28 mars 2008
Les aventures des Tokyo Motel
Par moment, je voudrais n'entendre que les morceaux de musique qui me plaisent et me touchent.
Faire de ma vie une sorte de playlist géante à l'image de celles que je publie dans ce blog de temps à autre et la passer en mode "shuffle" à l'infini.
Perdre pied avec la réalité pour m'en aller découvrir des refrains qui me fascinent.
Et ôter les vils morceaux de ma mémoire pour de bon parce c'est effroyablement pénible de se réveiller avec une chanson en tête qu'on déteste mais qu'on a entendu tellement de fois qu'elle est restée gravée là, damned!
Christophe Maé, reprends ton harmonica et sors de ma tête par pitié ^^
Tout ça pour évoquer finalement un phénomène de mode actuel du monde de la musique... ou dérivé.
Un phénomène hurlant, allemand, adolescent.
Un phénomène amusant.
Le phénomène Tokio Hotel.
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Les Tokio Hotel pour ceux à qui cela aurait échappé, sont ces jeunes à peine sortis de la puberté qui vocifèrent chantent en allemand, se créent un look faussement manga, se prennent pour des rockstars et sont la coqueluche de petites adolescentes-fans en manque de héros à plébisciter.
C'est bien simple, la première fois que je les ai entendu il y a presque deux ans déjà, ils interprétaient "Schrei" leur premier single et j'ai cru à l'époque à un groupe de filles. Mais on m'a expliqué que leur leader s'appelait Bill et après mûre réflexion, je me suis dit que c'était un nom curieux pour une personne de sexe féminin...
Ils ont surement du muer depuis car j'ai enfin compris que les Tokio Hotel étaient en réalité un groupe de garçons. (si, si, v'là le scoop!)
C'est qu'ils doivent chercher leur identité les petiots, tentant des approches à la fois japanisantes, rock et androgynes, probablement parce que le cumul des trois est à la mode.
Soit. J'aurais juste préféré qu'ils trouvent leur identité avant de se mettre à chanter ^^
~ ~ ~
Mais il faut croire que les jeunettes de quinze ans ne partagent pas mes pensées de langue de pie qui vieillit! Il paraîtrait même que les collégiens/collégiennes choisissent l'allemand comme matière en cours juste pour se sentir plus proches de leur groupe préféré ce qui, je dois l'avouer, me dépasse totalement. D'une part parce qu'au même âge, j'avais piqué une crise à mes parents pour faire de l'espagnol et d'autre part, parce que le côté fanatique ne m'a jamais attiré.
(On n'adule pas un artiste, on l'apprécie pour son art...)
~ ~ ~
Alors les Tokio Hotel, je n'ai rien contre eux hein, mais c'est juste qu'ils me laissent totalement indifférente.
Etat de neutralité total pour moi, contrairement aux critiques qui les encensent, je ne leur trouve rien de spécial, ni d'innovant, ni de charismatique. A la rigueur, je les qualifierais de divertissants...
Leurs mélodies s'écoutent mais ne sont pas le renouveau du rock, non.
Les aimer je peux comprendre mais point trop n'en faut.
A bien y penser, il y a peut-être des centaines de Tokio Hotel qui s'essaient à la musique dans les tréfonds de leur garage et dont vous ignorez jusqu'à l'existence. Et les vrais, quant à eux, ont eu la chance de bénéficier d'un tapage médiatique incroyable. Un tremplin certes, mais qui en a fait un groupe commercial et par conséquent, goodbye le rock et ses excès... Et ce n'est pas d'une originalité sans limites non plus que de chanter en allemand, réveillez-vous les gens! Il me semble que Rammstein l'avait déjà fait bien avant pour ne citer qu'eux.
En bref, j'ai plutôt l'impression de voir des jeunes sympathiques qui font de la musique un peu rock, y prennent du plaisir et qui se déguisent de surcroît parce que c'est plus fun. Oui, c'est peut-être méchant mais il faut bien l'admettre, l'espèce de hérisson mort que le leader du groupe Bill se trimballe sur la tête de concert en clip et de clip en concert doit être pour lui un dilemme capillaire de chaque instant... D'un côté, ça force le respect.
Et plus encore la compassion.
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Mais là où le phénomène devient intéressant, c'est quand on découvre sa parodie. Faut-il qu'il y ait eu du bruit autour du groupe pour qu'on en vienne même à la création de sa caricature!
Ainsi, après les Tokio Hotel, ce sont aux Tokyo Motel de voir le jour, crées je crois par l'équivalent allemand de notre Groland français, et qui prennent le relais pour jouer la carte de la moquerie, gentiment critique ou carrément culottée.
Présentés sous formes de vidéos toutes courtes, les épisodes dénoncent aussi bien l'aspect adolescent des Tokio Hotel que l'engouement excessif de leurs fans, leur look que leurs chansons... Ils en deviennent de la sorte l'objet de nombreuses polémiques parce que les fans du "vrai" groupe ne l'entendent pas de cette oreille. C'est qu'on est fan ou on le n'est pas! Et adulant Bill et ses billeries, ces derniers jugent d'un très mauvais oeil les moqueries au sujet de leur groupe préféré évoquant le manque de respect ou encore l'humiliation.
Et l'exagération dans tout ça, on en fait quoi?
A cela donc, je ne répondrai qu'une seule chose: le second degré est notre ami.
Le pratiquant avec ferveur, je ne pourrai jamais rien faire d'autre que le recommander, il paraîtrait même que c'est bon pour la santé!
Et parce qu'il est bon également de rire de temps en temps, le but de ce billet était tout de même de vous mettre en lien l'une des vidéos en question (libre à vous d'aller regarder les autres si le coeur vous en dit), découverte il y a quelques mois déjà et parce que le coup du citron m'a marqué à tout jamais...
Un jour je vous le jure, j'essaierai!
--> Tokyo Motel <--
-Livy-
en plein second degré...
... ou plus loin encore!
mais dans d'autres sphères :)
23 mars 2008
Choco-Pâques
J'ai rêvé du lapin-or de Lindt,
J'ai dévoré du chocolat blanc en cachette,
J'ai dessiné un oeuf en nougat,
J'ai imaginé un kilo tout entier de Jeff de Bruges,
J'ai honoré la journée du Macaron,
J'ai dégusté du Noir intense,
J'ai pensé à la promo du Monop' sur les Kinder Schokobons,
J'ai essayé une nouvelle mousse,
Je me suis laissée tenter par la saveur pralinée,
J'ai subtilisé quelques carrés de chocolat au caramel,
J'ai craqué sur huit variétés différentes de cookies,
Je me suis ruée à la cuiller sur le Nutella,
J'ai fait des Léonidas mes meilleurs copains
J'ai acheté une boîte de Célébrations...
