Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

04 juillet 2009

Voyage-éclair en French Riviera

Dans le ciel des étoiles, le ron-ron de la voiture, quelques collines rocheuses qui se dessinent au loin et puis enfin, une nuit sans lune à perte de vue. C'était le tout premier soir de mes vacances, seule au monde sur l'autoroute de tous les espoirs, et je l'ai singulièrement savouré avec l'inquiétude de laisser derrière moi bien des évènements non réglés et la sérénité évidente de ne plus avoir à y penser.
On était la dernière semaine de juin et il trônait dans l'air comme dans ma tête un sulfureux parfum de folie, sorte d'égarement apparenté à l'envie fugace de tracer la route sans pour autant partir au bout du monde mais juste pour exister et se dire qu'ici ou ailleurs, on peut encore rêver...

Rêver, c'était tout ce à quoi j'aspirais.
Et si ce petit voyage avait été prévu longtemps en avance avec un soin d'organisation de ma part qui ne m'est pourtant pas familier, force est d'admettre que de surprise en imprévu, il a fait couler beaucoup d'encre sans bien même y penser.
Désistement malheureux, hésitations à partir et incidents de dernières minutes... Les gens qui disent que de ma vie je pourrais écrire un roman doivent sans doute être un peu clairvoyants mais du côté gestion de la chose, c'était une toute autre histoire et j'ai bien cru ne jamais partir au fond, car il manquait dans mon coeur la petite lueur qui vous rend une épopée magique, bien malgré elle et vous fait pousser des ailes.

A défaut d'ailes ou d'étincelles pourtant, je suis bel et bien partie puisque les évènements cataclysmiques se succédant de mal en pis à Paris, c'est en toute hâte que j'ai pris ma décision, sur un coup de tête aussi heureux qu'étrange et qui m'a valu, pour mon plus grand bonheur, quelques jours ensoleillés le temps d'un petit trip sympathique du côté de mon lieu de prédilection le plus familier.

... Mandelieu-La Napoule et Cannes... pour une énième édition.
C'est en quelques photographies que je m'en vais vous dévoiler des petits instants volés de paradis.

° * °

On the beach

Plage_de_la_Raguette___La_Napoule_1

Plage_de_la_Raguette___la_Napoule_2

Farniente de rigueur pour un bain de soleil bien mérité, une mer bleu azur et un ciel sans nuages, tous sens du terme acceptés.
La tranquillité du mois de juin en prime se révèle toute en beauté et la vive chaleur qui règne en maître sur les lieux de mes meilleurs souvenirs d'enfance colore lentement ma peau de visage pâle et la parsème de milliers de tâches de rousseur tandis que je me délecte de la joie de lire des livres ensablés.
Harry Potter VI se place en ligne de mire... Le film sort bientôt dans les salles obscures et en tant que grande prêtresse du monde magique, je m'attèle à sa relecture avec sérieux malgré le vent et les pages qui sans effort se tournent doucement.  Les derniers magasines "people" que j'ose me permettre d'acheter une fois par an deviennent aussi croustillants de par leurs news que par le sable qui s'immisce dedans et je reste là des heures à contempler un paysage dont je ne me lasserai décidément jamais.

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Cannes_la_Bocca

Cannes_la_Bocca_2

Cannes_la_Bocca_on_the_beach

Quelques instants de trempette dans l'eau rafraichissante et se laisser aller au gré des vagues à barboter doucement...
Il fait beau et ça sent bon le sable chaud. Du pur cliché comme on les aime à l'exception près que le cliché n'est autre que la vérité et que j'arrive à boire la tasse en pleine baignade alors que j'ai encore pied. De ce fait, je n'ai même pas atteint une seule fois la seconde bouée, ce sera sans doute mon plus grand échec pour le restant de l'année!
Dans mes oreilles cependant pour me consoler, la playlist de juin envahit de bon coeur mon Nano... pas franchement dérangée par les badauds!
La plage encore calme se dévoile en toute splendeur dans l'attente de l'afflux touristique des mois à venir, quelques autochtones en vadrouille se perdent entre deux pauses au bureau, le sable craque sous mes pieds, j'aurais bien l'envie soudaine d'un séjour prolongé...
Sortez le Monoï, préparez le lait après-soleil, rien de tel que des UV 100 % naturels pour rougir hâler tout en beauté. Mais gare au beau temps, les averses orageuses et la fougueuse pluie arrivent aussi, inopinément évidemment, et il se trouve que j'en ai fait les frais, arrosée jusqu'au maillot, même dans la pleine chaleur du soleil de midi!

