Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

29 avril 2008

Tu fais quoi ce week end? Je freeze!


Freeze in Paris - Frozen
envoyé par richardying

Lorsque le phénomène des Flashmob a débuté, je rêvais secrètement d'y participer, partant du principe que depuis toujours l'insolite guide ma vie, que le ridicule ne tue assurément pas et que la petite dose de sourire que je tente d'y apporter chaque jour ne pourrait que s'en trouver renforcée...

~ ~ ~

Pour les néophytes du sujet, les Flashmob ont tout d'abord été lancés aux Etats-Unis vers 2003 pour ensuite faire le tour de tous les continents, rencontrant un vif succès à la fois auprès des participants et de leurs témoins.
Il s'agit en fait d'une "mission" (préalablement préparée et organisée avec soin sur internet) qui s'effectue dans un espace public dégagé et amène une foule de gens assez importante à effectuer dans un timing des plus précis des actes a priori dénué de sens (bataille d'oreillers géante, mouvements de gym synchronisés, immobilisation générale sur le sol, prononciation d'onomatopées et chants en tout genre, lancer d'objets etc.) avant de tous se disperser, laissant derrière eux des gens ébahis.
Le tout se présentant à la fois comme un moyen de communication convivial et artistique, nouvelle forme originale de théâtralité, de contestation et d'occupation de l'espace urbain dans une sorte de rapprochement des gens qui ne se seraient probablement jamais rencontrés et créant par la même occasion des buzz à répétition.

~ ~ ~

Peut-être alors avais-je envie de ce côté "performance artistique" attrayant à souhait, additionné d'un grain de folie en place publique. De glisser un soupçon d'impromptu dans une journée banale et de tenter quelque chose d'inédit à mille lieues de mes sorties parisiennes habituelles.
Bref, une légère touche de fun dans un monde paisible modifiant ainsi le fil du temps ainsi que la perception de la "normalité" l'espace de quelques instants...
L'occasion ne s'étant pas présentée à l'époque pour moi et l'effet de mode s'estompant un brin avec les années, je n'y songeais presque plus. Et voici que par chance, le renouveau du phénomène a été marqué au cours de ces derniers mois par la nouvelle tendance "Freeze", c'est-à-dire une immobilisation de masse soudaine, qui s'est abattue d'abord à New York puis dans une gare de Londres et enfin sur notre belle capitale au Trocadéro, le 8 mars dernier.
Il aurait été plus que dommage alors de manquer une fois de plus l'évènement. Et c'est tout naturellement que j'ai remédié au problème le week end dernier, dans un élan de motivation évident ;)

~ ~ ~

Ce samedi 26 avril donc, ambiance printanière et soleil de plomb.
La météo favorable déride les parisiens et accentue une bonne humeur trop souvent oubliée.
Un attroupement en face d'un Starbuck en plein coeur de Paris donne l'impression d'une sorte de réunion improvisée.
Des tracts qui se promènent et circulent de main en main.
Un homme étrange en K.way rouge.
Des gens atypiques, souriants, déguisés, porteurs d'accessoires curieux
D'autres qui se fondent dans la masse... mais pas tant que ça.
Ajouter à cela quelques touristes, saltimbanques s'époumonant et autres promeneurs du dimanche (le samedi, il y en a aussi ^^) pour que le tableau soit complet.
Fous rires et brouhaha, dégustation de glaces, flâneries dans les boutiques...
Beaubourg en ligne de mire.
Une vue sommes toute dégagée pour une expérience de toute beauté.
Vous l'aurez compris, il s'agissait bien d'une nouvelle Freeze que la Frankette Team avait organisé via Facebook sur la place du centre Georges Pompidou à Beaubourg dans une ambiance sympathique et très festive.
Surprise des surprises et pas des moindres, la Freeze en question ne se contentait pas d'arrêter le temps quelques minutes, immobilisant les volontaires puis les libérant de leurs poses respectives, mais présentait également de fortes allures de Flashmob à l'ancienne puisqu'elle se présentait en quatre temps, une fois les participants arrivés sur place:

- 5 minutes pour se figer (et 5 minutes, l'air de rien, c'est long à tenir croyez-moi) dans des positions anodines ou beaucoup mieux, en faisant preuve d'un esprit surréaliste/dadaïste avéré.
- Une farandole humaine folle autour du pot géant devant Beaubourg durant laquelle les participants devaient chanter à tue-tête sur un air bien connu:
"Lundi matin, Magritte, Dali et le p'tit Klein..."
- Une chenille zig zag pour s'éclipser en saluant la foule bien évidemment.
- Un lieu de rendez-vous pour prendre un verre en "happy hour" où les flashmobbeurs ont eu l'occasion de se retrouver s'ils le désiraient.

De quoi provoquer l'hystérie euphorique chez moi, participant à un "tout en un" sans même l'avoir su à l'avance.