° ° ° ° °
Pas de doute, Pâques est mon meilleur alibi ^^
Je concentre alors mon appétit
Et je file pour l'occasion à Chantilly!
-Livy-
Illustration: Les oeufs ukrainiens de Pâques
22 mars 2008
Dionysos - La mécanique du Coeur
Au Casino de Paris jeudi soir, j'ai encore vécu un de ces moments hors du temps comme je les aime, emprunt de folie douce et de rêves poétiques...
Un instant rock n' roll, musical et joliment abstrait, sorte d'harmonie moderne, de bonheur et tristesse mêlés.
C'est qu'il me fallait commencer la longue série des concerts 2008 en beauté! Et je crois bien qu'en voyant le groupe Dionysos sur scène, grand succès du rock français depuis maintenant plusieurs années, mon souhait a été plus qu'exaucé.
Tout d'abord parce que je n'avais jamais vu le groupe en concert et que les "live" retransmis à la télévision me donnaient une envie folle d'y assister.
Ensuite, parce que cela fait des années que grâce à eux j'ai étoffé mon monde imaginaire, me voyant un peu comme un Jedi de la vie terrienne, dansant en anorak avec de petites fées qui volettent sur mes lacets...
Enfin, parce que malgré une écoute aléatoire d'un bon nombre de leurs albums, je ne les connaissais pas si bien après tout et que j'avais la curiosité de découvrir une nouvelle facette de leur talent artistique à travers leur jeu de scène.
Ma découverte a sans doute du tomber à point nommé alors parce qu'à mes yeux La mécanique du coeur, leur dernier album dont la tournée est l'aboutissement semble, dans une continuité tout à fait cohérente, le plus réussi. Une petite perle poétique qui se lit autant qu'elle s'écoute, à la manière d'un conte un peu loufoque et sacrément bien imaginé...
Ce ne sera donc pas une surprise de vous dévoiler que le live s'est avéré à la hauteur tant par les morceaux cultes des albums précédents que les découvertes liées au tout dernier opus et ce, dans un esprit rock d'une tonicité sans faille.
A l'image du disque mais aussi du livre (sorte de mélange savamment dosé entre Roald Dahl et Tim Burton), le concert s'est laissé doucement apprivoiser tout au long de la soirée, suivant l'histoire imagée de Giant Jack, le personnage récurrent, puis s'attardant, de rêves en rêves, dans d'étranges contrées aux allures follement enjouées.
Par bonheur, de nombreux artistes ayant participé au projet de cette mécanique un peu magique, on a pu apercevoir à plusieurs reprises Olivia Ruiz, venue en guest, apportant au show caractère, puissance et dynamisme. L'occasion d'assister à quelques duos étonnants entre elle et son compagnon Mathias Malzieu, le leader de Dionysos.
Et parlons-en donc de Mathias!
Si sa performance d'artiste complet (musicien, écrivain, réalisateur....) m'impressionnait déjà beaucoup avant jeudi, c'était sans compter sa prestation scénique dotée d'une folie sans limite. Tour à tour, on l'a vu bondir en tous sens au son de sa guitare sans même paraître essoufflé, slammer avec ardeur dans le public plusieurs fois de suite, escalader à main nue le premier étage du casino de Paris puis ramper tout le long du balcon avant de replonger dans la foule!
Pour résumer, c'était une sorte de dynamisme incroyable qu'on lui envierait presque, véritable pied de nez à l'ennui et qui à lui tout seul, permettait d'apporter au concert un véritable rythme, créant ainsi un jeu continu avec le public et une implication totale.
Loin de ceux qui entament une tournée juste pour assurer la promotion de leur nouvel album, Mathias et ses musiciens semblaient vraiment en totale liesse sur scène, se donnant au maximum et accordant une confiance sans limite à un public qui le leur rendait décidément bien!
En bref, je savais plus ou moins à quoi m'attendre mais espérais naturellement quelques petites surprises de bons tons qui par bonheur étaient au rendez-vous.
Je me suis alors vue me plaire dans cet univers, plus encore que je ne l'aurais pensé. Avoir envie de le partager. D'y retourner. Et de m'y égarer pour de bon au détour d'un songe.
Par chance, Dionysos tiendra lieu, avec Yelle, de première partie au concert de Mika auquel j'assiste en juillet prochain...
A voir ou revoir donc, de toute évidence.
-Livy-
--> Le Myspace de Dionysos <--
19 mars 2008
Des nouvelles du front

A l'aube de tous les changements, je navigue dans un brouillard plutôt épais qui laisse devant moi mon avenir flou et ma petite personne perplexe...
2008 est en train de passer à une vitesse déconcertante certes, mais ne m'a pas apporté pour l'instant les idéaux tant souhaités. Bien au contraire, c'est plutôt une sorte de continuité de l'automne 2007, peuplée de tracas et ennuis en tous genres, contrariétés et j'en passe, qui viennent gentiment meubler mon quotidien quand je ne leur demande rien! Pas de place à l'ennui, guère plus à la quiétude. Chez moi, les rebondissements font la loi. Et je trace ma route au milieu de tout ça.
J'en viens même à avoir des envies de m'expatrier sur une île déserte, avec une guitare, un piano, un ipod, un ordinateur, mon dressing... Bref, à peu près tout sauf des gens quoi. Parce qu'en ce moment, les gens, même amis, ont une fâcheuse tendance à me blaser/décevoir/gonfler leur ego (rayez la mention inutile) profondément et j'en développerais presque l'envie de devenir une no-life avertie.
[Ce serait sympa de me prendre au second degré quand même, hein]
Vous l'aurez sans doute compris, la chance n'est donc pas encore au rendez-vous pour le moment mais la roue tourne m'a t-on dit...
[Roue, je t'ordonne de te dépêcher!]
C'est que le grand chamboulement commencé il y a quelques mois ne pouvait que laisser des traces ou amener de l'inattendu et il ne s'est pas gêné! Petit à petit donc, une nouvelle vie se met en place, qui ne ressemble pas à grand chose pour l'instant mais dans laquelle je tente de récupérer de petits bouts familiers, histoire de me raccrocher à quelques branches, ne serait-ce qu'un souvenir enfoui...
