Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

17 mai 2008

Il était une fois Martin Page

Comment_je_suis_devenu_stupide

Comment je suis devenu stupide

Une_parfaite_journ_e_parfaite

Une parfaite journée parfaite

La_libellule_de_ses_huit_ans

La libellule de ses huit ans

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Avec un nom comme le sien, Martin Page, 33 ans, était prédestiné à l'écriture.
Riche de cinq romans déjà, il nous embarque dans son univers loufoque et saugrenu.
Le voyage s'effecture sans heurts.
Mieux, on en redemande.

Dans un flot d'histoires exubérantes et improbables, les mots s'entrechoquent, tout simplement. Ils sont clairs, nets, incisifs. Ils touchent comme ils surprennent. Et leur auteur de jouer avec eux...
L'absurde côtoie le sublime avec bonheur. C'est un monde unique où le temps semble s'être arrêté. Où des situations se transforment en véritable marathons mystiques. Où l'émotion comble le vide.

Le ton est humoristique, un brin narquois, volontairement décalé.
Les personnages, somptueuse galerie de fous furieux-psychopathes-étranges-désespérés-blasés-attachants, se suivent allègrement, apportant leur petit grain de sel authentique, même pour les plus secondaires d'entre eux. Au gré des mots, leurs aventures dansent sur les pages du livre, nous laissant danser aussi dans une valse irréelle.

Derrière un humour noir indéniable, se cache une autre facette de l'auteur.
L'ambiance se fait plus sombre, plus dénonciatrice aussi.
On y retrouve au détour d'une anecdote ou d'une caractéristique d'un personnage, la critique de notre monde en perdition, de la société de consommation poussée à l'excès ou encore de la nature humaine. Au premier abord, les histoires font sourire certes et pourtant, la portée symbolique et actuelle qui en émane pourrait prêter à une réflexion plus poussée.
Tandis qu'on commence à ne pas prendre ou peu les personnages au sérieux (trop marginaux, trop rêveurs...) et qu'on les laisse se balader le long d'une douce légèreté, la critique se fait acerbe, renforcée par l'humour et ce grain de folie omniprésent.
Dans un tourbillon imaginaire bien pensé, Martin Page dénonce comme il décrit, grimace comme il sourit.
Les mots sont un moyen de faire passer un point de vue, une façon de penser, une opinion...
De s'engager au-delà du romanesque.
Dés lors, nul doute que cet aspect apporte de la profondeur au roman ainsi qu'une crédibilité certaine pour les esprits passablement concrets.
Dans un pêle-mêle de rêves vécus ou de vie rêvée, Martin Page traite les sujets graves avec drôlerie et bonhommie quand il dramatise les épisodes de la vie courante. Il dépeint avec brio de petits détails insignifiants. Les amplifie. Leur donne leur heure de gloire cependant qu'il ridiculise toutes ces choses auxquelles on attache tant d'importance quand elles ne le mériteraient pas...

Le romanesque sans cesse resurgit.
Envolées les happy end. La tristesse et le cynisme s'enveloppent d'une touche d'espoir... ou pas.
Le rêve surplombe un triste monde.
Contemplation.
Déception.
Réflexion.
Image de fond surréaliste. Les héros s'y succèdent, mémorables.
Leurs vies, c'est un peu la notre, celle qu'on ne voit pas, celle qu'on n'imagine même pas.
Parce qu'ils sont vulnérables, parce qu'ils sont fous, on les aime sans doute déjà...

-Livy-

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13 mai 2008

Saint-Malo Story

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Parfois...
Un besoin de renouveau,
Un changement d'air,
Une pause subtile
... et la légèreté de la vie en devient sublimée...

*

Il y avait comme une envie de prendre le large
Et de quitter Paris quelques jours,
Quelques amies en équipage
Pour me détendre loin de tout...

Aparté magique face à la mer
A prendre du recul et du bon temps
Puis créer de nouveaux souvenir
Dans un tête à tête en plein air avec les éléments...

Petits bonheurs du quotidien
Bercée par le bruit des vagues à paresser mollement
Sur fond d'air musical marin/malouin
Pour quelques fugaces instants...

*

Retour au bercail à présent,
La tête pleine de futilités plaisantes,
Des bribes de Cosmo/Glamour, Aaron en fond sonore,
Vagues bavardages de filles qui se perdent dans le lointain
Et balades sur la plage avec pour seul guide l'horizon...

