Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

27 février 2008

La règle des 3 L

Parce que mon "armoire-dressing-dessous de lit" regorge déjà de tops et de pantalons, de petites robes noires et de chaussures à talon, je me rabats sur les accessoires et j'en fais une nouvelle passion.
Alors que je multiplie les achats de ceintures et que je rêve d'écharpes à grosses mailles pour accompagner des mitaines gentiment douillettes, je m'éprends de sacs à mains...
Des plus classiques aux plus osés, parsemés d'originalité ou dans un esprit de totale sobriété, ces petits bijoux ajustent une tenue pour la sublimer et puis se suivent sans jamais se ressembler.
Qu'importe alors le temps que ça prenne de tout transférer et de changer de place mes petites affaires tous les quatre matins! J'aime assortir les sacs à mes habits, les faire défiler au gré des saisons, et plus encore de mes envies.
A eux tous, ils sont une partie de mon âme parce que j'y mets de petits bouts de vie.
Ils traduisent une pensée du jour, un état, un souvenir, une vague tristesse, une brève joie.
Discrète façon de me dévoiler sans le faire remarquer, ils m'accompagnent partout et se doivent, plus que moi encore, d'être à la hauteur en toutes circonstances.
"Ils" sont surtout trop très nombreux. Je ne les ai pas compté et assurément ne le ferai pas. Je me contente de les porter, les mettre en valeur, les faire exister à travers moi. Les idolâtrer à tort ou à raison. Poursuivre mes pérégrinations et trouvailles, décidemment motivée. Et pour ce faire, je réponds de façon imparable à l'inexistante règle des 3 L....

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Lancaster

Lancaster pour le quotidien chic

Leurs collections, tout en restant accessibles, sont jolies et variées, qu'elles soient sobres ou colorées.
Faciles à porter en toutes occasions, habillée relax ou un brin sophistiquée, je les balade par période dans tout Paris sans jamais les quitter bien longtemps et j'apprécie tout particulièrement les modèles fantaisies conçus pour l'été.
Petit must nocturne: la gamme des sacs "Miniature" est souvent une mine d'or dans laquelle, en cherchant bien, on ne peut que trouver son bonheur pour briller lors d'un dîner mondain ou d'une soirée branchée.
--> Le site <--

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Longchamp

Longchamp pour l'élégance

Si la marque classique par excellence reste indémodable et du meilleur goût avec sa célèbre gamme "le Pliage", elle se révèle être également à la pointe de la tendance en sortant notamment dans la collection hiver 2007-2008 des sacs "Vintage" absolument fabuleux [J'ai un petit faible pour le petit sac rond, fer, porté main mais chut!] et des séries limitées porteuses de très bonnes surprises.
Quelques motifs audacieux et des formes de sacs renouvelées: un cocktail détonnant pour une petite touche d'excentricité qui nous fait un bien fou.
--> Le site <--

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Lancel

Lancel parce que c'est mon coup de coeur de toujours

Chic incarné, classe innée et du plaisir à l'état pur dés que je franchis le seuil de la boutique Opéra, prête à toutes sortes de folies...
Les collections se suivent, raffinées et toujours étonnantes, dans un état d'esprit purement féminin [même si je n'en oublie pas pour autant les collections "hommes" mais là n'est pas mon sujet ^^) où d'intrépides formes se conjuguent à tous les temps, mettant ainsi en valeur la femme-enfant comme la femme fatale.
C'est un véritable puzzle aux mille couleurs que d'essayer d'assortir à son sac les accessoires proposés et la petite maroquinerie, dangereusement attrayante.
Les nouveautés désarment comme elles surprennent au fil des saisons mais sans jamais laisser de côté les modèles les plus sobres qui ont fait de Lancel sa renommée actuelle.
A presque vous donner des envies de week end prolongé ou de long voyage, rien que pour se donner l'excuse d'un nouveau bagage...
--> Le site <--

-Livy-

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23 février 2008

L'effet boule de neige

Ski_Acrobatique

On les attendait, les vacances d'hiver sont arrivées,
Tout le monde est parti skier et les malchanceux restés là sont en train de pester...
Tous, sauf moi.
Moi qui me réjouis...
Rien que de m'imaginer sur des skis
Et je bénis l'idée de me retrouver sans congés, avec un déménagement sur le dos, en plein Paris!