~ ~ ~

Roulement de tambour. Annonce du début de la Freeze. 17h30 pile.
Nous avons oeuvré tous ensemble pour un pur moment de partage, délire et projet artistique mêlés.
Peut-être sans nouveauté (projet déjà testé et approuvé) mais avec de la bonne volonté à revendre, de la convivialité comme s'il en pleuvait et de très bonnes idées de la part de certains.
Et alors?
Alors juste yippi! Je l'ai fait!
Pas de quoi se vanter, on était plus de mille dans le même cas... 
Mais l'attrait du concept ne peut que me donner l'envie de participer à nouveau à un évènement du genre aussi vite que possible et dans un état d'esprit plus abouti cette fois-ci parce que sans cesse s'améliorer relève du défi.

~ ~ ~

Mon surréalisme/dadaïsme quant à lui laissait passablement à désirer pour cette fois (lire un Werber à l'envers, c'est artistique ça?) mais j'ai tenu bon malgré tout, sans rire, tousser ni même glousser et pourtant ce n'est pas l'envie qui m'a manqué... Oui car bien sur, les passants non freezés ne nous ont pas loupés, tentant sans cesse de nous déconcentrer en nous parlant, nous titillant et à la longue, j'ai bien failli esquisser un sourire qui m'aurait été fatal.
J'avais pour l'occasion sorti de derrière les fagots mes lunettes noires (top fashion avec ma face de mouche ^^), délicate astuce me permettant ainsi de cligner des yeux et les orienter de toute part sans être vue afin d'observer avec délectation mes voisins de Freeze...
Et puis le temps s'est arrêté.
Cinq minutes sans bruit ou presque.
Les saltimbanques, magiciens et autres jongleurs ne parlaient plus ni n'animaient, comme s'ils avaient disparus.
Le bruit du vent se faisait perceptible et seuls les craquements de pas des caméramans couvrant l'évènement et cliquetis des photographes qui circulaient parmi les flashmobbeurs brisaient la glace.
De temps à autre, un fou rire échappé. Une parole étouffée. Un touriste surpris.
Chuchotements et commentaires.
Et puis plus rien.
Des personnes à perte de vue. De tout âge, de toute nationalité, de tout style.
Mais nul ne dit mot.
Comme un moment apocalyptique en plein Paris, à entendre une mouche voler, un vieux papier se hisser dans le ciel.
Et voir ainsi la ville, MA ville sous un angle totalement nouveau.
L'inattendu.

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Long sifflement lancinant et soudain, un immense mouvement général, symbole du dégel, où tout le monde s'est mis à rire et applaudir.
Dois-je préciser que les rondes infernales qui ont suivi ne se sont pas passées exactement comme prévues. Si les premières effectuées sagement autour du pot paraissent très étudiées à l'image, c'est que vous n'y étiez assurément pas! Derrière, un peu moins subtils peut-être, nous nous sommes passablement lâchés, oubliant les paroles de la chanson, le sens de la marche et tout le reste mais tournoyant à l'infini sans aucune discipline, à piétiner du verre cassé à tout va, ce qui a fini par ressembler d'avantage à un pogo géant digne d'un concert de hardrock plutôt qu'à une jolie farandole artistique et ce, durant une éternité (il m'a semblé) dans une optique farouche d'autos tamponneuses humaines ^^
Enfin, la chenille finale nous a fait courir comme des p'tits fous nous éloignant doucement du centre de la place Beaubourg (je le dis et le répète, non! le ridicule ne tue pas), s'accrochant au premier inconnu de passage, courant, tournant, décrochant, repartant de plus belles dans les cris et gloussements, à se croire à la foire du Trône à côté d'un manège à sensations.
Un pur moment de grand n'importe quoi dans une allégresse partagée et avec des gens que je ne connaissais même pas.
Je crois bien que j'ai adoré ça.

~ ~ ~

Alors oui, je refreezerai.
A moi les Flashmob, Freeze et autres Free Hugs. Je tenterai le tout pour le tout pourvu que ce soit à Paris et très bientôt.
Dans une préparation digne d'un grand flashmobbeur, créant de l'impromptu avec du réfléchi, calculant une posture à haute dose d'originalité avec peut-être une once de provocation
"just for fun" et me délectant des touristes stupéfaits, je refreezerai parce que le concept me plaît.
Et parce que figée dans un grand bol de folie douce et d'audace, parmi tous ces gens inconnus et qui ne bougent même plus, je me plais plus que jamais à me laisser aller à des rêves d'évasion, juste là, dans un semblant d'immobilisation...

-Livy-
Je figure sur la vidéo
Oui mais où?...