-Livy-

Moins de lyrisme, + de vrai!
Une villa pour cinq filles
Séjour gastronomique et kilos en trop ^^
Soirées crêpes, kouign-amann et cidre à flot
Des potins et ragots comme s'il en pleuvait
"Sex and the City" en thème récurrent
Des espoirs, des craintes, des rêves
De Saint Malo à Dinard
Le bord de mer en évasion
Se faire une expo photo impromptue
Et jouer les shopping-addict sous la pluie...
[En Bretagne, il ne pleut que sur les cons, ah bon?]
Un brin de soleil, excursion à la plage
A marée basse, abusant du Monoï,
De trips girly en trempette dans une mer à 15°
Construire un château de sable, oeuvre d'art éphémère
Dans la continuité de nos souvenirs loin de Paris
Et un soupçon de piment à la sauce détente dans nos vies.
... Passer les diktats de la mode au peigne fin
Et les garçons sans cédille en ligne de mire ;)
Petits moments partagés toutes ensemble
"Les hommes, c'est pas des mecs biens"

Saint_Malo_mouette

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10 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Dernier Chapitre)

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... / ...

Mon déménagement et puis les choses d'à côté
Tout n'est pas parfait et je reste une fille irresponsable qui préfère ne pas louper sa sympathique soirée entre filles à la "Sex and the City" plutôt que d'assister à l'assemblée de propriétaires qui avait précisément lieu la première semaine de mon installation. J'ai jugé bon de donner une procuration à mon père qui s'y connaît beaucoup mieux que moi sur tous ces sujets barbares et qui d'ailleurs s'en est plutôt bien sorti, le bougre. Et moi pendant ce temps-là, je partais avec délectation, entourée des copines du soir dans un trip fashion/médisances/sexe/beaux gosses pour une bonne partie de la nuit ;)
Il n'y a toujours pas mon nom sur l'interphone ni la sonnette ni rien du tout d'ailleurs (ah si, la boîte aux lettres peut-être quand même...) parce que j'ai éprouvé comme une grosse flemme après tous ces travaux et que par conséquent, je n'ai pas tenté le coup du nom provisoire écrit au stylo feutre et scotché à la va-vite (bien trop fatiguant!). J'attends juste patiemment que le gentil monsieur -à moins que ce ne soit une dame, mais peu importe- qui doit s'occuper de graver les noms aux normes de la résidence s'en charge et daigne me l'envoyer pour que je l'installe enfin.
Alors seulement, je ferai un effort, un tout petit.
En revanche, mon changement d'adresse a été effectué à la Poste il y a peu et j'ai un délai de six mois pour me précipiter dans tous mes magasins préférés et leur soumettre l'adresse de mon nouveau "chez moi" à laquelle ils pourront m'envoyer des tonnes de bons de réduction... C'est que, en pleine mouvance ou pas, je ne voudrais pas passer à côté des bonnes affaires de la saison et autres fripes à me mettre sous la dent!

Du côté du quartier, je reprends mes marques perdues mais vite retrouvées (j'ai vécu dans un 17m² sordide à trois rues d'ici durant deux ans avant d'intégrer ma coquette bulle d'étoile). D'ailleurs, j'ai même commencé à sympathisé avec mon nouveau pharmacien mais peut-être est-ce parce que je me suis retrouvée coincée entre les portes d'ouverture automatique en m'y rendant, l'air de rien. La faute à ma blondeur ou à leur système de détection défaillant? Optez pour la deuxième solution naturellement, je préfèrerais.
Moins drôle en revanche de refaire mes courses au Franprix, certes plus économique et à proximité mais tellement moins alléchant avec ces produits Leader Price que mon petit Monoprix chéri. J'ai même fini par craquer et sauter dans le premier bus pour y passer un quart d'heure en pleine foule, juste pour retrouver mon supermarché préféré et faire mes petites emplettes l'air guilleret. Il pleuvait des cordes, j'étais bardée de sacs plastiques mais il m'a semblé que je respirais mieux. Quelque chose cependant me dit que je me fatiguerai vite...
Heureusement, Picard et le Daily Monop' (so cute ^^) ne me lâcheront pas quant à eux de sitôt. Je ne comprends vraiment pas, il y en a même qui disent que j'ai un côté bobo?!