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Cannes_la_Bocca_et_moi

Oui, j'aime aussi pratiquer l'auto-photographie.
Par conséquent...
Opération maillot de bain réussie.
Et en 36 finalement, si, si!
Opération bronzage aussi.
Il n'y a pas à dire, j'ai tout compris ^^

° * °

Mes balades de charme

Ruelle_du_vieil_Antibes

Après un périple des plus aventureux, à cause du GPS humain lamentable que je suis, qui est parti de Cannes/Juan-les-Pins pour finalement se retrouver à Saint-Laurent du Var, Marina Baie des Anges et même Nice (mais comment donc ai-je fait? Je suis sensée connaître la région m'enfin!), ce sont les ruelles du vieil Antibes, ses remparts, son port Vauban et sa vue imprenable de nuit qui me réconcilient enfin avec mon geek de meilleur ami.
Pas un chat ne traîne dehors mais ce n'est qu'une façon de parler puisqu'au milieu des pavés et des boutiques déjà fermées, des chats, il n'y a que ça.
Les impasses et les rues étroites se transforment vite en labyrinthe d'Alice au pays des merveilles et c'est un peu ce que je suis au fond, toute de bleue (Klein, d'accord ^^) vêtue, à tourner en rond et me perdre en riant au milieu des petites maisons provençales, sorte d'habitations de poupées qui fleurent bon la lavande.

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Collines_de_Mandelieu___Les_Adrets

Collines_de_Mandelieu___Les_Adrets_2

Colline_et_route_des_Adrets

A la tombée de la nuit, une petite virée impromptue dans le massif des Adrets s'impose d'elle-même. On en entendrait presque les cigales chanter...
On connaissait déjà les gros rochers rouges "cartes postales" de l'Estérel, sa mer turquoise et ses petites criques fabuleuses qui laissent un front de mer moins bétonné de Théoule-sur-mer à Saint-Raphaël mais qu'en est-il de l'intérieur des terres?
Sans voiture et sans piétons, la végétation a ici repris le dessus et les collines ont un parfum de mystère frémissant qu'on souhaiterait préserver d'avantage encore pour ne point le gâcher.
Ecologie, me voici! Et non, je suis loin d'être une militante, y avez-vous seulement cru? Mais je savoure comme il se doit un paysage de verdure tellement aride et singulier qu'il en devient hypnotique, me changeant nettement du bitume, de la verdure picarde ou que sais-je encore.
On se croirait presque aux alentours de Marseille et d'Aubagne, sur les chemins des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, à marcher sur de la caillasse blanche entourée de pins et autres arbustes secs et jusque dans la grotte du "groshiboux"...
Le coucher de soleil est tourmenté en diable et le paysage encore plus, source d'inspiration notable pour quelques mots d'écriture intuitive.
Un must avant les fastes de la Croisette. Je jubile et m'incline.
La nature ici, bercée par le chant de quelques insectes qui subsistent encore à une heure tardive, est un diamant à l'état brut et se décline en mille odeurs, dévoilant avec succès la face cachée de la Côte d'Azur.

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Ch_teau_de_la_Napoule_1

Ch_teau_de_la_Napoule_2

Ch_teau_de_la_Napoule___D_tail

De nombreux passages à ses alentours et quelques balades poétiques plus tard, une légère pause devant le château de la Napoule bordé de ses petites plages surplombant la mer et d'une grotte à peine cachée où les pêcheurs aiment à se réfugier.
Peu à peu, l'environnement nous dévoile ses secrets.
Une architecture surprenante voire intrigante pour un lieu qui demeure atypique, un havre de paix et de verdure à forte inspiration artistique, et surtout l'endroit préféré de mes huit ans... comme celui de maintenant.
Majestueux en journée, magnifique de nuit, il me laisse l'air songeur avec ses petites lucarnes éclairées où la végétation est laissée en paix et m'expédie bien loin de tous les clichés de la Côte d'Azur, dans un monde imaginaire où j'y vivrais en solitaire.
A visiter, contempler, contourner. Mais sous aucun prétexte, le manquer.
Du rêve encore et toujours, c'est bel et bien lui mon château de contes de fée et si je me permettais un élan de lyrisme, je me dirais que les années défilent peut-être mais que rien au fond dans mon état d'esprit ne saurait vraiment changer.

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La_Napoule

Balade du soir, espoir.
Les collines n'ont de cesse de jouer au grand huit avec nos pauvre rotules, montant et descendant à volonté et même en pleine ville, si tant est qu'on se soit un peu excentré dans une volonté de quitter le front de mer pour quelques instants.
Cependant, le sud est un endroit magique où les rues des petits villages ne mènent jamais à Rome mais indubitablement vers la grande bleue, laissant derrière elles un doux parfum de vacances avant l'heure et une légère brise sitôt la nuit tombée.
A l'horizon, l'eau et le ciel se confondent lentement pour ne faire plus qu'un, symbiose des éléments pour une soirée dont l'élégante simplicité dépasserait les limites du temps.