BONUS
-->
Quelques photos de la Freeze <--
-->
Le billet du blog de Richard Ying sur la Freeze <--

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26 avril 2008

Paris, Paris

Pour une raison indéterminée, j'aime les films qui contiennent le mot "Paris" dans leur titre...
Non pas que je me considère parisienne jusqu'au bout des ongles (même si les années passant, c'est peut-être un peu le cas) mais parce que l'image cinématographique de notre capitale dégage à mes yeux quelque chose d'incroyablement attrayant puisque indéfinissable.
Paris, c'est avant tout une aventure. Une pluralité, une mixité, une diversité...
La proximité de quartiers de caractère, tous plus différents les uns des autres, qui nous attirent comme ils peuvent nous rebuter parfois.
Paris est un paradoxe. L'odeur du métro se fait vite oubliée par une balade paisible dans un parc de la capitale. La mauvaise humeur d'un passant dans la rue s'achève là où commence un regard qui se croise puis s'intensifie.
Paris est un gigantesque cliché, drôle et touchant. C'est l'image type du romantisme et de l'amour à la française, idée totalement hallucinante mais qui traverse les frontières sur fond de tour Eiffel et nous fait doucement sourire tout en gardant ce côté un peu charmant de naïveté.
Paris est une ville d'espoir et de rencontres qui soudain peut s'éteindre, s'obscurcir d'un coup et se gorger de tristesse et d'effroi. Ou inversement.
Paris est une ville d'art, de culture et d'histoire... Elle étale ses monuments imposants et ses recoins oubliés, véritables petites perles d'architecture.
Elle se repaie d'évènements historiques intenses qui ont traversé les époques et qui, aujourd'hui encore, demeurent palpables.
Elle vit.
Le cinéma quant à lui est un rêve. Une évasion soudaine qui nous plonge dans une autre réalité, qu'elle soit proche de la notre ou s'en éloigne totalement, sorte de vie aussi mais parallèle cette fois.
Les deux, alliés, se nourrissent de la force l'un de l'autre pour nous offrir un côté magique que décidemment j'ai bien du mal à décrire mais qui me bouleverse car je le ressens au plus profond de moi.
Alors, dans le mot "Paris" au cinéma, sa prononciation, son intitulé, il y a ce petit quelque chose qui me fait rêver et me pousse à aller voir ces films qui en parlent et qui, chose curieuse, me déçoivent rarement...

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Paris_je_t_aime

Je ne cesserai jamais d'encenser Paris je t'aime, la très belle série de courts-métrages sortie en 2006 qui a réuni autour d'un même thème des réalisateurs de renom tels Gus Van Sant, Olivier Assayas, Wes Craven, les frères Coen, Alfonso Cuaron et bien d'autres encore...
Au fil des images,  se succèdent des histoires et des émotions, balayage moderne de notre capitale et brefs instants de vie immortalisés au sein d'un arrondissement. Les prises de vue se suivent sans se ressembler, les minutes défilent à un rythme plaisant, les réalisateurs y vont de leur touche personnelle et chose incroyable, la cohérence se trouve plus que jamais au rendez-vous pour nous peindre l'amour, urbain et inspiré, dans toute sa splendeur.
Les acteurs de talent se font nombreux et si certains sont étrangers (tout comme les réalisateurs d'ailleurs), c'est pour mieux apporter à l'ensemble ce petit plus et ce regard différent sur la ville de Paris, un regard que nous autres parisiens n'aurions certainement pas eu...
Le format court-métrage s'intègre parfaitement dans le tout et s'accorde une vie nouvelle, accessible à un public large.
Il en résulte alors un film merveilleux et invraisemblable. Exubérant et discret, bruyant et calme, suggéré et passionné. Un film au réalisme fantastique qui nous évade comme il nous ramène à la raison. Simplement. Vraiment.

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Dans_Paris

2006 fut aussi pour moi l'occasion de découvrir le très curieux mais non moins intéressant Dans Paris de Christophe Honoré. Fable moderne et déroutante, qui laisse perplexe, dérange ou surprend au premier coup d'oeil, le film se laisse apprivoiser par une bande originale marquante qui n'a d'égal que les jeux d'acteur, très complémentaires, de Romain Duris et Louis Garrel. Les personnages évoluent à Paris en l'espace d'une journée, dans une ambiance un peu étrange et qui prend son temps, mêlant souvenirs et blessures du passé à un présent un peu morne mais dynamique néanmoins. (paradoxe, encore...)
Le scénario échappe à la banalité en s'appropriant un flot d'émotions parallèles dans lesquelles on se perd assurément mais qui apportent à l'ensemble une belle intensité parsemée de nouveauté. Une ambiance pesante, liée au personnage  sombre campé par Romain Duris, magistral, s'oppose à la légèreté du frère cadet (Louis Garrel) agaçant et désinvolte. Sans qu'il y ait vraiment d'histoire, les dialogues, chassés-croisés familiaux, jeux de regard ou flashback nous emportent dans un univers vraiment spécial. Un univers auquel on n'est pas habitué. Et de là, le film prend toute son ampleur et peut-être une signification, pourvu qu'elle soit cachée.