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La propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...
Je disais donc que la propriétaire de mon ancienne bulle d'étoile est une p...ersonne fort peu sympathique (Mais non, je n'allais pas être grossière voyons). Oh ça, je l'avais constaté à maintes reprises en trois années de location à commencer par le jour où j'ai signé le contrat et qu'elle souhaitait soudain, via l'agence, me louer l'appartement en meublé (entendez par "meublé": une moquette ultra-pourrie, un lit affaissé, un salon de jardin à l'intérieur de la pièce principale, trois assiettes moches, un four-plein-de-crasse et une tirelire cochon, rien que ça!) pour un bail de un an. Après moultes explications et palabres en tout genre, je l'ai tout de même obtenu pour un délai de trois ans (pas tout à fait finalement) et en non meublé de surcroît parce que "faut pas pousser mémé dans les orties" non plus, hein ^^
C'est tout naturellement donc que, bail renouvelable à l'appui et a priori là-bas pour une durée d'environ six ans, je me suis installée gaiement, faisant refaire la moquette, installant un loquet pour la baie vitrée qui ne fermait pas, lessivant les voilages, appelant un plombier pour virer le méchant calcaire, sécurisant le système électrique un peu douteux et autres menus travaux de confort ou de nécessité qui m'ont coûté la peau du bas du dos.
Nulle reconnaissance de tout cela bien sur mais seulement des reproches et soupçons infondés pour son appartement qu'elle n'aurait à vrai dire jamais du louer quand on voit son état de paranoïa profondément avancé.
C'est que la madame m'a quand même envoyé en expédition chaque année de location une personne de l'agence immobilière pour venir m'espionner faire le tour de l'appartement et constater l'état dans lequel je le tenais (d'ici qu'il serait squatté par de vilains délinquants bouh ^^). Méthode un peu curieuse je dois dire et que je n'avais jamais au grand jamais rencontré lors de mes précédentes locations. Mais à tout bien y réfléchir, c'était plutôt amusant de voir le monsieur de l'agence un peu découragé de constater tous les ans que non, décidemment, il n'y avait rien à redire, que tout était impeccable chez moi et que ça ne changeait pas d'une année sur l'autre.
(Ceux qui me connaissent le savent tellement bien!)
Ce qui n'a pas empêché madame la propriétaire de trouver d'autres prétextes pour râler, piaillant contres les factures d'eau trop élevées, imaginant encore qu'on vivait là-dedans à huit sans doute (mes sept "plan cul" et moi, ça va de soi ^^) et me faisant ainsi payer le prix fort au niveau des charges. Tout ceci dans l'amabilité la plus absolue, la chaleur humaine incarnée et ce, jusqu'à la sympathiquement glaciale lettre de congés reçue en octobre dernier et qui me priait de dégager les lieux au plus vite au profit de sa fille. S***! (et là encore, je reste polie si vous saviez...)
Cerise sur le gâteau enfin il y a quelques semaines lorsqu'elle a eu le culot de téléphoner à ma famille aux aurores, et sans même passer par l'agence, sous prétexte d'aller faire un petit tour dans son appartement au plus vite même si la locataire (en d'autres termes, moi) était encore dedans. C'est donc avec pertes et fracas que mon père, hors de lui, l'a envoyé se faire voir chez les papous, lui expliquant que la loi étant la loi, j'étais chez moi jusqu'à preuve du contraire jusqu'au 5 mai prochain et qu'il n'y avait aucune raison pour elle de pénétrer d'ici la date fatidique dans les lieux de mon intimité. C'est qu'elle aurait tout le temps de le contempler ensuite son maudit appart'!
Mais l'aimable femme, sur le moment restée sans voix, a rappliqué tel un vautour dés qu'elle a été tenue informée de mon déménagement prématuré (merci les gardiens!) et j'ai eu beau insister pour grappiller une petite semaine (beaucoup de choses à faire déjà à s'occuper de tous les changements en même temps...), elle a tenu par lettre recommandée à donner ses instructions pour que l'agence fasse l'état des lieux le plus vite possible, soit à peine quelques jours après mon départ.
Ainsi, un peu malgré moi mais finalement débarrassée de ce poids, j'ai déjà fait mes adieux à la petite bulle un peu vide mais pleine de tous mes souvenirs et gorgée de mes plus belles histoires, il y a bien trois semaines déjà.
J'ai donc rendu mes clés, supporté (horreur suprême) un inventaire long comme jamais un état des lieux n'aurait du l'être (presque deux heures  à tout détailler pour une surface de 34m²) et suis partie pour de bon vers de nouveaux horizons... sans mauvais clichés et peut-être sans regret?
La bataille cependant demeure ouverte parce que j'imagine bien qu'ils vont me causer quelques ennuis de caution juste par pure envie et que par-dessus tout, ils me doivent tout de même les deux semaines de loyer dues à mon déménagement avancé.
Histoire à suivre très bientôt sans doute, chez un juge de proximité (peut-être le même que pour Numéricable, qui sait? ^^)

