
Il ne s'apprend pas vraiment certes mais il s'apprivoise comme il surprend.
Il est juste là, au détour d'une phrase, inattendu, à la sublimer joliment comme par magie.
Classieux, élégant, distingué.
Littéraire en diable, il est un véritable symbole d'équilibre et de simplicité, petit bijou inséparable de la langue française que, malgré le temps qui passe et les époques qui défilent, on se doit absolument de garder.
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Ainsi va ma pensée du jour...
Je fais du point-virgule un état d'esprit, une cause personnelle, une envie de défendre le sublime.
Tout juste un grand cri d'espoir au service des lettres, phrases et autres mots...
-Livy-
Anecdote rigolote:
On notera cette blagounette du 1er avril dernier qui expliquait dans une lettre officieusement officielle que l'Elysée attachait une forte importance à la réhabilitation du point-virgule et que par conséquent, les documents administratifs à venir devraient tous en contenir, sans exception.
Ah si seulement, ce pouvait être vrai... c'est que j'en viendrais presque à aimer l'administration, moi ^^
28 mai 2008
Camille à la Cigale
Mardi 27 mai 2008, c'est sous une pluie battante, une chaleur étouffante et à la Cigale que je me suis retrouvée comme de coutume, récidive volontaire à l'occasion du concert de Camille puisque la jeune femme avait plusieurs date de prévues en ce lieu sacré.
~ ~ ~
La voir sur scène? Une curiosité avant tout.
Le sac des filles, son premier album, m'avait plu dans l'ensemble par son côté paradoxalement désinvolte et tourmenté de fille actuelle, naturelle, déjantée. Une sorte de journal intime emprunt de féminité et de questions existentielles parsemé d'humour bien pensé.
Suite à cela, véritable coup de coeur en 2005/2006 pour Le fil qui abordait des textes pour le moins second degré accompagnés d'un concept musical surprenant basé sur le minimalisme le plus extrême. En effet, l'album était composé d'une seule note laissant ainsi à Camille une totale liberté d'expression avec un instrument bien à elle et dont elle se servait avec talent: sa voix.
Bruits de bouche, vocalises et chants mêlés, C'est en utilisant l'oversampling en live que l'artiste parvenait à obtenir un résultat proche de l'album, ne s'accompagnant presque d'aucun musicien.
Une façon pour le moins originale de concevoir la musique voire de la révolutionner et qui n'a pas manqué d'attirer mon attention de par son aspect novateur et le résultat surprenant ainsi obtenu.
A l'époque saluée par la critique, Camille s'était alors vue remettre plusieurs récompenses dont le prix Constantin.
Et puis survint Music Hole, son nouvel opus paru cette année qui poursuit de façon cohérente l'aventure musicale de la jeune femme mais en anglais cette fois et dans un registre d'avantage underground.
Malgré moi et après plusieurs écoutes, je suis restée plutôt hermétique aux nouvelles mélodies qui à l'exception de quelques unes, envoûtantes, ne m'ont pas accroché et ont fini par m'ennuyer plutôt que de me transporter.
A vouloir trop en faire peut-être et chercher une sorte de perfection dans l'originalité absolue parmi les souffles et les cris, quelque chose m'a semblé s'essouffler dans l'état d'esprit du concept initial et c'est donc mitigée que je me suis rendue au spectacle, attendant de voir ce qui allait se passer...
~ ~ ~
Alors j'ai vu!
Tout d'abord, une première partie singulièrement drôle nommée Airnadette, sympathique petite troupe parodiant l'espace d'une demi-heure toutes sortes de musique de la plus rock à la plus kitch pour terminer en beauté et avec humour sur le morceau magistral de Freddie Mercury Bohemian rhapsody.
~ ~ ~
Et puis, star de la soirée acclamée par une foule compacte et enthousiaste, Camille est arrivée dans un mélange de sons étranges et de lumières tamisées, tournoyant en long et en large de la scène, dissimulée sous une cape orange vif, couleur de son nouvel album...
Connue pour ses performances live étonnantes, je pouvais à ce moment m'attendre à tout. Et le tout est arrivé sous forme d'un début de concert réellement surprenant, relevant plus par moments de la performance artistique que de la musique à proprement parler.
Difficile pour moi au commencement de rentrer dans cette ambiance à mi-chemin entre un concert et un show avant-gardiste avec effets de scène au rendez-vous. Imaginez vous de l'eau, des claquettes, des percussions qui raisonnent à n'en plus finir dans toute la salle, des sons (humains? je ne saurais dire...) et au beau milieu de ce tableau surréaliste, une Camille en transe, enflammée, effectuant une sorte de danse du scalpe endiablée mais finalement à mille lieues de tout car pénétrée toute entière dans un trip propre à elle seule.
L'espace d'un moment, il m'a semblé que c'était un peu "too much" et à l'image de ce que j'avais pensé du dernier album car même si je saluais l'aspect "performance" non dénué d'intérêt, je m'imaginais mal passer toute une soirée de concert de la sorte et restait distante par rapport à l'ensemble.
Fort heureusement, le concert (qui m'a d'ailleurs semblé se dérouler en deux parties) s'en est allé au fil du temps explorer d'autres contrées, plus accessibles cette fois et qui m'ont fait retrouver avec délectation la Camille que j'avais apprécié lors des opus précédents.
Au gré des morceaux et accompagnée cette fois d'un groupe de choristes très polyvalents, elle a, avec cette sorte d'humour totalement décalé qui lui est familier, joué de sa voix dans les graves comme les aigus, dans les trémolos comme dans les cris, présentant au public un talent indéniable et sans jamais se prendre au sérieux, faisant allègrement participer le public à l'élaboration de ses morceaux en mode live, tant et si bien qu'à plusieurs reprises, j'ai cru à des improvisations totales plutôt qu'à des séquences préméditées.
Certes, le côté performance artistique n'en demeurait pas moins présent puisque telle est la personnalité artistique de la jeune femme, mais au milieu des chants et des danses se succédant, de choeurs très "gospel" et de morceaux plus doux où elle s'accompagnait seulement au piano, il se fondait tout simplement mieux dans l'ensemble, laissant alors un arrière-goût d'originalité bien amenée.
Pleine de vie tout comme sa musique, Camille n'a pas manqué de faire son numéro, bruitages en tout genre en prime (on notera toute la salle poussant des cris d'animaux), jeux complices et bons mots avec ses choristes, tenues de scène pour le moins inattendues et bien d'autres surprises encore.
Entre deux claquements de mains, quelques intro décapantes (je suis restée fortement impressionnée par les deux choristes se livrant à une performance de human beat box sacrément bien orchestrée) et quelques "lalala" sautillants, l'ambiance s'est vraiment intensifiée l'heure passant, dévoilant de temps à autre quelques morceaux des plus connus revisités pour l'occasion, des textes à retenir pour leur complexité à peine voilée et toujours cette ambiance gospel très entraînante.
Des moments forts allant crescendo donc jusqu'aux rappels, petit instant du concert que j'ai préféré (et qui, ô chance, a duré bien longtemps) puisqu'elle n'a pas manqué d'entonner toutes les chansons qui me tiennent à coeur, tout opus confondu et ce, dans une ambiance absolument exaltée.
Tour à tour, je me suis vue chantonner l'introduction live de "Ta douleur" dans une sorte de trip mystique partagé par la salle entière, nostalgique devant "Sanges Sweet" la toute dernière chanson de l'album Music Hole, souriante à l'évocation des "ex" extrait du premier album, attendrie par le choeur a cappella interprétant "Paris"...
Et puis Capri Paris, c'était fini... Et nous somme tous rentrés oui, mais sous la pluie!
~ ~ ~
En résumé, je me suis fait quelques frayeurs en début de concert qui sont heureusement passées bien vite laissant place à des musiques envoûtantes jetées en pâture à mes oreilles critiques.
Je réécouterai maintenant Music Hole différemment, le live transcendant l'album comme toujours et le rendant plus symbolique, dans un sens...
Mais s'il y a bien une chose sur laquelle je ne démordrai pas, c'est que je préfère mille fois Camille usant et abusant de sa voix si particulière et si riche, don précieux qu'il serait dommage de ne pas souligner, dans les textes et les chants plutôt que dans les onomatopées à l'infini et autres bruits naissants...