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Paris

Petit retour enfin sur le dernier film de Klapisch sorti en février dernier et dont le simple titre Paris laissait présager une belle surprise.
Première constatation et pas des moindres: le film n'est pas triste. Certes, la bande-annonce poignante et sa musique magnifique de mélancolie pouvait laisser entrevoir un côté bien sombre et pourtant non, nulle tristesse ne viendra gâcher la beauté de l'ensemble à quelque moment que ce soit parce que ce n'est pas le but.
Si l'émotion nous gagne alors, c'est avant tout parce que le film est touchant et étonnant de sincérité.
A travers son tableau de personnages atypiques et attachants, il ne raconte pas des histoires mais bien une seule, celle de la vie, avec ses bons et mauvais moments. Celle de la différence.  De la confrontation des milieux sociaux. Des remises en questions. Des rencontres. Du quotidien. De toutes ces choses qui nous ressemblent tellement.
Nul doute alors qu'on se sent à notre tour un peu acteur, au sein de nos petites vies parisiennes et de nos tourments incessants.
Ainsi le dernier Klapisch est à mes yeux une réussite. Plus sensible que ses films précédents, peut-être plus abouti simplement, il se laisse suivre, fluide et gracieux dans une ville hostile ou amie qui devient le terrain de jeu d'une pluralité d'histoires qui se rejoignent ou pas, restant ainsi dans cette même optique des héros du quotidien, ceux dont on ne parle pas mais qui sont tellement plus vivants que les autres, thème cher au cinéaste.
Doté de répliques savoureuses (le personnage interprété par Fabrice Lucchini en est fortement pourvu notamment), il se gorge d'une complexité voilée et d'émotions simples, tout comme nous. Et nous donne par la même occasion une belle leçon de vie, changeant presque l'espace d'un instant notre regard sur une capitale qui est aussi la sienne...

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La liste pourrait s'étendre plus longuement encore et je rechigne à porter le mot "fin" sur ce billet.
Oui décidemment, pour une raison indéterminée, j'aime les films qui contiennent le mot "Paris" dans leur titre...
Et pire que tout, je ne sais toujours pas pourquoi.

-Livy-

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23 avril 2008

Mais ils sont fous, ces Phéniciens!

M_diterran_e_des_ph_niciens

Le 18 avril dernier, en retard toujours, je file en express à l'Institut du monde arabe (Paris 5ème) pour une exposition depuis longtemps déjà convoitée, deux jours avant sa fermeture...
Je me lance donc tête la première dans La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage pour un voyage vers des contrées antiques et lointaines, dépaysant à souhait.

*

Là, je découvre un lieu bien agencé (bien que trop peuplé de groupes du 3ème âge en conférence, eh oui je râle toujours ^^), semblable à celui qui m'avait agréablement surprise en juin 2005 lors de l'exposition du moment Pharaons.

L'exposition se suit doucement étape par étape au fil des pièces, petites séquences vidéo à l'appui, sans tirer en longueur ni tomber dans une éthique un chouïa trop intellectuelle qui s'avèrerait volontairement complexe. Elle est simple juste ce qu'il faut, claire, concise... et plus important encore, digne d'intérêt.
Alors dans la progression des explications, nettes et précises tout en restant accessibles, s'ouvre à nous un monde oublié à mi-chemin entre légendes et réalité: celui des Phéniciens.
La lumière tamisée du lieu accentue d'avantage encore une sorte de mystère fascinant sur cette civilisation trop souvent méconnue aujourd'hui encore.

Mais qui étaient-ils donc ces Phéniciens?
En effet, si l'on regorge de sources d'informations concernant les différent peuples de l'Antiquité tels les Egyptiens, les Grecs ou encore les Romains, ils demeurent quant à eux une sorte de point d'interrogation dans le monde méditerranéen, s'enrichissant des autres cultures ou donnant naissance à de multiples influences.
Les rumeurs allant bon train, difficile de démêler le vrai du faux d'un empire aux allures d'énigme permanente.

Source d'inspiration littéraire flagrante pour romanciers aventuriers (je pense à Flaubert et son roman Salammbô notamment), on les disait rudes et parfois fourbes marchands, bons navigateurs, artisans valeureux, artistes et érudits, évolués ou un peu sorciers.
Mais outre un empire sans cesse plus imposant qui s'étendait tout le long du berceau méditerranéen du Portugal jusqu'à l'actuel Liban et une réputation de commerçants hors-pair dévoilant une puissance et un pouvoir bien réels, les Phéniciens ont contribué à un apport culturel impressionnant de par leur art bien sur mais plus encore de par la naissance de l'alphabet, chose qui n'a pas manqué de me captiver lors de cette exposition.
De cet alphabet aujourd'hui, il ne reste hélas pas grand chose, la plupart des écrits ayant disparus au cours des siècles, perpétuant ainsi un mystère presque intact.
L'alphabet phénicien n'en demeure pas moins essentiel puisqu'il est à l'origine d'une part de l'araméen et d'autre part de ceux actuellement utilisés dans le monde. Il s'est simplifié au fil des siècles, facilitant un besoin de communication sans cesse plus intense.
Proche des hiéroglyphes égyptiens au tout début (on retrouve notamment le même principe d'idéogrammes pouvant représenter à la fois une lettre, un son, un mot ou une action), l'alphabet phénicien a finalement comporté 22 signes retranscrits de droite à gauche.
Suite à l'évolution des peuples, des expéditions ou des invasions, l'évolution s'est montrée variable selon les différents pays qui ont adapté l'alphabet à leur guise, le modifiant et y apportant leur touche personnelle.

