06 mai 2008
Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Premier)
Préambule
L'article "I'm back" achevé, j'entame à présent les hostilités pour de bon avec une vraie/fausse synthèse de mon nouveau lieu de vie, peuplée de mots inutiles et détails à foison que vous n'imaginez même pas.
Un vrai petit résumé nombriliste de mes aventures palpitantes, arpentant l'appartement de long en large et même en travers parce qu'un deux pièces, c'est bien aussi grand que le château de la Belle au Bois Dormant (elle est comme moi, elle pionce ^^) et que j'ai l'impression de faire mon sport quotidien rien qu'avec cette marche à pied incessante. D'ailleurs, le premier soir déboussolée, j'ai bien failli m'y perdre...
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Un déménagement, ça fatigue énormément
Alors voici que j'ai intégré l'appartement version 2.0, énième du nom et que j'amène les brindilles nécessaires à l'élaboration de mon nid. Je suis bien de retour cette fois et avec des péripéties à faire pâlir toutes mes vies précédentes réunies.
C'est que les semaines qui viennent de s'écouler n'ont pas été de tout repos et que, un tantinet plus sereine à présent, je viens de pénétrer avec bonheur dans la phase de l'épuisement. Oui, oui, vous ne rêvez pas, avec bonheur. Car c'est ce moment merveilleux qui vous pousse à vous endormir à des heures décentes (1h, c'est décent ^^) et récupérer un presque rythme de vie sans passer par la case somnifère, lexomil ou autres amis du genre auxquels il m'arrivait d'être un soupçon accro. Ce moment intense qui évite de parsemer vos nuits de réveils paniques, visions cauchemardesques, sueurs froides, pauses assoiffées et toutes les réjouissances dont j'ai été victime ces derniers mois. Alors, fatiguée par tant de remue-ménage, accumuler des nuits complètes le plus naturellement du monde relève de l'exploit et enhardie par cette sorte de miracle, ma petite personne, fervente adepte des insomnies chroniques, se réjouit fortement.
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La semaine de tous les changements
Tout ceci ne serait rien sans résumer la palpitante semaine du déménagement. Je l'avais planifié "à la cool" aux alentours du 16, 17 avril mais cela devait ne pas être. Quelques places dans le camion de ces messieurs les déménageurs étant libres avant, j'ai sauté tel un tigre du Bengale sur l'occasion, me disant que si stress il y avait, je serais au moins débarrassée de toutes ces contrariétés au plus vite. Et c'est dire si je souhaitais me débarrasser de la corvée!
Pas de temps à perdre donc et c'est une flopée de jolis cartons régnant alors en maître dans ma bulle d'étoile de l'époque que je me suis mise à préparer six jours avant la date fatidique, rien que ça!
Au final, de l'adhésif utilisé en kilomètres, les cartons Castorama comme amis fidèles et une organisation de rangement précaire qui m'a valu par la suite d'entamer une véritable chasse aux trésors tant je ne retrouvais plus rien. Un peu comme si vous vous aperceviez à la dernière minute que vous avez oublié de ranger tel ou tel accessoire dans la boîte destinée à cet effet et que vous le glissez à l'arrache dans un endroit totalement imprévu et qui le rendra inaccessible jusqu'au moment surprise de vos heureuses retrouvailles!
Ma bulle d'étoile, pourtant si précieuse, ne ressemblait plus à rien sauf à un espèce de machin tout vide et fichtrement glauque dans lequel il m'a fallu vivre pendant encore presque une semaine, zigzaguant parmi mes affaires éparses, mon dressing en mode apocalyptique, des chaussures dépareillées (horreur!), deux trois produits de beauté seulement et pas un seul exfoliant en vue (horreur bis!), un frigo passablement désert, ma tasse Marsupilami et plein d'autres bibelots encore dont j'ignorais jusqu'à l'existence depuis un bon bout de temps.
Comptez par-dessus ça la poursuite de mes activités quotidiennes et pédagogiques, des allers-retours incessants et éreintants munis de cartons plein à craquer entre ma bulle d'étoile et l'appart' 2.0, quelques déboires avec ces *** de fonctionnaires de la Sécurité Sociale (toujours en cours de négociation), le concert de Yaël Naim dont vous avez pu admirer la superbe critique un peu plus haut dans ce blog, les tentative fructueuses ou non de rangement, et tout ce qui constitue avec les nerfs à fleur de peau en prime, les petits bonheurs des déménagements.
