02 novembre 2009
Bon vin et tradition: bienvenue au Tir-Bouchon!
Parce que si je prends souvent la peine d'assouvir ma gourmandise en toute impunité, j'en parle bien plus rarement, il était temps, d'un point de vue gastronomique, d'évoquer une fois encore ma sacro-sainte rue Tiquetonne, grand repère de restaurants de charme devant l'Eternel. Et c'est au "Tir-Bouchon" cette fois que je vous convie, puisque l'endroit m'est pour le moins familier et non moins agréable et ce, depuis maintenant bien des années.
2003, serait-ce si loin déjà?
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Ainsi donc, "Le Tir-Bouchon" est un petit restaurant tamisé, tout mignon, tout pimpant, et qui donne l'envie irrépressible de s'y réfugier, peut-être dirais-je en toute subjectivité, d'avantage pour un dîner. Il faut dire que l'endroit se veut très simple, empreint de tranquillité et sans prétention, et de là tire tout son charme.
A l'image d'un bistrot parisien comme on les aime mais non sans une
classe certaine, il est une sorte de restaurant "pluriel" et, dispersant de part et d'autre son ambiance feutrée et intimiste, il s'associe tout aussi bien
aux têtes-à-têtes romantiques qu'aux joyeuses retrouvailles entre amis
ou à un discret repas de famille.
L'étroitesse du lieu, loin d'être un handicap, confirme une convivialité omniprésente tandis que l'accueil y est fort sympathique et le service jovial. Que faire d'autre alors si ce n'est se prendre de suite à chérir ce lieu typique des petites ruelles de la capitale...
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Du côté des papilles, on s'agite frénétiquement pour bien faire.
"Le Tir-Bouchon", s'il ne tape pas dans le côté ultra-original de quelques nouveaux restaurants que j'affectionne également, présente une cuisine française traditionnelle des plus soignées et de bons petits plats concoctés à base de produits frais et de qualité.
Il en résulte un sans-fautes qui en réjouira plus d'un dans sa pléiade de senteurs et de goûts, parsemé de mets raffinés et savoureux mais non moins copieux.
Le restaurant met l'accent sur les entrées notamment (les ravioles sont à essayer absolument!) et les desserts qui constituent un plaisir gustatif de chaque instant, tandis qu'on retrouve un excellent foie gras en guise d'aliment récurrent qui, d'idées gourmandes en assiettes inventives, se plaît à parcourir la carte d'un plat à un autre.
Ajouter à cela une jolie présentation du tout et l'on obtient un effort de créativité alliant la tradition à la passion.
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Seulement, comment faire votre choix, that's the question...
Car le choix n'est pas ce qui manque ici et se laisse gentiment désirer.
J'avoue pour ma part préférer à la carte (40 euros environ), le menu "entrée-plat-dessert" à 30 euros, très bien étudié au niveau des quantités ou mieux encore, l'ardoise du moment qui dévoile à chaque nouveau repas d'alléchantes surprises.
Ardoise à ne pas manquer, je répète, ardoise à ne pas manquer!
Considérant le nom du restaurant, il va de soi également que "Le Tir-Bouchon" comporte une bonne cave, un choix de vin des plus honorables, et inutile de préciser alors qu'il serait dommage de passer à côté. Le service, quant à lui, se tient à l'écoute du client pour lui conseiller le meilleur breuvage possible en fonction de ses goûts.
Dans de telles conditions, vous comprendrez sans doute mon engouement à peine voilé pour ce paisible endroit emplis de p'tits plaisirs ^^
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[ Les + ]
L'aspect traditionnel mais revisité du lieu le met indéniablement en valeur et lui donne un certain cachet, sublimé par une nourriture de qualité, élaborée et accessible à la fois, délicieux paradoxe, mais sans aucun doute susceptible de convenir à tous les palais.
De plus, le sourire permanent des maîtres de séant nous donne tort sur l'idée que les parisiens sont tous de vilains grincheux. Et un bon point de plus, un!
En bref, l'idée de base est toute simple mais efficace à souhait et "Le Tire-Bouchon" est sans doute l'une des meilleures adresses de la rue Tiquetonne avec, dans un tout autre registre, "Le Loup Blanc" dont j'avais déjà touché quelques mots [ici].