L'art phénicien quant à lui subit autant les influences qu'il en inspire. On trouve notamment de nombreuses pièces antiques présentant des similitudes avec l'ancienne Egypte et d'autres ayant fortement marqué l'empire grec à son apogée.
Si l'alphabet est la preuve de l'érudition des Phéniciens, les détails qu'ils apportaient à leurs sculptures, statuettes, stèles, vases, bijoux et ustensiles du quotidien sont la preuve d'un très grand savoir-faire, détaillé et minutieux, d'une richesse sans bornes, à l'image de leur peuple et de l'ampleur de son empire.
Le culte de la mort enfin, présent sous forme de sarcophages (l'influence de l'Egypte ici encore), mausolées et autres objets funéraires trouvait, tout comme chez les autres peuples de l'Antiquité, une importante à part entière, parfois démesurée, mêlant vénération, processions et superstitions...

*

De l'exposition alors, il me reste avant tout une découverte.
La découverte d'un peuple qui, étant passablement méconnu du grand public, l'était en grande partie de moi aussi.
L'empire phénicien s'avérant riche et intense, mystique et prenant à la fois, les quelques heures passées à l'IMA n'ont pas manqué de me donner l'envie de me renseigner d'avantage sur le sujet sitôt rentrée chez moi et me perdre dans de romanesques histoires, fondées ou non, de cette civilisation disparue.
Une agréable surprise également de découvrir toutes ces similitudes avec l'Egypte antique, mon amour de jeunesse qui m'a suivi des années durant dans une passion effrénée et qui, aujourd'hui encore, se révèle à moi, par souvenirs ou par envie.
Sans oublier le bonheur sans cesse renouvelé de troquer une petite partie de son ignorance contre des informations qui nous captivent comme elles nous surprennent.

-Livy-

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18 avril 2008

I'm back...

Balcon_Bleu

Billet totalement provisoire
En attendant l'arrivée d'internet à la maison
La TV, le téléphone fixe et toute installation vitale digne de ce nom
Et alors seulement,
Je vous pondrai un véritable roman!

.

Mission achevée:
Me voici toute entière et depuis une semaine déjà dans la nouvelle version de ma bulle d'étoile, version 2.0
Flottant au beau milieu d'une nouvelle vie, pas tout à fait désagréable dans sa réalité aléatoire.
Flottant tout court d'ailleurs, sur un petit nuage moelleux, qui semble s'éloigner progressivement du noir gris, virant même au rose parfois (ou presque).
Installée comme une princesse dans son petit salon cosy où il n'y a même plus un seul carton pour y traînasser comme un couillon ^^
Prise d'une folle frénésie d'achats décoratifs mêlant avec bonheur jeux de lumière et papiers vinyles, dans un élan de rouge bordeaux délicieusement sensuel et convivial.
Tournoyant chaque jour dans des boutiques hautes en couleurs et en idées, à transformer l'endroit en un lieu magique et hors du temps, petite niche tamisée que l'on ne voudrait plus jamais quitter...
A me ruiner.
(Youhou, mon banquier...)
Et tellement plus encore!

° ° °

Dure mission tout de même que d'en arriver là...
De péripéties en aventures, d'espoirs en incidents, de bonnes surprises en grands changements, j'ai basculé en l'espace d'une semaine dans un monde tant éloigné des mois précédents que je m'y perds et m'y reperds, tout en m'y retrouvant un peu, et surtout en retrouvant celle que j'étais avant (mais avant qui quoi, hein?)
Comptez parmi cela un emploi du temps ultra booké à parcourir moultes Ikea, Habitat, Conforama, Zara (pourquoi finissent-ils tous donc en "A"?), mélanger vis et clous dans un pêle-mêle magique et surtout tenter une approche approximative mais passablement féminine du bricolage selon moi-même avant de passer le relais au meilleur ami un tantinet plus doué et sur qui je peux exercer au moyen d'ordres et de conseils directifs en tout genre, mon pouvoir de tyran dans toute son ampleur ^^

° ° °

Tout ceci enfin ne serait rien encore sans les prises de tête pour bien agencer la bibliothèque, le classement de la paperasse, les milliers de trucs amassés en trois ans et puis finalement jetés en trois minutes, le tri de mes cd par variété française/variété internationale et par ordre alphabétique (maniaque power, quand tu nous tiens), et cauchemar des cauchemars, le gigantesque dressing à réorganiser du tout au tout sans parler de mon top préféré qu'il m'a fallu 48 heures pour retrouver!

° ° °

Je continue?
Eh bien non, trois fois non! Je crois qu'à trop m'égarer, j'en ai oublié l'aspect provisoire de l'article...
Je pourrais alors vous évoquer mes sorties cinés, girly ou expos (oui car je suis une fille multitâches et que ma semaine fut plus que trépidante) mais les autres billets que je m'apprête à concocter s'en chargeront bien mieux...

° ° °

Le week end débarque et s'empare de nous,
Having fun!

-Livy-
Illustration: le balcon de mon
ancienne bulle d'étoile...

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11 avril 2008

"Tel un chameau nomade..." [ou l'art du pléonasme]

Carton

"Les déménagements sont les mouvances de l'existence,
Ca bouleverse, ça empêche l'habitude."
Louise Portal


Un billet de plus ici-même,
Un billet mouvant car en plein déplacement!