~ ~ ~
Prochain concert la semaine prochaine
Dans un registre complètement différent,
Daniel Darc en première partie,
Le grand, le beau, le vrai Pete Doherty,
Et sans doute encore un très grand moment ^^
-Livy-
--> Camille - Site officiel <--
--> Le Myspace de Camille <--
25 mai 2008
Connu comme Le Loup Blanc
Découvert le mois dernier au cours d'un de mes périples parisiens du week end, le Loup Blanc est ce petit restaurant du 2ème arrondissement qui a tant attiré mon attention que j'ai eu envie de lui consacrer un billet.
° ° °
Déjà conquise par un nombre considérable de restaurants de la rue Tiquetonne, tous plus charmants les uns que les autres chacun dans leur style, j'ai eu envie d'essayer celui-ci, jusqu'alors inconnu de mon répertoire des bonnes adresses (mais plus maintenant!) simplement parce qu'à l'entrée, un panneau indiquait "cuisine inventive".
La créativité au service de la gastronomie attisant ma curiosité et plus encore mes papilles, je me suis vue en moins de deux installée dans un petit coin cosy et attrayant du lieu à siroter un Mojito framboise.
J'ai dit Mojito framboise? C'est à croire qu'au Loup Blanc, même les cocktails ont une envie de quitter l'ordinaire pour mieux nous étonner et dans le bon sens du terme qui plus est puisqu'une fois le test passé, j'en ai conclu qu'un Mojito framboise était une invention rudement bien trouvée.
Les habitués de la cuisine traditionnelle n'ont donc qu'à bien se tenir car ici l'heure est à l'originalité et l'imagination sans limite.
° ° °
Dans une ambiance plutôt jeune et joviale, du genre petit dîner entre amis, les conversations vont bon train se frayant un chemin entre des plats qui mettent en appétit.
Tandis que la décoration de bon goût est un mélange de lumières feutrées et petits détails inattendus croisés au détour d'un mur ou d'une allée, on y trouve une cuisine de qualité et dépourvue de platitude où les viandes et poissons se mêlent avec subtilité et les accompagnements avec audace.
La carte changeant au gré des saisons et des envies gastronomiques de nos hôtes, la lassitude n'est pas ici au rendez-vous.
Chaque plat est unique en son genre et si manger du poulet ou encore un filet de saumon ne vous paraît pas surprenant au demeurant, c'est sans compter la petite touche personnelle qui rendra votre assiette atypique et parfumée, éveillant le goût au moyen d'épices et de sauces variées qu'on n'aurait pas forcément imaginé se marier si bien.
Par ailleurs, tout un chacun y trouvera son compte, le menu présentant d'une part un large éventail de saveurs et d'autre la possibilité de choisir le nombre d'accompagnements (froids, chauds ou les deux) qui siéront le mieux au plat principal choisi.
Pour les miss régime ou autres végétariens, les assiettes végétales ont le mérite d'être appétissantes elles-aussi, les accompagnements s'étendant à l'infini et étant renouvelés régulièrement, toujours dans cette même optique d'obtenir à partir d'aliments habituels des saveurs et parfums hors du commun.
Les desserts enfin ne dérogent pas à la règle de la créativité du lieu, tant par leur présentation moderne et gourmande que par leur dégustation. Au programme, se mélangent habilement glace ou sorbet, compote ou coulis, gâteau ou macaron pour un pur moment de plaisir et dont le seul ennui demeure de toute évidence la difficulté de faire un choix.
Ayant testé un dessert sur le thème de la framboise (pour faire honneur au Mojito sans doute ^^) puis goûté un moelleux au chocolat au coeur fondant de caramel, je pourrais bien m'éterniser sur le sujet jusqu'à soudain avoir très envie d'y retourner!
D'autant plus que pour la qualité du service, l'inventivité des plats et leur abondance, les prix restent très honnêtes et abordables, surtout pour un restaurant situé en plein coeur de Paris.
° ° °
La bonne nouvelle, c'est que le Loup Blanc ne déroge pas à la mode du brunch et nous ouvre ses portes tous les dimanches à partir de 11h dans un tourbillon de sucré-salé (et de petites viennoiseries en tout genre) vraisemblablement appétissant même si je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer.
° ° °
[ Le + ]
Les toilettes du lieu, plutôt fashion-chic, ont la particularité d'offrir à leur occupant du moment un large miroir et une petite table sur laquelle est disposé un stylo accompagné de minis-post-it. Ce serait donc un sacrilège que de ne pas écrire un petit mot, une bêtise, une citation ou tout ce qui nous passe par la tête et de le coller sur ledit miroir afin de ne pas déroger à la tradition. Concept plutôt sympathique et amusant auquel je n'ai pas manqué de participer!
[ Le - ]
Souvent complet en week end, il n'est pas rare de devoir réserver où de tenter d'arriver tôt, mais évidemment l'ambiance du restaurant alors bondé en pâtit un peu.
Par ailleurs, l'aspect jeune du lieu attire un bon nombre de groupes d'amis faisant du Loup Blanc un endroit plein de rires et de bavardages, évidemment bruyant. S'il me semble (sans dépasser les limites du raisonnable) que cela peut-être un atout charme notamment en semaine, le bruit, plus intense les week end, en dérangera certains.
° ° °
Ne vous y trompez pas cependant.
Pour s'attabler tranquillement toute une soirée durant ou tenter un déjeuner rapide, pour succomber à un nouveau cocktail ou bien bruncher, le Loup Blanc s'adapte à toutes vos envies.
Et peut-être comme moi, serez vous conquis.
-Livy-
Le Loup Blanc, c'est où?
42, rue Tiquetonne
75002 Paris
Tel: 01 40 13 08 35
Métro: Etienne Marcel
--> Le site <--
21 mai 2008
JC de Castelbajac: créateur d'oeuvres d'art
Enorme coup de coeur de ce printemps et de toujours...
Il m'a juste fallu effectuer un petit tour sur le site officiel de JC de Castelbajac (dont la musique électro-pop nous plonge directement dans l'ambiance) pour littéralement craquer pour sa toute nouvelle collection estivale et me faire par la même occasion une petite revue bien méritée des précédentes.
+
Car je dois bien vous l'avouer, j'aime le créateur par-dessus tout.
Ce qu'il est, ce qu'il représente, ce qu'il dégage.
Nul besoin d'explications, la réponse se lit dans son travail même où l'art se mêle au stylisme le plus naturellement du monde.
J'apprécie sa façon si personnelle qu'il a de détourner la mode et la façonner à son image, flirtant avec l'extrême et la provocation, de l'imposer purement et simplement comme un art à part entière et de la développer d'une façon à la fois drôle et originale, atypique et intrigante.
Castelbajac, passé plus jeune par les Beaux-Arts, semble percevoir le vêtement comme une sorte de concept proche de la performance artistique, utilisant toute sorte de matériaux pour habiller ses modèles, détournant les objets pour mieux les sublimer et leur donner ce caractère étonnement chic et loufoque, si improbable pourtant.
Ainsi, au fil des années, il a toujours su s'intégrer à la tendance du moment pour mieux en sortir après, l'exploiter au maximum afin d'en obtenir un aspect novateur et psychédélique et dans un idéal très pop/rock à bien y penser.
En effet, le monsieur a eu le privilège d'habiller des figures emblématiques telles Led Zeppelin ou encore les Sex Pistols, participant également au relooking d'une Harley Davidson.
Au milieu de cela, on ne compte plus les couvertures pour magasines de mode de prestige, les associations avec d'autres grands noms de la mode, les acteurs/actrices qu'il a pu mettre en valeur ainsi que les défilés et autres expositions.
+
Les robes-tableaux? C'était lui.
Les robes-graffitis? Encore lui.
[Avec une forte pensée pour l'occasion à Andy Warhol]
Les robes-hommages? Toujours lui!
+
Ses affinités certaines avec l'art-déco, le design et le milieu culturel en général additionnées avec une folle créativité lui ont ouvert les portes des musées d'art contemporain et plus encore la porte de la notoriété.
Ce n'est donc pas un hasard si au début des années 2000, Sarah Jessica Parker alias Carrie Bradshaw, l'héroïne ultra-tendance, ultra-glamour de Sex and the City apparaissait dans la série toute de Castelbajac vêtue.