[ Les - ]
Jouant au maximum sur l'ambiance intimiste, quelques recoins du restaurant sont parfois un peu trop sombres pour s'y voir manger et le lieu étant petit, il faut savoir que certaines tables -pas toutes heureusement- sont bien serrées, vive la proximité!
Certains soirs de tumulte, j'entends par là le week end évidemment, le service est parfois long et il faut un peu insister pour obtenir du pain, l'addition ou tout ce qui vous passerait par la tête. (En même temps, l'addition hein... ^^)
Quant aux prix, ils augmentent vite, surtout en choisissant à la carte avec boisson au demeurant. La cave est certes bien bonne mais un peu chère et en incluant le vin au sein du repas, on s'en sort facilement pour une cinquantaine d'euros par tête si ce n'est plus.
De quoi renouveler la sortie un tantinet moins souvent. Dommage!
[ What else? ]
Résa, Résa, Résa, j'avais envie de le crier sur les toits,
Et puis vous avouerez que c'est tout de même mieux pour être sur d'être bien placé.
Quoi qu'il en soit, choisissez "Le Tir-Bouchon" comme havre de paix, pour une soirée des plus typiques qui égaiera vos papilles tout autant que votre âme et vous fera passer un excellent moment, simple et délicat, entre deux balades de charme dans les petits passages parisiens couverts et très "art-déco" qui avoisinent le lieu.
-Livy-
Le Tir-Bouchon, c'est où?
22, rue Tiquetonne
75002 Paris
Tel: 01 42 21 95 51
Métro: Etienne Marcel
--> Le site <--
29 octobre 2009
"Si tu veux l'arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie"
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"La pluie tombe comme nous tombons amoureux: en déjouant les prévisions."
(Martin Page)
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C'est un fait. Avéré. Certifié.
Il y a deux ans jour pour jour, à Paris, il pleuvait. Des trombes d'eau.
Qui s'épanchaient là, le long de mes carreaux, pleurant l'amertume d'un jour sans âme. Vous savez bien, l'une de ces journées où l'on sait par avance que le soleil ne poindra pas même s'il est là, et qu'il restera caché sous des nuages capricieux. Et il ne fera même pas froid à bien y penser mais au fond, l’air sera humide et
ce n’en sera que pire.
Il pleuvait ce matin là de façon si anormale, si brutale en somme, que j'ai soudainement levé le rideau dans la sinistre contemplation d'un monde vêtu de gris.
J'évoquais à l'époque, dans l'attente d'un espoir nouveau, des dépressions qui se transformeraient en anticyclones mais mes considérations météorologiques étaient fausses:
C'était peut-être d'avantage un tsunami.
Jules Renard ne disait-il pas joliment d'ailleurs de l'espérance qu'elle consistait à "sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie?"
Ce n'était assurément pas une dépression alors mais un cap à franchir; celui de parvenir à ressortir sous ledit soleil, une fois encore.
Seulement je m'interrogeais:
Y avait-il encore un moyen de remédier à la tristesse de gens en noir réunis ce jour-là pour un sombre évènement?
Y avait-il un hasard du destin à ce que je me retrouve ici plutôt qu'avec eux, dans ce cabinet de médecin poussiéreux qui, un an auparavant, m'avait apporté au prix d'une symbolique cicatrice, le bonheur et la paix de l'âme sur un plateau d'argent?
Tout se mélangeait décidément, et partait en confusion dans la douleur éparse d'une nuit blanche parée de cystite hémorragique.
Du mélodrame sur fond d'Harlequin, me direz-vous? Peut-être bien, oui.
Mais quand la réalité dépasse la fiction, c'est un régal d'écrire des choses tragi-comiques supposées impossibles. Surtout lorsque finalement, elles ne le sont pas.
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(Robert Doisneau)
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Il pleuvait de toute évidence bien trop fort ce jour là, dans le ciel ou dans mes yeux, qu'importe. Et je n'aurais pour rien au monde quitté l'appartement douillet qui me servait de refuge. Mais fallait-il que j'ignore tout de ce qui allait se tramer. Les déboires à venir. L'effet boule de neige, sorte de descente aux Enfers agrémentée d'une remontée.
Et cette fois, ce ne serait pas un faux-semblant mais la réalité, la vraie, que j'allais pouvoir explorer de fond en comble dans un élan d'inspiration.
Seulement inspirée, en cet instant, je ne l'étais pas franchement.