~ ~ ~

Ce n'est pas un au revoir,
Encore moins un adieu,
Ce n'est pas un arrêt temporaire du blog
Ni une petite pause pour cause personnelle non dévoilée,
Non, rien de tout ça...

~ ~ ~

Rien sauf que le jour J arrive enfin,
Le jour du déménagement
Ruminé, redouté et puis peut-être finalement attendu
A défaut d'avoir été désiré...
[la dure loi d'être locataire quand le bail ne se renouvelle pas]
C'est qu'on ne me déplace pas si facilement moi
Et après être en train de vivre mon sixième déménagement en huit ans,
J'aspire maintenant à une vie de propriétaire désespérément sédentaire...
... Jusqu'au prochain round!

~ ~ ~

Alors en attendant, je plie bagages pour un court laps de temps
Et emmène mon petit blog dans les cartons
Avec tout le reste de ma bulle d'étoile,
En espérant lui donner à manger plein de nouveaux billets pour très bientôt!
[très bientôt incluant le temps qu'il faut à Orange pour réinstaller ma connexion internet dans mon nouvel appartement^^]

~ ~ ~

Et où serai-je moi?
Ici et là-bas. Mais plus là-bas parce qu'ici, ce sera vide.
Nettoyant, lustrant, rangeant au beau milieu de souvenirs étendus pêle-mêle,
Un peu hésitante entre le passé et le futur
Mais dansant à l'idée de recommencer une nouvelle vie dans un nouvel endroit
Et épuisée de surcroît! [ne jamais oublier que je suis une paresseuse de naissance]
Palpitant programme en perspective, donc.

~ ~ ~

Je m'imagine déjà en train de traquer du meuble Ikea et de la déco chic, de tenter un intérieur cosy [essentiellement constitué ces prochains jours de cartons en vrac] et un idéal Feng-shui incertain.
De pester car je ne pourrai plus shopper online...
[plus d'internet + rangement du dressing déjà existant = pas le moment idéal]
... Et que je n'aurai plus le temps de vous voir beaucoup.
[ce qui est déjà le cas depuis un mois!]

~ ~ ~

A mi-chemin entre Valérie Damidot et une bricol' girl assurément trop blonde, je m'en vais croquer du déménageur/décorateur, patienter à la Poste durant des heures pour qu'ils daignent s'occuper de mon changement d'adresse, me présenter au couple de gardiens de ma nouvelle résidence et plein d'autres choses passionnantes encore!
Bridget, Lisa, Betty et les autres peuvent aller se rhabiller,
Moi aussi il m'arrive des trucs dans la vie!

La suite très bientôt,
En textes ou en photos ;)

-Livy-

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10 avril 2008

Yaël Naim à la Cigale

Yael_Naim

Encore en balade à l'autre bout de Paris,
Encore en expédition dans le métro,
Encore en train d'assister à un concert.

.

L'aventure s'est passée hier soir et c'était à la Cigale, pour changer...
... à la découverte de l'univers musical de Yaël Naim pour un voyage tout en douceur.

C'est que de la jolie brune franco-israélienne je ne savais pas grand chose, si ce n'est que j'aimais bien ces mélodies.
D'abord troublée par l'envoûtant "New soul" qui m'a arraché malgré moi quelques sourires cet automne, j'ai craqué il y a peu pour la reprise très soul du tube "Toxic" de Britney Spears, assurément mieux que son original.
Et c'est finalement tout l'album que j'ai découvert, au gré de mes rêves et pensées, dans un état d'esprit de totale quiétude parce que sa musique a sans doutes des vertus relaxantes qui savent apaiser mes grands maux et me détendre pleinement.

Rien ne m'avait pourtant prédisposé à écouter sa musique. Découverte dans la troupe des "dix commandements" puis rempilant pour "Spartacus le Gladiateur", comment aurais-je fait pour la connaître, moi qui ai une sainte horreur des comédies musicales?
Par chance, Yaël possédait mille ressources et du talent à revendre.
Et son deuxième album sorti en 2007 en est une preuve flagrante...

Alors, ce concert un peu imprévu fut un moment de zénitude absolue doté d'une richesse musicale indéniable.
La voix de la jeune femme, joli timbre et maîtrise impeccable, se promenait sur des partitions enchanteresses qui m'ont projetées dans mes rêves en moins de temps qu'il ne me faut pour l'écrire.
Loin de Paris (devrais-je préciser que Yaël Naim chante à la fois en anglais, en hébreux et en français ou un mélange d'un peu des trois!), je me suis laissée bercer comme une enfant, fermant les yeux par moment pour mieux savourer la soirée.
Les mélodies douces se succédant, l'émotion se propageait dans le public mais sans jamais s'arrêter sur une note de tristesse parce que Yaël est souriante et chaleureuse et que ses morceaux, même mélancoliques, ont en eux une part d'espoir que je ne saurais expliquer.
Soudain, un petit grain de folie posé là, impromptu, saupoudrait l'ensemble d'une touche nouvelle et surprenante, dynamique mais sans trop en faire, emportant Yaël dans un flot d'humour et de joie de vivre, en parfaite harmonie avec ses musiciens.
Sa musique, plurielle, se laissait parfois entraîner vers des contrées pop et des chemins folk mais pour mieux revenir vers le côté soul/jazzy qui lui est cher et lui va si bien.
Quant au jeu de lumières, accrocheur, il mettait en valeur pour le mieux la scène et l'artiste, accompagnant les morceaux et interludes avec simplicité et esthétisme.