° * ° * °

Pourtant, ce n'est pas comme si je n'étais jamais allée à la montagne de ma vie, loin de là. Je crois bien qu'à l'âge de deux ans, mes parents m'y emmenaient déjà. Et c'est tout naturellement qu'un an plus tard, j'exhibais, fière et assurée, mes tous petits skis au jardin d'enfants, dernière image d'une fragile vocation...

Je suis peut-être une exception mais le ski est un phénomène étrange que je n'ai jamais vraiment compris. Pourquoi donc se mettre des trucs ingérables aux pieds alors qu'on pourrait tout simplement marcher? Ah oui, pour glisser...
Moi, j'ai sans doute du glisser un peu de trop.
Et si je n'ai pas ressenti l'adrénaline, c'est parce que se prendre des sapins, ça rend forcément idiot.
Alors oui, le ski et moi sommes fâchés!
Peut-être est-ce une réminiscence de mes huit ans, le jour où la monitrice m'a perdue dans la montagne, un après-midi de février et que j'ai commencé à m'en inquiéter en voyant la nuit tomber...
Peut-être une peur panique du télésiège suite au visionnage intempestif des "Bronzés font du ski" et aux mésaventures de Jean-Claude Dusse, mon héros.
Ou peut-être pas.
J'ai tout de même franchi le cap de la deuxième étoile [avec grandes difficultés] mais je soupçonne fortement mon père d'avoir soudoyé le moniteur pour me la donner. D'ailleurs les soupçons sont plus qu'avérés, il me l'a avoué! Concrètement, mon seul trophée dignement mérité reste l'ourson, et encore, parce que j'étais motivée.

J'aurais bien pu me rabattre sur l'activité merveilleuse qu'est le patin à glace. Malheureusement pour moi, j'ai une capacité plus qu'étonnante à ne pas savoir me servir de mes pieds quand on les chausse d'objets bizarres. Les patins, tout comme les skis, en font partie [curieusement, les talons aiguilles ne sont pas inclus dans le lot]. Rien qu'à Paris, l'échantillon plus que révélateur de ma douce silhouette sur des rollers m'a convaincu de façon définitive qu'essayer les patins à glace entraînerait inévitablement un passage-express par la case "Urgences" de l'hôpital de proximité. Et c'est ainsi que j'ai renoncé.

Après un bref détour par la lubie "ski de fond" qui, somme toute, ne m'a pas déplu mais m'a fait réaliser que je ne me sentais jamais aussi à l'aise qu'entourée de personnes du troisième âge et m'a flanqué des courbatures pour tout un solstice, j'ai décidé dans un élan téméraire de retenter le ski alpin.
Un échec évidemment, perturbateur de la balade en cours, qui m'a attiré les foudres familiales et a convaincu mon père [encore lui] de lâchement m'abandonner dans un jardineige, sorte de prairie à vaches réservée au premier âge.
Dépitée, j'ai donc tenté sur une surface plane une approche aléatoire mais réussie du dérapage "pas du tout chasse-neige" qui m'a valu de rencontrer mon premier copain, parce que lui non plus ne savait pas skier et avait été planté là par des parents désespérés ^^
Comme quoi, déjà à l'époque, j'étais destinée à rencontrer des boulets...

Fin douteuse du ski alpin, je me suis mise à la randonnée.
Mais là encore, rien n'a fonctionné! Fatigue, problèmes certains d'orientation et paysage tout blanc à répétition, on ne peut pas dire que ça m'ait transcendé... Et ce n'est certainement pas la flaque de boue dans laquelle j'ai lamentablement dérapé qui m'a fait changer d'avis! Tellement furieuse que la montagne, je n'y suis jamais retournée!
Depuis l'âge de quinze ans alors, je campe sur mon idée que non décidemment, ce n'est pas fait pour moi.
Je n'aime pas la neige, je n'aime pas le froid.
Les flocons sont certes très romantiques, très jolis mais non, merci.
Exit la sensation éternellement ouatée,
Les combis anti-sexy, le baume à lèvre blanc, les bonnets,
Les lunettes, salopettes molletonnées et autres gants,
On ne peut même pas y bronzer uniformément!

Et puis moi, à la montagne, je suis purement et simplement la réplique féminine de Gad Elmaleh:
--> Le sketch <--
(le son est mauvais mais les vidéos de Gad se font rares sur internet...)