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Et maintenant?
Maintenant, j'ai une nouvelle bulle d'étoile lumineuse comme un soleil alors j'envoie valser le reste et je laisse les cons aux oubliettes.
Ma première nuit malgré la fatigue fut étrange, mais joliment étrange. Peuplée de bruits peu familiers, de messages qui font chaud au coeur, d'exploration d'un nouvel antre.
Parsemée de relecture de Maupassant, Baudelaire, Flaubert, de quelques notes improvisées sur un synthé et d'un lieu qui s'apprivoise.
Je prends mes marques dans cet endroit tout nouveau et je m'étonne de cette adaptation que je ne pensais pas si rapide.
Il sent encore la peinture fraîche à chaque fois que je rentre alors je me mets à humer le neuf et ça me détend...
J'ai aussi un peu bouleversé mes quelques habitudes puisqu'ici nulle routine encore, et c'est mieux ainsi.
Sans réel vis-à-vis de proximité, je n'en demeure pas moins curieuse à scruter mes voisins et leurs petites vies car, contrairement à notre ami Renan Luce, j'ai toujours préféré quant à moi aux voisines les voisins ^^
Je m'offre de nouveaux souvenirs dés à présent, inopinés, et avide, j'en souhaiterais toujours d'avantage.
Je profite je ne sais trop de quoi mais ce serait dommage de se freiner de ce qu'on peut avoir quand la plupart du temps, on en est privé... Et dans cette histoire, Carpe Diem raisonne en moi comme un leitmotiv ensorcelant.
Mon côté Bridget Jones hélas me poursuit ici aussi (sauve qui peut) mais c'est en feuilletant le tome 7 de Harry Potter que je me retrouve, sur des airs mélancolique de Sean Lennon et les petites musiques de fée de Little.
Alors oui, blasée, je suis blasée. Souvent très déçue aussi. Les choses ne changent pas du jour au lendemain, je le sais bien. Et pourtant, je continue ma quête de l'absolu même si l'humanité me laisse toujours sans voix parfois...

Moi, je suis juste un grain de sable échoué là et qui se perd sans doute un peu trop, mais qui rêve toujours et encore de reconnaissance artistique, de partage musical et de tant d'autres choses du passé comme de l'avenir, peut-être bien inavouables.
Après tout, mon père imagine pour moi un bon karma ici-bas, dans ce nouvel endroit... Et pour la première fois depuis tout plein de mois, j'ai envie de le croire, moi qui songe tout juste à ouvrir les uns après les autres mes satanés chakras!
Alors la vie imperturbable continue. Et je continue avec elle.
(Toute ressemblance avec la dernière phrase de Hell de Lolita Pille serait étrange, vraiment ^^)

-Livy-

Illustrations:
Bulle d'étoile et finitions
... Détails et dépendances...

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08 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Deux)

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Prise de possession des lieux, installation et ses petites contrariétés
Une nouvelle bulle d'étoile est parsemée de découvertes étranges qui surprennent tant qu'elles agacent. Des éclats de meuble en moins échoués pendant le déménagement, la peinture neuve écaillée par quelques coups, la nouvelle rayure sur mon synthé, un robinet farceur qui transforme la salle de bain en piscine dés que l'on tente un mince lavage de dents, des plinthes qui se font la malle autant que les briques d'ailleurs, un miroir un brin fêlé et une cuisine plutôt très poisseuse qui m'a fait songer que la propriétaire précédente, contrairement à moi et ma passion pour le divin micro-ondes, devait passer sa vie dans cette pièce à se concocter de bons petits plats...
(Une catastrophe à nettoyer, produits ménagers ou pas ^^)
Je vous passe aussi la recherche complexe des prises télécommandées qui ne correspondaient jamais à rien ou tout du moins, pas franchement à l'emplacement de mes luminaires, la batailles permanente avec mes stores roulants (qui d'ailleurs, n'a pas encore trouvé de solution si je juge le fait qu'ils adorent me tomber dessus!), le meuble salle de bain des années 70 qui m'est resté entre les mains le premier soir et la difficulté de capter cinq pauvres chaînes hertziennes sur mon mini combi-TV-magnéto.
Soit dit en passant, au risque de passer pour une inconditionnelle du petit écran, partir de 150 chaînes pour arriver aux cinq courantes est d'une frustration absolue (et Next France alors? et Dismissed?... no commen't!)