C'est qu'à mi-chemin entre tout et rien, on se sent toujours un peu perdue finalement.
La notion de "prendre un nouveau départ" raisonne chaque jour dans ma tête comme un refrain lancinant. Angoissant. C'est que ces mots-là "nouveau départ" possèdent toujours une petite signification paradoxale, à la fois pourvue d'espérance et d'appréhension. Et peut-être même d'un soupçon de refus quand on y pense...
Alors, dans cette nouveauté que tous les jours je découvre, je dois aussi mettre et admettre le mot "fin" sur beaucoup de choses de ma vie. Des actes, des moments, des souvenirs qui ont fait de moi ce que j'étais jusqu'alors.
La difficulté même réside justement en cette finalité, cette notion de renaître une fois encore et de ne pas trop savoir pourquoi au juste ça tombe maintenant et pire encore, si l'on va y parvenir avec succès ou pas. Cette obligation qu'on a de devoir se séparer de ce qui nous tenait à coeur pour créer un nouvel univers. De trouver la force d'aller plus loin et d'affronter ce qu'on ne connaît pas.
Oui, parce que cela va sans dire, c'est à la fois palpitant et démotivant que de devoir tout recommencer, étapes par étapes alors qu'on pensait être tranquille un petit moment.
[J'avoue être un peu blasée sur ce coup-là et pas très décidée, mais soit.]
Que de devoir continuer à mener sa vie à bien tout en lui donnant de nouvelles teintes.
Et par-dessus tout, de rester soi-même....
Somme toute, c'est un gros défi qui m'est tombé sur le coin du nez, un très gros défi même et je ne sais pas encore si j'ai envie de le relever ou pas mais quelque chose me dit que je n'ai pas trop le choix.
Qu'émotive ou pas, ma vie actuelle ne sera bientôt plus la même car existant toujours mais sous une autre forme. Et c'est évident que je le déplore. Mais en même temps, j'ai envie de savoir, poussée par mon accaparante curiosité, ce qu'il va bien pouvoir m'arriver encore de bon ou de mauvais.
[Et l'avantage, c'est que je commence à être parée!]
J'essaie de me dire, peut-être pour me rassurer un peu j'avoue, que je tenterai le tout pour le tout afin de reconstruire mon univers, ma "bulle d'étoile", peu importe l'endroit et peu importe les gens qui m'entoureront... ou pas.
Inutile de préciser que je suis en pleine période de questions existentielles qui-ne-mènent-nulle-part mais on le serait à moins... Et la traversée rencontre quelques trous d'air, vraisemblablement!
*
Parce qu'un nouveau départ donne des envies de nouveauté globale, j'ai par la même occasion décider de changer de tête
[Il paraît que psychologiquement, ça s'explique très bien ^^]
C'est encore tout récent mais le résultat n'est pas si déplaisant, d'autant plus qu'en franchissant la porte de chez le coiffeur, j'étais juste décidée à couper quelques centimètres, histoire de structurer un peu la coupe mais sans grand changement.
En fait de structure, je me suis offert un petit relooking capillaire agrémenté d'un massage du cuir chevelu bien mérité.
[Et le stress, vous en faites quoi vous, du stress?]
J'ai donc commencé par accentuer un peu ma décoloration "châtain clair"
[Gare aux mauvaises langues qui oseraient me trouver blonde, je tiens à mes neurones!]
et tenter un dégradé plutôt accentué sur les longueurs, donnant ainsi un petit effet décoiffé, très rock n'roll.
[Et les cheveux un peu moins longs par la même occasion]
Sur le devant du visage, je me suis carrément lâchée. J'ai osé l'impensable. La frange!! Je n'y avais pas resongé depuis 2004 au moins et encore, à l'époque, il s'agissait plus de quelques petites mèches perdues sur mon front que d'une vraie frange à proprement parler. Mais cette fois-ci, elle est devenue bien réelle: très raide et coupée en biais, afin de s'harmoniser avec la raie sur le côté dont je ne me sépare plus. Et c'est dire si quelques mèches de cheveux, ça peut vous changer un visage du tout au tout...
Plutôt joli en fait, même si ça me donne un petit look bobo inévitable. J'attends seulement de voir ce que ça va donner avec le temps... Mais je me connais suffisamment pour savoir que si elle ne repousse pas comme je le désire, je risque bien de lui donner quelques coups de ciseaux magiques deci-delà à mes risques et périls certes, mais j'assumerai.
*
C'est donc bien coiffée [ou pas] que je vais aborder le déménagement.
J'en parle depuis tellement longtemps de ce déménagement
[Et par la même occasion, vous saoule avec le sujet]
que les travaux de rénovation m'ont paru durer une éternité et pourtant, ils n'ont pas été si longs que ça puisqu'ils se sont étirés sur seulement un mois. Sachez au moins qu'au moment de ce billet, ils sont à quelques détails prêts terminés et que je vais bientôt pouvoir démarrer les hostilités en transportant d'un point A à un point B ma petite vie dans mon baluchon, progressivement. Il fallait juste laisser le temps au temps en fait.
[Ah oui mais ça, moi, j'ai du mal!]
D'ailleurs, on aurait pu croire que le couplet d'intro sur mes questions existentielles et tout le blabla concernait exclusivement ledit déménagement mais même pas. Parce que tenter de démarrer une nouvelle vie, c'est terriblement plus complexe que des fringues et des CD dans un carton. Et que j'ose évoquer des subtilités légèrement sublimées. Comprenne qui pourra...
Comme quoi la vie est bien curieuse. J'ai fait un foin de tous les diables pour ne pas quitter ma bulle d'étoile et maintenant que le jour du départ est imminent, je ne sais qu'en penser. Ca me paraît un peu triste bien sur, mais pas si terrible que je l'aurais cru après tout. D'autant plus que les derniers mois passés ici ne m'ont pas été favorables, balayant d'un coup la foule de bons souvenirs qui pouvaient jusque là y régner.
C'est même affreux de l'avouer mais j'ai hâte de partir ma foi. Qui l'eut cru?
Il faut dire qu'il y a encore un mois, au moment où je publiais mon billet "Peinture Party", je me suis faite quelques grosses frayeurs avec le nouvel appartement. Entre les rideaux plastifiés turquoise et vert fluo, les petits détails cheap, la moquette marron claire, les carreaux marron foncé, la peinture orange dans les pièces d'eau et cette jolie frise représentant des grosses fleurs roses entremêlées, j'ai eu comme qui dirait un grand moment de découragement. Je n'étais plus si sure de moi quant au fait de pouvoir obtenir une décoration agréable, et zen de surcroît. J'avais peine à y croire. Je me sentais envahie par l'instant hippie, l'impitoyable "way of life" de "That 70's show", et j'exagère à peine.