-Livy-

Tout juste un peu déçue de ne pas pouvoir profiter de la tartiflette et des moniteurs,
Seules valeurs sûres des hauts sommets...

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20 février 2008

La playlist de Février

Nano_family_2

Nirvana - Lithium
Everclear - Wonderful
Placebo - The Bitter end
Jack Johnson - Sitting, waiting, wishing
Simple Plan - When I'm gone
Paramore - Misery business
Fiction Plane - Two sisters
Gossip - Listen up!
Moriarty - Jimmy
James Morrison - You give me something
Kate Nash - Foundations
Cocoon - On my way
Lenny Kravitz - I'll be waiting
Ben's brother - Let me out
Amy Winehouse - Back to Black

° ° °

C'est avec un réel plaisir que je me livre à une nouvelle playlist encore, fortement habitée par des mélodies toutes nouvelles succédant à des morceaux d'anthologie, absolument intemporels.
Pas de cohérence une fois de plus au gré des titres, vous l'aurez compris.
Mon ipod est une mine de trésors à l'état brut, régulièrement renouvelée et dans laquelle j'ai placé de petites perles de bonheur tout au long du mois de février.
Exit rap, r'n'b et autres dancehall. De toute évidence, ce n'est pas pour moi.
En revanche, je me laisse guider au fil des stations de métro ou de mes balades nocturnes par des airs qui me plaisent et me passionnent. Les notes de musique se font mutines quand elles s'échappent d'un courant d'air et m'emportent au loin, aidées par le vent.
Chez moi doucement je rêvasse, adossée contre le radiateur, les yeux mi-clos. Je me laisse aller à des scénarios imaginaires, sortes d'envies un peu floues. Je me plais à arrêter le temps...  et ô magie, le temps s'arrête.
Quelques mots me viennent à l'esprit, je les couche sur papier, une balade rock en fond sonore.
Une larme roule, succédant à un sourire. Je tente un pas de danse hasardeux sur un rif de guitare envoûtant.
Déroutant.
Parce que ma playlist est emprunte de mouvement et plus encore de vie.

Les morceaux énervés en côtoient de plus tendres, des chansons oubliées rejaillissent dans ma tête. Je garde la mélancolie comme fil conducteur de tous les souvenirs et me ressource ainsi.
La folie m'accompagne. Toujours. Mais une folie douce, une folie tendre.
Etat d'esprit assurément complexe pour les derniers instants de ma vie du moment. [Sacré déménagement]

Le silence, lourd de sens, en deviendrait presque un affront.
La musique, intrépide, reste la plus belle de mes obsessions...

-Livy-

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16 février 2008

Bouffeur de temps

Facebook

L'idéal moderne de nos soirées semble bel et bien avoir été trouvé.
Mieux qu'un tête à tête en amoureux, mieux qu'une sortie cinéma ou théâtre, mieux qu'une petite fête improvisée entre amis, il existe Facebook, pour les glandeurs et pour les autres.
Facebook, si vous n'y avez pas encore succombé, est une sorte de trombinoscope géant en mieux, site communautaire tout droit venu des Etats-Unis et exclusivement en anglais, à mi-chemin entre "Copains d'avant" et "Myspace".
Crée exclusivement pour retrouver d'anciens amis/ennemis d'école, ex-boyfriends recasés et relations détériorées du travail, le site a surtout le don de plomber toute vie sociale dés que le piège se referme et de faire passer à ses inscrits de nombreuses nuits blanches sans même que les malheureux s'en aperçoivent.
Naturellement, Facebook est bien fait, sobre et attractif et par conséquent, fatal.
Il en devient la porte ouverte à tous les geeks, nerds et no-life de la Terre et même à ceux qui ignorent l'existence des précédents.
Il connecte les personnes entre elles quand il les déconnecte de la réalité, les hante, les obnubile, les obsède... et en plus, Facebook est gratuit!
C'est à se demander comment les gens vivaient avant.

Alors oui, c'est incontestable, les Facebookeurs existent et règnent en maître sur notre microcosme quotidien.
Du haut de mon petit profil, j'ai tenté une étude sociologique non-approfondie de la chose et j'en ai retenu quelques points importants.
Vous ne serez sans doute pas surpris d'apprendre que la grande famille des Facebookeurs est en pleine croissance et que ces derniers s'épanouissent au sein de différentes catégories si tant est qu'on y prête attention.
Quant à moi, par volonté de lister les choses et de les cadrer pour de bon, en totale subjectivité, j'ai testé pour vous...