Perdue alors au beau milieu de ce kaléidoscope de saveurs, c'est une soirée agréablement différente que j'ai vécu, moi, l'habituée des concerts rock, de la nouvelle scène française décalée et de la pop acidulée.
Une soirée douce et charmante sur fond de bonne humeur et de pensée positive.
Une soirée "découverte" comme je les aime pour une artiste qui vaut le détour.

-Livy-

--> Le Myspace de Yaël Naim <--
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05 avril 2008

Petites idées de visites printanières

Entre deux péripéties, deux cartons, deux habitations, j'aimerais aussi profiter de ce printemps pour m'en aller visiter autres choses que tous les Ikea et Habitat de la région.
Je me perdrais bien alors dans quelques musées et expos bien pensées pour de petites heures d'intelligence et de plaisir, m'y balader doucement et puis tout simplement apprécier.

* ° * ° *

Vlaminck_un_instinct_fauve

Je l'avais déjà évoquée vite fait avant même qu'elle ne soit d'actualité, l'exposition que propose le musée du Luxembourg jusqu'au 20 juillet prochain Vlaminck: un instinct fauve ne semble pas dénuée d'intérêt. Autour de la thématique audacieuse du fauvisme, emprunte de couleurs et de mouvements, elle retrace dans les grandes lignes l'évolution artistique de Maurice de Vlaminck, de ses premières oeuvres à des tableaux plus affirmés, en passant par ses nombreuses influences (Van Gogh et Cézanne notamment).
Au final, une centaine d'oeuvres à découvrir ou reconnaître et le parcours initiatique étonnant de Vlaminck pour s'attarder.

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Marie_Antoinette

Comme toujours, l'exposition du Grand Palais s'avère furieusement attrayante. Si le personnage controversé de Marie-Antoinette, à la fois historique et d'une féminité sans limites avait déjà attiré l'attention du public en 2006 avec la sortie du film de Sofia Coppola, l'exposition qui lui est consacrée connaît pour l'instant un véritable succès.
Apparemment déclinée en trois actes, elle traite aussi bien du côté follement glamour de la reine que de son penchant pour les arts et la fête, de son entourage et de ses derniers instants dans un état d'esprit purement esthétique, raffiné, sophistiqué.
Curieuse d'en savoir d'avantage sur cette personnalité à part à l'origine de nombreux mythes, je me délecterais bien d'une visite opportune dans un monde adulé ou détesté mais qui me laisse rêveuse...

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Goya_graveur

Le petit palais quant à lui remet au goût du jour les peintres espagnols avec son exposition Goya graveur dont je me réjouis déjà et qui nous est ouverte jusqu'au 8 juin.
Attirée fortement par les peintres espagnols depuis l'un de mes TD d'histoire de l'art à l'université il y a quelques années, je jubile à l'idée de ce voyage inédit en Espagne sans nécessité de passer par la case "Musée du Prado". Ainsi, on pourra admirer une quantité impressionnante de gravures de l'artiste (estampes, lithographies...), les travaux finis comme ses techniques de travail, les influences multiples (Vélasquez...) et bien d'autres facettes de l'oeuvre de Goya encore.
L'occasion de retrouver la personnalité trouble d'un artiste écorché-vif, à la fois mélancolique, emporté et provocateur et dont la sensibilité de création me laisse aujourd'hui encore, hautement admirative.

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Man_Ray

Je terminerai sur l'exposition/atelier polyvalente Man Ray - détaché mais pas indifférent à la Pinacothèque de Paris (8ème arrondissement).
Un moment rare puisque si l'on connaît tous le nom de l'américain Man Ray, figure emblématique de l'art moderne, son oeuvre n'en demeure pas moins complexe dans un mélange de photographies, dessins, sculptures, peintures, assemblages et plus encore. Un bonheur donc de l'apprivoiser à travers les 250 oeuvres de l'exposition environ qui retracent les quatre grandes périodes de la vie artistique et personnelle du photographe, sources d'inspiration permanentes.
Mêlant le surréalisme au dadaïsme, l'évènement révèle aussi bien les oeuvres majeures et populaires de Man Ray que d'autres méconnues, des éléments biographiques, des étapes de création, des influences inévitables telles Marcel Duchamp, formant ainsi une exposition complète et à ne manquer sous aucun prétexte!

* ° * ° *

Au milieu de ces expositions à foison, je me réserve également un petit passage par le musée de la Vie Romantique et celui de Cluny puisque, comble du comble, je n'ai pas eu encore l'occasion de les découvrir.
Pas le temps de flâner donc si je veux accomplir cet aventureux parcours en toute sérénité, évitant ainsi les grandes foules de fins de semaine et m'égarant de musées en musées, dans un émerveillement resté intact...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je me culture à Paris - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

Le PicooZ est inutile. Je le veux!