Il m'a fallu faire travailler mon imagination pour me dire que je pouvais, à partir de ces couleurs vives, créer un home sweet home épuré, à mon image...
[Un grand merci d'ailleurs à ceux de mon entourage -celui surtout- qui ont oeuvré ardemment pour que le résultat soit à la hauteur de mes espérances et plus encore]
A présent, plus de chichis multicolores. Les murs sont exclusivement peints en blancs, parfois légèrement saumonés, me laissant une totale liberté de décoration future. Une fresque blanche façon "antiquité grecque" a recouvert les vilaines fleurs roses de la salle de bain et une moquette bleue similaire en tout point à celle de ma bulle d'étoile orne désormais le sol des pièces principales. Pour amener une petite touche de fun à l'ensemble, j'ai décoré les toilettes dans un esprit un peu "Matisse". Les pièces me semblent lumineuses et je parviens enfin à me projeter entre ces nouveaux murs.
Je me sens déjà l'âme d'une consommatrice Ikea, quelques idées me trottant dans la tête depuis quelques jours déjà et j'ai des envies folles de luminaires, créant ainsi des ambiances multiples au sein d'une même déco.
*
Et en attendant de shopper déco, je dépense mes fins de mois chez Etam, Promod, Zara, La City and Co. Parce que c'est pas comme si j'avais déjà des milliers de vêtements à déménager alors autant me compliquer un peu la tâche...
[D'autant qu'il devient de plus en plus difficile de trouver un endroit où caser les nouvelles trouvailles mais je n'en suis plus à un défi près!]
Ainsi, je suis tombée amoureuse d'une élégante robe en satin mi-saison à l'imprimé noir et blanc que j'ai additionné à une nouvelle petite robe noire [eh oui, une de plus!], une tunique bariolée dans les teintes de gris, un pull gris également à la découpe originale, une paire de ballerines vernies bicolores et deux nouveaux slims parce qu'il faut bien mettre quelque chose en bas aussi! Pour parfaire le tout, ma mère m'a fait don d'une de ses plus jolies robes noires [encore] d'un chic avéré et qui, il y a de nombreuses années déjà, me faisait pâlir de jalousie et d'envie. J'en viendrais presque à rêver qu'une invitation pour une soirée habillée me tombe de nulle part, rien que pour la porter!
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Mais parce que je ne compense pas mon manque de réponses aux questions existentielles uniquement avec du matériel [quoi que...] l'état d'esprit un peu "merdique" [eh oui, il faut bien appeler un chat, un chat] dans lequel je me trouve en ce moment, il m'arrive tout de même au milieu de tout ça de continuer à créer. Et même beaucoup. Parce que je perçois la création comme un exutoire, même si je ne sais pas bien de quoi. Et que c'est une façon pour moi d'utiliser une sorte d'horloge à remonter le temps, totalement virtuelle.
Au final, l'écriture de mon roman se poursuit de façon un peu aléatoire car, en grande insatisfaite que je suis, j'écris beaucoup, mais j'en efface aussi les 3/4, ce qui ralentit considérablement mon rythme de croisière... Je change les chapitres selon mon état d'esprit, remodifie la trame, le ton, la concordance des temps et trouve toujours un je ne sais quoi qui ne me plaira pas complètement! En un an, j'aurais bien pu l'écrire quatre fois ce fichu roman et pourtant, il demeure toujours inachevé parce qu'il y a sans cesse ce petit hic qui m'empêche d'aller plus loin: trop d'espoir dans l'écriture, pas assez d'espoir, trop glauque, pas assez glauque... Une sorte de barrière invisible à franchir pour avancer, un peu comme dans ma vie du moment si je me permets la comparaison.
Peut-être en fait aurais-du continuer l'écriture de nouvelles plutôt que de me lancer directement dans un thriller psychologique!
Heureusement que l'écriture des chansons se fait plus fluide. Lancée dans mon quatrième album [fictif, je précise] depuis janvier déjà, je multiplie les morceaux autour d'un thème récurrent qui n'est pas sans rapport avec l'automne 2007 et tout ce qui s'en est suivi. Evidemment, l'inspiration se fait plus habile avec un thème qui m'est cher et par chance, je parviens à trouver des mélodies qui me conviennent à peu près et diffèrent des chansons précédentes. Les rythmes évoluent -ma pire crainte demeurant la non-évolution-, je tente d'étoffer et d'enrichir l'ensemble. Bref, je progresse, ne serait-ce qu'un peu.
L'entraînement intensif depuis Noël sur ma "Katsee" de guitare électrique m'a d'ailleurs permis une meilleure maîtrise de la classique, il serait donc dommage que je ne la mette pas à profit. J'ai renoncé pour l'instant à mon idée de création de morceaux très rock en anglais, car si je n'abandonne pas l'envie d'un travail moins acoustique et plus pêchu, toutes les pensées qui me viennent pour le moment sont en français et je me dois de régler mes comptes avec la vie dans la langue de Molière et par la musique avant d'aller plus loin. On appelle ça une thérapie douce, je crois. Mieux qu'un psy et fichtrement plus économique.
En même temps, personne pour entendre le travail fini si ce n'est l'oreille attentive d'un meilleur ami, d'un papa curieux et d'un voisin furieux!
[Trois heures du matin, il paraît que ce n'est pas une heure pour pousser la chansonnette. M'enfin?!]
A quand une maquette, si seulement je le savais! Et moi en attendant, je répète mes propres textes à tue-tête sous la douche ou dans l'ascenseur, c'est d'un glamour...
*
Ainsi va ma p'tite vie... Je vous passe les épisodes cinématographiques multiples, sessions Starbuck + restos, lectures à gogo, balades à Paris, pauses en famille à Chantilly, soirées en tout genre et journées girly.
[Il faut bien que je profite un peu avant de me réfugier dans ma vie de no-life ^^]
Je vous fais gré de mes péripéties pédagogiques. J'omets mes crises de doute, d'angoisse, de cynisme, d'espoir, d'envie, de pleurs, de rire, de souvenirs, de colère, de rêves, de cris et j'en passe.