_____

1) Le Facebookeur fou ajoute tout le monde et n'importe qui, pourvu qu'à la clé, il y ait des amis.
Il est exclusivement sur Facebook pour se créer un réseau et un personnage populaire. Alors il recrute. Observe. Tâte le terrain. Et puis pan! il ajoute. Le but du jeu étant d'avoir à son actif un plus grand nombre de profils que ses camarades Facebookeurs et de gagner ainsi en notoriété. Passé le cap des 100, 200, 300 amis à qui il ne parle jamais, il respire enfin, soulagé.
Il est à noter naturellement que lorsque deux Facebookeurs de cette catégorie se croisent dans la rue, ils s'ignorent ou pire encore, ne se reconnaîssent même pas! Normal, ils ne se sont jamais vus auparavant.

2) Le Facebookeur dragueur, tout comme le précédent, multiplie les ajouts de jour en jour à une exception prêt que l'on compte parmi ses amis virtuels d'avantage de Facebookeuses à gros seins venues de l'autre bout du monde que de personnes utiles pour son réseau. Naturellement, le Facebookeur dragueur espère une fin heureuse, c'est-à-dire coucher avec un maximum de Facebookeuses en un minimum de temps, tout en s'en vantant à ses amis masculins et en intégrant le groupe éponyme "Je me suis tapé tout Myspace, maintenant je m'attaque à Facebook". Le spécimen a l'avantage certain de se repérer très aisément et d'être ainsi évité.

3) Le Facebookeur-célébrités, est dérivé lui-aussi de la grande famille des Facebookeurs à ajouts multiples mais cette fois-ci opère dans le milieu "people". Acteurs, chanteurs, ou starlettes à la mode, tout y passe pourvu que les noms qui figurent dans ses contacts soient un minimum connus. Il n'en demeure pas moins conscient et sait par avance que la plupart des célébrités qu'il a à son actif sont en fait de faux profils, crées par des inconnus pour des inconnus (Et puis d'ailleurs, Luke Skywalker n'existe pas!). Chose curieuse pourtant, il continue d'ajouter de la star à la pelle car il faut bien le dire, c'est un gourmand.

4) Le Facebookeur no-life est toujours chez lui, seul, observe inlassablement sa page Facebook en espérant qu'il s'y passe quelque chose alors qu'envers et contre tout, il ne s'y passe rien et il ne fait rien pour que cela change! Il vit sa vie par procuration en parcourant les profils de gens qu'il ne connaît pas mais ne les ajoute jamais, se délecte des photos de soirées que lui n'aurait pas eu l'occasion de faire et s'en va se déconnecter au petit matin, un peu déprimé et le teint blafard, grommelant que WoW, c'est tout de même beaucoup mieux!

5) Le Facebookeur méchant se sert de Facebook pour se faire plus d'ennemis que d'amis. A la manière des trolls et autres rageux, il pollue les profils des inscrits de ses commentaires aigris et profite du fait d'être derrière un écran d'ordinateur pour cracher toute la haine qu'il refoule dans la vraie vie à longueur de journée. Par chance, ce Facebookeur se croise rarement. Trouvant d'avantage son compte sur les blogs ou les forums, il s'égare parfois sur Facebook mais n'y reste jamais bien longtemps.

6) Le Facebookeur falsifié s'inscrit sous un faux nom et sans photo afin que lui-même ne soit pas reconnu. Cela lui permet ainsi d'avoir accès à toutes les données du site et de fouiller incognito dans la vie des gens qu'il a jadis côtoyé histoire de savoir, au prix d'une curiosité mal placée, ce qu'ils sont devenus et s'ils ont réussi dans leur vie (ou mieux encore, s'ils ont échoué) mais tout en restant caché.
Le Facebookeur falsifié est hypocrite certes mais efficace, à condition de ne pas se faire démasquer, raison pour laquelle il se désinscrit souvent assez vite, une fois qu'il a obtenu tous les renseignements qu'il souhaitait.