° * °

Cannes/Nice by night

Palmier_Cannois Palmier_Ni_ois

Petit jeu...
Saurez-vous différencier le palmier cannois du palmier niçois?
Un indice: ils sont dans l'ordre!
La tâche n'est pas si rude allons. L'un est situé sur la Croisette tandis que l'autre défie vaillament la promenade des Anglais. Et si mes photographies vous paraissent un tantinet inutiles, je répondrai à cela que je me fais un devoir si ce n'est une joie, dans la tradition de moeurs que je me suis moi-même imposés, à toujours et où que j'aille, photographier quelques échantillons bien sentis des plus beaux palmiers.
Dans la mesure des stocks disponibles naturellement ^^

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Promenade_des_Anglais___N_gresco

Promenade_des_Anglais___Nice__en_voiture_

Un périple-surprise et un pare-brise fort sali plus tard, l'expédition involontaire à Nice survient de nuit et se révèle un peu tristoune pour le coup car la promenade des Anglais hors-saison donne plutôt l'impression d'un grand boulevard en bord de mer que d'une charmante promenade en toute convivialité.
Il en résulte au final des lumières étincelantes, le splendide hôtel Négresco et de beaux immeubles certes, mais le vide intersidéral humain autour de nous et puis plus rien du tout, sans parler bien sur de toutes ces plages de gros galets que je n'ai jamais aimées.
Pas très inspirée...
A la croisée des chemins alors, quitte à choisir, je me serais bien offert une petite virée, mais de jour cette fois, dans le vieux Nice, sacrément plus passionnant car imbibé de ce charme typique et dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis des années.
Mais 23 heures 30 passées et tout le monde vraisemblablement couché, il valait mieux ne pas trop s'attarder. C'est ainsi que mes photographies en direct live d'une voiture lancée à grande vitesse (il faut bien que j'en rajoute un peu hein ^^) me laissent sur un rendu plutôt navrant.

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Croisette_front_de_mer Carlton_1

Carlton_2

Carlton_3

Cannes_Lion_Palais_des_Festivals

Plage_priv_e_sur_la_Croisette

Retour à Cannes (Cinq jours de Croisette, rien que ça!) où l'ambiance se veut plus festive, avec tout naturellement quelques tenues d'apparat, des promeneurs endimanchés en pleine semaine, des touristes en manque de cornets de glace et autres mimes peinturlurés qui tentent l'animation d'avant la cohue estivale. Bref, il y a des gens!
Au programme, des festivités et de la musique en plein air, quelques bribes cinématographique en souvenir du festival, du luxe comme s'il en pleuvait dans les boutiques où l'on aimerait bien rentrer un jour, des casinos étincelants, des plages privées qui rivalisent toutes d'illuminations, des cafés aux terrasses qui empiètent sur les rues, de beaux bateaux accostés au loin tout là-bas près des îles de Lérins, et la fête des autochtones de chaque instant...
En tongs la journée et en Jimmy Choo de soirée, les heures qui défilent font évoluer les moeurs et c'est un régal des sens que d'observer cette valse incessante de vêtements magnifiques en même temps qu'une véritable étude sociologique poussée à son paroxysme, tandis que je demeure dans un juste milieu, avec toutefois un soupçon d'envie ^^
Jolis moments de détente assise sur les mythiques chaises bleues de la Croisette qui depuis quelques années déjà nous gratifie de ses leds multicolores dés que la nuit pointe le bout de son nez. L'air de la mer apporte un léger vent frais venu d'on ne sait où mais qui opère comme une caresse sur mon visage alors que le palais des Festivals nous offre comme à chaque fois son lot de surprises.
Serait-ce une renaissance?

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Cannes_croisette_soir_e

Cannes_Lions_r_ception

Eh bien la renaissance aura le mérite d'être placée sous les signes évidents de la musique et de la danse, c'est le moins qu'on puisse dire!
Car si les rues et la Croisette en particulier sont emplies de mélodies diverses et variées, les festivités continuent de plus bel de semaine comme en week end avec des soirées organisées sur la plage parrainées par les radios locales, tous les tubes du moments revisités et des boîtes de nuit en plein air où il est relativement aisé d'entrer, eh oui! Du monde oui, mais sans trop s'étouffer non plus avec presque un petit air d'Ibiza qui planerait au sein de toute cette musique électro, sans compter les habitués, fidèles au rendez-vous et qui s'additionnent sur les plages alentours, la bouteille à la main à danser autour des palmiers.
Et alors, personne d'assez alcoolisé pour tenter de se noyer? ^^

Sans trop tarder toutefois, on passe sans transition à du plus chic avec une réception ultra-classy sur la plage privée du Carlton Intercontinental (et là évidemment, accès interdit :/) où les talons rivalisent de hauteur et les grandes marques sont de rigueur.
Le diable s'habille en Prada, version soleil et plage en quelque sorte... Pour un peu, ça me rappellerait presque l'ambiance du festival de Cannes mais en moins guindé et de par l'aspect esthétique et la thématique même de la soirée (drapés blanc, lumières roses tamisées et jets de flamme), c'est plutôt très agréable à regarder. Chose curieuse d'ailleurs, les badauds qui se baladent le long de la plage-réception s'amoncellent sur la rambarde et restent assis là des heures à rêver, de l'autre côté de la barrière. L'envers du décor peut-être?
J'ai un peu l'impression d'un zoo à un moment donné mais la musique est tellement bonne ma foi qu'on ne peut que pardonner... Et si, de gourmandise en espièglerie, on pouvait chaparder un petit-four au passage aussi, ce serait juste le bonheur assuré.