La question du dressing, actuellement résolue, fut aussi un dilemme certain, perturbant l'ordre de mes petits hauts, mes sacs à main toujours classés, la différence de rangement que j'entretiens entre les slim, les oversize et les coupes classiques, les leggings qui volaient en tous sens et, comble du comble, les multiples paires de chaussures dont je ne savais trop que faire en les voyant sortir de pas moins de 4 cartons! (mais non pas les donner voyons, mais vous z'êtes fous!)
Une panique affreuse aussi de ne plus retrouver LE petit top noir, tellement semblable à ses acolytes mais qu'il me fallait là-maintenant-tout de suite sous peine d'une crise d'angoisse. De chercher la moindre de mes tuniques noire et blanche parmi mille tuniques noires et blanches en ne trouvant jamais la bonne, de souffrir affreusement devant la pénurie de cintres... Comme si, par moment, je pouvais être un brin matérialiste moi ^^
Et puis au final, tous les cartons vidés (dur labeur) et les désagréments passés, j'ai hérité d'un dressing bien plus vaste et magnifique de surcroît, qui me ravit tant que je le contemple parfois plusieurs heures minutes d'affilée. Pas encore tout à fait au point certes si j'en juge par les piles de tee-shirt qui m'attaquent par moment mais cela me permet allègrement de rassembler toutes mes affaires, habits, chaussures et accessoires réunis en un seul et même endroit et ainsi d'éviter de les stocker n'importe où: sous le clic-clac, le lit ou pire encore, les meubles de cuisine (!), technique que j'employais récemment dans ma bulle d'étoile pour remédier à un manque de place vestimentaire...

Mes anecdotes ainsi exposées peuvent sembler proche de l'enfer (pas de doute là-dessus, hein...) mais même pas. A chaque problème sa solution ou presque et j'ai vite réglé les soucis de passage, récurant, lavant, nettoyant, frottant et même bricolant! Ajouter à cela quelques abdos furtifs destinés à me maintenir en forme et c'est ainsi qu'en parfaite petite fée du logis (mouai), j'ai organisé en l'espace de même pas une semaine un cocon rutilant et étincelant, dans des teintes de rouge qui me donnent des envies de gourmandise.

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Le bricolage et moi
J'esquissais le sujet justement. Je me suis donc transformée en bricol' girl pour quelques jours mais sans le bikini et avec le vieux jogging pourri en prime parce que l'aspect sexy de ces derniers temps fut, je crois, sérieusement compromis ^^
(et ma façon de bricoler contestable...)
C'est donc dans des magasins curieux que je me suis rendue, type Leroy-Merlin, Castorama et quincailleries où ça bricole sévère pour tenter au moyen d'une liste tenue scrupuleusement des achats hasardeux de choses coûteuses mais qui me dépassaient totalement.
Oserais-je évoquer aussi ce grand moment de solitude plus communément appelé "minute blonde" qui m'a valu une tentative de m'asseoir sur une carton à l'air assez solide en pleine boutique (fatigue oblige) et me retrouver enfoncée dedans en l'espace de quelques secondes, les quatre fers en l'air et les fesses au beau milieu de meubles en kit!
Joli fou rire pour mon paternel et humiliation suprême pour moi... C'est dans ces moments-là qu'on espère avec force que le système de caméras de surveillance du magasin sera en panne... mais en vain.
Quoi qu'il en soit, entre les multiprises, le Pattex, la Superglue, le mélangeur d'eau (?) et tous leurs copains, j'ai surtout investi dans des choses dont j'ignore jusqu'au petit nom mais qui m'ont été bien pratiques par la suite.
Le plus difficile fut cependant de rentrer à la maison blindée de sacs, sortir lesdits objets et les utiliser à bon escient. Pour ma part, je crois m'en être pas trop mal sortie puisque tout est réparé aujourd'hui à peu près mais ce ne fut pas sans quelques petits incidents de parcours... Je pense notamment à cette drôle d'idée que j'ai eu d'avoir voulu coller à la glue ma guirlande de papillons à paillettes: le résultat lui, fut probant mais mes pouces s'en souviennent encore, collés contre mon index  au moyen de paillettes multicolores! (dissolvant, mon ami...)
L'ouverture du tube de Pattex fut aussi à lui tout seul une épopée et c'est en pleine face que je l'ai reçu, forçant un peu de trop, alors qu'il était destiné à aller sur cette fichue brique ébréchée (toute connotation sexuelle est ici fortuite hein ^^).
Heureusement que Super Meilleur Pote et Super Papa m'ont un peu aidé à cheviller les tableaux, appliques, montages de meubles et appris l'utilisation fatale du marteau à deux têtes parce que toute seule, j'étais vraiment fichue de chez fichue.
Et sinon, bah tout va bien. Je n'ai juste plus une jambe ne comportant pas en moyenne une douzaine d'hématomes, plus de mains sans glue ni plaies (adieu guitare!), plus de dos, plus de cervicales, une réaction allergique sur le ventre (allez comprendre, vous!), un petit orteil ouvert en prime (strips à l'appui), un genou qui flanche et ma peau est semblable à celle d'un croco en pleine mutation. Le rêve de tous les hommes quoi, je suis une fille follement désirable!
Et parlons-en des hommes... Ca m'a fait enrager de déménager seule une fois de plus, sans prince ni crapaud ni salaud. Purement par intérêt d'ailleurs car s'il y en avait eu un à la maison à jouer les bricolos costauds de service (outre mon père et mon meilleur ami qui, dois-je le préciser, sont totalement asexués ^^), je serais encore présentable à l'heure qu'il est. Je songerais masque de beauté, gommage, épilation... et non pierre-ponce à volonté pour tenter de retrouver un semblant d'apparence humaine.
Alors oui, c'est peut-être totalement nul de ma part mais je voudrais un homme pour mes travaux domestiques, à louer pour l'éternité et me rincer l'oeil en toute impunité ^^