Classic_Nabaztag

Tous les ans dans ma petite vie bien rangée (euh?), je convoite un nouvel objet geek que bien sur je ne possèderai jamais mais qu'un ou plusieurs de mes amis a eu l'audace de me faire essayer et qui répond à l'obligation d'être parfaitement inutile.
L'année dernière alors, à la même époque, je partais dans d'intarissables éloges à propos du Nabaztag tag (celui avec nombril), premier lapin craquant communicant de son espèce.
Depuis, je me suis cependant ravisée parce que le lapin en question est un gadget coûteux qui ne possède que des services payants, dont je me serais à coup sur lassée très vite et qui en plus ne fonctionne pas toujours! Ayant donc abandonné l'idée mais pas l'état d'esprit, c'est ainsi que (j'ai honte...) je traque sur eBay depuis quelques temps les éventuels Nabaztag cassés que pourraient proposer les gens, afin de m'en procurer un pour des fins non pas utiles mais purement esthétiques!
Et à tout bien y réfléchir, un lapin c'est bigrement décoratif dans son intérieur ^^

PicooZ

Ma folie des objets geeks intacte, c'est vers le PicooZ que je me tourne à présent, petite merveille volante qui vous ruine en moins de deux les murs d'un appartement, en personne adroite que je suis...
Oui car le PicooZ en question n'est autre qu'un hélicoptère télécommandé miniature.
Pour faire plus simple, un jouet.
Je dirais même plus, un jouet de garçon.
Rien à voir avec moi donc.
Seulement voilà, il ne fallait pas m'en parler.
Parce que la grande fille que je suis a tendance à s'emballer un peu trop vite, surtout pour les trucs/machins/bidules qui ne servent strictement rien et que cet hélicoptère là répond à lui seul à tous les critères de séduction. Son inutilité même le rend indispensable d'autant plus que je ne le possède pas.
Ainsi, le soir, entre quelques accords de guitare, les anciens épisodes de Sex and the City et le test du dernier Cosmo, je me surprends à me laisser aller à de sombres pensées:
"Je m'ennuie. Pfiou, c'est fou ce que je m'ennuie.
Ah si seulement j'avais un PicooZ, je m'ennuierais moins..."

Erreur! Si j'avais un PicooZ je m'ennuierai tout autant. Je songerais seulement avec avidité à un objet potentiel à convoiter pendant que j'aurais envoyé l'hélico rigolo faire dodo!

Le hic dans l'histoire, c'est que le PicooZ, je ne l'ai pas. Et je rumine mes envies de l'avoir même si ce n'est qu'un caprice. Je m'imagine déjà dans mon salon, appliquée, concentrée, les pouces crispés sur la télécommande infrarouge à tenter de le faire tournoyer puis planer doucement du sol au plafond.
Et l'image même que me renvoie la pensée de cette scène, dans un indescriptible élan de désir, me paraît charmante, touchante...
... et absolument ridicule.
Autant vous prévenir tout de suite, le ridicule ne tue pas, j'en sais quelque chose.
Je serais morte et enterrée des centaines de fois si tel était le cas. Mais un brin humiliée et encore en vie, j'ai eu l'occasion de faire par moi-même quelques amers constats:
Je n'aime pas me voir chanter (faux) des chansons nulles devant la glace, mon téléphone portable en guise de micro.
Ni même lever brusquement ma Nintendo DS vers le ciel à chaque fois que mon personnage virtuel effectue un bond.
Encore moins danser toute seule debout sur mon canapé, mimant un solo de guitare électrique, mouvement de cheveux des métalleux à l'appui.

Alors au milieu de tout ça, aurais-je vraiment l'audace de me payer le luxe d'un hélico-trip pour égayer de folles soirées?
Aurais-je envie de voir mon hélico-chou se prendre en pleine face tous les murs de mon salon à répétition?
Aurais-je le courage de risquer un conflit de voisinage et une réunion du syndic pour tapage nocturne intempestif?
Ô douloureux destin, ô choix cornélien, je me pose encore la question...
... Et sage décision, opte finalement pour ne pas l'acheter!
(mémo: penser accessoirement à l'emprunter/le dérober à l'insu de son possesseur)

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Guitar_Hero_DS

Renoncer. Ne pas céder. Ne pas succomber.
Ce serait beau tout simplement.
Mais force est d'admettre que ce n'est point là un acte héroïque.
Juste que j'ai déjà une petite idée sur mon prochain caprice de geekette,
Des envies de me jeter sur ce qui ne sortira que cet été,
Et parce que ma DS voudrait bien se nourrir de Guitar Hero: On Tour
même si elle ne le sait pas encore...

Alors en attendant d'avoir d'ici là plein de tentations sur lesquelles craquer, je rêve d'un PicooZ à mes côtés et puis m'en retourne sur eBay voir si je parviens à le trouver, mon amour de Nabaztag cassé ^^

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Sometimes Geek, Always Chic - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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