7) Le Facebookeur lambda est une personne dite "normale" et n'y passe pas sa vie, encore moins ses nuits. Il continue d'avoir une vie sociale et même, comble du comble, des amis réels et utilise Facebook uniquement comme site communautaire pour retrouver des amis d'enfance et autres contacts perdus. Parfois, il peut dragouiller légèrement si l'envie lui prend, mais rien de bien alarmant.

8) Le Facebookeur "avec applications", comme son nom l'indique, est un mordu de toutes ces petites choses que les amis vous envoient au quotidien et qui vous polluent un profil en moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire. On retrouve ainsi sur sa page une bonne centaine d'icônes d'applications diverses, de la plus surprenante à la plus inutile en passant par la moins utilisée. Ce type de Facebookeur installe absolument TOUTES les applications, répond à TOUS les quizz, fait TOUS les tests, et pire encore, il s'en délecte. Lorsqu'il a terminé son dur labeur, il les garde bien en évidence sur sa page au lieu de les effacer et comme si cela ne suffisait pas, il vous les envoie! On reçoit ainsi de sa part, des "gifts" et tests de toute espèce mais aussi des applications vouées à élire le plus chaud célibataire de Facebook ou encore destinées à distribuer des fessées... Si c'est pas mignon, ça!

9) Le Facebookeur "droit au but", fervent ennemi du précédent, n'installe aucune application parce qu'il les conteste, n'appartient à aucun groupe parce que c'est trop commun et n'utilise son profil qu'à des fins professionnelles ou purement informatives. On trouve ainsi son champ d'informations personnelles excessivement bien renseigné mais hormis cela, son Facebook est nu parce qu'il n'y met rien et que c'est volontaire et assumé.

10) Le Facebookeur à photos ne jure que par les images de ses soirées, de ses vacances, de ses amis, de sa copine ou de son chien. Toutes les photos sont au préalable scrupuleusement taguées, datées et classées sous forme d'albums qu'on ne compte même plus. Les amis y vont de leurs commentaires qu'on ne comprend pas parce qu'on n'y était pas et c'est, dans les cas les plus extrêmes, une joyeuse série de" lol-mdrr-ptdrrr-kikoo-jtador tro" qui s'étend à l'infini. Parfois on en viendrait presque à espérer que celui-ci se mette aux applications juste pour ne plus se faire tagger par lui...
Petit détail important: le Facebookeur à photos peut se révéler très narcissique et créer des albums composés exclusivement de clichés de lui, pris sous toutes les coutures, dans toutes les poses et avec toutes les expressions possibles et imaginables. On imagine qu'il a, pour ce faire, du réaliser une série de 150 photos de lui-même avant de trouver celle qui le mettra le plus en valeur, Photoshop à l'appui...

11) Le Facebookeur français par excellence ne comprend rien à l'anglais, pas même un fichtre mot et ne désire d'ailleurs pas que cela change! Désespérément perdu alors dans les applications et tout le reste (parce qu'en plus, il est nul en informatique), il se voit obligé de cliquer un peu partout et se retrouve avec un profil spammé de toute part de choses pour le moins hostiles qu'il ne voudrait pas et surtout qu'il ne comprend pas. Il finit souvent par intégrer le groupe "Pétition pour que Facebook soit traduit en français" et profite de ses amis bilingues (ou de son traducteur en ligne) pour mettre toutes ses données à jour. Quand il est vraiment prêt à se surpasser, il gère sa page tout seul comme un grand et tout va de travers, évidemment.

12) Le Facebookeur mondain ne possède que des amis virtuels/réels ayant un nom à particule ou presque. Exit les Dupont et autres Martin, il lui faut des " de" ou "du" comme s'il en pleuvait, sans quoi diantre, ce ne sont assurément pas des gens fréquentables. (le mieux étant encore de cumuler le "de" avec le "du", mais là, c'est plutôt balaise ^^).
Le Facebookeur mondain a fréquenté les soirées rallyes durant sa jeunesse et appartient à une élite fermée dont il ne voudrait ouvrir le cercle pour rien au monde. Il intègre des groupes bien spécifiques concernant des soirées chics, lieux tendances et autres marques branchées, affiche des idées politiques plutôt radicales et communique exclusivement avec les gens de son milieu et de sa famille (en général, les 3/4 de ses contacts sont familiaux, les cousins s'étendant à l'infini).
Naturellement, il possède toujours un nombre important d'amis car il est de rigueur pour lui aussi d'atteindre une côte de popularité importante. Le Facebookeur fou à côté peut aller se rhabiller, c'est un beauf avéré!