Je n'omettrai pas non plus cet horrible incendie dans ma bulle d'étoile qui m'a horrifié au réveil un dimanche matin, voyant avec une terreur non feinte de la fumée pénétrer dans toute la pièce, de plus en plus noire et de plus en plus dense. L'odeur était irrespirable, le tout perdurait et j'ai sauté dans mes baskets au plus vite, emportant avec moi portefeuille et téléphone portable avant de filer vers l'extérieur par l'escalier de secours, à moitié dans les vapes et le coeur battant à la chamade... Dans mon coin, je songeais que ce serait un cauchemar éveillé que de tout voir partir en fumée à quelques jours du déménagement en étant totalement impuissante.
Dehors, des voisins sortis comme moi en pyjamas (sous la pluie battante) regardaient la résidence pourtant intacte.
S'en est suivi le grand débarquement des gardiens puis des pompiers (huit en tout car je les ai comptés ^^). Mais moi, bien paniquée je dois l'avouer, j'étais seulement livide. Même pas pensé à mater le jeune pompier dynamique et beau gosse, c'est pour vous dire...
J'attendais juste le résultat qui fut décevant et rageant à la fois. Il s'agissait en fait d'un pauvre feu de poubelle (merci les fumeurs qui n'éteignent pas leurs clopes et la jettent machinalement, je vous hais!) qui avait mis feu à tout le conduit du vide-ordures. Naturellement, ça tombait sur le mien (une bonne dizaine de conduits dans la résidence en tout) et vivant dans une pièce unique, l'odeur et la fumée épaisse ont bien mis 24h avant de s'évaporer enfin, aération continuelle à l'appui.
Ah oui décidemment, ma vie est une lutte perpétuelle!
Inutile donc de préciser que quelques crises de larmes furent au rendez-vous sans bien trop savoir pourquoi. Je suis comme ça moi, la pression trop forte et je craque! Alors j'ai craqué et puis encore craqué au fur et à mesure que la bulle d'étoile se dénudait, que les instruments de musique désertaient les lieux, qu'il ne restait plus dans mon dressing qu'un vieux slim, deux tops délavés et une paire de bottes usées...
J'ai craqué devant la disparition de mes effets personnels expatriés à l'autre bout de l'arrondissement (oui car il faut bien vous le dire, j'ai vraiment déménagé très très loin dans Paris ^^), devant l'abandon de mes peluches, devant le tri incessant qu'il m'a fallu faire malgré moi...
Et tout ce craquage telles les grandes eaux de Versailles, anti-économique en paquets de mouchoirs m'a finalement été profitable puisque voilà, le jour du déménagement, digne jusqu'au bout des ongles, je n'ai eu ni la larme à l'oeil ni un pincement au coeur ni une quelconque émotion négative. Juste de l'empressement, de la hâte et de l'excitation. Parce que, sans être de mauvaise foi, ma bulle d'étoile sans mes jolis meubles et ma petite touche personnelle avait carrément perdu de son éclat ;)
Moi qui songeais alors à bien m'hydrater le jour J pour remédier à des torrents de pleurs, je me suis plantée sur toute la ligne et c'est finalement à la bière que j'ai fêté mon arrivée dans le lieu de mes futures aventures liviennes... Hips!
-Livy-
Illustrations:
Quelques bribes d'une fragile bulle d'étoile en souvenir...
... et sa vue pendant trois ans,
par une matinée de printemps...
Commentaires
C'est drôle de voir en photos l'ancien appartement. Je me suis tellement habitué au nouveau. Sinon que d'aventure surtout pour le feu de poubelle dans le vide-ordure (en plus je te croyais pas avant l'arrivé des pompiers)
que de péripéties dans la livy's life!
m'enfin tu es maintenant dans ton nouveau palace sans fumée!
bonnes nuits de récupérations!
musy
Musy:
La Livy's life est un roman-photos, c'est bien connu ;)
Et après, les gens s'étonnent que je ne m'ennuie jamais!
John:
Ca t'apprendra à imaginer que je suis mytho ^^
J'ai bien ri en voyant ta tête face au camion de pompiers!
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