° * °

Mon point G se situe à la fin du mot shopping

Euh... nul ce titre, j'en conviens ^^
Mais comme le veut ma tradition propre, il est vrai que j'ai parcouru la rue d'Antibes et le marché Forville en long, en large et en travers, en manque de sensations textiles et de petits souvenirs provençaux.
Point de photo de tout cela en revanche même si, soldes ou pas, je suis revenue comme il se doit les bras chargés de paquets, petites robes à fines bretelles ou bustiers fourreaux, tops romantiques, lingerie et chaussures argentées. C'est qu'évidemment, on ne se refait pas et que le sac, sur le chemin du retour, fut bien plus compliqué à boucler qu'à l'aller. Je vous passerai toutefois l'épisode ou je saute et m'assied dessus dans le but de l'aplatir parce que je préfère définitivement oublier cette vision de moi!

Pour pimenter la chose alors, autant évoquer ce que je n'ai pas.
Le rêve, le désir, l'envie et bien plus encore mais qui, à défaut de gagner au loto, n'est pas franchement d'actualité pour moi.
Et pour ce faire, les quelques images qui suivent parlent d'elles-même puisque j'ai tenu, coute que coute, à immortaliser la boutique Jimmy Choo, l'une de mes marques fétiches, sorte d'hommage gratuit et totalement gâteux de ma part, je dois bien l'admettre, à cet objet qui me tient tant à coeur et que l'on nomme "chaussure".

Jimmy_Choo

Jimmy_Choo_2

Jimmy_Choo_3

Vous apprendrez ainsi que posséder une paire de chaussures rouges à talon aiguille est le plus beau de mes fantasmes inassouvis (toutes saisons confondues d'ailleurs) et que même si celles-ci sont un rêve inaccessible (sans même en connaître le prix), je ferais bien mon quatre-heures dans un genre plus raisonnable de l'un des modèles "été" de chez Zara, rouge vif et tout en hauteur, comme je les aime.

En attendant cependant, je ne vous épargnerai pas les quelques photographies ridicules qu'il m'arrive de prendre pour une raison qui encore m'échappe.
En effet, à l'exception de quelques soirées rehaussées d'une jolie robe et de fins talons, la mode était plutôt aux spartiates de mon côté, version plate de rigueur pour entamer la marche à pied de bon coeur, les balades étant bien sur mon petit faible de toujours, que ce soit à Paris ou ailleurs. J'ai tâché toutefois de demeurer toujours tendance que ce soit dans le modèle montant tout comme dans le plat, plus communément appelé "tropézien" et que l'on voit absolument partout ces derniers jours, dans toute une déclinaison de couleurs différentes.
Mais admirez plutôt...

Spartiates_1

Spartiates_2

Je sens bien malgré tout qu'après ces quelques images, je vais encore m'attirer les visites bloggesques de tous les fétichistes des pieds de France et de Navarre, horreur!
Mais qu'importe après tout, j'assume ^^
(et puis, je me délecterai une fois de plus de mes historiques Google comme il se doit.)

° * °

Des p'tits détails, toujours des p'tits détails, encore des p'tits détails

O_Sullivans___La_Napoule

Définitivement addict, dans le sud comme à Paris!
Je ne vous raconte même pas mon enthousiasme évident de constater qu'entre septembre et juin, s'est ouvert à La Napoule et en bord de mer un "O' Sullivans" à l'ambiance festive et dansante, cocktails en prime, tout comme ceux de la ville-capitale que j'affectionne tant.
Endroit familier au logo reconnaissable à cent kilomètres à la ronde, avec un soupçon d'exotisme lié à la destination cette fois, c'est à boire, à boire, à boire qu'il nous faut!
Et loin de moi l'idée d'être une sombre alcoolique et d'entamer de bonnes vieilles chansons paillardes. Mais vous avouerez  que trouver du pub de compétition où qu'on aille, c'est d'un rassurant, vous n'avez même pas idée.
Une bonne excuse de se désaltérer sans même paraître un poil dépaysée. Et glou!