+
Alors naturellement, sa biographie serait bien trop longue à résumer (design, musique, dessins, vidéos, photos... oui, le monsieur est polyvalent) mais en me penchant de plus près sur la toute nouvelle collection de ce printemps, j'avais envie de publier ce billet haut en couleurs qui a le mérite de mêler l'art à la mode, deux choses qui me sont chères.
+
Aujourd'hui, les robes de l'été 2008 sont tout aussi glam-chic qu'elles pouvaient l'être il y a dix ou vingt ans, dans un esprit très lollipop à la sauce Mika.
Surfant sur des tendances actuelles (jeux olympiques, engouement pour le football...), il a dédié l'une des collections de prêt-à-porter de cet été ("Sportacus", c'est son petit nom ^^) au sport et aux jeux essentiellement, lui permettant ainsi de jouer avec les formes et les couleurs à l'infini, faisant de la mode une véritable cour de récréation.
Mais c'est surtout la collection "Once upon a time", édulcorée et inventive à souhait, qui a marqué mon esprit et fait frétillé mon âme de fashion victim car elle présente à elle toute seule un large panel de tissus, matériaux, paillettes et dérivés, véritable petit bijou de drôlerie dans une invasion de smileys funky.
Qu'on se le dise, l'humeur est à la fête et à la liesse collective. Pas de raisons de bouder, c'est l'été!
Ajouter à cela un esprit toujours rock comme en témoigne la tenue "smells like teen spirit", l'humour utilisé à bon escient en prime et les "basiques" de la maison et vous obtiendrez le cru estival 2008 de Castelbajac dans lequel je ne cesse de me plaire et me complaire.
Castelbajac s'est d'ailleurs entouré de personnalités électro-pop telle la chanteuse Yelle, légère et pleine de vie à l'image de la collection et qui revêt les couleurs de la marque dans la dernière version de son clip Je veux te voir, notamment.
Il paraîtrait même que la robe smiley jaune à paillettes ait été conçue spécialement pour elle...
Mais voyez plutôt, c'est --> ici <-- que ça se passe!
+
Ambiance débridée pour défilé de charme, créativité avérée et combinaisons inattendues.
La mode avec brio, moi j'aime!
Plongée dans un afflux de couleurs et de paillettes qui ne me ressemblent pourtant pas, moi la miss en noir et blanc hiver comme été, je me laisse avoir par ce tourbillon abstrait qui m'envahit et m'hypnotise pour de bon.
Kaléidoscope de couleurs parfumées, j'entre dans le jeu et la réalité se fait lointaine.
Dans un monde parfois sombre et cynique où les gens se croisent sans même se voir, j'apprécie plus que jamais le côté ludique qui émane de l'ensemble, le grain de fantaisie qui donne toute son intensité à une tenue et qui laisse planer dans les airs comme une touche de bonne humeur.
J'aime le travail de l'homme sur le vêtement puisqu'il ne le perçoit pas en tant que tel mais en tant qu'oeuvre d'art transformable à volonté et dans un esprit d'amusement indéniable.
Ses robes s'admirent ainsi comme des tableaux et se fondent dans une actualité idéalisée voire transcendée.
Et tandis que les plus classiques y verront seulement des vêtements curieux et étranges, moi je me perds dans cet univers de légèreté absolue qui dans un sens me fait rêver et accroît le glam-rock dont je ne me lasserai jamais.
+
Castelbajac, un artiste?
A quoi bon vous répondre, vous en doutiez encore?
-Livy-
--> Le site officiel de JC de Castelbajac <--
17 mai 2008
Il était une fois Martin Page

Comment je suis devenu stupide
Une parfaite journée parfaite
___
Avec un nom comme le sien, Martin Page, 33 ans, était prédestiné à l'écriture.
Riche de cinq romans déjà, il nous embarque dans son univers loufoque et saugrenu.
Le voyage s'effectue sans heurts.
Mieux, on en redemande.
Dans un flot d'histoires exubérantes et improbables, les mots s'entrechoquent, tout simplement. Ils sont clairs, nets, incisifs. Ils touchent comme ils surprennent. Et leur auteur de jouer avec eux...
L'absurde côtoie le sublime avec bonheur. C'est un monde unique où le temps semble s'être arrêté. Où des situations se transforment en véritable marathons mystiques. Où l'émotion comble le vide.
Le ton est humoristique, un brin narquois, volontairement décalé.
Les personnages, somptueuse galerie de fous furieux-psychopathes-étranges-désespérés-blasés-attachants, se suivent allègrement, apportant leur petit grain de sel authentique, même pour les plus secondaires d'entre eux. Au gré des mots, leurs aventures dansent sur les pages du livre, nous laissant danser aussi dans une valse irréelle.
Derrière un humour noir indéniable, se cache une autre facette de l'auteur.
L'ambiance se fait plus sombre, plus dénonciatrice aussi.
On y retrouve au détour d'une anecdote ou d'une caractéristique d'un personnage, la critique de notre monde en perdition, de la société de consommation poussée à l'excès ou encore de la nature humaine. Au premier abord, les histoires font sourire certes et pourtant, la portée symbolique et actuelle qui en émane pourrait prêter à une réflexion plus poussée.
Tandis qu'on commence à ne pas prendre ou peu les personnages au sérieux (trop marginaux, trop rêveurs...) et qu'on les laisse se balader le long d'une douce légèreté, la critique se fait acerbe, renforcée par l'humour et ce grain de folie omniprésent.
Dans un tourbillon imaginaire bien pensé, Martin Page dénonce comme il décrit, grimace comme il sourit.
Les mots sont un moyen de faire passer un point de vue, une façon de penser, une opinion...
De s'engager au-delà du romanesque.
Dés lors, nul doute que cet aspect apporte de la profondeur au roman ainsi qu'une crédibilité certaine pour les esprits passablement concrets.
Dans un pêle-mêle de rêves vécus ou de vie rêvée, Martin Page traite les sujets graves avec drôlerie et bonhommie quand il dramatise les épisodes de la vie courante. Il dépeint avec brio de petits détails insignifiants. Les amplifie. Leur donne leur heure de gloire cependant qu'il ridiculise toutes ces choses auxquelles on attache tant d'importance quand elles ne le mériteraient pas...
Le romanesque sans cesse resurgit.
Envolées les happy end. La tristesse et le cynisme s'enveloppent d'une touche d'espoir... ou pas.
Le rêve surplombe un triste monde.
Contemplation.
Déception.
Réflexion.
Image de fond surréaliste. Les héros s'y succèdent, mémorables.
Leurs vies, c'est un peu la notre, celle qu'on ne voit pas, celle qu'on n'imagine même pas.
Parce qu'ils sont vulnérables, parce qu'ils sont fous, on les aime sans doute déjà...
-Livy-
13 mai 2008
Saint-Malo Story
Parfois...
Un besoin de renouveau,
Un changement d'air,
Une pause subtile
... et la légèreté de la vie en devient sublimée...
*
Il y avait comme une envie de prendre le large
Et de quitter Paris quelques jours,
Quelques amies en équipage
Pour me détendre loin de tout...
Aparté magique face à la mer
A prendre du recul et du bon temps
Puis créer de nouveaux souvenir
Dans un tête à tête en plein air avec les éléments...
Petits bonheurs du quotidien
Bercée par le bruit des vagues à paresser mollement
Sur fond d'air musical marin/malouin
Pour quelques fugaces instants...
*
Retour au bercail à présent,
La tête pleine de futilités plaisantes,
Des bribes de Cosmo/Glamour, Aaron en fond sonore,
Vagues bavardages de filles qui se perdent dans le lointain
Et balades sur la plage avec pour seul guide l'horizon...
-Livy-
Moins de lyrisme, + de vrai!
Une villa pour cinq filles
Séjour gastronomique et kilos en trop ^^
Soirées crêpes, kouign-amann et cidre à flot
Des potins et ragots comme s'il en pleuvait
"Sex and the City" en thème récurrent
Des espoirs, des craintes, des rêves
De Saint Malo à Dinard
Le bord de mer en évasion
Se faire une expo photo impromptue
Et jouer les shopping-addict sous la pluie...