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La déco, mon pêché mignon
Et parce que par-dessus tout j'aime me faire plaisir et que ce ne sera pas en shopping vestimentaire ce mois-ci (ruine oblige), je me suis rattrapée comme jamais dans mes boutiques fétiches de décoration, petite phase préférée et tant attendue de mon déménagement, à tout palper, tout choisir, tout installer comme une grande fille que je suis (et sans faire appel aux bons et loyaux services de Valérie Damidot).
Pour de plus amples explications sur un lieu que vous connaissez tous déjà, Ikea est cet endroit on ne peut plus traître qui vous oblige à faire le tour du magasin même quand vous savez déjà ce que vous souhaitez acheter, afin de vous donner envie de plein de choses dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous raviront au possible. Je dois dire que ça a plutôt bien fonctionné pour ma part puisque, que venue essentiellement pour un luminaire d'ambiance, quelques boîtes de rangement et une table de chevet, la consommatrice émérite que je suis est également repartie avec une nouvelle house de clic-clac japanisante dans les teinte de rouge (bien sur!), un ensemble de verres colorés, une ménagère, de drôles d'assiettes bleu canard et plein d'ustensiles de cuisine aux motifs design, le plein de stickers, des guirlandes lumineuses, une lampe indienne genre lumière tamisée, une couverture polaire pour soirées Bridget Jones cocooning, de nouveaux oreillers moelleux et comme si tout cela ne me suffisait pas, j'ai récidivé la semaine suivante...
Loin de moi cependant l'idée de culpabiliser de toutes ces dépenses puisque j'ai trouvé à tout ce petit monde une place de choix dans ma bulle d'étoile 2.0, à mi-chemin entre le quotidien utile et la déco chic que j'espérais depuis tant de mois déjà.
Je me suis régalée comme une enfant et son nouveau jouet, langue de côté et oeil attentif, à appliquer mes stickers sur tout un pan de mur de l'entrée et un coin de ma chambre tant et si bien que je suis retournée en acheter afin de remédier  grâce à ce moyen simple, efficace et amusant aux meubles seventies/cheap de la cuisine.
J'ai passé un temps fou à me balader dans tout l'appartement, une guirlande électrique dans la main droite, une suspension murale dans la gauche afin de leur trouver leur petit coin bien à eux et par chance, lesdits coins leur vont comme un gant.
Je me suis perdue (pour changer) dans des réflexions existentielles et puis finalement me suis essayée, au moyen de mes nouveaux achats, aux nouvelles tendances cosy dans une ambiance feutrée, un brin lounge, un soupçon zen, mais sans nudité absolue pour autant.
J'ai alors tenté l'atmosphère girly mais sans excès (je hais le rose!), recréant certaines petites bribes de mon ancienne bulle d'étoile mais innovant pour d'autres décorations, de la bibliothèque au coin musique en passant par ce jeu de lumières rouge tamisé qui me tenait tant à coeur et que je souhaitais emprunt de douceur afin d'atténuer le soir les contours des meubles et des pièces, dans une sorte de flou artistique art-déco mais absolument pas chargé.

Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, rien n'est encore fini pour le moment et quand bien même la note de départ a été donnée en beauté, je suis loin d'avoir réalisé un chef-d'oeuvre. Mes barres de seuil notamment sont l'objet d'un problème dont je ne sais comment me débarrasser pour de bon et ce ne serait rien sans les stores à changer et le manque de TNT...
Mais c'est juste que l'ensemble prend forme d'une manière qui me satisfait et après avoir psychoté sur cet appartement durant six longs mois, j'ai bien mérité cette petite satisfaction soudaine ;)

-Livy-

Illustrations:
Des détails, toujours des détails...
... Car petit à petit, l'oiseau fait son nid.

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06 mai 2008

Ma nouvelle Bulle d'Etoile (Chapitre Premier)

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Préambule
L'article "I'm back" achevé, j'entame à présent les hostilités pour de bon avec une vraie/fausse synthèse de mon nouveau lieu de vie, peuplée de mots inutiles et détails à foison que vous n'imaginez même pas.
Un vrai petit résumé nombriliste de mes aventures palpitantes, arpentant l'appartement de long en large et même en travers parce qu'un deux pièces, c'est bien aussi grand que le château de la Belle au Bois Dormant (elle est comme moi, elle pionce ^^) et que j'ai l'impression de faire mon sport quotidien rien qu'avec cette marche à pied incessante. D'ailleurs, le premier soir déboussolée, j'ai bien failli m'y perdre...

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Un déménagement, ça fatigue énormément
Alors voici que j'ai intégré l'appartement version 2.0, énième du nom et que j'amène les brindilles nécessaires à l'élaboration de mon nid. Je suis bien de retour cette fois et avec des péripéties à faire pâlir toutes mes vies précédentes réunies.
C'est que les semaines qui viennent de s'écouler n'ont pas été de tout repos et que, un tantinet plus sereine à présent, je viens de pénétrer avec bonheur dans la phase de l'épuisement. Oui, oui, vous ne rêvez pas, avec bonheur. Car c'est ce moment merveilleux qui vous pousse à vous endormir à des heures décentes (1h, c'est décent ^^) et récupérer un presque rythme de vie sans passer par la case somnifère, lexomil ou autres amis du genre auxquels il m'arrivait d'être un soupçon accro. Ce moment intense qui évite de parsemer vos nuits de réveils paniques, visions cauchemardesques, sueurs froides, pauses assoiffées et toutes les réjouissances dont j'ai été victime ces derniers mois. Alors, fatiguée par tant de remue-ménage, accumuler des nuits complètes le plus naturellement du monde relève de l'exploit et enhardie par cette sorte de miracle, ma petite personne, fervente adepte des insomnies chroniques, se réjouit fortement.

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La semaine de tous les changements
Tout ceci ne serait rien sans résumer la palpitante semaine du déménagement. Je l'avais planifié "à la cool" aux alentours du 16, 17 avril mais cela devait ne pas être. Quelques places dans le camion de ces messieurs les déménageurs étant libres avant, j'ai sauté tel un tigre du Bengale sur l'occasion, me disant que si stress il y avait, je serais au moins débarrassée de toutes ces contrariétés au plus vite. Et c'est dire si je souhaitais me débarrasser de la corvée!
Pas de temps à perdre donc et c'est une flopée de jolis cartons régnant alors en maître dans ma bulle d'étoile de l'époque que je me suis mise à préparer six jours avant la date fatidique, rien que ça!
Au final, de l'adhésif utilisé en kilomètres, les cartons Castorama comme amis fidèles et une organisation de rangement précaire qui m'a valu par la suite d'entamer une véritable chasse aux trésors tant je ne retrouvais plus rien. Un peu comme si vous vous aperceviez à la dernière minute que vous avez oublié de ranger tel ou tel accessoire dans la boîte destinée à cet effet et que vous le glissez à l'arrache dans un endroit totalement imprévu et qui le rendra inaccessible jusqu'au moment surprise de vos heureuses retrouvailles!
Ma bulle d'étoile, pourtant si précieuse, ne ressemblait plus à rien sauf à un espèce de machin tout vide et fichtrement glauque dans lequel il m'a fallu vivre pendant encore presque une semaine, zigzaguant parmi mes affaires éparses, mon dressing en mode apocalyptique, des chaussures dépareillées (horreur!), deux trois produits de beauté seulement et pas un seul exfoliant en vue (horreur bis!), un frigo passablement désert, ma tasse Marsupilami et plein d'autres bibelots encore dont j'ignorais jusqu'à l'existence depuis un bon bout de temps.
Comptez par-dessus ça la poursuite de mes activités quotidiennes et pédagogiques, des allers-retours incessants et éreintants munis de cartons plein à craquer entre ma bulle d'étoile et l'appart' 2.0, quelques déboires avec ces *** de fonctionnaires de la Sécurité Sociale (toujours en cours de négociation), le concert de Yaël Naim dont vous avez pu admirer la superbe critique un peu plus haut dans ce blog, les tentative fructueuses ou non de rangement, et tout ce qui constitue avec les nerfs à fleur de peau en prime, les petits bonheurs des déménagements.