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Insolite___la_Napoule

Quant à l'insolite, il existe aussi en Méditerranée, même que je l'ai vu...
Ici donc et comme en témoigne cette somptueuse photographie, les chiens ne sont pas lunatiques (dommage) ni interdits dans leur intégralité mais seulement sélectionnés en fonction de leur race, et selon un arrêté municipal en plus, c'est qu'on ne rigole pas.
Oh, c'est une évidence que le chihuahua est plus en vogue sur la Croisette (Paris Hilton powâââ) mais tout de même! Pauvre meilleur ami de l'homme ainsi censuré ...
Que les possesseurs de Pit' et autres vilains toutous mordeurs se rassurent cependant, seule une petite place vouée à la pétanque au sein d'un village leur est inaccessible et ils possèdent donc tout le loisir de se balader dans le restant de la ville en liberté laisse, pourvu qu'ils soient accompagnés par un super beau gosse de leur maître.
Ceci étant, j'ai tout de même trouvé l'écriteau suffisamment cocasse pour ne pas le laisser passer parce que planté tout seul au beau milieu d'une place déserte et sans même un joueur de pétanque pour pointer ou tirer à l'horizon et suscitant un éventuel appétit canin, on pouvait s'attendre d'avantage à un panneau de signalisation qu'à... ce truc là. Eh oui!

° * °

Une conclusion?

Eh bien je m'en suis rentrée doucement sur l'autoroute du soleil vers la ville-capitale, laissant derrière moi Cannes, les reflets de la mer, quelques aventures trépidantes et des hématomes au front qui resteront définitivement du dossier (^^), le coeur un peu en berne de n'être restée que si peu de temps mais nourrissant l'envie folle d'y retourner...
C'est que cet exquis coup de fou, à défaut de me rendre un sourire éclatant et des étoiles plein les yeux, m'a permis une brève évasion ensoleillée que je n'attendais pas, que je n'attendais plus, et puis surtout quelques petites journées à vivre au sein d'une parenthèse inopinée.
Les choses ne se révélant d'ailleurs jamais comme prévues, je me suis prise à mon propre jeu, ne regrettant assurément pas le choix d'un voyage qui pourtant s'annonçait mal mais qui s'est finalement révélé être la plus magique des thérapies.
De retour à Paris depuis peu, les souvenirs fusent déjà comme il se doit et le sable répandu irrégulièrement sur ma moquette bleue me laisse un arrière-goût délicieusement salé de mon épopée cannoise, aussi furtive qu'enchantée.
La chaleur étouffante et moite qui s'est abattue sur la capitale ces quelques derniers jours me fait demeurer amorphe et rêveuse et si mon corps termine alors tout en douceur ses lectures estivales allongé sur un lit, mon esprit quant à lui, vagabonde vers des contrées bien connues qui me ravissent toujours autant...
De quoi m'abandonner à une citation tant usitée comme quoi il semblerait bien que "la misère serait moins rude au soleil."
J'y croyais certes peu mais de toute évidence, je l'ai vérifié...

-Livy-

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30 juin 2009

Ces derniers jours...

Soleil

Vous ne l'aviez peut-être pas remarqué parce qu'il sait fort bien le cacher -et mes billets scrupuleusement préparés encore mieux- mais bien aux dépens de son infortunée propriétaire (en d'autres termes, moi ^^), mon blog effectuaient ces quelques derniers jours une pause inédite, s'octroyant par la même occasion une poignée de jours fériés accumulés qu'on nommera "vacances".

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Hum, vous avez dit vacances? Eh bien...
Mon blog a surtout bon dos parce que sa vilaine propriétaire le vaut bien ^^
La vérité, l'horrible, la vraie, est en réalité que le pauvre subissait des zones de turbulences bien palpables en terme de mises à jour à cause du séjour cannois ensoleillé, impromptu et un peu en avance sur l'été d'une Livy très affairée, mais qu'il est suffisamment malin pour vous l'avoir bien caché à coup de "Grâce à mon Iphone 3G magique, je réponds à tous les commentaires qui me seront envoyés"...
Une sorte de révolution geek des congés pour faire semblant d'être toujours à Paris auprès des amis, d'assister à la fête de la musique ou mieux encore, de travailler.

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Oui mais à Paris, je ne l'étais point et pour tout vous dire, je n'en avais pas la moindre envie.
C'est qu'après moultes péripéties, aventures et autres incidents de parcours qui sont venus pollués mon fichu mois de juin, j'avais formellement décidé après un dilemme façon "Je pars? Je ne pars pas?" de m'exiler dans un endroit un peu éloigné mais également familier une fois les préparations de mes élèves au bac français achevées, et ainsi prendre le large pour une brève escapade, le temps de me ressourcer un brin en dehors de la ville-capitale.
Qu'on se rassure cependant, mon Paris Paris et tout ce qu'il comprend me plaît toujours autant. Mais peut-être avais-je juste ce besoin pressant de le quitter un peu et de faire le vide loin de lui et de ses récents soucis afin de m'y retrouver à nouveau, en pleine forme et dans un meilleur état d'esprit que lorsque j'en suis partie.
C'est ainsi que me revoilà sur la toile comme une fleur, tenant les rennes de mon blog-pantin-que-j'aime-bien, à l'exception près que je suis enfin bronzée, que les étoiles au-dessus des roches rouges de l'Estérel m'ont joliment dépaysées et que ma tête est emplie du bruit des vaguelettes de la Méditerranée, me laissant encore le coeur au soleil et du sable plein mes bagages, excellente récup' soit dit en passant pour mes prochains gommages!