[En Bretagne il ne pleut que sur les cons, ah bon?]
Un brin de soleil, excursion à la plage
A marée basse, abusant du Monoï,
De trips girly en trempette dans une mer à 15°
Construire un château de sable, oeuvre d'art éphémère
Dans la continuité de nos souvenirs loin de Paris
Et un soupçon de piment à la sauce détente dans nos vies.
... Passer les diktats de la mode au peigne fin
Et les garçons sans cédille en ligne de mire ;)
Petits moments partagés toutes ensemble
"Les hommes, c'est pas des mecs biens"
10 mai 2008
Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Dernier Chapitre)
... / ...
Mon déménagement et puis les choses d'à côté
Tout n'est pas parfait et je reste une fille irresponsable qui préfère ne pas louper sa sympathique soirée entre filles à la "Sex and the City" plutôt que d'assister à l'assemblée de propriétaires qui avait précisément lieu la première semaine de mon installation. J'ai jugé bon de donner une procuration à mon père qui s'y connaît beaucoup mieux que moi sur tous ces sujets barbares et qui d'ailleurs s'en est plutôt bien sorti, le bougre. Et moi pendant ce temps-là, je partais avec délectation, entourée des copines du soir dans un trip fashion/médisances/sexe/beaux gosses pour une bonne partie de la nuit ;)
Il n'y a toujours pas mon nom sur l'interphone ni la sonnette ni rien du tout d'ailleurs (ah si, la boîte aux lettres peut-être quand même...) parce que j'ai éprouvé comme une grosse flemme après tous ces travaux et que par conséquent, je n'ai pas tenté le coup du nom provisoire écrit au stylo feutre et scotché à la va-vite (bien trop fatiguant!). J'attends juste patiemment que le gentil monsieur -à moins que ce ne soit une dame, mais peu importe- qui doit s'occuper de graver les noms aux normes de la résidence s'en charge et daigne me l'envoyer pour que je l'installe enfin.
Alors seulement, je ferai un effort, un tout petit.
En revanche, mon changement d'adresse a été effectué à la Poste il y a peu et j'ai un délai de six mois pour me précipiter dans tous mes magasins préférés et leur soumettre l'adresse de mon nouveau "chez moi" à laquelle ils pourront m'envoyer des tonnes de bons de réduction... C'est que, en pleine mouvance ou pas, je ne voudrais pas passer à côté des bonnes affaires de la saison et autres fripes à me mettre sous la dent!
Du côté du quartier, je reprends mes marques perdues mais vite retrouvées (j'ai vécu dans un 17 m² sordide à trois rues d'ici durant deux ans avant d'intégrer ma coquette bulle d'étoile). D'ailleurs, j'ai même commencé à sympathisé avec mon nouveau pharmacien mais peut-être est-ce parce que je me suis retrouvée coincée entre les portes d'ouverture automatique en m'y rendant, l'air de rien. La faute à ma blondeur ou à leur système de détection défaillant? Optez pour la deuxième solution naturellement, je préfèrerais.
Moins drôle en revanche de refaire mes courses au Franprix, certes plus économique et à proximité mais tellement moins alléchant avec ces produits Leader Price que mon petit Monoprix chéri. J'ai même fini par craquer et sauter dans le premier bus pour y passer un quart d'heure en pleine foule, juste pour retrouver mon supermarché préféré et faire mes petites emplettes l'air guilleret. Il pleuvait des cordes, j'étais bardée de sacs plastiques mais il m'a semblé que je respirais mieux. Quelque chose cependant me dit que je me fatiguerai vite...
Heureusement, Picard et le Daily Monop' (so cute ^^) ne me lâcheront pas quant à eux de sitôt. Je ne comprends vraiment pas, il y en a même qui disent que j'ai un côté bobo?!
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La propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...
Je disais donc que la propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...ersonne fort peu sympathique (Mais non, je n'allais pas être grossière voyons). Oh ça, je l'avais constaté à maintes reprises en trois années de location à commencer par le jour où j'ai signé le contrat et qu'elle souhaitait soudain, via l'agence, me louer l'appartement en meublé (entendez par "meublé": une moquette ultra-pourrie, un lit affaissé, un salon de jardin à l'intérieur de la pièce principale, trois assiettes moches, un four-plein-de-crasse et une tirelire cochon, rien que ça!) pour un bail de un an. Après moultes explications et palabres en tout genre, je l'ai tout de même obtenu pour un délai de trois ans (pas tout à fait finalement) et en non meublé de surcroît parce que "faut pas pousser mémé dans les orties" non plus, hein ^^
C'est tout naturellement donc que, bail renouvelable à l'appui et a priori là-bas pour une durée d'environ six ans, je me suis installée gaiement, faisant refaire la moquette, installant un loquet pour la baie vitrée qui ne fermait pas, lessivant les voilages, appelant un plombier pour virer le méchant calcaire, sécurisant le système électrique un peu douteux et autres menus travaux de confort ou de nécessité qui m'ont coûté la peau du bas du dos.
Nulle reconnaissance de tout cela bien sur mais seulement des reproches et soupçons infondés pour son appartement qu'elle n'aurait à vrai dire jamais du louer quand on voit son état de paranoïa profondément avancé.
C'est que la madame m'a quand même envoyé en expédition chaque année de location une personne de l'agence immobilière pour venir m'espionner faire le tour de l'appartement et constater l'état dans lequel je le tenais (d'ici qu'il serait squatté par de vilains délinquants bouh ^^). Méthode un peu curieuse je dois dire et que je n'avais jamais au grand jamais rencontré lors de mes précédentes locations. Mais à tout bien y réfléchir, c'était plutôt amusant de voir le monsieur de l'agence un peu découragé de constater tous les ans que non, décidemment, il n'y avait rien à redire, que tout était impeccable chez moi et que ça ne changeait pas d'une année sur l'autre.
(Ceux qui me connaissent le savent tellement bien!)
Ce qui n'a pas empêché madame la propriétaire de trouver d'autres prétextes pour râler, piaillant contres les factures d'eau trop élevées, imaginant encore qu'on vivait là-dedans à huit sans doute (mes sept "plan cul" et moi, ça va de soi ^^) et me faisant ainsi payer le prix fort au niveau des charges. Tout ceci dans l'amabilité la plus absolue, la chaleur humaine incarnée et ce, jusqu'à la sympathiquement glaciale lettre de congés reçue en octobre dernier et qui me priait de dégager les lieux au plus vite au profit de sa fille. S***! (et là encore, je reste polie si vous saviez...)
Cerise sur le gâteau enfin il y a quelques semaines lorsqu'elle a eu le culot de téléphoner à ma famille aux aurores, et sans même passer par l'agence, sous prétexte d'aller faire un petit tour dans son appartement au plus vite même si la locataire (en d'autres termes, moi) était encore dedans. C'est donc avec pertes et fracas que mon père, hors de lui, l'a envoyé se faire voir chez les papous, lui expliquant que la loi étant la loi, j'étais chez moi jusqu'à preuve du contraire jusqu'au 5 mai prochain et qu'il n'y avait aucune raison pour elle de pénétrer d'ici la date fatidique dans les lieux de mon intimité. C'est qu'elle aurait tout le temps de le contempler ensuite son maudit appart'!
Mais l'aimable femme, sur le moment restée sans voix, a rappliqué tel un vautour dés qu'elle a été tenue informée de mon déménagement prématuré (merci les gardiens!) et j'ai eu beau insister pour grappiller une petite semaine (beaucoup de choses à faire déjà à s'occuper de tous les changements en même temps...), elle a tenu par lettre recommandée à donner ses instructions pour que l'agence fasse l'état des lieux le plus vite possible, soit à peine quelques jours après mon départ.
Ainsi, un peu malgré moi mais finalement débarrassée de ce poids, j'ai déjà fait mes adieux à la petite bulle un peu vide mais pleine de tous mes souvenirs et gorgée de mes plus belles histoires, il y a bien trois semaines déjà.
J'ai donc rendu mes clés, supporté (horreur suprême) un inventaire long comme jamais un état des lieux n'aurait du l'être (presque deux heures à tout détailler pour une surface de 34m²) et suis partie pour de bon vers de nouveaux horizons... sans mauvais clichés et peut-être sans regret?