[Même si j'ai tout de même bien esquissé le sujet]
*
Je retiendrai néanmoins l'anecdote truculente de la semaine dernière puisque ça n'arrive pas tous les jours tout de même qu'une pelleteuse chargée de démolir l'immeuble insalubre accolé à ma résidence se retrouve à sectionner tous les fils électriques d'un coup, manquant ainsi de provoquer un début d'incendie et pire, de dénuder une conduite de gaz!
Au final, plus de peur que de mal. Je me suis juste retrouvée chez moi dans le noir total parce qu'évidemment, la nuit venait tout juste de tomber quand la panne d'électricité a fait son apparition... Un peu paniquée - et puis, je devais sortir de toute façon- j'ai descendu quatre à quatre les marches des étages grâce à la faible lueur de mon téléphone portable. Pas un poil de lumière. Rien. Et la descente qui n'en finissait plus! J'ose espérer qu'il n'y avait personne dans les ascenseurs quand on sait que la coupure a duré entre 19h et 23h30...
Dans la cage d'escalier, c'était d'un glauquissime absolu. Du cinquième, j'entendais de vieux bruits de fond, des voix déformées qui résonnaient, des souffles. Des bruits de pas rapides aussi. Et puis un silence de quelques secondes, pesant. L'espace d'un instant, je me suis crue dans Cloverfield, le vilain monstre en moins.
[C'est dans ces cas-là qu'on se dit qu'on va trop au cinéma ^^]
Une fois dans la rue, c'était une vision d'apocalypse certes, mais il faisait beaucoup plus clair là au moins. Rue barrée de tous côtés, camions d'Edf-gdf, les pompiers (mmm!), des gens partout, des pins pons... Et un gentil technicien à qui j'ai demandé quelques explications et qui m'a répondu souriant:
"Oh, avec le gaz, ça a failli tout faire sauter, mais maintenant c'est fini, tout va bien."
C'est ça, tout va bien.
Quand je vous dis qu'à présent, j'ai presque hâte de déménager, moi...
[Soupir]
-Livy-
(Ego trip)
16 mars 2008
Trois petits films et puis s'en vont...
C'est bien beau de parcourir les salles de cinéma mais je m'aperçois que je n'en parle même pas!
L'année 2008 se poursuit et je me réfugie comme à mon habitude dans les salles obscures à un rythme irrégulier mais certain.
Les films vus sont tous des moments à parts, à leur façon, marquants ou non. Des divertissements, des passe-temps, des envies comme des oublis...
Des soirées passées dans le fond d'un fauteuil perdu au beau milieu d'une salle, à rêver ou pas, à s'évader ou tenter d'y parvenir, à survoler des "on-ne-sait-quoi" un peu légers ou à ressentir des choses profondes, mais jamais celles auxquelles on pouvait s'attendre.
Des soirées comme j'aime parce qu'on s'y sent en sécurité mais qu'en même temps, il y a toujours un part d'imprévu à la clé, sans pouvoir l'expliquer.
C'est peut-être ça au fond, la vie?
Dans cet état d'esprit, je me plais donc à m'attarder au cinéma et celui-ci, selon les jours, me révèle des secrets ou des surprises.
Parmi les films vus récemment ou moins, j'ai décidé d'en retenir trois tout particulièrement.
Trois qui m'ont tenté peut-être même bien avant leur sortie nationale; qui ont suscité mon envie de par la bande-annonce, le réalisateur, le résumé ou qui ont simplement attiré mon attention et ma curiosité plus encore.
Trois petits films que je souhaitais aller voir d'avantage que les autres.
Et qui m'ont finalement conquise... ou pas!
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Coup de coeur
Juno de Jason Reitman
Suivant les traces d'un Little Miss Sunshine auquel on le compare souvent, Juno est ce genre de films qui de prime abord ne semble pas si passionnant et qui pourtant nous embarque d'emblée dans de folles aventures de la vie quotidienne qui finalement ne l'est pas, peuplées d'une flopée de personnages incroyables et attachants.
Tout d'abord, Juno retrace la vie d'une adolescente enceinte, sujet plutôt banal car maintes fois exploité. De là, on ne s'attend à rien en particulier et c'est précisément pour cela que la magie va opérer sans tarder.
Ce personnage de la jeune Juno McGuff est intéressant car il transgresse tous les clichés un peu assommants de l'adolescence et évite les excès du type mélodrames ou caricatures. Mieux encore, il exploite avec brio de nouvelles pistes loin des idées préconçues et s'attarde sur de petits détails qui pourraient être insignifiants mais dont le rendu est excellent. Un bonheur donc de découvrir cette adolescente pour le moins originale, à la personnalité parsemée de paradoxes et de questionnements, à mi-chemin entre l'enfance et une maturité à faire pâlir plus d'un adulte.
Une belle performance d'actrice aussi pour la jeune Ellen Page, véritable révélation aux yeux du public.
Ses acolytes quant à eux (famille, famille d'adoption, futur papa, meilleure copine) s'en donnent à coeur joie dans le rôle de personnages secondaires plus que crédibles et assurément attachants, donnant à l'ensemble un rythme soutenu, tantôt touchant, tantôt cocasse mais dans lequel on ne risque certainement pas de s'ennuyer!
Les dialogues, rendus exquis par un esprit de réparti cinglant et de l'humour toujours et encore (à voir en VO évidemment!), sont accompagnés comme il se doit par la musique qui occupe une place prépondérante au sein du film, contribuant ainsi grandement à sa réussite.
La bande originale en effet est un mélange subtil de country, folk et rock et permet des mises en scènes aussi surprenantes qu'émouvantes, laissant dans la tête au gré de l'histoire de petits airs colorés et un fil conducteur un brin artistique puisque Juno partage son amour de la musique tout au long du film avec les différents personnages qui l'entourent.
De là, se dégagent un naturel flagrant et surtout cette notion de bonne humeur récurrente qui devient un leitmotiv plus que persuasif. La vie y est dépeinte avec un réalisme certain, bien loin d'un monde de bisounours ou d'un univers sordide. Dépeinte avec réalisme oui, mais juste un peu mieux.
Au final, il en reste un moment tendre et riche en surprises où les personnages gagnent à être apprivoisés aussi différents soient-ils et où l'on en viendrait presque à trouver de bons côtés à l'existence même dans les situations les plus compliquées...
Le coup de coeur semble donc inévitable: le mot "bonheur" me revenant une fois encore à l'esprit, Juno est décidemment un film qui fait du bien.