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On notera toutefois durant la semaine passée une absence de l'e-shopping tellement désiré (manque de wi-fi oblige et pas de soldes à cette date dans les Alpes Maritimes encore plus) et mon séjour un peu entaché par la tristesse provoquée par le décès de Michael Jackson dont le mythe, le charisme et les tubes à répétition, bien plus que les scandales auxquels il était souvent lié, me rappelaient tant mes jeunes années...

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Ceci étant de nouveaux billets se préparent ardemment pour le mois de juillet.
Alors naturellement, qui dit blog ou Livy en grève (on est en France hein ^^) dit évidemment activité un tantinet réduite ces quelques prochains jours le temps de me remettre les idées au clair mais qu'à cela ne tienne, vous n'y verrez quasiment rien puisque je monte aux créneaux et vous concocte très vite un résumé de derrière les fagots qui arrivera pour... disons bientôt.
Quant au reste...
Du cinéma, de la gastronomie ou du n'importe quoi, il y en aura pour tous les goûts!

Je m'en remets à l'écriture au plus vite et par conséquent le blog faussement fatigué aussi,
Je demande juste quelques petites journées de répit pour moi comme pour lui!

-Livy-

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28 juin 2009

La playlist de Juin

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Alain Bashung - Sur un trapèze
Tom Poisson - Pédalo
Clarika - Bien mérité
French Avenue - Elle me dévore
Keziah Jones - My kinda girl
Lenka - The show
Lily Allen - Who'd have known
Sliimy - Wake up
Dan Black - Yours
Pony Pony Run Run - Hey you
Shaka Ponk - How we kill the stars
Anberlin - Feel good drag
Green Day - Know your ennemy
Kaisier Chiefs - Good day, bad days
U2 - Magnificent

° ° °

De la sensualité, de la créativité et surtout de la folie comme s'il en pleuvait.
Je le voulais ainsi mon début d'été et les évènements se succédant sans traîner, l'élaboration de la playlist de juin s'en est trouvée passablement chamboulée.
C'est que la fin du printemps arrivée, ma vie, à l'image de notre changeante météorologie, a subi anticyclones et dépressions de plein fouet, du bon comme du mauvais, rendant d'emblée la musique aussi essentielle que tourmentée.
Alors cette dernière, ainsi affranchie des règles et fuyant de plus bel la banalité, envoie au diable l'intolérance pour mieux nous toucher; la musique s'appelle liberté.
Elle transgresse la normalité mais sans heurt, et avec délicatesse et subtilité s'immisce dans un univers de toute beauté.
Les mondes imaginaires et autres paysages artistiques singuliers se fondent à la croisée des chemins, faisant déborder leur instinct créatif dans un joyeux remue-ménage qu'ils mettent en commun. Je m'en délecte de la sorte au fil de morceaux anxiolytiques à souhait tandis que dans un soupir, je me pose mille et une questions sur un été encore incertain.
Mais qu'adviendra t-il donc demain?
Je verrais sans doute résider mes réponses à elles seules quelque part au beau milieu de cette éloquente playlist qui me suit depuis début juin.
Période subliminale... Quelques petits maux pour un très grand bien.

-Livy-


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24 juin 2009

Soldes d'été, ma sagesse au panier!

Soldes_pourcentage

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Toutes aux aguets, Elles sont là, elles sont arrivées!
Elles et vous osez me demandez qui? Mais voyons, ce sont les soldes d'été...
A quoi donc vous attendiez-vous de ma part avec ce billet? ;)
C'était un peu comme un devoir de vous le rappeler,
Parce que je suis une fille et que j'ai comme une façon compulsive de m'apprêter.

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Ainsi donc, n'oubliez pas que c'est le moment idéal pour vous étriper dans les grands magasins, de faire valoir au au grand jour votre hystérie latente sans crainte des représailles ni même de la perte d'un soupçon de votre dignité et surtout de vous offrir un poker géant du vêtement -avec évidemment une perte considérable d'argent- afin de remplir comme il se doit un dressing qui plie sous le poids de trop nobles textiles déjà...
Bref, gentes dames et damoiselles, aujourd'hui est juste VOTRE journée!
[Et toutes les autres aussi, dans la continuité du mois de juillet]

Ainsi, faites de bonnes affaires, tâtez du tissus et de la marque dégriffée, délestez-vous des sous que vous n'avez pas, soyez clémentes avec la société  de consommation, envoyez un pied-de-nez à la crise et surtout à votre *** de banquier, prenez le pouvoir sur votre agoraphobie en pleine foule et bravez les dangers de furies à talons hauts en liberté, de vendeuses aux crocs acérés et autres files d'attentes insoupçonnées.
La mode et ses victimes seront sans pitié... Alors que diable, rendez-leur donc leur cruauté!