La bataille cependant demeure ouverte parce que j'imagine bien qu'ils vont me causer quelques ennuis de caution juste par pure envie et que par-dessus tout, ils me doivent tout de même les deux semaines de loyer dues à mon déménagement avancé.
Histoire à suivre très bientôt sans doute, chez un juge de proximité (peut-être le même que pour Numéricable, qui sait? ^^)
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Et maintenant?
Maintenant, j'ai une nouvelle bulle d'étoile lumineuse comme un soleil alors j'envoie valser le reste et je laisse les cons aux oubliettes.
Ma première nuit malgré la fatigue fut étrange, mais joliment étrange. Peuplée de bruits peu familiers, de messages qui font chaud au coeur, d'exploration d'un nouvel antre.
Parsemée de relecture de Maupassant, Baudelaire, Flaubert, de quelques notes improvisées sur un synthé et d'un lieu qui s'apprivoise.
Je prends mes marques dans cet endroit tout nouveau et je m'étonne de cette adaptation que je ne pensais pas si rapide.
Il sent encore la peinture fraîche à chaque fois que je rentre alors je me mets à humer le neuf et ça me détend...
J'ai aussi un peu bouleversé mes quelques habitudes puisqu'ici nulle routine encore, et c'est mieux ainsi.
Sans réel vis-à-vis de proximité, je n'en demeure pas moins curieuse à scruter mes voisins et leurs petites vies car, contrairement à notre ami Renan Luce, j'ai toujours préféré quant à moi aux voisines les voisins ^^
Je m'offre de nouveaux souvenirs dés à présent, inopinés, et avide, j'en souhaiterais toujours d'avantage.
Je profite je ne sais trop de quoi mais ce serait dommage de se freiner de ce qu'on peut avoir quand la plupart du temps, on en est privé... Et dans cette histoire, Carpe Diem raisonne en moi comme un leitmotiv ensorcelant.
Mon côté Bridget Jones hélas me poursuit ici aussi (sauve qui peut) mais c'est en feuilletant le tome 7 de Harry Potter que je me retrouve, sur des airs mélancolique de Sean Lennon et les petites musiques de fée de Little.
Alors oui, blasée, je suis blasée. Souvent très déçue aussi. Les choses ne changent pas du jour au lendemain, je le sais bien. Et pourtant, je continue ma quête de l'absolu même si l'humanité me laisse toujours sans voix parfois...
Moi, je suis juste un grain de sable échoué là et qui se perd sans doute un peu trop, mais qui rêve toujours et encore de reconnaissance artistique, de partage musical et de tant d'autres choses du passé comme de l'avenir, peut-être bien inavouables.
Après tout, mon père imagine pour moi un bon karma ici-bas, dans ce nouvel endroit... Et pour la première fois depuis tout plein de mois, j'ai envie de le croire, moi qui songe tout juste à ouvrir les uns après les autres mes satanés chakras!
Alors la vie imperturbable continue. Et je continue avec elle.
(Toute ressemblance avec la dernière phrase de Hell de Lolita Pille serait étrange, vraiment ^^)
-Livy-
Illustrations:
Bulle d'étoile et finitions
... Détails et dépendances...
08 mai 2008
Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Deux)
... /...
Prise de possession des lieux, installation et ses petites contrariétés
Une nouvelle bulle d'étoile est parsemée de découvertes étranges qui surprennent tant qu'elles agacent. Des éclats de meuble en moins échoués pendant le déménagement, la peinture neuve écaillée par quelques coups, la nouvelle rayure sur mon synthé, un robinet farceur qui transforme la salle de bain en piscine dés que l'on tente un mince lavage de dents, des plinthes qui se font la malle autant que les briques d'ailleurs, un miroir un brin fêlé et une cuisine plutôt très poisseuse qui m'a fait songer que la propriétaire précédente, contrairement à moi et ma passion pour le divin micro-ondes, devait passer sa vie dans cette pièce à se concocter de bons petits plats...
(Une catastrophe à nettoyer, produits ménagers ou pas ^^)
Je vous passe aussi la recherche complexe des prises télécommandées qui ne correspondaient jamais à rien ou tout du moins, pas franchement à l'emplacement de mes luminaires, la batailles permanente avec mes stores roulants (qui d'ailleurs, n'a pas encore trouvé de solution si je juge le fait qu'ils adorent me tomber dessus!), le meuble salle de bain des années 70 qui m'est resté entre les mains le premier soir et la difficulté de capter cinq pauvres chaînes hertziennes sur mon mini combi-TV-magnéto.
Soit dit en passant, au risque de passer pour une inconditionnelle du petit écran, partir de 150 chaînes pour arriver aux cinq courantes est d'une frustration absolue (et Next France alors? et Dismissed?... no commen't!)
La question du dressing, actuellement résolue, fut aussi un dilemme certain, perturbant l'ordre de mes petits hauts, mes sacs à main toujours classés, la différence de rangement que j'entretiens entre les slim, les oversize et les coupes classiques, les leggings qui volaient en tous sens et, comble du comble, les multiples paires de chaussures dont je ne savais trop que faire en les voyant sortir de pas moins de 4 cartons! (mais non pas les donner voyons, mais vous z'êtes fous!)
Une panique affreuse aussi de ne plus retrouver LE petit top noir, tellement semblable à ses acolytes mais qu'il me fallait là-maintenant-tout de suite sous peine d'une crise d'angoisse. De chercher la moindre de mes tuniques noire et blanche parmi mille tuniques noires et blanches en ne trouvant jamais la bonne, de souffrir affreusement devant la pénurie de cintres... Comme si, par moment, je pouvais être un brin matérialiste moi ^^
Et puis au final, tous les cartons vidés (dur labeur) et les désagréments passés, j'ai hérité d'un dressing bien plus vaste et magnifique de surcroît, qui me ravit tant que je le contemple parfois plusieurs heures minutes d'affilée. Pas encore tout à fait au point certes si j'en juge par les piles de tee-shirt qui m'attaquent par moment mais cela me permet allègrement de rassembler toutes mes affaires, habits, chaussures et accessoires réunis en un seul et même endroit et ainsi d'éviter de les stocker n'importe où: sous le clic-clac, le lit ou pire encore, les meubles de cuisine (!), technique que j'employais récemment dans ma bulle d'étoile pour remédier à un manque de place vestimentaire...
Mes anecdotes ainsi exposées peuvent sembler proche de l'enfer (pas de doute là-dessus, hein...) mais même pas. A chaque problème sa solution ou presque et j'ai vite réglé les soucis de passage, récurant, lavant, nettoyant, frottant et même bricolant! Ajouter à cela quelques abdos furtifs destinés à me maintenir en forme et c'est ainsi qu'en parfaite petite fée du logis (mouai), j'ai organisé en l'espace de même pas une semaine un cocon rutilant et étincelant, dans des teintes de rouge qui me donnent des envies de gourmandise.
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Le bricolage et moi
J'esquissais le sujet justement. Je me suis donc transformée en bricol' girl pour quelques jours mais sans le bikini et avec le vieux jogging pourri en prime parce que l'aspect sexy de ces derniers temps fut, je crois, sérieusement compromis ^^
(et ma façon de bricoler contestable...)
C'est donc dans des magasins curieux que je me suis rendue, type Leroy-Merlin, Castorama et quincailleries où ça bricole sévère pour tenter au moyen d'une liste tenue scrupuleusement des achats hasardeux de choses coûteuses mais qui me dépassaient totalement.
Oserais-je évoquer aussi ce grand moment de solitude plus communément appelé "minute blonde" qui m'a valu une tentative de m'asseoir sur un carton à l'air assez solide en pleine boutique (fatigue oblige) et me retrouver enfoncée dedans en l'espace de quelques secondes, les quatre fers en l'air et les fesses au beau milieu de meubles en kit!
Joli fou rire pour mon paternel et humiliation suprême pour moi... C'est dans ces moments-là qu'on espère avec force que le système de caméras de surveillance du magasin sera en panne... mais en vain.
Quoi qu'il en soit, entre les multiprises, le Pattex, la Superglue, le mélangeur d'eau (?) et tous leurs copains, j'ai surtout investi dans des choses dont j'ignore jusqu'au petit nom mais qui m'ont été bien pratiques par la suite.