D'avantage terrassée par une pseudo-souffrance sentimentale, j'aurais sans doute filé à l'extérieur si ma santé me l'avait permis, et bu la tasse dans la fontaine Saint-Sulpice en étant défoncée. Et ç'aurait été incroyablement romantique et très beau, une vraie scène de film français, du Christophe Honoré peut-être, mais tellement pas moi... Juste le parfum amer de quelques souvenirs qui me laissent un pêle-mêle de vie en noir et blanc quand j'y repense, m'expédiant dans une nausée des plus fatales.
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Cependant, légèrement perdue mais pas trop, je considérais la situation au moyen d'une chanson. Démarche un chouïa pathétique j'en conviens, quoique justifiée.
"Reste une mélancolie cachée sous mon manteau de pluie... qui traîne encore,
Je ne sens plus le vent dans mes voiles, dis-moi à quoi me sert mon étoile, si je perds le nord?
(...) Le rêve s'évanouit."
(Zazie)
Mouais. C'était plutôt moi qui m'évanouissais. Et de douleur, de surcroît.
Je perdais du sang et tous mes rêves à la fois. Jackpot.
Et avec toute cette eau autour de moi, j'allais passablement me noyer...
Des étoiles? Je ne voyais rien. Et le seul point positif résidait en ce seul et unique fait que j'aimais -et aime toujours- la pluie à en crever. Très charmante journée.
Mais était-ce vraiment cette douleur physique qui me faisait si peur? Je ne crois pas.
Elle se montrait insidieuse et troublante. Totale adéquation avec mon état.
La vérité toute nue et pas un leurre. On me met face à moi-même.
Décadent tête-à-tête que je rejette. Je somatise et puis tombe.
C’était triste. Beaucoup trop.
Honteux aussi, comme si j’étais à plaindre. Fichtre, je n'en reviens pas!
Et douloureux à souhait. A hurler.
Mais en fait, j’adorais ça.
Je suis maso. Je le sais. Et puis après?
Après il y aurait cette journée de repos shootée aux
antibiotiques et Brice de Nice à la télé.
Après, il y aurait la fin de la pluie et le début de la fin ou d'un autre début
ou bien?
Les grèves de Novembre, la santé qui défaille, virée illégalement de mon
appartement, un procès, un nouveau cocon à dénicher, plus d'internet, l'incendie.
Plus de peur que de mal au fond mais surtout... Ma vie à refaire.
Un nouveau blog aussi, je crois bien que c'est celui-ci. Une chance, c'est certain.
Et si je souhaitais écrire de nouvelles chansons, j'étais à mille lieues
d'imaginer combien alors, dans tout l'aspect salvateur de la chose, j'aurais de
la matière.
Awesome.
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C'est un fait. Avéré. Certifié.
J'aime le bruit de l’a pluie parce que l'entendre tomber me fait rêver.
Elle est le désespoir qui fait venir la suite,
Cette sorte de dénouement bienvenu au
moment où on ne l'attend plus.
C’est l'instant T du film, la musique qui retentit ou encore le fameux cri d'angoisse poussé au
beau milieu d'un champ, tout juste prêt à nous soulager.
Pour une raison que j'ignore, elle surgit souvent à point nommé.
Ce jour-là,
elle m'en a même empêché de pleurer parce qu’elle le faisait pour moi et que la
poésie du moment a pleinement comblé mon désir lacrymal.
Et si les jolis papillons, ceux-ci même que j'avais dans le
ventre, s'en étaient en ces temps tourmentés retournés, tels qu'ils étaient venus, à l'état
de chenille, c'était pour mieux s'évaporer un jour dans le vent et le temps
mais ça, je ne le saurais que bien après…
Un jour certainement.
Parce qu'il ne pleut pas du malheur, je le sais bien, mais plutôt du futur.
Et les mauvaises passes sont des expériences nécessaires pour comprendre que
les petites parcelles de bonheur existent parfois et qu'il faut s'y précipiter
avant qu'elles ne trépassent.
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Vous me pensez folle et dépitée? Eh bien non, point du tout. Je proteste vivement.
Rien de désespérant ici, bien au contraire. Tout juste la vie.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" n'est pas que le titre d'un film. C'est aussi réel.
Il est des moments hallucinants et de mauvaises journées. Des souvenirs ardents
qui laissent des traces. Et des coups de fous qui par temps orageux vous font
tourner de l’oeil. Il paraîtrait même que c’est comme ça, que rien n'est calculé, et qu'il
existe ce mot : la fatalité.