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Mitigé
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street de Tim Burton
Naturellement, le film est doté d'un atout certain: c'est un Tim Burton, avec toutes les spécificités que cela comporte. Je n'aurais donc pu totalement désapprouver parce que malgré moi j'adhère toujours et encore à ces excès et cette singularité hors du temps qui révèlent des images et des ambiances d'une intensité rare.
L'aspect gore, souvent critiqué, ne m'a pourtant pas paru d'une violence insoutenable, loin de là. Déjà parce que les images, plutôt que d'être parlantes de réalisme sont esthétiques jusqu'à la perfection. Ensuite, parce que le gore revisité par Tim Burton n'a rien de glauque finalement mais préfère nous projeter dans un nouvel univers que les mots ne sauraient dépeindre aussi bien que les prises de vue. Il y a ainsi une recherche de la beauté dans cette angoisse macabre qui émane de l'ensemble et c'est cette recherche même qui fait vibrer et qui donne à l'oeuvre un charme qui lui est propre, à commencer par le générique du début que, je ne sais pourquoi, j'ai trouvé excessivement bien fait.
La folie criminelle de Johnny Depp, magistral une fois de plus dans un rôle qui lui va comme un gant, semble attirer notre compassion plutôt que notre répulsion, au beau milieu de cet afflux d'hémoglobine. Pour lui rendre la pareille, Helena Bonham Carter qu'on avait vu récemment dans le cinquième Harry Potter en "Bellatrix Lestrange" est époustouflante elle aussi, dans un rôle cruel et touchant à la fois, dévoilant une sensibilité et une souffrance à peine masquées.
Ainsi, l'ensemble paraît en parfaite harmonie avec ce côté sombre et tourmenté dont Burton sait si bien s'envelopper parfois, en magicien qu'il est, et cinéaste à facettes de surcroît.
Cependant, au milieu d'éloges que je pourrais encore développer, le côté "comédie musicale" m'a profondément dérangé du début à la fin. Je l'ai trouvé trop omniprésent, trop pressant pour m'y sentir à l'aise et entrer ainsi dans le jeu. Certes, j'ai fini par m'y habituer plus ou moins mais il y avait une partie de moi qui aurait souhaité moins de chansons ou, tout du moins, qu'elles soient amenées différemment. Rien de bien original pourtant, je crois qu'un bon nombre de spectateurs cinéphiles ont partagé mon avis à ce sujet! Les thèmes récurrents ("Johanna" notamment) m'ont gênés parce que je les aurais souhaité moins longs, moins répétitifs aussi. J'en venais presque à espérer plus de trois minutes de dialogue sans que l'un des personnages ne pousse la chansonnette mais cela devait ne pas être... Et c'est précisément cet aspect, additionné à une histoire d'amour secondaire dont la mièvrerie ne m'a pas touché qui a contribué à me donner cette vision mitigée du film, l'aimant malgré tout mais ne le trouvant pas totalement fini et ayant été un peu déçue, peut-être finalement parce que j'en attendais trop.
Je préfère alors garder en mémoire cette histoire de vengeance, grave et poignante à merveille, qui m'a plu de par son côté excessif au sein d'un univers londonien totalement transcendé et joliment surréaliste.
Un bon Tim Burton au final, je n'en démordrai pas, mais assurément pas le meilleur.
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Déception
Atonement (Reviens-moi) de Joe Wright
Reviens-moi est sans doute l'un des films que j'attendais le plus pour ce début 2008 parce qu'en fan avertie de Jane Austen que je suis, j'avais beaucoup aimé le rendu du réalisateur Joe Wright sur Pride and Prejudice en 2006.
Pourtant, dés le début, le film m'a séduit moins que prévu. L'intrigue était bonne certes, mais elle se mettait en place avec une lenteur qui plutôt que de créer du suspense, accentuait selon moi une accumulation de longueurs, trop présentes pour que l'effet escompté soit total.
Les personnages sont pourtant demeurés touchants, les uns comme les autres et c'est ainsi qu'on s'est laissé prendre peu à peu au jeu amoureux de nos héros et de l'incompréhension de la petite soeur Briony, encore enfant.
Le film en est devenu alors pour un moment captivant, dans un élan de sensualité à fleur de peau, d'observations et de non-dits, chose qui ira s'intensifiant jusqu'au moment qui, à mon avis, aurait pu tenir lieu de fin de première partie, à savoir lors de l'arrestation du héros Robbie, maudit et amoureux.
Dés lors, rien ne va plus. L'accumulation de flashback que d'ordinaire j'affectionne ne m'est pas parue utilisée à bon escient car elle rendait l'intrigue confuse plutôt qu'elle ne la développait. On se perdait alors dans les histoires respectives des héros et plus encore dans les dates. Le scénario quant à lui se faisait de plus en plus triste, de plus en plus pesant, laissant une impression de malaise latente que je n'avais pas ressentie en lisant le livre de Ian McEwan dont le film est adapté.
L'idée selon moi, était de retranscrire un état d'esprit, une histoire d'amour impossible, une fin dramatique certes mais sans rendre la chose encore plus tragique qu'elle ne l'était déjà et ainsi tomber dans le pathos.
J'aurais souhaité également mettre d'avantage l'accent sur le personnage faussement secondaire de Briony Tallis, véritable point de départ de l'histoire, psychologiquement complexe mais sans doute plus intéressant que nos deux héros assoiffés d'amour, à bien y penser!
Rien à redire toutefois sur la performance des acteurs plutôt bonne (On se souvient de Keira Knightley dans Orgueil et Préjugés du même réalisateur et de Romola Garai dans Angel de François Ozon), mais il manquait ce petit plus capable de transcender un long-métrage et de le rendre plus fort, tout simplement.
Qu'on se rassure cependant, je n'ai pas trouvé le film en lui-même mauvais.
En parcourant plusieurs blogs, j'ai souvent lu la mention "bon sans plus" qui me paraît plutôt bien adaptée pour le caractériser. Il m'a justement laissé sur cette impression de non-achevé à l'image d'un "peut mieux faire" un peu exaspérant parce que j'attendais beaucoup de l'adaptation du roman Expiation, cité précédemment. Avec sensibilité, il se gorgeait de sentiments mêlés pour donner un résultat plus que probant. Et toute l'émotion qui se dégageait dudit roman, palpable, n'a pas réussi à gagner le film, provoquant en moi une tristesse inexplicable.
Le flou chronologique enfin qui émanait de l'ensemble a contribué amplement à cette déception.