Le plus difficile fut cependant de rentrer à la maison blindée de sacs, sortir lesdits objets et les utiliser à bon escient. Pour ma part, je crois m'en être pas trop mal sortie puisque tout est réparé aujourd'hui à peu près mais ce ne fut pas sans quelques petits incidents de parcours... Je pense notamment à cette drôle d'idée que j'ai eu d'avoir voulu coller à la glue ma guirlande de papillons à paillettes: le résultat lui, fut probant mais mes pouces s'en souviennent encore, collés contre mon index au moyen de paillettes multicolores! (dissolvant, mon ami...)
L'ouverture du tube de Pattex fut aussi à elle seule toute une épopée et c'est en pleine face que je l'ai reçu, forçant un peu de trop, alors qu'il était destiné à aller sur cette fichue brique ébréchée (toute connotation sexuelle est ici fortuite hein ^^).
Heureusement que Super Meilleur Pote et Super Papa m'ont un peu aidé à cheviller les tableaux, appliques, montages de meubles et appris l'utilisation fatale du marteau à deux têtes parce que toute seule, j'étais vraiment fichue de chez fichue.
Et sinon, bah tout va bien. Je n'ai juste plus une jambe ne comportant pas en moyenne une douzaine d'hématomes, plus de mains sans glue ni plaies (adieu guitare!), plus de dos, plus de cervicales, une réaction allergique sur le ventre (allez comprendre, vous!), un petit orteil ouvert en prime (strips à l'appui), un genou qui flanche et ma peau est semblable à celle d'un croco en pleine mutation. Le rêve de tous les hommes quoi, je suis une fille follement désirable!
Et parlons-en des hommes... Ca m'a fait enrager de déménager seule une fois de plus, sans prince ni crapaud ni salaud. Purement par intérêt d'ailleurs car s'il y en avait eu un à la maison à jouer les bricolos costauds de service (outre mon père et mon meilleur ami qui, dois-je le préciser, sont totalement asexués ^^), je serais encore présentable à l'heure qu'il est. Je songerais masque de beauté, gommage, épilation... et non pierre-ponce à volonté pour tenter de retrouver un semblant d'apparence humaine.
Alors oui, c'est peut-être totalement nul de ma part mais je voudrais un homme pour mes travaux domestiques, à louer pour l'éternité et me rincer l'oeil en toute impunité ^^
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La déco, mon pêché mignon
Et parce que par-dessus tout j'aime me faire plaisir et que ce ne sera pas en shopping vestimentaire ce mois-ci (ruine oblige), je me suis rattrapée comme jamais dans mes boutiques fétiches de décoration, petite phase préférée et tant attendue de mon déménagement, à tout palper, tout choisir, tout installer comme une grande fille que je suis (et sans faire appel aux bons et loyaux services de Valérie Damidot).
Pour de plus amples explications sur un lieu que vous connaissez tous déjà, Ikea est cet endroit on ne peut plus traître qui vous oblige à faire le tour du magasin même quand vous savez déjà ce que vous souhaitez acheter, afin de vous donner envie de plein de choses dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous raviront au possible. Je dois dire que ça a plutôt bien fonctionné pour ma part puisque, que venue essentiellement pour un luminaire d'ambiance, quelques boîtes de rangement et une table de chevet, la consommatrice émérite que je suis est également repartie avec une nouvelle house de clic-clac japanisante dans les teinte de rouge (bien sur!), un ensemble de verres colorés, une ménagère, de drôles d'assiettes bleu canard et plein d'ustensiles de cuisine aux motifs design, le plein de stickers, des guirlandes lumineuses, une lampe indienne genre lumière tamisée, une couverture polaire pour soirées Bridget Jones cocooning, de nouveaux oreillers moelleux et comme si tout cela ne me suffisait pas, j'ai récidivé la semaine suivante...
Loin de moi cependant l'idée de culpabiliser de toutes ces dépenses puisque j'ai trouvé à tout ce petit monde une place de choix dans ma bulle d'étoile 2.0, à mi-chemin entre le quotidien utile et la déco chic que j'espérais depuis tant de mois déjà.
Je me suis régalée comme une enfant et son nouveau jouet, langue de côté et oeil attentif, à appliquer mes stickers sur tout un pan de mur de l'entrée et un coin de ma chambre tant et si bien que je suis retournée en acheter afin de remédier grâce à ce moyen simple, efficace et amusant aux meubles seventies/cheap de la cuisine.
J'ai passé un temps fou à me balader dans tout l'appartement, une guirlande électrique dans la main droite, une suspension murale dans la gauche afin de leur trouver leur petit coin bien à eux et par chance, lesdits coins leur vont comme un gant.
Je me suis perdue (pour changer) dans des réflexions existentielles et puis finalement me suis essayée, au moyen de mes nouveaux achats, aux nouvelles tendances cosy dans une ambiance feutrée, un brin lounge, un soupçon zen, mais sans nudité absolue pour autant.
J'ai alors tenté l'atmosphère girly mais sans excès (je hais le rose!), recréant certaines petites bribes de mon ancienne bulle d'étoile mais innovant pour d'autres décorations, de la bibliothèque au coin musique en passant par ce jeu de lumières rouge tamisé qui me tenait tant à coeur et que je souhaitais emprunt de douceur afin d'atténuer le soir les contours des meubles et des pièces, dans une sorte de flou artistique art-déco mais absolument pas chargé.
Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, rien n'est encore fini pour le moment et quand bien même la note de départ a été donnée en beauté, je suis loin d'avoir réalisé un chef-d'oeuvre. Mes barres de seuil notamment sont l'objet d'un problème dont je ne sais comment me débarrasser pour de bon et ce ne serait rien sans les stores à changer et le manque de TNT...
Mais c'est juste que l'ensemble prend forme d'une manière qui me satisfait et après avoir psychoté sur cet appartement durant six longs mois, j'ai bien mérité cette petite satisfaction soudaine ;)
-Livy-
Illustrations:
Des détails, toujours des détails...
... Car petit à petit, l'oiseau fait son nid.
06 mai 2008
Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Premier)
Préambule
L'article "I'm back" achevé, j'entame à présent les hostilités pour de bon avec une vraie/fausse synthèse de mon nouveau lieu de vie, peuplée de mots inutiles et détails à foison que vous n'imaginez même pas.
Un vrai petit résumé nombriliste de mes aventures palpitantes, arpentant l'appartement de long en large et même en travers parce qu'un deux pièces, c'est bien aussi grand que le château de la Belle au Bois Dormant (elle est comme moi, elle pionce ^^) et que j'ai l'impression de faire mon sport quotidien rien qu'avec cette marche à pied incessante. D'ailleurs, le premier soir déboussolée, j'ai bien failli m'y perdre...
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Un déménagement, ça fatigue énormément
Alors voici que j'ai intégré l'appartement version 2.0, énième du nom et que j'amène les brindilles nécessaires à l'élaboration de mon nid. Je suis bien de retour cette fois et avec des péripéties à faire pâlir toutes mes vies précédentes réunies.
C'est que les semaines qui viennent de s'écouler n'ont pas été de tout repos et que, un tantinet plus sereine à présent, je viens de pénétrer avec bonheur dans la phase de l'épuisement. Oui, oui, vous ne rêvez pas, avec bonheur. Car c'est ce moment merveilleux qui vous pousse à vous endormir à des heures décentes (1h, c'est décent ^^) et récupérer un presque rythme de vie sans passer par la case somnifère, lexomil ou autres amis du genre auxquels il m'arrivait d'être un soupçon accro. Ce moment intense qui évite de parsemer vos nuits de réveils paniques, visions cauchemardesques, sueurs froides, pauses assoiffées et toutes les réjouissances dont j'ai été victime ces derniers mois. Alors, fatiguée par tant de remue-ménage, accumuler des nuits complètes le plus naturellement du monde relève de l'exploit et enhardie par cette sorte de miracle, ma petite personne, fervente adepte des insomnies chroniques, se réjouit fortement.