13) Le Facebookeur à groupes. Si les groupes sont sensés représenter les goûts, activités, états d'esprit, lieux de vie ou de scolarité passées, le Facebookeur à groupes rivalise d'ingéniosité pour se mettre dans LE groupe où on ne l'attend pas, l'idéal étant de trouver un groupe stupide et inutile à la fois et de renouveler l'expérience le plus possible (même si passés 100 groupes, une possibilité d'expulsion du site est à envisager). Dans le top 10 des groupes du grand n'importe quoi, on retrouve ainsi "Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l'escalator", "Tous les matins, je me dis: ce soir je me couche tôt" ou encore "Je retourne régulièrement mon oreiller pour avoir le côté froid". Pour les plus engagés des Facebookeurs, certains groupes proposent également de procéder à l'échange Ingrid Betancourt<-->Sarkozy avec les FARC, de créer un accrobranches pour cette même Ingrid (il fallait oser!), de "sauter" un communiste ou encore de pendre un gréviste ratpiste après trois heures d'embouteillages! Subtile façon d'affirmer ses goûts, le Facebookeur à groupes peut, pour varier les plaisirs, décider de jeter un danseur de tecktonik dans l'acide ou encore d'emprisonner les Tokio Hotel pour de bon. Enfin, comme cette notion de groupes n'est jamais bien méchante, il choisit la carte de l'autodérision en assumant "son humour de merde" , se proclame haut et fort partisan de l'expression poétique "Dans ton cul" et lutte comme un perdu contre les gens qui portent des chaussettes avec des sandales. Comme chaque groupe amène son lot de questions existentielles, il en finit par se le demander vraiment: mais que devient son compte Facebook s'il meurt?
Mais comme il ne meurt pas, la lutte pour les nouveaux groupes demeure ouverte.

14) Le Facebookeur "Forward", ennemi juré de vos wall, superwall et autres funwall et pollueur de son état est un fervent partisan de ces images à deux euros cinquante qu'on est sensé "forwarder" et envoyer à un nombre inconsidéré d'amis parce qu'il va soi-disant se produire un truc trop-génial-hyper-mégatissime pour qu'au final il ne se passe rien. Passablement agaçant car très spammeur, les facebookeurs à groupes ont décidé d'agir contre lui en créant un groupe pour qu'il cesse toute action "Forward" mais sa croissance ne cesse malgré tout d'augmenter. Il n'en demeure pas moins un phénomène intéressant.

15) Le Facebookeur qui s'en fout s'est seulement inscrit parce qu'épuisé de recevoir 150 mails par jour l'invitant à rejoindre Facebook, il a fini par céder à la pression mais il s'y désintéresse totalement. Il laisse sa page à l'abandon, la consulte peu, et demeure présent uniquement parce que Facebook est une mode et que c'est une bonne chose finalement que d'avoir son nom sur ce genre de sites.
Sitôt que la tendance tournera, il sera le premier à se désinscrire tellement il s'en moque, à moins qu'il n'ait oublié son mot de passe d'ici là...

16) Le Facebookeur qui s'ignore. Profil type du gars qui lutte pour ne pas s'inscrire, se proclame définitivement contre et sait d'avance que jamais il ne mettra le petit orteil sur Facebook. Pourtant, ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'il se pourrait bien qu'un jour, cédant à un coup de folie, il franchisse le cap et là, définitivement, dans l'abîme de l'anti-vie sociale, il sombrera...

-Livy-

Un peu droguée par Facebook,
Mais mieux dans le réel assurément
Et Facebookeuse à groupes, inévitablement ^^

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12 février 2008

Peinture Party

Arc_en_ciel

J'en parlais depuis des semaines, des mois...
Un déménagement imminent plane sur ma petite vie,
Et je profite tant que je peux des derniers moments ici,
Car ici, j'en pars peut-être incessamment sous peu
Mais c'est "chez moi" et c'était tout mon univers.
Alors j'en savoure chaque frêle instant,
Chaque minute qui passe,
A écrire, composer, photographier le moindre détail
Et me laisser aller à mes rêves passés ou à mes projets d'avenir
Car j'ai besoin de souvenirs pour avancer...