Je me serais bien vue alors rester sur la première partie, à mes yeux la meilleure parce que plus travaillée sans doute et plus étoffée aussi. Ou encore, comme je le disais quelques lignes plus haut, exploiter d'avantage en profondeur ce personnage de Briony qui m'était si cher durant la lecture du roman, la petite soeur devenue grande, écrivain... et, emprisonnée dans la souffrance psychique d'une erreur de jeunesse, tellement malheureuse finalement...
-Livy-
13 mars 2008
Le mini dictionnaire-playlist de mes rêves
Groupe 1 crew - Forgive me
Muse - Bliss
The honorary title - Far more
KT Tunstall - Suddenly I see
Kate Voegoele - No good
Nada Surf - Popular
Massive Attack - Angel
Massive Attack - Tear drop
Portishead - Glory box
Morcheeba - Otherwise
Yael Naim - Toxic
Air - Playground love
Eels - I need some sleep
Rufus Wainwright - Hallelujah
Sean Lennon et M - L'éclipse
° ° °
Des morceaux mélangés,
Des pensées tourmentées,
Des mots qui se perdent,
Des souvenirs omniprésents,
Des envies d'ailleurs,
Des mélodies d'espoir,
Des larmes refoulées,
De la frayeur contenue,
Des carrés de ciel bleu,
Des paroles retenues,
De la mélancolie qui s'éternise,
Des moments imprévus...
C'est dire si elle m'en inspire des choses, ma playlist de l'abstrait.
Contradiction extrême de mon "moi",
Elle se gorge d'émotions par le biais de mon monde imaginaire,
Devient un court-métrage unique qui varie au fil des jours
Et m'emporte loin de tout
Rendant mes rêves accessibles,
Enfin...
-Livy-
Dans sa période trip hop, surtout...
09 mars 2008
Moments d'égarement en Folio deux euros
Quand j'en ai assez de lire des gros pavés, ceux-ci même qui se situent à égale distance entre ma table de chevet et mon lit, je lis quand même... mais des livres plus petits.
Mon ipod greffé aux oreilles (toujours), je prends le temps de savourer quelques pages entre deux stations de métro, assise ou debout, dans le flot de voyageurs qui parfois me dépasse.
Je fais une pause sur un banc public, un carré d'herbe ou dans un bistrot parisien, café noir à l'appui.
Je lis distraitement, un oeil rivé sur le monde extérieur quand l'autre effleure les pages d'histoires imaginaires ou vécues.
Je laisse circuler les mots comme ils le souhaitent et leur accorde cette liberté que parfois je leur envie.
Je me délecte d'extraits d'oeuvres inoubliables et de citations, de rappels littéraires variés...
Et la lecture devient légère et douce...
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Pour ces moments un peu spéciaux qui me conduisent à une lecture sans concentration mais avec délectation, j'ai découvert il y a maintenant un peu plus d'un an une petite collection économique et sympathique qui me plaît beaucoup: Folio deux euros.
(il est à noter tout de même que cette collection existe depuis bien plus longtemps que ça mais ma vie est essentiellement composée de retards en tout genre et je ne vois pas pourquoi cela changerait ^^).
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Le prix est d'emblée annoncé, le livre se présente dans un format poche tout comme un Folio basique et le nombre de pages est plutôt réduit.
Mais l'attrait de ces petits livres n'est pas tant le fait de pouvoir les glisser aisément dans son sac à main que de les parcourir en long, en large et en travers, savourant une lecture agréable, quand un court laps de temps libre s'offre à soi.
C'est ainsi qu'on peut se livrer en toute simplicité à la découverte d'un auteur au travers de textes courts (souvent des nouvelles) mais efficaces et qui nous permettent de mieux le cerner, tout en gardant cet esprit de légèreté qui m'est cher quand j'ai quelques minutes à m'accorder.
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Les genres littéraires étant variés au sein de la collection, on passe sans se soucier d'un policier à un classique, d'un auteur connu à un autre qui l'est moins, d'une grande nouvelle à un petit roman et quelques menus essais de surcroît!
Alors, de petits bonds littéraires en autres petits bonds littéraires, on parfait son savoir [un peu, tout du moins] au coin d'une rue ou ailleurs sans même s'en rendre compte et en abordant la lecture avec un plaisir non feint.
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Richissime mine de découvertes, j'ai eu le temps, l'occasion et l'envie de faire la connaissance, à travers les pages de ces mini-Folio, d'auteurs que je n'imaginais pas mais qui m'ont beaucoup plu car la curiosité aidant, j'ai osé saisir un livre dans les rayons de la Fn.. et l'emmener se balader jusqu'à la caisse. La liste étant passablement longue à dresser, j'aurais bien fait une tentative dans ce billet d'énumérer mes découvertes une à une mais je les crains trop nombreuses pour cela!
J'ai aussi effectué quelques relectures (Tonino Benacquista notamment) car parmi les nombreuses manies qui hantent ma petite personne, je me plais à relire et relire encore, me laissant aller à mon état d'esprit du moment.
Enfin, je crois bien que l'aspect qui m'a le plus séduite dans cette collection réside en ces bribes de phrases, petits extraits magiques d'oeuvres mémorables réunis autour d'un thème tels l'amour ou le bonheur, pour n'en citer que deux.
Ma première trouvaille fut d'ailleurs ces quelques pages intitulées
"1, 2, 3... bonheur!"
Je suis restée sur ce titre un peu intriguant (le bonheur n'est-il pas une chose curieuse?) quelques bonnes minutes avant de me précipiter dessus et l'acheter en plusieurs exemplaires, histoire de partager les quelques extraits de Gide, Tolstoï, Oscar Wilde, Le Clézio et plus encore avec mon entourage.
Le petit livre tout court, tout beau fut la porte ouverte à tous les achats du même genre qui l'ont suivi, et aujourd'hui à ce billet de blog!
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Impossible donc de passer à côté de l'envie de faire partager cette petite lubie qui rend joyeuse les expresso du matin et les trajets en métro et qui d'une façon ou d'une autre, vous fait voyager par les lettres et par les mots...
-Livy-
05 mars 2008
Ni Sainte, Ni touche
Aujourd'hui, il ne se passe rien de spécial qui me pousse à écrire un billet.
° ° °
Premièrement, parce que je vous en réserve beaucoup d'autres pour les jours à venir mais que les idées fusant et dépassant les mots, je m'accorde un peu beaucoup de temps pour les écrire.