La pluie s'accorde à des sentiments, des envies, des tracas.
On l'aime, on la hait, on la maudit, on l'ignore.
Moi, elle me fascine simplement.
Envie de savoir ce que ce monde peut bien me réserver de bon
ou de mauvais, de complètement déjanté surtout, et l’écouter tomber sur les
vitres d'un nouvel appartement, d'une nouvelle vie et d'une nouvelle facette de mon "moi", encore et encore.
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Oui, j'aime les réminiscences qui surgissent à des dates
clés…
La mélancolie, le temps passé,
Déraper sur ma guitare par temps d'orage invertébré,
Faire crisser la plume sur du papier,
Ne rien tenter parce que le plafond risquerait de tomber,
Assister à un concert quand plus rien ne me retient si ce n'est une nostalgie
avérée.
Et puis il y a l’eau qui, à défaut de
tomber du ciel parfois, coule toujours sous les ponts de Paris, même sous celui de Bir
Hakeim…
J’ai fait un bout de chemin depuis.
Ai-je pris le bon côté ?
Objectivement, je n'ai pas encore déraillé.
Pas tout à fait ;)
-Livy-
Méditation involontaire
Abus d'euphorie
Sunshine n' happiness
BONUS
--> Mika - Rain (Version acoustique, Parc des Princes 2008) <--
--> Mika - Rain (Version album) <--
La pluie ou la magie...
What else?
26 octobre 2009
Faire de ma vie un roman
Sur une idée trouvée au beau milieu du blog d'Emma, voici que je me lance, neurones à l'appui, dans ce nouveau tag littéraire.
La tâche étant au demeurant de répondre à un questionnaire avec pour seul et unique moyen des titres de livres lus dans l'année, inutile de vous préciser que ce n'est point si aisé qu'il n'y paraît. Mais après tout, et puisque je n'aime pas franchement la facilité, je me délecte de faire travailler un tant soit peu mes méninges déjà bien creusées!
Cela me donnera de plus l'occasion d'effectuer en même temps un rapide tour d'horizon sur quelques lectures dans la douceur de mes soirs de quiétude...
Heureusement cependant que, tous styles confondus, j'aime dévorer du bouquin jusqu'à en perdre mon sommeil et mon latin. Et je dois bien avouer aussi que mon aptitude certaine à savourer une bonne partie de mon temps libre en relecture m'a incroyablement aidée cette fois, m'offrant alors la possibilité de trouver un semblant de cohérence, au sein même des interrogations les plus farfelues.
Je vous laisse ainsi démêler le vrai du faux au gré de mes énigmatiques réponses puisque du mensonge à la vérité, il n'y a qu'un pas...
Et puis surtout, dans un souci de réalisme et de réflexion sensée, voici le résultat!
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Décris toi:

Ma vie est tout à fait fascinante
Enfin, c'est c'qu'on dit...
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Comment te sens-tu?

Rien de grave
A l'exception de mon "pityriasis rosé de Gibert", évidemment.
Non mais quelle poisse! Me voici blanche à pois rouges à présent :D
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Décris là où tu vis actuellement:
Une île, rue des oiseaux
Ou quelque part par là...
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Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu?
Les Hauts de Hurlevent
Ça vous étonne encore? ;)
.
Ton moyen de transport préféré:

Ne marche pas si tu peux danser
Le contraire serait dommage, mince alors!
Mais accessoirement, il y a le métro aussi...
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Ton/Ta meilleure ami(e):

Les jolies choses
Là, je dois forcément répondre un truc gentil. Donc... ;)
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Toi et tes amis, vous êtes...

La positive attitude des paresseuses
Vous cherchiez quelques chose de plus intellectuel peut-être?
Eh bien non!
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Comment est le temps?

Un rude hiver
Oui bon je vous l'accorde, nous sommes actuellement en automne.
Mais si on s'attarde sur de futiles détails aussi... ^^
.
Ton moment préféré de la journée:
La promesse de l'aube
Tout juste exquis...
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Qu'est la vie pour toi?
Raison et Sentiments
Définitivement tiraillée!
.
Ta peur:
L'inconsolable
Qui donc aurait envie d'être malheureux,
je vous le demande?