*

Cette fois-ci, pas de doute,
L'heure du changement a sonné,
J'ai signé mon nouvel appartement pour de bon,
Suis repassée par la case départ, loin de la rue de la paix
Et en perdant plein d'euros de surcroît
Mais sans doute pour une noble cause,
La cause des chanceux propriétaires ^^

*

J'ai des envies d'aller plus vite que la musique
De m'expédier ici ou ailleurs,
Pourvu que je m'y sente bien...
Je me torture déjà la cervelle avec des centaines d'idées de décoration,
Des envies de nouveaux meubles, de nouveaux objets
Alors que je ne sais même pas encore où les placer!

*

Pas à pas,
Les petits détails de dernière minute se précisent,
Les choses à revoir s'organisent
Pour un home sweet home flambant neuf
Et débordant de féminité,
De créativité ou d'un je-ne-sais-quoi
Aux allures de salle de musique personnalisée
Bibliothèque à l'appui naturellement,
Et pour le moins parsemé de mon dressing sacré.

*

Comme à mon habitude,
Je joue la carte du paradoxe
Et oeuvre de toutes mes forces pour un intérieur épuré,
Qui me rappelle mon nid, ma "bulle d'étoile"
Mes petites manies, mes habitudes de fille,
Mais dans esprit de totale nouveauté...

*

Alors aujourd'hui, pour de bon,
Après réflexion,
Je déclare ouverte ma toute première "peinture party",
Dans un élan de blanc
et de couleurs pastelles légèrement saumonées,
Début en douceur d'une longue série
De travaux de rénovation,
Prémices de mon installation...

-Livy-
( Et il y a du boulot!)

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08 février 2008

So girly!

Ch_ques_cadeaux

Il plane dans l'air de folles envies de filles...

Orchid_e

... Qui se sont emparées de moi, légères...

P_n_lope_Jolicoeur

... Pour m'envoûter au gré des mots...

Lancaster_marron

... Des voyages et m'emporter toute entière...

DVD___SmartBox

... Au fil du temps, dans un monde imaginaire...

Mika

... Coloré et emprunt de magie...

Amor_Amor_by_Cacharel

... Frêle esquisse d'un nouvel univers.

-Livy-

Retour éclair sur ces dernières semaines...
Une déclinaison de cadeaux d'anniversaire au féminin,
Pour ma boîte à souvenirs
Et un élan dans l'avenir.

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05 février 2008

... Suites et fins.

Suites_et_Fins

Au cinéma, en littérature comme dans tout autre domaine culturel, c'est un fait: la mode est aux suites. Ou les suites à la mode.
On ne compte plus les "2", "3" et j'en passe, qui jamais n'égalent le chef-d'oeuvre mais sans cesse se reproduisent, laissant derrière eux une foule de pâles copies au succès exclusivement commercial.
Le business fonctionne cependant et l'aventure continue.

*

Un peu irritée je l'avoue par ces suites sans saveur, je me suis penchée de plus près sur le phénomène et c'est ainsi que j'ai déniché de je-ne-sais-où le petit livre drôlissime de Jean-Loup Chiflet, Suites et fins traitant ardemment de ce sujet.
L'éditeur/écrivain déjà bien connu pour ses pastiches bourrés d'humour et ses jeux de mots à n'en plus finir récidive ici avec un ouvrage très attractif reprenant une quarantaine d'oeuvres littéraires diverses et variées pour en écrire la suite. On y retrouve du Flaubert comme du Houellebecq, du Stendhal comme du Sagan, sans oublier de grands classiques tels Le Cid et je n'en cite qu'une infime partie!

*

Après lecture, j'en suis ressortie d'excessivement bonne humeur et peut-être moins fâchée envers ces suites envahissantes...
Suites et fins n'est certes pas la merveille des merveilles mais il a l'avantage d'être détendant et ludique tout en nous faisant réviser un peu la littérature, qu'elle soit classique ou contemporaine.
Oui car petit plus: le livre est d'autant plus accessible qu'il résume conscencieusement chaque oeuvre avant d'en commencer la suite. Pas d'excuses donc pour se plonger dans les quelques 150 pages de l'ouvrage et déformer à l'infini le destin incroyable de nos personnages littéraires favoris!