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La semaine de tous les changements
Tout ceci ne serait rien sans résumer la palpitante semaine du déménagement. Je l'avais planifié "à la cool" aux alentours du 16, 17 avril mais cela devait ne pas être. Quelques places dans le camion de ces messieurs les déménageurs étant libres avant, j'ai sauté tel un tigre du Bengale sur l'occasion, me disant que si stress il y avait, je serais au moins débarrassée de toutes ces contrariétés au plus vite. Et c'est dire si je souhaitais me débarrasser de la corvée!
Pas de temps à perdre donc et c'est une flopée de jolis cartons régnant alors en maître dans ma bulle d'étoile de l'époque que je me suis mise à préparer six jours avant la date fatidique, rien que ça!
Au final, de l'adhésif utilisé en kilomètres, les cartons Castorama comme amis fidèles et une organisation de rangement précaire qui m'a valu par la suite d'entamer une véritable chasse aux trésors tant je ne retrouvais plus rien. Un peu comme si vous vous aperceviez à la dernière minute que vous avez oublié de ranger tel ou tel accessoire dans la boîte destinée à cet effet et que vous le glissez à l'arrache dans un endroit totalement imprévu et qui le rendra inaccessible jusqu'au moment surprise de vos heureuses retrouvailles!
Ma bulle d'étoile, pourtant si précieuse, ne ressemblait plus à rien sauf à un espèce de machin tout vide et fichtrement glauque dans lequel il m'a fallu vivre pendant encore presque une semaine, zigzaguant parmi mes affaires éparses, mon dressing en mode apocalyptique, des chaussures dépareillées (horreur!), deux trois produits de beauté seulement et pas un seul exfoliant en vue (horreur bis!), un frigo passablement désert, ma tasse Marsupilami et plein d'autres bibelots encore dont j'ignorais jusqu'à l'existence depuis un bon bout de temps.
Comptez par-dessus ça la poursuite de mes activités quotidiennes et pédagogiques, des allers-retours incessants et éreintants munis de cartons plein à craquer entre ma bulle d'étoile et l'appart' 2.0, quelques déboires avec ces *** de fonctionnaires de la Sécurité Sociale (toujours en cours de négociation), le concert de Yaël Naim dont vous avez pu admirer la superbe critique un peu plus haut dans ce blog, les tentative fructueuses ou non de rangement, et tout ce qui constitue avec les nerfs à fleur de peau en prime, les petits bonheurs des déménagements.
Je n'omettrai pas non plus cet horrible incendie dans ma bulle d'étoile qui m'a horrifié au réveil un dimanche matin, voyant avec une terreur non feinte de la fumée pénétrer dans toute la pièce, de plus en plus noire et de plus en plus dense. L'odeur était irrespirable, le tout perdurait et j'ai sauté dans mes baskets au plus vite, emportant avec moi portefeuille et téléphone portable avant de filer vers l'extérieur par l'escalier de secours, à moitié dans les vapes et le coeur battant à la chamade... Dans mon coin, je songeais que ce serait un cauchemar éveillé que de tout voir partir en fumée à quelques jours du déménagement en étant totalement impuissante.
Dehors, des voisins sortis comme moi en pyjamas (sous la pluie battante) regardaient la résidence pourtant intacte.
S'en est suivi le grand débarquement des gardiens puis des pompiers (huit en tout car je les ai comptés ^^). Mais moi, bien paniquée je dois l'avouer, j'étais seulement livide. Même pas pensé à mater le jeune pompier dynamique et beau gosse, c'est pour vous dire...
J'attendais juste le résultat qui fut décevant et rageant à la fois. Il s'agissait en fait d'un pauvre feu de poubelle (merci les fumeurs qui n'éteignent pas leurs clopes et la jettent machinalement, je vous hais!) qui avait mis feu à tout le conduit du vide-ordures. Naturellement, ça tombait sur le mien (une bonne dizaine de conduits dans la résidence en tout) et vivant dans une pièce unique, l'odeur et la fumée épaisse ont bien mis 24h avant de s'évaporer enfin, aération continuelle à l'appui.
Ah oui décidemment, ma vie est une lutte perpétuelle!
Inutile donc de préciser que quelques crises de larmes furent au rendez-vous sans bien trop savoir pourquoi. Je suis comme ça moi, la pression trop forte et je craque! Alors j'ai craqué et puis encore craqué au fur et à mesure que la bulle d'étoile se dénudait, que les instruments de musique désertaient les lieux, qu'il ne restait plus dans mon dressing qu'un vieux slim, deux tops délavés et une paire de bottes usées...
J'ai craqué devant la disparition de mes effets personnels expatriés à l'autre bout de l'arrondissement (oui car il faut bien vous le dire, j'ai vraiment déménagé très très loin dans Paris ^^), devant l'abandon de mes peluches, devant le tri incessant qu'il m'a fallu faire malgré moi...
Et tout ce craquage telles les grandes eaux de Versailles, anti-économique en paquets de mouchoirs m'a finalement été profitable puisque voilà, le jour du déménagement, digne jusqu'au bout des ongles, je n'ai eu ni la larme à l'oeil ni un pincement au coeur ni une quelconque émotion négative. Juste de l'empressement, de la hâte et de l'excitation. Parce que, sans être de mauvaise foi, ma bulle d'étoile sans mes jolis meubles et ma petite touche personnelle avait carrément perdu de son éclat ;)
Moi qui songeais alors à bien m'hydrater le jour J pour remédier à des torrents de pleurs, je me suis plantée sur toute la ligne et c'est finalement à la bière que j'ai fêté mon arrivée dans le lieu de mes futures aventures liviennes... Hips!
-Livy-
Illustrations:
Quelques bribes d'une fragile bulle d'étoile en souvenir...
... et sa vue pendant trois ans,
par une matinée de printemps...
03 mai 2008
Rock Attitude à la Cigale
J'aurais planté ma tente à la Cigale ces quelques derniers jours que ça n'aurait pas été plus mal et bien plus simple d'accès!
J'y ai en effet campé à deux reprises testant tour à tour tribunes en hauteur et premiers rangs de la fosse pour deux concerts incroyablement différents l'un de l'autre mais à forte tendance rock...
Les comparer serait une ineptie mais les prestations s'enchaînant, l'envie "Sexe, Drogue et Rock n' Roll" reprend de plus belle, me laissant dans un univers déchaîné et envoûtant à me la jouer rebelle sur fond des Sex Pistols.
Sensation inexplicable mais voyez plutôt...
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BB Brunes le 25 avril 2008
Le concert des "bébés rockers" tel qu'on les appelle, attendu tant par curiosité que par l'attrait certain de leurs morceaux m'a laissé sur une impression très étrange, conquise parfois, mitigée sur d'autres points mais assurément un moment que je n'aurais souhaité manqué pour rien au monde, de par quelques situations cocasses que je m'en vais vous conter...
Parce qu'il faut l'avouer, contrairement aux dires de leurs détracteurs, les BB Brunes sont loin d'être de mauvais musiciens et s'en sont plutôt très bien sortis, jouant de leur morceaux bien connus comme de leur apparence, au moyen d'un charisme assez incroyable que je ne leur aurais pas forcément attribué.
Ajouter à cela un dynamisme plutôt appréciable, quelques nouveautés dans une mouvance rock en plein essor et un jeu de scène tout particulièrement soigné, l'ensemble restant à la fois crédible et cohérent dans de plaisants instants guitaristiques.
Loin d'être seulement de petits jeunes fanas de musique rock, ils ont su au fil du temps perfectionner leur musique ainsi que leur gestuelle, évitant ainsi de tomber dans le bon vieux cliché du "trop en faire" version maladroite. Mieux encore, ils jouent avec délice de cet aspect un tantinet plagiat à la sauce rock "old school", s'inspirant de leurs groupes fétiches et mêlant alors avec subtilité provocation, chic et insolence, un atout charme majeur.
Grand moment aussi lorsque les Poney Express (première partie talentueuse de Dionysos au Casino de Paris) ont fait leur apparition en fin de concert, entre deux rappels, interprétant par surprise un de leur morceau dans une ambiance toute autre, parsemée de notes folk rock un peu pop, créant ainsi comme une cassure plaisante, petite bulle de rêve inespérée...
Vous vous dites donc que j'ai beaucoup apprécié?
Eh bien certes oui mais c'est-à-dire qu'il y avait comme un hic...