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Quel est le meilleur conseil que tu as à donner:
Tomber sept fois, se relever huit
Parce qu'il faut être super fortiche tout de même,
pour se relever d'une chute qu'on n'a pas encore faite ^^
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Pensée du jour:
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Mouais enfin, en dehors de mon banquier, mon dentiste, ma gynéco, mon ancienne prof de grammaire ou tout autre être hostile à ma zénitude avérée, cela va sans dire.
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Comment aimerais-tu mourir?

Vacances dans le coma
Une chouette idée que celle-ci, tiens...
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La condition actuelle de ton âme:
Le temps des secrets
Ah aaaah! Mais chut, j'ai dit que je me taisais.
~
Une petite dédicace pour les deux lectrices assidues que sont Musy et Kelly, chacune dans leur genre, me paraît alors être, dans la thématique de ce tag, de très bon ton.
Ainsi que tout autre compère littéraire désireux de s'adonner à cette poétique réflexion...
-Livy-
22 octobre 2009
Charles Marville: Paris photographié au temps d'Haussmann
Si l'évocation du mot "Paris" vous parle, que la photographie vous colle à la peau, et que vous souhaitez découvrir de notre capitale jusqu'à ses moindres secrets, quelques mots sur une exposition gratuite des plus surprenantes ne seraient pas de refus alors, le temps de vous donner l'envie d'aller y faire un saut...
Paris photographié au temps d'Haussmann se déroule en ce moment même au Louvre des Antiquaires et, bonne nouvelle, est prolongée jusqu'au 1er novembre prochain, répondant à un succès évident de bon nombre d'entre nous.
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L'exposition est plutôt rapide et tient en une seule salle mais son contenu (d'une trentaine de clichés environ) n'en est pas moins instructif et captivant.
Elle évoque, par le biais de la photographie, un Paris disparu, inquiétant et désertique, sorte de carte postale de charme emblématique qu'on vendrait bien sur les quais de Seine, et qui se révèle peu à peu derrière l'objectif acéré de Charles Marville.
Ce dernier fut en effet chargé par la ville d'immortaliser les rues de Paris vouées à disparaître, juste avant le commencement des travaux d'assainissement dirigés par Haussmann, et a mené à bien sa besogne en plein coeur de la capitale, entre 1852 et 1877, endroit où se trouve précisément aujourd'hui le Louvre des Antiquaires.
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On y découvre ainsi, au travers de clichés d'un autre temps et de quelques citations (La Curée ou Le ventre de Paris d'Emile Zola, par exemple), le quartier des Halles-Rivoli, l'Hôtel de Ville incendié pendant la Commune puis sa reconstruction, ou encore le tracé de l'avenue de l'Opéra. L'occasion rêvée de se faire une idée nouvelle de notre Paris bien familier et de parcourir, à mi-chemin entre l'imaginaire et une réalité passée, un lieu inconnu et chaotique.
Sombre ou coupe-gorge dans ces impasses étroites. Inquiétant voire même insalubre.
Et exclusivement parsemé de petites ruelles sinueuses qui justifient à merveille les descriptions de tant de romans...
Beaucoup d'émotions mêlées alors qui se traduisent également au moyen de cliché chocs tels le début de la démolition des Halles de Baltard et alentours, ou encore l'intérieur de l'Hôtel de Ville incendié avec sa salle de bal détruite, noircie et assaillie par des montagnes de gravats, photographie qui m'a le plus marquée, sans aucun doute.
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Il en ressort un voyage caché, comme une énigme. Une période tourmentée et enfouie à tout jamais sous le poids d'un modernisme qui ne fait qu'accroître, véritable tableau d'une ville en mutation que l'on se prend soudain à apprivoiser et à connaître, en suivant l'évolution de son architecture, de son histoire et de son urbanisme.
Et si le jeu à reconnaître où se situe quoi, aidés par un plan explicatif de la ville d'hier et d'aujourd'hui, est une sorte de chasse au trésor de chaque instant pour tout citadin qui se respecte, force est d'admettre que ce Paris là, passablement méconnaissable, présente, outre l'aspect d'une prime curiosité, un évident parfum d'étrangeté.
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En cela réside sans doute l'intérêt principal de l'exposition puisqu'elle lève le voile, en même temps qu'elle nous présente des photographies symboliques de l'histoire de la ville, sur l'un des mystères entêtants qui heurte dés le début le visiteur observateur.