*

Les suites s'enchaînent ainsi et s'entrecroisent; des héros ou anti-héros s'y rencontrent, des situations farfelues se révèlent, des morts resurgissent... A presque se croire dans le mélange d'une série B, d'un spin-off et d'un cross-over mais en pire, évidemment!
Si certaines sont d'avantages réussies que d'autres, les situations loufoques sont le fruit d'une imagination démesurée plutôt qu'un reflet exagéré d'une éventuelle réalité.
Ici, pas de réflexion poussée ou de grande littérature mais de l'amusement à l'état pur tandis que Chiflet se livre bel et bien à un exercice de style [citerais-je Queneau?] plus complexe qu'il n'y paraît, s'attaquant aux oeuvres "intouchables" d'aujourd'hui ou de toujours.
Le passé se mêle au présent dans un élan d'anachronismes humoristiques et volontairement décalés. Et le lecteur amusé se prête au jeu sur le fil d'une lecture légère et agréable, tant et si bien qu'il en oublierait presque qu'il s'agit de suites!

*

Je n'en dévoile pas plus, par volonté de garder intact l'effet de surprise mais,
Amis de l'humour et des bons mots,
Voici tout à fait le livre qu'il vous faut.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je lis, tu lis, il lit... - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008

Au pays de Klapisch...

L_auberge_espagnole

Xavier, 25 ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie, apprendre l'espagnol et ainsi obtenir un métier à son retour en France.
En Espagne, il trouve un appartement dans le centre de Barcelone qu'il va partager avec sept autres personnes. Chacun de ses colocataires est originaire d'un pays différent...

...

Les_poup_es_russes

Xavier, 30 ans, se cherche toujours. Il est devenu écrivain, collectionne les conquêtes sans jamais s'attacher et doit faire face à quelques soucis financiers. Son travail l'amène à Londres puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture....

°  °  °...

Une vague de nostalgie s'est emparée de moi en visionnant pour la première fois depuis bien longtemps les deux films désormais cultes de Cédric Klapisch.
J'avais oublié cette fraîcheur, ces petites phrases bien pensées, ce grain d'originalité gentiment décalé, cette folie occasionnelle venant saupoudrer délicieusement des moments qu'on qualifierait de sérieux...
Alors ce fut un vrai plaisir de les revoir et il m'a semblé, l'espace de quelques heures, que le temps était resté suspendu pour que je puisse savourer pleinement cet instant de bonne humeur.

Porté par un héros narratif loin d'être dénué d'humour, le scénario se laisse totalement envahir par les aventures tragi-comiques de Xavier (Romain Duris) et ses acolytes, en partant des années étudiantes pour traiter ensuite de l'entrée dans la vie sociale et par conséquent, de l'âge adulte.
Les évènements se suivent sans se ressembler à un rythme enlevé, et tout comme les personnages, ils voyagent. De Paris à Barcelone, de Londres à Saint-Pétersbourg, on se laisse emporter à notre tour dans un flot d'anecdotes, d'incidents, de romances, de moments dramatiques ou tendres, donnant une image à la fois cohérente et improbable à l'histoire.

Les péripéties allant bon train, on notera au milieu de cette joyeuse pagaille de petits détails succulents telle la description (plutôt réaliste) de tous les formulaires à remplir par un étudiant pour effectuer un voyage à l'étranger ou encore quelques moments de forts délires (vision d'Erasme par notre héros perturbé dans le premier opus, joueur de pipo surréaliste lors d'un entretien d'embauche dans le deuxième, notamment).

Nul doute alors que le talent de Klapisch, agrémenté de sa folie, opère sans relâche et c'est ainsi qu'il nous livre, avec ces films légers sans l'être vraiment, deux véritables petits bijoux.
A voir ou revoir, incontestablement.

-Livy-

A noter
Le prochain film de Cédric Klapisch intitulé "Paris" sort le 20 février prochain sur nos écrans français et réunit une pléïade d'acteurs impressionnante tels Romain Duris, Juliette Binoche, François Cluzet, Karin Viard, Fabrice Luchini, Mélanie Laurent, Albert Dupontel et bien d'autres encore.
La bande-annonce, toute en émotions et vue au cinéma récemment, est plutôt prenante.
En voici un petit aperçu ;)
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Paris de Cédric Klapisch <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Comme au cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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