Je n'omettrai pas non plus cet horrible incendie dans ma bulle d'étoile qui m'a horrifié au réveil un dimanche matin, voyant avec une terreur non feinte de la fumée pénétrer dans toute la pièce, de plus en plus noire et de plus en plus dense. L'odeur était irrespirable, le tout perdurait et j'ai sauté dans mes baskets au plus vite, emportant avec moi portefeuille et téléphone portable avant de filer vers l'extérieur par l'escalier de secours, à moitié dans les vapes et le coeur battant à la chamade... Dans mon coin, je songeais que ce serait un cauchemar éveillé que de tout voir partir en fumée à quelques jours du déménagement en étant totalement impuissante.
Dehors, des voisins sortis comme moi en pyjamas (sous la pluie battante) regardaient la résidence pourtant intacte.
S'en est suivi le grand débarquement des gardiens puis des pompiers (huit en tout car je les ai comptés ^^). Mais moi, bien paniquée je dois l'avouer, j'étais seulement livide. Même pas pensé à mater le jeune pompier dynamique et beau gosse, c'est pour vous dire...
J'attendais juste le résultat qui fut décevant et rageant à la fois. Il s'agissait en fait d'un pauvre feu de poubelle (merci les fumeurs qui n'éteignent pas leurs clopes et la jettent machinalement, je vous hais!) qui avait mis feu à tout le conduit du vide-ordures. Naturellement, ça tombait sur le mien (une bonne dizaine de conduits dans la résidence en tout) et vivant dans une pièce unique, l'odeur et la fumée épaisse ont bien mis 24h avant de s'évaporer enfin, aération continuelle à l'appui.
Ah oui décidemment, ma vie est une lutte perpétuelle!

Inutile donc de préciser que quelques crises de larmes furent au rendez-vous sans bien trop savoir pourquoi. Je suis comme ça moi, la pression trop forte et je craque! Alors j'ai craqué et puis encore craqué au fur et à mesure que la bulle d'étoile se dénudait, que les instruments de musique désertaient les lieux, qu'il ne restait plus dans mon dressing qu'un vieux slim, deux tops délavés et une paire de bottes usées...
J'ai craqué devant la disparition de mes effets personnels expatriés à l'autre bout de l'arrondissement (oui car il faut bien vous le dire, j'ai vraiment déménagé très très loin dans Paris ^^), devant l'abandon de mes peluches, devant le tri incessant qu'il m'a fallu faire malgré moi...
Et tout ce craquage telles les grandes eaux de Versailles, anti-économique en paquets de mouchoirs m'a finalement été profitable puisque voilà, le jour du déménagement, digne jusqu'au bout des ongles, je n'ai eu ni la larme à l'oeil ni un pincement au coeur ni une quelconque émotion négative. Juste de l'empressement, de la hâte et de l'excitation. Parce que, sans être de mauvaise foi, ma bulle d'étoile sans mes jolis meubles et ma petite touche personnelle avait carrément perdu de son éclat ;)
Moi qui songeais alors à bien m'hydrater le jour J pour remédier à des torrents de pleurs, je me suis plantée sur toute la ligne et c'est finalement à la bière que j'ai fêté mon arrivée dans le lieu de mes futures aventures liviennes... Hips!

-Livy-

Illustrations:
Quelques bribes d'une fragile b
ulle d'étoile en souvenir...
... et sa vue pendant trois ans,
par une matinée de printemps...

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Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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