Deuxièmement, parce que pas inspirée, pas envie.
[en mode grognon, moi?]
Troisièmement, parce que pour créer de nouveaux billets, il faut d'abord sortir à l'extérieur et faire le plein de nouvelles trouvailles, et que je suis en plein dans cette première étape.
Quatrièmement, et c'est sans doute là le point le plus important, parce qu'en ce moment, j'ai d'autres chats à fouetter... ce qui accessoirement n'est qu'une façon de parler puisque je n'ai pas encore acheté ledit chat tant désiré, et que j'hésite encore afin de peupler mon futur-nouvel appartement en toute sérénité entre cette bête à poil et un Imac 24 pouces...
[Sur du long terme, lequel des deux serait le plus intéressant rapport qualité/prix? Dites-moi donc...]
° ° °
Bref, tout ça pour en arriver au fait qu'aujourd'hui, si vous ne le saviez pas encore, c'est ma fête... Ce truc qui ne sert à rien et que personne ne vous souhaite jamais parce que ça s'oublie facilement.
[et d'ailleurs, c'est peut-être mieux comme ça quand on y pense]
Cependant, période de troubles oblige, je prends la plume et m'écris à moi-même afin de satisfaire une vague d'auto-narcissisme latent, ce qui ne peut que me faire du bien!
Naturellement, ce billet est le reflet d'une parfaite ironie,
Et je ne compte pas encore faire une ode en mon honneur
[quoi que....]
Mais si quelques Olivia traînent dans le coin,
Qu'elles soient assurées que je leur souhaite une bonne fête et de façon sincère, preuve d'un altruisme naissant, cette fois...
° ° °
Trêves de bêtises,
Je vous salue bien bas :)
-Livy-
Titre et illustration:
Imprimé malin de mon tee-shirt estival 2007 fétiche
02 mars 2008
Le bon plan du quartier
Le titre est peut-être trompeur mais loin de moi les idées déplacées, je parlais seulement d'un restaurant ^^
Un restaurant nommé "Moulin Vert"...
Un restaurant en plein sud de Paris, petit coin de paradis comme tous ces endroit où l'on se sent étrangement bien, sans jamais savoir pourquoi.
Un sorte de halot de verdure en plein 14 ème arrondissement dans le quartier d'Alésia, à proximité des lofts d'artistes, ateliers de charme et autres maisons incongrues et mini-jardins parisiens.
Bref, un de ces lieux qui nous fait nous sentir à mille lieues de la capitale sans même qu'on la quitte d'un orteil...
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Le Moulin Vert, en quelques années, est devenue comme une seconde maison pour moi, curieusement à l'heure des déjeuners et plus encore des dîners.
D'abord intriguée par sa terrasse couverte dont dépassait un arbre, un vrai, et costaud de surcroît, la curiosité m'a poussé à franchir la porte de ce curieux restaurant, aux faux airs d'auberge, en plein milieu de Paris.
Assez séduite par la décoration intérieure, l'ensemble ne m'a semblé ni trop pompeux ni trop simple. Juste une ambiance conviviale, délicieusement bohême, parsemée de plantes et de tableaux.
Un vrai repère d'artistes, caverne d'Ali Baba aux mille et unes saveurs. Et totalement hors du temps. Un coup de coeur évident...
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Pour la petite histoire, le Moulin Vert aurait été jadis un vrai moulin, remplacé par un restaurant sans prétention au milieu du 19 ème siècle. Rendez-vous des artistes parisiens de l'époque régnant en maître sur le quartier de Montparnasse à proximité, il aurait alors connu un franc succès et une fréquentation plus qu'honorable composée d'écrivains, musiciens et autres poètes, certains célèbres (Musset...), d'autres non.
On raconte même que les artistes de l'époque sans le sou payaient leur repas au moyen de leurs propres oeuvres, apportant ainsi à l'endroit une nouvelle décoration et une nouvelle âme également.
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Bien des années plus tard, l'état d'esprit a traversé les époques sans heurts et est vraisemblablement resté le même. Artistique, naturel et emprunt de souvenirs omniprésents, le Moulin Vert a gardé ses quelques fantômes romantiques du passé comme atout majeur.
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Mais si le cadre excelle d'originalité et de charme, la carte n'est pas à négliger elle non plus.
La cuisine respecte la tradition tout en apportant une touche de modernité à la fois raffinée et subtile. Les plats se suivent, ni trop copieux ni trop légers aux rythmes de menus bien pensés (là, je parle au nom des filles, l'appétit des hommes différant quelque peu parfois ^^).
Le rapport qualité/prix est plutôt très bon (comptez un peu plus de trente euros par personne en moyenne pour un repas complet, apéritif, vin et café inclus) et le service agréable. Mais il est évident qu'on ne s'y rend pas pour prendre un petit encas ou un coupe-faim! Le Moulin Vert reste un restaurant digne de ce nom. Alors on s'y attable tranquillement et l'on prend son temps, dans l'une des deux salles ou confortablement installé sur la terrasse, qu'on y aille au sein d'un groupe ou en petit comité. On redécouvre le menu comme on teste les plats du jour, on goûte les desserts qui varient en fonction des saisons et on savoure la verdure avoisinante.
La carte quant à elle sait se renouveler régulièrement tout en gardant les plats incontournables. De ce fait, on a beau y retourner sans cesse, on se surprend toujours à tenter de nouvelles saveurs tout en restant dans cet état d'esprit de base de cuisine traditionnelle.
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Vous l'aurez compris, ce petit coin à part m'a séduite depuis bien longtemps déjà.
Pour avoir traîné et traîné encore dans le 14ème et tester tous les restaurants possibles et imaginables du quartier, il demeure mon préféré et de loin (je l'évite tout de même le week end car trop de monde à mon goût) tant par le lieu et le côté chic mais sans snobisme du service que par son aspect gastronomique certain.
Pas encore testé la salle du haut pour les banquets et autres fêtes du genre, mais je n'ai pas dit mon dernier mot...
... Et vous conseille vivement de l'essayer si vous passez par ce joli quartier ;)
(Accessoirement, ne manquez pas par la même occasion de faire en sortant une petite balade digestive vers la rue des Thermopyles et environs, parenthèse artistique et rues pavées pour dépaysement assuré)...
-Livy-
Le Moulin Vert, c'est où?
34 bis, rue des plantes
75014 Paris
Tel: 01 45 39 31 31
Métro: Alésia