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Quant à moi, si vous me cherchez, eh bien ce sera une toute autre histoire.
Je serai tranquillement à la maison, bien au calme et toute de zénitude emplie, me rendant ainsi très très loin du tumulte des soldes car je dois posséder en mon for intérieur ce que nous appellerons une once de raison mais qui se traduirait plutôt par une envie certaine de me la jouer perso et d'éviter la foule à gogo.
Nous y voilà! Associable et bien vêtue, c'en serait presque mon credo.
Alors, tandis que vous bataillerez en plein magasin, vous me trouver sans aucun doute accoudée à mon bureau, avec encore moins d'excuses valables que nous n'en posséderez jamais mais en train d'e-shopper paisiblement parce que ça fait implicitement partie de ma vie de geekette et plus encore, de celle de paresseuse-née.
En ligne de mire, si je vous dis qu'il y a la boutique online de Comptoir des Cotonniers, ça commence à vous parler?
Et puis quoi à la fin, depuis la semaine précédente, je sais précisément ce qu'il me manque [en d'autres termes: rien] mais aussi ce que je souhaite acquérir [c'est-à-dire un mélange conséquent de choses diverses et variées] puisque j'ai déjà tout repéré!
C'est qu'un investissement, que voulez-vous, ça se travaille longuement...

Je regretterai toutefois le fait de ne pouvoir exprimer librement cette instinct sauvage auquel je me sens si attachée en me jetant tête la première dans une folle et féminine mêlée, lançant en pleine boutique un cri primal [derrière un ordinateur, c'est moyennement toléré...] mais qu'importe puisque vous me raconterez ^^
Et puis bon, soyons honnête, je ne l'ai tout de même jamais fait...

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Marini_re

Enfin, je conclurai par le dernier mais non moins important caprice du moment:
Je veux une marinière!
Je veux une marinière!
Je veux une marinière!

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Et vous allez sans doute me dire que c'est un peu "mémé" mais puisque j'ai la fâcheuse habitude de manier la tendance à ma façon et que la marinière en fait décidément partie, je vous parie tout ce que vous voulez que je peux la rendre rock n' roll à souhait...
Alors, défi relevé?

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Fashionista malgré moi - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2009

De l'insolite dans Paris

Ce n'est un secret pour personne à présent si je témoigne ici-même de mon amour pour les errances parisiennes, les longues marches mélancoliques et les flâneries à n'en plus finir, bien que cela tendrait à être un brin contradictoire avec l'un de mes précédents billets sur l'attrait évident que je porte aux talons hauts.
Quoi qu'il en soit, j'aime sans doute autant vagabonder dans ma ville que rêver, les deux étant étrangement liés. Je me plais ainsi à satisfaire ma curiosité dans les ruelles et recoins de la capitale, me délectant de l'architecture comme de l'art urbain éphémère, de la poésie que m'inspire la ville et surtout de la foule que je n'ai de cesse d'observer, l'air songeur ou intrigué...

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Or, il se trouve que mes balades parisiennes, aussi nombreuses que cocasses dans leurs rencontres inattendues comme dans leurs moments inédits, me réservent décidément bien des surprises parfois.
Oh, je ne pourrais certes m'épancher d'avantage en anecdotes car elles seraient incontestablement bien trop nombreuses pour cela. Et je n'entends pas non plus par le mot "surprises" un surréalisme digne de ce nom ni d'incroyables découvertes, mais juste quelques petits détails inhabituels qui viennent se glisser sur mon chemin et m'interpellent, l'espace d'un instant.

C'est ainsi que récemment, comprendre en ce printemps, je me rendais au jardin du Luxembourg lorsque je suis tombée nez à nez avec cet écriteau des plus étranges place Saint Sulpice (Paris 6ème).

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St_Sulpice_2009 . St_Sulpice_2009__2_

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"Grille non sécurisée
(risque de chute de piques)

Garder ses distances

Ne pas attacher
les deux-roues"

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Une chute de pique? Tiens donc...
C'est peut-être idiot mais j'ai trouvé l'intitulé aussi surprenant que mystérieux, surtout compte tenu de l'endroit où il se situait!
Je connaissais bien les chutes de pierre en montagne évidemment mais là, en plein Paris sur une place des plus populaires, à quoi s'attendaient-ils en signalant cela? A mettre des filets tout le long du bâtiment? C'aurait peut-être été la solution finalement...
Car la toute petite feuille en format A4 scrupuleusement scotchée de partout n'était pas si visible à bien y repenser (à moins que l'on ne passe pile devant et qu'on prenne le temps de s'arrêter) et c'est ainsi que tout un chacun ne "gardant pas ses distances" comme il était fortement conseillé sur l'écriteau et ne levant pas le nez pour se délecter de cette curieuse lecture, aurait pu risquer une mort des plus redoutables, tout cela à cause d'un histoire de pique bancal! Un comble certes, mais j'adore ça ^^