Outre l'aspect un peu méprisant du groupe (on leur pardonne parce que c'est leur style mais point trop n'en faut) qui n'a pas daigné saluer le public ni même présenter toute l'équipe en fin de représentation et des rappels un peu trop courts à mon goût n'apportant pas de grands changements à leur album au final, la faille se situait autre part, dans le public...
Car si les concerts sont un peu ma ligne de conduite et que je peux me vanter d'avoir vu un nombre d'ambiance considérablement différentes les unes des autres, le côté "groupies hystériques de 14 ans" ne m'était pas encore apparu de façon si flagrante en plusieurs années d'expérience déjà.
Je m'attendais à de jeunes bobos du 16ème faussement rebelles, mèche sur le côté et jean slim, sortes de pâles copies des membres du groupe mais même pas (et pourtant, j'aurais largement préféré ^^)...
C'était plutôt l'heure de la récré, des converses, du vernis multicolore et des gloussements avertis.
Imaginez donc mon enthousiasme que de me retrouver bien loin de la fosse, confortablement assise dans la "tribune des parents" qui attendaient leurs rejetons jetés en pâture tout près de la scène. Naturellement à l'écart, indifférente à tout ce mouvement et fière de l'être, j'observais avec délectation ces petites fans en pâmoison devant leurs héros chanteurs.
90% de filles environ et un concours incessant à celle qui crieraient hurleraient le plus fort, virant allègrement dans les aigus et voilant ainsi totalement voix du chanteur et instruments de musique réunis!
Inutile de préciser que dans de telles conditions, les paroles étaient difficilement perceptibles, la musique parfois inaudible et le concert de surcroît moins appréciable, ingénieur du son à l'appui ou pas. D'autant plus que même durant la première partie puis l'entracte, la marmaille n'a cessé de piailler de plus en plus ardemment, dans un brouhaha incessant.
Cependant, si le spectacle ne s'est pas déroulé dans des conditions optimales à mon goût, il n'en est pas moins demeuré extrêmement amusant. Dois-je préciser qu'une pluie de petites culottes, strings et autres soutiens-gorges volait sur scène et que les jeunes demoiselles en chaleur se battaient pour monter sur l'estrade, tentant avec succès ou pas quelques baisers volés aux membres du groupe... A mourir de rire, je vous dis et je ne suis assurément pas la seule puisque même le service de sécurité n'en pouvait plus, esquissant des sourires en coin et renvoyant ces demoiselles dans la fosse, de bon coeur.
Je me serais un peu crue, l'espace d'un instant, à l'époque de Claude François et de toute l'hystérie que de tels chanteurs des années 60/70 pouvaient provoquer chez les midinettes de l'époque. Une espèce d'engouement impressionnant et désordonné, propre aux groupies les plus acharnées.
Sauf que je n'aurais jamais imaginé le voir un jour de mes yeux...
Ajouter à cela notre période actuelle et je me suis sentie entourée de clones mi-seventies/mi- fanatiques. C'aurait été des mutantes toutes droites sorties du concert des Tokio Hotel que ça ne m'aurait pas plus effrayé.
Par bonheur, j'en suis sortie vivante. Et pouffant, plus que jamais.
Alors les BB Brunes, moi je veux bien. Mais en concert privé la prochaine fois.
Parce que la musique live, à mille lieues de se la jouer groupie amoureuse à en mourir et de se retrouver encerclée malgré moi par des mini-pouffettes en sueur, c'est avant tout pour perdre pied, décrocher de la réalité et profiter d'une musicalité nouvelle et innovante, n'est-il pas?
--> Le Myspace des BB Brunes <--
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Mademoiselle K le 29 avril 2008
On pourra dire ce qu'on veut et je le pensais déjà, mais après le concert désormais, m'en voici persuadée: Mademoiselle K incarne le rock à l'état pur.
Le rock dans toute sa splendeur.
Le rock à la manière d'une Joan Jett qui lançait un "I love rock n' roll" d'une voix délicieusement grave et rauque à souhait, à qui voulait l'entendre.
Moment musical déchaîné et underground, aux sons envoûtants dans une réalité illusoire décidemment plaisante.
C'est ce rock même qui me plaît, m'évade et me transporte, laissant derrière moi cette sensation de désordre volontaire et d'imperfection sacrée, sorte de religion musicale que je ne saurais reniée.
Dynamisme, trip rock à la garçonne, humour et sensualité imparable. Ces quelques mots pourraient bien décrire la soirée de folie en question mais ce serait encore trop peu...
C'est donc un show de deux heure et demie qu'elle nous a présenté, elle et ses musiciens, dans le plus grand enthousiasme, toute de cuir vêtue et sa guitare en prolongement esthétique de la main.
Un show aux allures de vieilles légendes du rock, pogos à l'appui, mais actualisé de surcroît, laissant derrière elle un public large d'esprit et totalement conquis.
C'est qu'à l'approche de la sortie de son deuxième album, nous avons eu le privilège de nous voir offrir en live tous les nouveaux morceaux et ainsi les découvrir en avant-première dans des conditions insolites et des sonorités nouvelles, naturellement rock et évidemment décalées, ce qui me fait dire dés à présent que le nouvel opus en question risque fort d'être prometteur. Avis alors aux intéressés!
L'ancien album, quant à lui, n'est pas demeuré en reste pour autant. Les morceaux se succédant, la foule en liesse (moi comprise ^^) chantait à tue-tête les chansons de tous les souvenirs, reprenant en choeur des refrains familiers avec Mademoiselle K, sautant sur place, tapant des mains et pogotant dans un entrain évident.
Par bonheur, tous les morceaux ayant été revisités par l'artiste pour l'occasion, c'est une pluie de surprises musicales qui s'est abattue sur nous, les mélodies bien connues se transformant à volonté, les notes changeant et les chansons prenant pour l'occasion un sens nouveau, propre à l'expérience d'un live réussi.
Dans la fosse, plutôt très bien placée, je me suis juste sentie bien. Vraiment bien. Même pas un poil fatigué de faire du "sur place" tant l'envie de participer et me détacher de tout le reste au plus haut point m'apparaissait comme une évidence. Je me serais presque vue slammer pour le coup mais non, tout de même pas... Et puis d'ailleurs, à propos de slam, c'est finalement Mademoiselle K en personne qui s'y est adonnée au beau milieu de l'effervescence générale.
(Mathias Malzieu, sors de ce corps ^^)
La scène s'offrait à moi tandis que le concert gagnait en intensité. Le public, uni dans une même optique très rock n' roll, avait opté pour un côté convivial et sympathique, volontairement décontracté (moyenne d'âge 30 ans, la maturité en prime). Un peu joueur, totalement décalé, artiste dans l'âme, ouvert d'esprit et surtout très hétéroclite, de quoi m'y plaire et m'y complaire dans une pseudo-transe jusqu'à la fin du concert.
En résulte une Mademoiselle K qui au-delà de ses albums ne m'a décidemment pas déçue, bien au contraire. J'ai aimé son jeu de scène totalement débridé comme sa façon de faire corps avec sa guitare, sa complicité avec les musiciens et puis sa connivence avec nous.
Sa voix très grave, rauque, parfois un tantinet éraillée, ne faisait qu'accentuer l'aspect rock et rebelle, dans un charme évident.
Le côté à fleur de peau qui me comblait à l'écoute du premier album s'est ressenti du début à la fin du show, la puissance du live en plus, ainsi que cette ultra-sensibilité qui a toujours fait d'elle sa marque de fabrique dans un élan de force et de féminité mêlées, surprenantes sensations d'un paradoxe qui perdure.
Il y avait une communion sur scène entre elle et son public, une envie de partager que l'on ressent souvent dans les concerts mémorables et qui s'est révélée de par les nombreux rappels notamment.
Ce petit quelque chose en plus surtout qui m'a rendue enthousiaste et qui ne peut être palpable mais tellement fort, jusqu'à penser que de la lignée des concerts 2008, celui-ci demeure pour l'instant mon préféré.
Histoire à suivre en musique, parce qu'on a l'esprit rock ou on ne l'a pas ;)
--> Le Myspace de Mademoiselle K <--
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L'aventure musicale en live se poursuit en mai pour de nouveaux concerts.
Et moi, comme d'habitude, au milieu de tout cela...
-Livy-






