Les clichés, tous en noirs et blanc naturellement, sont en effet singuliers de par leur brume épaisse et répétée, et plus encore par l'absence presque obsédante de figurants ou de trace de vie aussi infime soit elle, à l'exception de quelques personnages tapis dans les coins.
N'y avait-il donc à Paris en ce temps là aucun passant, aucune voiture et un hiver permanent?
La réponse est évidemment négative. A y regarder avec plus d'attention et le souci du détail, des silhouettes se distinguent vaguement dans le brouillard et l'on aperçoit des traînées de voitures, comme effacées ou gommées, laissant jaillir alors cette sorte de flou grisâtre qui semble s'être emparé d'un bon nombre de ces photographies.
Mais l'explication se trouve un peu plus loin:
"Novatrice à l'époque, la technique photographique du calotype qu'il (ndlr: Charles Marville) utilisait ne permettait pourtant pas encore de capturer le mouvement. D'où l'impression d'un Paris fantomatique et désertique. Mais en y regardant de plus près, on devine de mystérieuses traînées blanchâtres et étirées: il s'agit en réalité de la trace des voitures et des passants qui grouillaient dans les rues de Paris."
C'est donc un fait. La technique d'antan ne permettant pas au mouvement d'être fixé, apparaître de façon nette sur une photographie de l'époque était en quelque sorte un miracle d'immobilisme! Et une fascinante découverte pour la néophyte que je suis qui ignorait tout de cela jusqu'à ce jour et qui s'interrogeait au fil des clichés, l'air perplexe...
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Ainsi, il ne me reste plus qu'à apposer le mot "fin" sur ce léger billet, en espérant vous avoir convaincu d'y mettre les pieds pour la curiosité, l'étrangeté... la gratuité? ^^
Et de vous accorder ce moment hors du temps en compagnie d'un Paris disparu qui vous fera voir votre vie citadine sous un autre angle où le passé romanesque a des airs de réalité et où les faits divers prennent de l'ampleur comme de l'intérêt.
Oui, un autre Paris a bel et bien existé. Différent. Étonnant.
Mais on ne le dit pas toujours assez et ces clichés rarissimes sont là, aujourd'hui, pour nous le rappeler. Vous avouerez que ce serait dommage alors de passer à côté de cette petite mine d'or à tout jamais dissimulée que l'on foule chaque jour de nos pieds, tout en continuant de l'ignorer?
-Livy-
18 octobre 2009
La playlist d'Octobre

AS Dragon - Dirty
Charlie - Ema
Au revoir Simone - Shadows
Oceana - Cry cry cry
Moby - Pale horses
Dan Black - Symphonies
Arctic Monkeys - Crying Lightning
Naive new beaters - Live good
Hockey - Too fake
Sharko - Yo heart
The Amplifetes - It's my life
Metric - Gimme sympathy
Gossip - Heavy cross
The Noisettes - Don't upset the rythm
Calvin Harris - Acceptable in the 80's
° ° °
Parce que la playlist de Septembre s'est subtilement évaporée pour éviter une surcharge de billets musicaux liés à l'évènement Rock en Seine, celle d'Octobre revient en trombe, parsemée de ses plus beaux atours.
Ainsi, tandis que les feuilles mortes se ramassent à la pelle, elle ignore ardemment la saison et remet au goût du jour de trépidantes mélodies qui se rient des codes et des conventions pour mieux nous enrober de toute l'étendue de sa passion.
Dans la douceur automnale cependant, elle tente de nous bercer de quelques musiques rêvées qui savourent la nostalgie de la nuit tombée puis se ravise aussitôt, laissant place au rythme furieux de morceaux qui n'ont de cesse de nous coller à la peau.
Annonçant alors d'emblée la couleur, une couleur vive et compliquée,
Elle reste et demeure insaisissable car incontrôlée.
Tendre et saccadée. Harmonieuse ou égarée. Dans une folie qui aspire à la beauté.
Et c'est bel et bien la magie qui la rend aussi impromptue qu'électrique quand elle développe sereinement le paradoxe d'une envie certaine de se déchaîner et se désinhiber avec élégance.
Tout juste le temps de pratiquer, sur les notes ambiguës de nos vies en suspens,
la grâce émerveillée de fugaces pas de danse...
-Livy-