Vous noterez toutefois la finesse de pensée d'avoir fait figurer l'avertissement juste au-dessus du barreau de la grille dont le pique était tombé (le seul d'ailleurs, j'ai vérifié).
Un petit aspect humour noir sans doute et qui ne m'a pas échappé évidemment.
Étrangement, un deux-roues était garé un peu plus loin...
Comme quoi, il y en a vraiment qui n'ont peur de rien!

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Mais ce n'est pas tout!
Pas plus tard qu'il y a une semaine encore, je faisais une halte shopping à Villa d'Alésia (Paris 14ème) et sous la pluie de surcroît, les photographies en témoigneront pour moi.

Il faut préciser que lorsque j'ai envie d'une petite pause et que je me trouve dans ce quartier que je connais tant, j'aime à me réfugier au sein de ce joli passage un peu caché, en parallèle du brouhaha de la rue d'Alésia très commerçante, et qui nous ferait presque nous sentir dans une autre dimension avec ces lofts et ces bâtiments boisés, sa verdure et son calme léger.
Un havre de paix où je me plais à méditer en quelque sorte.
Parce que v'là le scoop, il se pourrait bien que parfois je médite...
Alors bien sur ce jour-là, rien de très palpitant si ce n'est juste, au beau milieu de l'après-midi, suffisamment de temps libre pour un frêle moment de rêverie.

Une pluie diluvienne et plein de petits paquets dans les bras, je scrute de part et d'autre et ralentis le pas, tous sens en éveil, jusqu'à me retrouver en bout de chemin devant ce grand portail en fer forgé, majestueux et qui, avec le temps et à force d'errer, m'est presque devenu familier. C'est qu'il en impose le bougre et c'est sans doute la raison pour laquelle, dans sa magnificence avérée, j'étais à mille lieues d'imaginer ce qui pouvait figurer dessus si ce n'est quelque chose d'intelligent... ou mieux encore, rien du tout, dans un élan de noble sobriété!
De plus, ma myopie latente me faisant toujours de l'oeil (ah ah ^^), je n'avais jusqu'alors rien vu, malgré des allers-retours fréquents, et toujours, toujours le nez au vent.

Mais là, écrit en tout petit et très haut, qu'est-ce que -chaussée de mes bésicles- je ne lis pas?

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Villa_Al_sia__2_ Villa_Al_sia__3_

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"Chien lunatique"

Je ne vous cacherai pas que je m'y suis reprise à plusieurs fois pour être bien sur de ce que je voyais. L'écriteau était petit et discret alors on s'y serait presque trompé mais non!
C'était bien d'un chien lunatique dont il était question, un vrai de vrai, et je me suis alors vue partagée entre l'idée que cette orageuse bestiole pouvait me faire la fête dans ses bons jours comme me planter un croc par temps de crise...
Une sorte de dilemme perpétuel qui m'a forcément plu parce qu'il était incongru.

"Chien méchant"
... Ok.
"Attention,  je monte la garde!"
... Bidon certes, mais toutefois pertinent.

Seulement lunatique? Une perle que dis-je, une trouvaille!
C'était bien trop beau pour être vrai et moi de rester impassible sous la pluie, partagée entre la stupeur et l'hilarité tandis que quelques piétons me regardaient étonnés.
Alors je me suis mise à imaginer la Bête qui, même si elle me semblait avoisiner le doberman domestiqué mais soupe-au-lait, pouvait très bien aussi avoir la taille d'un chihuahua décoiffé, tout de barrettes paré, et se dandinant drôlement. 
Et puis m'est venu à l'esprit ce qui avait bien pu passer par la tête de ses maîtres également...
C'est que ces gens devaient être un peu déjantés, voire débridés, pour se targuer de tels propos sur leur propriété, et cette folie douce au fond n'était pas pour me déplaire, partant du principe que dans un instant de "même pas cap' ", j'aurais bien pu en faire autant!

Après réflexion cependant, je me suis dit qu'il était fort possible que ce chien lunatique n'existe même pas, que ce soit juste un habile procédé voué à faire parler les gens bavards et que si la supercherie fonctionnait à merveille, c'était bien dommage au fond car imaginaire ou pas,  j'aurais de suite cherché à l'acheter.

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Un chien capable de me lécher les pieds, me mordre ou me faire la tête à volonté, c'est peut-être ça au fond qu'il me faudrait?
Mais en attendant d'en trouver un pour de vrai, je cherche avec délectation dans les entrailles de Paris, quelques nouveaux et truculents secrets...

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Vague de folie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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